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COURS: TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION

NIVEAU: BTS2/ LP2/ DUT2

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Bonne méditation
1. Introduction
Le contenu de ce cours constitue l’exposé du
processus d’exécution d’un projet de construction.
Il porte exclusivement sur les dispositions à
prendre en vue de rendre possible le démarrage
d’un chantier de construction et sur le gros-œuvre
en partant des travaux courants du bâtiment et
travaux publics jusqu’aux ouvrages divers tels que,
ouvrages de transport et hydrauliques.
2. Objectifs généraux
Ce cours aidera les étudiants à se familiariser aux
différentes terminologies des BTP, aux techniques et aux savoir-
faire appropriés à la réalisation des ouvrages de génie-civil
comme bâtiments, chaussées, puits, captage de sources, château
d’eau.

3. Objectifs spécifiques
Ce cours a été conçu dans le but de permettre aux étudiants du
secteur des bâtiments et travaux publics d’acquérir en priorité les
connaissances de base des techniques principales de la construction
indispensables à l’évaluation, au calcul et à la mise en œuvre des
ouvrages de génie-civil.
3. Objectifs spécifiques
A l’issus de ce cours l’étudiant doit pouvoir :
1. Résoudre les problèmes éventuels qui peuvent subvenir
lorsqu’on envisage une construction ;
2. Connaître les différents intervenants dans le processus de la
construction ;
3. Enumérer les modes opératoires indispensables à la mise
en œuvre des ouvrages de génie-civil.
4. Analyser la réalisation des ouvrages de Génie-Civil
5. Faire correctement le suivi de l’exécution des ouvrages de
G.C.
4. Contenu
Partie N°1. : Les étapes du processus de construction et les différents
intervenants.
Chapitre 1: Les problèmes de la construction.
1.1. Le Principe de base.
1.2. Le Terrain.
1.3. L’Avant-projet.
1.4. Le Projet
1.5. Le Permis de construire.
1.6. Les Soumissions (demande de prix)
1.7. Les Marchés.
1.8. L’Avant- métré.
Partie N°2 : Travaux d’implantation
Chapitre 2 : Réalisation pratique
2.1. Implantation : documents nécessaires et éléments de référence
2.2. Pratique du chantier
Partie N°3 : Travaux de terrassement
Chapitre 3 : Terrassement
3.1. Fouilles
3.2. Remblais
Parties N°4 et 6. : Infrastructure
Chapitre 4 : Fondations Superficielles
4.1. Généralités
4.2. Types de fondations
Chapitre 5 : Fondations profondes
5.1. Fondations par puits
5.2. Fondations par pieux
Chapitre 6 : Fondations spéciales
6.1. Parois moulées
6.2. Fondations dans les mauvais terrains
6.2. Améliorations des sols en vue des fondations et joints de tassement
Parties N°7 et 9 : Superstructure
Chapitre 7 : Murs
7.1. Murs porteurs et cloisons
Chapitre 8: Structures - ossatures
8.1. Poteaux
8.2. Poutres
Chapitre 9: Dalles
9.1. Planchers en B.A.
9.2. Toitures - terrasses et leur étanchéité
Partie N°10 : Les principes de réalisation de quelques ouvrages de
franchissement et de transport
Chapitre 10 : Routes et ponts
10.1. Les ponts.
10.2. Les routes.
Partie N°11 : Les principes de réalisation de quelques ouvrages
hydrauliques : groupe 1
Chapitre 11 : Captage par drain de sources diffuses
11.1. Description
11.2. Mise en œuvre d’une chambre de captage
Partie N°12 : Les principes de réalisation de quelques ouvrages
hydrauliques : groupe 2
Chapitre 12 : Captage par drain de sources diffuses
12.1. Définition
12.2. Puits construit en buses
12.3. Puits avec cuvelage en place et captage par buses
12.4. Citernes
Annexe : Figures des différents chapitres
5. Méthodologie
- Cours magistral
- Travaux pratiques
- Sorties pédagogiques
6. Evaluation
Un premier devoir: 30%
Un deuxième devoir: 40%
Travaux pratiques en groupe et participation aux cours :
30%
8. Références bibliographiques
1. Gérard Baud. La construction de bâtiment : maçonnerie et béton
armé. Dunod Paris Lausanne 1976
2. Guide des Métiers du Bâtiment. Le Génie-civil. NATHAN.
3. H. RENAUD ; F. LETERTRE. Technologie du bâtiment: Gros-
œuvre, ouvrages en béton armé. Les éditions FOUCHER 128, rue
de Rivoli – PARIS 1er
4. Maurice NOVERRAZ. Technologie du bâtiment: Tome 1 Le
Gros-œuvre. Deuxième édition. Editions Eyrolles 61, boulevard
saint-Germain – 75005 Paris,1979.
LES PROBLEMES DE LA
CONSTRUCTION
Le Principe de base
Le Terrain
L’Avant-projet
Le Projet
L’Avant- métré
Le Devis quantitatif
Le Devis estimatif
Le Permis de construire
Les Soumissions (demande de prix)
Les Marchés
.
L’implantation
L’implantation consiste à matérialiser sur le terrain tous les
tracés géométriques prévus par le « dossier des travaux »
indispensables pour la construction d’un immeuble:
- terrassements à exécuter (excavation pour déblai en grande
masse ;)
- délimitation des rigoles ou des tranchées ;
- position des puits, des pieux, des semelles isolées ou
continues pour les fondations ;
- passages des réseaux de canalisations et emplacement des
regards, fosses, galeries techniques ;
- tracé des murs de façade, de pignons, de refends, de
poteaux et parties de mur (trumeaux.)
L’implantation
Les documents nécessaires.
- Documents graphiques.
* Plan de situation permettant de situer le terrain par
rapport à une artère connue (rue, boulevard, route…
etc.
* Plan d’implantation proprement dit, établi pour les
ensembles et parfois complète par :
+ l’implantation des plates-formes de terrassement ;
+ le plan de situation des profils ;
+ les plans détaillés de profils en long et en travers
(côtes de niveaux). L’implantation est basée à la fois
sur les alignements et les nivellements.
- Pièces écrites
* Devis descriptif.
* Devis quantitatif.
* Documents techniques unifiés.
* Cahiers des prescriptions communes et spéciales.
Ces pièces fournissent tous les renseignements techniques
utiles.
L’implantation
Les éléments de référence.
- Alignement de référence
* axe de la voie publique ;
* arête supérieure de la bordure du trottoir ;
* alignement des édifices existants ;
Repères de nivellement.
* un point déterminé d’un niveau supérieur de la bordure de
trottoir ;
* le tampon d’une bouche dégoût ou mieux, le radier en vue de
l’évacuation possible des eaux vannes, usées ou pluviales ;
* un repère tracé sur un pilier ou sur un seuil.
L’implantation
Comment réaliser l’implantation !
-Le piquetage
Il a pour but de matérialiser au moins deux axes
généralement orthogonaux, à l’aide des instruments
d’optique ( cercle-niveau de chantier.)
Il se réalise en établissant une base hors de l’emprise
de la construction, parallèlement à l’axe longitudinal
du bâtiment.
La base d’implantation sert à obtenir les lignes
directrices
L’implantation
-Le nivellement du terrain.
Il a pour but de situer des repères pour
effectuer les déblais ou les remblais à la côte
prévue.
Il se fait en réalisant un quadrillage à grande
maille carré de côté 10, 15 ou 20m suivant
l’état de la surface. Les piquets placés à
chaque sommet servent à déterminer
l’altitude et la profondeur à atteindre.
L’implantation
Les pratiques du chantier
(phases de l’exécution
* Débroussaillage et nivellement grossier.
* Repérage du bâtiment (piquets aux angles)
* Mise en place des chaises d’implantation :
+les chaises d’angles rentrants ;
+les chaises d’angles sortants ;
+les chaises pour les murs de refend
+les chaises doubles dans le cas de pentes
accentuées
Terrassement
-On nomme par terrassements les travaux qui se rapportent à la
modification du relief d’un terrain. Cette modification des niveaux du
sol est réalisée par l’exécution de déblais (extraction), remblais
(apport). On distingue :
* les terrassements en galerie, en souterrain ou en puits.
* les terrassements sous l’eau.
- Formes de terrassement
* terrassement manuel: travaux peu importants ou spéciaux,
l’enlèvement des déblais se fait à la brouette (rayon de transport 30m)
* terrassement mécanique : travaux important et particuliers. Matériels
utilisés:
+ engins de surface ;
+ engins de fouille ;
+ engins pour travaux souterrains ou sous l’eau.
3.1. Les fouilles.
Les fouilles sont des terrassements dont la profondeur, rapportée à la
surface ou à la largeur est plus importante. Les fouilles servent à
l’exécution des bâtiments.
* Fouille en pleine masse : c’est le terrassement général de la surface
construite, dont la profondeur est limitée niveau du sol des caves de la
construction par exemple.
* Fouille en rigole ou en fendue : tranchée dont la largeur minimum est
de 0.40m, destinée à recevoir les maçonneries, les fondations, les
canalisations.
* Fouille en puits : terrassement de petite surface et de grande
profondeur. Ce genre de fouille est exécuté pour l’établissement des
fondations de piliers isolés, par exemple. Les dimensions minimales de
ces terrassements sont limitées par les moyens de réalisation.
* Fouille en galerie : celle exécutée sous terre conjointement à
l’avancement des terrassements.
Assèchement des fouilles.
Afin d’éliminer les eaux d’infiltration ou de pluie on installe
un puisard en un point bas de la fouille. Le puisard est un
trou de 1m de profondeur environ (ou demi-tonneau enterré)
vers lequel convergent toutes les eaux drainées par les
fouilles en fendue et par de petites rigoles creusées à cet
effet. Du puisard, l’eau est évacuée par pompage ou autre
moyen d’épuisement à l’intérieur de la fouille. Sur les
chantiers importants, on installe une station d’épuisement
automatique.
- Foisonnement.
Le foisonnement des terres est l’augmentation de volume
consécutive à l’ameublissement provoqué lors de l’extraction. En
effet, ordinairement, la terre extraite d’une fouille occupe un volume
supérieur au cube de l’excavation.
-Talus naturel des terres.
L’inclinaison naturelle des talus, par rapport à un plan horizontal,
est l’angle du talus, naturel des terres. Cet angle varie avec la nature
des terrains.
- Blindage (étayage) des fouilles.
Toute paroi d’une fouille doit être étayée lorsque la pente des talus
excède les rapports suivants :
1/1 dans les terrains ébouleux ;
1/2 dans les terrains tendres mais résistants ;
1/3 dans les terrains très compacts.
Remblais.
On exécute les remblais par superposition de couches 0,20 à 0,40
d’épaisseur, damées et serrées, de manière à réduire dans de fortes
proportions le foisonnement du matériau rapporté.
Pour obtenir un compactage intéressant sur de grandes surfaces, il est
indiqué de procéder à un cylindrage intensif des diverses couches. A cet
effet, on utilise des rouleaux compresseurs.
Pour le compactage des petites surfaces, on emploie la dame à bras ou,
si l’on veut obtenir un serrage plus efficace, on utilise la dame
mécanique sautante ou vibrante. Il est important de compacter chaque
couche séparément.
La hauteur des remblais sera majorée pour qu’après tassement le niveau
prévu soit atteint.
Les fondations
Principes généraux: Les fondations ont pour fonction la répartition du
poids d’ouvrage sur le sol. Leurs dimensions dépendent d’une part du
poids total de l’ouvrage, ( entièrement achevé, surcharges accidentelles
comprises) d’autre part de la force portante du sol sur lequel repose la
construction. Les venues d’eau superficielles et souterraines, etc..,
modifient la force portante du sol.(nature du sol)
Une reconnaissance du sol est indispensable pour définir la résistance
du sol à l’écrasement ou à la pénétration (pour les construction peu
importantes), les qualités mécaniques physiques chimiques du terrain
(pour des constructions importantes).
Pour éviter d’une part les risques
de modification de la nature du
sol par des venues d’eau, et
d’autre part une humidité
constante dans les fondations et
une montée d’eau par capillarité
dans les murs, il est
recommandable de poser un
drainage. Ce drainage doit être
réalisé au voisinage des
fondations. Pour augmenter
l’efficacité du drainage, il est
indispensable de crépir la face du
mur contre terre, avec un enduit
hydrofuge si nécessaire. (mortier
+ produit hydrofuge)
Choix :
- critères principaux :
. Assurer la sécurité des habitants et la stabilité de l’immeuble ;
. Adopter une solution économique.

Types de fondations:
- Les semelles de fondation
+ continues sous un mur ;
+ continue sous des poteaux ;
+ isolées ;
+ excentrées.
- Les radiers : simples ou généraux.
- Les puits : fondations semi-profondes.
- Les pieux : fondations profondes.
- Les parois moulées, les cuvelages : fondations spéciales
Fondations superficielles
-Fondations par rigoles:
•Profondeur faible
•Fouille en tranchés peu large et peu profondes inférieur ou égal à 1m
•Matériaux utilisés: * Béton de bonne granulométrie et de consistance
très humide, dosé à 200kg de ciment par mètre cube (béton mise en
œuvre). Notons que l’effort maximal qu’on peut attribuer en traction à un
béton est de 3kg/m2. En effet, il faudrait que l’empattement des semelles
soit dimensionné conformément à la répartition des efforts suivant
l’angle d e 30°
* Béton armé. Par manque d’homogénéité du sol ce béton exige
une armature: Un ferraillage longitudinal, léger, permet de
constituer un chaînage. Les étriers ou cadres, permettent la pose
d’une armature supérieure, rendent la section homogène et
s’opposent aux fissures possibles.
La quantité d’armatures entrant dans les semelles peut s’estimer
entre 25 et 40kg par mètre cube de béton mis en place.
La hauteur entre les armatures inférieures et le dessus de la semelle
H peut se déterminer par l’expression: H= emp.-0.5. Ce béton est
dosé à 300 kg de ciment par mètre cube mis en œuvre pour
satisfaire au conditions de résistance et d’une protection suffisante
des aciers
Semelles en terrain incliné: Dans les terrains en forme de pente,
pour limiter les terrassement et le volume des maçonnerie, on
réalise les semelles par gradins successifs.
Afin d’éviter les risque de fissurations à la rencontre des gradins,
il est judicieux de prévoir un recouvrement des semelles. Ce
recouvrement peut être de h dans les terrains de faible consistance
et de d dans les sol résistants.
Semelles excentrées sous murs: Lorsque les semelles sont
situées sous les murs, dont le nu extérieur est tangent à la limite
de propriété, ou lorsqu’un mur est fondé contre un autre existant,
on se trouve contraint d’excentrer la semelle sous porteur. Du fait
que l’empattement n’est pas équilibré statiquement, il importe de
lier la semelle au mur (cas de semelles en BA)
Fondations par semelles isolées sous piliers:
-Forme pyramidale
- Profondeur: jusqu’à 3m
- Matériaux utilisés: * béton: Dans ce cas l’angle de répartition des
pressions est de 25°. Il permet de déterminer la hauteur d’un massif
de fondation sous piliers qui, vaut deux fois la valeur de
l’empattement.
-* Béton armé (dosé à 300 kg de ciment/m3 de béton mis en oeuvre:
La fondation comporte deux nappes d’armature superposées; chaque
nappe servant simultanément d’armature principale pour un sens et
de répartition pour l’autre. La présence des deux nappes se justifie
par le fait que les efforts de traction existant sur le bas de la semelle
se manifestent selon 2 directions des axes principaux. Le poids
unitaire d’armature par mètre cube de béton varie selon les
contraintes admises sur le sol et la hauteur admise (50 à 100 kg/m3).
Fondations par semelles continues sous piliers:
Radier général: Si, par suite de la faible résistance du sol de
fondation, les semelles des piliers isolés tendent à se rencontrer, il
est préférable d’établir un radier général. Le radier général se
présente sous la forme d’un plateau de fondation, qui transmet les
charges de la construction sur le sol par une surface égale ou
supérieure à celle de l’ouvrage.

- Avantages: Diminution des risques de tassement; excellente


liaison des bases de l’ouvrage.

- Inconvénient: Risques de tassement différentiel lorsque le sol de


fondation est de résistance irrégulière qui compromet la stabilité
de l’ouvrage.
Fondation par puits
Fondation par pieux
Ouvrages soumis aux sous-pressions: Cuvelage
Parois moulées
MURS ET CLOISONS
STRUCTURES A OSSATURE: SYSTEME
POTEAUX-POUTRES-DALLES
POTEAUX
POUTRES