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IMAGES VIDEOS ET TELEVISION

1. Structure d’une image noir et blanc


Une image peut être caractérisée par un ensemble point lumineux juxtaposés
appelés « pixels »
Chaque pixel est caractérisé par ses coordonnées x, y et son intensité lumineuse ou
luminance λ(x,y).
Dans le système vidéo 625 lignes, 25 images par seconde sont visualisées. Chaque
image comprend 625 lignes organisées en deux trames de 312,5 lignes entrelacées. Lors de la
première trame, l’image proprement dite débute au milieu d’une ligne et finit à la fin d’une
ligne et pour la seconde l’image débute en même temps qu’une ligne et finit au milieu.
A la prise de vue, l’image est explorée par un système de balayage en x et y. En x le
balayage ligne a une période de 64 us par ligne avec un déplacement utile d’environ 52 µs et
un retour de balayage qui doit se faire en moins de 10 µs. En y, le balayage trame est plus lent
puisqu’il correspond à 312.5 lignes ; il dure 20 ms et l’image utile est de 287.5 lignes par trame.
Les 25 lignes restantes ne contiennent aucune image et servent au retour de balayage x.
Lors du balayage de l’image, on recueille un signal de luminance λ[x(t), y(t)]. Comme x et
y sont des fonctions simples du temps on recueille un signal λ(t) qui est transmis en même
temps que x(t) et y(t) ce qui permet la restitution de l’image à la réception.

2. Transmission des informations vidéo.


Au lieu de transmettre x(t), y(t) et λ(t), on ne va transmettre que λ(t) et des signaux
impulsionnels Ix(t) ligne et Iy(t) de trame. Toutes les 64 µs une impulsion dite de ligne de durée
4.7 µs va synchroniser l’oscillateur local de balayage ligne. Toutes les trames, une impulsion
de trame d’environ 160 µs va synchroniser le générateur de balayage trame.
Dans une console de visualisation ou un micro-ordinateur visualisation intégrée les trois
signaux λ(t), Ix(t) et Iy(t) sont utilisés séparément : le premier après amplification attaque le
Welnel d’un tube cathodique et Ix et Iy synchronisent les balayages respectifs. Pendant les
retours de balayage le signal λ(t) est nul.
En télévision ces trois signaux sont mélangés en un signal appelé signal vidéo
composite. Ce signal peut être transporté directement par câble ou après modulation par voie
Hertzienne.
La plupart des moniteurs noir et blanc fonctionnent avec ce signal composite.

2-1 Signal composite.


Afin de conserver la synchronisation du balayage ligne, il faut qu’une impulsion ait lieu
toutes les 64 µs même pendant le retour de balayage trame. Pour ce faire au lieu de transmettre
une impulsion image de durée élevée, on transmet des impulsions de durée voisine de 60 µs
(impulsion de trames) avec une récurrence de 64 µs. Lors du passage du signal de

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synchronisation ainsi obtenu dans un intégrateur, les impulsions ligne ordinaires donneront une
faible contribution alors que les impulsions de trame plus large seront intégrées pour former
une impulsion unique qui servira synchroniser le balayage trame.
Comme toutes les impulsions se succèdent avec une périodicité de 64 µs, un circuit
différentiateur va donner une impulsion à chaque front détecté dans un même sens.
Afin d’améliorer les performances des circuits différentiateur et Intégrateur, on
rencontre une autre norme (fig. 1) pour les systèmes grand public.

A la fin d’une trame, les impulsions de ligne de 4,7 µs de périodicité 64 µs sont


remplacées par 5 impulsions de 2,3 µs de périodicité 32 µs dites de pré-égalisation. Elles sont
suivies de 5 impulsions de trames larges de 27,3 µs de périodicité 32 µs. Ensuite, on retrouve 5
impulsions de 2,3 µs de périodicité 32 us dites de post égalisation. La séquence normale de
balayage ligne peut alors démarrer et 17 lignes plus loin apparaît le signal de luminance. On
voit ici que toutes les 64 µs. on obtiendra un front d’impulsion. Les impulsions intermédiaires
sont sans action sur la synchronisation du balayage ligne.
Le signal de synchronisation x + y négatif est ajouté au signal de luminance λ(t) qui est nul
pour le noir et positif proportionnellement à l’intensité lumineuse des pixels, on obtient un
signal vidéo composite. Si on représente le niveau le plus bas du signal et 100% le niveau du
blanc de 0 à 30%, on a une luminance nulle et les impulsions Ixy et de 30% à 100% les différents
niveaux de luminance.

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2.2 Séparation des signaux vidéo
La séparation de λ(t), Ix et Iy doit se faire au niveau de l’utilisateur. Celui-ci est soit un
système de visualisation, soit un système d’acquisition numérique.
Le signal transmis n’a pas de composante continue. On va restituer celle-ci par un système
non linéaire à diode ou à transistor qui va amener le niveau bas du signal au potentiel 0. En
opérant un seuillage, à 30% de la valeur de crête, avec un comparateur, on obtiendra en sortie
le signal de synchronisation Ixy. Avec un amplificateur linéaire vidéo à large bande dont le
seuil d’amplification démarre aussi à 30%, on obtient le signal λ(t).
On attaque un circuit intégrateur par Ixy. A la sortie de celui-ci, seules les impulsions
larges de trames donneront une contribution sous forme d’une impulsion amortie qui sera mise
en forme par une bascule de Schmitt délivrant le signal Iy.
On attaque un circuit dérivateur par Ixy également. A la sortie au front descendant des
impulsions de Ixy correspondent les impulsions Ix nécessaires la synchronisation du balayage
(fig.2).

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3. Signaux vidéo pour image en couleur
Une image en couleur peut être obtenue par la superposition de trois images colorées en
rouge, vert, et bleu, avec un signal de synchronisation commun.
La première représentation consiste à avoir quatre signaux

- 3 signaux de luminance R(t) rouge, V (t) vert, B (t) bleu.


- 1 signal de synchronisation ligne - trame.
Cette représentation est couramment appelée R.V.B. Elle est utilisée dans les moniteurs
de télévision de studio dans les applications dites de ‘péritélévision” comme nous le verrons
plus loin.
La deuxième représentation consiste à avoir un signal composite complet contenant
quatre signaux :
a) 1 signal de luminance Y = αR+βV+σB
b) 1 signal de synchronisation.
Ces deux signaux permettent d’obtenir une image noir et blanc, à partir d’une image en
couleur et le dosage α, β et σ permet dans un récepteur couleur d’obtenir une image noir et
blanc, à partir d’un signal vidéo noir et blanc. On dit que ce signal permet la compatibilité entre
le noir et blanc et la couleur. (dans les deux séries).
c) signaux, dits, de chrominance.
Db(t)= B(t) - Y (t)
Dr(t) = R (t) - Y (t)
Ces signaux modulent des sous porteurs avant d’être mélangés à Y (t) dans le signal
composite par cette modulation, les signaux de chrominances ne sont pas véhiculés dans la
même bande spectrale que Y (t) et peuvent donc être séparés à l’arrivée par filtrage. Le signal
de synchronisation est séparé par seuillage comme en noir et blanc.
Il est facile de reconstituer R (t), B (t), et V(t) à partir de Y(t), Db(t) et Dr (t).

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L’utilisation du signal composite complet est faite en télévision et pour les moniteurs
recevant l’information sur un fil. On rencontre en Europe deux standards principaux.
a) PAL les signaux Db et Dr modulent en amplitude deux sous porteuses de même fréquence en
quadrature, donc orthogonaux, donc démodulables aisément bien qu’occupant la même zone
spectrale.
b) SECAM les signaux Db et Dr modulent deux sous porteuses de fréquences voisines mais qui
sont transmises alternativement d’une ligne à la suivante.
Gràce à une ligne à retard, on utilise le signal D de la ligne précédente pour qu’à chaque
ligne, on ait Db et Dr .Ce procédé utilise le fait que l’information de couleur varie moins vite
que l’information de luminance Y(t) qui contient la finesse de l’image.

4. Utilisation de la prise péritélévision « PERITEL »


Cette prise située à l’arrière des téléviseurs couleurs depuis quelques années permet
d’étendre l’utilisation de ceux-ci dans de nouvelles applications. Cette prise a 21 entrées-sorties.
Gràce à deux signaux de commutation agissant sur deux multiplexeurs, on peut faire
apparaitre sur l’écran une image de téléviseur normale, ou l’on a une image envoyée par la prise
péritel, où le téléviseur peut être utilisé comme un moniteur spécial.

1) Commutation lente (CL)


Deux multiplexeurs MUX 1 et MUX 2 aiguillent les signaux vidéo composites d’images
et les signaux sons venant respectivement de la modulation classique du téléviseur ou des
entrées moniteur vidéo 20 (images) puis 2 et 6 (son). Selon le niveau du signal de commutation
lente :
-Niveau 0, inactif, 0 à 1 volts. Le signal vidéo arrivant au décodage RVB est celui du téléviseur
de même que le signal son.
-Niveau 1, actif, 10 à 12 volts. Le signal vidéo arrivant au décodage RVB est celui venant de la
prise péritel ainsi que le son.

2) Commutation rapide (CR)


Cette commutation n’agit que sur l’image visualisée.

Un multiplexeur MUX 3 délivre 3 signaux RVB vers l’ampli vidéo et la visualisation


selon le niveau logique du signal 16 de commutation rapide.
-Niveau 0, inactif, 0 à 0,4 volts. Le signal RVB vient du décodeur RVB du téléviseur.
-Niveau 1, actif, 1 à 3 volts. Le signal RVB vient des entrées R (15), V (11), B (7) de la prise
péritel. La commutation est dite rapide, car elle peut se faire à la vitesse des pixels.
On va donc rencontrer différents domaines d’applications

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CL= 0, CR= 0 - Utilisation en téléviseur
CL= 1, CR= 0 - Utilisation en moniteur couleur, à partir d’un signal vidéo composite attaquant
l’entrée 20 (application aux jeux vidéo et micro-ordinateurs fonctionnant en PAL).
CL= 1, CR= 1 - Seuls les éléments de synchronisation du signal envoyé en 20 seront utilisés,
ce sont les signaux des entrées RVB de la prise péritel qui seront visualisés. On obtient donc un
moniteur vidéo avec la meilleure bande passante possible puisque les signaux RVB produits,
sont directement visualisés sans modulation.

Le magazine télévisé Antiope décode le signal vidéo reçu par le téléviseur et qui renvoit
en 19 sur la prise et restitue des pages de textes visualisées en RVB. Les micro-ordinateurs
d’origine européenne (TO7, Alice, etc...) utilisent aussi le téléviseur de cette façon.

CL fixée à 1 ou 0, CR variable d’un pixel à l’autre.


Selon le niveau de CL, une image apparait sur l’écran venant du récepteur ou par la prise
20.
L’entrée CR est à 0 en l’absence de signal RVB externe et à 1 en présence de celui-ci.
Dans ce dernier cas, l’image RVB externe prend la place de l’image précédente pixel par pixel
l’image RVB est incrustée dans l’autre image.
Cette possibilité est utilisée avec Antiope pour faire des sous-titres sur l’image télévisée
reçue normalement.
Dans la réalisation de notre système de traitement d’image. Toutes ces possibilités de la
prise “péritélévision’’ sont toutes utilisées.