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Université Marien NGOUABI

École Nationale Supérieure Polytechnique

N° :20/2011-2012/BTP/ENSP

PROJET TECHNIQUE
Présente pour l’obtention du Diplôme Universitaire de Technologie

Génie Civil

Option : Bâtiment et Travaux Publics

Étude de la structure porteuse d’un duplex


jumelés à usage d’habitation : cas d’un logement
social

Par :

MOUKOKI Marce Mécène

Soutenu publiquement le 14 juillet 2012

Devant :

Président : Narcisse MALANDA

Rapporteur : Alphonse Patrick KOUMBA

Membre : Rigobert LOUMOUAMOU

Année académique 2011-2012


Dédicaces……………………………………………………………...….....3
Remerciements…………………………………………………….………..4
Avant-propos………………………………………………………..…….....5
Introduction…………………………………………………….….……...….6

Première partie : rapport de stage

I. Présentation de l’entreprise…………………………….……….……….....9
II. Organigramme…………………………………………………………..….14
III. Déroulement du stage……………………………………………..….…...15
IV. Impression et suggestions………………………………….……………..16
V. Conclusion……………………………………………..……………………16

Deuxième partie : Projet technique

VI. Généralité et présentation du projet……………….……….……..….….18


VII. Définition des éléments constitutifs de la structure…………….....…...20
VIII. Hypothèses de calcul………………………………………..…….….…...22
IX. Caractéristique des matériaux…………………………………….………23
X. Charges…………………………………………………………..…..……..24
XI. Predimensionnement du poteau…………………………………….……25
XII. Descente des charges………………………………………..…..........….26
XIII. Calcul de la fondation…………………………………………..….…..…..34
XIV. Dimensionnement du poteau………………………………...……….…..39
XV. Predimensionnement de la dalle…………………………………..…..…44
XVI. Dimensionnement de la poutrelle…………………………………….…..45
XVII. Dimensionnement de la poutre continue…………………………....…..53
XVIII. Dimensionnement de l’escalier……………………………………….…..63

CONCLUSION……………………………………………………..….………………..70

BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………….….……...71

ANNEXE : différents plans produits

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J’ai l’honneur de dédier ce travail à :

Mon père MOUNKOKI Marcel et ma mère MBOUROU Augustine

Aussi à mon frère et sœurs :

Mes oncles MASSAMA DZOULOU Aymar et MASSAMA NKONI Eric, aussi à la


famille KIMAMA Merlin.

Enfin, à tous ceux qui exercent dans les métiers du bâtiment.

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Je tiens à remercier ici toutes les personnes qui ont contribué à rendre possible
mon passage à la SOCIETE DE PROMOTION ET GESTION IMMOBILIERE
particulièrement mon tuteur de projet Monsieur Rigobert LOUMOUAMOU, Directeur
Technique et de la Maintenance de la SOPROGI.

Je remercie également les formateurs de l’Ecole Nationale Supérieure


Polytechnique, pour le riche contenu des programmes disposés. Je tiens à leur
exprimer ma gratitude à cette occasion, en particulier :

Mr : Désiré LILONGA, Directeur de l’École Nationale Supérieure Polytechnique :

Mr. : Romain Richard NIERE, secrétaire académique

Mr. : Fortune Joachin MOUSSA IPALLAT, le chef du Bureau de Stage de


l’Information et de l’Orientation (BSIO)

Mr. : David BILEMBI, Le chef de département de Génie Civil

Les enseignants de l’ENSP :

Mr. Hyppolite ODIKA OKEMBA, Mr. Louis AHOUET, Mr. Raphael OWOKO,
Mr. Alphonse KOUMBA, Mr. Philippe KIMBEMBE, Mr. Louis MONZO, Mr.
Narcisse MALANDA, Alain NDONGO,…. pour leurs précieux enseignements
pendant les trois ans de ma formation.

Mais aussi à l’endroit de :

- Mr Jean Rufin SAFOU : Chef laboratoire à la SGE-C Congo ;


- Mr Casimir KOUDESSA : Projecteur en Architecture à la SOPROGI
- Mr Natacha MOUHANI : Projeteur à la SOPROGI
- Mr. Raymond DJILA: Ingénieur génie civil chargé d’études à la SGE-C
Congo

Je n’ai pas oublié entre autres :

Mon frère MONI BANTOU Eugene pour son soutient, Tamane Aisance
MAVOUNGOU LOEMBA; Mr. Dominique, Mr. Olivier, Mr. Samuel, Mr.
Modeste; Mme Didas, Landry, Gilchrist, Domac,

En fin tous les gens que je n'ai pas pu citer leur nom, je leur dis tous " merci" du fond
du cœur.

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Parmi les onze (11) établissements que compte l’Université Marien NGOUABI, figure
en bonne place l’École Nationale Supérieure Polytechnique (E.N.S.P). Celle-ci vise
plusieurs objectifs parmi lesquels :
La formation des cadres moyens et supérieurs ;
La recherche scientifique et technique ;
Le recyclage des techniciens et ingénieurs, en vue de promouvoir le
développement technologique de notre pays, le Congo.

Dans ce cadre précis de ces objectifs, en liaison avec l’industrie, l’École Nationale
Supérieure Polytechnique (E.N.S.P) oriente ses activités vers la recherche appliquée
et l’enseignement coopératif. Sur ceux, ces activités se caractérise par :

L’organisation des stages pratiques dans les entreprises en vue de se


familiariser avec le monde industriel et de permettre à nous, étudiants, de
s’imprégner dans les progrès technologiques ;
La conception collective des projets de recherches dans le cadre du
développement en vue de se partager le savoir faire.

Conformément à son règlement intérieur, les étudiants inscrits en Cycle D.U.T


suivent une formation durant trois (3) ans dans les options de leur choix.

L’école comprend quatre(04) départements pour le cycle de technicien supérieure à


savoir :

Département de Génie civil


Département de Génie mécanique
Département de Génie électrique
Département de sciences et technologie alimentaires

La fin du cycle est sanctionnée par l’obtention d’un Diplôme Universitaire de


Technologie (D.U.T). De ce fait un stage pratique en entreprise à l’étudiant est
obligatoire afin de lui permettre d’approfondir ses connaissances et d’appliquer
l’ensemble des enseignements reçus durant sa formation.

Ce stage donne lieu à la rédaction d’un rapport de stage dont le contenu porte
essentiellement sur les tâches effectuées par l’étudiant au sein de l’entreprise où il
effectuera son stage.

Conformément à la vocation qu’elle s’est assignée, la Direction de l’École Nationale


Supérieure polytechnique (E.N.S.P) a envoyé des étudiants faire un stage d’une
durée de trois (03) mois dans les entreprises de la place.

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Le projet qui fait l’objet de notre étude est un bâtiment R+1 à usage d’habitation. Il
sera érigé à MOUKONDO pour le compte de la SOPROGI.

Construire un bâtiment nécessite un apport technique et scientifique soutenu dont


l’intérêt est de garantir la pérennité de l’ouvrage et la sécurité des occupants mais
aussi d’adopter une solution économique la plus rationnelle possible. Ainsi donc, la
construction des ouvrages de génie civil devrait être de plus en plus le résultat d’une
coordination d’études économiques, esthétiques, technique, et sociales très
sérieuses permettant à l’ouvrage de s’intégrer à l’environnement et à répondre aux
besoins de l’homme.

C’est pourquoi dans cet esprit, nous avons pensé résumer notre formation technique
par une étude de dimensionnement d’un bâtiment R+1 destiné à l’habitation.

Dimensionner un tel édifice consiste à déterminer les caractéristiques géométriques


des éléments ayant le rôle de reprendre, de supporter et de transmettre les charges
du bâtiment afin d’en déduire les sections d’aciers capital pour contrer les efforts de
flexion ou de compression. Il sera suivi d’une vérification de la compatibilité entre les
sollicitations développées par les charges appliquées au bâtiment et les contraintes
limites des matériaux.

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Liste des tableaux

Première partie : rapport de stage

Tableau n°1 : Synoptique de succession des Directeu rs Généraux

de la SO.PRO.G.I………………………………………………..…...10

Deuxième partie : Projet technique

Tableau n°1 surface des différentes pièces du bâtim ent…………..………….…..19

Liste des figures

Figure 1 : schéma de transmission des charges…………………………….…….28

Figure 2 : surface d’influence du poteau 11……………………………….……….28

Figure 3 : surface d’influence du poteau 3………………………………….………32

Figure 4 : vue en plan et coupe de la semelle……………………….…………….36

Figure 5 : disposition des armatures a la semelle…………………………..….....37

Figure 6 : dalle à corps creux………………………….……………………………..46

Figure 7 : dalle à corps creux………………………………………….……………..47

Figure 8 : surface d’influence de la poutrelle………………………………….……47

Figure 9 : section transversale…………………………………….………………….51

Figure 10 : vue en plan et coupe de l’escalier………………………………….…..67

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I. PRESENTATION DE LA SOCIETE DE PROMOTION ET DE
GESTION IMMOBILIERE

I-1 Situation géographique

Le Siège de la SO.PRO.G.I Est situé à Brazzaville sur l’avenue des Anciens Enfants
de Troupes, en face de l’Ecole Nationale de l’administration et de la Magistrature
(E.N.A.M.). Il est limité :

au Nord par les logements de la société et la D.R.T.V


au Sud par l’avenue des anciens enfants de troupes et l’Ecole Nationale de
l’Administration et de la Magistrature(E.N.A.M)
à l’Ouest par l’avenue de la morgue et l’immeuble des italiens
à l’Est par l’ex-école Koby et le CEG NGANGA Edouard
L’adresse postale de la Société de Promotion et de Gestion Immobilière est 345.

I-2 Historique

La Société de Promotion et de Gestion Immobilière (SO.PRO.G.I) est le résultat d’un


processus amorcé depuis la période coloniale jusqu’aux années dix neuf cent
soixante dix (1970). A cette époque, le problème de l’habitat était déjà une
préoccupation des autorités congolaises.

Avant l’indépendance, la Société Immobilière de l’Afrique Equatoriale Française


(S.I.A.E.F.) avait été créée pour répondre à cette préoccupation. Elle avait pour but
de remédier au manque de logement et de mettre en valeur les voies routières et les
quartiers nouveaux.

Après l’indépendance, la S.I.A.E.F. devient la Société Immobilière du Congo (S.I.C.).


La réaffirmation de la volonté d’indépendance devrait conduire à la disparition de la
S.I.C. et à la création de la Société Congolaise d’Aménagement et de l’Habitat
Urbain et Rural (S.C.A.H.U.R.). Celle-ci fut liquidée le 3 février 1962, date à laquelle
fut crée le Fonds National de Construction (F.N.C.).

Ce dernier qui fonctionne grâce aux fonds collectés auprès du public, visait les
mêmes buts assignés aux précédentes sociétés, notamment celui d’exécuter les

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travaux publics (construction des écoles, des marchés …) et de développer l’activité
de construction des

logements sociaux avec comme entrepreneur privilégié de l’Etat, l’Office Congolais


d’Habitat (O.C.H.).

La dissolution du F.N.C. donna naissance à la Société de Promotion et de Gestion


Immobilière et pareillement la dissolution de l’O.C.H. (Office Congolais de l’Habitat)
donna naissance à la SO.NA.CO. (Société Nationale de Construction) entreprise
d’Etat qui gardait le droit de péremption sur les marchés publics en matière de
construction des logements.

L’évolution de la situation avait conduit à la création d’une entité dotée d’une


personnalité juridique et d’une autonomie financière. C’est dans cette optique que fut
crée le 18 mai 1979 par ordonnance loi N°016/79, la Société de Promotion et de
Gestion Immobilière (SO.PRO.G.I).

La Société de Promotion et de Gestion Immobilière a donc pour mission de


promouvoir les programmes de construction des logements et d’assurer la gestion
des logements.

Depuis sa création, la SO.PRO.G.I a été successivement dirigé par des


personnalités suivantes :

Tableau n°1 : Synoptique de succession des Directeurs Généraux de la SO.PRO.G.I.

N° d’ordre Noms et Prénoms Période

01 Dominique MAVOUNGOU De 1979 à 1989

02 Antoine NGABOU De 1989 à 1991

03 Robert BIKINDOU De 1991 à 1994

04 André Ernest NGANGUIA De 1994 à 2012

05 Polycarpe BAMBA TATI D’avril 2012 à nos jours

Source : Enquête personnelle

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I-3 Statut juridique et Objet

I-3-1 Statut juridique

La SO.PRO.G.I est un établissement à caractère industriel et commercial soumis


aux dispositions du statut général des entreprises d’Etat (ordonnance N°25/73 du 10
juillet 1973) et de la charte des entreprises d’Etat (loi N°13/81 du 14 mars 1981). Elle
est dotée d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière.

La SO.PRO.G.I est régie par des statuts fixés par le décret n°84/642 du 10 juillet
1984. Son capital social est de Deux Milliards Treize Millions (2.013.000.000)
FCFA entièrement détenu par l’Etat congolais ; il pourrait être augmenté ou diminué
par décret pris en conseil de Ministres, sur proposition du Ministère de tutelle après
décision du Comité de Direction.

I-3-2 Objet

Par ses textes, la SO.PRO.G.I a pour objet :

le financement et la gestion des logements sociaux et économiques en milieu


urbain et rural ;
la recherche et la mise en place des financements nécessaires à la réalisation
des programmes de logements définis et retenus dans la planification ;
la promotion des programmes de l’épargne logement et d’utilisation de cette
épargne en vue de favoriser l’accès des personnes physiques et morales à la
propriété immobilière ;
l’accomplissement d’une manière générale de toutes les opérations
financières, commerciales, mobilières ou immobilières se rattachant
directement ou indirectement à son objet social.

I-3-4 Organisation

La SO.PRO.G.I est placée sous tutelle du Ministère de la Construction, de


l’Urbanisme de l’Habitat et de la Reforme Foncière. Son administration Assurée par
un Comité de Direction. Celui-ci est composé d’un président et des membres.

La Direction Générale est sous l’égide d’un Directeur Général nommé par décret pris
en conseil des Ministres sur proposition du Ministre der tutelle. Elle comprend :

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une Direction de l’Administration Générale et des Ressources Humaines
(D.A.G.R.H.)
une Direction Financière et Comptable (D.F.C.) ;
une Direction Technique et de la Maintenance (D.T.M.) ;
deux agences, l’une à Brazzaville et l’autre à Pointe-Noire.

I-3-5 Les deux (2) Agences

L’Agence de Brazzaville n’a qu’un seul service, celui de la clientèle et deux sections :

exploitation et recouvrement ;
gérance.
L’Agence de Pointe-Noire a pour sa part, trois (3) sections comme :

exploitation et recouvrement ;
gérance ;
comptabilité et finance.

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II. -ORGANIGRAMME DE LA SOCIETE DE PROMOTION ET DE GESTION IMMOBILIERE (SO.PRO.GI)
COMITE DE DIRECTION

Service informatique
Direction Générale
Contrôle interne Assistant de
direction

Direction de l’Administration Direction Financière et Comptable


Générale et des R.H. Direction Technique et de la
Agence de Maintenance
Agence Brazzaville
Pointe-Noire
Service
Service Etudes et
Administration G., Service Finance Programmation et
du P. et des M.C
Section Comptabilité Promotion I ; Service Clientèle
et Finance Service Affaires
Service des Travaux
Juridiques Service Comptabilité
Section Exploitation Section Exploitation
et Recouvrement et Recouvrement
Service
Section Gérance Recouvrement et Service Cotisation Section Gérance
Contentieux Patronale et
Subventions
Assistante Sociale
Section Cotisation Source : Direction de l’Administration
Patronale et S. Générale et des Ressources Humaines

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III. DEROULEMENT DU STAGE

Durant la période de mon stage pratique, je me suis familiarisé avec l’architecture de


laquelle j’ai bénéficié de l’encadrement de :

• Mr KOUDESSA Casimir, projeteur en architecture ;


• Mlle MOUHANI Natasha, projeteur

J’ai participé à quelques activités telles que :

L‘élaboration du projet de construction d’une maison d’habitation avec des tâches ci


après à accomplir :

Plan architectural

Le plan architectural permet de consigner sur un support des informations précises sur les
caractéristiques de forme et de dimension d’un objet. Ainsi, Il nous est important de :

- faire la reconnaissance du terrain c'est-à-dire la délimitation du terrain avant de


concevoir un plan architectural
- préciser toutes les dimensions et tous les détails de cet objet vu sous les différents
angles
- de réaliser plusieurs projections, qui sont les vues planes de l’objet
- dessiner des vues auxiliaires, à partir de points de vue particuliers,
- De représenter des détails extérieurs insuffisamment précis sur les autres vues,
ainsi que des vues en coupe ou sections, qui représentent l’objet comme s’il était
découpé par un plan imaginaire. Les vues en coupe montrant les détails à
l’intérieur de l’objet.

D’autre part, j’étais utilisé comme projecteur des projets sur le logiciel AutoCad.

L’AutoCad est un logiciel graphisme qui nous permet à faire le dessin dans la machine
(ordinateur) ; Architectural, Industriel etc. en deux dimensions (2D) ou en trois dimensions
(3D).

Durant le déroulement de mon stage au bureau j’ai utilisé que ce logiciel ; il m’a permis à
faire le projet tel que le projet technique.

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IV. IMPRESSIONS ET SUGGESTIONS

Au terme de notre stage, je suis très heureux de dévoiler ma joie au regard de l’accueil
chaleureux, de l’attention particulière, de la disponibilité et de la considération que le
personnel de la SOPROGI a témoigné à mon égard durant la période du stage.

Je suggère que toutes les salles soient être informatisées. Je maintiens cette astuce parce que
la majorité des stagiaires viennent avec leur propre outil informatique.

V. CONCLUSION

Ce stage effectué à la SOPROGI qui m’a permis de faire la rédaction de ce


document, m’a revêtu d’une expérience très capitale pour ma dimension professionnelle, il
a développé en moi un sens des responsabilités et a incontestablement ajouté une couche
supplémentaire de connaissance et de savoir faire à mon étoffe de technicien supérieur
en me permettant de traiter de façon très pratique les questions liées à l’études des
projets de construction surtout dans le domaine du béton armé.

Bien que déjà investi des connaissances relatives à l’étude des projets de par ma
formation théorique à l’école. Ce stage a été une véritable école, riche en enseignement et
une marque d’un grand pas dans mon parcours de jeune diplômé.

Je ne dirais jamais assez, la corrélation entre la théorie et la pratique constitue une source
inépuisable du savoir-faire, de confiance en soi et de connaissance.
En somme je ne peux qu’exprimer ma gratitude à l’endroit de la SOPROGI pour leur esprit
de franche collaboration, notamment à son Directeur, misant sur la compétence, il m’a
ouvert les portes de la dite direction où j’ai travaillé dans le bureau lors des études de ces
projets.

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VI. GENERALITES ET DESCRIPTION DU PROJET

La Société de Promotion et de Gestion Immobilière a pour mission de promouvoir les


programmes de construction des logements et d’assurer la gestion des logements.

C’est dans ce cadre que la SOPROGI va entreprendre une vaste opération de


construction des logements sociaux, ces logements vont être réalisés à MOUKONDO au
site de la SOPROGI

Ces bâtiments comprennent deux appartements duplex et comportent les différentes


pièces suivantes :

VI-1 Au Rez-de-chaussée :

Désignation Superficie
Terrasse 4.84 m2
Séjour 17.41 m2
Salle à manger 12.60 m2
Hall 3.19 m2
Débarras 7 m2
Escalier et toilette visiteurs 7.31 m2
Cuisine 11.40 m2
Terrasse cuisine 4.74 m2
Total 68,49m2

VI-2 A l’étage :

Désignation Superficie
Balcon 4.33 m2
Chambre 1 14.37 m2
Chambre 2 13.24 m2
Chambre 3 11.30 m2
Placard chambre 1 1.74 m2
Placard chambre 2 1.03 m2
Placard chambre 3 1.03 m2
Hall 5.25 m2
Toilettes 4.35 m2
Toilettes 6.22 m2
Total 62.86 m2
D’où:

Rez-de-chaussée 68.49 m2
Étage 62.86 m2
Surface totale duplex 131.35 m2

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VI-3 L’infrastructure

VI-3-1 La fondation :

La structure de la fondation sera de type semelle isolée

Le pré dimensionnement et le dimensionnement de la semelle sont fait en tenant compte


de la contrainte admissible du sol (σsol), dans le cadre de notre projet, la contrainte
admissible est égale à 0.10MPa

VI-4 La superstructure

Elle comprend :

Les poteaux de section carrée de 15 cm x 15cm à l’étage et de 20 x 20 au rez de


chaussée

• Les poutres de différentes sections Les poutres sont de section rectangulaire (b x


h), les valeurs sont données à l’étude du pré dimensionnement de la poutre.

• Murs de 15 cm seront utilisés pour les façades au rez-de chaussée et de l’étage

• Le plancher sera en dalle à corps creux, pour des raisons acoustiques, d’isolation
thermique et économique, son épaisseur est donnée à l’étude du pré
dimensionnement.

• Escalier est de la forme U encore appelé escalier à quartier tournant c’est-à-dire il


comporte 02 volées, 01 palier de repos, avec la hauteur sous plafond de 3.20 m,
ses valeurs sont données à l’étude du pré dimensionnement.

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VII. DEFINITION DES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA STRUCTURE

VII-1 La structure

Par définition la structure ou ossature est l’ensemble des éléments porteurs en béton
armé, en bois, en métal assemblés a leur extrémité formant un élément ou un ensemble
indéformable

Celle qui nous concerne est faite en béton armé, cependant elle est scindée en deux
parties essentielles :

-la superstructure ;

-l’infrastructure.

VII-2 L’infrastructure :

L’infrastructure est une partie de la construction ou du bâtiment enterrée en dessous, à


partir du dallage.

VII-3 Fondation :

La fondation est la partie inferieure (soubassement) de l’ouvrage destinée à supporter les


charges de la partie supérieure de l’ouvrage afin d’éviter le tassement différentiel, le
renversement ou le glissement de l’ouvrage.

VII-4 La superstructure :

La superstructure est la partie de la construction qui se trouve au dessus du dallage (la


partie visible du bâtiment).

L’ossature porteuse est liée au rez de chaussé par des longrines et une dalle de sol. Elle
est formée de semelles poteaux poutres, et liés à une dalle à hourdis au niveau de l’étage

VII-5 La dalle

La dalle est la plate-forme de la structure reposant sur deux ou quatre cotés, elle a une
épaisseur relativement faible par rapport à la longueur et à la largeur.

VII-6 La poutre

La poutre est un élément porteur horizontal, mono dimensionnel, dont la section


transversale est largement inferieur par rapport à la section longitudinale. Elle reçoit les
charges en provenance de la dalle et les transmet aux poteaux.

VII-7 Le poteau

Le poteau est un élément porteur vertical destiné à supporter les efforts de compressions,
centrés et excentrés, il est aussi mono dimensionnel. Le poteau est destiné à véhiculer les
efforts verticaux et horizontaux en provenance du sommet du bâtiment jusqu’à la
fondation.

20 | P a g e
Il doit remplir différents critères qui sont :

• Constituer les éléments porteurs du système planchers poutres par points d’appui
isolés;
• Supporter les charges verticales (efforts de compression) dans le poteau;
• Participer à la stabilité transversale par le système poutre-poteau;
• Servir des chaînages verticaux.

Les aciers incorporés doivent; pour les aciers longitudinaux:

• participer à l’effort de compression ;


• résister au phénomène de la flexion-flambement avec le béton;
• favoriser l’équilibre sous l’effort de la flexion-flambement avec le béton.

L’ancrage des aciers longitudinaux est assuré en partie basse par ancrage dans la
semelle, en haut par ancrage dans les poutres ou dans les planchers.

Pour les aciers transversaux (cadres, étriers, épingles):

• maintenir la position normale de l’acier longitudinal ;


• s’opposer à l’expansion (flambement) latéral du béton.
• augmenter la résistance du poteau à la compression et au flambement;
• permettre le respect de l’encrage réglementaire;

VII-8 La semelle

La semelle est un élément qui se trouve sous poteau traditionnellement, elle reçoit les
charges directes et indirectes en provenance du poteau pour les transmettre au sol. Elle
est dite isolée parce qu’elle se trouve juste sous poteau à la différence de la semelle
continue qui prend le pourtour du bâtiment.

VII-9 L’escalier

L’escalier est un élément constitué d’une suite de marches et paliers permettant le


passage à pied d’un niveau à un autre. Ses caractéristiques dimensionnelles sont fixées
par la norme D.T.U, décret ou arrêtés en fonction du nombre d’utilisateurs et de type de
bâtiment.

21 | P a g e
VIII. HYPOTHESES DE CALCUL

Les hypothèses de calcul rentrent dans le cadre des études, concernant un bâtiment à
usage d’habitation de type R+1, à savoir les différentes valeurs et coefficients à utiliser
pour dimensionner les éléments suivants de notre bâtiment :

• Poutre
• Poteau
• Semelles
• Escalier

VIII-1 Cadre réglementaire :

Les règlements et documents guides pris en compte dans le cadre de cette note de calcul
sont :

• Le guide de constructeur en bâtiment pour les valeurs des charges sur le bâtiment ;
• Les règles du BAEL 91 de Jean PERCHAT et Jean Roux, éditions EYROLLES,
pour les calculs du béton armé et la détermination des différentes pondérations
• Sol : contrainte limite admissible de 1 bar (BCBTP) et une profondeur d’ancrage de
1.50 m

VIII-2 Hypothèses du béton armé :

Les hypothèses du béton armé considérées sont les suivantes :

• Fissuration peu préjudiciable


• Hauteur libre sous plafond : lo= 3.20 m
• Remplissage en agglos de 15 cm
• Enduits d’épaisseur : 2 cm

22 | P a g e
IX. CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX

Le calcul des ouvrages en béton armé est effectué à partir d’hypothèses des études qui
tiennent compte, en particulier, des caractéristiques physiques, chimiques et mécaniques
des matériaux (béton, acier).

Ici, nous faisons une représentation générale des principaux caractéristiques des
matériaux en béton armé utilisés pour la construction du bâtiment et les méthodes des
calculs réglementaires

IX-1 Le béton

Le béton a pour caractéristiques suivantes:

• la résistance caractéristique du béton en compression à 28 jours d’âge:

fc28=25MPa;

• la résistance caractéristique du béton en traction à 28 jours d’âge: ft28=2.1MPa;


• la contrainte de compression du béton: fbu=14,16MPa;
• le module de déformation différé: ex28=9954MPa;
• le module de déformation longitudinale: eb=29,860MPa;
• le coefficient d’équivalence ή évalué à 15;
• la résistance limite du béton en compression бbc=15MPa;
• le coefficient de sécurité ðb=1,5

IX-2 L’acier

L’acier résiste mieux à la traction qu’à la compression, sa résistance mécanique en


traction est de l’ordre de 400 à 500 MPa.

Les caractéristiques sont les suivantes:

• la limite d’élasticité de l’acier feE=400MPa


• la contrainte de calcul de l’acier fsu=348MPa
• la contrainte de rupture de l’acier σst=480MPa
• l’allongement à la rupture de l’acier ∆L=14%
• la contrainte limite de l’acier à traction ѓst=250MPa
• le module de Young de l’acier Es=210000MPa
• le coefficient de sécurité de l’acier s=1,15

23 | P a g e
X. CHARGES

Les charges des constructions s’effectuent à partir de la norme NF P 06-004 de mai 1977
intitulé << charges permanentes et charges d’exploitations dues aux forces de
pesanteur>> qui indiquent les valeurs pour les calculs

X-1 Charge permanentes :

Ce sont des charges dont l’intensité ne varie pas ou très peu dans le temps et elles sont
obtenues à partir des dimensions géométriques des éléments et des ouvrages.

Valeurs des charges permanentes surfacique et volumique à prendre en compte dans les
calculs :

• Béton armé : 25 kN/m2


• Dalle corps creux : 2,85 kN/m2
• Enduits : 0,2 kN/m2
• Murs en agglos de 15 x 20 x 40 cm : 2 kN/m2
• Carreaux : 0,2 kN/m2
• Toiture : 0,9 kN/m2

X-1 Charges d’exploitation :

Ce sont des charges dont l’intensité varie fréquemment d’une façon importante dans le
temps.

Les valeurs des charges d’exploitation données dans la norme NF P 06-001 à prendre en
compte dans les calculs

• Escalier : 2,50 kN/m2


• Logement : 1,5 kN/m2
• Toiture : 0,1 KN/m2

NB : les charges climatiques (vent et neige) et les charges accidentelles (séismes,


incendie), sont négligées dans le cadre de notre travail.

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XI. PREDIMENSIONNEMENT DU POTEAU

Nous avons opté pour les poteaux du rez-de-chaussée une section de 20 x 20 cm

Les poteaux de l’étage sont de section 15 x 15 cm

Pour s’assurer de la stabilité du bâtiment et éviter le flambement du poteau, l’élancement


(λ) doit être : λ ≤ 50

Nous prendrons Lf comme longueur de flambement et LO comme sous plancher (longueur


entre la dalle sol et le plancher haut RDC).

• Vérification de l’élancement

La longueur de flambement sera donc égal à :

Lf = 0,7LO => avec LO= 3.20 → Lf = 0,7 (3.20)

Lf=220,5 cm

On aura donc :

lf √Imin b×a a
λ= avec = avec I=
B 12 nous prendrons =
2√3
B= b×a

Avec : a = petit coté du poteau

b = grand coté du poteau

= rayon de giration de la section transversale du poteau

B = aire de la section transversale du poteau

Posons :

2√3lf
λ=
20

2√3 220.5#
λ= = 38.5875 => ' = ()
20
.La condition est justifiée vis-à-vis du flambement

25 | P a g e
XII. DESCENTE DES CHARGES

Fig.1 schéma de transmission des charges

26 | P a g e
XII-1 Descente des charges du poteau intermédiaire P11

P11

Fig.2 surface d’influence du poteau 11

Surface d ’influence: S=L x l → S= 2.725 x 4. 20= 11,45m2

XII-2 Évaluation des charges

XII-2-1 Niveau N1 :

Toiture

Charges permanentes

Toiture: 11,45m2 x 0,9kN/m2 = 10, 30kN

Ng1= 10,30kN

Charges d’exploitation

Toiture: S x q →Q1=11, 45 m2 x 1kN/m2

Q1= 11, 45kN

Nu1=1,35 (10, 30) + 1,5 (11,45)

Nu1=31.09kN

Nser1=10, 30+11, 45

Nser1=21,75KN

27 | P a g e
XII-2-2 Niveau N2

Mur de l’étage

Charges permanentes

• Venant du N1 : Ng1= 10,30kN


• Poids propre poteau : (0.15 x 0.15 x 3.28) 25kN/m3= 1,912kN
• Poids propre chainage :(6.90 x 0.20 x 0.15)25kN/m3= 5,175kN
• Agglos creux : 6.90 x 0.66 x 2 kN/m2= 9,108kN
• Enduit agglos creux : (6.90 x 0.66 x 0,2 kN/m2)2 = 0,9108kN

Ng2= 27,34kN

Nu2=1,35 (27,34) +1,5 (11,45)

Nu2=54,08kN

Nser2=27,34 +11,45

Nser2=38,79 KN

XII-2-3 Niveau N3

Plancher :

Charges permanentes

• Venant du N2 : Ng2= 27,34kN


• Poids propre planchers : 10,10 x 2,85 kN/m2= 28,79kN
• Poids propre poutre principale : (2.725 x 0.20 x 0.40)25 kN/m3= 5,45kN
• Poids propre poutre secondaire (4.00 x 0.20 x 0.35 x 2)25 kN/ 14kN
• agglos creux : (6.90 x 2.20)2 kN/m2= 30,36kN
• Enduit agglos creux(x2) :30,36 x 0,2 kN/m2= 12,144kN
• Enduit sous face : 11,45 x0, 2 kN/m2= 2,02kN
• Chape : 11,45 x0,2 kN/m2= 2,02kN
• Carreaux : 11,45 x0, 2 kN/m2= 2,02kN

Ng3= 124,14kN

Charges d’exploitation

Plancher: S x q →Q3=11,45m2 x 1,5kN/m2

Q3= 15,15KN

28 | P a g e
Nu3=1,35 (124,14) + 1,5 (11,45+15,15)

Nu3=207,49kN

Nser3=135,56+ (11,45+15,15)

Nser3=153,94 kN

XII-2-4 Niveau N4

Mur du RDC :

Charges permanentes

• Venant du N3 : Ng3= 124,14kN


• Poids propre poteau :(3.20 x 0.20 x 0.2)25 kN/m2= 3,2kN

Ng4= 127,34KN

Nu4=1,35 (127,34) + 1,5 (26,6)

Nu4=211,81kN

Nser4=127,34 + 26,6

Nser4=153,94 kN

XII-2-5 Niveau N5

Longrine

• Venant du N4: Ng4= 127,34kN


• Poids propre longrine : (7.30 x 0.20 x 0.35)25= 18,77KN
• Agglos creux :(7.30x2.75)2 kN/m2= 35,88KN
• Enduit agglos creux(x2) :((7.30x2.60)2)0.2 kN/m2= 7,18kN

Ng5= 189,17kN

Nu5 =1,35 (189,17) + 1,5 (26,6)

Nu5=295,27kN

Nser5=189,17 + 26,6

Nser5=215.77kN

29 | P a g e
XII-2-6 Niveau N6

Fondation :

• Venant du N5: Ng5= 189,17kN


• Amorce :(1.50x0.20x0.20)25= .1, 5kN

Ng6= 190,67kN

Nu6=1,35 (190,67) + 1,5 (26,6)

Nu6=297,30KN

Nser6=190,67 + 26,6

Nser6=217,27KN

A l’état limite ultime (E.L.U) Nu=297,30 kN

A l’état limite service (E.L.S) Nser=217.27 kN

XII-3 Descente des charges du poteau d’angle P3

P3

Fig.3 surface d’influence du poteau d’angle P3

30 | P a g e
Surface d ’influence: S=L x l → S=1.70 x 4.125= 7,01m2

XII-4 Évaluation des charges

XII-4-1 Niveau N1 :

Toiture

Charges permanentes

Toiture: 7,01m2 x 0,9kN/m2 = 6, 31kN

Ng1=
6,31kN

Charges d’exploitation

Toiture: S x q →Q1=7, 01 m2 x 1kN/m2

Q1= 7, 01kN

Nu1=1,35 (6,31) + 1,5 (7,01)

Nu1=19.033kN

Nser1=6, 31 + 7, 01

Nser1=13,32kN

XII-4-2 Niveau N2

Mur de l’étage

Charges permanentes

• Venant du N1 : Ng1= 6,31kN


• Poids propre poteau : (0.15 x 0.15 x 3.28) 25kN/m3= 1,845kN
• Poids propre chainage :(4.23 x 0.20 x 0.15)25kN/m3= 3,17kN
• Agglos creux : 4.23 x 0.88 x 2 kN/m2= 7,44kN
• Enduit agglos creux : (4.23 x 0.88 x 0,2 kN/m2)2 = 1,49kN

Ng2= 20,26kN

Nu2=1,35 (20,26) +1,5 (7,01)

Nu2=37,87kN

Nser2=20,26 +7,01

Nser2=27,27KN

31 | P a g e
XII-4-3 Niveau N3

Plancher :

Charges permanentes

• Venant du N2 : Ng2= 20,26kN


• Poids propre planchers : 6,64 x 2,85 kN/m2= 18,92kN
• Poids propre poutre secondaire (5.625 x 0.20 x 0.35 x 2)25 kN/m 9,84kN
• agglos creux : (4.23 x 2.60)2 kN/m2= 21,99kN
• Enduit agglos creux(x2) :(21,99 x 2)0,2 kN/m2= 4,40kN
• Enduit sous face : 7,01x0, 2 kN/m2= 1,33kN
• Chape : 7,01x0,2 kN/m2= 1,33kN
• Carreaux : 7,01x0, 2 kN/m2= 1,33kN

Ng3= 79,40kN

Charges d’exploitation

Plancher: S x q →Q3=7,01m2 x 1,5kN/m2

Q3= 9,96KN

Nu3=1,35 (79,40) + 1,5 (16,97)

Nu3=132,645kN

Nser3=79,40 + (16,97)

Nser3=96,37 kN

XII-4-4 Niveau N4

Mur du RDC :

Charges permanentes

• Venant du N3 : Ng3= 79,40kN


• Poids propre poteau :(3.20 x 0.20 x 0.2)25 kN/m2= 3,2kN

Ng4= 82,60KN

32 | P a g e
Nu4=1,35 (82,60) + 1,5 (16,97)

Nu4=136,96kN

Nser4=82,60 + 16,97

Nser4=99,57kN

XII-4-5 Niveau N5

Longrine

• Venant du N4: Ng4= 82,60kN


• Poids propre longrine : (4.23 x 0.20 x 0.35)25= 7,40KN
• Agglos creux :(4.23 x 2.60)2 kN/m2= 21,99KN
• Enduit agglos creux(x2) :(7.30x2.75)2)0.2 kN 4,40kN

Ng5= 116,39kN

Nu5 =1,35 (116,39) + 1,5 (16,97)

Nu5=136,96kN

Nser5=116,39 + 16,97

Nser5=133.36kN

XII-4-6 Niveau N6

Fondation :

• Venant du N5: Ng5= 116,39kN


• Amorce :(1.50x0.20x0.20)25= .1, 5kN

Ng6= 117,89kN

Nu6=1,35 (117,89) + 1,5 (16,97)

Nu6=184,60KN

Nser6=117,89 + 16,97

Nser6=134,86KN

A l’état limite ultime (E.L.U) : Nu=184,60KN

A l’état limite service (E.L.S) : Nser=134,86KN

33 | P a g e
XIII. CALCUL DE LA FONDATION

La semelle la plus chargée est celle qui supportera le poteau le plus chargé. Ceci nous
conduit à considérer la semelle 11 qui est sous le poteau P11

XIII-1 Predimensionnement de la semelle S11

Nous avons opté pour une semelle avec glacis pour des besoins d’économie du béton.

Fig 4 vue en plan et coupe de la semelle

NU = 0,2973 MN et Nser = 0,21727 MN

Contrainte limite admissible = 0,10 MPa

XIII-1-1 Condition de stabilité

+,-. +,-.
σsol ≥ → S≥
/
avec S=A x B
σ,01

Sachant que la section du poteau est carrée, on adopte les dimensions des semelles
homothétiques par rapport à celles du poteau

4
2
=
3 5
=1 donc A=B

XIII-1-2 Calcul de A

0,9:;9;
A=6
Nser
On a: A= 6
0,1
=1.474 m
σsol

On Prend A=B=1.50m

34 | P a g e
XIII-1-3 Calcul la hauteur utile de notre semelle

3<5 :>?<9?
= =
d= =

d= 32,5 cm

XIII-1-4 Calcul de hauteur totale

ht = d+ 5 cm

ht = 32,5+ 5 cm

ht = 37,5 cm

on adopte 40 cm

XIII-2 Calcul de la section d’aciers à l’état limite ultime (E.L.U)

Fig 5 disposition des armatures au niveau de la semelle

+@ 3<5# =??
As = ; avec : fsu =
A B C B D,E :.:>
= 348 MPa

297300 :>??<9??#
A B 9> B =A
As =

As = 427,155mm2 = 4,27cm2

Section réelle : 5HA12 = 5.654 cm2

35 | P a g e
XIII-3 Calcul de la hauteur (pied droit)

e = 6Ø + 6

e = (6x0, 12) + 6 = 13,2

e = 15cm

XIII-4 Contrôle de la contrainte

+,-.G H.H,-I-11-
σsol =
,E.D4J-

Nser=0.21727MN

P.P semelle=0.00082875MN

Surface=1.50x1.50=2.25m2

?.9:;9; G ?.???A9A;>
σsol =
9.9:
=0.099

σsol=0.099

0.099 MPa < 0.1 MPa

Comme la condition est vérifiée, il n’y aura pas poinçonnement.

XIII-5 Predimensionnement de la semelle S3(semelle d’angle)

NU = 0,18460 MN et Nser = 0,13486 MN

Contrainte limite admissible = 0,10 MPa

XIII-5-1 Condition de stabilité

+,-. +,-.
σsol ≥ → S≥
/
avec S=A x B
σ,01

XIII-5-2 Calcul de A

A=6
Nser 0,13486
On a: A= 6
0,1
=1.161 m
σsol

On Prend A=B=1.20m

XIII-5-3 Calcul de la hauteur utile

3<5 :9?<9?
= =
d= = 25 cm

d= 25 cm

36 | P a g e
XIII-5-4 Calcul de hauteur totale

ht = d+ 5 cm

ht = 25+ 5 cm

ht = 30 cm

XIII-6 Calcul de la section d’aciers à l’état limite ultime (E.L.U)

+@ 3<5# =??
As = ; avec : fsu =
A B C B D,E :.:>
= 348 MPa

:A=M?? :9??<9??#
A B 9>? B =A
As =

As = 265,229 mm2 = 2,65cm2

Section réelle : 4HA10 = 3.14 cm2

XIII-7 Calcul de la hauteur

e = 6Ø + 6

e = (6x0, 10) + 6 = 6,6

On prend 15 cm

37 | P a g e
Ferraillage des semelles S11 et S3

Semelle S11 de 150 x 150 Semelle S3 de 120 x 120

38 | P a g e
XIV. DIMENSIONNEMENT DU POTEAU

XIV-1 Détermination de la section d’armature du poteau P11 :

Le poteau 11 est sollicité par l’effort normal

• A l’état limite ultime (E.L.U)

Nu = 297.30 kN = 0.29730 MN

lo = 3.20 m

XIV-1-1 Calcul de longueur de flambement (Lf)

Lf=0,7LO=0,7(3.20)

Lf=220,5 cm

XIV-1-2 Calcul de l’élancement λ

ND
λ=
O
2√3 220.5#
λ= = 38.5875 => ' = ()
20
λ= 39 < 50

XIV-1-3 Calcul de α

?.A> ?.A>
α= α= PS
:G?.9 PQ#R
λ
:G?.9 PQ#R

α= 0.68

XIV-1-4 Calcul du béton réduit Br :

Br = (a-0.02) (b-0.02) Br = (0.20-0.02) (0.20-0.02)

Br = 0.0324 m2

XIV-1-5 Calcul de section d’armatures théoriques :

+E DJ9A :.:>
Ath = − Br. #
:. > =??
avec : Υs = 1.15 et fe= 400 MPa
α
?.9U; ? 9> :.:>
Ath = − 0.0324 #
?.MA :. > =??

Ath = 0.000013416 m2 = 0.13416 cm2

39 | P a g e
XIV-1-6 Calcul de la section minimale (Amin).

As ≥ 4u → 4[2(a+b)] = 2.800 cm2 avec : u = périmètre du poteau

XIV-1-7 Calcul du pourcentage d’armature :

3 3
:?? :??
0.2 ≤ As ≤ 5 ; avec : B = la section du poteau ; B = 15 x 20 = 300 cm2

?? ??
:?? :??
0.2 ≤ As ≤ 5 = 0.6 ≤ 2.800 ≤15

XIV-1-8 Aciers de calcul :

Asc=max As; Ath#

Asc=max 2.800; 0.13416 cm2#

Asc=2.800 cm2

Section réelle : 4HA12 =4.52 cm2

XIV-1-9 Calcul de la longueur de scellement (Ls)

Ls = 40 ΦL

Ls = 40 x 10 mm

Ls = 400 mm ou Ls = 40cm

XIV-1-10 Calcul des armatures transversales (cadre)

Le diamètre des At est tels que :

6≤ Φt ≤14

Et Φt = ΦL/3 = 12/3 = 4

Par rapport aux armatures que nous trouvons sur le marché, nous prenons les Φ6

XIV-1-11 Calcul de l’espacement :

• En zone courante :

St = Min {40 cm; 15 ΦL; a+10 cm}

= Min {40 cm; 15x1.0; 15+10 cm}

= Min {40 cm; 15 cm; 25 cm}

St = 15 cm

40 | P a g e
• En zone de recouvrement :

Dans cette zone, l’espacement est fixé par la formule suivante :

N.
St =
Z
avec : n = 3

Or Lr =0.6ls avec ls=40 ΦL longueur de recouvrement = 24 cm

9=
St = = 8 cm

St = 8 cm

XIV-2 Vérification des contraintes

XIV-2-1 Vérification au flambement

Pour qu’il n’y ait pas flambement du poteau il faut que : σeff < σcr

Avec σeff : la contrainte effective provoquée par l’effort normal

σcr: la contrainte critique qui peut provoquer le flambement

XIV-2-1-1 Calcul de la contrainte effective (σeff)

Elle est donnée par la formule suivante :

[\]^ +,-.
_\` 3#
σeff = =

Avec : Nser = effort normal à l’E.L.S ; Nser = 217.270kN

B = section du poteau ; B = 200 x 200 = 40000 ; B = 40000

9:;9;?
=????#
σeff = = 5.43 MPa

XIV-2-1-2 Calcul de la contrainte critique (σcr)

σcr = la contrainte critique au flambement

Π².a5
σcr = avec : Eb = module de déformation longitudinal
λ²
λ = élancement du poteau
Elle est donnée par la formule suivante :

Π².a5
σcr =
λ²

Avec : Eb = Ev x fc281/3 = 29860 MPa et λ = 39

41 | P a g e
.:=#²9UAM?
U#²
σcr = = 193.75 MPa

σeff = 5.43 MPa ≤ σser = 193.75 MPa

Comme la contrainte effective (σeff) due aux charges de la structure est inferieure à celle
de la contrainte critique (σcr) d’où le poteau ne peut pas flamber.

XIV-2-2 Vérification de l’écrasement

Pour que le poteau ne soit soumis à l’écrasement, la condition suivante doit être
respectée :

σeff ≤σadm

σeff : la contrainte effective

σadm : la contrainte admissible

XIV-2-1 Calcul de la contrainte admissible

σadm = σbc + σs

σbc : la contrainte admissible du béton

σs : la contrainte admissible de l’acier

σadm = 15+348 = 363 MPa

σadm = 363 MPa

σeff = 5,43 MPa < 262 MPa

Donc il n’y aura pas écrasement du poteau.

42 | P a g e
Ferraillage du poteau

43 | P a g e
XV. PREDIMENSIONNEMENT DE LA DALLE

Dans le cadre de notre projet, le plancher est constitué de corps creux (hourdis) reposant
sur les poutrelles qui seront à leur tour disposées suivant les petites portées.

L’épaisseur de la dalle est donnée et doit satisfaire à la condition suivante :

N
ht≥
99.>

Avec : ht : l’épaisseur totale de la dalle ou du plancher

Longueur de la portée libre maximale de la grande travée dans le sens des poutrelles

Donc :

=?>
ht=
99.>
=18

D’où on opte pour une épaisseur de plancher ou de dalle de 20 cm soit 4 cm de dalle de


compression et 16 cm corps creux

Fig.6 Dalle à corps creux

44 | P a g e
XVI. DIMENSIONNEMENT DE LA POUTRELLE

Nous avons donc dimensionné la poutrelle la plus chargée de notre structure, qui est la
poutrelle de la dalle d.

Fig.7 : Dalle à corps creux

XVI-1 Descente des charges :

Fig.8 : surface d’influence des charges de la poutrelle

N.B : Nous avons calculé la descente de charge par mètre linéaire (KN/ml)

XVI-1-1 Charge Permanentes(G) (kN/ml)

• Mur de séparation :2,20 x 0,60 x 2= 2,64 kN/ml


• Enduit agglos creux(x2) : (2, 20 x 0, 60 x 0, 2)2= 0,53 kN/ml
• Dalle: (0, 24 x 1, 00 x 2, 85) x2= 1,368 kN/ml
• Chape ::0,60x1, 00 x 0, 2= …… 0,12 kN/ml
• Carreaux :0,60x1, 00 x 0, 2= . 0,12 kN/ml
• Enduit sous face :0,60x1, 00 x 0, 2= . 0,12 kN/ml
• Poutre :0, 12 x 0,16x 25= 0,48 kN/ml

Total G = 5,378 kN/ml


45 | P a g e
XVI-1-2 Charge Variable(Q)

• Dalle: (0, 60 x 1, 00) x 1, 5= 0,9 kN/ml

Total Q = 0,9 kN/ml

XVI-2 Combinaison d’action

E.L.U E.L.S
Nu= 1.35G+1.5Q Nser=G+Q
Nu=8,6103kN/ml Nser=6,278 kN/ml

Schéma mécanique de la poutrelle

XVI-3 Calcul des sollicitations

• A l’E.L.U :

HE.1R A.M:? . =.?>#R


MA=MB= − → MA=MB= −
:9 :9
= -11.77 KN.m

MA=MB= -11.77 KN.m

HE.1R A.M:? . =.?>#R


M0= → MO=
9= 9=
= 5.885 KN.m

M0= 5.885KN.m

46 | P a g e
• A l’E.L.S :

H,-..1R M.9;A =.?>#R


MA=MB= − → MA=MB= −
:9 :9
= -8.58 KN.m

MA=MB= -8.58KN.m

H,-..1R M.9;A =.?>#R


M0= → MO=
9= 9=
= 4.291KN.m

M0= 4.291KN.m

XVI-3-1 Déterminons les efforts tranchant de la poutrelle :

• A l’E.L.U :

HE.1 A.M:? =.?>#


VA= Vu=
9 9
→ = 17.44KN

HE.1 A.M:? =.?>#


VB= − → Vu= −
9 9
= - 17.44KN

• A l’E.L.S :

H,-..1 M.9;A =.?>#


Vser= → Vser=
9 9
= 12.71KN

H,-..1 M.9;A =.?>#


Vser= − → Vser= −
9 9
= -12.71KN

47 | P a g e
Diagramme des moments fléchissant et efforts tranchant

XVI-4 Détermination de la section d’armature :

Connaissons que la fissuration peu préjudiciable, alors, nous effectuerons nos calculs de
la section des armatures à l’état limite ultime (E.L.U) et puis nous vérifions les contraintes
à l’état limite de service (E.L.S.

à l’état limite ultime (E.L.U) :

Données : h = 16 cm ; bo= 12 cm ; d = 14.4 cm

fc28 = 25 MPa; fe= 400 MPa; Mu =5.885kN.ml =0.005885 MN.ml

48 | P a g e
Fig.9 section transversale de la poutrelle

XVI-4-1 Calcul du moment réduit (µu)

bE ?.A> B DJ9A
µu= avec : fbu =
5 .C#R .c5E :.>
= 14.16

?.??>AA>
µu=
?.:9 ?.:==#R :=.:M

µu= 0.167 < 0.186 →Pivot A

Pas d’armature comprimée.

XVI-4-2 Calcul du coefficient (α)

αu= 1.25 (1-V1-2 µu)

αu= 0.230

XVI-4-3 Calcul de la position du bras de levier

Zu= d (1-0.4 αu)

Zu= 0.130

XVI-4-4 Calcul de section théorique

bE =??
Ath=
eE .D,E :.:>
avec : fsu = = 348 MPa

?.??>AA>
Ath=
?.: B =A

49 | P a g e
Ath =0.000130m2=1.30cm²

XVI-4-5 Détermination des armatures minimales (Amini) :

DJ9A
D-
Amini = 0.23 bo.d.

9>
=??
= 0.23 x 12 x 14.4 x

Amini = 2.484 cm2

As = Max (Ath ; Amini)

= Max (2.484 cm2; 1.30cm²)

As = 2.484 cm2

Section réelle : 2HA14 = 3.08cm2

XVI-5 Calcul de la section d’acier sur les appuis

XVI-5-1 Calcul du moment réduit (µu)

bE ?.A> B DJ9A
µu= avec : fbu =
5 .C#R .c5E :.>
= 14.16

µu=
0.01177
0.12 0.144#2 14.16

µu= 0.334

XVI-5-2 Calcul du coefficient (α)

αu= 1.25 (1-f1 − 2 µu)

αu= 0.530

XVI-5-3 Calcul de la position du bras de levier

Zu= d (1-0.4 αu)

Zu= 0.113

XVI-5-4 Calcul de section théorique

Ath=
Mu 400
Zu .fsu
avec : fsu = = 348 MPa
1.15

Ath=
0.0117
0.113 x 348

Ath =1.08cm2
50 | P a g e
Section réelle : 1HA12 = 1,13cm2

XVI-5-5 Détermination des armatures transversales :

Фt = 1/3ФL avec : ФL =diamètre des armatures longitudinales =

Фt = 1/3 x 12 = 4 mm

On adopte Фt = 6 mm

XVI-5-6 Vérification de la condition de non fragilité

L’ouvrage est non fragile si la condition suivante est respectée :

As ≥ 0, 23.bd
ft28
fe

ft28 25
Or 0, 23.bd = 0.23 x 12 x 14.4 x
fe 400

= 2.484 cm2

As ≥ 0, 23.bd
ft28
fe

2.98cm2 > 2.484 cm2

La condition est vérifiée

51 | P a g e
Ferraillage de la poutrelle

52 | P a g e
XVII. DIMENSIONNEMENT DE LA POUTRE CONTINUE

La poutre continue est un élément de la construction, généralement horizontal, reposant


sur des appuis simple et dont les moments sur appui hors mis les appuis des rives ne sont
pas nuls

Dans le cadre de notre étude, la poutre la plus chargée est celle qui est supporter par les
poteaux P9 ; P10 et P11

XVII-1 Predimensionnement

XVII-1-1 Trouvons la hauteur de la poutre :

≤ h ≤ 10
L L
15

≤ h≤
480 480
15 10

32≤ h ≤ 48
h = 40 cm

XVII-1-2 Trouvons la base de la poutre :

Calcul de la largeur de la poutre (b)

0.4h≤ b ≤ 0.7h

0.4(30) ≤ b ≤ 30#0.7h

0.4(30) ≤ b ≤ 30#0.7h

16cm≤ b ≤28cm

Nous avons considéré que la base de la poutre sera prise égale à la largeur du mur à
savoir b =20 cm.

D’où nous avons une section de : 20 cm. x 40 cm.

53 | P a g e
XVII-2 Descente des charges de notre poutre

XVII-2-1 Charge Permanentes(G) (kN/ml)

Mur en agglo:2,20 x1, 00 x 2= 4,4 kN/ml

Enduit agglos creux(x2) :(2,20 x 1,00 x 0,2)2= 0,88 kN/ml

Dalle: 4, 05 x 0, 20x 2, 85= 2.31kN/ml

Chape: 4, 50 x 0, 20 x 0, 2= 0.18kN/ml

Carreaux : 4,50 x 0, 20 x 0,2= 0.18kN/ml

Enduit sous face : 4,50 x 0, 20 x 0,2= 0.18kN/ml

Poutre : 1,00 x 0,2 x 0,40x 25= 2kN/ml

Total G = 10.13kN/ml

XVII-2-2 Charge Variable(Q)

Dalle: 4,05 x 1, 5= 6,075 kN/ml

Total Q = 6,075kN/ml

XVII-2-3 Combinaison d’action

E.L.U

Nu= 1.35G+1.5Q

Nu=22.79kN/ml

E.L.S

Nser=G+Q

Nser=16.21kN/ml

XVII-3 Trouvons la méthode utilisée :

Nous avons :

• Fissuration préjudiciable ;
• Poutre à section constante ;

1: =.;?
Q < 2G → 6,075kN/ml < 20.26

19 =.A?
• 0.8< <1.25 →0.8< <1.25 → 0.8< 0.98 <1.25

54 | P a g e
Donc le dimensionnement des armatures se fera par la méthode forfaitaire.

Schéma mécanique de la poutre

. 76kN/m

Déterminons à l’E.L.U, les moments maxi sur appui et en travée

XVII-4 Calcul des sollicitations

XVII-4-1 Moments sur appui :

Appui A : MA = 0

Appui B : MB = 0.6Mo

Pu l2 22.79 4.80#2
Mo= Mo=
8 8

Mo=62.93KN.ml

Appui B: MB =37.76KN.ml

Appui C: MC = 0

XVII-4-2 Moment en travée :

MwGMe
Soit : Mt + ≥ (1.05 ; 1+0.3α) Mo
2

Trouvons α

α=
Q 6.075
= = 0.37
QGG 6.075G10.13

α=0.37
55 | P a g e
Travée AB :

MAGMB
MAB+ ≥ (1+0.3x0.64) Mo
2

0G 37.76#
MAB+ ≥Max (1.05; 1.11) 62.93
2

MAB+18.88 ≥69.85

MAB =69.85-18.88

MAB =50.97KN.m

MAB= MBC =50.97KN.m

XVII-4-3 Calcul des efforts tranchant

Travée AB

Calcul de Vo

Vo1 = V o1 =
Pu.l1 22.79 x 4.70
= 53.56KN
2 2

1.15Vo1 = − V o1 = 1.15(-53.56)= -61.59KN


Pu.l1
2

Travée BC

Vo2 = − V o1 = −
Pu.l1 22.79 x 4.70
= -53.56KN
2 2

1.15Vo2 = V o1 = 1.15(53.56) = 61.59KN


Pu.l1
2

56 | P a g e
Diagramme des moments et effort tranchant

57 | P a g e
XVII-5 Calcul de la section d’acier en travée

A l’état limite ultime (E.L.U) :

Données : h = 40 cm ; bo= 20 cm ; d = 36 cm

fc28 = 25 MPa ; fe= 400 MPa ; Mu = 50.97KN.m = 0.05097MN.m

XVII-5-1 Calcul du moment réduit

µu= avec : fbu =


Mu 0.85 x fc28
= 14.16MPa
b. d#2.fbu 1.5

µu=
0.05097
0.2 0.36#2 .14.16

µu= 0.138 < 0.186 →Pivot A

Pas d’armature comprimée.

XVII-5-2 Calcul du coefficient (α)

αu= 1.25 (1-f1 − 2 µu)

αu= 0.186

XVII-5-3 Calcul de la position du bras de levier

Zu= d (1-0.4 αu)

Zu= 0.333m

XVII-5-4 Calcul de la section théorique (Ath ) :

Ath=
Mu 400
Zu .fsu
avec: fsu = = 348 MPa
1.15

Ath=
0.05097
0.333 348#

Ath = 4.40cm2

Section réelle: 5HA12 = 5.650 cm2

XVII-5-5 Calcul de la section d’acier sur l’appui B

Mu = MB =37.76KN.m = 0.03776MN.m

XVII-5-6 Calcul du béton réduit

58 | P a g e
µu= avec : fbu =
Mu 0.85 x fc28
= 14.16
b. d#2.fbu 1.5

µu=
0.03776
0.2 0.36#2 .14.16

µu = 0.103 < 0.186 →Pivot A

Armature simple.

XVII-5-7 Calcul du coefficient (α)

:αu= 1.25 (1-f1 − 2 µu)

αu= 0.136

XVII-5-8 Calcul de la position du bras de levier

Zu= d (1-0.4 αu)

Zu= 0.340

XVII-5-9 Calcul de section théorique

Ath=
Mu 400
Zu .fsu
avec: fsu = = 348 MPa
1.15

Ath=
0.03776
0.340 348#

Ath = 3.19cm2

Section réelle: 3HA12 = 3.39 cm2

XVII-5-10 Détermination des armatures transversales :

Фt = 1/3ФL avec : ФL =diamètre des armatures longitudinales =

Фt = 1/3 x 12 = 4 mm

On adopte Фt = 6 mm

XVII-6 Calcul de l’espacement (st) des aciers transversaux

st≤
0.8FeAt
b Ʈu<0.3ftj.k#

Avec :

st=espacement des armatures d’âme

Fe=limite d’élasticité de l‘acier

59 | P a g e
At=section des armatures transversales

Ʈu=contrainte ultime de cisaillement

Ʈu=min (0.13fcj; 4MPa); Fe=400MPa; At=1.13cm2; K=1; ftj=2.1MPa

Ʈu=min (0.13(25); 4MPa)

Ʈu=min (3.25MPa ; 4MPa).

XVII-6-1 Contrainte de cisaillement (Ʈi)

Ʈu = Ʈu =
Vu 0.02135
→ =0.333
bd 0.2x0.315

0.333 MPa <3.25MPa ; condition vérifiée

st ≤
0.8 x 400 x 1.13
=7.76cm
20 3.25<0.3 x 2.10#

XVII-6-2 Vérifications de l’espacement

st≤0.9d

7.76cm≤ 0.9 31.5)

7.76cm≤28.35cm

At.Fe
≥0.4MPa
b.St

1.13 400#
≥0.4MPa
20 x 7.76

2.91≥0.4MPa

Conditions vérifiées D’où on adopte st=7cm

XVII-7 Vérification des contraintes :

Données :

σ’bc = 15MPa ; σ’s = 165 MPa ; As= ; d =36cm; bo = 20cm

Notre poutre nécessite que les aciers tendus, il n y a pas d’aciers comprimés.

Donc : As’= 0 ; d’= 0

XVII-7-1 Calcul de la fibre neutre (Y) :

60 | P a g e
bo
Y2+ 15 (As + A’s) Y – 15 (As.d + As’ .d’) = 0
2

20
Y2+ 15 (5.65 + 0) Y – 15 (5.65 x 36 + 0) = 0
2

10 Y2 + 84.75Y – 3051 = 0

Nous avons l’équation de la forme ay2+ by + c = 0

XVII-7-2 Calcul du discriminant(∆)

On sait que : ∆ = b2-4ac → ∆ = (84.75)2 – 4(10)(3051)

∆ = - 114857.44

→∆<0

<b<√∆ <84.75<√114857.44
Y= =
2a 2 x 10

Y = -42.37cm = 0.4237m

XVII-7-3 Calcul du moment d’inertie (IHR)

bo
IHR = Y3+ 15As’ (y –d’) 2 + 15 As (d – y) 2
3

0.20
IHR = (0.4237)3+ 0 + 15 x 0.000565 (0.36 – 0.4237)2
3

IHR = 0.00510m4

XVII-7-4 Calcul de la contrainte de notre béton (σbc)

Mser.Y
σbc =
IHR

Pser l2 0.01621(4.70)2
Mser= Mser=
8 8

Mser= 0.0447MN.m

0.0447 x0.4237
σbc =
0.00510

σbc = 3.72MPa

σbc < σ’bc → la condition est vérifiée, notre béton peut résister aux charges

XVII-7-5 Calcul de la contrainte de nos aciers (σs)

15Mser.
σs = (d – y)
IHR

61 | P a g e
15 x 0.0447
σs = (0.4237 – 0.36)
0.00510

σs = 60.77 MPa

σs < σ’s → la condition est vérifiée, nos aciers peuvent résister aux charges

Schéma de ferraillage de la poutre

1 : Armatures de montage : 3HA8

2 : Armatures en travée : 5HA12

3 : Armatures sur appui : 3HA12

4 : Cadres : HA6

62 | P a g e
XVIII. DIMENSIONNEMENT DE L’ESCALIER

XVIII-1 Détermination des dimensions géométriques de notre escalier :

Le dimensionnement de l’escalier dépend de la relation de blondel : 60≤G+2h≤64

Soit a considérer :

h: la hauteur de la marche ou la contremarche ;

G : le giron ;

H : la hauteur a affranchir ;

e: épaisseur de la paillasse ;

p : la pente de l’escalier.

XVIII-1-1 Trouvons le nombre de contremarches (n):

On sait que : h doit être compris entre 16 et 20 cm maximum

Dans le cadre de notre projet, nous avons opté pour h = 17 cm

On a : n =
H
avec : H = la hauteur de l’étage = 3.15 m
h

n=
315
= 19 contremarches
17

n = 19 contremarches

XVIII-1-2 Calcul du giron (G) :

Selon la relation de BLONDEL 2h+G=60 à 64

Avec : G + 2h = 62

G = 62 – 2(17)

G = 62 –34

G= 28cm

On adopte G = 30 cm

63 | P a g e
XVIII-1-3 Calcul de l’épaisseur de la paillasse (e) :

l l
Soit la relation : ≤e≤ avec : l = la longueur de la volée = 2.40 m
30 20

240 240
≤e≤
30 20

8 ≤ e ≤ 12 D’où e = 12 cm

64 | P a g e
Fig.10 vue en plan et coupe de l’escalier

XVIII-2 Descente des charges :

La pente de l’escalier

⟹ P= = 0,5666 ≃ 0,57 ⟹ P = 29,5 ≃ 300 de l’escalier


h 17
P=
g 30

On adopte P = 300

XVIII-2-1 Calcul des charges permanentes

La pente P = g = 30 = 0,56 ⟹ α = 300


h 17

XVIII-2-1-1 Charge permanente au niveau du palier

Gp = (φ x S x ep) + g (revêtement+enduit)

Avec φ= 25 KN/m3 poids volumique du béton

ep = 0,1 épaisseur du palier

g = 0,60kN/m² charge du revêtement

Sp = la surface du palier

Sp =2.15 x 1.20=2.58m²

Gp = 2.58 (25x0, 1 + 0, 60)

Gp = 7.11KN

XVIII-2-1-2 Calcul de la charge permanente au niveau de la volée


φ
Gv = . e + g (revêtement)
cosα

Avec :

φ : poids volumique du béton


h :;
e : épaisseur moyenne =e+2 e =12+ =20cm
2
65 | P a g e
α: L’angle = 300

25
J0,30°
Gv = ( . 0,1 + 0,60) 2, 40 m²

Sv = 2, 40 m²

Gv =7.33KN

XVIII-2-2 Charge variable de l’escalier

QP= (2.15 x 1.20)2.5

QP=6.45kN

Qv= (2.40 x 1.00)2.5

QV=6KN

XVIII-2-3 Combinaison d’action

Nup = 1,35 Gp + 1,5 Q

Nup = 1, 35 (7, 11) + 1, 5 (6.45)

Nup = 19,27KN

Nserp = G + Q

Nserp = 7, 11 + 6

Nserp = 13.56kN

Nuv = 1, 35 Gv + 1, 5 Q

Nuv = 1, 35 (7, 33) + 1, 5 (6)

Nuv = 18, 90 KN

Nserv = G + Q

Nserv = 7, 33 + 6

Nserv=13.33KN

66 | P a g e
On va déterminer la section d’armatures avec la charge du palier qui a une charge plus
élevée par rapport à la volée.

XVIII-3 Calcul des moments maximal à l’E.L.U

Mu= =
Pu.l2 5.35 3.60#2
= 8.67KN.m
8 8

Mu=8.67KN.m

Le dimensionnement de l’escalier sera assimilé à celle d’une poutre isostatique soumise à


la flexion simple. Ces calculs se feront à l’E.L.U

bo= 1.00 m ; h = 0.20 m ; d = 0.18 m.

XVIII-3-1 Calcul du moment réduit

µu= avec : fbu =


Mu 0.85 x fc28
b.d .fbu
2 = 14.16MPa
1.5

µu=
0.00867
:.00 0.18#2 .14.16
=0.094

µu= 0.094 < 0.186 →Pivot A

Pas d’armature comprimée.

XVIII-3-2 Calcul du coefficient (α)

α = 1,25(1-f1 − 2µu)

α = 1,25(1- √1 − 2x0,0094)

α = 0,1236

XVIII-3-3 Calcul de la position du bras de levier (zu)

zu = d (1-0,4α)

zu = 0.18 (1-0,4x0, 1236)

zu = 0,1710m

XVIII-3-4 Calcul des armatures tendues

Ath=
Mu 400
Zu .fsu
avec: fsu = = 348 MPa
1.15

Ath= =0.0001456m²
0.00867
0.1710 x 348

67 | P a g e
Ath = 1.14cm2

Section réelle:5HA12 = 5.65 cm2

XVIII-3-5 Détermination des armatures de répartition


Ath
Asrep=
3

>.M5
Asrep= = 1, 88
3

Asrep =1,98 on adopte 1, 70 soit 7HA6

XVIII-4 Vérification de la condition de non fragilité

L’ouvrage est non fragile si la condition suivante est respectée :

As ≥ 0, 23.bd
ft28
fe

ft28
Or 0, 23.bd = 0, 23 x 0.20 x 0.18 x 2.10/400 = 0, 435 cm²
fe

Comme As = 4,52cm² > 0,4355 cm² ;

La condition est vérifiée

68 | P a g e
Ferraillage de l’escalier

6HA6

0 .1 7
9HA6
0 .3 0
0 .1 5

10HA8

2 .4 0 1 .2 0

69 | P a g e
CONCLUSION

A Travers l'ensemble des étapes qui nous ont permis d'établir ce travail, qui n'est
qu'une expérience primaire par rapport à nos connaissances mais qui nous permis d'avoir
une certaine vision claire et intéressante dans le domaine du dimensionnement, nous en
sortons satisfaits.

Ce stage projet nous a permis non seulement de mettre en pratique les connaissances
théoriques apprises en classe, mais aussi de nous familiariser avec l’environnement
professionnel.

Cette étude de la structure nous a permis d’acquérir plusieurs connaissances en matière


de dimensionnement et de predimensionnement

Les résultats d’études de dimensionnement sont satisfaisants pour l’ensemble des


éléments dimensionnés. Cela s’explique par une parfaite compatibilité entre les
sollicitations induites par les actions appliqués au bâtiment et les limites qui constituent
l’ossature porteuse

70 | P a g e
BIBLIOGRAPHIE

1- ADRTT, SOMICERD : Guide de construction en bâtiment, édition 1995-1996


Hachette
2- HUSSON J.M, Etude de structure en béton armé (BAEL 91 revise 99), Edition
casteilla 2002
3- KARSENTY G : la fabrication du bâtiment de gros œuvres, éditions EYROLLES
2005
4- RENAUD H : Dessin technique et lecture des plans, édition Foucher 144 pages
5- RENAUD H et LETETRE F : ouvrage en béton armé (technologie du bâtiment-
gros œuvres), édition Foucher, 272 pages
6- RENAUD H et LAMIRAULT J. : Béton armé guide de calcul (bâtiment et génie
civil), édition Foucher, 144 pages.
7- KOUMBA Alphonse, enseignant à l’ENSP : Cours de Béton armé, année 2009-
2010.
8- KOUMBA Alphonse, enseignant à l’ENSP : Cours de structure béton, année 2011-
2012.
9- MALANDA Narcisse, enseignant à l’ENSP : Cours de technologie I et II, année
2009-2010 ; 2010-2011

71 | P a g e
Annexe

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