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2.

Risque de liquidité

La liquidité est liée à l’activité principale des banques, à savoir l’intermédiation financière qui est
l’interposition d’une institution financière entre les ACF et les ABF. La transformation des dépôts à
court terme en investissements à long terme entraine un décalage d’échéances entre les ressources
et les emplois. Le respect des principes de la Chari‘ah (taux d’intérêt, de la spéculation, du Gharar,
secteurs prohibé, Adossement) change cette intermédiation. Ainsi, la nature et l’ampleur des risques
qui pèsent sur les banques islamiques peuvent être différentes des banques conventionnelles.

Il ressort que le déposant peut être soit créancier soit un partenaire. Au niveau du passif, le partage
des profits et des pertes entre la banque islamique et le déposant est le mode le plus utilisé.
L’intermédiation islamique dominante se base sur la collecte de fonds à travers la Moudarabah et leur
affectation à des financements essentiellement par Mourabahah. L’objectif est d’établir les liens entre
cette l’intermédiation et le risque de liquidité que courent les banques islamiques.

Définition : Due à l’insuffisance de liquidité pour les opérations normales ce qui réduit la capacité de
la banque pour honorer les obligations à l’échéance. Ce risque se matérialise et causé par les difficultés
d’avoir l’argent à un prix raisonnable. Ce risque peut engendrer autres risques, en cas d’actif illiquide
il y a le risque de marché, ou le risque de crédit en cas de défaut de la contrepartie.

Spécificités : Ce risque est intrinsèque à la fonction de la banque, qui est la transformation de liquidité
(appelé Gap de liquidité). Il faut bien gérer l’actif-passif pour réduire le risque de liquidité, le Controller
en planifiant les besoins en cash flow et rechercher les nouvelles sources par la diversification et
limiter les actifs illiquides.

D’une manière générale, les continuums de refinancement des banques islamiques demeurent
déséquilibrés : peu de certificats de dépôt (négociables), peu de dettes subordonnées, peu d’hybrides,
recours à la banque centrale, les marchés interbancaires et monétaires islamiques sont inexistants ou
sous-développés.
Il faut déterminer le montant de la trésorerie optimale que doit détenir la banque islamique à travers
un modèle de quantification du risque de liquidité de la banque islamique, de gestion de liquidité dans
un cadre statique ou dynamique afin de préciser le stock optimal de réserves.

Principe de l’IFSB :

Principe 5.1: Les ISFI doivent mettre en place un cadre de gestion de la liquidité, en prenant en
compte, individuellement et sur une base globale, leur exposition au risque de liquidité pour chaque
catégorie de comptes courants et de comptes d'investissement non restrictifs.

Principe 5.2: Les ISFI doivent veiller à ce que le risque de liquidité qu'elles assument soit proportionné
à leur capacité à disposer de suffisamment de fonds conformes à la Chari'a pour atténuer ce risque.

RÔLE DE L'AUTORITÉ DE CONTRÔLE : L'autorité de contrôle doit s'assurer que les ISFI aient mises en
place des politiques, des systèmes et des contrôles adéquats de liquidité afin de gérer leur liquidité.
Elle doit veiller à ce que les ISFI suivent et maintiennent une liquidité adéquate pour faire face aux
éventuelles demandes de retraits. L'autorité de contrôle peut établir des niveaux de liquidité
minimum appropriés pour chaque catégorie des comptes. La banque centrale, en sa qualité de prêteur
de dernier ressort, peut prévoir des mécanismes compatibles avec la Chari’a. L'autorité de contrôle
doit définir les procédures et les exigences imposées aux ISFI afin que celles-ci se conforment aux
règles établies.

3. le risque opérationnel :

Définition : Risque de perte potentielle, direct ou indirecte, due a une inadéquation ou défaillance des
procédures, du personnel, des systèmes internes ou des risques externes, des erreurs ou incident
humains ou techniques qui peuvent avoir des couts et baisse de profit.

Exemples de risque opérationnel : Analyses de risques absentes ou incomplètes, risque légal lié aux
contrats et réglementation, la mauvaise direction, Erreurs ou Fraudes, Pannes informatiques,
Inondations, incendies, …

Spécificité : On reproche souvent aux banques islamiques la lourdeur de leurs procédures


administratives et leur manque de flexibilité opérationnelle comme: promesse non ferme dans la
Mourabaha et Ijara, contrats islamiques dans l’environnement légal, maintenir et gérer des
inventaires de commodités dans un marché illiquide, les risques de documentation: La multiplication
des transactions, l’insuffisante de flexibilité des process et le temps de réaction.

Risque Juridique : C’est un risque lie à la rédaction des contrats et au respect du droit des affaires. La
spécificité de ce risque au banques islamique vient de la jeunesse de la finance islamique.

Exemples : Mourabaha (Promesse d’achat), Salam (spécifications), Ijaraa (maintenance), Istisnaa


(délais), Moucharaka/Mudaraba (mauvaise gestion)

Indicateurs : Ce risque est très difficilement mesurable (constater les pertes après réalisation), mais,
Les banques mettent tous les moyens afin de minimiser ce risque : Mise en place et revue régulière
des procédures opérationnelles, Mise en place d’alertes et des gardes fous, Mise en place de moyens
de télétravail, Mise en place des PCA (Plan de continuité des activités)

Principes de l’IFSB :

Principe 7.1: Les ISFI doivent mettre en place des systèmes et des contrôles adéquats, y compris un
comité/conseiller Chari'a, afin de s'assurer de la conformité des préceptes et principes de la Chari'a.
Principe 7.2: Lorsque les fonds des titulaires d'un compte d'investissement sont mélangés avec les
fonds propres de l'ISFI, celle-ci doit veiller à ce que des règles d'allocation des actifs, des revenus, des
dépenses et des profits soient établies en cohérence avec les responsabilités fiduciaires de l'ISFI.

RÔLE DE L'AUTORITÉ DE CONTRÔLE : Les ISFI doivent mettre en place un cadre global et solide
permettant d'élaborer et d’instaurer un environnement de contrôle prudentiel de gestion des risques
opérationnels résultant de leurs activités. L'autorité de contrôle doit s'assurer que les ISFI aient mises
en place des mécanismes adéquats conformément à la Chari'a. Ces mécanismes doivent inclure: (a)
une structure organisationnelle bien définie et dotée d'une effectif correctement qualifié, (b) des
lignes d'autorité et de responsabilité claires, des politiques et des procédures conformes aux
préceptes et principes de la Chari’a. À cet égard, elle peut exiger des ISFI d’effectuer, régulièrement,
une analyse indépendante conforme à la Chari'a. L'autorité de contrôle peut établir des
recommandations officielles aux ISFI afin de s’assurer elles-mêmes de l’exécution de leurs fonctions
fiduciaires vis-à-vis de leurs TCI. L'autorité de contrôle doit veiller à la mise en place des normes d'audit
et un mode de gouvernance approprié.

4. Le risque de Marché

Définition : C’est le risque de perte potentielle suite à une variation de marché, Causé par les
instruments et les actifs échangés sur le marché résulté des sources micro ou macro. Soit systématique
due aux mouvements des prix ou de la politique économique, soit non systématique due au
changement du prix d’un actif ou instrument

Les paramètres de marché sujet aux variations sont : Taux d’interet/rendement, Actions, Taux de
change, Prix des matières premières ou commodité. Ces risques sont liés à la volatilité actuelle et
future de la valeur de marché d'actifs spécifique.

Spécificités : Lors du contrat salam, il y a le risque de fluctuation de prix avant la réception, lors du
contrat Salam parallèle l’incapacité de livré le bien donc le risque de prix de commodité. Dans l’ijarah
il y a le risque de la valeur résiduelle à la fin du contrat, ou la valeur vénale durant le contrat si le
locataire termine le contrat ou ne pas honorer ses obligations.

Principes de l’IFSB :

Principe 4.1: Les ISFI doivent mettre en place un cadre approprié de gestion du risque de marché (y
compris le reporting), pour tous les actifs détenus, notamment ceux ne disposant pas d'un marché
liquide et/ou exposés à une forte volatilité des prix.

Lorsque les ISFI sont engagées dans l'achat d'actifs non négociés activement, avec l'intention de les
vendre, il est important d'analyser et d'évaluer les facteurs imputables à la modification de la liquidité
des marchés sur lesquels les actifs sont négociés. Les ISFI sont également exposées aux fluctuations
des cours des devises étrangères résultant des changements du taux au comptant de ces devises lors
de transactions transfrontalières et des créances et des dettes en devises étrangères qui en résultent.

Les ISFI doivent être en mesure de quantifier les expositions aux risques de marché et de les évaluer
à la probabilité de futures pertes. L'exposition aux risques inhérents aux titres de placement, les ISFI
doivent veiller à ce que leur stratégie intègre leur définition de l'acceptation du risque pour ces titres
négociables et qu’elle soit couverte. Lorsque, pour évaluer des actifs, aucun prix de marché direct
n'est disponible, les ISFI peuvent appliquer des techniques de prévision appropriées afin d'évaluer la
valeur potentielle de ces actifs.
RÔLE DE L'AUTORITÉ DE CONTRÔLE : L'autorité de contrôle doit s'assurer de l'adéquation des
systèmes et des contrôles internes des ISFI ainsi que des limites internes définies par les ISFI en
matière de gestion de leur risque de marché relative aux activités entreprises. Les autorités de
contrôle doivent exiger des ISFI de leur juridiction qu'elles élaborent des directives relatives à des
techniques d'évaluation acceptables, lorsqu'il n’existe pas de prix de marché directs. Dans le cas
contraire, les autorités de contrôle peuvent également élaborer ces directives elles-mêmes.

Indicateurs des risques de marché :

La VaR (Value at Risk) : c’est l’estimation de la perte potentielle de la banque : Sur une certaine période
de détention (ex : 1jours, 5jours,…), Avec un certain niveau de confiance. La VaR peut être interprétée
comme la perte maximale qu’une banque risque d’avoir sur un horizon donné et avec une probabilité.
Elle est flexible et appliquée aux plusieurs type de quantification de risque.

Par exemple une entreprise a une portefeuille d’investissement pour lequel le manager de risque
estime une VAR de $14 million, à un niveau de confiance de 95% pour 10 jours de possession. C’est à
dire si aucun investissement vendu ou acheter dans 10 jours, il y a une chance de 95% que le
portefeuille baisse de $14 million.

Le stress tes : il correspond au montant de perte subit en cas de variation exceptionnelle du marché.
Les scenarios de stress test sont définis et constitués comme suite: Scenarios de chocs décennaux,
établis sur la base d’analyse statistique et représentatifs de chocs important et rares. Scenarios
extrêmes simulant des situations futures et probables. Scenarios historiques survenues dans le passé.
Exemple Krash boursier de 1987, crise monétaire 1992, crise financière 2008.

Le Stress test est utilisée en particulier pour quantifier le risqué en cas des crises et variations
anormales, pour identifier la vulnérabilité aux différentes crises. Le modèle est utilisé pour déterminer
l’impact de ces scenarios sur la position de l’entreprise. Par exemple : “What if si le cours de l’action
20%?”, “What if si le raux d’interet diminue de 3 points de base?”, “What if si le taux de change
diminue de10%?”, “What if si la société perd un client ou un marché?”

Les outils de gestion de risque de marché :

1. Stratégies internes : Natural hedging (Couverture naturelle) est utilisée souvent pour gérer le taux
de change et le taux de rendement, liée au business en supposant que les expositions au risque peuvent
compenser “offset” les uns aux autres. Internal netting (compensation interne) qui est une forme de la
couverture naturelle utilisée pour gérer des expositions internes multiples pour plusieurs monnaies.

2. Stratégies de partage de risque :

Forwards: un contrat au comptant pour avoir un actif au future à un prix déterminé. Utilisé pour se
protéger contre une augmentation future du prix de commodité (Gas, Sucre, Cacao, Petrol) ou devises.
À l’échéance l’acheteur prend position selon le prix forward et le prix spot. Parfois l’acheteur est
appélé à payer ou recevoir la différence, ou bloquer le prix. Ce contrat est échangé OTC entre les deux
parties et peut aboutir à un risque de crédit dans le cas de défaut de la contrepartie.

Futures: des contrats forwards standardizes échangés dans les marchés organisés. Ils sont utilisés
pour le taux d’intérêt, le taux de change, de commodité. Ces contrats sont moins flexibles que les
forwards, ne sont pas utilisés pour tous les produits comme les fuel jets. En général ces contrats sont
plus liquides et avec moins de risque de crédit mais la société doit maintenir un « margin account »
pour la compensation périodique en cas d’augmentation ou diminution.
Swaps: contrat d’échange de plusieurs flux de trésorerie à une ou plusieurs dates futures. Utilisés
pour le taux d’intérêt et le taux de change. Récemment développés pour le marché de commodité et
le risque de crédit. Les swaps sont utilisés pour: (a)réduire le cout des fonds, (b) gagner un accès aux
nouveaux marches de financement, et (c) fuir les restrictions réglementaires.

Options: un contrat qui donne le détenteur le droit et non pas l’obligation pour acheter ou vendre un
actif à un prix déterminé (strike ou exercice) à une ou plusieurs dates futures. Il existe deux types
d’option: call ou put, ils sont échangés OTC. Option European: à une date fixe. Option Américan: pour
une période donné.

Assurance: les risques sont gérés par des contrats d’assurance traditionnelle contre paiement d’une
prime parfois obligatoire. Ou self-insurance: la société décide de couvrir le risque par son propre
assurance.

Titrisation : la conversion d’un actif financier ou physique à un instrument financier liquid qui peut
etre négocié (SPV)

Prolongement sur les drivés financiers et les alternatifs Islamiques :

Différence entre les forwards et le Salam : La particularité d'un contrat futur ou forward dans le fait
que le règlement de la transaction est entièrement différé à une date ultérieure. Un contrat future
viole également clairement l'interdiction de la charia de la vente de l'inexistant – gharar Fahish.

Pour les produits génériques, les spécialistes ont autorisé la vente de salam, c'est-à-dire la vente de
ce que l'on n'a pas, mais de ce que l'on est raisonnablement sûr de faire exister. Avec une des
conditions du contrat devait être réglée sur place, c’est-à-dire que l’acheteur devait remettre au
vendeur le « thaman » ou le prix. Donc c'est l'obligation du vendeur qui est reportée à une date
ultérieure.

Les scholars contemporains ont également autorisé plusieurs formes de bai où le règlement des deux
côtés peut être différé à une date ultérieure.

• bai-istisna ou un contrat de fabrication. Dans ce cas, l'acheteur et le vendeur-fabricant


ne sont soumis à aucune contrainte pour régler la transaction, du moins d'un côté au
moment de la passation du marché, contrairement à Salam.
• baiistijrar, ou d’achats répétés auprès d’un seul vendeur. Avec beaucoup plus de
flexibilité, comme le report du paiement du prix et la livraison de l'objet d'échange à
une date ultérieure, la fixation du prix sur la base des prix moyens du marché,
(Controverse)
Forwards de change: Dans le contexte des marchés des changes, caractérisés par la volatilité des taux,
ces contrats permettent aux parties de transférer et d’éliminer les risques de fluctuations. Supposons
qu'un particulier A un exportateur de Maroc vers les États-Unis qui a déjà vendu certaines
marchandises à B, l'importateur américain, et prévoit un flux de trésorerie de 50 $ (taux actuel 1:10
soit 500 Dh) après un mois.

Il est possible que le dollar américain se déprécie par rapport au Dirham au cours de ce mois, auquel
cas A réaliserait moins que 50 USD (si le nouveau taux est de 1:9, A réaliserait seulement 450 Dh).
Désormais, la personne A peut conclure un contrat à terme ou futur pour vendre 50 $ au taux de 1:
9,5 à la fin du mois (et réaliser ainsi 475 Dh), toute contrepartie ayant des attentes diamétralement
opposées quant à la variation future des taux de change.
Alternatif islamique : Bai Salam est donc un important forward islamique qui peut potentiellement
être utilisé pour la couverture. Cependant, l'application de bai salam à des devises étrangères n'est
pas autorisée selon une majorité des scholars contemporains. Un contrat peut être développé
«synthétiquement» à partir de contrats de base nommés par la charia. le risque de change peut être
couvert avec un contrat synthétique de change à terme basé sur des contrats standard murabahah.
Ce qui rend la murabahah compatible avec la charia, c’est son lien avec un actif réel et la nature
prédéterminée du profit ou de la marge bénéficiaire.

Swaps : Le swap de devises est l’un des produits de gestion des risques les plus populaires. Un échange
de devises est une série de contrats à terme et est donc jugé inacceptable dans le cadre islamique.
Cependant, le besoin de swaps comme outils de gestion des risques est réel et il est nécessaire de
concevoir des swaps conformes à la charia. Par exemple :

A effectue un paiement de 500 Dh à B et reçoit 50 USD de B aujourd'hui au taux indiqué de 1:10. A et


B utilisent et investissent l’argent ainsi reçu à leurs propres risques. À la fin d'une période stipulée, par
exemple six mois, la transaction est annulée. A rembourse 50 USD à B et reçoit 500 Dh auprès de B.
Cette forme de contrat peut également être considérée comme un échange de prêts sans intérêt entre
A et B. Cela contraste avec les swaps classiques, généralement basés sur les intérêts et impliquent un
échange de principal (souvent théorique) et d’intérêts.

Les swaps islamiques sont différents en ce qu'ils n'impliquent pas de flux de trésorerie liés aux intérêts.
Cependant, ils ne sont pas exempts de controverses et il n’existe pas de consensus quant à leur
acceptabilité car tout contrat dans lequel le règlement par les deux parties est reporté à une date
ultérieure constitue un cas évident d'échange de dette en dette (bai al kali bi al kali). En plus, Selon un
point de vue dominant, l’un des principes de la charia est que deux transactions financières ne peuvent
être liées, en ce sens que la conclusion d’une transaction est une condition préalable à la conclusion
de la seconde. L'ingénierie financière peut être appliquée avec un ensemble de créances financières
adossées à des actifs pour développer des instruments synthétiques à partir de contrats de base
nominatifs à la charia, tels que murabahah et ijara, qui fonctionnent comme des outils de couverture.

Options : Si un contrat futur permet une couverture facile en fixant le prix, cela implique que l'on ne
pourrait pas bénéficier de mouvements de prix favorables ultérieurs. En outre, les contrats à terme
standardisés ne sont pas adaptés à la gestion de passifs éventuels ou de créances éventuelles
(incertitudes). Le contrat d’option, donne le droit d’acheter ou de vendre sans obligation, peut gérer
les risques et les incertitudes.

Toutes les options négociées sont de deux types: Call option et Put Option.

• Une option d'achat (call) confère au porteur le droit, mais non l'obligation, d'acheter
l'actif sous-jacent à un prix de prédéterminé à tout moment ou avant l'échéance.
(position longue)
• Une option de vente (put) confère au titulaire le droit, mais non l’obligation, de vendre
l’actif sous-jacent à un prix de prédéterminé, à tout moment ou avant l’échéance.
(position courte)
Étant donné que les options fournissent le droit sans imposer d’obligation, le titulaire n’exerce son
option que si elle favorable. Cette absence d'obligation d'exercer offre une flexibilité accrue et
constitue le principal avantage des options par rapport aux contrats à terme. L'acheteur des options
paie ce privilège en payant au vendeur une prime non remboursable. La perte maximale possible pour
un acheteur d'une option est donc limitée à la prime qu'il paie. Cette perte survient s'il choisit de ne
pas exercer l'option.
Prix d'exercice = strike price= prix auquel le détenteur de l'option peut exercer l'option (et ainsi
acheter ou vendre l'actif sous-jacent).

Call: stock price (St) - exercise price (X). Put: exercise price (X) - stock price (St)

Avant l'expiration : Call Put

In-the-money St > X St < X

At-the-money St = X St = X

Out-of-the-money St < X St > X

Put protectif : L'investisseur possède un actif, il achète également (conserve) un put sur l'actif, il
ggarantit un produit du portefeuille d’investissement au moins égal au prix d’exercice du put.

Call couvert : Un investisseur achète un stock, il vend également (écrit) une option d'achat sur le stock,
La position d'option est «couverte» par la propriété de l'action sous-jacente elle-même, il fournit un
revenu supplémentaire (premium).

Straddle: achetez un call et un put sur un stock. Chaque option a le même prix d'exercice et la même
date d'expiration. Croire que les actions seront relativement volatiles. Le pire des cas: pas de
mouvement dans le cours des actions.

Spread : combinaison de deux ou plus d’un call, ou deux plus d’un Put. Soit Spread vertical: vente et
achat simultanés d’options avec des prix d’exercice différents. Ou Spread horizontal: vente et achat
d'options avec différentes dates d'expiration.

Options sur taux d’intérêt : Cap: une option d'achat sur un taux d'intérêt. Floor: une option de vente
sur un taux d'intérêt. Collar: acheter simultanément CAP et vendre un Floor. Ces options peuvent être
utilisées pour couvrir des dettes et des actifs sensibles aux taux.

Exemple : Considérons le cas des options simples, telles que les options d’achat(call). Par exemple,
une option d’achat sur le titre X donne à la personne A le droit d’acheter le titre au prix de 50 USD
dans trois mois. Le call lui-même est acheté au prix de 5 dollars.

• Si, conformément à ses attentes, le prix de X augmente à 60 USD à la date d'échéance,


l'acheteur bénéficie d'un gain net de 5 USD. C’est ce que le vendeur perdrait. Si
l’acheteur avait acheté l’action lui-même sans option, il aurait réalisé un profit de 10
USD.
• Contrairement à ses attentes, si le prix de l'action tombe en dessous de 50 USD à
l'échéance, soit à 40 USD, l'acheteur n’utilise pas l’option, puisqu'il peut acheter sur le
marché à un prix inférieur. Ses pertes s'élèveraient à 5 USD, ce que le vendeur gagnerait
avec un investissement nul.
Approche islamique : Les options, en tant que contrats financiers indépendants négociés à un prix,
n’ont pas de parallèle évident dans la théorie islamique classique. Certains chercheurs contemporains,
qui ont tenté d'évaluer ces contrats, ont utilisé un terme générique, al-ikhtiyarat, une variante du
terme al-khiyar, qui est le concept de fiqhi pour différents types d'options intégrées.

L'opinion majoritaire des savants de la charia est qu'une option est une promesse de vendre ou
d'acheter une chose à un prix spécifique dans un délai stipulé et qu'une telle promesse ne peut faire
l'objet d'une vente ou d'un achat. En tant que résolution de l'Académie du Fiqh islamique, Jeddah
affirme que "les contrats d'option tels qu'ils sont appliqués actuellement sur les marchés financiers
mondiaux sont un nouveau type de contrats. Ce contrat n'est ni une somme d'argent, ni un service
public, ni un droit financier qui peut être renoncé, donc il n'est pas admissible dans la Charia.

Bai Ourboun : Certains spécialistes ont également tenté de justifier l’admissibilité aux options en
établissant un parallèle avec bai al-urbun. Urbun fait référence à une vente dans laquelle l’acheteur
dépose une somme d’argent auprès du vendeur comme paiement partiel à l’avance, mais s’il ne ratifie
pas le contrat, il perdra le dépôt, que le vendeur peut conserver. Une option d'achat call est semblable
à bai al-urbun en ce sens que le vendeur ne retourne pas la prime ou l'avance à l'acheteur si ce dernier
n'exerce pas l'option d'achat et ne confirme pas le contrat. Cependant, dans le cas d'une option
d'achat, l'acheteur perd la prime d'option même si l'option est exercée et le contrat confirmé. La
permission de bai al-urbun est accordée par l'école Hanbali, également jugée acceptable par la plupart
des scholars contemporains.

Pour d’autres, la théorie islamique des contrats prévoit la possibilité d’options en tant que
caractéristiques intégrées dans les contrats de change dans le cadre d’al-khiyar.

La notion d'options dans le cadre d'al-khiyar en droit islamique est essentiellement éthique. Tandis
que les options de la finance traditionnelle englobent toutes sortes de droits sans obligations ayant
des implications financières, al-khiyar fait généralement référence à un type spécifique de droit de
l'une ou des deux parties au contrat de confirmer ou d'annuler le contrat. Contrairement à la pensée
conventionnelle, le cadre d’al-khiyar affirme que le consentement ou l’accord mutuel peut ne pas être
l’élément le plus essentiel du contrat islamique. Ce qui est de la plus haute importance est l’équité
d’un contrat et la réalisation des attentes appropriées et raisonnables des parties au contrat. Les
parties au contrat doivent être raisonnablement certaines et informées des contre-valeurs échangées,
ainsi que des conséquences de la passation de marché. Par le biais d’options, les parties au contrat se
voient accorder une période de «réévaluation» ou de «réflexion» au cours de laquelle elles peuvent
rationaliser leurs décisions ou annuler les mêmes. Ainsi, la possibilité de conflits entre les parties en
raison de leurs décisions abruptes, irrationnelles et erronées est minimisée.La littérature classique sur
le fiqh classe les options dans les catégories suivantes comme produits de gestion de risques :

• khiyar al-shart (option sur stipulation);


• khiyar altayeen (option de détermination ou de choix);
• khiyar al-ayb (option pour défaut);
• khiyar al-ruyat (option après inspection); et
• khiyar al-majlis (option de session).
Khiyar al-shart (option sur stipulation): est une option qui a la nature d’une condition stipulée dans
le contrat. Il confère à l'une des parties, voire aux deux, voire à un tiers le droit de confirmer ou
d'annuler le contrat dans un délai imparti. Par exemple, au moment de la vente, l’acheteur ou le
vendeur peut poser une condition selon laquelle il dispose d’une option permettant d’annuler la vente
dans les 4 jours. cela implique qu’il dispose d’un délai pour procéder à une nouvelle évaluation des
avantages et des coûts en jeu, avant de donner son accord final ou de faire ratifier le contrat. Cette
option est également appelée khiyar al-tarawwi (option de réflexion).
khiyar altayeen (option de détermination) : Une option permettant de choisir l'objet de la vente
parmi plusieurs variétés d'un même article. Comme dans khiyar al-shart, une telle option peut être
stipulée dans le contrat et se poursuivre pendant une période spécifiée. Cette option présente
l'avantage d'élargir le domaine de choix des parties au contrat et peut être stipulée et détenue par le
vendeur ou l'acheteur. Par exemple, un acheteur peut acheter une variété sur trois d'une marchandise
de qualités différentes - excellente, moyenne et médiocre, sans préciser quelle variété particulière
serait achetée (les trois variétés auraient des prix différents). Dans ce cas, l'acheteur détient une
option permettant de déterminer, au plus tard à l'échéance, l'objet de l'échange.