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Commission du dialogue interreligieux

DÉLÉGATION DE CÔTE d’ivoire

Zébra, 17 juin 2008

PROPOSITION POUR LE DISCERNEMENT


DANS LA DÉLÉGATION IMC EN CÔTE D’IVOIRE

Analyse de la réalité :

1. C’est depuis sept ans que nous sommes au nord et nous avons acquis une réputation de respect
et bon accueil envers nos frères musulmans et envers ceux qui suivent la Religion
Traditionnelle.

2. Nous avons aussi montré un grand intérêt pour la connaissance des cultures et l’apprentissage
des langues locales qui nous ont apporté une relation d’amitié avec toutes les personnes du
milieu au-delà de la profession de foi de chacun et chacune.

3. Nous sommes présents dans un diocèse où une grande majorité de la population suit l’Islam
ou des Religions Traditionnelles et nous avons un évêque très sensible à cette réalité et qui est
très reconnaissant du service missionnaire que nous avons développé pendant toutes ces
années.

4. Le vécu du phénomène religieux dans ce milieu est serein et pas de tout fondamentaliste, ce
qui faciliterait en principe en dialogue envers tous.

Inspiration :

Deux des trois critères pour l’ouverture de l’IMC en Côte d’Ivoire ont été :
a) Un nouveau style de mission en Afrique.
b) Le dialogue interreligieux.

Ces critères ont été toujours soulignés par toutes les Directions Générales depuis l’ouverture de la
Côte d’Ivoire.

Deux des trois critères de l’ouverture IMC au nord de la Côte d’Ivoire ont été (cf. Actes de la 1ère
Conférence):
a) Le dialogue interreligieux.
b) Une culture homogène : l’inculturation.

Ces inquiétudes ont été toujours présentes dans toutes les équipes missionnaires IMC qui ont travaillé
dans les missions de Dianra et Marandallah.

Dans le Nord, il y a deux réalités très claires :


a) Les Musulmans qui parlent le dioula.
b) Les Sénoufo qui parlent leurs langues et maintiennent très vives leurs traditions.

Dans les Actes de la 2 ème Conférence, nous affirmons qu’on doit « avoir un missionnaire responsable
du Dialogue Interreligieux qui élabore un projet d’action à soumettre à la Délégation » (cf. 6.2.1).

Nous « reconnaissons l’insertion comme un complément valide de la pastorale paroissiale. Pour nous
l’insertion est vivre en simplicité de vie… Vivre au milieu de gens plus pauvres en partageant leur condition
de vie… Vivre avec une ouverture à tous… Vivre ce style de vie sans un engagement paroissial direct » (cf.
5.2.2).

Nous voulons « aider à promouvoir une méthodologie pour une inculturation de la Bonne Nouvelle »
(cf. 6.3.3).

C’est dans l’esprit de cette invitation que je partage avec vous cette brouillon de proposition de
façon qu’elle puisse être discernée par la Délégation sans avoir la préoccupation du personnel mais avec
l’inquiétude d’avoir un projet de notre Délégation qu’on puisse présenter pas seulement au Conseil
Général, mais aussi à tout l’Institut.

Critères :

1. Une présence dans un village d’une de nos missions du nord.

2. La flexibilité de la présence : qu’elle cherche plutôt l’accord des autorités traditionnelles et


religieuses autochtones que la demande des documents de propriété envers l’État.

3. Une mise en place de la communauté selon les moyens locaux et en consonance avec
l’architecture villageoise déjà existante.

4. Une communauté mixte qui puisse partager la réflexion et la vie avec une équipe des laïcs
chrétiens sénoufo pour qu’on puisse comprendre davantage la religion traditionnelle.

5. La collaboration et le partage avec la communauté IMC présente dans la paroisse à laquelle


appartienne le village choisi comme présence pour le dialogue.

6. L’inquiétude pour améliorer l’inculturation du message chrétien dans le milieu sénoufo.

Lignes d’action :

1. L'étude, la réflexion personnelle et communautaire des langues, religions et cultures du milieu.

2. La participation aux rencontres et célébrations (si c'est possible) des différentes religions du
milieu.

3. Les relations amiables et de voisinage avec les gens des autres religions.

4. La possibilité de continuer le chemin d'inculturation de la foi en faisant des propositions à la


mission, à la communauté chrétienne paroissiale et à l'Église d'Odienné.

5. La collaboration avec la paroisse où se trouve le village.

6. L'attention à la dignité intégrale de la personne (par exemple, femme, santé, éducation) en


faisant un chemin avec les gens avec des structures à la portée des gens.

Brouillon de proposition :

Une présence d’insertion dans un village d’une de nos deux missions du nord pour le dialogue
interreligieux et l’inculturation de la foi chrétienne.

Ramón Lázaro Esnaola


Responsable de la Commission du Dialogue Interreligieux IMC en CI

Commission du dialogue interreligieux


DÉLÉGATION DE CÔTE d’ivoire

Commentaires du Secteur Nord IMC :

 Il faudrait se demander si ça vaut la peine encore d’ouvrir une communauté IMC dans le
Nord.
 C’est plus une proposition liée à l’insertion qu’au dialogue parce que nos interlocuteurs ne
sont pas tellement préparés pour ce dialogue.
 De toutes façons, nous ne cherchons pas un dialogue des idées ou théologique mais une bonne
relation de voisinage et la possibilité de faire ensemble des réalisations et nous inviter
mutuellement aux différents événements religieux annuelles. Mais, est-ce que c’est ça ce que
l’IMC attend de nous lorsque nous parlons de dialogue ?
 Certainement, il y aurait beaucoup de travail surtout si nous commençons par le domaine
culturel. Parce qu’il y a une mentalité culturelle traditionnelle très présente dans cet
environnement. Mais cela impliquerait un choix de la Délégation claire et explicite.

Proposition du Secteur Nord IMC :

 Plus qu’une ouverture d’une nouvelle présence, il faudrait plus penser à une personne ou deux
qui se détachent temporellement de leurs communautés pour passer de temps dans cette
nouvelle présence et retournent régulièrement à la mission jusque qu’on commence à
concrétiser davantage ce nouveau type de présence et puisse être plus stable.
 Donc, il s’agirait d’un chemin progressif et qui demanderait d’une certaine stabilité.
 La personne ou les personnes qui initieraient ce type de présence devraient avoir au moins la
sureté qu’ils ne seront pas changés au moins pendant six ans.

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