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Introduction

Autrichien de nationalité, Freud après ses études de médecine à Vienne, s’installe à Paris
pour faire un stage auprès de Charcot pour ensuite retourner à Vienne en tant que
spécialiste des maladies nerveuses qu’il appellera les névroses. Débouche de là sa
méthode psychanalytique qui continue d’être phare jusqu’à nos jours.
“Leçons d’introduction à la psychanalyse”, publié en 1915, est un corpus des leçons donnés
par Freud à l’université de Vienne, qui s’axent sur dans une première partie sur les actes
manqués, dans une deuxième le rêve et dernièrement la théorie générale des névroses.
Ces deux premiers, d’après lui, seraient en effet la porte d’accès la plus importante, la voie
d’or à ce qui est l’Inconscient psychique. Dès lors avec l’apparition de la théorie sexuelle, les
névroses deviennent plus facilement expliquable et compréhensible - et on se rend compte
de ses diverses formes. L’oeuvre apporte donc aux initiateurs de la psychanalyse une
synthèse accessible des idées freudiennes complète.
→ Oeuvre marquant le tournant dans la conception du Moi qui prépare la voie à la seconde
topique.
L’exposé se porte donc sur le 26e chapitre intitulé “La théorie de la libido et le
“narcissisme””, qui se situe dans la 3e partie “Théorie générale des névroses”.

Qu’est-ce que la libido et le narcissisme?


Libido d’après Freud: du latin ​libido​ qui signifie désir, envie et aspiration.
L’énergie vitale qui englobe nos désirs, envies et pulsions de vie ainsi que notre activité
sexuelle, que ce soit psychique ou physique. Ainsi, la libido est lié aux nombreux zones
érogènes du corps. La libido rend donc compte de la présence et de la manifestation du
sexuel dans la vie psychique. Jung, lui, emploiera le terme pour décrire toute formes
d’énergie psychique en comprenant celles sans rapport avec la sexualité.

Narcissisme: (Freud a publié en 1914 un oeuvre dédié à cette notion “Pour introduire le
narcissisme”) Avant 1914, narcissisme comme une forme de perversion - l’idée d’aller
prendre son propre corps comme un objet de désir au lieu d’aller chercher un objet extérieur
et différent de lui. Après 1914, Freud définit le narcissisme comme une forme
“d’investissement pulsionnel nécessaire à la vie subjective” - il n’est plus pathologique mais
structure l’individu et existe sous deux formes: le narcissisme constitutif et le narcissisme
concurrentiel.

​ n narcissisme constitutif: le narcissisme représente à la fois une étape du développement subjectif


(U
et un résultat de celui-ci. L'évolution du petit d'homme doit l'amener non seulement à découvrir son
corps, mais aussi et surtout à se l'approprier, à le découvrir comme le sien propre. Cela veut dire que
ses pulsions, notamment ses pulsions sexuelles, prennent son corps pour objet. Dès ce moment
existe un investissement permanent de l'individu sur lui-même, qui contribue notablement à sa
dynamique et participe des pulsions du moi et des pulsions de vie.
Un narcissisme concurrentiel: une autre forme de narcissisme apparaît à partir du moment où la libido
s'investit également dans des objets extérieurs à l'individu. En effet, il arrive alors que les
investissements objectaux soient concurrentiels des investissements moïques. C'est lorsque
adviennent un certain désinvestissement des objets et un repli de la libido sur l'individu que l'on peut
repérer cette deuxième forme de narcissisme, qui intervient en quelque sorte comme une deuxième
phase.
Différence entre pulsions du moi et pulsions sexuelles (qu’il nommera plus tard dès
1920 pulsione de vie/ de mort

Freud, dans ce chapitre, commence donc par distinguer les pulsions du moi et les pulsions
sexuelles. Pour rappel, la pulsion freudienne est un concept limite entre le somatique et le
psychique; et on a souvent affaire avec sa répresentation et ses affects - “Par pulsion, nous
désignons le représentant psychique d’une source continue d’excitation provenant de
l’intérieur de l’organisme, que nous différencions de l’excitation extérieure et discontinue.
Les pultions ne possedent aucune qualité par elles-mêmes, mais elles existent seulement
comme quantité susceptible de produire un certain travail dans la vie psychique.”

Il nous rappelle donc que ces deux formes de pulsions qui sont des pulsions de vie; pulsions
sexuelles qui permettent la survie de l’espèce et pulsions du moi qui visent à la survie de
l’individu, s’opposent lors du refoulement et que ces pulsions sexuelles prennent le dessous.
De suite, elles ont également une différence notable dès leur apparition : leur rapport au
principe de la réalité et par conséquent leur développement ne sont pas les mêmes.
Finalement, il les distingue en montrant que la pulsion sexuelle est liée étroitement à
l’angoisse, alors que la pulsion du moi ne l’est pas : la faim et la soif qui sont deux pulsions
d’autoconservation les plus importantes, quand pas satisfaites, ne basculeront pas dans
l’angoisse alors que la non satisfaction de la libido peut mener dans les cas les plus graves
aux pathologies comme les névroses. Néanmoins, ce ne sont que deux concepts que nous
nommions sources d’énergie, et au fond, les faits biologiques ne sont pas maîtrisé et une
réelle distinction de celles-ci n’est pas possible psychanalytiquement. Biologiquement
parlant, la question de différenciation est plus importante dans la mesure où “la sexualité est
la seule fonctin de l’organisme qui dépasse l’individu et qui assure son rattachement à
l’espèce”. L’humain est donc lui-même sa propre fin et en même temps le mailon d’une
chaiine à laquelle il se trouve asservi - ontogenèse/phylogenèse. La théorie de la libido
repose donc une grande partie sur la biologie et non sur le fondement psychique.

La libido pour comprendre les névroses

Comme évoqué prédemment dans la définition de la libido, Freud insiste sur la déviation et
sa non conformité à la définition proposé par Jung en proposant les termes de libido
sexuelle et asexuelle pour englober toute l’énergie qui se manifeste en tout; et réserve donc
le terme de libido exclusivement à la vie sexuelle pour séparer les énergies non sexuelles
d’autoconservation qui alimenteraient le narcissime et joueraient un rôle dans les défenses
psychotiques.

Pour comprendre la psychanalyse en général et les névroses de transfert en particulier, il


suffit donc de faire cette séparation. C’est ce qui nous sépare des animaux: le conflit entre
pulsion de conservation et pulsion sexuelle poussée par la formation et le développement de
la libido crée une aptitude humaine à la névrose, propre à l’homme et différents des autres
êtres. Dans les névroses, cette différenciation est notiçable sans difficulté, et on peut
distinguer la “libido” l’énergie adressé par le moi vers les tendances sexuelles, et d’autre part
“l’intérêt” tout ce qui est de autoconservation. Si les névroses de transfert nous sont
facilement analysable, le moi et sa composition, structure et mode de fonctionnement
toutefois reste dans une zone grise.

Psychose, narcissisme et auto-érotisme

C’est Abraham en 1908 qui introduira la thèse d’un dementia praecox succédant un mauvais
investissement de la libido. Ce dernier ne serait plus détourné vers des objets extérieurs au
sujet mais vers le sujet lui même, vers son Moi. “Ce détournement réflexif est la source du
délire des grandeurs de la dementia praecox”, le délire de grandeurs référant à la
surestimation de l’objet sexuel - dans ce cas-ci il s’agirait du sujet. Dès lors on apprend que
la libido qu’on pensait pouvoir seulement adhérer aux objets et chercher à acquérir la
satisfaction de ces derniers pouvait également le faire avec le moi propre - le terme qui
découlera de ce phénomène est le “narcissisme” premièrement décrite par Näcke dans
“Examen critique du chapitre de la sexualité normle et pathologique” 1899 qui le connaitait à
une perversion de sorte que l’adulte déploie des marques de tendresses qu’il devrait pour un
objet étrangers à son propre corps.

En effet, cet état du libido n’est pas pathologique : “ce narcissisme est l’état général et
orginiel à partil duquel l’amour d’objet ne s’est formé que plus tard”. Il est donc inné, et
Freud prend exemple sur les pulsions sexuelles - beaucoup lors de la genèse du libido sont
satisfait grâce au corps propre. Le Moi cesse d’être un instance inhibante des pulsions et
devient un objet libidinal lui-même, or de base il est un objet différent de l’objet des pulsions
sexuelles qui suit des modalités différents. Cet auto-érotisme que nous possédons tous est
ce qui fonde le principe de réalité. “L’auto-érotisme a été l’activité sexuelle du stade
narcissique du placement de la libido”. De là, Freud pense possible l’expliquation de
beaucoup d’autres états animiques grâce à la “langue de la théorie du libido”, en mettant en
lien ceci et les divers états comme amoureux, de maladie organique ou de sommeil, lequel
Freud prend exemple pour expliciter sa thèse. Le rêve a été analysé et décrit par Freud
dans son oeuvre “Interprétation des rêves” 1899 comme le portail doré vers l’inconscient, et
ce qui se manifestait dedans tenait d’un souhait égoïste, celui du sommeil. Or, l’état du
sommeil est un état où tous les investissement d’objets libidinaux et égoïstes sont retirés
dans le moi. Lorsqu’on dort tout les soirs, on revient donc à notre état initial d’intra-utérin,
isolé et bienheureux, ce qui explique peut-être notre sentiment de soudain plein d’énergie
lors du réveil. Lors du retour au stade 0 de la répartition du libido, on est dans un
narcissisme parfait : le libido et l’intérêt du moi ne font qu’un, et cohabitent dans un moi
auto-suffisant, satisfait.

Première remarque: Narcissisme / Egoïsme

Freud pose à ce moment la question de différenciation entre égoïsme et narcissisme.


Pour lui, “le narcissisme est le complément libidinal de l’égoïsme”: quelqu’un
d’égoïste est égoïste dans sa manière d’être, dans son individudualite alors
quelqu’un de narcissique l’est à cause de sa satisfaction ou non satisfaction
libidinale. On peut très bien être égoïste et pas narcissique, avec de forts
investisements d’objets libidinaux du moment où la satisfaction de ceux-ci relèvent
des besoins du moi; dans ce cas, la tendance dirigée vers l’objet ne porte pas
préjudice au moi. On peut aussi être égoïste et narcissique en même temps, où cette
fois-ci notre besoin d’objet devient minimal et tout ce qui est de l’ordre de “sensualité”
nous paraît être de l’ordre de l’”amour”. Dans ces deux cas, l’égoïsme est l’élément
invariable qui reste inchangé et inné, alors que le narcissisme une variable qui n’est
pas forcément présente chez tout le monde.

Contrairement à l’égoïsme, on a l’altruisme, définit par l’absence du besoin de


satisfaction sexuelle. Dans un état amoureux, la déviation de l’investissement d’objet
libidinale auparavant claire devient plus étroite voire se confond. L’altruiste va voir en
lui surgir une partie de son narcissisme, celui-ci attiré par l’objet d’amour. L’objet
sexuel peut davantage devenir superpuissant et absorber la totalité du Moi.

Freud, pour illustrer son propos, propose le poème de 1815 de Goethe, “Divan
occidental-oriental” décrivant l’opposition entre narcissisme et état amoureux. (juste
complémentaire)

Deuxième remarque: Théorie du rêve

Comme expliqué dans “L’interprétation des rêves”, l’inconscient refoulé pour Freud
agit de manière indépendante avec sa propre démarche du conscient et du moi. Il
est assez fort pour résister au souhait de dormir pour continuer de fonctionner et
investir dans des objets même en absence des investissement d’objets dépendants
du moi. De là, grâce à la suppression des censures et la libre circulation des
éléments refoulés peut se former “un souhait de rêve interdit”. Le rêve est donc
l’accomplissement des souhaits interdits, mais également un retour aux jours passés,
de la veille. Les informations restants de la journée sont étroitement liés à
l’inconscient reogulé qui refuse le retrait de libido lors du sommeil. On est ici dans le
registre du dynamique, différent du registre économique auquel on avait affaire
avant.

Lors d’une lésion organique ou somatique, il y a automatique une lésion entre libido et
objets. La libido se déplace dans le moi, afin de compenser et renforcer la partie malade du
corps. Un malade souffrant d’une douleur organique va se désinvestir des objets extérieurs,
et plus précisement de ses objets d’amours. De là, il est davantage plus facile à comprendre
l’hypocondrie, dans la mesure où l’hypocondriaque retire lui aussi son intérêt et libido des
objets extérieurs pour se les concentrer sur son organe, qui dans ce cas pas malade
biologiquement.

Freud dégage à partir de ces dernières parties deux questions :

- “Pourquoi dans le sommeil, dans la maladie et d’autres situations semblables, je


tiens à différencier totalement libido et intérêt, pulsions sexuelles et pulsions du moi,
alors qu’on peut tout à fait rencre compte des observations par l’hypothèse d’une
énergie unique et unitaire qui, librement mobile, investit tantôt l’objet, tantôt le moi, se
mettant aussi bien au service de l’une ou de l’autre pulsion?”

→ D’un premier regard, il semblerait juste d’assumer que notre compréhension des états du
sommeil, de la maladie et de l’état amoureux n’est pas assez pour confirmer une différence
entre libido du moi et libido d’objet. Mais c’est en assumant ça que l’on néglige le conflit du
moi qui procède les névroses de transfert. Cette différenciation de pulsions pour Freud nous
a été imposé et il serait impossible de s’en passer maintenant qu’on la comprend. Dans les
névroses narcissiques comme la dementia praecox, la seule expliquation suffisante est celle
d’un déplacement de libido d’objet vers la libido du moi. Il serait logique donc d’appliquer ces
savoirs sur nos autres états de sommeil, d’amour ou de maladie. Dire qu’il y a contraste
entre pulsion d’autoconservation et pulsion sexuels voudrait dire que la libido reste une
énergie dans nous, n’importe vers quel objet elle se tourne, et qu’elle ne se déplace jamais
en intérêt égoïste ou altruiste.

- “Comment puis-je me hasarder à traiter le détachement de la libido d’avec l’objet


comme source d’un état pathologique, s’il est vrai qu’une telle transposition de la
libido d’objet en libido du moi fait partie des processus normaux et qui se répètent
chaque jour, chaque nuit dans la dynamique de l’âme?”

Après sa théorie sur la libido et le sommeil, Freud explique comment la libido peut devenir pathogène
si l’énergie de la libido ne retrouve plus l’objet. Selon Freud, l’accumulation de la libido narcissique
devient trop puissante qu’elle ne peut plus être supportée. C’est ainsi, qu’on arrive à l’investissement
de l’objet, « parce que le moi a été forcé d’envoyer au dehors sa libido pour ne pas tomber malade du
fait de la stase de celle-ci. ». Ensuite, Freud lie cette idée à son concept de refoulement et comment la
fixation détermine la formation des symptômes. Il met en évidence que « pour toutes les névroses
narcissiques, nous soyons obligés de supposer des points de fixation de la libido remontant à des
phases du développement bien plus précoces que dans l’hystérie ou de la névrose de contrainte. ». Il
donne l’exemple de la dementia preacox, (aujourd’hui connu sous le nom de schizophrénie), où il
explique comment la maladie n’est pas déterminé exclusivement par les symptômes, mais qui « se
ramènent à la tendance de la libido à parvenir de nouveau aux objets et qui correspondent par
conséquent à une tentative de restitution ou de guérison. ». Ceci a une très grande ressemblance à
l’hystérie et un peu à la névrose.

C’est ainsi que Freud commence à parler du concept de la libido et les névroses narcissique. Pour
mieux comprendre le concept « des destins de la libido », Freud a étudié les névroses de transfert.
Freud explique dans son livre « œuvres complètes tome XII » que la névrose de transfert est ​«
Lorsque le patient fait preuve de suffisamment de prévenance pour respecter les conditions
d’existence du traitement, nous réussissons régulièrement à donner à tous les symptômes de la
maladie une nouvelle signification transférentielle et à remplacer sa névrose ordinaire par une névrose
de transfert, dont il peut être guéri par le travail thérapeutique. Le transfert crée ainsi un royaume
intermédiaire (zwischen Reich) entre la maladie et la vie, à travers lequel s’effectue le passage de la
première à la seconde. Le nouvel état a repris tous les caractères de la maladie mais il constitue une
maladie ». Mais pour comprendre les névrose narcissique, Freud a compris qu’il ne pouvait pas
utiliser les mêmes techniques de la névrose de transfert. Dans les névroses de transfert, le patient peut
avoir quelque « barrières » mis en place par le refoulement et l’appareil psychique. Par contre ces «
barrières » peuvent être surmonter grâce à la psychanalyse. Mais, avec les névroses narcissiques, la
psychanalyse n’est pas assez pour surmonter ces barrières. Freud explique que les patients
narcissiques « se livrent à beaucoup de déclarations » mais ne répond pas aux questions demander. Il
faut donc, interpréter ces déclarations avec l’aide de ce qu’on sait sur la psychanalyse des névroses de
transfert. Freud ensuite exprime l’importance de l’apprentissage de la psychanalyse pour pouvoir aider
ces patients. Il faut garder en tête, que dans le temps de Freud, la psychanalyse était un concept très
nouveau, et pas souvent pratiquer par les psychiatres. C’est donc pourquoi dans ces écrits, Freud met
en évidence l’importance et l’utilité de la psychanalyse pour guérir les maladies mentales.

Freud ensuite continue en écrivant sur la paranoïa et la dementia preacox, lié au narcissisme.
Quelques symptômes de paranoïa consistent des délires de grandeur, de persécution, d’amour, et de
jalousie. Selon Freud, les délires de grandeur dans la paranoïa sont « la conséquence immédiate de
l’agrandissement du moi par le retrait des investissements d’objet libidinaux, c’est un narcissisme
secondaire comme retour su narcissisme originale, infantile-précoce. ». Par contre ce n’est pas le cas
pour les délires de persécution. Freud a remarqué, que dans les délires de persécution, le persécuteur
était du même sexe que le persécuté. Dans plusieurs cas, le persécuteur était une personne aimée au
persécuté, et est devenu persécuteur lorsque que le persécuté commence à montrer des symptômes de
maladie. Souvent, « la personne aimée est remplacée selon des affinités connues, par un autre, par ex.
le père par le professeur, le supérieur hiérarchique. ». Freud explique ce phénomène de persécution,
comme le résultat d’un mécanisme de défense contre une tendance homosexuel qui est devenue trop
puissante. C’est ainsi, que « la transformation de la tendresse en haine, qui peut devenir, comme on
sait, une sérieuse menace pour la vie de l’objet aimé et haï, correspond alors à la transposition de
motions libidinales en angoisse, qui est un résultat régulier du processus du refoulement. »

Il donne un exemple d’un médecin qui était chassé de sa ville natale par ce qu’il avait menacé le fils
d’un professeur d’université, qui était aussi son meilleur ami. Le médecin a accusé son ami d’être une
personne diabolique, une puissance démoniaque, coupable de tous les malheurs qu’il lui a arrivé dans
la vie et qu’il avait même crée une guerre, appelé « Les Russes dans le pays ». Freud explique que
quand les deux garçons étaient au lycée, ils ont passé une nuit ensemble. Le médecin n’a jamais été
intéresser par les femmes et que même des années plus tard, sa fiancée a rompu les fiançailles parce
qu’elle ne se sentait pas aimé par lui. Plus tard, après avoir réussi à satisfaire une femme, elle
l’embrasse, et dans ce moment-là, il a senti « une douleur énigmatique qui, telle incision aiguë fit tout
de sa calotte crânienne. ». Il a donc interprété ça comme la faute de son ami, qui était devenu
anatomo-pathologiste, et qu’il avait envoyer cette femme à lui pour le tenter. Depuis ce moment là,
d’autre persécutions ont apparu, et il a mis la faute à son ami.

Ensuite Freud s’est demander qu’en est-il alors des cas où le persécuteur n’est pas du même sexe que
le persécuté. Il donne l’exemple d’une femme qui « avait dirigé une idée délirante contre un femme
qu’on peut concevoir comme un substitut de la mère. » Mais, après avoir eu deux relations intimes
avec un homme, elle a transféré son délire à l’homme. Par contre la femme n’a pas dit au juriste et au
médecin, à qui elle se plaignait du premier stade de son délire. Par conséquent, même si l’origine
homosexuelle était présente, ce cas avait l’air de contredire les théories sur la paranoïa. Freud
explique, que « le choix d’objet homosexuel se situe à l’origine plus près du narcissisme que le choix
hétérosexuel. ». Il avoue qu’il n’a pas étudier beaucoup la vie amoureuse de différents types de
couples mais qu’il pense que « C’est le choix d’objet, le plus suivant dans le développement de la
libido, qui est fait après le stade narcissique, peut se produire selon deux types distincts. Soit selon le
type narcissique- où à la place du moi propre vient se mettre un moi qui lui est le plus ressemblant
possible, soit selon le type par étayage- où les personnes qui sont devenues précieuses de par la
satisfaction des autres besoins de la vie sont également choisies comme objets par la libido. Nous
incluons donc dans la disposition à l’homosexualité manifeste une forte fixation de la libido au type
narcissique du choix d’objet ».

Freud fini ce texte en discutant la relation du narcissisme avec la mélancholie. Il commence en


expliquant comment les mélancoliques se torturent avec des auto-accusations, mais que c’est
auto-accusations sont enfaite s’adressé inconsciemment à une autre personne. Cet autre personne est
l’objet sexuel qu’ils ont perdu, et avec quoi à retirer sa libido de l’objet. Freud appelle ce processus «
l’identification narcissique ». Il écrite que « Le moi propre se voit désormais traité comme l’objet
abandonné et endure toutes les agressions et manifestations de la vengeance qui étaient destinées à
l’objet. Même la tendance au suicide des mélancoliques devient plus compréhensible quand on
considère que la rancœur du malade frappe d’un même coup le moi propre et l’objet aimé-haï. ».

Freud conclu ce chapitre en mettant la lumière sur l’importance de la psychanalyse et l’importance de


continuer des études psychanalytiques, pour pouvoir comprendre la composition de notre moi et
comment il fonctionne. Ce que Freud a compris selon ces études est que « dans le moi une instance
qui ne cesse d’observer, de critiquer, et de comparer et qui de cette manière s’oppose à l’autre part du
moi. ». Par conséquent, les patients nous donnent « une vérité qui n’a pas encore été suffisamment
pris en compte. ». Ce concept est lié au narcissisme infantile primaire qui est connu comme la censure
du moi ou la conscience morale. L’origine de ceci, vient de notre environnement, comment on était
élevé et notre éducation. Freud fini par avouer qu’il n’y a pas assez d’information pour faire une
conclusion concrète sur le narcissisme et demande que plus de personnes étudie la psychanalyse pour
en savoir plus, mais il est convenu, qu’avec ce que on sait déjà sur l’utilisation du concept du moi et
de la libido et également la libido et le narcissisme, peut aider à comprendre les névroses narcissique
et de transfert beaucoup mieux.