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Liudmila Gavriliuc : cours AEF

L’effet de levier
1. Le mécanisme de l’effet de levier

Si les facteurs en amont de la rentabilité économique ne laissent que peu de marge à la décision de gestion
(ils sont souvent imposés par le marché), il n’en va pas de même des facteurs en aval et notamment de la
politique financière.
Lorsque’ on étudie la performance économique de l’entreprise, on considère l’ensemble des capitaux
investis sans se préoccuper de l’origine du financement, ni du système fiscal auquel est soumise l’entreprise;
on dégage ainsi la rentabilité économique qui permettra la rémunération des capitaux engagés.
Si une partie des capitaux économiques est financée par des capitaux empruntés, dont le coût financier est
inférieur à la rentabilité économique dégagée, alors il en résulte une augmentation du bénéfice à la disposition
des propriétaires de l’entreprise : c’est l’effet de lévrier.
L’effet de lévrier est donc un effet d’amplification de la rentabilité des capitaux propres provoqué par
l’existence des capitaux empruntés dont le taux d’intérêt fixe est inférieur au taux de rentabilité de l’actif
économique.
Deux causes expliquent ce phénomène bien connu que le simple bon sens permet d’appréhender
facilement :
-deux sources de financement,
-une différence entre le taux de rentabilité économique et le coût de l’endettement.

Application :
Considérons une société « Linda » dont le taux de rentabilité économique est 20%. Pour financer son actif
économique elle a le choix entre deux solutions présentées ici en milliers lei :
Hypothèse 1 Hypothèse 2

Actif Capitaux Actif Capitaux


économique Propres économique Propres
A=1000 K=1000 A=1000 K=500
Emprunt
E=500

Le taux d’emprunt est i=16%


Le taux de l’impôt sur les bénéfices est de j=30%
(presse fiscale)
Correction proposée :

Calcul de la rentabilité des capitaux propres (Rfin)


Indicateurs Méthode de calcul Hypothèse1 Hypothèse2
1. Résultat d’exploitation
2. Charges financières
3. Résultat courant
4. Impôt sur les bénéfices
5. Résultat net revenant
aux capitaux propres
6. Taux de rentabilité
financière Rf, %
Dans l’hypothèse 1, la rentabilité des capitaux propres ne dépend que de la rentabilité économique E=0
donc R f =R é *(1-j)= 20%*0.7=14%
Dans l’hypothèse 2, la rentabilité est amplifiée en raison de la différence entre R é et i.

Justification
On peut interpréter cet accroissement de la rentabilité comme la prime au risque financier. En effet, en
recourant à l’emprunt pour financer son actif économique, l’entreprise prend un risque supplémentaire que
l’on peut saisir à 2 niveaux :
 au niveau du résultat: l’endettement accroît les charges à absorber et éloigne le seuil de profitabilité,
ce qui est sans gravité tant que R é est très supérieur à i. Mais l’entreprise étant soumise au risque
économique, peut voir :
-chuter sa rentabilité économique
-et disparaître la possibilité de distribuer ses dividendes, ce qui est gênant pour la confiance des
actionnaires. .
 au niveau de la solvabilité: l’endettement entraîne des contraintes de remboursement qui exigent le
maintien d’une bonne capacité d’autofinancement. Le risque d’insolvabilité se trouvera aggravé :
-s’il y a une diminution de l’autofinancement,
-s’il y a un accroissement des besoins en fonds de roulement.
Les facteurs explicatifs de l’effet de lévrier
A : représente l’actif économique
K : représente les capitaux propres
E : représente l’emprunt
R é : et le taux de rentabilité économique
i : est le taux d’endettement
j : est le taux de l’impôt sur bénéfices
R f : est le taux de rentabilité des capitaux propres
Le résultat net est égal à : (1-j)(A* R é -E*i), or A=K+E
Donc (1-j)((K+E)* R é -E*i) = (1-j)(K* R é +E(R é -i))
Le taux de l’intérêt est égal à résultat net/K, soit

( K  Ré  ( Ré  i ) E ) E
R f = (1-j) = (1-j)(R é +(R é -i) K )
K

En négligeant l’incidence de l’impôt on aurait trouvé un taux de rentabilité avant l’impôt de valeur plus
grande, puisque les charges financières sont déductibles.

R= R é + (R-i) ( (R é -i)- le différentiel


E
K
- le bras du levier
levier
Un levier négatif (mauvaise rentabilité économique, taux de la dette trop élevé) entraîne une rentabilité
financière moins élevée que la rentabilité économique : (R é  i) c’est « l’effet de la massue ».

AEF, prof. Gavriliuc.


1.Les types des modeles

Dans l’analyse économique les phénomènes (c’est-a-dire les indicateurs) qui sont dépendents (c’est-à-dire
qui dépend de quelques choses) sont appelés résultative (les résultats économique, variable expliquée); en
même temps les phénomènes indépendents sont appelés facteurs (variables explicatives)
facteur→ ∑ effets
effet←∑facteurs
Les liaisons de type de cause à effet entre differents indicateurs sont présentées sous la forme des fonctions
mathématique . Le modelage mathématique des phénomènes économiques comme une procédé de fixation de
l’essentiel constitue toujour la prémisse necessaire de la quantification des relations de cause a l’effet.
La quantification c’est une détermination de la grandeur, du sens et de l’intensité des actions factorielles sur
la modificatins du phénomène étudié. Il y a principalement deux modles de décomposition qui sont utilises: le
modèle additif et le modèle multiplicatif.

Le modèle additive suppose que la variable Y peut tre exprimée comme la somme des quelques composantes
fondamentales, c’est-à-dire:
Y=a+b+c+d
Le modèle additive suppose que les quatre ces composantes n’ont pas d’interaction entre elles et sont
indépendantes l’une de l’autre. Autrement dit, dans ce modèle, on fait l’hypothèse que ces 4 composantes sont
le résultat de cause indépendantes qui n’interférent pas l’une avec l’autre.Lorsqu’on utilise ce modèle, les 4
composantes sont mesurées dans les mêmes unités que celles des données originales.
En pratique, il arrive assez souvent que les hypothèses inhérentes au modèle additif ne sont pas satisfaites; si
c’est le cas on peut recourir un deuxième modèle de décomposition savoir le modèle multiplicatif.
Le modèle multiplicatif suppose que la variable Y peut être exprimée comme le produit des quelques
composantes fondamentales c’est-à-dire:
Y=a*b*c*d
Contrairement au modèle additive, le modèle multiplicatif suppose que les 4 composantes sont dépendantes
l’une de l’autre. . Autrement dit, dans ce modèle, on fait l’hypothèse que, même si les 4 composantes peuvent
tre dues des causes différentes, il y a interaction entre ces causes et donc entre les composantes. Une large
variété de phénomènes économiques sont bien représentés par ces modèle multiplicatif. Lorsqu’on utilise un
tel modèle, en général le facteur qualitatif est mesurée dans les mêmes unités que les données originales alors
que les autres composantes sont mesurés dans autres unités.
En plus de ces deux modèles de base (additif et multiplicatif), on peut partir des composantes fodamentales
supposer des modèles différents qui pourront être mieux adaptés que les deux premiers des situations
partiqulières. Ainsi, il peut se présenter des cas où certaines composantes interagissent de facon additive et les
autres de facon multiplicatif de telle sorte qu’on a alors, par exemple, des modèles de la forme Y=(a*b)+
(c*d), ou encore de la forme Y=(a+b)/(c+d), etc.
Et enfin, on utilise encore le modèle de régression
Y=a +a x +a x +……..+a x , i=1, 2, ….., n
C’est un modèle stochastique, les premiers sont les modèles déterministes.Il faut connaître le modèle afin de
choisir correctement la méthode de quantification des facteurs.
Afin de séparer les influences des facteurs on utilise les méthodes suivantes:
- la méthode du bilan,
- la méthode de la substitution,
- la méthode de la régression , etc.

2. La méthode du bilan (input-output)


La méthode du bilan est la plus simple méthodes utilisée pour la quantification des facteurs. On utilise cette
méthode lorsque entre les éléments du phénomène etudié existent les relations de somme et de difference,
c’est-a-dire dans le cas du modèle additive.
Les liaisons balancières refletent quantitativement l’interaction des éléments du phénomène. Elles permettent
de relever des causes qui ont déterminé la modification du phénomène en comparant les valeurs préétablies où
celles de l’exercice precedent.

Le modèle analytique de l’expression du ce type de relation déterministe (c’est-à-dire la relation balancires) est
suivant:
R=a+b+c+d, Y=x +x +x ;
ou R=a+b–c Y=∑ x
Les influences de la modification des valeurs réelles (1) en comparaison avec le plan (0), (ou avec l’exercice
precedent) on peut établir comme une diffréence. Il ne faut pas oublier le sens mathématique (“+” ou ,”-”)
Ainsi, R=a+b-c

ΔR=R –R =(a +b –c )-(a +b –c )→par conséquant


ΔRa=Δa=a –a (l’influence du facteur “a”);
ΔRc=-Δc=-(c –c )
Le bilan des influences des facteurs: ΔR=ΔRa+ΔRb+ΔRc
Dans l’analyse économique on utilise le méthode du bilan afin de:
1) vérifier la correction de l’expression de l’égalité de deux groupes des indicateurs économiques
interdependentes.Par exemple le bilan des marchandises:
S +P=V+S , ou S –est le stock initial (les soldes initiales)
P- est la production (le volum de la fabrication)
V-est la vente (le chiffre d’affaire)
S –est le stock final
Chaque component du bilan de marchandises peut être représenté comme la somme et la difference des
autres components: V=S +P-S ;

S =S +P-V; ΔS=S –S =P-V etc.


Sur la base de ce modle économique on peut relever les influences des éléments balanciers.
2) Afin de vérifier si a été effectué correctement la quantification des actions des facteurs sur le résultat
économique. La somme des quantités de l’action des facteurs doit être égale à l’écart global, c’est-à-
dire, la difference entre la valeur réel et celle du plan du résultat économique.
R=f(a, b, c), nottament R=a/(b+c)
ΔR=ΔR+ΔRb+ΔRc
L’absence de cette égalité prouve que les facteurs n’ont pas été complement relever ou dans les calcules
a été commettre une erreur.
2) Afin d’établir l’influence d’un facteur inconnu. On peut appliquer la méthode du bilan dans le cas o on
connait la modification du résultat économique et les valeurs d’influence des facteurs excepté l’un
d’eux.
Dans ces cas la méthode du bilan est défini comme méthode du solde. On calcule la difference entre
l’écart global et la somme des influences des facteurs connus.
ΔD =+10; ΔD=+50; ΔD =-20;
D=f(a,b,c)
ΔD=ΔD +ΔD +x→du facteur “c” résulte de la comparaison
x=ΔD =ΔD-(ΔD +ΔD )
(+50)=(+10)+(-20)+x
Il faut utiliser la méthode du solde avec attention, parce qu’elle n’est pas toute fait parfaite.
Ainsi, par exemple, nous ne sommes pas sûrs :
1. Si les facteure ont été pris complement,
2. Si les calculs des influences des facteurs precedents on a fait sans erreur.