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SECTION 1

CONDITONS D’HYPOTHEQUE DU NAVIRE


Pendant la période ou le code civil de Napoléon connaissait
ses années de gloires, l’hypothèque maritime sur les biens
meuble était proscrite. Cependant avec la construction de
bâtiments moderne de trouver financement conséquent pour
subvenir aux exigences du de la constitution et donc trouver
une garantir assez, grande pour couvrir les crédits qui leurs
seront autorisé en cas de non paiement. L’ hypothèque
maritime apparut d’abord en Grande Bretagne ,fief de la
révolution industrielle, avant de s’étendre aux les autres pays
Cotiers. En France elle fit sa grande apparition en décembre
le 10 décembre 1874
Le bien susceptible d’être hypothéqué à la garantie de dette
est le navire et le bâtiment de mer francisé (L. 3 janv. 1947,
art.43) Par bâtiment de mer on entend les chalands, les
dragues, les grues flottantes, les pontons, les docks flottants,
les plates-formes et autres engins d’exploration ou
d’exploitation du milieu marin. Son assiette porte sur la
totalité du navire ou sur une part indivise de copropriété (L. 3
janv. 1947, art.46). C’est un navire construit ou en
construction (L. 3 janv. 1947, art.45 – Dérc 27 oct. 1967, art.
13). L’hypothèque du navire en construction est non
seulement possible mais encore importante, car elle garantie
les paiements partiels faits aux constructeurs par le client, ou
le prêt fourni au futur propriétaire, ou les primes et avances
de l’Etat ou crédit maritime, ou le prêt accorder par un
service financier au constructeur. Elle doit être précédée
d’une déclaration faite aux conservateurs des hypothèques
maritimes (l’administration des douanes), dans la
circonscription duquel le bâtiment est construit.
Le navire doit être francisé, ce qu’il faut comprendre
comme signifiant non pas que seuls les navires français sont
susceptibles d’être hypothéqués en France mais que la France
n’a pas à s’occuper d’un acte qui ne donnera pas lieu à
publicité dans les fichiers nationaux. L’un des caractères
principaux de l’hypothèque du navire est qu’elle ne résulte
que d’une convention (L. 3janv. 1947, art.43) et qu’il n’existe
pas d’hypothèque judiciaire ou légale sur le navire.
Elle ne peut être constitué que par le propriétaire du
navire ou par son mandataire <<muni d’un pouvoir spécial>>
(L. 3janv. 1947, art.44). Mais chaque copropriétaire
(quirataire) peut hypothéquer sa part (L. 3janv. 1947, art.24)
et le gérant de la copropriété, le navire tout entier sous la
double condition qu’il ait le consentement d’une majorité des
intérêts et que cette majorité représente les trois quarts de la
valeur du navire (L. 3janv. 1947, art.25). Le constituant doit
avoir la capacité d’aliéner (C. civ., art. 2124). La procuration
qu’il donnerait à son mandataire peut être un acte sous seing
privé, l’hypothèque elle-même ne nécessitant pas un acte
authentique (sur les conditions de forme v. 𝑠 𝑠 𝑛0 334.21).
Quand l’acquéreur du navire peut-il donner le navire en
hypothèque ? Les articles 92 et 93 du décret de 1967
permettent de répondre <<dès que le transfert de propriété
aura été inscrit sur la fiche matricule du navire >> (v. 𝑠 𝑠
𝑛0 334.21).
Le créancier doit-il nécessairement être français ?
S’agissant du mort-gage britannique, on a douté qu’un non-
Britannique pût devenir créancier hypothécaire d’un navire
battant pavillon britannique. Aux Etats-Unis, on refuse
toujours aux étrangers le droit de prendre une hypothèque
sur un navire américain. Le droit français est différent.

SECTION 2
CONDITIONS DE FORME DE L’HYPOTHEQUE DU NAVIRE
334.21 Un formalisme limité pour une sureté largement
pratiquée. Si la convention d’hypothèque est une convention
formelle (L. 3janv. 1947, art.43) elle n’est pas, au sens strict,
solennelle : elle résulte d’un acte sous seing privé ; l’acte
notarié n’est pas exigé. La formalité du double est nécessaire
non en raison de la nature de l’hypothèque – elle n’est pas un
contrat synallagmatique, mais un contrat unilatéral – mais
par suite des exigences de la publicité : un original du titre
doit être déposé à la recette des douanes (décr. 27oct. 1967,
art.17). L’acte, qui ne peut pas contenir une clause au porteur
peut théoriquement contenir une clause à ordre.
L’hypothèque d’un navire français peut être consentie à
l’étranger ; cette position est établie clairement depuis le
XI𝑋 ⅇ siècle. La jurisprudence fondatrice de 1979 a exigé que
la convention d’hypothèque fût déclarée exécutoire en
France. C’est aller trop loin et confondre la nécessité de
l’exequatur pour saisir le navire le navire sur le fondement
d’un acte étranger (L. n 91 – 650, 9 juill. 1991, art.3,2) et
l’inutilité de celle-ci pour obtenir une collocation dans une
procédure de distribution sur saisie mise en œuvre par un
autre.
Un navire grevé de sûretés constitué à l’étranger peut-il
devenir français (être francisé) et les suretés demeurer
valables ? Les réponses sont affirmatives, mais les conditions
mises à leur efficacité sont nombreuses :
-s’agissant de l’hypothèque, elle doit avoir été inscrite
sur le registre du futur port d’attache français (L. 3 janv. 1967,
art. 49 – Décr. 27 oct. 1967, art. 19) ;
-s’agissant des autres sûretés conventionnelles (L. 3
janv. 1967, art. 50) et malgré la lacune règlementaire, elles
doivent avoir été publiées en conformité à la loi du pavillon
ou à celle du lieu de construction ; avoir été portées à la
connaissance de l’acquéreur avant l’acte de transfert ; et
avoir faire l’objet de la publicité réglementaire lors de la
francisation (décr. 27 oct. 1967, art. 92-5 et 93, al.1).
334.22 Les sûretés consenties à l’étranger sur un navire
étranger peuvent-elles être invoquées en France à l’occasion
de la répartition du prix de vente du navire ? La réponse est
également affirmative, mais à la condition que la sûreté soit
valable au regard de la loi du pavillon. C’est la solution
qu’impose la convention de Bruxelles de 1926 (art. 1ⅇ𝑟 )
reprise par celle de 1947. Naturellement, -l’exécution est
soumise à la loi du for, fondement sur lequel il a été statué,
mais pas nécessairement à juste titre, que cette loi
déterminait le classement des privilèges et hypothèques.
Si la loi a prévu tant de conditions de formes c’est aussi dans
l’intérêt du créancier hypothécaire, et notamment pour
rendre cette sûreté opposable aux tiers.

SECTION 3
OPPOSABIBILITE DE L’HYPOTHEQUE
334.31 Conditions d’inscriptions et de publicité.
L’opposabilité de l’hypothèque est subordonnée à son
inscription sur un registre spécial tenu par le conservateur
des hypothèques maritimes dans la circonscription duquel le
navire est en construction ou dans laquelle le navire est
inscrit (décr. 27 oct. 1967, art. 15et 93, al.2). La conservation
des hypothèques maritimes est assurée par l’administration
des douanes (décr. 27 oct. 1967, art. 14). Chaque navire étant
pourvu d’une fiche matricule, les hypothèque qui le grève y
sont mentionnées (décr. 27 oct. 1967, art. 92-7). Enfin, parmi
les papiers du bord, figure un tableau sommaire des
hypothèques (encore appelé <<état des inscriptions
hypothécaires>>).
Le propriétaire du navire qui en demande la francisation
doit joindre l’état des inscriptions prises sur le navire ou un
certificat attestant qu’il n’en existe aucune. Les inscriptions
non rayées sont reportées d’office sur le registre de
francisation, s’il est différent du registre de la construction. Il
en est de même si le navire change de port d’attache (décr.
27 oct. 1967, art. 16). Les fraudes et infractions en ce
domaine sont souvent lourdement préjudiciables aux
créanciers et exiges des sanctions appropriées (v.𝑠 𝑠 𝑛0 334.44)
à côté de celles habituellement prévues en cas de
<<détournement de gage>> (v.𝑠 𝑠 𝑛0 334.61).
334.32 L’inscription de l’hypothèque n’est pas enfermée
dans un délai. Mais les évènements qui mettent fin à la
possibilité d’inscrire une hypothèque que sur un
immeuble s’appliquent ici :
-décès du propriétaire du navire, suivi soit de
l’acceptation de la succession sous bénéfice
d’inventaire, soit de la vacance de la succession (C. civ.,
art.2147, al.2) ;