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Complément d’information sur l’étude des levers

héliaques de l’étoile Sirius de la civilisation pharaonique


et sur l’application du calcul des dates pharaoniques

PS + (((CG-ε) - CF) × 4) = année julienne

Par Jean-Pierre Dupeyron, décembre 2017

Résumé : Ce complément est la suite de l’étude de la cause des sept annotations faites sur les levers
héliaques de l’étoile Sirius par les prêtres astronomes de la civilisation pharaonique. Cette première étude
est consultable à cette adresse : https://www.academia.edu/32536307/

Ce complément aborde principalement quatre sujets :


1) La première partie explique pourquoi cette équation : PS + (((CG-ε) - CF) × 4) = Année julienne,
qui, bien que connue depuis l’époque ptolémaïque, a dû attendre le XXIe siècle pour pouvoir être
réellement utilisable. Elle explique également pourquoi les anciens Égyptiens ont commencé trois
périodes sothiaques alors que, théoriquement, deux suffisaient (dans mon document initial, je ne
parle que de deux périodes sothiaques).
2) La stèle de Ramsès II datant de l’an 400 le IV Shemou 4e jour.
3) La détermination du début et de la durée du règne de Ramsès II.
4) La dernière partie est le manuel d’utilisation de l’application DP-DJ permettant de convertir les
dates pharaoniques en années juliennes et inversement (DP-DJ est disponible sur Google Play
Store).

Abstract : This complement is the continuation of the study of the cause of the seven annotations made on
the heliac levers of the Sirius star by the astronomical priests of the Pharaonic civilization. This first study
can be consulted at this address : https://www.academia.edu/32536307/
This supplement focuses on four topics:
1) The first part explains why this equation PS + (((CG-ε) - CF) × 4) = in Julian year, which, although
known since the Ptolemaic period, had to wait until the twenty-first century is really exploitable. It
also explains why the ancient Egyptians began three sothiac periods whereas theoretically, two were
enough (in my initial paper, I speak only of two sothiac periods).
2) The stela of Rameses II dating from the year 400 the IV Shemou 4e day.
3) The determination of the beginning and duration of the reign of Ramses II.
4) The last part is the manual of application of the application DP-DJ allowing to convert the pharaonic
dates in Julian years and inversely (DP-DJ is available on Google Play Store).
1 Introduction
Ce document fait suite à « l’étude de la cause des sept annotations faites sur les levers héliaques de l’étoile
Sirius par les prêtres astronomes de la civilisation pharaonique » https://www.academia.edu/32536307/.
Pour comprendre cette suite, il est préférable d’avoir consulté ce début auparavant.

2 Explication de L’équation : PS + (((CG-ε) - CF) × 4) = année julienne


Le fait de donner comme titre, à ce chapitre, une équation, en sous-entendant qu’elle permet de calculer la
date absolue d’un événement de l’Égypte ancienne, peut être considéré, d’un premier abord, comme un
canular. En effet, normalement, plus le lecteur a des connaissances approfondies sur la civilisation
pharaonique, plus cette affirmation peut lui paraître invraisemblable. Pour l’érudit, qui sait que les pharaons
avaient une datation relative, il peut lui sembler étrange que l’on puisse convertir ce type de date en valeur
absolue. Par contre, pour le passionné de cette civilisation, cela peut être considéré comme totalement
absurde et, ce, pour deux raisons. Tout d’abord, cette équation est connue depuis l’époque ptolémaïque, et
elle est couramment utilisée, de nos jours, pour déterminer, approximativement, à quelles saisons ont eu
lieu certains événements. Ensuite, les égyptologues savent parfaitement le peu de confiance qu’ils peuvent
lui accorder puisque les astronomes, de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, ont
développé un programme informatique qui s’est révélé peu probant.
Alors, pourquoi a t-il fallu attendre le XXIe siècle pour que cette équation soit réellement utilisable ?
En fait, les causes sont multiples et il est intéressant de les lister pour comprendre pourquoi le fait d’aborder
ce problème par le mauvais bout, compte tenu du peu d’informations disponibles, rendait quasiment
impossible sa résolution.
Le détail qui n’a pas permis de trouver la clé de déchiffrement des périodes sothiaques est une toute petite
erreur sur la traduction des hiéroglyphes suivants :
Étonnamment, et j’ignore pourquoi, en égyptologie, il a été repris pour la traduction de ce texte
hiéroglyphique la définition des astronomes. À leur avis, un lever héliaque se manifeste visuellement par
les premières apparitions d’une étoile, lorsque le centre du soleil est aux environs de -12°, et son extinction,
par les lueurs de l’aube vers -6°, c’est-à-dire pendant l’aube nautique.
Cette définition, qui est logique pour un observateur de notre époque (et même pour les Grecs anciens),
pouvait-elle l’être pour un prêtre astronome de l’Égypte ancienne ? en fait, si nous soupçonnons fortement
qu’ils fixaient le début du jour à l’aube, nous ne savons pas exactement de laquelle il s’agissait. En effet,
entre le début de l’aube astronomique (-18°) et le début de l’aube nautique (-12°) en juillet en Égypte, il y
a une différence de ≈ 32 minutes (plus ≈ 31 minutes pour le début de l’aube civile -6°). Le gros problème
avec les aubes nautiques et civiles est qu’il n’est pas facile de déterminer le moment exact où le Soleil
effectue cette transition, alors qu’il est invisible. L’aube astronomique est plus facile puisqu’il suffit de
détecter les premières disparitions des étoiles de faible luminosité due à la faible lueur du ciel. Or, dans le
cas de la détermination du premier jour de l’An, avec le lever héliaque de Sirius, une erreur de 4 minutes
(≈ 1°), c’est une erreur d’une journée sur l’année.
En réalité, ce n’est pas cette imprécision, ni même le texte hiéroglyphique qui m’ont orienté vers la détection
au début de l’aube astronomique, mais mon étude de l’orientation des trois tombes saff des pharaons Antef
Ier à Antef III. Curieusement, avec Aménophis Ier, seuls ces pharaons ont orienté les côtés est/ouest de leurs
monuments, en visant l’étoile Antares au début de l’aube astronomique.
Pour ces raisons, si l’on définit le lever héliaque des astronomes comme étant approximativement :
« Apparition de Sirius après l’extinction de toutes les autres étoiles (donc, des plus lumineuses) »
Pour les anciens Égyptiens, selon moi, le texte hiéroglyphique de ce lever signifierait plutôt à :
« Apparition de Sirius après l’extinction des premières étoiles (donc, les moins lumineuses) »
Cette mauvaise interprétation n’a pas permis aux chercheurs des XIXe et XXe siècles de découvrir que les
levers héliaques de Sirius annotés par les prêtres astronomes correspondaient à la première apparition de
l’étoile Sirius de l’année, au début de l’aube astronomique (-18°), concomitante avec l’apparition de la
nouvelle lune.

2
Remarque : dans un même lieu, le premier lever héliaque de Sirius de l’année des anciens Égyptiens
(arcus visionis ≈ 18°), se produit donc aux environs d’une dizaine de jours après celui des astronomes
(arcus visionis ≈ 12°).
Puisque, a priori, l’année de cette coïncidence semble avoir été considérée par comme le début d’une année
favorable, divine, ou sacrée, dans ce document, je parlerai dorénavant de lever de Sirius "faste" et d’années
sacrées.
Lorsque l’on regarde cette équation : PS + (((CG-ε) - CF) × 4) = année julienne, d’un premier abord, il
semble assez simple de trouver les deux valeurs inconnues (ε ne prend que trois valeurs, 0, 1 ou 2, nous
verrons au chapitre 3 sa raison d’être). Effectivement, comme le calendrier glissant (CG) est connu, il ne
reste plus qu’à trouver la valeur du début de la période sothiaque (PS), et celle du calendrier fixe (CF). Ce
dernier n’était normalement pas spécifié, mais, dans des rares cas, il était fourni soit, d’une manière directe
par les levers héliaques annotés (fastes), soit d’une manière indirecte par des événements particuliers. Donc,
pour quelques rares cas, il était possible de trouver les valeurs de début des périodes sothiaques (PS).
Comme depuis les Grecs, nous savons que la durée d’une période sothiaque est normalement de 1460 ans
(365 * 4) et que la durée de la civilisation pharaonique a été de l’ordre de 3000 ans, il était logique de
rechercher uniquement le début de deux périodes sothiaques. De plus, comme les prêtres astronomes
devaient respecter l’ordre cosmique (la loi de Maât), ils ne pouvaient pas faire n’importe quoi. Pour ces
deux raisons, il était cohérent de postuler que seules deux périodes avaient été utilisées et qu’elles devaient
faire 1460 ans à quelques années près. C’est ce raisonnement qui a toujours été fait et il est faux sur les
deux points.
Pour éviter le premier piège de ce raisonnement, il fallait savoir qu’une période sothiaque pouvait
commencer, soit sans à-coups (lorsque le premier jour de l’An tombait le 1er Akhet 1), soit par une année
sacrée, c’est-à-dire, commençant par l’apparition d’un premier lever de Sirius, détecté au début de l’aube
astronomique, concomitant avec l’apparition de la nouvelle lune. De ce fait, la durée d’une période
sothiaque pouvait faire exactement 1460 ans ou beaucoup moins.
Le second piège est plus insidieux puisqu’il est totalement illogique. Pour cette raison, sans avoir réussi à
décoder les règles de changement de période et avec le faible nombre de dates intéressantes, il n’y avait
aucune chance de le déjouer.
Trois individus ont plus ou moins involontairement contribué à brouiller les pistes.
Le premier et le pharaon Horemheb, qui, n’étant pas de sang royal, pour mieux asseoir sa légitimité, après
son accession au pouvoir, a profité d’une configuration approximative du ciel pour faire débuter, trop tôt
une deuxième période sothiaque. C’est à la 5e année de son règne, le 23/7/-1319 soit 33 ans avant la fin
théorique de la première période1, qu’Horemheb a procédé à ce changement. Or, théologiquement, cette
date n’était pas parfaite. Horemheb a fait débuter cette deuxième période un 23 juillet, alors que
normalement elle aurait dû commencer un 22 juillet. Pour imposer cette date, Horemheb a très certainement
forcé la main au premier prêtre d’Amon qui, compte tenu de la participation de cet ex général à éviction du
clergé d’Aton, ne pouvait rien lui refuser.
La suite des événements est assez étrange, puisque Séti Ier a laissé passer le lever faste du 22 juillet -1289,
(3 ans avant la fin de la première période) pour attendre la fin théorique de cette période, en -1286 (ce qui
n’était pas évident, voir le chapitre 4 pour comprendre pourquoi). Cette attitude est assez étonnante de la
part de Séti Ier, puisque lui non plus, n’étant pas de sang royal, pour confirmer sa légitimité, avait tout intérêt
à débuter une nouvelle période sothiaque, au plus tôt. Cette différence de trois ans entre ces deux dates
possibles n’a pas été facile à discriminer. Sans la nouvelle lune de l’an 53 de Ramsès II, je n’aurais jamais
imaginé que Séti Ier fasse ce choix. À la réflexion, compte tenu de leurs croyances, cette solution était
probablement la meilleure, puisqu’elle ne perturbait pas l’ordre cosmique comme celle d’Horemheb. De
toute manière, théologiquement la date du 22 juillet -1289 ne pouvait certainement pas être une année
sacrée, puisque Horemheb avait fait commencer la deuxième période sothiaque un 23 juillet.
Logiquement, cette troisième période (la suite normale de la première) aurait dû perdurer environ 1460 ans,
mais c’était sans compter sur la précession des équinoxes et la loi de Maât.

1
Le début de la première période ayant commencé le 20 /7/-2746, sa fin normale est 2746-(365*4) = -1286
3
C’est peut-être aux alentours de -5002 ans, peut-être sous Darius Ier, qu’est arrivé le moment où il fallait
faire passer le premier de l’An du 22 au 23 juillet. Pour cette opération, en gardant la troisième période, les
responsables des calendriers auraient dû, soit, attendre la disparition non pas des étoiles les moins
lumineuses, mais celles qui le sont un peu plus3 (comme cela s’est probablement produit en -2505 sous le
règne de Sahourê) soit, rajouter dans le calendrier fixe, une seconde année de 366 jours dans un
quadriennum4 (comme cela s’est sûrement produit en -1422 sous le règne de d’Aménophis II), soit déplacer
vers le sud l’observatoire. Donc, pour éviter de transgresser la loi de Maât, un petit malin a eu la riche idée
de reprendre la datation de la deuxième période (celle qu’Horemheb avait fait commencer un
23 juillet -1319).
De ce fait, avec cette première période tronquée et ce tour de passe-passe entre la troisième et la deuxième
période, pas étonnant que tous mes prédécesseurs aient été déroutés. De plus, comme vous pouvez le
constater sur la figue n° 1 de la page 4, cette disposition vérifie également la loi de Murphy : aucun lever
faste de la troisième période ne nous est parvenu (rectangle rouge vide).
Cependant, la question que l’on peut, à juste titre, se poser est : comment prétendre qu’une troisième période
sothiaque a été initialisée, si aucun lever faste de Sirius ne le confirme ?
En réalité, il n’y a pas que les levers héliaques annotés qui peuvent servir de bornes pour les dates
pharaoniques. Pour être exhaustif, six autres types d’événements sont capables de remplir ce rôle, soit :
1) Les dates pharaoniques complètes, c'est-à-dire celles dont on connaît le calendrier fixe en plus du
calendrier glissant. Ce cas est rare, mais il se retrouve sur une date importante qui est la mort du
pharaon Ramsès II. Il est rapporté qu’il a rendu son dernier soupir « le dix-neuvième jour du mois
de l’inondation, le lendemain du premier de l’An traditionnelA » (soit le 2e Thot). Cette information
nous donne deux dates juliennes (à ± 2 ans) suivant la période sothiaque retenue, soit :
Avec la deuxième période = -1319 + ((1A195 – 01026) × 4) = entre -1251 et -1248.
Avec la troisième période = -1286 + ((1A19 – 0102) × 4) = entre -1228 et -1215.
À l’évidence, comme le début du règne de Mérenptah se situe, d’après toutes les propositions, entre
-1237 et -1212, seule la date de la troisième période peut convenir. Nous verrons, au chapitre 8 à la
page 14, que la date de la mort de Ramsès II, associée à la nouvelle lune de l’année 52-53 permettent
un calcul relativement précis sur le début et la durée de règne de ce pharaon.
2) Comme les levers fastes de Sirius déterminaient une année sacrée, certains événements peuvent leur
être associés. Par exemple, le premier jubilé de Pépi Ier, qui a été anormalement célébré au cours de
sa 36e année, a probablement été décalé pour coïncider avec le 15e lever faste de Sirius (voir le
Tableau n° 1 à la page 10). De même, pour le 57e jubilé de Ramsès II, qui peut avoir été déclenché
par le 61e lever faste
3) Normalement, il doit être possible de retrouver certaines de ces années sacrées puisque, d’après
Auguste MarietteB, un signe hiéroglyphique spécifique semble avoir été utilisé pour ces cas, comme
par exemple, pour la date du 2 Peret 21 inscrite sur le sarcophage d’une concubine de
Montouhotep II.
4) Les phases de la lune répertoriées comme telles, par exemple, la nouvelle lune de l’an 52/53 de
Ramsès II du IIe mois de la germination 27e jour (Marc GaboldeC). Nous examinerons, au chapitre
10.3.5, la procédure à suivre pour affiner la détermination d’un début de règne avec ce type
d’information.
5) Les phases de la lune susceptibles d’être à l’origine de certaines décisions, comme la nomination
d’un dénommé To au poste de vizir pour toute l’Égypte en l’an 29 de Ramsès III le IIe mois de
l’inondation 21e jour (Pierre GrandetD). Si l’on fait débuter le règne de Ramsès III, en -1186, on
remarque que cette date pharaonique correspond à un 9 août du quadriennum -1158 -1155. Or, le
9/8/-1155 est un jour de nouvelle lune : coïncidence fortuite ou non. En fait, nous savons que, pour

2
En fait, pour le moment, cette date est une estimation grossière.
3
C’est-à-dire, ne pas valider le premier lever de Sirius à la disparition des étoiles de magnitude de 6, mais à celles de 5.
4
Ou avoir une seule année bissextile de 367 jours.
5
Pour l’application DP-DJ, le 1A19 correspond au premier mois de l’inondation et au dix-neuvième jour de ce mois,
6
Pour l’application DP-DJ, le 0102 correspond au 2e jour du mois de Thot.
4
des raisons symboliques, les anciens Égyptiens s’efforçaient de faire coïncider certaines décisions
avec une configuration particulière du ciel. Seule une étude poussée, avec la prise en compte d’un
maximum de dates, devrait permettre de vérifier si cette supposition peut être confirmée ou non.
6) Les derniers types d’événements capables de servir de bornes sont les éclipses de Soleil et de Lune.
Malheureusement, à ma connaissance, les anciens Égyptiens ne semblent pas avoir tenu compte de
ces événements. Marc GaboldeC donne bien quelques dates d’éclipses du Soleil, mais il s’avère
qu’elles sont inexploitables, puisqu’elles se sont produites de nuit au niveau de l’Égypte.

2.1 Récapitulatif de l’imbrication des trois périodes sothiaques


Le graphique ci-dessous est le même que celui de mon étude initiale sur les levers de Sirius, à un détail
près : le rajout du rectangle rouge. Ce rectangle délimite la troisième période sothiaque que je n’avais pas
envisagée initialement. Effectivement, à l’époque, j’ai bien eu conscience que le coup de force d’Horemheb,
de déplacer le premier de l’An du 22 juillet au 23 juillet, ne pouvait pas perdurer. Cependant, je n’avais pas
imaginé que ce retour à la normale (le 1er Thot le 22 juillet) se ferait en continuité avec la première période.

Figure 1
Remarques :
✓ A l’heure actuelle, je n’ai trouvé que la mort de Ramsès II et la nouvelle lune du II Peret 27e jour de
l’année 52 (ou 53) de ce pharaon, qui valident, avec certitude, cette troisième période.
✓ Toutefois, selon moi, il existe aussi une absence d’informations qui corrobore ce "bégaiement" du
calendrier pharaonique : je veux parler du silence assourdissant des textes, sur ce changement de
période sothiaque. En effet, nous ne savons pas précisément sous quel règne a eu lieu ce changement
de période. Certains évoquent Horemheb ou Ramsès Ier, d’autres Séti Ier. Or, un changement dans
le déroulement du temps ne peut être considéré que comme un événement d’une grande importance.
C’est, en plus grave, comme si le passage de l’an mille de notre ère n’avait fait l’objet d’aucun
commentaire. Cette occultation, qui est très probablement volontaire, semble indiquer que les
successeurs du responsable de cette entorse à l’ordre cosmique avaient considéré que c’était une
grave erreur ; aussi, s’il était important de reprendre, en douceur, le cours normal du temps, il n’était
pas nécessaire d’en faire étalage.
5
3 À la recherche d’epsilon
Lorsque l’on regarde la figure 1 de la page précédente, l’on peut penser que la compensation à apporter
pour convertir les dates pharaoniques, en dates juliennes, est simple puisqu’il suffit, a priori, suivant le sens
de la conversion, de soustraire ou de rajouter, un jour tous les mille ans (chiffres dans la colonne « Cp » à
droite de la figure 1). Or, c’est faux, et il m’a fallu beaucoup de temps pour me rendre compte que les
anciens Égyptiens, probablement pour ne pas perturber l’ordre cosmique, avaient rajouté, en plus de la
méthode qui semble la plus logique, trois autres moins évidentes. Bien que j’évoque, dans le chapitre
précédent, les quatre méthodes possibles, il n’est peut-être pas superflu de les rappeler :
1) La méthode qui paraissait, au début, la seule possible : rajouter, dans le calendrier fixe, une seconde
année de 366 jours dans un quadriennum (ou avoir une seule année bissextile de 367 jours).
2) Ne pas valider le premier lever de Sirius à la disparition des étoiles de magnitude visuelle de 6, mais
à celles de 5,5 ou de 5 (cette méthode a l’inconvénient de faire intervenir l’acuité visuelle de
l’opérateur).
3) Profiter de la fin d’une période sothiaque pour remettre tous les compteurs à zéro.
4) Déplacer, plus au sud, l’observatoire accrédité à déterminer le lever de Sirius.
Comme je pense qu’il peut sembler bizarre, qu’avec quelques dates spécifiques trouvées par-ci par-là, l’on
puisse arriver à décoder toutes les subtilités des calendriers pharaoniques, je vais développer les étapes qui
m’ont permis de démêler cet écheveau. Pour bien comprendre, il est préférable d’avoir bien lu mon premier
document et d’avoir sous les yeux la figure 1 de la page précédente. De plus, il est possible que la
vérification des données, en cours de lecture, avec l’application DP-DJ, puisse vous aider.
Donc, à cause de la précession des équinoxes, et au fait que l’année ne fait pas exactement 365,250 jours,
les anciens Égyptiens pouvaient constater la lente dérive de l’apparition du lever de Sirius par rapport à
leurs calendriers qui faisaient exactement 365,250 jours. Chose étonnante, si les anciens Égyptiens avaient
accepté que les levers de Sirius se déplacent dans leur calendrier fixe, ils auraient été les premiers inventeurs
du calendrier julien. Au lieu de cela, les prêtres astronomes se sont escrimés à faire en sorte que le début de
leur calendrier fixe (le 1er Thot) coïncide avec le premier lever de Sirius de l’année (détecté au début de
l’aube astronomique). Cela se remarque sur cette figure 1, puisque les dates des sept levers fastes de Sirius
avancent bien d’un jour tous les mille ans (le papyrus de temple d’El-Lahoun correspond à un 21 juillet, 22
juillet pour celui d’Ebers et pour le Moyen Empire, et le 23 juillet à l’époque ptolémaïque7). En réalité, si
cette civilisation avait perduré assez longtemps, elle aurait fini par s’apercevoir, après plusieurs millénaires,
que leur calendrier fixe était synchrone par rapport aux étoiles et non par rapport aux saisons 8 comme,
normalement, il aurait dû l’être (un calendrier agricole se doit d’être en phase avec les saisons).
Arrivé à ce point, si l’on sait que le calendrier fixe avance d’un jour tous les mille ans par rapport au
calendrier julien, pour pouvoir convertir une date pharaonique en année julienne, il ne nous reste plus qu’à
savoir à quel moment les prêtres astronomes le rajoutaient. Par une chance extraordinaire, les anciens
Égyptiens nous ont laissé un très gros indice nous permettant de connaître la première année de la prise de
conscience de cette dérive. En effet, cet indice est la malformation de la pyramide de Sahourê à Abousir. Il
m’a fallu longtemps pour comprendre la réelle raison de cette étrange pyramide. Du reste, sans cette étude
sur les calendriers pharaoniques, je n’aurais, certainement, jamais pu découvrir la vraie raison de cette
anomalie (voir les pages 68-69, Dupeyron.J-PE et la page 22, Dupeyron.J-P F).
Comme cette pyramide date de l’an -2505 et, si l’on part du principe que le jour de l’An a été défini au
début de la première période sothiaque, epsilon de l’équation du chapitre 2 est égal à zéro, a priori, on peut
penser qu’il prend, au court du temps la valeur suivante :
• entre -2746 et -2504 : ε = 0 ;
• entre -2505 et -1500 environ : ε = 1 ;
• entre -1500 environ et -500 environ : ε = 2 ;
• entre -500 et 137 environ : ε = 3.

7
La date du 25/7/138 (au lieu du 24) pour l’annotation de Censorinus est due à un changement de lieu de l’observation du lever de Sirius.
8
Pour être synchrone par rapport aux saisons, il faut prendre le passage (apparent) du Soleil à un point particulier du plan de l’écliptique (les
astronomes ont choisi le point Vernal).

6
Sauf que nous savons, depuis le chapitre 2, qu’epsilon égal 3 n’existe pas. Cela à cause du tour de passe-
passe, entre la deuxième et la troisième période sothiaque, réalisé aux alentours du règne de Darius Ier.
Comme un changement de période sothiaque permet de remettre epsilon à zéro, on obtient :
• entre -2746 et -2504 : ε = 0 ;
• entre -2505 et -1500 environ : ε = 1 ;
• entre -1500 environ et -1318 : ε = 2 ;
• entre -1319 et 137 : ε = 0.
Pendant la première partie de la mise au point de l’application DP-DJ, ce sont ces valeurs d’epsilon que
j’utilisais jusqu’au jour où j’ai voulu vérifier si la nouvelle lune de Thoutmosis III en l’an XXIV le IIe mois
de la saison de la germination 30e jour en était bien une (calculée avec un epsilon de 2). Petite surprise, au
lieu du 3 mars -1466, jour effectif de cette nouvelle lune, le calcul donnait pour cette date pharaonique, le
2 mars. Parmi toutes erreurs possibles, j’ai très vite soupçonné epsilon. J’ai pensé hâtivement que les prêtres
astronomes avaient définitivement renoncé à incrémenter leur calendrier fixe. C’était logique, puisqu’il
suffisait d’attendre 180 ans (la fin normale de la première période sothiaque) pour remettre les compteurs
à zéro sans perturber la marche du monde. De toute manière, comme cette date de -1500 avait été définie
arbitrairement, sans événement particulier pour la valider, cela ne posait pas de problème de la modifier.
De plus, cette modification était facile puisqu’il suffisait d’appliquer un epsilon de "1" jusqu’à la fin de
cette première période pour que tout rentre dans l’ordre. Avec ce rajout, on obtient bien la date du 3 mars
pour la nouvelle lune de l’an XXIV de Thoutmosis III. Après cette étape, les corrections à apporter étaient :
• entre -2746 et -2504 : ε = 0 ;
• entre -2505 et -1318 : ε = 1 ;
• entre -1319 et 137 : ε = 0.
C’est d’après cette modification que débutent mes investigations sur la stèle de l’an 400. Comme expliqué
en début du chapitre 7, c’est un problème sur le début et la durée du règne de Ramsès II qui m’a incité à
regarder tous les événements qui avaient eu lieu à son époque. Après avoir fait sans succès, autour des
années -400 avant le règne de ce pharaon, un maximum de vérification, j’étais sur le point d‘abandonner,
lorsque je me suis rappelé un petit détail. Initialement, j’avais remarqué que la valeur du calendrier glissant
était trop grande par rapport au règne de Ramsès II et aux -400 ans. Pour comprendre ce détail, il faut
regarder la quatrième colonne intitulée "Calendrier glissant (le 1 er Thot)" de la liste des années sacrées du
Tableau n° 1 à la page 9. Comme une année sacrée débute toujours un premier Thot, on remarque qu’il
suffit de regarder la valeur du mois glissant, pour avoir une petite idée de sa date. Or, le IV Shemou est le
dernier mois du calendrier glissant et, si cette date était, comme je le soupçonnais, une année sacrée, elle
était bien trop près du règne de Ramsès II qui lui avait commencé un Ier Akhet (un mois de différence : 30
× 4 = 120 ans). Cette dernière vérification était simple, puisqu’il suffisait de voir s’il existait une année
sacrée commençant un IV Shemou 4e jour. Effectivement, il y avait bien dans la liste un IV Shemou, mais
ce n’était pas le 4e jour de ce mois, mais le 3e. Bien entendu, j’ai tout de suite compris qu’il me fallait
rajouter un jour à epsilon. Comme cette année sacrée correspond au 56e lever faste de Sirius, c’est donc
vers l’an -1422, qu’en définitive, les prêtres astronomes se sont décidés à rajouter un jour à leur calendrier
fixe.
De ce fait, les corrections à apporter deviennent :
• entre -2746 et -2504 : ε = 0 ;
• entre -2505 et -1421 : ε = 1 ;
• entre -1422 et -1318 : ε = 2 ;
• entre -1319 et 137 : ε = 0.
Comme cette date de -1442 est distante de 141 ans par rapport au début du règne de Ramsès II, cette stèle
fait donc référence à un événement, qui, lui, se serait déroulé 400 ans auparavant. Cette hypothèse est facile
à vérifier, puisque le calcul de ces 400 années n’est possible que si cet autre événement commence par une
année sacrée. De ce fait, elle doit être dans la liste du Tableau n° 1 à la page 9.
Le IV Shemou 4 ((30 × 11) + 4) est égal au 334e jour de l’année, la date de l’événement antérieur a donc
eu lieu le 334 – 100 = 234 jours. Ce qui nous donne (234 / 30) = 7,8 qui est égal au 7e mois plus 24 jours et
donc au IV Peret 24. Cette année est bien répertoriée dans la liste du Tableau n° 1 à la page 9. Elle a le

7
numéro 40, c'est-à-dire qu’elle correspond au 21 juillet -1818 et donc à la 37e année de règne du pharaon
Sésostris III de la XIIe dynastie.
Avec ce résultat, on constate que les anciens Égyptiens savaient parfaitement calculer le nombre de jours
séparant le premier Thot d’une année sacrée antérieure (100 jours). Par contre, ils ne connaissaient pas son
rang dans le quadriennum. Ce détail se remarque par le fait que 1818 - 1422 = 396 années et non pas 400
ans. Sans l’information de son rang dans le quadriennum, ils avaient une chance sur quatre de trouver la
bonne valeur.
À ce stade, la signification de cette stèle est : elle a été gravée sous le règne de Ramsès II pour rappeler un
événement qui s’est produit sous le règne d’Aménophis II qui, lui-même, faisait référence à une année
sacrée du règne de Sésostris III.
Si vous relisez ce qu’écrivait Auguste MarietteB, en 1864, vous vous rendriez compte que, même s’il n’a
compris exactement de quoi il s’agissait, il en a fait une traduction disons correcte. De toute manière, avec
le savoir de l’époque, il ne pouvait pas comprendre ce que venaient faire ces années bissextiles et encore
moins pourquoi il est fait mention de deux années de 365 ¼jours (qui devaient être en fait deux années de
366 jours).
En réalité, comme on vient de le voir par cette incrémentation d’epsilon que ce IV Shemou 4 e jour
correspond au rajout d’une année bissextile supplémentaire dans un quadriennum et donc que cette
information est, a priori, équivalente à celle que nous a laissée Sahourê en construisant sa pyramide à
Abousir.
Pour ce qui est de l’événement de l’année sacrée n° 40 du pharaon Sésostris III, je n’ai fait pour le moment
aucune investigation. Cependant, comme un important papyrus, écrit à cette époque, nous est parvenu (celui
du Temple d'el-Lahoun), il pourrait y avoir entre ces deux événements une relation de savoir. On peut
imaginer que Sésostris III ait été le premier mécène de l’histoire. Il aurait, de ce fait, favorisé l’émergence
de scientifiques capable de calculer le rajout d’une année bissextile supplémentaire dans un quadriennum
(ou d’une année de 367 jours).
Rappel : à ce stade, les valeurs d’epsilon sont :
• entre -2746 et -2504 : ε = 0 ;
• entre -2505 et -1421 : ε = 1 ;
• entre -1422 et -1318 : ε = 2 ;
• entre -1319 et 137 : ε = 0.
J’étais sur le point de valider ces valeurs d’epsilon, lorsque j’ai découvert l’existence d’une très ancienne
année sacrée. Il s’agit II Peret 21 qui serait une année sacrée inscrite sur le sarcophage d’une concubine du
pharaon Montouhotep II. Or, j’ai bien détecté une année sacrée aux environs de cette date, mais il s’agit du
II Peret 22, qui correspond au 21/7/-2065 du règne d’Antef II de la XIe dynastie au Moyen Empire. C’est-
à-dire, que cette date est antérieure d’une douzaine d’années par rapport au début du règne de
Montouhotep II.
Comme la différence entre le II Peret 21 et le II Peret 22 n’est que d’un jour, il peut s’agir, soit d’une erreur
de calcul, soit d’une coïncidence, soit d’une erreur sur la date pharaonique. Cette dernière supposition étant
plus ou moins validée par le fait que cette année sacrée ne pouvait pas être incluse dans le règne de
Montouhotep II. À la réflexion, cette date pharaonique est acceptable si l’on considère que ce n’est pas la
date du décès de cette dame qui est inscrite sur son sarcophage mais celle de sa naissance. Dans ce cas,
cette femme aurait eu aux environs de 11 ans au début du règne de Montouhotep II et 62 ans à sa mort.
Cette objection levée, il nous reste l’erreur de calcul et la coïncidence. En fait, penser qu’il y avait une
erreur de date, ou que celle-ci n’est pas, comme le prétend l’inscription sur le sarcophage, d’une année
sacrée égyptienne me paraissait totalement illogique, restait l’erreur de calcul. Effectivement, avec un
epsilon de zéro, les deux dates coïncident et il fallait bien se rendre à l’évidence : il n’y a eu aucun rajout
vers l’an -2065, soit 500 ans environ après la construction de la pyramide de Sahourê.
Cependant, la déformation de la pyramide Sahourê s’explique parfaitement par le rajout d’une année
bissextile supplémentaire, pourtant, on ne la retrouve pas dans cette date du II Peret 21. Pour expliquer cette
contradiction, on peut imaginer le scénario suivant : quelque temps après cette modification, disons à la
mort de ce dernier, ou à celle du responsable du temps, leurs successeurs ont pu estimer que ce changement
8
perturbait trop l’ordre cosmique. Pour éviter ce rajout, il existe trois autres solutions : soit décaler le lever
de Sirius dans le calendrier fixe, soit déplacer vers le sud l’observatoire, soit décaler le seuil de détection
de la luminosité des étoiles permettant de définir à quel moment il faut tenir compte du lever de Sirius. Pour
réaliser cette dernière modification, il suffit de décaler, de quelques minutes, l’aube astronomique en se
fondant non plus sur la disparition des étoiles les moins lumineuses, mais sur les suivantes (en passant de
la magnitude visuelle 6, à 5,5 ou 5).
Manifestement, les anciens Égyptiens n’ont pas choisi le décalage du lever de Sirius dans le calendrier fixe.
En fait, c’est assez logique et il est fort probable que cette solution n’ait jamais été envisagée. En effet, dans
ce cas, ils perdaient le synchronisme entre le jour de l’An et le lever de Sirius.
Après avoir longuement hésité, je pense que la solution la plus logique, qui a dû être retenue au début, est
le déplacement vers le sud de l’observatoire. Bien entendu, cette solution n’a été rendue possible que si son
premier emplacement avait été assez haut au nord. Cette interprétation expliquerait pourquoi je trouve que
les anciens Égyptiens n’avaient utilisé qu’un seul observatoire vers Assouan, ce qui est assez illogique.
Comme pour avoir une conversion correcte de la date de l’année sacrée du papyrus du temple d'el-Lahoun,
il faut utiliser un epsilon de "1", on peut penser que c’est sous le règne de Sésostris III que ce rajout a eu
lieu. Donc, soit l’observatoire était déjà arrivé à Assouan, soit les prêtres astronomes, ne voulant pas ou
plus le déplacer, ont été obligés de trouver une autre solution. Cette supposition permet d’avoir un éclairage
nouveau sur la signification de la stèle de l’an 400 :
➢ Sésostris III, au début de son règne (ou quelques années plus tard), valide le rajout de l’année
bissextile supplémentaire. En l’an sept de son règne, lors de l’année sacrée n° 38 du IV Shemou 16,
le Prince en charge du Temple de Nebkaurê demande au prêtre Lecteur en Chef Pepyhotep
d’informer tous ses collègues de cette modification.
➢ Sésostris III, en l’an 37 de son règne, lors de l’année sacrée n°40, fait ériger une stèle où il consigne
le rajout de l’année bissextile supplémentaire. Cette stèle date du IV Peret 24 et c’est elle dont il est
question dans la stèle auquel fait référence celle de l’an 400.
➢ Aménophis II, en l’an 14 de son règne, lors de l’année sacrée n°56, c'est-à-dire le IV Shemou 4, a
fait ériger une stèle où il fait référence à celle de l’an IV Peret 24. La vérification de cette supposition
est facile puisque Le IV Shemou 4 moins le IV Peret 24 = 100 jours soit :
((11 × 30) + 4) – ((7 × 30) + 24) = 100.
Si vous regardez la liste des 107 années sacrées de la page suivante, vous pouvez constater que
cette stèle marque la transition entre un epsilon de 1 et celui de 2.
En définitive, les valeurs d’epsilon retenues actuellement pour l’application DP-DJ sont :
• entre -2746 et -1853 : ε = 0 ;
• entre -1854 et -1421 : ε = 1 ;
• entre -1422 et -1318 : ε = 2 ;
• entre -1319 et 137 : ε = 0.
Regarder la zone 4 « Fichier "DonnéesPharaoniques.txt" » au chapitre 10.4 à la page 26 pour voir comment
ces informations sont converties pour être compréhensible par l’application DP-DJ.

4 Détermination du début de la troisième période


En théorie, comme une période sothiaque commence un I Akhet 1e + 1er Thot, elle se termine naturellement
après 1460 ans, par le retour aux mêmes valeurs (colonne 2 et 3 du tableau ci-dessous) :
Date Évolution normale des calendriers Évolution des calendriers avec ε = 2 Évolution effective des calendriers
julienne CG CF CG CF CG CF
21/7/-1286 IV Shemou 35e 36e Mesorê IV Shemou 35e 34e Mesorê II Akhet 3e 25e Thot
22/7/-1286 I Akhet 1e 1er Thot I Akhet 1e 35e Mesorê I Akhet 1e 1er Thot
e
23/7/-1286 I Akhet 2 2e Thot I Akhet 2 e
36e Mesorê I Akhet 2 e
2e Thot
Or, comme il a été rajouté deux jours au calendrier fixe, la nouvelle séquence de ces calendriers aurait dû
être, si Horemheb n’avait pas interrompu prématurément cette période, (celle des colonnes 4 et 5). On
remarque, dans les deux dernières colonnes, que les responsables de ces calendriers ne se sont pas fait
piéger par ce rajout de deux jours, et qu’ils ont correctement calculé le début de cette troisième période.

9
5 Liste des 107 années sacrées entre -2746 et 138
Cette liste a été faite en sélectionnant les levers fastes de Sirius concomitant avec la nouvelle lune. La
colonne « Cp » correspond à la constance à apporter pour convertir une date julienne en date pharaonique.
Les différentes couleurs permettent de constater qu’il y a une grande différence entre Cp et epsilon.
Pour le moment, à part les annotations déjà connues, je n’ai trouvé que le 15 e et le 61e levers de
Sirius susceptibles d’être soupçonnés pour le déclenchement de jubilés.
Tableau n° 1
Durée Calendrier Année de règne du
Date C entre glissant

julienne p 2 (le 1er ε dirigent lors du lever Dynastie Événements
levers Thot) faste de Sirius
1 -2746/7/20 1A01 00▪ de Nineter IIe Début de la première période sothiaque
2 -2689/7/20 57 1A15 27▪ de Khâsekhemoui
3 -2670/7/20 19 1A20 00* de Djéser IIIe
4 -2651/7/20 19 1A24 01* de Sekhemkhet
5 -2613/7/20
0 38 2A04 12* de Snéfrou IVe
6 -2567/7/20 46 2A15 24* de Khéops
7 -2548/7/20 19 2A20 12* de Khéphren
8 -2537/7/20 11 2A23 23* de Khéphren
9 -2491/7/21 46 3A04 01* de Néferirkarê Ve
10 -2453/7/21 38 3A14 28* de Néouserrê
11 -2407/7/21 46 3A25 31* de Djedkarê-Isési
12 -2388/7/21 19 3A30 13* d’Ounas
13 -2377/7/21 11 4A03 06* de Téti VIe
14 -2358/7/21 19 4A08 09* de Pépi Ier
15 -2331/7/21 27 4A14 36* de Pépi Ier Probable raison du jubilé de Pépi Ier en l’an 36
16 -2312/7/21 19 4A19 06* de Pépi II
17 -2293/7/21 19 4A24 25* de Pépi II
18 -2274/7/21 19 4A29 44* de Pépi II
19 -2255/7/21 19 1P03 63* de Pépi II
0
20 -2236/7/21 19 1P08 82* de Pépi II
21 -2225/7/21 11 1P11 93* de Pépi II
22 -2198/7/21 27 1P18 07▪ de Khéty Ier IXe
23 -2179/7/21 19 1P22 11▪ de Mérikatê
24 -2141/7/21 38 2P02 00▪ de Khéty II Xe
25 -2122/7/21 19 2P07 04* d’Antef Ier XIe
26 -2103/7/21 19 2P11 09* d’Antef II
27 -2084/7/21 19 2P16 28* d’Antef II
Année sacrée inscrite sur le sarcophage
28 -2065/7/21 19 2P21 47* d’Antef II d'Ashayt une concubine de Montouhotep II
29 -2046/7/21 1 19 2P26 09* de Montouhotep II
30 -2000/7/21 46 3P07 04* de Montouhotep III
31 -1989/7/21 11 3P10 03* de Montouhotep IV
32 -1970/7/21 19 3P15 08* d’Amenemhat Ier XIIe
33 -1951/7/21 19 3P19 27* d’Amenemhat Ier
34 -1924/7/21 27 3P26 25* de Sésostris Ier
35 -1913/7/21 11 3P29 36* de Sésostris Ier
36 -1886/7/21 27 4P06 18* d’Amenemhat II
37 -1867/7/21 19 4P10 03* de Sésostris II
38 -1848/7/21 19 4P16 07* de Sésostris III Papyrus du temple d'el-Lahoun
39 -1837/7/21 11 4P19 18* de Sésostris III
40 -1818/7/21 19 4P24 37* de Sésostris III Année sacrée 100 jours avant la stèle de l’an 400
41 -1791/7/21 27 4P30 24* d’Amenemhat III
42 -1772/7/21 19 1S05 06▪ d’Amény Antef IV XIIIe
43 -1753/7/21 19 1S10 25▪ d’Amény Antef IV
44 -1734/7/21 19 1S15 1 07▪ de Néferhotep Ier
45 -1715/7/21 19 1S19 05▪ d’Aÿ Mernéferrê XIVe
46 -1696/7/21 19 1S24 24▪ d’Aÿ Mernéferrê
47 -1658/7/21 38 2S04 06▪ de Sharek XVe
48 -1639/7/21 19 2S08 06▪ d’Antef VII XVIIe
49 -1601/7/21 38 2S18 44▪ d’Antef VII

10
50 -1582/7/21 19 2S23 63 d’Antef VII
51 -1563/7/21 19 2S27 82▪ d’Antef VII
52 -1536/7/22 27 3S04 15* d’Ahmosis Ier XVIIIe
1
53 -1517/7/22 19 3S09 09* d’Aménophis Ier Calendrier du papyrus Ebers
54 -1498/7/22 19 3S14 07* de Thoutmôsis Ier
55 -1441/7/22 57 3S28 48* de Thoutmôsis III Textes de l’île d'éléphantine
56 -1422/7/22 19 4S04 14* d’Aménophis II Année bissextile additionnelle (stèle de l’an 400)
57 -1403/7/22 19 4S08
2 07* de Thoutmôsis IV
58 -1319/7/23 84 1A01 05* d’Horemheb Début de la deuxième période sothiaque
59 -1300/7/23 19 1A05 24* d’Horemheb
60 -1289/7/22 11 1A01 06* de Séthi Ier XIXe
61 -1224/7/22 65 1A16 56* de Ramsès II Probable raison du jubilé de Ramsès en l’an 57
62 -1091/7/22 133 2A19 07* de Ramsès XI XXe
63 -1072/7/22 19 2A24 26▪ de Ramsès XI
64 -1053/7/22 19 2A29 01▪ de Masaharta XXIe
65 -1034/7/22 19 3A04 11▪ de Menkhepperê
66 -1015/7/22 2 19 3A08 30▪ de Menkhepperê
67 -996/7/22 19 3A13 49▪ de Menkhepperê
68 -977/7/22 19 3A18 13▪ de Pinedjem II
69 -958/7/22 19 3A23 11▪ de Psousennès III
70 -901/7/22 57 4A07 23▪ d’Osorkon Ier
71 -882/7/22 19 4A12 07▪ de Takélot Ier XXIIe
72 -863/7/22 19 4A16 11▪ d’Osorkon II
73 -749/7/22 114 1P15 18▪ de Chéchonq V
74 -684/7/22 65 2P01 06▪ de Taharqa XXVe
75 -646/7/22 38 2P11 18▪ de Psammétique Ier XXVIe
76 -627/7/22 19 2P15 37▪ de Psammétique Ier
77 -608/7/22 19 2P20 02▪ de Néchao II
78 -570/7/22 38 2P30 00▪ d’Amasis
79 -551/7/22 19 3P04 19▪ d’Amasis
80 -513/7/22 38 3P14 08▪ de Darius Ier XXVIIe
81 -505/7/23 8 3P24 16▪ de Darius Ier
82 -486/7/23 19 3P29 35▪ de Darius Ier
83 -467/7/23 19 4P04 0 18▪ de Xerxès Ier
84 -448/7/23 19 4P08 17▪ d’Artaxerxès Ier
85 -410/7/23 38 4P18 13▪ de Darius II
86 -391/7/23 19 4P23 02▪ d’Achôris XXIXe
87 -372/7/23 19 4P27 08▪ de Nectanébo Ier XXXe
88 -315/7/23 57 1S12 02▪ d’Alexandre IV P
89 -296/7/23 19 1S16 09▪ de Ptolémée Ier E
90 -277/7/23 19 1S21 08▪ de Ptolémée II R
91 -258/7/23 19 1S26 27▪ de Ptolémée II I
92 -239/7/23 19 2S01 07▪ de Ptolémée III O Décret de Canope
93 -231/7/23 8 2S03 15▪ de Ptolémée III D
94 -220/7/23
3 9 2S05 02▪ de Ptolémée IV E Inscription ptolémaïque à Assouan
95 -212/7/23 10 2S07 10▪ de Ptolémée IV
96 -182/7/23 30 2S15 23▪ de Ptolémée V G
97 -163/7/23 20 2S20 18▪ de Ptolémée VI R
E
98 -136/7/23 26 2S26 34▪ de Ptolémée VIII
C
99 -117/7/23 19 3S01 53▪ de Ptolémée VIII
O
100 -98/7/23 19 3S06 18▪ de Ptolémée X
-
101 -79/7/23 19 3S11 01▪ de Ptolémée XII R
102 -60/7/23 19 3S15 20▪ de Ptolémée XII O
103 -49/7/23 11 3S18 02▪ de Cléopâtre VII M
104 -3/7/23 46 3S30 24▪ d’Auguste A
105 35/7/23 38 4S09 00▪ de Tibère I
106 54/7/23 19 4S14 00▪ de Néron N Fondation du temple de Dendérah
107 138/7/25 5 84 1A01 00▪ d’Antonin le Pieux E Annotation De Die Natali
* Année de règne par rapport au début de règne calculé par l’auteurE.
▪ Année de règne par rapport au début de règne de P. A. ClaytonG

Remarques : le 2 Shemou 1 du décret Canope ne correspond pas à l’année -238 comme noté, mais à -239.
L’annotation du De Die Natali de Censorinus ne correspond pas à l’année 139, mais à l’année 138.

11
5.1 Statistiques sur les années sacrées
Entre -2746 en 138 : nombre d’années sacrées : 107, moyenne entre deux années sacrées : 26,6 années

Nombre d’années entre deux années Nombre d’années


sacrées sacrées
19 60
38 10
11 8
27 6
57 5
46 5
84 2
65 2
8 2
133 1
114 1
30 1
26 1
20 1
10 1
9 1

6 Les phases de la lune permettant de trouver une date julienne


Comme expliqué au chapitre 2 page 4, en plus des levers héliaques annotés, il existe théoriquement six
autres types d’événements susceptibles de servir de bornes permettant de déterminer avec une certaine
précision une date julienne. Dans ce chapitre, nous regarderons uniquement les phases de la lune annotées.
6.1 Thoutmosis III : la nouvelle lune de la veille de la bataille de Megiddo,
Une nouvelle lune a été consignée la veille de la bataille de Megiddo en l’an XXIII de Thoutmosis III, le
Ier mois de la saison des moissons 21e jour soit le 23,1 Shemou 21. Si le début de règne de Thoutmosis III
a bien commencé en -1490, alors cette date pharaonique correspondrait à un 23 mai du
quadriennum -1470, -1467. Si vous vérifiez avec le logiciel Stellarium version 0.11.0, vous vous rendrez
compte que c’est exact : la lune du 22 est encore en dessous du soleil. Or, c’est faux ! Effectivement, d’après
mon expérience, cette version du logiciel Stellarium fait une petite erreur sur la position de la lune qu’il
faut prendre compte en cas de litige. Pour cela, j’applique une correction9 de plus 1°27’ d’arc à la hauteur
de la Lune, ce qui nous donne les deux configurations ci-dessous :

Avec cette correction, le passage de la nouvelle lune s’est produit non pas le 23 mais le 22 mai -1468 : où
est l’erreur ?
En fait, si la position théorique de la Lune était bien au-dessus du soleil à la tombée de la nuit (figure de
droite), par contre, ce n’est pas vrai 1h30’ auparavant (figure de gauche). Avec cette configuration, pour
les prêtres astronomes dans des conditions idéales d’observation, la nouvelle lune serait bien celle du 22.
Toutefois, comme cette discrimination n’est pas évidente, si on rajoute la brune, des montagnes et le fait
qu’il est préférable, pour un militaire en campagne, d’avoir une nouvelle lune la veille d’une bataille plutôt
que l’avant-veille, on peut considérer que pour Thoutmosis III, le 23 mai -1468, était le jour de la nouvelle
lune.

9
La détermination de cette correction est empirique. Pour cette version du logiciel Stellarium, elle est égale à :
hauteur de la Lune de Stellarium + (127 / 2112) × année julienne (voir explications D. J-PE à la page 43).
12
6.2 Thoutmosis III : la nouvelle lune le jour de la fondation de l’Akhmenou à Karnak
Thoutmosis III a procédé à la fondation de l’Akhmenou à Karnak, en l’an XXIV, le IIe mois de la saison de
la germination 30e jour soit le 24, II Peret 30, ce qui correspond à un 3 mars du quadriennum -1469, -1466.
Le logiciel Stellarium version 0.11.0, détermine, sans ambiguïté, que le 3 mars -1466 est bien à un jour de
nouvelle lune.
Remarque : cette nouvelle lune m’a permis de mieux comprendre la signification de la stèle de l’an 400.
Nota bene : le quadriennum de cette date est différent de tous les autres puisque la première année est un
chiffre impair. Cette singularité n’est pas une anomalie puisqu’elle est due au rajout d’une année bissextile
supplémentaire. Toutefois, j’ai remarqué une vraie anomalie que je ne m’explique pas encore : cette
correction ne semble pas pouvoir s’appliquer à toutes les dates de ce groupe.
6.3 La nouvelle lune de l’an LII-LIII de Ramsès II
En l’an LIII, apparition de la nouvelle lune le II Peret 27e jour, ce qui correspond à un 31 décembre du
quadriennum -1230, -1227 si Ramsès II a commencé son règne vers -1281. Le logiciel Stellarium version
0.11.0, détermine, sans ambiguïté, que, ce 31 décembre -1228 est bien à un jour de nouvelle lune (voir la
procédure pour obtenir ce résultat au chapitre 10.3.5 à la page 24).

7 La stèle de Ramsès II datant de l’an 400 le IV Shemou 4e jour


Nous avons vu qu’une date pharaonique, avec seulement le calendrier glissant, ne pouvait être convertie en
date julienne que si l’on pouvait en déduire le calendrier fixe et sa période sothiaque. Comme manifestement
les 400 ans notés n’ont rien à voir avec les années de règne de Ramsès II, cette information seule (le IV
Shemou 4e jour) était normalement sans intérêt dans le cadre de cette étude.
Toutefois, comme j’avais des problèmes avec le début et la durée de règne de Ramsès II (voir le chapitre
suivant), il était intéressant de voir si d’autres informations, sur son règne, pouvaient confirmer ou infirmer
mes déductions. C’est donc logiquement que j’ai commencé à regarder cette stèle.
Une lecture superficielle du texte de cette stèle peut nous faire croire, comme beaucoup l’on fait auparavant,
que Ramsès II honorait l’un de ses ancêtres qui aurait régné 400 ans avant lui. Or, avant de continuer, il
faut lire attentivement ce qu’écrivait Auguste MarietteB, en 1864, pour se rendre compte qu’il y a d’autres
interprétations. Par exemple, à la lecture du texte, on pourrait penser que ses 400 ans ne sont pas relatifs au
règne de Ramsès II, mais à un événement du IV Shemou 4e, qui, lui, ferait référence à un autre événement
qui se serait produit 400 ans auparavant.
Cependant, si pour Auguste Mariette, ses 400 ans étaient illogiques, il n’en va pas de même lorsque l’on a
décodé le rôle du lever faste de Sirius. En effet, les anciens Égyptiens étaient capables de déterminer, à
quelques années près, l’éloignement d’un événement à condition que celui-ci se soit produit au début d’une
année sacrée. Le calcul est facile puisqu’il suffisait, au premier de l’An (le 1er Thot), de soustraire au nombre
de jours du calendrier glissant du moment, ceux du calendrier glissant relatif à l’élèvement et multiplier le
résultat par quatre.
Sans l’écriture du logiciel de conversion (DP-DJ) et sans la nouvelle lune de Thoutmosis III, je pense que
jamais, je n’aurais pu découvrir une partie de la cause qui a incité les anciens Égyptiens à ériger ces stèles.
Je développe, dans le chapitre « À la recherche d’epsilon » page 6, les principales étapes qui m’ont permis
d’arriver à la conclusion suivante :
La stèle de l’an 400 fait référence à deux stèles, chacune d’elles ayant été gravée lors d’une d’année
sacrée, et qui évoque, chacune, le rajout d’une année bissextile supplémentaire dans un quadriennum.
La toute première, celle datant du règne de Sésostris III, en l’an 4 Peret 24, semble avoir évoqué le
passage d’epsilon de zéro à 1. Pour la suivante, celle évoquée par Ramsès II, qui date donc du 4
Shemou 4, et a été gravée pendant le règne d’Aménophis II, elle semble également relater le rajout
d’une année bissextile qui aurait fait passer epsilon de 1 à 2. Ces deux rajouts ont été faits, non pas à
400 ans d’intervalle comme l’a calculé Ramsès II (en multipliant par 4 les 100 jours de différence),
mais à 396 années d’écart.
13
La question que l’on peut alors se poser est : pourquoi Ramsès II, à un certain moment de son règne, fait-il
ériger une stèle qui fait référence à une autre stèle qui, elle-même, fait de même ?
Dans tous les cas, une chose est sûre, il n’y a eu aucune modification d’epsilon pendant son règne. Par
contre, c’est pendant le règne de son père Séti Ier, alors que le prince Ramsès avait une vingtaine d’années,
qu’il a été décidé de ne pas continuer la deuxième période sothiaque pour en débuter une troisième dans la
continuité de la première. Normalement, ce début de période aurait dû provoquer le passage d’epsilon de 2
à zéro, si cette modification n’avait pas été faite, ignominieusement, 33 ans plus tôt par Horemheb.
La seule suggestion que je peux faire est que Ramsès II a peut-être érigé cette stèle, pour marquer la seule
année sacrée de son long règne (la n°61 du I Akhet 16, soit, le 23 juillet -1224, vers sa 57e année de règne).
Cette proposition est conforme aux écrits sur cette stèle, puisque à l’époque, Ramsès II était riche en jubilés.
Remarque : Il peut paraître étonnant de faire un rapprochement entre les 400 ans de cette stèle et les 40 ans
(ou des multiples) que l’on retrouve, de temps en temps, dans la Bible. Pourtant, il n’est pas impossible que
cela résulte, un peu, du même principe de raisonnement. On peut imaginer, qu’au début de l’écriture de la
Bible, le temps écoulé entre deux dates éloignées se comptait initialement en jours de décalage relatifs entre
les deux calendriers. Puis, les copistes successifs auraient, au fil du temps, arrondi cette valeur en dizaine
ou en multiple de dix. En dernier, les rédacteurs finaux auraient converti ces jours en années, sans trop se
poser de questions. Voilà peut-être pourquoi l’Hexode des Hébreux aurait eu lieu 480 ans (120 jours) avant
l’an quatre du règne du Roi Salomon.

8 Détermination du début et de la durée du règne de Ramsès II.


Deux dates du règne de Ramsès II permettent de déterminer, avec précision, son début et sa durée, soit :
1) Une nouvelle lune annotée du II Peret 27 de l’an LII ou LIII.
2) La mort de Ramsès datant du Ier Akhet 19e jour et du 2e Thot (année de règne non précisée)
Nous avons vu, au chapitre 2, que la date de la mort de Ramsès II avait une particularité : c’est la seule, à
ma connaissance (en dehors des levers héliaques annotés), à avoir, en plus du calendrier glissant, celle du
fixe, puisqu’il est mort le lendemain du jour de l’An (le 2e Thot). Cette information supplémentaire permet
un calcul de la date julienne avec seulement le début de la période sothiaque. Avec celle de la troisième
période sothiaque égale à -1286, Ramsès II est donc mort un 23 juillet du quadriennum -1218 à -1215.
Malgré cette incertitude, par chance, la nouvelle lune de l’an LII-LIII permet de déterminer, avec précision,
son début et sa durée de règne Ramsès, comme on peut le voir dans le tableau suivant :

Nouvelle lune le 31/12/ -1228


Date du Durée de règne = 66 années Durée de règne = 67 années
décès Date de Année de règne de la Date de Année de règne de la
l’intronisation nouvelle lune l’intronisation nouvelle lune
-1218 -1284 56 -1285 57
-1217 -1283 55 -1284 56
-1216 -1282 54 -1283 55
-1215 -1281 53 -1282 54

Effectivement, seule une durée de règne de 66 ans avec le décès intervenant en l’an -1215 est compatible
avec la nouvelle lune de la 53e année (lignes grisées).

14
9 Dates des fêtes pedj-shes des principales constructions pharaoniques
Bien que cela n’ait rien à voir avec les levers fastes de Sirius ou les années sacrées, je donne tout de même,
la liste des fêtes pedj-shes des principales constructions pharaoniques dans le tableau ci-dessous :
Années Calendrier Calendrier
N° juliennes glissant fixe ε pharaons Type de construction
1 -2638/12/21 4 3 Peret 02 0605 Houni
2 -2622/12/24 4 3 Peret 09 0608 Snéfrou
3 -2590/12/30 2 3 Peret 23 0614 Khéops
4 -2565/12/24 1 3 Peret 23 0608 Didoufri
5 -2560/12/28 1 3 Peret 28 0612 Khéphren
6 -2535/12/22 1 3 Peret 28 0606 Baka
7 -2530/01/07 1 4 Peret 16 0622 Mykérinos
8 -2519/01/04 1 4 Peret 15 0619 Chepseskaf
9 -2512/01/18 1 1 Shemou 01 0703 Ouserkaf
10 -2505/12/21 1 4 Peret 05 0605 Sahourê Pyramide
11 -2492/12/26 1 4 Peret 12 0609 Néferirkarê
12 -2484/12/27 1 4 Peret 15 0610 Néferefrê
13 -2481/12/26 1 4 Peret 15 0609 Néouserrê
14 -2438/12/30 1 4 Peret 30 0613 Djedkarê-Isési
15 -2400/01/10 1 1 Shemou 20 0624 0 Ounas
16 -2383/12/22 1 1 Shemou 05 0605 Téti Ier
17 -2364/12/22 4 1 Shemou 10 0605 Pépi Ier
18 -2322/01/16 1 2 Shemou 16 0630 Mérenrê
19 -2318/12/23 1 1 Shemou 23 0606 Pépi II
20 -2126/12/31 1 3 Shemou 19 0614 Antef Ier
21 -2112/12/24 1 3 Shemou 15 0607 Antef II Tombe Saff
22 -2063/12/24 1 3 Shemou 27 0607 Antef III
23 -2052/01/03 3 4 Shemou 10 0617 Montouhotep II Temple
24 -1972/01/18 6 1 Akhet 10 0702 Amenemhat Ier
Pyramide
25 -1949/12/24 1 4 Shemou 26 0607 Sésostris Ier
26 -1930/01/03 19 1 Akhet 06 0617 Sésostris Ier Temple
27 -1903/12/25 2 1 Akhet 03 0608 Amenemhat II
28 -1869/01/19 1 2 Akhet 07 0703 Sésostris II
29 -1852/12/31 3 1 Akhet 23 0614 Sésostris III Pyramide
30 -1814/12/31 1 2 Akhet 03 0614 Amenemhat III
31 -1766/01/19 1 3 Akhet 04 0703 Amenemhat IV
32 -1523/01/03 3 4 Akhet 17 0616 Aménophis Ier
1
33 -1466/12/23 25 4 Akhet 21 0605 Thoutmôsis III
34 -1483/12/30 7 4 Akhet 23 0612 Hatchepsout
35 -1429/01/13 7 1 Peret 21 0626 Aménophis II
36 -1393/01/06 7 1 Peret 24 0619 Aménophis III
37 -1352/04/15 5 1 Shemou 13 0928 Akhénaton
38 -1349/04/14 9 1 Shemou 13 0927 Akhénaton
2
39 -1347/03/22 1 4 Peret 20 0904 Akhénaton
40 -1334/01/13 2 2 Peret 16 0626 Toutânkhamon
Temple
41 -1295/12/23 1 2 Peret 10 0604 Séthi Ier
42 -1287/01/04 8 2 Peret 25 0617 Prince Ramsès II
43 -1284/01/02 11 2 Peret 15 0615 Prince Ramsès II
44 -1284/12/21 12 2 Peret 03 0603 Séthi Ier
0
45 -1279/01/05 2 2 Peret 19 0618 Ramsès II
46 -1211/01/03 4 3 Peret 01 0616 Mérenptah
47 -1192/01/04 4 3 Peret 10 0617 Bay + Siptah
48 -1179/12/31 6 3 Peret 09 0613 Ramsès III

Cette liste, que j’ai déduite de mes études précédentes, donne en dates juliennes et pharaoniques le début
de constructions des principales constructions de cette civilisation. Il serait très étonnant, d’une part que
toutes ces dates nous soient parvenues sous une forme ou sous une autre ; et d’autre part qu’il n’y ait pas
d’erreur dans cette liste. Néanmoins avec un peu de chance, il n’est pas impossible que l’on arrive à en
retrouver certaines.
15
10 Manuel d’utilisation de l’application DP-DJ
L’application DP-DJ est disponible gratuitement sur Google play store. Normalement la première version
doit pouvoir fonctionner sur tablettes et smartphones (avec écran > 5’’) avec le système d’exploitation
Android.
Cette application a été pensée de manière à pouvoir effectuer deux modes d’utilisation contradictoires. En
effet, pour ne pas limiter son utilisation, il faut permettre un maximum de possibilités, sans pour autant
rendre son utilisation normale trop fastidieuse. Pour répondre au mieux à ces deux contraintes, deux
principes ont été adoptés.
Le premier consiste à permettre la modification de tous les paramètres, soit facilement par les menus
déroulants et par la saisie directe des valeurs, soit plus difficilement par modification d’un fichier texte.
Le second consiste à invalider ou à cacher les fonctions qui ne doivent pas être modifiées dans la phase en
cours.

10.1 Présentation de l’écran de l’application DP-DJ


Un seul écran est disponible. Il se présente normalement sous la forme ci-dessous :

10.1.1 Menu déroulant n° 1 : périodes sothiaques


Ce menu est particulier puisque, seuls, les trois derniers titres ont une fonction spécifique. Les cinq autres
ont uniquement une fonction d’information, soit :
Informations
complémentaires à gauche
N° Rouge Blanc
Informations du menu déroulant n°1
modifiable informatif
1 -2746 -2746 ε=x 1re période sothiaque de la IIe dynastie à Horemheb
2 -1319 -1319 ε=0 2e Période sothiaque d'Horemheb à Séthi Ier
Partie
3 -1286 -1286 ε=0 3e période sothiaque de Séthi Ier à Darius II
informative
4 -505 -505 ε=0 Suite de la 2e période sothiaque de Darius II à Antonin le Pieux
5 138 138 ε=0 4e période sothiaque d'Antonin le Pieux à ?
6 Réinitialisation des valeurs sothiaques
7 About (pour application en anglais)
8 A propos (pour application en français)

Les cinq premiers titres affichent en permanence le nom de la période sothiaque en cours. Pour modifier
cet affichage, il faut sélectionner le monarque qui a régné pendant cette période.
16
Le titre n° 6 permet de réinitialiser la valeur des périodes sothiaques si celles-ci ont été modifiées.
Les titres n°7 et n°8 permettent d’obtenir quelles informations de base, de lancer le mode d’emploi succinct,
ou de passer du français à l’anglais et inversement.

Le mode d’emploi succinct se présente en français sous la forme ci-dessous :

Le déroulement de ce mode d’emploi peut se dérouler suivant deux modes :


1) Mode séquentiel : en cliquant sur « Début champ n° 1 ». Dans ce cas la première explication est sur
le menu déroulant « Nom du monarque ». Il suffit ensuite de cliquer sur le « Champ n+1 » pour
afficher les autres explications dans un ordre pertinent.
2) Mode pas-à-pas : en cliquant sur « Choix du champ ». Ce mode permet de regarder les explications
dans un ordre quelconque.

10.1.1.1 Valeur modifiable n°2


La fenêtre, à gauche, lorsqu’elle est blanche, affiche la valeur de la période sothiaque ainsi que celle
d’epsilon en cours. Ces valeurs sont celles qui sont archivées dans le fichier texte (voir le chapitre 10.4).
En appuyant sur cette fenêtre, elle passe au rouge et dans ce cas, uniquement la valeur de début de la période
sothiaque en cours devient modifiable. Pour modifier une période sothiaque spécifique, il faut sélectionner
le monarque qui a régné pendant cette période. Si la valeur de la période en cours est changée, cela n’affecte
pas les autres périodes. Il est possible de modifier tous les débuts de période. Attention, ces modifications
ne sont pas mémorisées en interne et seront donc perdues à la fermeture de l’application. Pour modifier ces
valeurs d’une manière permanente, il faut modifier le fichier texte (voir le chapitre 10.4 à la 26).
Pour retrouver les valeurs initiales, outre le fait de relancer l’application, on peut aussi sélectionner le titre
"Réinitialisation des valeurs sothiaques" du menu déroulant n°1.

17
10.1.2 Menu déroulant n° 2 : périodes pharaoniques
Ce menu déroulant permet d’accéder rapidement aux informations recherchées. Il se présente de la manière
suivante :

N° Titres Type de sélection


1 Tous les principaux Monarques (avec propositions)
Sélection de tous les monarques
2 Tous les principaux Monarques (sans proposition)
3 Période dynastique ancienne
4 Ancien Empire
5 Première Période Intermédiaire
6 Moyen Empire
7 Deuxième Période Intermédiaire Sélection des monarques par périodes
8 Nouvel Empire
9 Troisième Période Intermédiaire
10 Basse Epoque
11 Période Gréco-Romaine
12 Toutes les années sacrées
13 Uniquement les Levers fastes de Sirius annotés
Sélection par type d’événement
15 Uniquement les dates pharaoniques
16 Uniquement les fêtes pedj-shes
17 Vérification Recherche des événement(s) erronée(s)

Avec la version 1.x de cette application, Les titres n°12 à n°16 n’affichent que les monarques ayant eu,
pendant leur règne, au moins l’un de ces événements.
Ce menu déroulant modifie les informations listées dans le menu déroulant n°4, comme indiqué au chapitre
10.1.5.
Il est à noter que l’option d’affichage (avec ou sans proposition) sera gardée pour les autres périodes. De
plus, cette option sera mémorisée dans le fichier texte sur la première modification des données
pharaoniques.

10.1.3 Menu déroulant n° 3 : liste des monarques


Cette liste dépend du menu déroulant n°2 (voir le chapitre précédent). Un astérisque en début du nom du
monarque signale que celui-ci a fait l’objet d’une étude du radiocarboneH.

10.1.4 Valeur modifiable n° 2 : début de règne du monarque affiché à droite


Ce champ affiche en permanence l’année julienne du début de règne de monarque en cours d’analyse
(affiché à droite). Ce champ a la même particularité que ceux des calendriers (glissant et fixe) et de l’année
de règne, il n’est modifiable que si l’événement du menu déroulant n°4 affiche le début de règne de
monarque en cours d’analyse.
Pour que les modifications sur les débuts de règne soient effectives, il faut autoriser l’application à
mémoriser dans le répertoire "Egyptologie" (qu’elle crée à l’occasion), le fichier
"DonnéesPharaoniques.txt".
La modification du début de l’année de règne entraîne, dans la liste des événements du menu déroulant n°4,
les changements suivants :
➢ Recalcul de la date julienne des événements relatifs au règne du monarque (avec uniquement le
calendrier fixe et l’année de règne).
➢ Recalcul de l’année de règne des événements à date fixe. Ces événements sont : les années sacrées,
les nouvelles lunes, les fêtes pedj-shes et les dates pharaoniques avec les deux calendriers (glissant
et fixe).
➢ Réorganisation des événements pour avoir une chronologie correcte.
18
10.1.5 Menu déroulant n° 4 : liste des événements
L’affichage de ce menu déroulant est fonction du titre sélectionné dans le menu n°2. Par exemple pour le
règne de Ramsès II, ce menu affiche informations suivantes :

Titre du menu déroulant n°2 Exemple d’affichage pour le règne de Ramsès II


-1304-1237 = 67 ans D.B. Redford
-1294-1227 = 67 ans A.H. Gardiner
-1292-1225 = 67 ans J.R.Baines
-1290-1224 = 66 ans D. Arnold, A. Eggebrecht, E. Hornung
-1290-1223 = 67 ans J. Kinnaer, R.A. Parker
-1281 00.3S27,1126 Début de règne de Ramsès II (probable)
-1281-1215 = 66 ans J-P. Dupeyron
Tous les principaux Monarques (avec -1279/1/5 02:2P19'0618 Cérémonie du pedj-shes du Ramesseum
-1279-1213 = 66 ans H.W. Helck, K.A. Kitchen, R. Krauss, J. Malek
propositions) -1279-1213 = 66 ans S. Quirke, T. Schneider, I. Shaw, D. Sitek,
-1279-1213 = 66 ans P. Vernus, J. von Beckerath, J. Yoyotte
-1279-1212 = 67 ans P. Clayton, A.M. Dodson, N. Grimal, P.A. Piccione
-1278 03,1P04,0502 Ramsès II an 3 : Stèle de Kouban
-1277 04,3P02,0630 Ramsès II an 4 : troisième campagne syrienne
-1228/12/31 53:2P27,0613 Ramsès II an 52-53 : nouvelle lune
-1224/7/22 57:1A16:0101 lever faste de Sirius n°61
-1215/7/23 66:1A19,0102 Mort de Ramsès II
-1281 00.3S27,1126 Début de règne de Ramsès II (probable)
-1279/1/5 02:2P19'0618 Cérémonie du pedj-shes du Ramesseum
-1278 03,1P04,0502 Ramsès II an 3 : Stèle de Kouban
Tous les principaux Monarques (sans -1277 04,3P02,0630 Ramsès II an 4 : troisième campagne syrienne
proposition) -1272 09,3S09,1106 Ramsès II an 9 : bataille de Qadesh
-1228 53:2P27,0613 Ramsès II an 52-53 : nouvelle lune
-1224/7/22 57:1A16:0101 lever faste de Sirius n°61
-1215/7/23 66:1A19,0102 Mort de Ramsès II
Toutes les années sacrées -1224/7/22 57:1A16:0101 lever faste de Sirius n°61
Uniquement les Levers fastes de Sirius annotés
-1281 00.3S27,1126 Début de règne de Ramsès II (probable)
-1278 03,1P04,0502 Ramsès II an 3 : Stèle de Kouban
Uniquement les dates pharaoniques -1277 04,3P02,0630 Ramsès II an 4 : troisième campagne syrienne
-1228 53:2P27,0613 Ramsès II an 52-53 : nouvelle lune
-1215/7/23 66:1A19,0102 Mort de Ramsès II
Uniquement les fêtes pedj-shes -1279/1/5 02:2P19'0618 Cérémonie du pedj-shes du Ramesseum
Vérification Aucune erreur détectée

L’affichage des événements d’un pharaon ayant fait l’objet d’une étude de son radiocarboneH est modifié
en rajoutant les signes "<" et " >" pour indiquer si ces derniers étaient ou non dans la courbe. Arbitrairement,
pour cette fonction, la courbe est calculée en fonction de sa période pharaonique
➢ Ancien Empire : plus ou moins 15 ans par rapport au milieu de la courbe du radiocarbone.
➢ Moyen Empire : plus ou moins 10 ans par rapport au milieu de la courbe du radiocarbone
➢ Nouvel Empire : plus ou moins 5 ans par rapport au milieu de la courbe du radiocarbone

Par exemple, pour le pharaon Khéops, cela donne :

Milieu de la courbe du
Exemple d’affichage pour le règne de Khéops
radiocarboneH -2582
> -2620-2580 = 40 ans R. Krauss, T. Schneider
> -2609-2584 = 25 ans D.B. Redford
> -2607-2573 = 34 ans D. Sitek
> -2606-2583 = 23 ans P.A. Piccione
< -2591-2565 = 26 ans J-P. Dupeyron
< -2590/12/30-08:3P23'0614 Cérémonie du pedj-shes pyramide de Khéops
Événement à l’intérieur < -2589-2566 = 23 ans P. Clayton, I. Shaw
de la courbe < -2582 00.3P16.0605 Début de règne de Khéops (moyenne)
< -2579-2556 = 23 ans J. von Beckerath
< -2567/7/20 15:2A15:0101 lever faste de Sirius n°6
> -2555-2520 = 35 ans D. Arnold
> -2551-2528 = 23 ans J.P. Allen, J. Kinnaer, O. Vendel
> -2549-2526 = 23 ans J. Malek
> -2547-2524 = 23 ans A.M. Dodson

19
Le titre « Vérification » permet de lancer la vérification de toutes les dates archivées (voir le chapitre 10.2
à la page 22 pour plus de détails).

10.1.6 Valeur modifiable n° 3 : années de règne


Ce champ a deux fonctions :
➢ Il permet de créer un événement relatif au règne du monarque en cours d’analyse (voir le chapitre
10.3.2 pour la procédure à suivre).
➢ Autrement, il affiche en permanence l’année de règne des événements sélectionnés dans le menu
déroulant n°4. La valeur de ce champ donne toujours la valeur vraie. par contre, la valeur affichée
dans la ligne événement se bloque à 999 en positif et à -99 en négatif.

10.1.7 Bouton de suppression, de création ou de mémorisation


Ce bouton réalise, en fonction de la ligne événement en cours, trois actions. Pour éviter toutes
erreurs, celui-ci n’est visible que pendant les moments où il est fonctionnel. Un début de règne ou
une année sacrée ne sont pas supprimables et donc ce bouton est invisible.
➢ Lorsqu’un événement peut être supprimé, ce bouton apparaît avec la mention "SUP".
➢ Pour créer un événement avec une date julienne absolue, il faut faire apparaître le bouton "ABS".
Cela n’est possible qu’en se positionnant sur un début de règne et en modifiant les deux calendriers
pharaoniques (le glissant et le fixe).
➢ Lorsque ce bouton affiche "MEM", cela signifie qu’il est possible de mémoriser les constantes
suivantes : la sélection de la langue, le mode avec ou sans proposition, et le monarque qui s’affichera
à la prochaine ouverture de l’application.
Toutes ces actions ne sont possibles que si l’autorisation de créer un fichier sur l’appareil hôte a été
accordée. Voir le chapitre 10.3 pour plus de détails.

10.1.8 Menus déroulants pour modifier les calendriers glissant et fixe


Les menus déroulants du n°5 au n°8 permettent de modifier l’un des deux calendriers pharaoniques (ou les
deux) soit pour créer un nouvel événement, soit pour vérifier visuellement une conversion.
Voir le chapitre 10.3 pour plus de détails.

10.1.9 Valeur modifiable n° 4 : conversion d’une date julienne en date pharaonique


À tout moment, il suffit de rentrer une date julienne pour obtenir la date pharaonique correspondante.
Cette action n’entraîne aucune modification sur les données archivées. Le résultat de la conversion est
affiché dans le champ n°1 en mode n°4 (voir le chapitre suivant).

10.1.10 Bouton +J +M et +A
Lorsque l’affichage sur ces deux boutons est « A », chaque action sur « +A » provoque l’incrémentation de
l’année julienne (ou la décrémentation avec « -A »). Cette fonction est intéressante pour vérifier rapidement
si le calcul d’une date pharaonique correspond, à quelques années près, à une date de nouvelle lune (celle-ci
s’affiche dans la zone d’affichage n°2, voir le chapitre 10.1.13).
Un appui court sur le champ « Diff » permet de permuter entre les jours « J » et les années « A ».
Un appui long sur le champ « Diff » permet d’effectuer une incrémentation (ou décrémentation) sur les
mois glissants pharaoniques.
Remarques :
L’incrémentation (ou la décrémentation) s’effectue sur les mois pharaoniques. De ce fait, tous les mois font
30 jours sauf le dernier (le IV Shemou) qui fait 35 jours.
Le changement de l’année julienne s’effectue au passage du premier janvier.
La transition entre le 35 Mesorê et le 1er Thot s’effectue sans tenir compte des années bissextiles.

20
10.1.11 Champ n°2 : différence de jours entre le calendrier glissant et le calendrier fixe
Ce champ a trois fonctions :
➢ Il affiche, en permanence, la différence de jours entre le calendrier glissant et le calendrier fixe.
➢ En cliquant dessus, il permet de modifier les actions des boutons "+A" et "–A" qui passent
successivement de l’incrémentation (ou de la décrémentation) des années "A" aux jours "J"
➢ En appuyant longuement dessus, il permet de modifier les actions des boutons "+A" et "–A" qui
passent à l’incrémentation (ou à la décrémentation) des mois avec l’affichage du "M".

10.1.12 Affichage n°1 : affichage du résultat des conversions


Ce champ n° 1 affiche le résultat de la conversion, suivant quatre modes
➢ Mode n°1 : au lancement de l’application dans ce champ sont affichés la version et l’emplacement
du fichier des données pharaoniques en cours d’analyse, soit par exemple :
---- Version 1.1 du fichier "pharaons" des données de la zone interne ----
Ou
Version 1.1 du fichier "DonnéesPharaoniques.txt" du répertoire "Egyptologie"
➢ Mode n°2 : la date pharaonique de la ligne événement (menu déroulant n°4) affichée est convertie
en année julienne. Soit, par exemple, pour la nouvelle lune de l’année 52-53 de Ramsès II :

Le II Peret 27 + (M6) Mekhir 13, de l’an 53 de Ramsès II


correspond à un 31 décembre du quadriennum -1230, -1229, -1228, -1227
Ce message s’affiche en rouge, en cas de non concordance entre la date julienne et la date
pharaonique.
➢ Mode n°3 : lorsque la date d’un événement n’a pas de calendrier glissant connu, celui-ci est déduit
en lançant le calcul avec une date julienne et un calendrier fixe définit arbitrairement. Ce calendrier
fixe est calculé de telle manière que, tous les événements dans ce cas, affichent toujours le même
jour de l’année. Ces événements sont facilement repérables puisque l’affichage de la date commence
toujours par le mot « Arbitrairement ». Par exemple pour la date du début de règne d’Horemheb
(qui n’a pas, à ma connaissance, de date pharaonique connue), l’affichage est :
Arbitrairement un 21 décembre du quadriennum -1326-1325, -1324, -1323
correspond à un I Peret 25 + (M6) Mekhir 3
Pour modifier ce jour arbitraire, voir le chapitre 10.4.
➢ Mode n°4 : après avoir rentré une date julienne dans la valeur modifiable n°4, cette action provoque,
pour la nouvelle lune de l’an 52-53 de Ramsès II, uniquement l’affichage du résultat, soit par
exemple :
Le 31/12/-1228 est égal au 2 Peret 27,0613
Pour mémoriser cet événement, appuyer longuement sur ce message

10.1.13 Affichage n°2 : affichage des phases de la lune


Après le calcul de chaque date, l’application détermine la phase de la lune et affiche la photo
correspondante. Volontairement, l’affichage est peu précis puisque la seule manière de connaître
exactement les phases de la lune est d’utiliser un logiciel d’astronomie.

21
10.2 Manuel d’utilisation en mode vérification
Ce mode d’utilisation est donné pour se familiariser avec les dates pharaoniques.
En effet, le mode d’utilisation de base ne provoque aucune erreur, de ce fait, dans un premier temps, on
peut ne pas trop lui faire confiance. Bien entendu, il est possible de vérifier les résultats sur les levers fastes
de Sirius annotés ou les dates de nouvelle lune. Toutefois, le mieux est de provoquer des erreurs et de
vérifier si celles-ci peuvent s’expliquer.
La solution la plus simple pour provoquer des erreurs est de modifier le début des périodes sothiaques et de
regarder où et comment celles-ci se produisent. L’une des procédures possibles pour cette vérification peut
être la suivante :
﹣ En premier, vérifier grâce au titre « Vérification » du menu déroulant n°2 que l’application ne
détecte aucune erreur.
﹣ Dans ce menu déroulant n° 2 choisissez ensuite « Nouvel Empire ». Cette action sélectionne le
pharaon « Ahmosis Ier » et par voie de conséquence, la première période sothiaque, s’affiche dans
le menu déroulant n°1.
﹣ Appuyer sur l’année de début de période située à gauche pour faire passer ce champ en couleur
rouge (valeur modifiable n°1).
﹣ Modifier cette valeur en plus ou en moins, mais, pour le moment, ne dépasser pas ± 3. En effet,
au-delà de cette valeur, toutes les dates de la première période sothiaque provoqueront une erreur.
﹣ Relancer la vérification en sélectionnant le titre « Vérification » du menu déroulant n°2.
Le nombre d’erreurs détecté dépend du sens et de la valeur du rajout.
Il est noté que les erreurs proviennent du fait que le calcul de la date pharaonique a été fait avec
l’ancien début de cette période sothiaque. Pour éviter ce type d’erreur, il faut refaire tous les calculs
avec cette nouvelle valeur de début de période sothiaque.
Si vous avez modifié le début de cette période sothiaque avec une valeur inférieure à ± 4, vous
pouvez vous rendre compte, que suivant la position de la date julienne dans le quadriennum,
l’application peut ne pas détecter cette modification.
﹣ Vous pouvez vérifier que la modification d’une période sothiaque n’affecte que les événements de
celle-ci.
Avec une période sothiaque modifiée, si vous changez les dates de certains événements, ou si vous en
rajoutez, ces modifications seront archivées correctement sans erreur. Par contre, en revenant aux valeurs
initiales, toutes ces modifications provoqueront des erreurs lors d’une nouvelle vérification.
﹣ Pour revenir à l’état initial, sélectionner le titre « Réinitialisation des valeurs sothiaques » dans le
menu déroulant n°1, ou relancer l’application.

22
10.3 Manuel d’utilisation en mode normal
Outre le mode consultatif, il est possible de réaliser les actions suivantes :
➢ Modifier le début de règne d’un monarque.
➢ Rajouter un événement ayant une date relative.
➢ Rajouter un événement ayant une date absolue.
➢ Supprimer tous les événements relatifs à un monarque (sauf son début de règne et les années
sacrées).
➢ Sortir de l’application.
Remarques :
Pour réaliser les trois premières actions, il faut obligatoirement que l’événement qui apparaît dans le menu
déroulant n°4 soit le début de règne du monarque concerné (en fait, pour éviter les erreurs, hors de cette
ligne, les champs modifiables ou les menus déroulants nécessaires sont soit invalidés, soit rendu invisibles).
Toutes ces opérations ne peuvent se faire que si l’application a l’autorisation de dupliquer ses données
pharaoniques de sa zone de stockage interne de l’appareil qui l’héberge. Après cette autorisation,
l’application créée un répertoire "Egyptologie" et copie ses données dans un fichier dénommé
"DonnéesPharaoniques.txt" (Ce fichier fait de l’ordre de 70 ko soit environ 50 moins qu’une photo au
format JPG).
Pour ne pas limiter les possibilités, l’application autorise toutes les modifications, même si elle détecte leurs
sorties des seuils min/max concernant le monarque en cours d’analyse.

10.3.1 Modifier le début de règne d’un monarque ou trouver la valeur de son calendrier fixe
Le mode opératoire est le suivant :
1) Sélectionner le début de règne du monarque concerné à l’aide des menus déroulants n°2 et n°3.
2) Modifier en premier, soit le calendrier glissant, soit le calendrier fixe, soit aucun des deux, mais pas
les deux puisque, dans ce cas, l’application passe en mode calcul de l’adresse absolue (voir le
chapitre suivant).
3) Modifier ensuite le début de règne (valeur modifiable n°2 à gauche du nom du pharaon). Cette
modification entraîne le recalcul de sa date pharaonique et son déplacement ainsi tous les
événements référencés par rapport à lui. Les événements, archivés avec une date absolue comme
les années sacrées ou les fêtes pedj-shes, ne sont pas déplacés et seule la valeur de l’année de règne
est recalculée. Pour le recalcul de la date pharaonique, il se fera, soit sur le calendrier glissant, si
c’est le calendrier fixe qui a été changé, soit inversement. Si aucun des deux calendriers n’a été
changé, le recalcul se fera, soit sur le calendrier glissant si le calendrier fixe à une date arbitraire (21
décembre), soit inversement. La modification d’un début de règne se remarque par le fait que sa
qualification initiale comme "moyenne" ou "probable" est changée en "modifié".

10.3.2 Rajouter un événement ayant une date relative.


Ce rajout commence en réalisant les actions n°1 et n°2 du chapitre précédent. L’action n°3 consiste,
non pas à modifier le début de règne du monarque, mais son année de règne (valeur modifiable n°3
à droite du nom du pharaon).
4) La modification de l’année de règne entraîne la création d’un nouvel événement qui sera archivé, (à
la bonne place) dans la liste du monarque en question. Cette action permet de trouver rapidement à
quelle époque s’est déroulé cet événement. Prenons par exemple le début de la bataille de Qadesh,
qui a débuté en l’an V du règne de Ramsès II, le IIIe mois de la saison des moissons le 9e jour soit
le III Shemou 9.
En dernier, positionner le début du règne de Ramsès II dans le menu déroulant n°4. Régler les menus
déroulants n°5 et n°6 (en bas à gauche) sur "III Shemou 9". Écrire "5" dans l’année de règne et

23
valider. Avec un début de règne de Ramsès II réglé sur -1281, l’application affichera les informations
suivantes :
Menu déroulant n°4 : -1275 05,309,1107 Evénement de l’an 5 de Ramsès II
Le III Shemou 9 + (M11) Epith 7, de l’an 5 de Ramsès II
Champ n°1
correspond à un 24 mai du quadriennum -1278, -1277, -1276, -1275

10.3.3 Rajouter une date absolue


Le mode opératoire est le suivant :
➢ Pour ce rajout, il n’est pas indispensable de sélectionner le début de règne du monarque concerné.
Cependant, il faut absolument choisir un monarque ayant régné pendant la période sothiaque
concernée sous peine d’avoir un résultat aberrant.
➢ Modifier les deux calendriers (glissant et fixe) ce qui provoque l’apparition du bouton "ABS" à
droite et l’invalidation des valeurs modifiables n°2 et n°3, respectivement l’année de début de règne
et l’année de règne.
Tant que vous ne validez pas cette date absolue, pour chaque modification, l’application calcule une
nouvelle date. Avant de la valider, vérifier que le résultat de l’année de règne du pharaon en cours
n’est pas trop grand, sous peine d’obtenir un résultat aberrant.
Par exemple, pour vérifier que l’application sait bien calculer la date (complète) de la mort de
Ramsès II, sélectionner n’importe quel monarque ayant régné entre l’an -1286 et -500. Ramsès II
ayant rendu son dernier soupir « le dix-neuvième jour du mois de l’inondation, le lendemain du
premier de l’An traditionnel », cela donne en valeurs compréhensibles pour l’application le
IAkhet 18 plus (M1) Thot 2.
Si vous rentrez cette valeur sous le règne de Ramsès III (début de règne en -1186) vous obtiendrez
les résultats suivants :
Menu déroulant n°4 : -1222/7/23 -36 :1A18,0102 Date absolue de Ramsès III
Le I Akhet 18 + (M1) Thot 2, de l’an -36 de Ramsès III
Champ n°1
correspond à un 23 juillet du quadriennum -1222, -1221, -1220, -1219

En réalité, vous obtiendrez toujours l’année -1222 qui est le résultat de la première année du
quadriennum. Seule l’année de règne du pharaon change (dans ce cas, Ramsés II est mort 36 ans
avant le début du règne de Ramsès III).

10.3.4 Supprimer tous les événements relatifs à un monarque


Cette action est rendue possible par l’apparition du bouton "SUP" à droite de la ligne événement.
Cette suppression est impossible pour les événements "début de règne" et "années sacrées" puisque le
bouton "SUP" est invisible sur ces deux lignes.

10.3.5 Procédure pour affiner le début de règne d’un pharaon avec seulement une nouvelle lune
Le mieux pour cette explication est de prendre un cas concret soit : la nouvelle lune de l’an 52 (ou 53) de
Ramsès II du II Peret 27.
Pour faire, comme si la date julienne de cette nouvelle nous était inconnue, nous allons modifier la date de
début de règne de Ramsès II, disons à -1285. Après cette modification, la procédure réelle devient :
﹣ Positionner le menu déroulant n°4 sur le début de règne du pharaon concerné.
﹣ Régler le calendrier glissant sur la date pharaonique de cette nouvelle lune, ici : II Peret 27.
﹣ Rentrer l’année de règne (valeur modifiable n°3), ici : 52 et valider. Le résultat est :

24
Menu déroulant n°4 : -1233 52,2P27,0614 Evénement de l’an 52 de Ramsès II
Le II Peret 27+ (M6) Mehkir 14, de l’an 52 de Ramsès II
Champ n°1
correspond à un 1 janvier du quadriennum -1234, -1233, -1232, -1231

﹣ Avec des champs +A et –A, regarder rapidement entre les années (-1285 + 52) ± 8 ans10 celles qui
ont eu une nouvelle lune aux alentours d’un 1er janvier. À l’aide d’un logiciel astronomique, noter
uniquement celles qui se sont produites, à ± 1 jour autour de cette date. En étant exhaustif, vous
pouvez avoir le tableau ci-après :

Début possible de règne de ce pharaon Date de la nouvelle lune entre -1241 et -1225
26/12/-1241
13/01/-1239
-1238 - 52 = -1290 02/01/-1238
22/12/-1238
10/01/-1236
-1236 - 52 = -1288 30/12/-1236
18/01/-1234
07/01/-1233
28/12/-1233
15/01/-1231
04/01/-1230
24/12/-1230
12/01/-1228
-1228 - 52 = -1280 ou -1228 - 53 = -1281 31/12/-1228
19/01/-1226
08/01/-1225

Si l’on élimine les dates qui sont trop éloignées du 1er janvier (grisées), il ne nous reste plus que trois dates
possibles. En utilisant d’autres informations, il est évident, dans ce cas, que le début de règne de Ramsès
II, ne peut être que l’année -1280, pour l’an 52 ou -1281, pour l’an 53.

10.3.6 Sortir de l’application


Un appui court sur le champ n°1 permet de sortir de l’application et, éventuellement, si vous le désirez,
d’archiver une copie de la base de données sous le titre "DatesPharaoniquesOld.txt" dans le répertoire
"Egyptologie".

10
± 8 ans parce que, dans cet exemple, nous faisons comme si nous ne connaissions pas avec précision, la date de début
de règne.
25
10.4 Manuel d’utilisation en mode expert

Cette application, en mode normal, peut s’avérer limitée dans certains cas. Pour avoir une application la
plus ouverte possible, le mieux est de permettre, à tous ceux qui le désirent, d’avoir accès à toutes les
constantes. De plus, il faut envisager le cas où des extensions de constantes ou de données soient possibles.
Le mieux pour résoudre ce genre de problème est de tout disposer dans des fichiers spécifiques accessibles
aux utilisateurs. Dans cette application, le choix a été fait de tout ranger dans un seul fichier et de rendre
celui-ci facilement accessible. Cependant, comme l’application a besoin d’une base de données ordonnées,
c’est uniquement la copie de ce fichier que l’utilisateur peut modifier. De ce fait, en cas de mauvaise
manipulation, il suffit d’effacer la copie pour que tout redevienne normal.
Le fichier des données de cette application se nomme "DonnéesPharaoniques.txt" et il peut être copié (après
autorisation) dans la mémoire interne de l’appareil hôte (il suffit d’appuyer sur le bouton "MEM"). Afin de
pouvoir facilement le retrouver, l’application l’archive dans un répertoire nommé "Egyptologie" qu’elle a
créé auparavant.
Ce fichier se présente sous la forme d’un fichier texte qui avec une extension ".txt" peut être modifié par
tous les logiciels de traitement de texte. Ce fichier se présente sous la forme suivante :

Zone Fichier "DonnéesPharaoniques.txt"


'---- Version 1.1 du fichier "DonnéesPharaoniques" de la zone interne ----
' Pour effacer ce fichier, appuyer longuement sur ce message
1 ' Version 1.1 of the file "DonnéesPharaoniques.txt" on "Egyptologie" directory
' To delete this file, long press this message
%-2663-2720-2617,18,20,00000,03 ******* Djéser 3D[Djoser D.3]
2 $0
/0
3 @0605
*-4700,0,-2
*-3700,0,-1
#-2746 1re période sothiaque de la IIe dynastie à Horemheb[First Sothiac period]
*-2746,0,00 ' Début de la 1re période sothiaque
*-2504,0,01 ' Fête pedj-shes de la pyramide de Sahourê
*-1854,1,01 ' Début supposé du règne de Sésostris III : papyrus d'el-Lahoun + 100 jours avant la stèle de l'an 400
*-1551,1,02 ' Début supposé du règne d'Ahmôsis Ier : début du Nouvel Empire
*-1442,1,02 ' un an avant les textes d'éléphantine
4 *-1422,2,02 ' Stèle de l'an 400 : rajout d'une année bissextile additionnelle
#-1319 2e Période sothiaque d'Horemheb à Séthi Ier[Second Sothiac period]
*-1319,0,03 ' Début de la 2e période sothiaque
#-1286 3e période sothiaque de Séthi Ier à Darius II[Third Sothiac period]
*-1286,0,02 ' Début de la 3e période sothiaque
#-0505 Suite de la 2e période sothiaque de Darius II à Antonin le Pieux[Take over to second Sothiac period]
*-0505,0,03 ' Suite de la 2e période sothiaque
#00138 4e période sothiaque d'Antonin le Pieux à ?[Tourth Sothiac period]
*00138,0,05 ' Début de la 4e période sothiaque
#-2746 Réinitialisation des valeurs sothiaques[Reinit Sothiac values]
5 #01233 About (pour application en anglais)[About(for application in english language]
#00277 A propos (pour application en français)[A propos (for application in frech language)]
&Tous les principaux Monarques (avec propositions)[All main monarchs (wich proposals)]
6 &Tous les principaux Monarques (sans proposition)[All main monarchs (without proposal)]
7 &Moyen Empire[Middle Kingdom]
%-1855-1881-1836,18,41,-1831,05 ******* * Sésostris III 12D[* Senusret III D.12]
-1855 00.1A12.0604 Début de règne de Sésostris III (probable)[Start of reign of Senusret III (probable)]
-1851/12/31 04:1A23'0614 Cérémonie du pedj-shes pyramide de Sésostris III[pedj-shes ceremony of Senusret III pyramid]
8 -1848/7/21 07;4P16;0101 LFS n°38 Papyrus du Temple d'el-Lahoun[SSR n°38 of the temple of el-Lahoun]
-1837/7/21 18:4P19:0101 lever faste de Sirius n°39[splendour Sirius rising n°39]
-1818/7/21 37:4P24:0101 lever faste de Sirius n°40[splendour Sirius rising n°40]

Ce fichier est partagé en zones qui sont délimitées par le premier caractère de la ligne. Plus une zone est
foncée, moins il est conseillé de la modifier. Effectivement, ces zones sont utilisées, soit pour stocker des
variables comme la zone 2, soit pour disposer de marqueurs comme pour les zones 1, 5 et 6.
26
Bien entendu, pour la modification des autres zones, il faut respecter scrupuleusement la structure de la
ligne. Toujours utiliser le caractère "espace" (jamais de tabulation). Ne jamais supprimer l’une des deux
parties bilingues.
➢ Zone n°3 : cette zone commence par le caractère "@". C’est dans cette zone qu’est stocké le
calendrier fixe permettant d’en choisir un arbitrairement, en cas d’absence du calendrier glissant.
Le 0605 correspond au sixième mois fixe (Mekhir) cinquième jour, soit le solstice d’hiver.
➢ Zone n°4 : c’est dans cette zone que sont stockés les débuts des périodes sothiaques (commençant
par le caractère "#") et les débuts des périodes epsilon (commençant par le caractère "*").
Pour ces constantes, toujours les disposer dans l’ordre chronologique, en commençant par les dates
les plus anciennes.
Les zones epsilon indiquent à l’application, à quel moment, elle doit modifier epsilon et la
correction a appliquer pour que le calendrier fixe de la zone n°3 génère toujours le même jour de la
date julienne. Attention, cette dernière constante doit avoir obligatoirement deux chiffres.
➢ Zone n°7 : pour éventuellement rajouter une période pharaonique, il suffit de rajouter une ligne
commençant par le caractère "&". Cette ligne doit obligatoirement être bilingue avec sa partie
anglaise entre crochets.
➢ Zone n°8 : pour rajouter un monarque, il faut et il suffit de rajouter la ligne commençant par le
caractère "%", plus une ligne de début de règne commençant par cette date.
▪ Pour la ligne de description du monarque (commençant par le caractère "%") les
informations qui suivent ce caractère sont :
1) Date de début de règne (5 chiffres obligatoires).
2) Date11 de la proposition de début de règne la plus lointaine positivement de ce monarque.
Cette date est obligatoire ; en cas d’absence, prendre la date moins un du début de règne
(5 chiffres obligatoires).
3) Date11 de la proposition de début de règne la plus lointaine négativement de ce
monarque. Cette date est obligatoire ; en cas d’absence, prendre la date plus un du début
de règne (5 chiffres obligatoires).
4) Nombre11 d’années de règne minimal. Ce nombre d’années est obligatoire ; en cas
d’absence, prendre le nombre d’années réel moins un (virgule plus 2 chiffres
obligatoires).
5) Nombre11 d’années de règne maximal. Ce nombre années est obligatoire ; en cas
d’absence, prendre le nombre d’années réel plus un (virgule plus 2 chiffres obligatoires).
6) Si elle est connue, c’est la date du milieu de la courbe du radiocarbone. Autrement, ce
champ doit être égal à zéro (virgule plus 5 chiffres obligatoires dans tous les cas).
7) Numéro de la période pharaonique (virgule plus 2 chiffres obligatoires).
8) Espace, sept astérisques, espace, Nom du monarque en français[nom du monarque en
anglais].
Si une date de radiocarbone est fournie (champ n°6), le nom du monarque doit
commencer par un astérisque suivi par un espace.
▪ Pour rajouter un événement, bien entendu, il faut respecter sa structure. Le mieux pour cela
est de copier le type d’événement que l’on veut rajouter et de modifier uniquement les zones
qui doivent l’être.
Attention : l’application s’attend à trouver toutes ces informations à leur place et réagit très mal si ce n’est
pas le cas.

11 Conclusion
Outre le fait qu’il est intéressant de connaître comment les anciens Égyptiens ont organisé leurs calendriers
et comment ils les synchronisaient, cette étude a un côté pratique non négligeable. Effectivement, la
découverte de ces levers fastes de Sirius permettra de définir, avec précision, le début de règne d’une grande
partie des dirigeants de cette civilisation. Cette possibilité est due au fait que les années sacrées semblent
avoir été différenciées très tôt par un hiéroglyphe spécifique. Il suffit de connaître l’année de règne du
pharaon concerné pour calculer le début de son intronisation à ± 2 ans.

11
Cette information ne sert qu’à définir une fourchette pour signaler à l’utilisateur une éventuelle mauvaise saisie.
27
Table des matières
1 Introduction.......................................................................................................................................................... 2
2 Explication de L’équation : PS + (((CG-ε)- CF) × 4) = année julienne............................................................... 2
2.1 Récapitulatif de l’imbrication des trois périodes sothiaques ........................................................................................ 5
3 À la recherche d’epsilon ...................................................................................................................................... 6
4 Détermination du début de la troisième période .................................................................................................. 9
5 Liste des 107 années sacrées entre -2746 et 138................................................................................................ 10
5.1 Statistiques sur les années sacrées .............................................................................................................................. 12
6 Les phases de la lune permettant de trouver une date julienne .......................................................................... 12
6.1 Thoutmosis III : la nouvelle lune de la veille de la bataille de Megiddo, ................................................................... 12
6.2 Thoutmosis III : la nouvelle lune le jour de la fondation de l’Akhmenou à Karnak ................................................... 13
6.3 La nouvelle lune de l’an LII-LIII de Ramsès II.......................................................................................................... 13
7 La stèle de Ramsès II datant de l’an 400 le IV Shemou 4e jour......................................................................... 13
8 Détermination du début et de la durée du règne de Ramsès II. ......................................................................... 14
9 Dates des fêtes pedj-shes des principales constructions pharaoniques .............................................................. 15
10 Manuel d’utilisation de l’application DP-DJ ..................................................................................................... 16
10.1 Présentation de l’écran de l’application DP-DJ .......................................................................................................... 16
10.1.1 Menu déroulant n° 1 : périodes sothiaques ................................................................................................... 16
10.1.2 Menu déroulant n° 2 : périodes pharaoniques ............................................................................................... 18
10.1.3 Menu déroulant n° 3 : liste des monarques ................................................................................................... 18
10.1.4 Valeur modifiable n° 2 : début de règne du monarque affiché à droite ......................................................... 18
10.1.5 Menu déroulant n° 4 : liste des événements .................................................................................................. 19
10.1.6 Valeur modifiable n° 3 : années de règne...................................................................................................... 20
10.1.7 Bouton de suppression, de création ou de mémorisation .............................................................................. 20
10.1.8 Menus déroulants pour modifier les calendriers glissant et fixe ................................................................... 20
10.1.9 Valeur modifiable n° 4 : conversion d’une date julienne en date pharaonique ............................................. 20
10.1.10 Bouton +J +M et +A ..................................................................................................................................... 20
10.1.11 Champ n°2 : différence de jours entre le calendrier glissant et le calendrier fixe ......................................... 21
10.1.12 Affichage n°1 : affichage du résultat des conversions .................................................................................. 21
10.1.13 Affichage n°2 : affichage des phases de la lune ............................................................................................ 21
10.2 Manuel d’utilisation en mode vérification ................................................................................................................. 22
10.3 Manuel d’utilisation en mode normal ........................................................................................................................ 23
10.3.1 Modifier le début de règne d’un monarque ou trouver la valeur de son calendrier fixe ................................ 23
10.3.2 Rajouter un événement ayant une date relative. ............................................................................................ 23
10.3.3 Rajouter une date absolue ............................................................................................................................. 24
10.3.4 Supprimer tous les événements relatifs à un monarque ................................................................................ 24
10.3.5 Procédure pour affiner le début de règne d’un pharaon avec seulement une nouvelle lune .......................... 24
10.3.6 Sortir de l’application .................................................................................................................................... 25
10.4 Manuel d’utilisation en mode expert .......................................................................................................................... 26
11 Conclusion ......................................................................................................................................................... 27

Références :
A
Desroches Noblecourt Christiane, « Ramsès II », éditions Pygmalion, Paris 1996.
B
STÈLE DE L'AN 400 par M. Auguste Mariette
[Extracted from Revue Archéologique, nouv. ser. vol. XI, Mars 1865, pp. 169-90.]
Béni-Souef, 28 novembre 1864. Consultable à l'adresse http://www.masseiana.org/mariette.htm
C
Gabolde Marc, « Toutankhamon », Éditions Pygmalion, Paris 2015, p. 492-493.
D
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