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IAS 16 Immobilisations corporelles

IAS 16 : IMMOBILISATIONS
CORPORELLES

I. CONTENU DE LA NORME
1- Objet
L’objectif de la norme IAS 16 est de prescrire le traitement comptable des
immobilisations corporelles. Elles concernant la comptabilisation des immobilisations
corporelles en précisant la date de comptabilisation des actifs, la détermination de leur
valeur comptable ainsi que la comptabilisation des dotations aux amortissements et des
pertes de valeur correspondantes.

2- Champ d’application
La norme IAS 16 ne s’applique pas aux :
 Immobilisations corporelles classées comme détenues en vue de la vente
selon IFRS 5, Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités
abandonnées ;
 Actifs biologiques en rapport avec l’activité agricole et qui sont couverts
par la norme IAS 41, Agriculture ;
 Droits miniers et aux réserves minérales telles que le pétrole, le gaz naturel
et les ressources similaires non renouvelables qui sont couverts par l’IFRS 6
Exploration et évaluation des ressources minérales.
Toutefois, la norme s’applique aux immobilisations corporelles utilisées pour développer
ou maintenir les actifs biologiques et droits miniers, réserves minérales et les ressources
similaires non renouvelables.
D’autres normes peuvent imposer la reconnaissance d’un élément d’actif sur la base
d’une approche différente de celle prévue par la norme IAS 16. Par exemple, la norme
IAS 17, Contrats de location, impose à une entité d’évaluer la comptabilisation d’une
immobilisation corporelle louée sur la base du transfert des risques et des avantages.
Toutefois, dans de pareils cas, d’autres aspects de traitement comptable de ces actifs,
incluant l’amortissement, sont déterminés par référence aux dispositions de la norme
IAS 16.
Une entité doit appliquer la norme IAS 16 aux immeubles en cours de construction ou de
développement en vue d’une utilisation ultérieure en tant qu’immeubles de placement
mais qui ne répondent pas encore à la définition d’un immeuble de placement telle que
prévue par la norme IAS 40. Toutefois, une fois la construction ou le développement
complété, l’actif devient immeuble de placement et l’entité est tenue d’appliquer la
norme IAS 40, Immeubles de placement.
Pour le NCT 05, en plus des éléments cités par la norme IAS 16 comme étant en dehors de son
champ d’application, la NCT 05 relative aux Immobilisations Corporelles précise aussi que les
éléments suivants se situent aussi en dehors de son champ d’application :

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 Les Immobilisations financières,


 Les immobilisations Incorporelles,
 Les immobilisations acquises lors d’un regroupement, et
 Les immobilisations acquises sous contrat de location.

3- Définition des immobilisations corporelles :


Les immobilisations corporelles sont des actifs corporels :
 qui sont détenus par une entité soit pour être utilisés dans la production ou la
fourniture de biens ou de services, soit pour être loués à des tiers à des fins
administratives ; et
 dont on s’attend à ce qu’ils soient utilisés sur plus d’un exercice.
L’exigence d’une durée d’utilisation supérieure à un exercice comptable permet de
distinguer les immobilisations des fournitures dont la durée d’utilisation est moindre et
qui, en conséquence, constituent des actifs circulants.
Les pièces de rechange destinées à réparer les équipements en place sont souvent
considérées comme des fournitures en stock, elles constituent des immobilisations dès
lors que leur durée d’utilisation prévue dépasse une année (cas des réacteurs des avions).

Cas N°1 : Immobilisation destinée à être louée

Une entité propriétaire d’un immeuble et occupe neuf des dix étages qu’elle exploite en
tant que siège social, le dixième étage est loué à une autre entité. L’entité propose que
tout l’immeuble soit considéré comme une immobilisation corporelle puisque la partie
louée est louée sous un contrat de location simple et qu’elle ne représente que 10% de
toute la propriété.

L’entité doit comptabiliser les neuf étages comme immobilisation corporelle et le


dixième étage comme immeuble de placement. La partie louée représente 10% de la
propriété, ce qui constitue une partie plus qu’insignifiante. La recommandation de
comptabiliser séparément l’immobilisation et l’immeuble de placement doit être
appliquée, surtout que le dixième étage peut être vendu ou loué en location financement.

II. COMPTABILISATION DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES


1- Principe général
Le coût d’une immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant qu’actif si et
seulement si :
 Il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet actif iront à
l’entité ; et
 Le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.

2- Équipements de sécurité ou de protection de l’environnement


Certains biens n’augmentant pas directement les avantages économiques futurs se
rattachant à une immobilisation corporelle donnée, peuvent se révéler nécessaires pour
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que l’entité puisse obtenir les avantages économiques futurs de ses autres actifs. C’est le
cas des équipements de sécurité ou de protection de l’environnement.
Ces immobilisations corporelles remplissent les conditions de comptabilisation en tant
qu’actifs parce qu’elles permettent à l’entité d’obtenir des avantages économiques futurs
des actifs liés supérieurs à ceux que l’entité aurait pu obtenir si elle n’avait pas été
acquise.

Exemple- Équipements de sécurité et de protection de l’environnement

Un fabricant de produits chimiques peut installer de nouveaux processus de


manipulation de produits chimiques afin de se conformer à des dispositions
environnementales sur la production et le stockage de produits chimiques dangereux.
Les améliorations d’installations correspondantes sont comptabilisées en tant qu’actifs
car, sans elles, l’entité n’est pas en mesure de fabriquer et de vendre des produits
chimiques.
Cas : Est ce que les équipements qui ne procurent pas dans l’immédiat des avantages
économiques futurs peuvent être capitalisés comme des immobilisations corporelles ?
Une entité a une chaîne de commerce de détail. Une nouvelle législation sur la santé et la
sécurité, a imposé aux magasins d’installer un système d’extinction de feu. Le nouveau système
d’extinction de feu ne va pas accroître le chiffre d’affaire des magasins.
Les magasins n’ont pas eu par le passé des incendies et l’entité estime qu’il y a un risque très
réduit de survenance d’incendies dans le futur. Il n’est donc pas attendu que l’installation des
extincteurs réduise les coûts opérationnels des magasins.

L’entité doit comptabiliser les extincteurs en tant qu’immobilisation corporelle, dans la mesure
où la valeur comptable ne dépasse pas la valeur recouvrable. L’acquisition des équipements de
sécurité remplit les conditions de comptabilisation en tant qu’actif parce qu’elle conditionne
l’obtention des avantages économiques futurs des magasins. En effet, sans l’installation des
équipements de sécurité, les autorités peuvent fermer les magasins et arrêter définitivement
leurs activités.
3- Éléments de faible valeur
Il peut être approprié de regrouper des éléments de faible valeur individuelle, (moules,
outils et matrices) et d’appliquer les critères à la valeur globale. Dans ce cas, il est
nécessaire de faire preuve de jugement pour appliquer les critères de comptabilisation
aux circonstances particulières de l’entité.

III. COUTS DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES


Une entité apprécie, selon le principe général de comptabilisation, tous les coûts de ses
immobilisations corporelles au moment où ils sont encourus. Ces coûts incluent :
 Les coûts encourus initialement pour acquérir ou construire une immobilisation
corporelle ; et
 Les coûts encourus ultérieurement pour l’accroître, la remplacer partiellement, ou
assurer son entretien.

1- Évaluation lors de la comptabilisation initiale


Une immobilisation corporelle qui remplit les conditions de comptabilisation en tant

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qu'actif doit être initialement évaluée à son coût. Le coût d'une immobilisation
corporelle est constitué de :
 Son prix d’achat, y compris les droits de douane et taxes non, remboursables,
après déduction des remises et rabais commerciaux ;
 Tout coût directement attribuable au transfert de l'actif jusqu'à son lieu
d'exploitation et à sa mise en état pour permettre son exploitation de la
manière prévue par la direction (tels que les frais de préparation du site, les
frais de livraison et de manutention Initiaux, les frais d’Installation et de
montage, les coûts des tests de bon fonctionnement de l’Immobilisation
corporelle déduction faite du produit net de la vente des éléments produits
pendant le transfert de, l’actif sur ce site et pendant sa mise en état et les
honoraires de professionnels ;
 l’estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement, et à l’enlèvement
de l’immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située,
obligation qu'une entité: encourt soit du fait de l'acquisition de
l’immobilisation corporelle, soit du fait de son utilisation pendant une durée,
spécifique à des fins autres que la production de stocks au cours de cette
période.
La NCT 05 exclut les coûts de démantèlement, des éléments constitutifs du coût de
l’immobilisation. En effet, le § 32 de la NCT 05 stipule que « dans le cas d’une acquisition pour
laquelle d’importants coûts de démantèlement, déplacement, ou de remise en état devront être
engagés à la fin de la durée d'utilisation, ceux-ci devront être déduits de la valeur résiduelle
escomptée de l'immobilisation. Tout solde négatif en résultant devra être provisionné au
passif ».

Exemple : Obligation de remise en état et de restaurait et de sites


Une entité de production et d’exploration de pétrole a une obligation à la date de son
Installation de remettre en état la plate forme à la fin des 30 ans d’exploitation et ce
conformément aux exigences de la réglementation en vigueur.
Les coûts de remise en état pour la plateforme sont estimés à 120 000 UM avec une valeur
actuelle nette de 10 000 UM.
L’entité doit inclure la valeur actuelle des coûts de remise en état s’élevant à 10 000 UM dans
le coût de l’immobilisation corporelle au moment de son installation. Une provision de
10 0000 UM est constatée.
Le montant inclus dans le coût de la plate forme est amorti au même titre que cette plate forme.
Le montant relatif à la variation de la provision d’une année à l'autre et dû à la modification
du taux d’actualisation est constaté en charge financière.

1.1. Éléments exclus du coût


Sont exclus du coût d’une immobilisation corporelle:
 Les coûts d’ouverture d’une nouvelle installation ;
 Les coûts d’introduction d’un nouveau produit ou service (y compris les coûts des
activités publicité et de promotion) ;
 Les coûts d’exploitation d’une activité dans un nouveau lieu ou avec une nouvelle
catégorie de Clients (y compris les coûts de formation du personnel) ; et

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 Les frais administratifs et autres frais généraux.

Selon l’ancienne version de la norme IAS 16 les frais administratifs et autres frais
généraux ne sont pas un élément du coût des immobilisations corporelles, à moins qu’ils
puissent être spécifiquement attribués à l’acquisition de l’actif ou à la mise en état de
fonctionnement de l’actif. La norme IAS 16 révisée supprime définitivement la
possibilité d’inclure dans le coût d’une immobilisation corporelle les frais généraux ou
les frais administratifs.
D’autre part, la norme comptable tunisienne NC 05 relative aux Immobilisations
corporelles permet l’inclusion des frais généraux dans le coût d’acquisition d’une
immobilisation corporelle s’il est démontrée que ces frais se rapportent directement à
l’acquisition ou à la mise en état d’utilisation de ce bien.

2- Cessation de l’intégration de coûts dans la valeur comptable


d’une immobilisation corporelle.
L’intégration de coûts dans la valeur comptable d'une immobilisation corporelle cesse
lorsque l’élément se trouve à l’endroit et dans l’état nécessaire pour être exploité. En
conséquence, les coûts encourus dans le cadre de l’utilisation ou du redéploiement d’un
élément ne sont pas inclus dans sa valeur comptable. Les éléments suivants sont donnés
à titre d'exemple :
 Coûts encourus alors qu’un élément capable de fonctionner de la manière prévue
reste à mettre en service, ou est exploité en deçà de sa pleine capacité ;
 Les pertes opérationnelles telles que celles qui sont encourues pendant que se
développe la demande pour la production de cet élément; et
 Les coûts de relocalisation ou de restructuration de tout ou partie des activités
d’une entité
La norme comptable tunisienne ne donne en exemples de coûts ne faisant pas partie du
coût de l’immobilisation que :
 les frais de démarrage et les frais analogues qui ne peuvent pas être
directement affectés à l’acquisition ou à la mise en état de fonctionnement
d'un bien, n'entrent pas dans la détermination du coût de ce bien, et que
 les pertes d’exploitation initiales supportées après la mise en service mais
avant que; le bien parvienne à la performance prévue, sont constatées en
charges.
Exemple Coût d'une immobilisation corporelle
Une société a réalisé le 1 er janvier N, l’acquisition d’un matériel de production et a
effectué les dépenses suivantes :

 Prix d’achat du matériel de production (acquis à l’étranger) 70 000


 Droits de douane 7 000

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 TVA récupérable 13 860


 Frais de transport, d’installation et de montage nécessaires 5 900
à la mise en utilisation du bien (TVA comprise)
 Frais de délocalisation du matériel, dans un atelier 1 180
plus adéquat (TVA comprise)
Ce matériel est donc évalué à 82 000, ce coût est ventile comme suit :
 Prix d'achat 70 000
 Droits de douane 7 000
 Frais de transport, d’installation et de montage 5 000
nécessaires à la mise en utilisation du bien

3- Cas des opérations accessoires


Certaines opérations interviennent dans le cadre de la construction ou le développement
d’une immobilisation corporelle mais ne sont pas nécessaire pour l’amener à l’endroit et
la mettre dans l’état nécessaire pour permettre une exploitation de la manière prévue par
la direction. Ces opérations accessoires peuvent intervenir avant ou pendant les activités
de construction ou de développement. Les produits chargés liés aux opérations
accessoires sont comptabilisés dans le résultat et inclus dans leurs classifications de
produits et de charges respectifs.

Une entité a acheté un terrain afin de construire un immeuble. En attendant le lancement


de la construction, l’entité a loué ce terrain. La location du terrain est une opération
accessoire qui n’est pas nécessaire pour la construction de l’immeuble, les produits
résultant de la location ne sont pas déduits du coût de la construction mais ils sont
comptabilisés dans le résultat.

4- Production d’une immobilisation par l’entité


Le coût d’un actif produit par l’entité est déterminé en utilisant les mêmes principes, que
pour un actif acquis. Les profits internes et les coûts anormaux de gaspillage de matières
premières, de main d’œuvre ou d’autres ressources encourues pour la construction d’un
actif, par l’entité pour elle-même ne sont pas inclus dans la valeur comptable d’une
immobilisation corporelle.

5- Acquisition d’immobilisations à crédit


Le coût de l’immobilisation correspond à un paiement au comptant. La différence, entre
ce montant et le total des règlements, est comptabilisée en charges financières. (sauf
exceptions prévues par la norme IAS 23).

6- mmobilisations acquises dans le cadre du leasing


Le coût d’une immobilisation corporelle détenue par un preneur dans le cadre d’un
contrat de location-financement est déterminé selon la norme IAS 17, Contrats de
location.

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7- Immobilisations acquises par voie d’échange


Une ou plusieurs immobilisations corporelles peuvent être acquises par voie d’échange
contre un ou plusieurs actifs non monétaires ou contre un ensemble d’actifs monétaires
et non monétaires. La discussion qui suit fait simplement référence à l’échange d’un actif
non monétaire contre un autre, mais elle s’applique aussi à tous les échanges décrits dans la
phrase précédente. Le coût d’une telle immobilisation corporelle est évalué à la juste valeur
sauf si:
 L’opération d’échange manque de substance commerciale ou ;

 Il n’est pas possible d’évaluer de manière fiable ni la juste valeur de l’actif reçu ni de
l’actif abandonnée (donné en échange).

L’immobilisation acquise est évaluée de cette manière même si l’entité ne peut pas
décomptabilisée immédiatement l’actif cédé. Si l’actif acquis n’est pas évalué à sa juste
valeur, son coût est évalué à la valeur comptable de l’actif cédé.

Exception
Règle
Si l’opération d’échange manque de
Coût de substance
l’immobilisation Evaluation à la juste
acquise par voie valeur S’il n’est pas possible d’évaluer de
d’échange manière fiable ni la juste valeur de
l’actif reçu ni de l’actif cédée.
Evaluation à la valeur comptable
de l’actif donnée en échange

7.1. - Notion de substance commerciale


Une entité détermine si une opération d’échange présente une substance commerciale en
considérant la mesure de la variation attendue de ses flux de trésorerie futur du fait de
cette opération. Une opération d’échange a une substance commerciale si :
 La configuration (risque, calendrier et montant) des flux de trésorerie de
l’actif reçue diffère de la configuration des flux de trésorerie de l’actif
transféré ; ou
 La valeur spécifique à l’entité de la partie des opérations de l’entité,
affectée par l’opération est modifié du fait de l’échange ; et
 La différence en (a) en (b) est significative par rapport à la juste valeur des
actifs échanges.
Pour déterminer si une opération d’échange a une substance commerciale, la valeur
spécifique à l’entité de la partie des opérations de l’entité affectée par l’opération doit
refléter les flux de trésorerie après impôt. Le résultat de ces analyses peut être évident
sans qu’une entité ait à effectuer des calculs détaillés.

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7.2. Précision pour la détermination de la juste valeur d’un bien


La juste valeur d’un actif pour lequel il n’existe pas de transactions de marché
comparable peut être évaluée de façon fiable si :
 la variabilité de l’intervalle des estimations raisonnables de la juste valeur n’est
pas significative pour cet actif ; ou
 si les probabilités des différentes estimations dans l’intervalle peuvent être
raisonnablement appréciées et utilisées pour estimer la juste valeur.

Si une entité est en mesure de déterminer de manière fiable la juste valeur de l’actif reçu
ou de l’actif abandonné, la juste valeur de l’actif abandonné est alors utilisée pour
évaluer le coût de l’actif` reçu, sauf si la juste valeur de l’actif reçu est plus clairement
évidente.
Selon la norme IAS 16 révisée, tous les échanges d'immobilisations corporelles doivent
être comptabilisés à la juste valeur, avec constatation d’un résultat de cession.
Exceptionnellement, lorsque la juste valeur des immobilisations échangées ne peut être
déterminée de manière fiable; le coût de l'immobilisation corporelle acquise serait égal à
la valeur comptable de l’actif donné en échange, aucun résultat n’étant dégagé. En
conséquence, la notion d’actifs similaires (prévue par l’ancienne version de la norme
IAS 16), dont l'échange ne donne lieu à la comptabilisation d'aucun gain ou perte a été
éliminée.

Le système comptable tunisien distingue entre deux cas :

 Biens de natures différentes : Une immobilisation corporelle peut être acquise par voie
d’échange total ou partiel avec une autre immobilisation corporelle dissemblable ou un autre
actif.

Elle est évaluée à la juste valeur de l’actif reçu, qui est équivalente à la juste valeur de
l’actif donné, ajustée du montant de trésorerie ou d’équivalent de trésorerie transféré.

Le gain ou la perte qui résultent de l'opération est constaté au compte de résultat.

 Biens de même nature : Une immobilisation corporelle peut être acquise par voie
d’échange contre un actif de même nature servant à des fins similaires dans la
même branche d’activité et ayant une juste valeur similaire.

Une immobilisation corporelle peut également être donnée en échange d’une


participation dans un actif similaire.

Le nouvel actif est évalué à la valeur comptable de l’actif donné en échange.

Si, la juste valeur de l’actif reçu peut apporter une indication d’une dépréciation de l’actif
donné. Dans ce cas, l’actif reçu fait l’objet d’une réduction de valeur sur la base de cette
nouvelle valeur ;
Exemples d’échanges d’actifs similaires : Echanges d’hôtels, de stations de services et
d’autres actifs immobiliers.

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Exemple : Une société propriétaire d’une machine d’injection de plastique d’une juste
valeur de 100 000 UM. Elle est acquise pour 150 000 UM et amortie de 70 000 UM.

1er cas : Cette machine est échangée contre une autre dont la valeur vénale est sensiblement
identique.
L’opération ne doit donnée aucune écriture puisque les actifs de même nature et de même
valeur.

2ème cas : La machine est échangée contre un autre matériel estimé à la même valeur.
Même si les biens ont la même valeur, l’opération donne lieu à la constatation d’un
résultat car il s’agit d’actifs de natures différentes.

8- Immobilisations acquises avec des subventions


d’investissements

Selon l’IAS 16, la valeur comptable des immobilisations corporelles peut être diminuée du
montant des subventions publiques selon IAS 20, Comptabilisation des subventions
publiques et informations à fournir sur l’aide publique.

Pour la NCT 12 Subventions publiques, la subvention d’investissement applicable à un bien


n’est pas déduite du coût de ce bien. Les coûts d’entrée des immobilisations corporelles
sont évalués subventions publiques applicables comprises.
9- Incorporation des pertes consécutives à une forte dévaluation
monétaire dans le coût des actifs

Selon la NCT 15 § 22, Les pertes de change relatifs aux passifs peuvent être incluses dans
la valeur comptable de l’actif correspondant, si ces passifs ne pouvaient être réglés et s’il
n’avaient pas été possible en pratique de les couvrir avant la survenance de la forte
dévaluation ou dépréciation de la monnaie de présentation des états financiers.

Pour inclure ces pertes de change dans la valeur comptable de l’actif correspondant,
l’entreprise doit démontrer qu’elle ne pouvait pas se procurer la monnaie étrangère
nécessaire au règlement du passif et qu’il n’était pas possible en pratique de couvrir le
risque de change (contrats d’achat de devise à terme)

NB : La valeur comptable ajustée de l’actif ne doit pas excéder sa valeur recouvrable.

L’entreprise doit continuer à incorporer dans le coût des actifs les pertes de change
postérieures encourues après la première forte dévaluation si toutes les conditions pour
une telle incorporation demeurent réunies.

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10- Acquisition à un prix global :

Lorsque le coût de l’acquisition d’un groupe d’actifs est réglé au moyen d’une somme
globale, on répartit le montant forfaitaire au prorata des justes valeurs respectives au
moment de l’acquisition. On peut aussi se baser sur une évaluation indépendante faite par un
expert.
11- Coûts encourus ultérieurement :
1.1. Coûts d’entretien courant de l’immobilisation
Les coûts d’entretien courant de l’immobilisation tels que les coûts de main d’œuvre et
des consommables et le coût des petites pièces ne sont pas comptabilisés dans la valeur
comptable de l’immobilisation. Ces coûts sont comptabilisés en charge au moment où ils
sont encourus.
1.2. Coût d’un remplacement partiel
Les remplacements partiels peuvent toucher les immobilisations corporelles, en effet :
 Des parties de certaines immobilisations corporelles peuvent exiger un
remplacement à intervalles réguliers. C’est le cas des intérieurs d'avions tels
que les sièges qui nécessitent un renouvellement au bout d’un certain nombre
d’heures d’utilisation.
 Des immobilisations corporelles peuvent également être acquises pour
effectuer un remplacement se reproduisant moins fréquemment. C’est le cas
de remplacement des murs intérieurs d'un immeuble.
Une entité comptabilise dans la valeur comptable d’une immobilisation corporelle le
coût d’un remplacement partiel au moment où ce coût est encouru. Si les critères de
comptabilisation sont satisfaits (s’il est probable que les avantages économiques futurs
associés à cet actif iront à l’entité et si le coût de cet actif peut être évalué de façon
fiable).
1.3. Coûts de réalisation régulière d'inspections majeures
La poursuite de l’exploitation d’une immobilisation corporelle (un avion par exemple)
peut être soumise à la condition de la réalisation régulière d’inspections majeures
destinées à identifier d’éventuelles défaillances, avec ou sans remplacement de pièces.
Lorsqu’une inspection majeure est réalisée, son coût est comptabilisé dans la valeur
comptable de l’immobilisation corporelle à titre de remplacement, si les critères de
comptabilisation sont satisfaits.
En matière de dépenses postérieures, la NCT 05 prévoient que les dépenses postérieures
relatives à une immobilisation corporelle déjà prise en compte doivent être ajoutées à la
valeur comptable du bien lorsqu'il est probable que des avantages futurs, supérieurs au
niveau de performance initialement évalué du bien existant, bénéficieront à l’entreprise.
Toutes les autres dépenses ultérieures doivent être inscrites en charges de l’exercice au
cours duquel elles sont encourues.

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IV. ÉVALUATION APRES COMPTABILISATION INITIALE


Selon l’IAS 16, une entreprise doit choisir comme méthode comptable :

 Soit le modèle du coût : Après sa comptabilisation initiale, l’évaluation au coût diminué


du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur ;

 Soit le modèle de la réévaluation : Après sa comptabilisation initiale en tant qu’actif,
une immobilisation corporelle dont la juste valeur peut être évaluée de manière fiable
doit être comptabilisée à son montant réévalué, à savoir sa juste valeur à la date de la
réévaluation, diminuée du cumul des amortissements et du cumul des pertes de
valeur ultérieures.

La juste valeur des terrains et constructions est habituellement déterminée sur la base d'une
évaluation, c’est à dire d'expertise généralement effectuée par des évaluateurs professionnels
qualifiés. La juste valeur des installations de production est habituellement leur valeur de marché,
déterminée par une évaluation c’est à dire d’expertise.

En l’absence d'indications de marché sur la juste valeur d'une immobilisation corporelle en raison
de sa nature spécifique et du fait qu'elle est rarement vendue, une entité peut être amenée à estimer
la juste valeur en utilisant l’approche par le résultat ou l’approche du coût de remplacement net
d'amortissement.

Les réévaluations doivent être effectuées avec une régularité suffisante pour que la valeur
comptable ne diffère pas de façon significative de celle qui aurait été déterminée en utilisant la juste
valeur à la date de clôture.

La fréquence des réévaluations dépend des fluctuations de la juste valeur des immobilisations
corporelles en cours de réévaluation :

Immobilisations corporelles pouvant connaître des Une réévaluation annuelle


mouvements importants et inconstant de leur juste
valeur

Immobilisations enregistrent des mouvements peu Une réévaluation tous les trois ou cinq
importants de leur juste valeur ans peut être suffisante

Remarque : dans le cas ou une immobilisation corporelle a été réévaluée, toute la catégorie des
immobilisations corporelles dont fait partie cet actif doit être réévaluée.

Les éléments au sein d'une catégorie d'immobilisation corporelle sont réévalués simultanément afin
d'éviter une réévaluation sélective des actifs et la présentation dans les états financiers de montants
qui représentent un mélange de coûts et de valeurs à des dates différentes. Toutefois, une catégorie
d'actifs peut être réévaluée par inventaires tournants, à condition que la réévaluation de cette
catégorie d'actifs soit achevée dans un court délai et à condition que ces réévaluations soient tenues
à jour.

Lorsque la valeur comptable d’un actif est augmentée à la suite d’une réévaluation,
l’augmentation doit être créditée directement en capitaux propres sous la rubrique « écarts de
réévaluation », ou comptabilisée en résultat dans la mesure où elle compense une diminution

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précédemment comptabilisée en résultat à la suite d’une réévaluation négative (et non imputée
sur la rubrique « écarts de réévaluation » dans la limite de son solde créditeur).

Le paragraphe 40 de la NCT. 05 reconnaît un seul traitement d’évaluation après


comptabilisation, à savoir le modèle de coût. Par conséquent le modèle de réévaluation n’est
pas admis par la norme comptable tunisienne. En effet, la NCT 05 stipule que :
« Postérieurement à sa constatation initiale à l’actif, une immobilisation corporelle doit être
comptabilisée à son coût diminué de l'amortissement, à moins que des circonstances ou
événements particuliers donnent à penser que la valeur comptable nette ne pourra pas être
récupérée par les résultats futurs provenant de son utilisation, auquel cas il y a lieu de ramener
la valeur de l’actif à sa valeur récupérable ».

L’écart de réévaluation relatif à une immobilisation corporelle et compris dans les capitaux propres
peut être transféré directement dans les résultats non distribués lors de la décomptabilisation de
l'actif. Cela peut signifier le transfert intégral de l’écart de réévaluation lorsque l'actif est mis hors
service ou sorti. Toutefois, une partie de cet écart peut être transférée au fur et à mesure de
l'utilisation de l'actif par l'entité. Dans ce cas, le montant de l'écart transféré serait la différence entre
l'amortissement basé sur la valeur comptable réévaluée de l'actif et l'amortissement basé sur le coût
initial de l'actif. Les transferts de la rubrique « écart de réévaluation » à la rubrique « résultats non
distribués » ne transitent pas par le compte de résultat.

Effets de la réévaluation des immobilisations corporelles sur l'impôt sur le résultat


Les effets sur l'impôt sur le résultat qui pourraient éventuellement résulter de la réévaluation des
immobilisations corporelles sont comptabilisés et présentés conformément à la norme IAS 12,
Impôts sur le résultat.

V. AMORTISSEMENTS
1- Traitement du cumul d'amortissement à la date de
réévaluation

Lorsqu’une immobilisation corporelle est réévaluée, le cumul des amortissements à la date de


réévaluation est traité de l'une des manières suivantes :

 ajusté proportionnellement à la modification de la valeur brute comptable de l’actif, de


sorte que la valeur comptable de cet actif à l'issue de la réévaluation soit égale au
montant réévalué. Cette méthode est souvent utilisée lorsqu'un actif est réévalué par
rapport à un indice appliqué à son coût de remplacement net d’amortissement;

 déduit de la valeur brute comptable de l’actif et la valeur nette est alors retraitée pour
obtenir le montant réévalué de l’actif. Cette méthode est souvent utilisée pour des
constructions.

2- Amortissement selon la méthode des composantes


Chaque partie d’une immobilisation corporelle ayant un coût significatif par rapport au
coût total de l’élément doit être amortie séparément. Dans ce cas, l’entreprise ventile le

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 12


IAS 16 Immobilisations corporelles

montant initialement comptabilisé pour une immobilisation corporelle entre ses parties
significatives et amortit séparément chacune de ces parties.

Par exemple, il peut être approprié d’amortir séparément la cellule et les réacteurs d’un
avion.

Une partie significative d’une immobilisation corporelle peut avoir une durée d’utilité et un
mode d’amortissement identique à la durée d’utilité et au mode d’amortissement d’une
autre partie significative de la même immobilisation. Ces parties peuvent être regroupées
pour déterminer la dotation aux amortissements.

Dans la mesure où une entreprise amortit séparément certains éléments d’une


immobilisation corporelle, elle amortit aussi séparément le reste de l’immobilisation. Le
reliquat se compose des parties de l’immobilisation qui ne sont pas significatives
individuellement. Toutefois, une entité peut choisir d’amortir séparément les parties d’un
élément dont le coût n’est pas significatif par rapport au coût total de l’élément.

La dotation aux amortissements de chaque période doit être comptabilisée dans le


résultat sauf si elle est incorporée dans la valeur comptable d’un autre actif.
3- Comptabilisation de la dotation aux amortissements
La dotation aux amortissements de chaque période doit être comptabilisée dans le résultat sauf si
elle est incorporée dans la valeur comptable d'un autre actif. La dotation aux amortissements d'une
période est, en général, comptabilisée dans le résultat. Il arrive toutefois que les avantages
économiques futurs représentatifs d'un actif soient absorbés dans la production d'autres actifs. Dans
ce cas, la dotation aux amortissements fait partie du coût de l'autre actif et est incluse dans et sa
valeur comptable. Exemple, l’amortissement des installations de production est inclus dans les
coûts de fabrication des stocks. Aussi, l’amortissement des immobilisations corporelles
utilisées pour les activités de développement peut être inclus dans le coût d’une
immobilisation incorporelle comptabilisée conformément à IAS 38, Immobilisations
incorporelles.
4- Montant amortissable

Selon la norme IAS 16, le montant amortissable d’un actif doit être réparti systématiquement sur sa
durée d’utilité. La valeur résiduelle et la durée d’utilité d’un actif doivent être révisées au moins à
chaque fin de période annuelle et, si les attentes diffèrent par rapport aux estimations précédentes,
les changements doivent être comptabilisés comme un changement d’estimation comptable
conformément à IAS 8, Méthodes comptables, changements d’estimations comptables et erreurs.

Un amortissement est comptabilisé même si la juste valeur de l’actif est supérieure à sa valeur
comptable, pour autant que la valeur résiduelle de l’actif n’excède pas sa valeur comptable. Les
répartitions et la maintenance d’un actif ne remettent pas en cause la nécessité de l’amortir.

Le montant amortissable d’un actif est déterminé après déduction de sa valeur résiduelle.
Dans la pratique, la valeur résiduelle d’un actif est souvent négligeable et donc non significative
dans le calcul du montant amortissable.

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 13


IAS 16 Immobilisations corporelles

La valeur résiduelle d’un actif peut augmenter jusqu’à atteindre ou excéder la valeur comptable de
l’actif. Dans ce cas, la dotation à l’amortissement de l’actif est nulle, à moins et jusqu’à ce que sa
valeur résiduelle baisse ensuite jusqu’à un montant inférieur à la valeur comptable de l’actif.

L’amortissement d’un actif commence dès qu’il est prêt à être mis en service, c’est-à-dire
dès qu’il se trouve à l’endroit et dans l’état nécessaires pour pouvoir l’exploiter de la
manière prévue par la direction. L’amortissement d’un actif doit cesser à la 1 ère date à
laquelle cet actif est classé comme détenu en vue de la vente (ou inclus dans un groupe
destiné à être cédé qui est classé comme détenu en vue de la vente) selon IFRS 5 ou à la
date à laquelle cet actif est décomptabilisé. Par conséquent, l’amortissement ne cesse pas
lorsque l’actif est inutilisé ou mis hors service, sauf s’il est entièrement amorti. Toutefois,
selon le mode d’amortissement fondé sur l’utilisation, la dotation aux amortissements peut
être nulle lorsqu’il n’y a aucune production.

La durée d’utilité d’un actif est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour
l’entreprise. La politique de gestion des actifs d’une entreprise peut faire intervenir la sortie
d’actifs au bout d’un délai spécifié ou après consommation d’une certaine quantité
d’avantages économiques futurs représentatifs de cet actif. En conséquence, la durée
d’utilité d’un actif peut être plus courte que sa vie économique. L’estimation de la durée
d’utilité de l’actif est affaire de jugement, basé sur l’expérience de l’entreprise pour des
actifs similaires.

Si le coût d’un terrain inclut les coûts du démantèlement, de l’enlèvement et de la remise en


état du site, cette partie de l’actif est amortie sur la durée des avantages obtenus en
encourant ces coûts. Dans certains cas, le terrain lui-même peut avoir une durée d’utilité
limitée, auquel cas il est amorti d’une manière reflétant les avantages qui doivent en être
retirés.

Selon la norme NCT 5, le montant amortissable d'une immobilisation corporelle doit être
réparti de façon systématique sur sa durée d'utilité. Une dotation aux amortissements est
constituée même si la valeur de l’actif est supérieure à sa valeur comptable.

Montant amortissable d'une immobilisation corporelle correspond à son coût d’entrée,


diminué de sa valeur résiduelle.

Durée d'utilité est :


 Soit la période pendant laquelle l’entreprise s’attend à utiliser un actif ;
 Soit le nombre d’unités de production ou d’unités similaires que l’entreprise s’attend
à obtenir d’un actif.

L'estimation de la durée d'utilité d’une immobilisation corporelle est une affaire de jugement
basée sur l'expérience de l’entreprise avec des actifs similaires. L’ensemble des facteurs
suivants doit être pris en considération pour déterminer la durée d’utilité d’un actif :
l’usage attendu de cet actif par l’entreprise ;
l’usure physique attendue (cadences d’utilisation de l’actif, le programme de

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 14


IAS 16 Immobilisations corporelles

maintenance,….) ;
l’obsolescence technique; et

les limites juridiques ou similaires sur l’usage de l’actif (telles que les dates d’expiration
des contrats de location).

La durée d’utilité d’une immobilisation corporelle doit être réexaminée périodiquement et,
si les prévisions sont sensiblement différentes des estimations antérieures, la dotation aux
amortissements de l’exercice en cours et des exercices futurs doit être ajustée.

Une révision la de durée d'amortissement est considérée comme un changement


d’estimation et non comme une correction d’erreur ou un changement de méthode
comptable et doit, en conséquence, faire l'objet d'un ajustement prospectif et non
rétrospectif. Les notes aux états financiers doivent mentionner la nature et le montant du
changement d’estimation lorsque son incidence est significative.

La durée d’utilité peut être allongée du fait de dépenses ultérieures sur l’actif qui améliorent
son état au-delà de son niveau de performance défini à l’origine. A contrario, des
changements technologiques ou des évolutions du marché des produits correspondants
peuvent réduire la durée d’utilité de l’actif.

La politique de maintenance de l’entreprise peut également affecter la durée d'utilité d’un


actif. C’est ainsi qu’elle peut conduire à une extension de la durée d'utilité de
l’immobilisation corporelle ou à un accroissement de sa valeur résiduelle. Cependant,
l’adoption d’une telle politique ne supprime pas la nécessité de constater des dotations aux
amortissements.

Définition de la valeur résiduelle


La norme IAS 16 révisée définit résiduelle comme étant le montant estimé qu’une entité obtiendrait
actuellement de la sortie de l’actif, après déduction des coûts de sortie estimés, si l’actif avait déjà
l’âge et se trouvait déjà dans l’état prévu à la fin de sa durée d’utilité.
La NCT 05 ne précise pas s’il faut retenir le montant estimé actuellement pour évaluer la juste
valeur ou plutôt le montant, tenant compte des effets de variation des prix, que l’entité s’attend à
recevoir dans le future à la date de retrait de l’actif. En effet, le paragraphe 6 de la norme
tunisienne définit la valeur résiduelle comme suit : le montant net qu’une entreprise compte obtenir
en échange d’un bien à la fin de sa durée d’utilisation après déduction des coûts de cession prévus.
Révision de la valeur résiduelle

La NCT 05 ne prévoit par la révision minimale à chaque fin de période annuelle de la valeur
résiduelle de l’immobilisation. En plus, le paragraphe 31 de la NCT 05 souligne le fait que la valeur
résiduelle ne doit pas être ultérieurement relevée pour tenir compte des augmentations de prix.

Révision de la durée de vie utile

Le paragraphe 36 de la NCT 05 prévoit le réexamen périodique de la durée de vie utile de


l’immobilisation, sans toutefois mentionner que ce réexamen doit se faire au moins à la fin de

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 15


IAS 16 Immobilisations corporelles

chaque période annuelle.

Un amortissement est comptabilisé même si la juste valeur de l'actif est supérieure à sa valeur
comptable, pour autant que la valeur résiduelle de l’actif n’excède pas sa valeur comptable. Les
réparations et la maintenance d'un actif ne remettent pas en cause la nécessité de l’amortir.

Le montant amortissable d'un actif est déterminé après déduction de sa valeur résiduelle. Dans la
pratique, la valeur d’un actif est souvent négligeable et donc son significative dans le calcul du
montant amortissable.

La valeur résiduelle d’un actif peut augmenter jusqu’à atteindre ou excéder la valeur comptable de
l’actif. Dans ce cas, la dotation à l’amortissement de l’actif est nulle, à moins et jusqu’à ce que sa
valeur résiduelle baisse par la suite pour atteindre un montant inférieur à la valeur comptable de
l’actif.

L’amortissement d’un actif commence dés qu’il est prêt à être mis en service, c'est-à-dire dés qu’il
se trouve à l’endroit et dans l’état nécessaire pour pouvoir l’exploiter de la manière prévue par la
direction. L’amortissement d’un actif doit cesser à la première date à laquelle cet actif est classé
comme détenu en vue de la vente (ou inclus dans un groupe destiné à être cédé qui est classé
comme détenu en vue de la vente) selon IFRS 5 et la date à laquelle cet actif est décomptabilisé. En
conséquence, l’amortissement ne cesse pas lorsque l’actif est laissé inutilisé ou mis hors service,
sauf si l’actif est entièrement amorti. Toutefois, selon le mode d’amortissement fondé sur
l’utilisation, la dotation aux amortissements peut être nulle lorsqu’il n’y a aucune production.
Aucune disposition de la NCT 05 ne prévoit la date de commencement ni de cessation de
l'amortissement.

Les avantages économiques futurs représentatifs d'un actif sont principalement consommés par une
entité du fait de son utilisation. Toutefois, d'autres facteurs, tels que l’obsolescence technique ou;
Commerciale ou encore l'usure d'un actif alors qu'il reste inutilisé, conduisent souvent à la
diminution des avantages économiques qui auraient pu être réalisés' grâce à cet actif. En
conséquence, tous les facteurs suivants sont pris en considération pour déterminer la durée d'utilité
d'un actif à savoir :
 L’usage attendu de l'actif. Cet usage est évalué par référence à la capacité ou à la
production physique attendue de cet actif ;
 L’usure physique attendue; qui dépend de facteurs opérationnels comme les cadences
auxquelles l’actif est utilisé ou le programme de maintenance, les soins apportés, ou
encore la maintenance de l'actif en dehors de sa période d'utilisation ;
 L’obsolescence technique ou commerciale découlant de changements ou
d'améliorations dans la production, ou d'une évolution de la demande du marché pour
le produit ou le service fourni par 1’actif; et
 les limites juridiques ou similaires sur l'usage de l'actif, telles que les dates
d'expiration des contrats de location.
La durée d’utilité d’un actif est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour l’entité. La
politique de gestion des actifs d'une entité peut faire intervenir à la sortie d’actifs au bout d’un délai
spécifié ou après consommation d’une certaine quantité d'avantages économiques futurs
représentatifs de cet actif. En conséquence, la durée d'utilité d'un actif peut être plus courte que sa
vie économique. L’estimation de la durée` d'utilité de l'actif est affaire de jugement, basé sur
l’expérience de l'entité pour des actifs similaires.

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 16


IAS 16 Immobilisations corporelles

Les terrains et construction sont des actifs distincts, traités séparément en comptabilité même
lorsqu’ils sont acquis ensemble. Sauf quelques exceptions, telles que des carrières et des sites de
décharge, les terrains ont une durée d’utilité illimité et ne sont donc pas amortis. Les constructions
ont une durée de vie limitée et sont, en conséquence, des actifs amortissables. Une augmentation de
la valeur du terrain sur lequel est édifiée une construction n’affecte pas la détermination du montant
amortissable de la construction.

Si le coût du terrain inclut le coût du démantèlement, de l’enlèvement et de la remise en état du site,


cette partie de l’actif représentant le terrain est amortie sur la durée des avantages obtenus en
encourant ces coûts. Dans certains cas, le terrain lui-même peut avoir une durée d’utilité limitée,
auquel cas il est amorti d’une manière reflétant les avantages qui doivent en être retirés.

Mode d’amortissement

Le mode d’amortissement utilisé doit refléter lé rythme selon lequel l'entité s'attend à consommer
les avantages économique futurs liés à l’actif (IAS 16.60).

Le mode d'amortissement appliqué à un actif doit être examiné au moins à la fin de chaque période
annuelle et, si le rythme attendu de consommation des avantages économiques futurs de l'actif a
connu un changement important, le mode d’amortissement doit être modifié pour refléter le
nouveau rythme. Ce changement doit être comptabilisé comme un changement d'estimation
comptable selon, la norme IAS 8 (IAS 16.61).
Le § 39 de la NCT 05 prévoit la revue périodique de la méthode d’amortissement des
immobilisations, sans toutefois mentionner que cette revue doit se faire' au moins à la fin de chaque
fin de période annuelle.
Différents modes d’amortissement peuvent être utilisés pour repartir de façon systématique le
montant, amortissable d'un actif sur sa durée d'utilité. Ces modes incluent le mode linéaire, le mode
dégressif et le mode des unités de production. L'amortissement linéaire conduit à une charge
constante sur la durée d’utilité de l'actif si la valeur résiduelle de l’actif ne change pas.

Le mode dégressif conduit à une charge décroissante sur la durée d’utilité de l'actif.

Le mode des unités de production donne lieu à une charge basée sur l'utilisation ou la production
prévue de l'actif.

L'entité sélectionne le mode qui reflète le plus étroitement le rythme attendu de consommation des
avantages économiques futurs représentatifs de l'actif. Ce mode d'amortissement est appliqué de
manière cohérente d'une période à l’autre, sauf en cas de changement du rythme attendu de
consommation de ces avantages économiques futurs.

VI. DEPRECIATION
IAS 16 : Pour déterminer si une immobilisation corporelle est dépréciée, une entité applique
IAS 36, Dépréciation d’actifs. Cette norme explique comment une entreprise revoit la valeur
comptable de ses actifs, comment elle détermine la valeur recouvrable d’un actif et dans
quels cas elle comptabilise ou repend une perte de valeur.

Dépréciation de valeur comptabilisée avant la fin de la première période annuelle comptable


suivant un regroupement d’entreprises par acquisition est traité selon l’IFRS 3,
Regroupement d’entreprises.

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 17


IAS 16 Immobilisations corporelles

Les dépréciations ou pertes d’immobilisations corporelles, les demandes de règlement


ou le paiement d’indemnités liées provenant de tiers, et tout achat ou construction
ultérieurs d’actifs de remplacement sont des événements économiques indépendants et
doivent être comptabilisés séparément de la façon suivante :

a. les dépréciations d’immobilisations corporelles sont comptabilisées selon IAS 36 ;

b. la décomptabilisation d’immobilisations corporelles mises hors service ou sorties est


déterminée selon la présente norme ;

c. les indemnisations reçues de tiers relativement à des immobilisations corporelles


dépréciées, perdues ou abandonnées sont incluses dans le compte de résultat lorsqu’elles
deviennent exigibles ; et

d. le coût des immobilisations corporelles restaurées, acquises ou construites au titre de


remplacement est déterminé selon la présente norme.

Les indemnisations reçues de tiers relatives à des immobilisations corporelles dépréciées,


perdues ou abandonnées doivent être incluses dans le compte de résultat lorsqu’elles
deviennent exigibles.

Le système comptable des entreprises ne prévoit pas une norme spécifique traitant des
dépréciations d'actifs. La question des pertes de valeur des immobilisations, est abordée dans les §
40 à 47 de la NCT 05.

La valeur nette comptable d'une immobilisation corporelle doit être comparée régulièrement à sa
valeur recouvrable afin de s'assurer qu'elle n’en est pas supérieure.

La valeur recouvrable est le montant que l'entreprise compte tirer de l'usage futur de
l'immobilisation corporelle, y compris sa valeur résiduelle de cession. Pour un actif encore en
usage, la valeur recouvrable est déterminée en actualisant les flux de trésorerie (cashflows) liés à
ce bien.

Pour une immobilisation corporelle retirée du service actif (à céder), la valeur recouvrable est sa
valeur de réalisation nette.

Si la valeur recouvrable est inférieure à la valeur nette comptable, une provision pour dépréciation
est constatée (pour ramener la valeur nette comptable au montant recouvrable). Une réduction de
valeur est opérée lorsque la moins-value est irréversible (de manière définitive) comptabilisée dans
le résultat.

Les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées (par prudence).

L’analyse du montant recouvrable de l’immobilisation et la comptabilisation, le cas échéant, d’une


provision pour dépréciation ou d’une réduction de valeur doit être effectuées sur une base
individuelle ou sur la base d’un groupe d’actifs similaires.

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 18


IAS 16 Immobilisations corporelles

Lorsque le montant recouvrable d'un groupe d'immobilisations ne peut être déterminé de façon
distincte (lorsque, par exemple, toutes les immobilisations corporelles d'une usine ont une même
utilisation), la valeur au bilan de chacune des immobilisations concernées est réduite
proportionnellement à la baisse du montant recouvrable du plus petit groupe d'immobilisations
pour lequel il est possible de faire une telle évaluation.

VII. DECOMPTABILISATION
Selon la norme IAS 16

La valeur comptable d’une immobilisation corporelle doit être décomptabilisé :


 lors de sa sorties ; ou
 lorsque aucun avantage économique futur n’est attendu de son utilisation ou de sa sortie.
Le profit ou la perte résultant de la décomptabilisation d’une immobilisation corporelle sera inclus
dans le résultat lors de la décomptabilisation de l’élément (sauf en cas de cession bail
conformément à l’ IAS 17 impose un traitement différent en cas de cession-bail).

Les profits ne doivent pas être classés en produits des activités ordinaires (c’est-à-dire en revenus).

Le profit ou la perte résultant de la décomptabilisation d’une immobilisation corporelle doit être


déterminé comme la différence entre le produit net de la sortie, le cas échéant, et la valeur
comptable de l’immobilisation corporelle.

La sortie d’une immobilisation corporelle peut intervenir de différentes manières (par exemple, par
voie de vente, de conclusion d’un contrat de location-financement ou de donation). Lors de la
détermination de la date de sortie d’un élément, une entreprise applique les critères énoncés dans
IAS 18, Produits des activités ordinaires, pour comptabiliser le revenu provenant de la vente de
biens. IAS 17 s’applique aux sorties résultant de la conclusion d’une cession-bail.

Si une entreprise comptabilise dans la valeur comptable d’une immobilisation corporelle le coût de
remplacement d’une partie de celle-ci, elle décomptabilise la valeur comptable de la partie
remplacée, que cette dernière ait ou non été amortie séparément. Si l’entreprise n’est pas en mesure
de déterminer la valeur comptable de la partie remplacée, elle peut utiliser le coût de remplacement
comme indication de ce qu’était le coût de la partie remplacée au moment de son acquisition ou de
sa construction.

Une immobilisation corporelle doit être éliminée du bilan lors de sa sortie ou lorsque l’actif est hors
d’usage de façon permanente et que l’entreprise n’attende plus d’avantages économiques futurs de
sa sortie.

Les profits ou les pertes provenant de la mise hors service ou de la sortie d’une immobilisation
corporelle doivent être déterminés par différence entre les produits de sortie nets estimés et la valeur
comptable de l’actif, et doivent être comptabilisés en produits ou en charges dans le compte de
résultat.

Lorsqu’une immobilisation corporelle est échangée contre un actif similaire (de même nature), le
coût de l’actif acquis est égal à la valeur comptable de l’actif sorti et ne s’accompagne ni de gain ni
de perte.

Remarque : Paiement différé des sortie d’actifs :

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 19


IAS 16 Immobilisations corporelles

La contrepartie à recevoir lors de la sortie d’une immobilisation corporelle est comptabilisée à sa


juste valeur. Si le règlement de l’immobilisation corporelle est différé, la contrepartie reçue est
comptabilisée initialement au prix comptant équivalent. La différence est comptabilisée en produits
financiers selon IAS 18, reflétant le rendement effectif de la créance.

Information à fournir

Rèf
Information à fournir Détails des informations requises en IFRS
IFRS
Valeur des immobilisations IAS Les états financiers doivent indiquer, pour chaque catégorie
corporelles 16.73 d'immobilisations corporelles
(a) à (b)  les conventions d’évaluation utilisées pour déterminer la
valeur brute comptable ;
 les modes d’amortissement utilisés ;
 les durés d’utilité ou les taux d’amortissement utilisés;
 la valeur comptable brute et le cumul des amortissements
(ajouté aux cumuls des pertes de valeur) en début et en fin de
période.
Rapprochement entre la valeur IAS Un rapprochement entre lès valeurs comptables à l’ouverture et la
comptable des ; immobilisations 16.71 clôture de la période, faisant apparaître :
corporelles à l’ouverture et à la (e)  les entités ;
clôture de l’exercice  les actifs classés en tant que détenus en vue de la vente selon
la norme IFRS 5 et autres sorties ;
 les acquisitions par voie de regroupements d’entreprises ;
 les augmentations ou les diminutions résultant des
réévaluation décrites aux paragraphes 31, 39, et 40 et des
pertes de valeur comptabilisées ou reprises directement en
capitaux propres selon la norme IAS 36 ;
 les pertes dé valeur comptabilisées dans le résultat selon la
norme IAS 36
 les pertes de valeur faisant l’objet d’une reprise dans le
résultat selon la norme IAS 36 ;
 les amortissements ;
 les différences de change nettes provenant de la conversion
des états financiers de la devise fonctionnelle en une devise de
présentation différentes, incluant la conversion d’une activité
à l’étranger dans la devise de présentation de l’entité
présentant les états ; et

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 20


IAS 16 Immobilisations corporelles

Rèf
Information à fournir Détails des informations requises en IFRS
IFRS
 autres variations.
Immobilisations corporelles IAS Indiquer l’existence et les montants des restrictions sur les
données en nantissement de dette 16.74 immobilisations corporelles données en nantissement de dettes.
(a)
Immobilisations corporelles en IAS Indiquer l’existence des dépenses comptabilisées dans la valeur
cours 16.74 comptable d’une immobilisation corporelles en cours de
(b) construction.
Engagements contractuels IAS Indiquer le montant des engagements contractuels pour
16.74 l’acquisition d’immobilisations corporelles.
(c)
Indemnisations reçues Indiquer s’il n’est pas présenté séparément au compte de résultat,
IAS
le montant des indemnisations reçues de tiers relatives à des
16.74
immobilisations corporelles dépréciées, perdues ou abandonnées
(d)
qui sont incluses dans le compte de résultat.
Amortissement des Le choix du mode d’amortissement et l’estimation de la durée
immobilisations corporelles d’utilité des actifs sont affaire de jugement. En conséquence,
l’indication des modes adoptés, des durées d’utilité estimées ou
des taux d’amortissement apporte aux utilisateurs des états
financiers des informations leur permettant d’examiner les
IAS
politiques retenues par les dirigeants et permettant la comparaison
16.75
avec d’autres entités. Pour les mêmes motifs, il est nécessaire
d’indiquer :
 l’amortissement, qu’il soit comptabilisé dans le résultat ou
dans le coût d’autres actifs, au cours d’une période ; et
 l’amortissement cumulé en fin de période.
Changement des estimations Selon la norme IAS 8, une entité indique la nature et l’effet d’un
comptables changement dans une estimation comptable dont l’incidence est
significative pour la période ou risque d’être significative au cours
des périodes ultérieures.
IAS
Pour les immobilisations corporelles, une telle information peut
16.76
résulter de changements dans les estimations concernant :
 les valeurs résiduelles ;
 les coûts estimés de démantèlement, l’enlèvement ou de
remise en état d’immobilisation corporelles ;

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 21


IAS 16 Immobilisations corporelles

Rèf
Information à fournir Détails des informations requises en IFRS
IFRS
 les durées d’utilité ; et
 les modes d’amortissement.
Immobilisations corporelles Lorsque les immobilisations corporelles sont inscrites à leur
réévaluées montant réévalué, les informations suivantes doivent être
fournies :
 la date à laquelle la réévaluation a été effectuée ;
 le recours ou non à un évaluateur indépendant ;
 les méthodes et les hypothèses importantes retenues pour
estimer la juste valeur des immobilisations corporelles ;
 la mesure dans laquelle les justes valeurs des immobilisations
IAS corporelles ont été soit déterminées par référence directe à des
16.77 prix observables sur un marché dans des conditions de
concurrence normale, soit estimées par d’autres techniques
d’évaluation ;
 pour chaque catégorie d’immobilisations corporelles
réévaluées, la valeur comptable qui aurait été comptabilisée si
les actifs avaient été comptabilisé selon le modèle du coût ; et
 l’écart de réévaluation, en indiquant les variations de la
période ainsi que toute restriction sur la distribution de cet
écart aux actionnaires.
Immobilisations corporelles IAS Conformément à la norme IAS 36, une entité fournit une
dépréciées 16.78 information sur ses immobilisations corporelles dépréciées.
Informations volontaires à fournir Les utilisateurs des états financiers peuvent trouver les
informations suivantes également adaptées à leurs besoins :
 la valeur comptable des immobilisations corporelles
temporairement utilisées ;
 la valeur brute comptable de toute immobilisation corporelle
entièrement amortie qui est encore en usage ;
IAS
 la valeur comptable des immobilisations corporelles mises
16.79
hors service et détenues en vue de leur vente selon la norme
IFRS 5 ; et
 lorsque le modèle du coût est utilisé, la juste valeur des
immobilisations corporelles lorsque celle-ci diffère de façon
significative de la valeur comptable. Les entités sont en
conséquence encouragées à fournir ces montants.

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 22


IAS 16 Immobilisations corporelles

Exercices d’application

Exercice N°1
Dans le bilan de l’entreprise Nour, figure un matériel industriel acquis au début de l’année 2010 et
présentant les caractéristiques suivantes :
 Coût d’acquisition : 1 200 000 dinars
 Durée d’utilisation estimée : 6 ans
 Mode d’amortissement : Linéaire
 Valeur résiduelle : 300 000 dinars

TAF : Répondre aux questions suivantes, en argumentant les solutions proposées :


1. Quelle est la charge d’amortissement au titre de l’année 2010 ? Argumenter votre réponse.
2. A la fin de l’année 2011, l’entreprise Nour estime que compte tenu de l’augmentation des prix à
neuf des équipements similaires sur le marché, la valeur résiduelle du matériel industriel est
estimée à 500 000 dinars.
Quelle est la charge d’amortissement au titre de l’année 2011 ?
3. En supposant que le matériel industriel a une durée d’utilité estimée de 12 ans et une valeur
résiduelle non significative, et que l’entreprise Nour doit effectuer à intervalles réguliers (tous
les trois ans) des révisions majeures visant à permettre l’utilisation continue de ce matériel
pendant sa durée d’utilisation prévue, quel est le traitement comptable des coûts relatifs à ces
révisions majeures programmées ?

Exercice 2 :

La société Best Product est une société industrielle spécialisée dans la production de pièces pour les
automobiles. Au 01/01/2007, la société a acheté et mis en exploitation un équipement de production
dans son usine de Ben Arous. Les dépenses engagées pour l’acquisition de ce matériel se détaillent
comme suit :

 Prix d’achat : 1.782.700 DT. Ce montant est payable comme suit :


 664.000 DT, le 01/01/2007 ;
 1.118.700 DT, le 31/12/2008.

Le taux d’intérêt pour des opérations similaires est de 8% l’an.

 Les frais de transport de l’équipement à l’usine s’élèvent à 6.895,062 DT payés au


comptant.

 La société a engagé des dépenses de mise en place et d’essais de l’équipement pour 10.000
DT payées au comptant.

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 23


IAS 16 Immobilisations corporelles

 La société a également acheté des produits et des huiles qui seront utilisés par le nouvel
équipement lors de la production pour un montant de 10.000 DT payé au comptant.

La durée d’utilisation est estimée à 10 années et sa valeur résiduelle est nulle. La société pratique
l’amortissement linéaire. La valeur actualisée des cash-flows attendus de l’utilisation et de la
cession de l’équipement est estimée le 01/01/2007 à 1.780.500 DT.

Travail à faire (Sans tenir compte de la TVA) :


1- Déterminer le coût d’acquisition de cet équipement
2- Rappeler brièvement les règles de comptabilisation et d’évaluation applicables à la
réévaluation des actifs corporels
3- Passer les écritures comptables appropriées au 31 Décembre des exercices 2007, 2008 et
2009 sachant que la société procède à la déduction du cumul des amortissements de la
valeur brute des immobilisations concernées lors de l’application de la méthode de
réévaluation des actifs et qu’elle applique les IFRS. Au 31/12/2007, la société a réévalué
l’équipement pour une juste valeur de 1.530.000 DT. Au 31/12/2009, une nouvelle
réévaluation est effectuée pour une juste valeur de 1.250.000 DT.

Exercice N° 3

Pour l’implantation de son projet, la société C a acheté un terrain dans une zone rurale aux
conditions suivantes :
 Prix d’achat : 300 000 DT payables 50 % au comptant, le reste après une année (le taux
d’intérêt pour opérations similaires est de 8%);
 Commission de l’agent immobilier : 3 000 DT ;
 Frais de rédaction de l’acte : 2 000 DT ;
 Droits d’enregistrement : 18 000 DT.

La société a demandé et a obtenu le changement de la vocation du terrain ; le coût des


démarches administratives s’est élevé à 6 000 DT.

Les frais de démolition d’un vieil édifice qui se trouvait sur ce terrain lors de son
acquisition, se sont élevés à 10 000 DT. Les matériaux de construction ainsi récupérés ont
été vendus pour 1 200 DT.
En vue d’aménager le terrain pour la construction, de vieilles plantations d’oliviers ont été
enlevées et vendues à 5 000 DT. D’autres plantations (équivalentes à celles enlevées) sur
des parties périphériques du terrain, ont été laissées dans leur état initial.

Déterminer le cout d’acquisition du terrain et passer les écritures comptables à la date d’acquisition
et à la clôture de l’exercice.

Exercice N°4 :
La société Gamma est propriétaire d’un immeuble d’une durée d’utilité de 20ans qu’elle utilise pour
ses besoins propres comme siège social et l’évalue selon le modèle du cout.
Début 2012, Gamma a changé de siège social et a décidé de louer l’ancien siège à une autre société.
Sa juste valeur au 31/12/2011 est de 1.400.000DT et sa valeur comptable est de 800.000DT (Valeur
Brute : 1.000.000 DT, amortissements cumulés 200.000DT). Au 31/12/2012, sa juste valeur est de
1.450.000 DT et au 31/12/2013 sa juste valeur est de 1.350.000 DT.

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 24


IAS 16 Immobilisations corporelles

Gamma évalue ses immeubles de placement selon le modèle de réévaluation.


TAF : Comptabiliser en 2012 et 2013, en IFRS, cette transaction sachant que le taux d’impôt sur les
bénéfices est de 30%.

Exercice N°5 :
La société Alpha a acquis début 2011 un immeuble pour un montant de 300.000 DT. Cet immeuble
est amortissable linéairement sur 40 années. Fin 2014, la société a réévalué sur la base d’un rapport
d’un expert indépendant pour une valeur de 299.700 DT. Fin 2015, suite à une crise immobilière,
une réévaluation a ramenée la juste valeur à 233.500 DT.
TAF : Comptabiliser, en IFRS, ces opérations en 2011 à 2015 sachant que l’impôt sur les sociétés
est de 30%.

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 25


IAS 16 Immobilisations corporelles

Correction des exercices supports de cours IAS 16


Exercice n°1 : Immobilisations corporelles
1) Charge d’amortissement au titre de l’année 2010 :
 Montant amortissable = 1 200 000 - 300 000 = 900 000
 Charge d’amortissement = 900 000 / 6 = 150 000
2) Charge d’amortissement au titre de l’année 2011 :
Selon IAS 16, la valeur résiduelle doit être revue à la clôture de chaque exercice. Toute variation (à la hausse ou à la
baisse) doit donner lieu à un changement d’estimation de la charge d’amortissement au titre de l’exercice en cours et les
exercices ultérieurs.
 VCN à fin de l’année 2010 = 1 200 000 - 150 000 = 1 050 000
 Montant amortissable (à partir de 2011) = 1 050 000 – 500 000 = 550 000
 Durée d’utilité restante = 5 ans (y compris l’année en cours)
Donc, charge d’amortissement au titre de l’année N+1 = 550 000 / 5 = 110 000
3) Traitement comptable des coûts des révisions majeures programmées :
Selon IAS 16, la poursuite de l’exploitation du matériel industriel par l’entreprise Nour peut être soumise à la condition
de la réalisation régulière d’inspections destinées à identifier d’éventuelles défaillances, avec ou sans remplacement de
pièces. Lorsqu’une inspection majeure est réalisée, son coût est comptabilisé dans la valeur comptable de
l’immobilisation corporelle à titre de remplacement, si les critères de comptabilisation sont satisfaits. Toute valeur
comptable résiduelle du coût de la précédente inspection (distincte des pièces physiques) est décomptabilisée. C’est le
cas, que le coût de l’inspection précédente ait ou non été identifié dans l’opération au cours de laquelle l’immobilisation
a été acquise ou construite. Si nécessaire, le coût estimé d’une inspection similaire future peut être utilisé comme
indication de ce qu’était le coût du composant existant de l’inspection au moment de l’acquisition ou de la construction
de l’élément.
Un actif acquis ou produit et qui est déjà prêt à être utilisé, peut comprendre un composant inhérent à la nature de
l’immobilisation et correspondant à des révisions majeures devant être effectuées à intervalles réguliers et visant à
permettre l’utilisation continue de l’immobilisation pendant sa durée d’utilisation prévue.
Lorsque ce composant n’a pas été facturé séparément ou spécifiquement identifié, son coût peut être estimé sur la base
du coût de la révision majeure si celle-ci était réalisée à la date d’acquisition de l’immobilisation ou d’achèvement de
sa production.
Comme les coûts de remplacement de certains composants, ces coûts sont amortis sur la durée séparant deux révisions
et lorsque les dépenses surviennent, elles sont inscrites à l’actif et amorties sur la même durée. Aucune provision pour
grosses réparations ne peut être constituée.

Exercice N° 2

1. le cout d’acquisition de l’équipement comprend :

 Prix d’achat, y compris les droits de douane et taxes non, remboursables, après déduction
des remises et rabais commerciaux ;
 Coûts directement attribuable au transfert de l'actif jusqu'à son lieu d'exploitation et à sa
mise en état pour permettre son exploitation de la manière prévue par la direction (tels
que les frais de préparation du site, les frais de livraison et de manutention Initiaux, les
frais d’Installation et de montage, les coûts des tests de bon fonctionnement de
l’Immobilisation corporelle déduction faite du produit net de la vente des éléments
produits pendant le transfert de, l’actif sur ce site et pendant sa mise en état et les
honoraires de professionnels ;
 Estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement, et à l’enlèvement de
l’immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située, obligation qu'une
entité: encourt soit du fait de l'acquisition de l’immobilisation corporelle, soit du fait de
son utilisation pendant une durée, spécifique à des fins autres que la production de
stocks au cours de cette période.

Par conséquent le coût de l’équipement est égal à :

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 26


IAS 16 Immobilisations corporelles

Paiement différé actualisé (1 118 700/1,1664) 959 104,938


Paiement à l'achat (01/01/2007) 664 000,000
Frais de Transport 6 895,062
Frais essais 10 000,000
Coût d'acquisition 1 640 000,000

Les dépenses des produits et des huiles constituent des charges de l’exercice.

2. Règles de comptabilisation et d’évaluation applicables à la réévaluation :

i. Une immobilisation corporelle dont la juste valeur peut être évaluée de manière fiable est
comptabilisée à son montant réévalué, à savoir sa juste valeur à la date de la réévaluation.
ii. Les réévaluations doivent être effectuées avec une régularité suffisante ;
iii. le cumul des amortissements est éliminé de la valeur comptable de l’actif, et le montant net est porté
au montant réévalué de cet actif; ou
iv. le cumul des amortissements est ajusté proportionnellement à la modification de la valeur brute
comptable de l’actif, de sorte que la valeur comptable de cet actif à l'issue de la réévaluation soit égale au
montant réévalué : Actif réévalué par rapport à un indice appliqué à son coût de remplacement d’actif
net d’amortissement
Traitement comptable de l’écart de réévaluation :

v. Si l’écart est positif, l’écart est comptabilisé parmi les capitaux propres (AERG). En produit en
compensation d’une diminution de réévaluation du même actif, précédemment comptabilisée en
résultat.
vi. Si l’écart est négatif en charge de l’exercice. En capitaux propres - écart de réévaluation - dans la
mesure où cette diminution n’excède pas le solde créditeur du compte.

3. Ecritures comptables au 31/12/2007 et au 31/12/2009 :

Ecritures comptables au 31/12/2007 :

a. Calcul de l’amortissement au 31/12/2007 :

Dotation aux amortissements ® 164 000


Amortissement matériel Industriel 164 000

La valeur nette comptable au 31/12/2007 : 1 640 000 – 164 000 = 1 476 000,000 DT
Juste valeur au 31/12/2007 : 1 530 000,000 DT
Plus value de réévaluation : 1 530 000 – 1 476 000 = 54 000,000 DT

Annulation des amortissements cumulés :

Amortissement matériel industriel 164 000


matériel industriel 164 000

Constatation de la réévaluation de l’actif

matériel industriel 54 000


Ecart de réévaluation (CP) 54 000

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IAS 16 Immobilisations corporelles

b. Détermination de l’amortissement au 31/12/2008 :

Dotation aux amortissements 170 000


Amortissement matériel 17 000
industriel
1 530 000 / 9 années

c. Détermination de l’amortissement 31/12/2009 (1,5 point) :

Dotation aux amortissements 170 000


Amortissement matériel 17 000
industriel

Valeur nette comptable au 31/12/2009 : (1 530 000-340 000) = 1 190 000 DT


Juste valeur au 31/12/2009 : 1 250 000 DT
Plus value de réévaluation au 31/12/2009 = 1 250 000 - 1 190 000 = 60 000 DT

Annulation des amortissements cumulés :

Amortissement matériel industriel 340 000


matériel industriel 340 000

31/12/2009
matériel industriel 60 000
Ecart de réévaluation 6 000

Exercice N° 4
3A comptabilise la différence entre la juste valeur et la valeur comptable en autres éléments du
résultat global (écart de réévaluation-IAS16). Toute variation ultérieure de la juste valeur est
imputée en résultat (IAS40). Lors de la décomptabilisation de l’immeuble, l’écart de réévaluation
est transféré directement en résultats reportés sans transiter par l’état unique du résultat global (ou le
compte de résultat séparé s’il est présenté).
Début N
Immeuble de placement (B) 1.400.00
Amortissement (B) 200.00
Constructions (B) 1.000.000
Ecart de réévaluation (600.000*0,7)(B) 420.000
Passif d’impôt différé (600.000*0,3)(B) 180.000
Fin N
Immeuble de placement (B) 50.000
Gains sur immeuble de placement (R) 50.000
Charge d’impôt différé (R) 15.000
Passif d’impôt différé (50.000*0,3)(B) 15.000

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IAS 16 Immobilisations corporelles

Fin N+1
Trésorerie (B) 1.350.000
Perte sur cession d’immeuble de placement (R) 100.000
Immeuble de placement (B) 1.450.000
Ecart de réévaluation (B) 420.000
Passif d’impôt différé (B) 195.000
Résultats non distribués (B) 420.000
Produit d’impôt différé (R) 195.000

Exercice N° 5

 Comptabilisation initiale
Début 2011
Constructions (B) 300.0 00
Trésorerie (B) 300.000
Fin 2011 à Fin 2014
Dotation aux amortissements 7.500
(300.000/40)(R)
Amortissements des constructions (B) 7.500
Fin 2014, Amortissement cumulés (7.500*3) : 22.500 ; Valeur comptable nette : 277.500.

 Comptabilisation initiale et ultérieure de la réévaluation


1ère méthode : réévaluation simultanée de la valeur brute et des amortissements
Calcul Montant
Coefficient de réévaluation JV/VCN = 299.700/277.500 1,08
Valeur Brute Réévaluée 300.00*1,08 324.000
Amortissement cumulés réévalués 22.500*1,08 24.300
Valeur Comptable Nette Réévaluée 324.000-24.300 299.700
Ecart de réévaluation positif JV-VCN = 299.700-277.500 22.200

Fin 2014 (comptabilisation initiale de la réévaluation)


Constructions (324.000-300.00)(B) 24.000
Amortissements constructions (24.200-22.500)(B) 1.800
Ecart de réévaluation (22.200*0,7)(B) 15.540
Passif d’impôt différé (B) 6.660

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 29


IAS 16 Immobilisations corporelles

Fin 2015 (comptabilisation ultérieure de la réévaluation) : 3B a choisi de virer chaque année la


fraction de l’amortissement due à la réévaluation (en net d’impôt) aux résultats reportés.

Dotation aux amortissements (399.700/37) 8.100 = (324.00/40)


Dotation aux amortissements (300.000/40) 7.500
Ecart 600
Fin 2015
Dotations aux amortissements (R) 8.100
Amortissements constructions (B) 8.100
Ecart de réévaluation (600*0,7)(B) 420
Passif d’impôt différé (600*0,3)(B) 180
Résultats reportés (B) 420
Produit d’impôt différé (R) 180

Calcul Montant
Amortissements cumulés 22.500+1.800+8.100 32.400
Valeur Comptable Nette (VCN) 324.000-32.400 291.600
Coefficient de réévaluation JV/VCN = 233.500/291.600 0,8
Valeur Brute Réévaluée 324.000*0,8 259.444
Amortissement cumulés réévalués 32.400*0,8 25.944
Valeur Comptable Nette Réévalué 256.444-25.944 233.500
Ecart de réévaluation négatif JV-VCN = 233.500-291.600 -58.100

Solde écart de réévaluation (15.540-420) 15.120


Solde passif d’impôt différé (6.660-180) 6.480
Total 21.600

Fin 2015
Ecart de réévaluation (B) 15.120
Passif d’impôt différé (B) 6.480
Résultats report&s (B) 420
Perte de valeur (R) 36.080
Amortissements constructions (32.400-25.944)(B) 6.456
Constructions (324.000-259.444)(B) 64.556
Actif d’impôt différé (36.080*0,3)(B) 10.824
Produit d’impôt différé (R) 10.824

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 30


IAS 16 Immobilisations corporelles

Hypothèse : Supposons que 3B ait choisi de virer l’écart de réévaluation (en net d’impôt) aux
résultats reportés lors de la décomptabilisation de l’actif. La comptabilisation sera la suivante :
Fin 2015
Dotations aux amortissements (R) 8.100
Amortissements des constructions (B) 8.100
Passif d’impôt différé (600*0,3)(B) 180
Produit d’impôt différé (R) 180
Ecart de réévaluation (B) 15.540
Passif d’impôt différé (B) 6.480
Perte de valeur (R) 36.080
Amortissements constructions (32.400-25.944)(B) 6.456
Constructions (324.000-259.444)(B) 64.556
Actif d’impôt différé (36.080*0,3)(B) 10.824
Produit d’impôt différé (R) 10.824

2ème méthode : Déduction des amortissements cumulés


Fin 2015
Amortissements des constructions (300.000/40*3)(B) 22.500
Constructions (B) 22.500
(comptabilisation initiale de la réévaluation)
Constructions (B) 22.200
Ecart de réévaluation (22.200*0,7)(B) 15.540
Passif d’impôt différé (B) 6.660

Fin 2015 (comptabilisation ultérieure de la réévaluation)

3B a choisi de virer chaque année la fraction de l’amortissement due à la réévaluation (en net
d’impôt) aux résultats reportés.
Dotation aux amortissements (299.700/37) 8.100 = (324.00/40)
Dotation aux amortissements (300.000/40) 7.500
Ecart 600

Fin 2015
Dotations aux amortissements (R) 8.100
Amortissements constructions (B) 8.100
Ecart de réévaluation (600*0,7)(B) 420
Passif d’impôt différé (600*0,3)(B) 180

Mohamed HACHICHA / Notes de cours – Normes et difficultés comptables 31


IAS 16 Immobilisations corporelles

Résultats reportés (B) 420


Produit d’impôt différé (R) 180

Solde écart de réévaluation (15.540-420) 15.120


Solde passif d’impôt différé (6.660-180) 6.480
Total 21.600

Fin 2015
Amortissements constructions (B) 8.100
Constructions (B) 8.100
Ecart de réévaluation (B) 15.120
Passif d’impôt différé (B) 6.480
Résultats reportés (B) 420
Perte de valeur (R) 36.080
Constructions (B) 58.100
Actif d’impôt différé (36.080*0,3)(B) 10.824
Produit d’impôt différé (R) 10.824

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