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GENERALITES SUR LES GLISSEMENT DU

CHAPITRE I: TERRAIN.

I. Introduction :

Les glissements de terrain sont des mouvements qui affectent les talus et les

versants naturels. Ils provoquer des dommages importants aux ouvrages et aux constructions,
avec un impact «économique sensible, et parfois causer des victimes. Ils surviennent à la suite
d’un événement naturel (forte pluie, érosion de berge, séisme, etc.) ou sont la conséquence
plus ou moins directe d’action de l’homme, telle que travaux de terrassement ou
déforestation. L’étude des glissements de terrain et la prévention du risque qu’ils engendrent
relèvent de la géologie appliquée et de la mécanique des sols.

II. Glissement de terrain :


Une bonne connaissance du risque “mouvements de terrain” doit permettre de répondre aux
questions reproduites ci-après :

Figure. I.1.terminologie d’un glissement.

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CHAPITRE I: TERRAIN.

Qu’est-ce qu’un glissement de terrain ?

Un glissement de terrain est déplacement vers le bas de matériaux géologique sur


un versant, autrement dit un plan de glissement plus au moins continu, plus en moins plan ou
incurve. Apre la mise en mouvement la masse conserve globalement sa consistance et
sa physionomie, elle est donc toujours reconnaissable, ce qui permet de différencier les
glissements des coulée de boue. Le terme glissement fait également référence aux formes de
terrain qui résultent de ce mouvement. A L’Algérie, les glissements de terrain présentent une
grande diversité, reflétant ainsi les différents milieux du pays.

En quoi consistent les glissements de terrain ?

Les mâtereaux géologique d’un glissement de terrain peuvent être constitues ou de


sédiments meubles ou de tous ces matériaux à la fois. Par sédiment on entend toute matière
géologique qui n’est pas de la roche solide, les sédiments comprennent l’argile, le limon, le
sable, le gravier, et les blocs, ou une combinaison de ces matières. Un glissement de terrain
peut emporter des matériaux géologiques dont les caractéristiques différentes de matériaux,
peuvent s’ajouter les arbres et l’eau. On appelle débris ce mélange de matériaux déplaces.

Comment les glissements de terrains se déplacent-il ?

Les glissements de terrains progressent vers la base des pentes sous l’effet de la gravite.
Toutefois, si les matériaux géologique sont particulièrement faibles ou sensibles ou
satures d’eau, la gravite revête moins d’importance. La façon dont la rupture se produira et le
mode de déplacement des matériaux de la géologie et de la topographie spécifique d’une
région. Les glissements de terrain présentent divers modes de déplacement allant de la
chute libre au basculement, en passant par le glissement de masse relativement intactes
jusqu’à la coulée de matériaux complément désintègres, et quelquefois a l’état liquide.
De nombreux glissement combinent plus d’un mode de déplacement, passant d’un type
de déplacement vers un autre en faction de l’état de désintégration et de saturation de la masse
en mouvement.

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III. Différent type de talus :


III.1. Généralités.

Dans leur construction et leur fonctionnement, les talus subissent des conditions de
chargement variées. Nous pouvons classer les types de rupture liés aux mouvements de
terrains, en deux groupes ; ceux associés aux pentes naturelles et ceux des talus artificiels.

III.2. Pentes naturelles.

Il s’agit des talus existants, peu homogènes et présentant des variations géologiques
et éventuellement des discontinuités.

III.3.Talus artificiels.

Les talus artificiels sont essentiellement affectés par des glissements parfois par des
phénomènes de fluage. On peut les classer en fonction des types d’ouvrages :

Talus en déblai.

Talus en remblai sur sol non compressible.

Talus en remblai sur sol compressible.

Digue et barrages en terre.

IV. Types de glissement de terrains :

Les types de glissements de terrains sont très nombreux. Leur classification est
variable suivant les critères prise en compte : forme et volume de la masse instable,
profondeur et forme de la surface de cisaillement (plane ou courbe), vitesse de déplacement,
mécanisme.

IV.1. Glissement plan :

En général, la ligne de rupture suit une couche peu épaisse de caractéristiques


mécanique médiocre, et sur laquelle s’exerce souvent l’action de l’eau, une telle
est appelée couche savon.

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On peut citer comme causes :

Glissement d’un matériau d’altération sur un niveau «lubrifiant» (limon sur


argile).

Glissement d’une couche mince des caractéristiques mécanique médiocres sur un


substratum.

Glissement par extension d’une couche peu résistante.

Figure .I.2 : Glissement plan.

IV.2. Glissement rotationnel :

Ce type de glissement se traduit par un basculement de la masse le long d’une


Surface courbe plus ou moins circulaire.

Les glissements rotationnels ont quelques caractères communs, dont on distingue


Essentiellement :

des fissures de traction apparaissant en tête.

un escarpement correspondant au départ de la surface de glissement.

un bourrelet de pieds formé à la base par la masse glissée.

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Figure .I.3 : Photo et croquis d’un glissement rotationnel.

Ces mouvements encore se décomposent en deux autres classes :

IV.2.1. Glissement rotationnels simples :

C’est le type le plus fréquent, la surface de rupture a une forme simple et peut
être assimilée à une portion de cylindre ; Appelée aussi niche d’arrachement. L’analyse du
risque de rupture par calcul est alors probable par les méthodes classiques. Le plus souvent, la
ligne de rupture peut être assimilée a un cercle, il s’agit alors d’un glissement circulaire. Si la
ligne de rupture a une forme plus complexe, le glissement est appelé / glissement non
circulaire.

Les causes d’instabilité peuvent être dues soit à :

Une augmentation des sollicitations.

Une modification des caractéristiques mécaniques (perte de résistance au

cisaillement) des sols.

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Figure. I.4: Schéma illustrant glissement rotationnel.

IV.2.2. Glissements rotationnels complexes :

Il s’agit des glissements multiples ≪ emboites ≫ les une dans les autres. L’apparition du
premier glissement, en bas d’une pente, conduit a une perte de butée pour les terres situées au-
dessus, provoque des glissements Successifs remontant vert l’amont.
Dans les glissements rotationnels complexes on peut citer :

les glissements en escalier : constitué par un ensemble de glissement en courbes peu

profonds créant une topographie en escalier.

Les glissements par suppression de la butée et effondrement d’un coin de terrain,


Les glissements composés : ces derniers peuvent être une composition des différents
glissements précédemment décrits. La géométrie des couches peut induire une surface
de rupture qui se compose d’une composition d’éléments plans et d’éléments courbes.

Figure .I.5 : Glissement rotationnel complexe (en escalier).

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IV.3. Glissements composite et complexe :

Un glissement composite associe fréquemment une rupture gauche en tète et


ce glissement et une rupture plane qui se prolonge vers l’aval. Les glissements
complexes peuvent prendre des formule diverses.
A - Basculement de blocs.
B - Glissement rotationnel.

IV.4. Glissements boueux

Les glissements boueux sont définis comme des mouvements de masse dans lesquels
des matériaux argileux, silt eux ou sableux avancent principalement par glissement sur
des surfaces cisaillement aux limites avec une lenteur relative et constituent des
accumulations lobées ou allongées.

Figure .I.6 : Schéma illustrant un glissement boueux.

IV.5. Glissement coules :

Les deux termes glissements coules qui sont apparus pour designer des mouvements
dans des cendre volcaniques, des terrils, des remblais et qui ont été définies en terme
de mécanique des roches, comme une forme particulière de désintégration d’un glissement des
matériaux grossiers, dans lesquels les débris deviennent une masse fluide capable d’un grand
pouvoir destructeurs, glissement coules est également et terme utilise pour les
phénomènes

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qui se produisent dès les argiles dites ≪ sensible ≫ sur des versant même faible de pente ou
subhorizontaux, dans ce type de roche la rupture ce produit initialement a la base, a la suite de
sursaturation locale, et sous la forme d’un glissement. Se développe de manière
régressive tranche par tranche et argile glissée se transforme en une boue visqueuse.

Figure .I.7: coulée.

V. Evolution et réparation des glissements de terrain :

Dans la majorité des cas, les glissements ne se déplacent pas d’un seul bloc. Tous les
compartiments ne suivent pas forcement la même direction et n’évoluent pas à la
même vitesse. A cause des hétérogénéités du sol, ils ne présentent pas partout les mêmes
propriétés (nature des matériaux, pente, localisation des infiltrations et des écoulements
etc.), ce qui induit deux effets :

1) D’une part, toutes les zones ne sont pas soumises aux mêmes contraintes, ou pas à la
même intensité.

2) D’autre part, lorsqu’une contrainte (la pression interstitielle par exemple) s’exerce de
manière uniforme sur l’ensemble du site, elle va être plus ou moins bien supportée par
lesdifférentssecteurs.

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La répartition spatiale des glissements de terrain est guidée par la topographie et la géologie,
c’est-à-dire par l’environnement physique. Ils concernent non seulement les régions
montagneuses et côtières, mais aussi les bassins à forte densité de vides souterrains. Les sols
argileux sont très sensibles aux variations de teneur en eau. Leur occurrence est très marquée
par les variations climatiques (périodes de fortes pluies, fonte des neiges, sécheresse).

L’extension des glissements de terrain est variable, allant du simple glissement de talus très
localisé au mouvement de grande ampleur pouvant concerner l’ensemble d’un versant.
Les profondeurs des surfaces de glissement varient ainsi de quelques mètres à plusieurs
dizaines de mètres de profondeur. On parle de glissements superficiels dont les signes
visibles en surface sont souvent spectaculaires ( fissures dans les murs des habitations,
bourrelets dans champs, poteaux penchés ……..) et de glissements profonds qui présentent
moins d’indices observables et qui sont donc plus difficilement détectables.

VI. Probabilité d’un glissement de terrain :

L’analyse d’une série de paramètres fondamentaux permet de définir, dans une large mesure,
la probabilité d’occurrence d’un glissement ainsi que sa localisation. La force de cohésion et la
composition du terrain sont des facteurs décisifs dans la probabilité d’occurrence d’un
glissement.

VI.1. Force de cohésion :

Force qui repose sur l’attraction des particules du sol entre elles et de l’attraction entre
ces particules et l’eau stockée dans le sol. Si le sol est, par exemple, composé exclusivement
de matériel granulaire, la cohésion entre les différentes particules du sol est minime,
voire nulle. Dans ce cas, seule la force de frottement peut s’opposer à un éventuel glissement
de terrain.

VI.2. Force de frottement :

Force qui freine une couche de terrain meuble ou de roche par frottement contre
la couche sous-jacente. La force de frottement est faible si, par exemple, les terrains meubles
ou les roches comportent des discontinuités remplies de particules fines. Dans ce cas,
la probabilité de voir une couche glisser sur l’autre vers l’aval est très élevée.

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Force gravitaire
Force qui entraine la matière vers le centre de la terre ; dépend de la pente du terrain.

Les autres facteurs jouant un rôle décisif dans la probabilité d’occurrence d’un
glissement
sont :
VI.2.1. Déclivité :

Les glissements de terrain peuvent se produire sur des pentes modérées à raides, d’une
déclivité de 10 à 40 degrés généralement.
VI.2.2. Hydrologie :

Un terrain offrira plus ou moins de résistance au glissement en fonction de sa sensibilité


à l’eau, celle-ci dépendant directement de la composition des matériaux constituant le versant.
Les mouvements de masse se produisent avant tous lorsqu’un important volume d’eau pénètre
dans le sol sur une période prolongée. En montagne, ce la n’arrive que lorsque les
températures se situent au-dessus de zéro degré puisque, dans le cas contraire,
les précipitations sont stockées sous forme de neige ou de glace.
VI.2.3. Erosion :

Les processus d’altération tendent à faire disparaitre les sols superficiels et mettent à nu
les couches sous-jacentes. L’infiltration s’en trouve renforcée et la teneur en eau des horizons
profonds augmente. De tels phénomènes réduisent la force de frottement et la cohésion.
VI.2.4. Végétation :

Les racines des arbres et des arbustes peuvent contribuer à améliorer la cohésion du sol. Une
pente peut être fortement déstabilisée en défrichage de terrain, à une tempête ou à la
sécheresse.
VI.2.5. Activités humaines :
Celles-ci peuvent avoir une forte influence sur la stabilité d’une pente. En voici
quelques
exemples :
1) Construction d’infrastructures ou de bâtiments : augmente le poids qui repose
sur la pente et, partant, la force de gravité. La stabilité peut également être
fortement réduite si des constructions sont érigées au bas du versant avec une
excavation dans le pied du glissement (suppression de butée).
2) Arrosage et irrigation : modifie la teneur en eau du sol.

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VI.2.6. Défrichement :

Il entraine le dépérissement des racines des arbres, qui ne peuvent plus jouer leur rôle
stabilisateur.

VI.2.7. E c oul e m e nt s d’ea u :

Les conditions d’écoulement dans une pente peuvent être modifiées notamment par le
compactage ou l’imperméabilisation du sol. Les canalisations présentes dans le terrain
peuvent aussi constituer des chemins d’écoulement préférentiel avec concentration locale des
eaux.
VI.2.8. Pentes artificielles :

Les conditions de stabilité peuvent être fortement altérées si la structure interne d’une
pente est modifiée. Les pentes artificielles présentent souvent des caractéristiques moins
favorables du point de vue de leur stabilité que les pentes naturelles (compactage, cohésion,
drainage des eaux, etc.).

VI.2.9. Déclenchement :

Un mécanisme déclencheur est nécessaire pour qu’une masse se mette en mouvement.


Les principaux mécanismes déclencheurs sont les tremblements, de terre, éruption
volcaniques, activités humaines. Elles peuvent menacer l’équilibre des forces dans la pente.

VIII. Cause des glissements :

La nature géologique des terrains est un des principaux facteurs d’apparition de


ces phénomènes tous comme l’eau et la pente. La saturation des terrains en eau
(présence de sources, fortes précipitations, fonte des neiges brutales) joue aussi un rôle
moteur dans le déclenchement de ces phénomènes. Les matériaux affectés sont très variés
(roche marneuses ou schisteuse, formations tertiaires altérées, colluvions fines, moraines
argileuses, etc.) mais globalement la présence d’argile en forte proportion est toujours un
élément défavorable compte tenu de ses mauvaises caractéristiques mécaniques. Les
glissements de terrain sont des phénomènes qui touchent tout le nord de l’Algérie (trois
quarts des wilayas).

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VIII.1. Matériaux affectes :

Ce sont des mouvements de terrains qui se développent dans des matériaux en général
argileux (perte de résistance au cisaillement). Les glissements rotationnels se développent
dans un milieu homogène et isotrope non affecté par des discontinuités cinématiques. Quant
aux glissements, ils affectent fréquemment les couvertures meubles plaquées sur un
substratum compact en pente. Ces formations de couverture sont souvent constituées de
matériaux d’altération en place, d’éboulis de pente et parfois de moraine.

VIII.2. Les facteurs humains de déstabilisation :

Quel rôle joue l’homme dans la déstabilisation des terrains ?

La présence de l’homme dans un espace se traduit par des remaniements de terrain et une
modification des conditions d’équilibre des versants, ce qui peut contribuer à les déstabiliser.
La concentration des eaux par suite de rejets non maitrise ou de rupture des canalisations, la
surcharge de terrains par suite de remblaiements intempestifs peut, par exemple, déstabiliser
profondément les terrains. La mise en place d’infrastructures peut donc mener à la
réactivation d’un glissement ancien ou bien accélérer les processus de déstabilisation en
cours, voire déclencher un glissement dans une zone initialement stable mais fragile.
Les travaux en pied de versant peuvent également avoir des conséquences considérables : le
fait le modifier ou de faire disparaitre des terrains situé en aval, par exemple en effectuant des
Terrassement, a pour effet de déstabiliser l’ensemble de la masse située en amont assurant
l’équilibre.

VIII.3. Les facteurs naturels de déstabilisation et de réactivation :

On parle de perte de butée de pied pour désigner ce type de déstabilisation, liée à


la disparition d’un appui en aval. Le même mécanisme peut se produire sous l’action érosive
du réseau hydrographique, lorsqu’un cours d’eau qui s’écoule au pied d’un versant vient en
saper la base.
D’autres paramètres physiques peuvent entrer en jeu dans la diminution de la force de
cohésion, comme par exemple :

Les séismes: les secousses peuvent entrainer un remaniement des matériaux,


Modifian localement le contexte physique, comme par exemple le cisaillement et la

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localisation des axes d’écoulement souterrain des sources.

Les conditions météorologiques : les argiles se gonflent et rétractent à


mesure qu’alternent les périodes de fortes pluies et de sécheresse,
entrainant des mouvements du sol localisés. Par ailleurs, les précipitations
peuvent entrainer d’importantes infiltrations d’eau.
Ces quelques exemples montrent que l’eau joue un role important dans la déstabilisation des
versants, et en particulier quand elle agit sur les terrains argileux. L’influence de l’eau sur la
stabilité des versants est loin d’être négligeable.
Enfin, très souvent, le glissement de terrain et les coulées de boue sont déclenchés par
un ensemble de facteurs divers. L’accumulation de certaines conditions défavorables peut
mettre un péril la stabilité du versant. A celles-ci viennent s’ajouter un ou plusieurs
mécanismes déclencheurs.

VIII.4. Accumulation de l’eau dans le sol :

L’augmentation de la teneur en eau d’un terrain est généralement étroitement liée aux
conditions météorologiques. On la doit le plus souvent à des infiltrations ou des remontées
De nappes phréatiques consécutives à des précipitations importantes (intenses et/ou
prolongées), peuvent venir s’ajouter la fonte des neiges.
Si l’on doit le plus souvent attribuer l’augmentation de la teneur en eau d’un terrain à des
causes naturelles, il arrive aussi qu’elle soit liée à la présence de l’homme et à ses activités,
par exemple en cas de fuites, voir en eau après une imperméabilisation des surfaces.

VIII.5. Formes de surfaces de discontinuités :

Ce processus de dégradation et d’altération du matériau peul s’opérer dans le sol s’il y a


des écoulements souterrains. La perte de cohésion qui en résultat peut entrainer la formation
d’une zone de discontinuité, ou surface de cisaillement, dont la forme peut varier selon
la nature des terrains.
Dans les masses homogènes, les surfaces de discontinuité sont courbes. Elles
sont comparables aux traces laissées par une cuillère dans un flan : il s’agit dans ce
cas de glissements rotationnels. Si elles sont hétérogènes, comme dans les argiles litées, les
surfaces de cisaillement se forment au niveau de fissures plus ou moins verticales et suivent

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des zones de contact entre les couches saines et les couches de sédiments altérés.

VIII.6. Evolution au cours du temps :

Les conditions physiques, et donc les contraintes, varient dans l’espace mais également
avec le temps. C’est ce qui explique qu’un glissement n’évolue pas continuellement de la
même manière ni à la même vitesse au cours de sa vie. L’activité d’un glissement est donc
irrégulière au cours même d’une année, puisqu’il est souvent relativement stable pendant
plusieurs mois et propice, en particulier quand les apports en eau ( de précipitations sont
importants, en hiver et au printemps.
Contrairement aux éboulements rocheux et aux coulées boueuses qui se manifestent
brusquement, les glissements évoluent en général lentement. Le volume des glissements de
terrain est très variable : de quelques mètres cubes (loupes) à plusieurs millions de mètres
cubes (versants entiers).
Au cours de la rupture, les masses emportées viennent de déposer en contrebas avec un
certain équilibre, et les terres glissées retrouvent leur stabilité. Le processus peut alors
recommencer. C’est ainsi que la plupart des glissements actuels correspondent en réalité à la
réactivation d’anciennes instabilités.
Autrement dit, il faut bien avoir à l’esprit que les glissements que l’on observe aujourd’hui
évoluent de manière irrégulière, mais également que les mécanismes actuels ne constituent en
réalité qu’une infime partie d’un processus qui évolue à l’échelle des temps géologiques.
La nécessité de remettre régulièrement un état les infrastructures affectées par les glissements
de terrain et les investissements financiers associés font partie des contraintes imposées par
ces phénomènes.

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VIII.7. La géométrie de
terrain :

La pente de la surface du terrain constitue le


premier facteur de stabilité ou d’instabilité.
Une pente de talus trop importante, hauteur
des remblais ou déblais trop forte, l'un ou
l'autre soit augment ou diminue le risque de
glissement. La pente critique dépend de la
nature des sols ou
des roches (caractéristiques de résistance au
cisaillement) et de la présence d’eau dans le
massif.

Figure I.8. La géométrie de terrain

Conclusion :

La nature géologique des terrains est parmi les principaux facteurs d’apparition

des glissements, comme l’eau et la pente. Les matériaux affectés sont très variés (roche
marneuses ou schisteuse, formations tertiaires altérées, colluvions fines, marnes
argileuses, etc.) mais globalement la présence d’argile en forte proportion est toujours
un élément défavorable compte tenu de ses mauvaises caractéristiques mécaniques. La
saturation des terrains en eau (présences de sources, fortes précipitations, fonte des neiges
brutales) joue aussi un rôle moteur dans le déclenchement des mouvements des terres.

Les glissements peuvent entraîner des fissures, des déformations, des déplacements en masse
et des dégâts importants aux constructions. L’expérience montre que les accidents de
personnes dus aux glissements et coulées sont peu fréquents, mais possibles.

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Objectifs :
L’apprenant va connaître la première étape d’une étude de stabilité des pentes «l’établissement de
la structure géologique du site » et le rôle important de l’étude hydrogéologique, il est également
sera présenté aux valeurs indicatives des caractéristiques mécaniques de quelques sols.
La reconnaissance des sols permet d'appréhender les problèmes qui peuvent se poser lors de l'étude
d'un projet de construction ou lors de l'expertise de sinistres. La reconnaissance des propriétés d'un
terrain constitue le lien entre la cause d'un sinistre et les remèdes que l'on se propose de mettre en
place.
Il y a sommairement, deux catégories de moyens de reconnaissances qui complètent les
investigations géologiques de surface :
Les méthodes d’observation du terrain, soit en place, soit à l’aide d’échantillons
(prolongement en profondeur de la géologie de surface) : puits, tranchées, sondages...
Les méthodes de mesure "in situ" basées sur la mesure d’une propriété physique du terrain,
dont font parti les essais géophysiques.
I. Reconnaissance géologique :
C'est l'identification du sol par observation visuelle des différentes couches, confirmée par
l'examen des cartes géologiques. On observe donc pour cela des puits, galeries ou tranchées qui
donne une coupe généralement "fraîche" de sol. Il est aussi possible d'utiliser des cavités existantes.
L'examen des carrières ou des tranchées, situées à proximité de la zone considérée, donne des
précisions immédiates sur les sous-couches. La reconnaissance peut s'effectuer à l'aide de sondages
dont certains exemples sont décrits au paragraphe de la reconnaissance géotechnique. Il sera
possible d'établir des coupes prévisionnelles ou même un bloc diagramme qui pourra être confirmé
par les sondages.

II. Les essais in situ :


Ⅱ.1 Les essais géophysiques :
Les méthodes (essais) géophysiques trouvent leur utilité à différents stades de l’étude
géotechnique. Par exemple, elles permettent d’apprécier l’hétérogénéité d’un site et d’implanter
judicieusement les sondages ou bien de traiter un problème bien spécifique comme la recherche de
cavités.
En aucune manière les méthodes géophysiques ne peuvent se substituer totalement aux
investigations par sondage. Dans certain cas, elles permettent une meilleure approche du
programme de reconnaissance par une réduction du nombre de sondages et une profondeur
d’investigation optimisée.
Il existe plusieurs méthodes utilisé dans l’étude géophysique entre autre : la méthode électrique
et la méthode sismique.
Ⅱ.1.1 Les méthodes électriques :
La méthode consiste à faire passer dans le terrain un courant électrique au moyen de deux
électrodes enfoncées dans le sol (A et B), Au moyen de deux autres électrodes (M et N) on mesure
la différence de potentiel produit par le passage du courant.
La résistivité du sol ou de la roche dépend principalement des états de l'eau interstitielle qui
changent considérablement pour n'importe quel matériau. Par conséquent, des valeurs de résistivité
ne peuvent pas être directement interprétées en termes de type et de lithologie du sol.

Ⅱ.1.2 Les méthodes sismiques :


Il existe différentes techniques d’exploration sismique, telles que la prospection sismique
réfraction, la prospection sismique réflexion et la prospection sismique directe.

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De toutes ces méthodes on utilise la prospection sismique réfraction qui permet une mesure de
la vitesse de propagation des ondes longitudinales dans le sol. Les types de matériaux sont
déterminés à partir de corrélations avec les vitesses.
Le principe consiste à provoquer un ébranlement mécanique (choc ou explosion) qui se
propage dans le sol avec des vitesses qui diffèrent d’un matériau à un autre suivant les terrains
traversés. Cette vitesse des ondes est influencée essentiellement par trois paramètres : la porosité, le
degré de saturation et la profondeur du sol.

Figure. II.2 : La technique de prospection sismique


Ces méthodes présentent quelques inconvénients :
On ne peut faire paraître une couche de faible vitesse située sous une couche à plus forte
vitesse.
Une couche avec une épaisseur inférieur à ¼ de la profondeur, de la surface du sol
jusqu’au-dessus de la couche ne peut pas être repérée.
Des résultats erronés sont obtenus dans des milieux urbains.
Ⅱ.2 Les essais de résistance in situ :
Ⅱ.2.1 L’essai de pénétromètre statique :
L’essai de pénétromètre statique consiste à enfoncer verticalement dans le sol, sans choc, ni
vibration, ni rotation, à vitesse constantes imposée (2 à 3 cm par second), une pointe munie d’un
cône en partie inférieure par l’intermédiaire d’un train de tige qui lui est solidaire et à mesurer la
résistance à la pénétration de ce cône et le frottement latéral mobilisé sur le manchon cylindrique.
À partir des paramètres mesurés l’essai de pénétromètre statique permet d’apprécier entre
autres :
• la succession des différentes couches de terrains, et éventuellement leur nature ;
• l’homogénéité d’une couche ou la présence d’anomalies ;
• certaines caractéristiques des sols traversés.
Ⅱ.2.2 L’essai de pénétromètre dynamique :
L’essai de pénétromètre dynamique consiste à enfoncer dans le sol, par battage de manière
continue une pointe conique portée par un train de tiges, tout on injectant une boue de forage, et on
compte le nombre de coups nécessaire pour faire pénétrer la pointe d’une hauteur de 20, 25, ou de
30 cm.
Le domaine préférentiel d’utilisation des pénétromètres dynamiquesest la reconnaissance
qualitative des terrains lors d’une reconnaissance préliminaire.
L’essai de pénétromètre dynamique peut servir en plus que l’essai de pénétromètre statique :
• Ils fournissent des renseignements utiles pour la prévision des conditions de battage des
pieux et des palplanches.
• À évaluer un ordre de grandeur des capacités portante.
Ⅱ.2.3 Essai de pénétration standard (S.P.T) :
L’essai de pénétration standard consiste à enfoncer dans le sol par battage un carottier à partir
d’un fond du forage aux parois stabilisées après la pénétration du carottier sous l’effet de la
pesanteur et de l’enfantement d’amorçage de 15 cm, et de noter le nombre de coups de mouton
nécessaire pour faire pénétrer le carottier dans le sol d’une hauteur de 30 cm.
L’essai S.P.T permet d’établir une relation entre la résistance à la pénétration d’une part et les
caractéristiques et la variation des sols d’autre part.
L’équipement de forage doit permettre de réaliser un trou de forage nettoyé avant l’insertion
du carottier et doit garantir que l’essai de pénétration sera réalisé dans un sol relativement peu
remanié, et lorsque les parois du forage sont instable, on doit utiliser un tubage et/ou de la boue.
Cet essai s’applique aux sols fins et aux sols grenus dont la dimensionne maximale ne dépasse
pas 20 mm avec une profondeur limité à 50 m.

Figure. II.3 : Essais in situ


II.2 .4 Forage :
Ⅱ.2.4.1 Forages superficielles :
Il est souvent très demandé l’exécution
d’un ou deux puits, sur quelques mètres de
profondeur, à la main, à la pelle mécanique ou par tout moyen mécanique adéquat. Ces puits
permettent de reconnaître visuellement le sol et obtenir des échantillons, remaniés ou non, tant
qu’on se trouve au-dessus de la nappe phréatique.

Ces reconnaissances très utiles peuvent donner une sécurité trompeuse si elles ne sont pas
descendues à une profondeur suffisante, soit parce qu’on trouve l’eau, soit parce que les moyens
utilisés ne permettent pas de dépasser 4 ou 5 mètres.
On ne doit pas, alors, se contenter des indications qu’elles fournissent, mais nécessairement
recourir à d’autres moyens d’investigations.
Ⅱ.2.4.2 Forage profonds :
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Ceux-ci correspondent à l’exécution de trous généralement verticaux, de faible diamètre (de
5cm à 1m) par apport à la profondeur (10 à 30 m parexemple).
L’exécution de telles reconnaissances présentes trois difficultés :
la perforation ou la désagrégation du sol,
la remontée des éléments ou des échantillons remaniés ou non,
la tenue de la partie supérieure du forage
De très nombreuses techniques ont été mises au point par différents constructeurs en fonction
de la nature des sols rencontrés (cohérents ou pulvérulents, roches tendres ou compactes).
Très souvent, pour assurer la stabilité des parois du forage. On a recours à des boues spéciales
thixotropes (à l’argile, à l’huile ou à l’amidon). Les boues à la bentonite ont été utilisées d’abord
pour les forages pétroliers et ensuite pour les réalisations des parois moulées.
Les prélèvements d’échantillons intacts s’effectuent, soit par rotation dans les terrains cohérents
résistants, soit par battage de carottiers spéciaux dans les terrains meubles.
Les terrains grossiers (gravier, sable graveleuse, éboulis, moraines) posent des problèmes très
difficiles de carottage, les échantillons prélevés par les méthodes classiques (benoto, soupape) sont
toujours fortement remaniés et leurs granulométrie est souvent modifiée par la perte de fines,
surtout lorsqu’on remonte à travers plusieurs mètres d’eau. Par contre, le carottage par
vibropercussion (brevet SIF-Bachy) permet de prélever économiquement des échantillons
représentatifs de ces terrains difficiles.
Ⅱ.2.5 L’essai de cisaillement :
Ⅱ.2.5.1 Essai scissométrique :
L’essai scissométrique consiste à introduire dans le sol un moulinet et à lui transmettre un
mouvement de rotation par rapport à un axe vertical pour établir la relation
entre la rotation du moulinet et la résistance
au cisaillement opposée par le sol.

L'objectif est de mesurer en fonction de la profondeur, la cohésion apparente des


terrains fins cohérents.
La nature du sol, l’épaisseur des couches et les caractéristiques mécaniques déterminé au
scissométrique permettent :
De définir l’aptitude des terrains à recevoir certains types de construction et à orienter le
choix de fondations.
D’étudier la stabilité des pentes et des remblais.
L’essai fournit deux caractéristiques du sol :
Une résistance au cisaillement maximale.
Une résistance au cisaillement après grande déformation.
Ⅱ.2.5.2 L’essai de cisaillement en Forage :
Cet essai consiste à dilater dans un forage préalable une sonde munie d’aspérités qui pénètrent
dans le sol.
La résistance au cisaillement du sol est mesurée lors de l’arrachement vertical de la sonde.
Elle présente des avantages complémentaires comme l’obtention d’un module de déformation et de
la contrainte totale en place.
Ⅱ.2.5.3 L’essai d’expansion :
Le principe des essais d’expansion consiste à dilater radialement dans un forage réalisé dans
le sol étudié une sonde et à déterminer la relation entre la pression appliquée sur le sol et le
déplacement de la paroi de la sonde.
Il s’agit du pressiomètre, du pressiomètre auto foreur, du pressio-pénétromètre et du
dilatomètre flexible.
Ⅱ.2.6 L’essai pressiométrique :
L’essai pressiométrique consiste à dilater radialement une sonde cylindrique tricellulaire
placée dans le terrain, à mesurer et à enregistrer les pressions appliquées par l’injection d’un fluide
dans la sonde, ainsi que les variations volumiques de cette dernière afin de déterminer la relation
entre la pression appliquée et l'expansion de la sonde.
L’avantage que présente cet essai est :
Il donne directement une évaluation, sans recourir à des corrélations empiriques, des
propriétés mécaniques de rupture mais aussi de la déformation des sols fins (modules de
cisaillement et pression limite,

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GENERALITES SUR LES GLISSEMENT DU
CHAPITRE I: TERRAIN.

Il semble être le seul essai in-situ capable de donner des relations de comportement des sols
jusqu’à la rupture et dans lequel les conditions aux limites spatiales sont relativement bien définies.
III. Les essais en laboratoire :
Les essais de laboratoire se divisent en deux grandes catégories :
les essais d’identification et classification de sol ;
les essais de détermination des caractéristiques mécaniques des sols
Ⅲ.1 Les essais d’identification :
Ⅲ.1.1 Teneur en eau naturelle :
Elle définit le rapport en % du poids d'eau Ww que le sol contient au poids Wd de ses
éléments secs.
Il s'agit de la teneur en eau et des densités
(densité humide et densité sèche).
La connaissance de ces caractéristiques permet de déduire l’ensemble des paramètres des
caractéristiques physiques des sols.
Ⅲ.1.2 Analyse granulométrique par tamisage :
Au moyen d’une série de tamis de contrôle d’ouvertures de mailles
décroissantes, la prise de sol est fractionnée, après séchage et pesée en refus ou passants dont la
masse est rapportée à la masse initiale du matériau.
Elle permet de déterminer la grosseur et les pourcentages pondéraux respectifs des
différentes familles de grains constituant l’échantillon.
Ⅲ.1.3 Analyse granulométrique par sédimentation :
L'analyse par sédimentation est un essaigéotechnique qui complète l'analyse
granulométriquepar tamisage. Les particules inférieures à 80 μmséparées du reste du sol par
tamisage sont mises ensuspension dans de l'eau additionnée d'un dé floculant.
Les particules sédimentent à différentes vitesses en relation avec leur taille. Au moyen d'un
densimètre estmatériel pour l’essai mesurée l'évolution dans le temps de la massesédimentomitré
volumique de la solution et la profondeur d'immersionde l'appareil
Ⅲ.1.4 Limites d’Atterberg :
Les limites d’Atterberg sont les teneurs en eau pondérales correspondantes à des états
particuliers d’unsol. La limite de liquidité (Wl) est la teneur en eau d’unsol remanié au point de
transition entre les états liquid et plastique, on recherche la teneur en eau pour laquelle
une rainure pratiquée dans un sol remanié placé dans de limite d’atterberg
une coupelle doit se refermer sur à peu près un centimètre sous l’effet d’environ 25 chocs répétés.
La limite de plasticité (WP) est la teneur en eau d’un sol remanié au point de transition entre les
états plastique et solide, on recherche la teneur en eau pour laquelle un rouleau de sol, de
dimension fixée et confectionné manuellement se fissure.
Ⅲ.1.5 L’essai Proctor :
Il consiste à déterminer pour des teneurs en eau croissantes w les masses volumiques
apparentes sèches obtenues en compactant chaque fois le matériau dans les mêmes conditions.
L'essai Proctor Normal et l'essai Proctor Modifiédiffèrent par l'énergie de compactage mise en
œuvr
Le compactage de l'échantillon qui ne doit pas contenir l’essai Proctor d'éléments supérieurs à 20
mm se fait par couchesd'épaisseur déterminée sous un nombre donné de coups d'une dame de
caractéristiquesnormalisées.
Les résultats se présentent sous la forme d'une courbe en cloche dont en abscisse : la teneur en
eau et en ordonnée : le poids volumique sec. Cette courbe a un maximum dit "Optimum Proctor"
normal ou modifié selon la nature de l'essai. Ce maximum définit la teneur en eau et le poids
volumique max.
Ⅲ.2 Les essais mécaniques :
Ⅲ.2.1 Essai de cisaillement rectiligne à la boîte :
L’essai s’effectue sur une éprouvette de sol placée dans une boite de cisaillement constitue de
deux demi-boites indépendantes. Le plan de séparation des deux demi-boittes constitue un plan de
glissement correspondant au plan de cisaillement de l’éprouvette.
L’essai consiste à :

Figure. II.13 : Les essais de cisaillement

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GENERALITES SUR LES GLISSEMENT DU
CHAPITRE I: TERRAIN.
Appliquer sur la surface supérieure de l’éprouvette un effort vertical maintenu constant
toute la durée de l’essai.
Produire après consolidation de l’éprouvette sous l’effort vertical un cisaillement dans
l’éprouvette selon le plan horizontal de glissement des demi-boittes l’une par rapport à l’autre en
leur imposant un déplacement relatif à vitesse constante.
L'expérience est renouvelée plusieurs fois avec des valeurs diverses de l’effort Vertical, on
mesure cependant l’effort horizontale de cisaillement correspondant à chaque essai et on détermine
alors la courbe intrinsèque caractéristique de l'échantillon.
Ⅲ.2.2 Essai triaxial
L'essai est réalisé sur des éprouvettes cylindriques de sol saturé. L'éprouvette est placée dans
une cellule cylindrique remplie d'eau. La surface latérale de l'éprouvette est entourée d'une
membrane en caoutchouc étanche. Des pierres poreuses saturées placées aux extrémités de
l'éprouvette peuvent être mises en communication avec l'extérieur de la cellule afin d'assurer le
drainage en cours d'essai. Elles peuvent également être reliées à un appareil de mesure de la
pression interstitielle.
Figure. II.14 : la cellule triaxiale
L'essai consiste à faire croître le déviateur, en soumettant l'éprouvette à une vitesse de
déformation axiale constante jusqu'à la rupture, la pression cellulaire étant maintenue constante. La
rupture se produit par cisaillement.
Suivant les conditions de drainage lors de l'application de la pression cellulaire puis du
déviateur, trois types d'essais peuvent envisagés :
Essai consolidé drainé CD :
L’essai est réalisé en deux temps :
1ert : en consolide l’échantillon sous une contrainte isotrope. Pour cela on maintient constante la
pression hydraulique, orifice de drainage ouvert, jusqu’à ce que la surpression interstitielle se soit
annulée. Le processus prend une journée environ.
2éme t : la contrainte latérale reste constante et l’orifice de drainage étant laissé ouvert on cisaille
l’éprouvette en augment très lentement la contrainte axiale, de façon à ce qu’à tout instant la
surpression interstitielle reste nulle, jusqu’à la rupture.
Essai non consolidé-non drainé UU :
Dans cet essai l’échantillon est soumis, orifice de drainage fermé, à une pression hydrostatique.
Puis toujours avec l’orifice de drainage fermé, on procède au cisaillement en augmentant jusqu’à la
rupture la contrainte axiale.
Essai consolidé non drainé CU :
L’essai est réalisé en deux temps :
1er t : on consolide l’échantillon sous une contrainte isotrope comme dans l’essai de CD.
2éme t : l’orifice de drainage étant fermé et la contrainte latérale étant maintenue constante, on
cisaille l’échantillon en augmentant, jusqu’à la rupture, la contrainte axiale.
Ⅲ.2.3 Essai de compressibilité à l’oedomètre :
L’échantillon de sol est placé dans une boîte
cylindrique rigide de section circulaire entre deuxpierres poreuses assurant son drainage. Un
pistonpermet d'appliquer sur l'échantillon une contrainteverticale uniforme constante pendant un
temps déterminé. On mesure alors la variation de hauteur del’éprouvette de sol en fonction de la
contrainte appliquée.
On recommence le processus à différents paliers de
chargement de 24 h. A partir de cet essai, on peut établir des
courbes de compressibilité (indice des vides en fonction de la contrainte) et de consolidation
(variation relative de tassement en fonction du logarithme du temps) utiles pour évaluer l’amplitude
des tassements et les durées de consolidation des sols.
Conclusion :
Les essais en place ont pour objectif essentiel de tester le sol dans l’état ou il se trouve. Ils évitent
les problèmes de prélèvement d’échantillon et permettent d’étudier le comportement du sol dans un
état plus ou moins proche de la réalité. in situ, les paramètres physiques décrivant l’état initial, dont
la porosité, la densité et l’indice des vides pouvant être estimés par des techniques classiques de
conductivité et de gamma densimétrie ou des corrélations à partir des résistances de pointe
pénétrométrique ou des modules dilatométriques.

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GENERALITES SUR LES GLISSEMENT DU
CHAPITRE I: TERRAIN.

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