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PFE

PFE-SGM-2013-N°27

Projet de fin d’études présenté par

Élève ingénieur de l’INSA de Rennes Alan MAROLLEAU


Spécialité SGM
Année scolaire 2012-2013

Gestion d’affaires : planification, contrôle de l’avancement


des travaux, suivi administratif/budgétaire, management
d’équipe, sécurité
Lieu du Projet de Fin d'Études
Bouygues Energies & Services – Centre de travaux de
SAINT-LOUBES
Tuteur du Projet de Fin d'Études
Benoît DE MONICAULT
Correspondant pédagogique INSA
Slimane LOUALICHE
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RESUME

Ce projet de fin d’étude s’est déroulé dans l’entreprise Bouygues Energies & Services au sein du
centre de travaux de Saint-Loubès, spécialisé dans les Infrastructures de réseau électrique,
d’éclairage public et de vidéo surveillance, sur la période du 18 mars au 27 septembre 2013.
Depuis de nombreuses années, l’entreprise accueille chaque année des étudiants bac+5 pour les
initier au métier de conducteur de travaux dans le souci de former ses futurs collaborateurs.

Dans cette optique, l’élève à intégrer l’équipe de conducteur de travaux du centre. La mission s’est
décomposée en deux axes principaux :

 Assister les conducteurs de travaux dans la gestion de leurs affaires, la préparation des
chantiers et des commandes, ainsi que le management des équipes terrains. Au fur et à
mesure du stage, l’élève a eu l’occasion de prendre des responsabilités, l’objectif étant d’être
apte à gérer une affaire de manière autonome.

 Mettre en place une installation d’éclairage intelligent (CityBox), brevetée par Bouygues
Energies & Services, qui servira, à l’avenir, de vitrine des compétences de l’entreprise auprès
des clients. Cette innovation, déjà présente dans certaines villes de France, permet de
transformer le réseau électrique d’éclairage public en un réseau intelligent offrant une
gradation de l’éclairage et en y conjuguant des services annexes tel que de la vidéo
surveillance, des défibrillateurs automatiques, des bornes wifi, un système de sonorisation ou
encore des bornes de rechargement pour véhicules électriques.

Cette expérience a permis à l’élève de comprendre le fonctionnement global d’une entreprise de


travaux publics et de découvrir les compétences et les problématiques liées au déploiement des
réseaux électriques. Ce fut également l’occasion d’avoir un aperçu du rôle de manager puisque le
conducteur de travaux est un meneur d’homme avant tout et doit savoir expliquer clairement à ses
équipes leurs missions en les motivant.

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REMERCIEMENTS

Avant tout développement à propos de mon stage, il semble approprié de commencer ce rapport
par des remerciements, à toutes les personnes qui ont eu la gentillesse de faire de cette
expérience un moment bénéfique et agréable.

Je remercie tout particulièrement Benoît DE MONICAULT, mon tuteur, qui m’a supervisé tout au
long de mon stage avec énormément de patience et de pédagogie. Grâce à celle-ci, il a réussi au
fil des affaires suivies à m’instruire sur l’importance de l’optimisation des chantiers, sur la prise de
recul vis-à-vis du travail réalisé par les équipes mais m’a aussi poussé à réfléchir et proposer des
solutions seul afin de développer mon autonomie.

Je remercie également :

 L’ensemble des personnels qui m’ont permis de m’intégrer dans la vie de l’entreprise.

 M.Gino SOBOTA pour m’avoir accueilli au sein de son centre de travaux durant ces 24
semaines de stage et accordé sa confiance dans la réalisation de l’installation d’éclairage du
parc.

 Les conducteurs de travaux et chefs de chantier pour avoir répondu à mes questions,
participer à mon apprentissage tout au long de mon stage et m’avoir aidé dans la réalisation de
mon projet. Ils ont été à l’écoute de chacune de mes demandes.

 Antoine CRESPY et Christophe FRULIO pour m’avoir accueilli avec énormément de sympathie
dans leur bureau.

 Olivier MAYAUD pour avoir partagé ses connaissances en électricité et en éclairage à chaque
fois que j’ai fait appel à son expertise.

 Laurent PERRIER qui a mené un rôle clé dans l’aboutissement de l’installation de vidéo
surveillance du centre.

 Les ouvriers qui m’ont permis dès le début de comprendre l’expertise de l’entreprise et qui ont
partagé leur savoir-faire et leur connaissance du terrain.

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RESUME .............................................................................................................................................. 3

REMERCIEMENTS ............................................................................................................................. 5

ILLUSTRATIONS ................................................................................................................................ 9

1. INTRODUCTION...................................................................................................................... 10

2. PRESENTATION DE L’ENTREPRISE ................................................................................... 11

2.1. LE GROUPE BOUYGUES ................................................................................................................... 11


2.2. BOUYGUES ENERGIES & SERVICES (B E&S) ................................................................................ 12
2.2.1. Secteurs d’activités ................................................................................................................. 12
2.2.2. Infrastructures de réseaux ..................................................................................................... 13
2.2.3. Génie électrique ...................................................................................................................... 13
2.2.4. Génie mécanique .................................................................................................................... 14
2.2.5. Génie thermique ...................................................................................................................... 14
2.2.6. Facility Management – Immobilier ........................................................................................ 14
2.3. ORGANISATION DE BOUYGUES ENERGIES & SERVICES ............................................................... 15
2.4. CENTRE DE SAINT LOUBES – INFRASTRUCTURE DE RESEAUX ..................................................... 16

3. LA GESTION D’AFFAIRES .................................................................................................... 18

3.1. LA CONDUITE DE TRAVAUX : CHANTIER D’EYSINES .................................................................... 18


3.1.1. Introduction aux travaux d’effacement de réseaux ............................................................ 19
3.1.2. Réception du dossier de l’affaire et première vision des Travaux ................................... 20
3.1.3. Les démarches administratives ............................................................................................ 21
3.1.5. Evaluation des besoins matériels ......................................................................................... 22
3.1.6. Evaluation des besoins humains .......................................................................................... 23
3.1.7. Réalisation du planning des travaux .................................................................................... 24
3.1.8. Suivi du chantier ...................................................................................................................... 25
3.1.9. Livraison de l’installation et raccordement au réseau ERDF ........................................... 26
3.1.10. Facturation au client ............................................................................................................ 26
3.2. PROJET DE RESEAU D’ECLAIRAGE INTELLIGENT ........................................................................... 27
3.2.2. Prise de contact avec la direction de l’innovation Bouygues E&S .................................. 28
3.2.3. Le fonctionnement du Courant Porteur en Ligne (CPL).................................................... 28
3.2.4. Evaluation des besoins matériel du projet .......................................................................... 30
3.2.5. Etude de luminosité ................................................................................................................ 32
3.2.6. Insertion de périphérique réseau dans STRUCTIS ........................................................... 34

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3.2.7. Configuration de la Caméra : ................................................................................................ 35
3.2.8. Installation finalisée : .............................................................................................................. 36

4. CONCLUSION ......................................................................................................................... 37

5. BIBLIOGRAPHIE..................................................................................................................... 38

6. ANNEXES ................................................................................................................................ 39

ANNEXE 1. .................................................................................................................................................... 39
ANNEXE 2. .................................................................................................................................................... 40
ANNEXE 3. .................................................................................................................................................... 41
ANNEXE 4. .................................................................................................................................................... 43
ANNEXE 5. .................................................................................................................................................... 44

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ILLUSTRATIONS

Figure 1 : Organigramme du groupe Bouygues............................................................................................... 11


Figure 2 : Organigramme de Bouygues Energies & Services ........................................................................... 15
Figure 3 : Hiérarchie au sein d'un centre de travaux ....................................................................................... 16
Figure 4 : Illustration du principe du CPL avec l’installation CityBox ............................................................... 29
Figure 5 : schéma des possibilités offertes par une installation d’éclairage intelligent via CityBox ............... 31
Figure 6 : Lanterne ELIPT 45 - 32 LEDs ............................................................................................................. 32
Figure 7 : Fichier photométrique ..................................................................................................................... 32
Figure 8 : Schéma d'un réseau IP ..................................................................................................................... 34
Figure 9 : Installation pilote finalisée............................................................................................................... 36
Figure 10 : Armoire de commande .................................................................................................................. 36
Figure 11 : Cockpit de supervision Streetlight de l’installation CityBox ........................................................... 36

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1. INTRODUCTION

Etudiant en cinquième année à l’INSA de Rennes, je poursuis mes études dans la filière Sciences
et Génie des Matériaux. J’ai réalisé mon stage de fin d’étude dans l’entreprise Bouygues Energies
& Services (Bouygues E&S) au sein du centre de travaux de Saint Loubès, spécialisé dans les
réseaux électriques basse et moyenne tension ainsi que dans la vidéo surveillance et l’éclairage
public.

Les objectifs de mon stage furent d’assister la cellule travaux dans la gestion et la conduite des
chantiers ainsi que de mener à bien l’installation d’une vitrine client des compétences de
l’entreprise en mettant en place une innovation breveté par Bouygues E&S, nommé la CityBox, qui
permet de transformer le réseau d’éclairage public des villes en un réseau intelligent comprenant
un éclairage gradable et de multiples services annexes tel que le wifi, la vidéo surveillance et bien
d’autres.

Dans un premier temps, je vous présenterai le métier du conducteur de travaux en illustrant ses
différents rôles par les taches que j’ai pu effectuer lors de mon stage et en mettant en valeur les
qualités et les connaissances qu’il doit posséder dans le domaine d’expertise de Bouygues E&S.

Dans un second temps, je décrirai les différentes étapes de l’installation du réseau d’éclairage
intelligent cité plus haut tout en expliquant simplement la technologie mise en jeux et les
problématiques traitées.

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2. PRESENTATION DE L’ENTREPRISE

2.1. Le groupe Bouygues

Présent dans plus de 80 pays, le groupe Bouygues compte 133 780 collaborateurs. Créé en 1952
par Francis Bouygues, Bouygues est un groupe industriel diversifié, structuré par une forte culture
d’entreprise et dont les métiers s’organisent autour de deux pôles : la Construction avec Bouygues
Construction (BTP et Energies & Services), Bouygues Immobilier et Colas (Routes), et les
Télécoms-Médias avec TF1 et Bouygues Telecom.

Figure 1 : Organigramme du groupe Bouygues

Aujourd’hui, Bouygues Construction est un leader mondial dans les secteurs du bâtiment, des
travaux publics et de l’Electricité/Maintenance. Elle compte plus de 55 400 collaborateurs, avec un
chiffre d’affaires de 10,6 milliards d’euros. Organisé en entités complémentaires, Bouygues
Construction dispose d’un réseau d’entreprises très réactives qui sont capables d’apporter à leurs
clients et partenaires des solutions innovantes en matière de construction, de conception,
d’exploitation, de maintenance ou de financement d’ouvrages et d’infrastructures.

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2.2. Bouygues Energies & Services (B E&S)

2.2.1. Secteurs d’activités

Filiale électricité et maintenance de Bouygues Construction, Bouygues Energies & Services est un
expert de la performance énergétique et des services. Elle intervient pour le compte de clients
publics et privés, dans les domaines de l'énergie, de l'industrie, du tertiaire, des transports, de
l'environnement et des télécommunications.

Au quotidien, Bouygues Energies & Services conçoit, installe, entretient et exploite des systèmes
techniques et des services sur-mesure qui permettent à ses clients de conjuguer maîtrise de leur
consommation d’énergie et qualité du cadre de vie et de travail pour leurs usagers.

Actuellement très orientée travaux publics de réseaux, l’ambition du groupe est d’enrichir son
expertise dans la maitrise des technologies innovantes à forte valeur ajoutée telles que la vidéo
surveillance, les énergies renouvelables, l’éclairage intelligent et les infrastructures électriques de
nos villes.

Sa stratégie de développement est basée sur la croissance externe qui lui a permis d’acquérir de
nouvelles compétences et d’étendre son maillage territorial pour une plus grande proximité avec
ses clients.

Elle est aussi implantée à l’international, avec plus de 11 000 collaborateurs et intervient soit au
travers de filiales bien implantées sur leur marché (Royaume-Uni, Gabon, Congo, etc.), soit au
travers de projets à forte valeur ajoutée.

Avec un chiffre d’affaire de 1,6 Milliard € et ses 12 000 collaborateurs, son expertise en
performance énergétique et en prestations de services à forte valeur ajoutée se décline en trois
grands métiers :

 Les réseaux d’énergies et numériques


 Le génie électrique, climatique et mécanique
 Le Facility Management

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2.2.2. Infrastructures de réseaux

Bouygues E&S réalise pour le compte de ses clients, en France et à l'international, les travaux de
réseaux et les services qui y sont associés :

 Réseaux électriques aériens et souterrains


 Très Hautes Tensions (lignes, fondations et postes HT)
 Eclairage public
 Mise en valeur de patrimoine
 Réseaux Haut Débit
 Réseaux d'eau, VRD/assainissement
 Réseaux de gaz
 Réseaux de télécommunications
 Infrastructures de transports
 Energies renouvelables
 Contrôle et sécurisation de sites (vidéo et
télésurveillance)

2.2.3. Génie électrique

Pour donner puissance et énergie au process, le rendre plus sécurisé, plus contrôlé, plus
performant :

 Courants forts
 Courants faibles
 Automatismes industriels
 Instrumentation
 Fourniture d'énergie
 Mise en œuvre des process
 Contrôle/commande
 Sécurisation des systèmes

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2.2.4. Génie mécanique

Pour rendre les procédés plus souples, plus automatisés, plus sûrs :

 Robotique
 Mécanique productique
 Transfert industriel
 Vannes motorisées
 Maintenance

2.2.5. Génie thermique

Pour produire et distribuer les fluides dans les installations industrielles, rendre les procédés plus
propres, l'environnement plus pur :

 Production et distribution de fluides industriels


 Salles à empoussièrement contrôlé (salles blanches)
 Climatisation
 Chauffage
 Plomberie

2.2.6. Facility Management – Immobilier

Il s’agit d’un créateur de services immobiliers proposant une offre de service globale, recouvrant
maintenance technique et services, avec un engagement fort de qualité fondée sur un ensemble
d'obligations contractuelles de résultat. Elle propose de nombreuses prestations :

 Dans la maintenance technique


 Travaux de gros entretien
 Systèmes d’information

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2.3. Organisation de Bouygues Energies & Services

Figure 2 : Organigramme de Bouygues Energies & Services

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2.4. Centre de Saint Loubès – Infrastructure de réseaux

Le centre de Travaux de Saint-Loubès relié à l’agence


aquitaine-limousin, concentre son activité dans les domaines
des réseaux électriques aériens et souterrains, l’éclairage
public ainsi que la vidéo surveillance. Les clients sont les
collectivités locales et services publics, des syndicats
d'électrification rurale, ERDF, France Telecom,
aménageurs/lotisseurs et toutes entreprises souhaitant
réaliser des travaux de réseaux électriques.

L’organisation d’un tel centre de travaux suit le schéma suivant :

Chef de
centre

Responsable
Technicien Chef Responsable Technico-
Assistante bureau
gestion magazinier production Commercial
d'étude

Conducteur Technicien
Dessinateurs
de travaux d'étude

Chef de
chantiers

Chef d'équipe

Ouvriers

Figure 3 : Hiérarchie au sein d'un centre de travaux

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Chaque employé de l’entreprise a son importance et son rôle. Actuellement les effectifs sont d’une
cinquantaine de personnes :

Un chef de centre : G.SOBOTA


Une assistante : L.PETE
Deux techniciennes de gestion : N.TRICAUD et S.TAILLADE
Un Technico Commercial : O.MAYAUD
Le bureau d’étude sous la responsabilité de JP.POMES avec :
Trois techniciens d’étude
 N.COLSON
 N.CLAUSURE
 A.LLORCA

L’activité Travaux sous la responsabilité de M.BOULOIS avec :


4 conducteurs de Travaux :
 A.CRESPY
 B.DEMONICAULT
 D.VILLENEUVE
 J .VILLATE

4 chefs de chantier :
 T.LAUMONDAIS
 L.ZINTILINI
 C.FRULIO
 F.GRATIANNE

33 ouvriers sur les chantiers.

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3. La gestion d’affaires

3.1. La conduite de travaux : chantier d’EYSINES

L’ensemble de mon stage a eu pour objectif de me former à mener une affaire à son terme, c'est-
à-dire jusqu’à la finalisation des travaux et la facturation au client. Le but final est donc d’être
capable de gérer ses propres chantiers de manière autonome. C’est donc les étapes de la
conduite d’une affaire que je vais vous présenter.
L’objectif principal du conducteur de travaux est l’optimisation de la rentabilité des affaires qui lui
sont confiées en s'assurant du respect des obligations contractuelles, légales, sociales et
sécuritaires, en organisant les ressources à mettre en œuvre et en garantissant la finalité
financière. J’ai pu sur le chantier d’Eysines mieux me rendre compte de son rôle et comprendre
son travail sur le terrain. Il doit :

 Constituer, coordonner, animer et gérer ses équipes


 Etablir l’objectif économique du chantier et les moyens à mettre en œuvre
 Déterminer le prix de vente final
 Gérer les fournisseurs
 Suivre le chantier jusqu’à sa réception et la levée des réserves
 Etre à l’écoute du client et l’informer
 Participer aux réunions de chantier, proposer des solutions techniques
 Assurer le commercial de proximité

Plusieurs étapes sont nécessaires :


 L’analyse des travaux
 La reconnaissance des lieux
 La commande du matériel
 L’élaboration des objectifs
 Le suivi du chantier
 La confection du plan de recollement

Au cours de cette partie, les missions du conducteur de travaux seront illustrées par l’affaire
d’Eysines, un effacement de réseau, rue de Treytins, que j’ai pu suivre du début à la fin et durant

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lesquelles de nombreuses taches m’ont été confiées. Ce chantier a été réalisé pour le compte de
l’un de nos principaux clients, ERDF (Réseaux électrique) mais également pour Cegelec qui nous
a sous-traité la pose de fourreaux Télécoms. Il consiste à créer un réseau souterrain électrique
auquel seront raccordés par la suite l’ensemble des habitants de la rue ainsi que la pose de gaine
pour le futur passage des câbles destiné à l’éclairage publique, de fourreau pour le passage du
réseau France Telecom et du réseau fibre optique de la métropole bordelaise, Inolia. Par la suite,
les réseaux électriques et télécoms aériens seront déposés. Le coût de l’affaire d’EYSINES s’est
élevé à environs 100 K euros et les travaux ont été réalisés sur une durée d’un peu plus de deux
mois.

3.1.1. Introduction aux travaux d’effacement de réseaux

Le conducteur de travaux doit bien sûr connaître les métiers de l’entreprise et pour cela savoir
quelle est la chronologie des travaux à réaliser avant de procéder à la préparation de son chantier.
Afin de mieux comprendre les chapitres suivant, je vais vous présenter rapidement les différentes
étapes, illustrées par des photos, d’un effacement de réseau.

1ère étape : Ouverture de tranchée et pose des gaines et


fourreaux pour le futur passage des réseaux souterrains.
Moyens : Engin de terrassement + équipe de terrassiers.

2ème étape : Encastrement des coffrets 3ème étape : Déroulage des câbles électriques.
Moyens : Brise roche + maçon. Moyens : Camion grue + équipe d’électriciens
ou de terrassiers.
4ème étape : Raccordement des coffrets
Moyens : équipe d’électriciens.

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5ème étape : Alimentation du réseau souterrain 6ème étape : Raccordement des habitations
par réalisation d’une remontée aéro-souterraine actuellement alimentée en aérien au réseau
sur un réseau électrique aérien existant. souterrain.
Moyens : Nacelle + équipe d’électriciens. Moyens : Nacelle + équipe d’électriciens.

7ème étape : Dépose du réseau aérien existant.


Moyens : Camion grue + équipe d’électriciens

La connaissance de ces étapes est indispensable pour mieux comprendre les contraintes et
tâches, présentées à partir du paragraphe suivant, que doit prévoir et gérer un conducteur de
travaux sur son chantier.

3.1.2. Réception du dossier de l’affaire et première vision des Travaux

Lorsqu’ un dossier d’étude est finalisé et transféré aux équipes travaux, le responsable de
production décide, dans un souci de bonne répartition de la charge de travail, de l’affectation de
celui-ci à l’un des conducteurs de travaux. Chacun d’eux possède en effet plusieurs affaires à
gérer de front.

La réception du dossier est immédiatement suivie d’une familiarisation avec les tâches à effectuer
en prenant connaissance des différents documents présents, tout particulièrement le plan
d’exécution, couramment nommé articlé 2. Une petite partie du plan d’exécution d’EYSINES,
concernant les réseaux électriques (en bleu), est disponible en annexe 1.

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Un plan est rarement suffisant pour prendre conscience des différentes composantes d’une affaire,
voilà pourquoi une visite préalable de chantier est indispensable. On peut ainsi analyser, entre
autres, les contraintes telles que la circulation de véhicules autour du chantier, la configuration des
lieux pour d’éventuelles livraisons, la présence de ligne aérienne HTA/HTB ou de réseaux
souterrains, la nature du sol et la bonne réalisation des travaux qui doivent précéder l’intervention
de notre entreprise (ex : pose de gaine par le client).

Cette première visite permet dans un premier temps de clarifier et de donner une valeur réelle au
plan d’exécution mais aussi de déterminer si la solution technique proposée est réalisable. C’est
également l’occasion par la suite de prendre contact avec le client pour recevoir éventuellement
des informations complémentaires et surtout l’avertir de la prise en charge de son dossier par un
collaborateur de notre entreprise.

J’ai eu l’occasion d’effectuer de nombreuses visites préalables au chantier afin de bien préparer
les affaires que j’ai suivies, comme par exemple Eysines où j’ai pu évaluer la configuration des
lieux, la nature de la couche supérieure au sol (Enrobé, calcaire ou grave) afin de commencer la
préparation du chantier. Par la suite j’ai pu entamer les demandes administratives, obligatoires
avant tout début de travaux, qui sont présentées dans le paragraphe suivant.

3.1.3. Les démarches administratives

Chaque chantier passe par deux étapes obligatoires, à réaliser au moins 10 jours avant le
lancement des travaux :

 Une DICT (Déclaration d’Intention de Commencement des Travaux) qui permet d’avertir les
exploitants des réseaux existants (eau potable, assainissement, gaz, électricité, télécoms, fibre
optique) de notre intervention et surtout d’obtenir une réponse de leur part concernant les
plans précis de leurs réseaux.
 Une demande d’arrêté, qui est transmise à la mairie, au conseil général, régional ou à la
préfecture suivant les cas. Celle-ci est indispensable pour obtenir un arrêté de circulation qui
permettra aux équipes, dans un cadre légal, de mettre en place une signalisation provisoire et
d’empiéter sur la chaussée lors de la réalisation des travaux.

Une fois cette étape finalisée, la préparation des moyens matériels et humains du chantier, faisant
partie des responsabilités majeures du conducteur de travaux peut-être effectuée.

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3.1.4. La préparation du chantier

Dans le secteur des travaux publics, il est courant d’entendre qu’un chantier bien préparé, c’est
50% de l’affaire qui est déjà menée à bien.

L’objectif de cette préparation est assez simple : une fois sur le terrain, les équipes terrains doivent
savoir ce qu’elles ont précisément à faire, avoir à disposition tout le matériel nécessaire et
connaitre au mieux les contraintes qu’elles vont rencontrer (ex : conduites d’eau, de gaz, câbles
électriques, etc.…). Elles pourront ainsi travailler rapidement, avec un minimum d’imprévus et
respecter le planning qu’on leur a fixé.

 Toute perte de temps rencontrée sur un chantier peut interférer avec le planning global des
équipes du centre, et peut retarder l’ensemble des affaires prévues sur les semaines suivantes
sans compter l’impact financier des journées de main d’œuvre supplémentaires.

3.1.5. Evaluation des besoins matériels

Dans un premier temps, j’ai du évaluer l’ensemble des besoins matériels du chantier afin de
passer les commandes aux différents fournisseurs. Pour cela, j’ai pris connaissance des plans
détaillés afin de bien cerner les travaux à notre charge, en l’occurrence, la pose des gaines
d’éclairage public, de l’ensemble des réseaux électriques ERDF (réseaux, coffrets, raccordements
des particuliers), des fourreaux France Télécom et Fibre optique. Avant de passer commande, j’ai
donc mesuré les distances de gaines et fourreaux à poser et réalisé un recensement de
l’ensemble du matériel nécessaire pour les raccordements électriques.

Une fois la préparation de matériel effectuée, le conducteur de travaux se charge de faire les
commandes aux différents fournisseurs en leur précisant les lieux de livraison, en général sur
chantier pour le matériel encombrant ou lourd, et au dépôt pour le petit matériel ainsi que les
équipements sujets aux vols tels que les câbles en cuivres. Un récapitulatif de cette liste est
disponible en annexe 2 ainsi qu’un exemple de bon de commande envoyé à un fournisseur en
annexe 3.

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3.1.6. Evaluation des besoins humains

Par la suite, le conducteur de travaux évalue les besoins humains à mettre en œuvre en cherchant
à optimiser les frais qui y sont liés. Au sein de Bouygues E&S, des taux horaires, recalculés
chaque année, sont affectés au parc matériel (véhicule et équipement), ainsi qu’aux employés,
comme indiqué sur le tableau suivant :

Equipement ou main-d’œuvre Taux horaires (euros)


Camion grue 39
Mini-pelle + benne 51
Equipier 34
Chef de chantier 40
Conducteur de travaux 54

Les moyens affectés à un chantier doivent être optimisés. On peut par exemple faire appel à des
prestataires pour certaines taches, leur affecter des engins plus performants ou simplement
modifier l’assignation des tâches suivant les équipes disponibles. Voici un exemple d’optimisation
financière du chantier :

 Solution A :

2 équipiers : 78 e/h
Une mini-pelle + benne : 51 e/h (environ 382 e/j)
Un chef d’équipe : 34 e/h
Cadence d’avancement : 25 m/j (1 jour = 7.5h travaillée)
Durée du chantier : 48 jours (pour 1200m)
 Coût total : 58 680 euros

 Solution B :

2 équipiers : 78 e/h
Un Tractopelle (prestataire) : 450 e/j
Un chef d’équipe : 34 e/h
Cadence d’avancement : 40 m/j (1 jour = 7.5h travaillée)
Durée du chantier : 30 jours (pour 1200m)
 Coût total : 38 700 euros

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Il existe de nombreuses possibilités que le conducteur de travaux se doit d’analyser afin de rendre
le plus rentable possible son chantier. Bien sûr l’expérience permet de savoir beaucoup plus
rapidement, suivant les contraintes de l’affaire, quels seront les moyens les plus efficaces à mettre
en place.

Pour réaliser le chantier d’Eysines, Benoit DE MONICAULT, mon responsable a choisi de mettre
en place :

Une équipe de terrassement linéaire composée de :


 Un pelleteur de l’entreprise Pelle d’Aquitaine
 Un terrassier
 Un chef d’équipe qui coordonne et gère sur chantier les tâches des coéquipiers

Une équipe de terrassement chez les particuliers composée de :


 Un chef d’équipe
 Un terrassier

Mais aussi les moyens de terrassement suivant :


 Un tractopelle
 Un camion grue pour les déblais
 Un camion benne pour le transport de petites fournitures sur chantier et tout l’équipement
compris avec (compacteur, marteau-piqueur, etc.…)
 Un camion nacelle pour les travaux en hauteur

3.1.7. Réalisation du planning des travaux

La visite préalable du chantier d’Eysines m’a permis d’évaluer les caractéristiques du terrain et de
me faire une idée de la cadence d’avancement à affecter aux équipes. Conjointement avec mon
responsable, nous avons décidé de partir sur une base de 40 m/j, relativement rapide, le but étant
également de motiver les équipes sur le terrain afin qu’elle donne le meilleur de leur potentiel. En
effet, le comportement des équipes est en général de ne pas en faire plus que ce qui est
demandé. Voila pourquoi mieux vaut en demander un petit peu plus que trop peu.

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Toutefois, il est important d’évaluer la cadence au plus juste pour réaliser le planning du chantier.
Cette tâche m’a été confiée. Voici quelques une des considérations que j’ai prises en compte pour
le réaliser :

 40 m/j en tranchée linéaire


 20 m/j en tranchée privé (environs 1 privé par jour)
 Une tranchée sous chaussée par jour
 Encastrement d’un coffret électrique
 Raccordement d’un câble de section 1502 : 1h
 Raccordement d’un câble de section 352 : 30mn

Le planning prévisionnel que j’ai réalisé est disponible en annexe 4.

3.1.8. Suivi du chantier

Afin de vérifier si le planning est bien respecté et l’avancement des travaux suffisamment rapide, il
est important d’effectuer un suivi du chantier. Mon travail a été constitué de plusieurs objectifs :
Contrôler l’approvisionnement du matériel, l’aspect sécuritaire du chantier, rencontrer les
particuliers chez qui nous réalisions des travaux pour définir avec eux la solution technique la plus
simple et esthétique mais aussi me former aux métiers des travaux publics. J’étais également en
charge de notifier à mon maître de stage les retards et les difficultés rencontrées par les équipes
afin de les envoyés au client (tranchées supplémentaires, présence de béton à l’entrée des
particuliers, etc.)

Certains matériaux ne peuvent être stockés sur chantier à cause des problèmes liés à son
stockage et au vol probable (cuivre), Le chantier est donc régulièrement approvisionné au fur et à
mesure des besoins. Ce travail est effectué sur le terrain et durant toute la durée des travaux. De
plus, avec l’étendue du chantier, il reste difficile de prévoir les quantités exactes de fournitures.
Mon travail était donc d’assister le conducteur de travaux pour la mise en œuvre des moyens
matériels nécessaires au chantier. J’avais en charge de surveiller le matériel afin d’éviter une
pénurie, pouvant empêcher la progression des travaux. Ce travail était fait en rapprochement avec
le chef d’équipe qui connaît le travail à venir, mais aussi en liaison avec les ouvriers pour repérer
les équipements les plus utilisés et qui seront donc susceptibles de manquer.

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3.1.9. Livraison de l’installation et raccordement au réseau ERDF

Une fois tous les réseaux mis en place et l’ensemble des raccordements, pouvant être réalisés
hors tension, effectués, il ne reste plus qu’à raccorder le tout au réseau de l’exploitant, ERDF. Des
procédures strictes sont à respecter avant d’y procéder.

Tout d’abord, une fois les travaux terminés, la mise à jour des plans doit être réalisée. Elle est
entreprise par la création d’un plan de recollement qui indique l’emplacement exact des réseaux
posés par rapport à des points existants. Les plans seront remis aux organismes concernés par le
projet, il leur indique la position des futurs réseaux en service.

Dans notre cas, Ces plans sont envoyés au chargé d’affaire ERDF responsable du chantier ainsi
qu’une Attestation d’Achèvement de Travaux (AAT) qui définit les travaux restant à réaliser
(raccordement sur le réseau) et les valeurs de terre de réseau (mise à la terre du neutre qui doit
être inférieur à 50 ohms). Un exemple d’AAT est disponible en annexe 5. Une fois les documents
réceptionnés, celui-ci peut ensuite effectuer une Possibilité de Mise en Exploitation d’Ouvrage
(PMEO) afin de prévenir le GEX, chargé du contrôle des interventions sur le réseau électrique
existant, que l’installation est aux normes.

L’équipe d’électricien sur chantier peut, seulement une fois toutes ces démarches effectuées,
contacter le GEX pour obtenir la mise en œuvre d’une Autorisation de Travaux Sous Tension
(ATST) afin de se raccorder sur le réseau existant et ainsi alimenter en électricité l’installation
réalisée.

3.1.10. Facturation au client

Il s’agit de la dernière étape du chantier, qui consiste à faire parvenir la facture au client et se faire
ainsi payer les travaux réalisés.

 Dans le cas d’un devis réalisé préalablement pour un client, la somme prévue doit être payée.
 Dans le cas de travaux réalisés pour le compte d’ERDF, la facture s’établit à l’aide d’un
bordereau de prix qui est signé chaque année entre Bouygues E&S et ERDF. C’est à la charge
du conducteur de travaux de définir précisément les quantités réalisées et de faire parvenir la
facture au client.

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Tout au long de cette partie, j’ai pu vous présenter le rôle du conducteur de travaux et ses
responsabilités. Il m’a été donné de gérer seul la réalisation d’un chantier concernant de l’éclairage
intelligent, présenté dans la section 3.2, où j’ai pu effectuer les même missions décrites dans cette
première partie. Je m’attacherait donc par la suite à entrer dans les détails techniques de cette
installation puisque la conduite de travaux reste globalement similaire.

3.2. Projet de réseau d’éclairage intelligent

Dans cette seconde partie, je vous présenterai l’installation d’un réseau d’éclairage intelligent qu’il
m’a été donné de mener à bien. Le but de cette installation était de créer une vitrine des
compétences de l’entreprise afin de présenter aux clients potentiels une innovation brevetée par
Bouygues E&S, la CityBox.

3.2.1. Introduction

Bouygues Energies & Services, opérateur global des énergies et des services, a développé
Citybox® pour répondre aux besoins de maîtrise des dépenses des collectivités dans le domaine
de l’éclairage public et des services.
Citybox® propose une architecture télécom
composée de boitiers électroniques installés
en pied de candélabre ou en façade contrôlés
par la CityNMS. Elle transforme le réseau
d’éclairage public en un réseau haut débit,
disponible 24h/24.

Citybox® répond à trois attentes :

 La performance énergétique de l’éclairage.


 Une visualisation immédiate pour le contrôle de la qualité de service.
 Le déploiement de services numériques à moindre coût.

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3.2.2. Prise de contact avec la direction de l’innovation Bouygues E&S

Ce projet m’a été confié à la fin de mon premier mois de stage par le Chef de centre. J’ai donc
reçu un plan provisoire du projet, les caractéristiques de l’installation désirée (7 mâts équipés de
boitiers CityBox et d’une caméra de vidéo surveillance) ainsi que le numéro de téléphone d’une
personne ayant été en contact avec la direction de l’innovation Bouygues E&S.

Très rapidement, après quelques indications supplémentaires, j’ai été directement en contact avec
la direction de l’innovation, à Paris, dont l’une des équipes est en charge du déploiement et de la
promotion de la CityBox.

Ce premier contact m’a permis de mieux appréhender la technologie utilisée, le Courant Porteur
en Ligne (CPL), de commencer à définir les besoins matériels de l’installation et de transmettre
une demande de mise en service afin de lancer le projet et recevoir les équipements brevetés ainsi
que tous les fichiers explicatifs.

S’agissant d’une innovation interne, peu de documents en question étaient compris et l’une des
difficultés de l’affaire a été de recevoir au fur et à mesure les renseignements nécessaires à
l’aboutissement de la tâche confiée.

J’ai tout d’abord recherché aussi bien par moi-même qu’en posant de nombreuses questions aux
collaborateurs du centre, à comprendre les besoins matériels d’une installation CPL. Pour cela il
m’a fallu comprendre le fonctionnement de cette technologie, présentée dans le chapitre suivant.

3.2.3. Le fonctionnement du Courant Porteur en Ligne (CPL)

La communication par courants porteurs en ligne permet de construire un réseau informatique sur
le réseau électrique d'une habitation ou d'un bureau, voire d'un quartier ou groupe de bureaux.
Cette idée apparue dans les années 1930 a fait l'objet de nombreuses applications pour la
domotique et l'informatique notamment. Des courants à basse, moyenne et haute tension sont
aujourd'hui couramment utilisés pour porter des informations.

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Figure 4 : Illustration du principe du CPL avec l’installation CityBox

Le principe des CPL consiste à superposer au courant électrique alternatif de 50 ou 60 Hz un


signal à plus haute fréquence et de faible énergie. Ce deuxième signal se propage sur l’installation
électrique et peut être reçu et décodé à distance. Ainsi le signal CPL est reçu par tout récepteur
CPL de même catégorie se trouvant sur le même réseau électrique.

Cette façon de faire comporte cependant un inconvénient : le réseau électrique n'est pas adapté
au transport de haute-fréquence car il n'est pas blindé. En conséquence, la plus grande partie de
l'énergie injectée par le modem CPL est rayonnée sous forme d'onde radio. Les bandes des
fréquences utilisées sont comprises entre 9 et 150 kHz en Europe et entre 150 et 450 kHz aux
États-Unis.

La technique bien que simple, fiable, peu coûteuse, sobre en consommation de ressources
(comparée à ses alternatives), semble idéale pour la domotique et pour une gestion intégrée et en
grande partie automatisée de tous les équipements d'un réseau de distribution. Comme toutes les
technologies, elle présente cependant quelques limites :

 La panne de courant (mais une telle panne qui affecte également la plupart des autres
systèmes de communication sans fil, et un réseau intelligent a justement parmi ses objectifs et
avantages de faire en sorte que le risque de panne de courant générale ou locale diminue
encore).

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 Les installations en triphasé ne permettent les communications CPL qu'entre prises de courant
branchées sur une même phase. Il y a donc deux chances sur trois que le transfert de
données ne fonctionne pas. Le seul remède consiste à (faire) installer des coupleurs de
phases.
 Le risque de piratage ou vol d'information à partir du réseau (l'information confidentielle doit
être chiffrée). Ce risque existe aussi pour les technologies sans fil de type wifi ou autres. Les
logiciels de cryptage sont déjà disponibles.
 Le risque de « saturation » ou parasitage de certains réseaux. Un tel risque existe aussi pour
les autres technologies.

3.2.4. Evaluation des besoins matériel du projet

La compréhension du fonctionnement du CPL m’a permis de définir tout d’abord le type de


câblage dont j’avais besoin. L’alimentation du réseau se fera donc par un câble 3G6 (3 fils dont la
terre, de section 6mm2). La section du câble a été définie via la logiciel Caneco EP qui permet, en
fonction de la puissance consommée par l’ensemble des lampes, le type de ballast utilisé et le
voltage, de déterminer la chute de tension en bout de ligne (3% admissible selon la norme en
éclairage public). En effet, la puissance consommée nous permet de déterminer l’intensité du
courant circulant dans la future installation. Si la section du câble est trop faible par rapport au
courant qui le traverse, on observe un échauffement par effet joule de celui-ci, il se comporte
comme une résistance. On observe donc une chute de tension en bout de ligne.

Sachant que la CityNMS et les CityBoxs se comportent comme des injecteurs/récepteurs CPL,
mon réseau électrique se comporte, à partir de la sortie ethernet de chaque CityBox, comme un
réseau IP. Seul un câble ethernet de la longueur du mât est donc nécessaire pour relier ma
caméra (ou tout autres services) à ma CityBox.

La Caméra Axis P5134 a été choisie pour sa haute


définition et ses possibilités de surveillance à 360°. Les
données de la caméra sont ensuite recueillies sur un
serveur de stockage Genetec, fourni avec une suite
professionnelle de logiciel de vidéo surveillance.

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Le choix des candélabres, crosses et lanternes d’éclairage a, lui, été simplement réduit à la
spécification de certaines caractéristiques clés. En effet, suite à une indication de mon chef de
centre, je suis entré en contact à plusieurs reprises avec le responsable régional d’une marque
d’éclairage urbain et ai pu obtenir un geste commercial (fourniture offerte) puisqu’il s’agissait d’une
vitrine client où serait par la même représentés leurs produits.

J’ai donc déterminé les caractéristiques essentielles des équipements :

 Lanterne LEDs avec option DALI (protocole de gradation électrique)


 Candélabre comportant un fût minimum de 160mm à sa base pour permettre l’insertion du
boitier CityBox dans le mât.

Le Projet nécessitait également un Cockpit de supervision qui regrouperait l’ensemble des logiciels
(vidéo, gestion d’éclairage) nécessaire au bon fonctionnement de l’installation. Un ordinateur dédié
a donc été acheté spécifiquement pour les présentations aux clients.

La figure suivante schématise particulièrement bien les possibilités offertes par une telle innovation
et les périphériques qui auraient pu être ajoutés au projet.

Figure 5 : Schéma des possibilités offertes par une installation d’éclairage intelligent via CityBox

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3.2.5. Etude de luminosité

Afin de disposer intelligemment les mâts d’éclairage autour du parc du centre, il est judicieux de
réaliser une étude d’éclairement via le logiciel DIALUX qui nous permet de visualiser les conditions
de luminosité obtenues suivant la configuration d’implantation et l’équipement choisi, le but étant
d’obtenir une quantité de lux homogène et suffisante pour des conditions de travail acceptables.
De nombreuses normes existent en matière d’éclairage, celle-ci ont été respectée dans la cadre
de cette installation.

Pour rappel, Le lux est une unité de mesure de l'éclairement lumineux. (symbole : lx) Il caractérise
le flux lumineux reçu par unité de surface. Un lux est l'éclairement d'une surface qui reçoit, d'une
manière uniformément répartie, un flux lumineux d'un lumen par mètre carré.

lm : lumen (unité de mesure de flux lumineux) ;


sr : stéradian (unité de mesure d'angle solide) ;
cd : candela (unité de mesure d'intensité lumineuse).

Il est important de contacter le fournisseur pour obtenir le fichier photométrique de la lanterne que
nous souhaitons utiliser (ci-contre) afin de pouvoir réaliser l’étude. Celui-ci défini la répartition et
l’intensité du flux lumineux provenant de la lanterne.

Figure 6 : Lanterne ELIPT 45 - 32 LEDs Figure 7 : Fichier photométrique

Une fois le logiciel lancé, une trame de fond est importée (plan du centre en format dwg) sur
laquelle on dessine notre surface de calcul d’éclairement. Les fichiers photométriques sont ensuite
importés, puis les coordonnées des lanternes indiquées dans le plan (x, y, z) ainsi que leur

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inclinaison. Une fois les calculs effectués par le logiciel, j’ai pu analyser les zones d’ombre et
valeurs d’éclairement (moyenne, minimum, maximum) dans le but de modifier les paramètres
d’implantation afin d’optimiser l’éclairement de la surface considérée.

Exemple de calcul fourni par DIALUX :

Grace à l’étude de luminosité, on connait maintenant la configuration idéale de notre installation.


Les commandes ont ensuite été passées et les travaux de génie civil et d’implantation des mâts
réalisés par nos équipes internes (terrassiers, équipe d’éclairage public, etc.). J’ai par la suite
procédé à la configuration du fonctionnement de l’installation, décrite dans les paragraphes
suivants.

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3.2.6. Insertion de périphérique réseau dans STRUCTIS

Structis a pour mission d’apporter aux collaborateurs de Bouygues Construction des services
informatiques de qualité adaptés à leurs métiers et aux meilleurs coûts. Le réseau informatique
interne est donc protégé, les accès contrôlés par des administrateurs et l’adressage IP obéit au
protocole DHCP.
Dynamic Host Configuration Protocol (DHCP) est un protocole réseau dont le rôle est d’assurer la
configuration automatique des paramètres IP d’une station (ordinateur par exemple), notamment
en lui affectant automatiquement une adresse IP et un masque de sous-réseau.

Afin d’insérer la CityNMS, la caméra de vidéo-surveillance ainsi que le serveur de stockage vidéo
et d’assurer la communication entre eux, l’affectation d’une adresse IP fixe est nécessaire.

Figure 8 : Schéma d'un réseau IP

J’ai donc du contacter les administrateurs du réseau STRUCTIS pour obtenir l’affectation
d’adresses IP fixes que j’ai ensuite configurées dans les périphériques de mon installation en
respectant les règles de paramétrage du réseau.

Cette étape a été l’occasion d’en apprendre beaucoup sur les réseaux IP, de me renseigner sur la
gestion des flux de données et de connaitre le matériel utilisé (Switch, routeur, câble ethernet).

En accédant directement sur l’interface de la caméra Axis, j’ai pu non seulement modifier son
adresse IP mais aussi configurer la surveillance vidéo comme expliqué dans le paragraphe
suivant.

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3.2.7. Configuration de la Caméra :

Plusieurs étapes sont à réaliser, via l’interface en anglais, pour configurer la caméra :

 La vitesse de rotation souhaitée.


 Les positions de surveillance dite « preset ».
 Les règles d’action : ordres de mouvements de la caméra « PTZ Control » ou horaire
d’enregistrement d’image sur le serveur de stockage.

La capture d’image ci-dessous montre par exemple la configuration d’une action de type
mouvement :

Afin d’obtenir une surveillance continue de l’ensemble du parc, j’ai choisi de configurer 7 positions
fixes de surveillance (P1, P2, P3, etc … dans l’exemple à suivre) et 8 règles d’action
« mouvement » permettant de réaliser une boucle infinie représentée par le schéma suivant :

• Si P1 • Si P2 • Si P3 • Si P4
Move OK Move OK Move OK Move OK
1 • Aller à 2 • Aller à 3 • Aller à 4 • Aller à
P2 P3 P4 P1

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3.2.8. Installation finalisée :

La mission confiée a été menée à son terme et l’infrastructure d’éclairage intelligent servira non
seulement de vitrine client mais permettra également un travail de nuit plus aisée des équipes lors
du chargement des matériaux en hiver. Vous trouverez quelques photos de l’installation et du
cockpit de supervision ci-après.

Figure 11 : Cockpit de supervision


Streetlight de l’installation CityBox

Figure 9 : Installation
pilote finalisée

Figure 10 : Armoire de commande

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4. CONCLUSION

Cette expérience m’a permis d’apprendre le métier de conducteur de travaux. Celui-ci doit savoir
gérer le stress et la pression dus à la responsabilité totale qu’il a de ses chantiers, aussi bien
financière, qu’administrative et sécuritaire.

Ce stage aura été très enrichissant dans divers domaines :

 Sur le plan général, il m’a notamment permis d’apréhender la gestion d’une charge de
travail importante. En effet, Il m’a été donné, lors du remplacement de mon maître de stage
lors de ces congés, d’avoir un très bon aperçu des contraintes du métier, de savoir bien
préparer les chantiers, gérer les imprévus, gérer le relationnel avec les équipes aussi bien
qu’avec les riverains, les autres entreprises travaillant à nos côtés et les clients. Cela m’a
permis de prendre conscience de l’importance, lorsque l’on s’occupe de plusieurs affaires
en parallèle, de s’organiser en sachant trouver le compromis entre gestion des imprévus
quotidiens et préparation des futures affaires.
 Sur le plan technique, il a été l’occasion de me former aux métiers des travaux publics et
d’acquérir de nombreuses connaissances en génie électrique (système de protection
électrique et leur fonctionnement) et de comprendre l’intérêt des normes de réglementation
en la matière.
 Sur le plan humain et relationnel, le stage m’a donné un aperçu de l’importance de la
communication et ceci à tous les niveaux. J’ai noté que l’esprit d’équipe était très important
au bon fonctionnement des projets et de l’entreprise.
 Sur le plan managérial, j’ai eu l’occasion de comprendre la fonction de manager,
notamment de donner l’exemple aux ouvriers en matière de sécurité, de savoir les motiver,
leur exposer mes idées le plus clairement possible et de garder son calme quelque soit les
circonstances.

Une fois l’installation d’éclairage intelligent finalisée sur le centre de Saint Loubès, j’ai été contacté
par le chef d’un autre centre de gironde, souhaitant réaliser une vitrine client similaire, a qui j’ai pu
transmettre des informations concernant les CityBoxs et le matériel nécessaire. Il serait interessant
de suivre le déploiement et l’efficacité de cette innovation qui permet de mieux maîtriser les
dépenses énergétiques en adaptant l’éclairage de nos villes aux conditions ambiantes (exemple :
une rue éclairée par les vitrines des magazins ne nécessite pas un éclairage public à 100% de ses
capacités de fonctionnement).

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5. BIBLIOGRAPHIE

http://www.bouyguesenergiesservices.com

 Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Courants_porteurs_en_ligne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Protocol
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynamic_Host_Configuration_Protocol

 Intranet :

http://com.unity.bouygues-construction.com/cms/home.html

 Normes d’installation électrique:

NF C 14-100, norme française homologuée par décision du Directeur Général d’afnor le 9 janvier
2008 pour prendre effet à compter du 9 février 2008.

NF 15-100, norme française homologuée par décision du Directeur Général d’afnor le 5 novembre
2002 pour prendre effet à compter du 5 décembre 2002.

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6. ANNEXES

ANNEXE 1.

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ANNEXE 2.

POSE
ZONE R1 - RM8 R2 - R3 TOTAL
Gaine TPC 110 BT (m) 310 262 572
Gaine TPC 160 BT (m) 20 136 156
Câble BT 150 + TLR (m) 45 0 45
Câble BT 150 (m) 280 360 640
Câble BT 240 (m) 0 70 70
Gaine TPC 90 BT (m) 340 105 445
Câble 4x35 Al +TLR (m) 415 135 550
Gaine TPC 75 EP (m) 810
Fourreau 42/45 (m) 2340
Bouchon etuy (pour fourreau) 150
Chambre L1T 12
Chambre L2T 5
Coude Fourreau 42/45 39
Grillage Rouge BT (m) 1456
Grillage Vert (m) 766
Grillage vert (m) 240
Regard 30x30 20
Manchon fourreau 90 34 22 56
Manchon fourreau 110 15 14 29
Manchon fourreau 160 2 10 12
Manchon fourreau 75 47
Colle PTT 4
MALT (dont 2 PBA) 9 13 22
RAS BT150/T70 1 2 3
CIBE à encastrer 2 0 2
RMBT 6 plages S20 sur socle à encastrer 7 6 13
RMBT 9 plages S19 sur socle double à encastrer 1 4 5
E4R 50-150 15 18 33
E4R 240 0 4 4
E4R 35 23 16 39
Petite Goulotte 10 6 16
Manchon 35-25 40 24 64
Cablette (m) 100 140 240
Piquet Terre 9 13 22
TTDSN & Collier serrage 9 13 22
Module BCHT 35 pour armoire FT 1 0 1

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ANNEXE 3.

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ANNEXE 4.

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ANNEXE 5.

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Résumé Abstract

Ce projet de fin d’étude s’est déroulé dans l’entreprise This final project study took place, from 18 March to 27
Bouygues Energies & Services au sein du centre de travaux de September 2013, in the company Bouygues Energy & Services,
Saint-Loubès, spécialisé dans les Infrastructures de réseau more precisely in the center of Saint Loubès, specialized in grid
électrique, d’éclairage public et de vidéo surveillance, sur la infrastructures, public lighting and video surveillance. For many
période du 18 mars au 27 septembre 2013. Depuis de years, the company annually hosts students to introduce them
nombreuses années, l’entreprise accueille chaque année des to the job of construction work supervisor in order to train future
étudiants bac+5 pour les initier au métier de conducteur de employees.
travaux dans le souci de former ses futurs collaborateurs.
In this context, the student joined the team of construction work
Dans cette optique, l’élève à intégrer l’équipe de conducteur de supervisor of the center. The mission was divided into two main
travaux du centre. La mission s’est décomposée en deux axes steps:
principaux :
 Assist supervisors in managing site preparation and
 Assister les conducteurs de travaux dans la gestion de organisation of the construction, as well as the
leurs affaires, la préparation des chantiers et des management of field teams. Gradually, the student has the
commandes, ainsi que le management des équipes opportunity to take responsibility, with the aim of being able
terrains. Au fur et à mesure du stage, l’élève a eu to lead affairs independently.
l’occasion de prendre des responsabilités, l’objectif étant
d’être apte à gérer une affaire de manière autonome.  Establish a system of intelligent lighting (CityBox), patented
by Bouygues Energy & Services , which will , in the future,
 Mettre en place une installation d’éclairage intelligent be a showcase of the company skills, presented to the
(CityBox), brevetée par Bouygues Energies & Services, qui customers. This innovation, already present in some cities
servira, à l’avenir, de vitrine des compétences de in France, transforms the lighting grid into an intelligent
l’entreprise auprès des clients. Cette innovation, déjà network providing dimmable lighting and combining related
présente dans certaines villes de France, permet de services such as video surveillance, automatic
transformer le réseau électrique d’éclairage public en un defibrillators, wireless terminals, sound system as well as
réseau intelligent offrant une gradation de l’éclairage et en recharging stations for electric vehicles.
y conjuguant des services annexes tel que de la vidéo
This experience allowed the student to understand the overall
surveillance, des défibrilateurs automatiques, des bornes
operation of a construction company and discover the skills and
wifi, un système de sonorisation ou encore des bornes de
issues related to the deployment of electric networks. It was
rechargement pour véhicules électriques.
also an opportunity to get an overview of the role of manager as
Cette expérience a permis à l’élève de comprendre le the construction work supervisor is a leader of men and above
fonctionnement global d’une entreprise de travaux publics et de all must be able to explain clearly to its teams their missions,
découvrir les compétences et les problématiques liées au and motivate them.
déploiement des réseaux électriques. Ce fut également
l’occasion d’avoir un aperçu du rôle de manager puisque le
conducteur de travaux est un meneur d’homme avant tout et
doit savoir expliquer clairement à ses équipes leurs missions en
les motivant.

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