Vous êtes sur la page 1sur 25

Master II : Machines Electriques

Université de Ouargla
Faculté des Sciences Appliquées
Département de Génie Électrique
Semestre: 3
UE Fondamentale Code : UEF 2.1.2
Matière: Identification et diagnostic des machines électriques
VHS: 22h30 (Cours: 1h30)
Crédits: 2 Coefficient: 1

Contenu de la matière
Partie 1
1. Identification paramétrique de la machine synchrone
- Essais classiques de la machine synchrone

Mr. AYAD AHMED NOUR EL ISLAM ayad.ahmednourelislam@yahoo.fr


07-77-44-90-86
Objectifs de l’enseignement :L’objectif de ce cours est la
détermination des paramètres des machines électriques en vue
de leur simulation et leur commande. Il s’agira aussi de
permettre à l’étudiant d’acquérir des connaissances
indispensables à l’évitement de pannes dans un souci de
continuité de service. Les méthodes de diagnostic de pannes sont
de deux types : celles basées sur un modèle et celles qui s’en
affranchissent.

Connaissances préalables recommandées


- Machines électriques à courants continu et alternatif
(fonctionnement moteur et génératrice), circuits
électriques,théorie du signal, analyse numérique
Généralités sur la machine synchrone à aimants permanents(MSAP)

la machine synchrone est constitué d'une partie mobile : le rotor d'une


partie fixe : le stator.

rotor à
pôles lisses
ROTOR

Rotor à
aimants
permanents

rotor à pôles
saillants
La machine synchrone à aimants permanents (MSAP) présente un
stator semblable au stator de toutes les machines électriques
triphasées. Le changement du bobinage rotorique par des aimants
permanents.
A- L’induction magnétique B- potentiel vecteur magnétique
Figure : Caractéristiques magnétiques pour un rotor à 4 pôles

A-L’induction magnétique B-potentiel vecteur magnétique


Figure : Caractéristiques magnétiques pour un rotor à 8 pôles
Machines synchrones
Notion de champ tournant
Les machines électriques à courant alternatif (alternateurs, moteurs synchrones et asynchrones,
etc.) reposent en grande majorité sur le principe du champ tournant,
Champ tournant inducteur d’un système de tensions triphasées : principe de l’alternateur
un champ tournant et son utilisation est d’envisager le cas d’un matériau aimanté présentant
deux pôles (un Nord,un Sud) tournant à vitesse angulaire constante ω au sein de bobinages
disposés sur une partie fixe, le stator. Un flux qui balaye les bobinages lors de la rotation du rotor

les flux interceptés par les bobinages sont cosinusoïdaux (maximaux quand le flux est en phase,
nuls quand le flux est perpendiculaire). À partir des flux embrassés par les bobinages, on déduit
facilement les tensions développées par les bobinages en appliquant la loi de Lenz.
➤ Modification des nombres de pôles rotoriques

la force électromotrice E
courant d’excitation I

Schéma électrique et schéma monophasé équivalent de Behn-Eschenburg.


Fonctionnements moteur et alternateur.

Écoulement des puissances et rendement des machines synchrones


Alternateur couplé à un réseau

Diagramme de Fresnel de l’alternateur couplé au réseau.


2.3 Identification des paramètres électriques
2.3.1 Méthode de la plaque signalétique
Cette méthode, permet une estimation grossière (très approximative), directe et rapide des
paramètres électriques de la MAS tout en employant les indications (nominales) de la

Cette première approche est appropriée à l’identification de la MAS triphasée aussi


bien à rotor bobiné (à bagues) qu’à rotor à cage d’écureuil.
Caractéristiques générales d'un moteur synchrone Machines synchrones
une liste des caractéristiques de deux moteurs : l'un de 1500 kW, l'autre de 150 kW,
soit d'une puissance 10 fois plus petite . Signalons les points suivants:
Partie 1
1. Identification paramétrique de la machine synchrone
- Essais classiques de la machine synchrone
L’identification paramétrique de la machine asynchrone est l’un des objectifs les plus importants
en vue de sa simulation, sa commande et son diagnostic.

La modélisation de la machine synchrone, pour pouvoir aborder le problème d'identification


paramétrique, le vif du sujet, et par conséquent élaborer les lois de commande nécessaires.

L’insuffisance des données fournies par le constructeur pour déterminer ces paramètres et la
difficulté de leur mesure directe.

font intervenir l’identification paramétrique par plusieurs approches.


1. La plaque signalétique comporte les indications suivantes :

Essai à vide
La machine étant entraînée à vitesse nominale, on mesure la tension
de ligne à vide en fonction du courant d'excitation (figure 1).
Moteur en charge - puissance et couple

Lorsque le moteur développe un couple, les pôles du


rotor se déplacent en arrière des pôles du stator .
L'angle α entre l'axe du rotor et l'axe central du
stator est une mesure du couple exercé .

a . Circuit équivalent d'un moteur synchrone .


Le flux 0 créé par le rotor induit une tension Eo
dans le stator.

b . Lorsque E0 est égale et en phase avec la


tension Eb de la source, le courant dans le
stator est négligeable .

c . Lorsque la charge mécanique appliquée au


moteur un couple, le vecteur Eo glisse en
arrière du vecteur Eb. Le déphasage augmente
avec le couple .
En appliquant la loi de Kirchhoff au circuit

la puissance mécanique par phase est donnée par :

Pmax lorsque l'angle est de 90° :


Pour des angles internes supérieurs à 90°, le
moteur développe toujours une puissance
mécanique .

Cependant, cette région comprise entre 90° et


180° correspond à un régime de
fonctionnement instable, car la puissance du
moteur diminue à mesure que l'angle interne
Augmente.

En ce qui concerne le couple, il est


proportionnel à la puissance active du moteur,
car la vitesse est constante .

la variation de la puissance P en fonction de l'angle interne pour un moteur


synchrone de 40 kW, 1200 tr/min, dont la puissance maximale est de 100 kW.
Exemple : Un moteur synchrone de 6000 kW, 4 kV,
180 tr/min, 60 Hz, possède une réactance synchrone
de 2,4 Ω . Lorsque la tension E0, induite en phase est
de 3,2 kV, l'angle de décalage mécanique est de 1
Calculer :
a) la puissance mécanique développée par le moteur b) La puissance maximale et le couple maximal sont
b) le couple de décrochage développés à un angle de 90° .

Le nombre de pôles
Exercice 02 :Le moteur synchrone développe une puissance mécanique de 3000 kW . Sachant
qu'il est conçu pour fonctionner à un facteur de puissance de 0,8 en avance, calculer
a) la puissance réactive qu'il peut fournir au réseau et
b) le nombre de pôles saillants sur le rotor.

Courbe de saturation d'un moteur


synchrone de 800 kW .
soit 18 pôles nord et 18 pôles sud .
Puissances active et réactive pour trois excitations différentes, et diagrammes vectoriels
correspondants .

Il fournira une puissance réactive au réseau


Exemple 3
Un moteur synchrone de 1500 kW, 4600 V . 600 tr/min a une réactance synchrone de 16 Ω , une
résistance statorique de 0,2Ω et une tension induite E0: 2400 V, par phase . Le moment d'inertie
du rotor est de 275 kg.m2 On désire freiner le moteur en court-circuitant l'induit, tout en
maintenant le courant d'excitation constant . Calculer :
a) la puissance totale dissipée dans l'induit lorsque le moteur tourne à 600 tr/min et à 60 tr/min
Étant donné que le courant d'excitation est constant, la tension E° est proportionnelle à la
vitesse. Par conséquent, lorsque la vitesse est 60 tr/min

La puissance dissipée dans le stator à


60 r/min est donc la même qu'à 600
r/min, soit 13,5 kW .
b) l'énergie cinétique emmagasinée dans le rotor à 600 r/min et à 60 r/min
c) le temps requis pour que la vitesse (lu moteur passe de 600 r/min à 60 r/min

Noter que le rotor s'arrêterait encore plus


rapidement si l'on branchait des résistances
extérieures aux bornes du stator.