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Pouvoirs publics: Désigne l’ensemble des administrations publiques dont le premier service à

assurer c’est le justice. Selon Musgrave, les pouvoirs publiques ont 3 fonctions :
- La fonction de répartition : influencer les revenus
- La fonction de stabilisation : Lisser les fluctuations
- La fonction d’allocation des ressources : agir sur la façon dont les ressources sont
affectés aux différents usages.

Les pouvoirs publics pour Adam Smith : Dés le 17ème siècle, Adam Smith remet en cause
le rôle prépondérant de l'état que préconisait les mercantilistes au profit d’un état minimal centré
sur les fonctions régaliennes (Etat-gendarme).

Les monopoles naturels : Selon Faulhaber, on dit qu’il y a monopole naturel sur un marché
lorsque, pour tout niveau de production, le coût des facteurs utilisés est minimal lorsque la
production est réalisée par une seule entreprise. Un monopole naturel s’établit lorsque la
production se caractérise par des rendements d’échelle croissants (toute augmentation des
deux facteurs de production engendre une augmentation proportionnellement plus forte de la
production). Les rendements d’échelle croissants conduisent à une baisse des coûts de
production unitaires (économie d’échelle), ce qui permet la baisse des prix et l’élimination des
concurrents. Par exemple : EDF et le monopole naturel de distribution d'électricité.
La théorie a longtemps préconisé de nationaliser ces monopoles naturels de façon a ce qu’un
acteur privé ne s’accapare pas ce monopole. Depuis, d’autres solutions sont utilisés: L’état peut
déléguer la production à une entreprise privée à travers un appels d’offres où elle choisit celle
qui propose les meilleures conditions pour les consommateurs.

C’est une des défaillances du marché ( market failures) qui nécessite la régulation de l’état.

Les externalités : Une externalité désigne une situation dans laquelle l’action d’un agent
modifie la situation d’autres agents sans que ces derniers aient reçu ou versé une
compensentation pour cet effet. On distingue deux types d’externalités : positives quand une
action implique des retombées positives pour d’autres agents, et négatives quand la décision
implique des coûts pour d’autres agents (coûts externes).
Exemple : Quand un habitant décide de peindre la facade de son immeuble, la valeur de
tous les appartements de son immeuble monte sans que leurs propriétaires aient
dépensé d’argent ⇢ externalités positives.
Quand un habitant prend sa voiture au lieu des transports en commun, il pollue
l’environnement ⇢ externalités négatives.
En présence d’externalités, l’allocation des ressources par le marché est inefficace car les
activités qui génèrent des externalités négatives vont être réalisés de façon trop importante.

On considère que l’état doit intervenir pour améliorer l’efficacité de l’allocation des ressources

Les biens collectifs : Les biens collectifs sont des biens non rivaux et non excluables. Ils ont
tendance a être sous-produits alors qu’ils ont un intérêt aux yeux des individus. Chacun qu’un
autre produise ce type de bien car il lui sera alors possible d’en profiter librement. C’est un
exemple type de comportement de passager clandestin.

C’est une raison pour laquelle l’intervention de l’état est bénéfique.

L’asymétrie d’information : Évaluer avec précision le coût et le bénéfice lié à chaque action
suppose de disposer d’une information parfaite.
Exemple: Les investisseurs doivent calculer la rentabilité anticipée des différents projets
possibles.
L'asymétrie d'information, selon Akerlof, empêche certains marchés de fonctionner de façon
efficace

Politique conjoncturelles : Les politiques conjoncturelles, déterminée par des variables


macro-économiques, qu’on a commencé a adopter après la seconde guerre mondiale, et qui
ont été préconisé par Keynes, reposent principalement sur deux leviers, la politique budgétaire
et la politique monétaire.
1) Face aux fluctuations des activités, une modification du budget de l'état permet d’agir
sur la demande globale au sein de l’économie. En cas de récession, le gouvernement
peut envisager un plan de relance de l’activité fondé sur une baisse des impôts ou une
hausse des dépenses publiques, qui se traduit par un accroissement du déficit
budgétaire.
Exemple: Le plan Chirac en 1975 en est un bon exemple puisqu’après le choc
pétrolier de 1973, il décide d’un programme de relance budgétaire en
augmentant les dépenses sociales et en baissant l’impôt sur le revenu.
A court terme, la politique budgétaire permet de soutenir l’économie, mais a long terme,
l’augmentation de la dette publique qui en résulte pose problème.

2) La politique monétaire repose sur l’effet à court terme des instruments monétaire sur le
niveau d’activité. Le premier instrument est le taux directeur de la banque centrale. En
baissant ce taux, on peut alléger les coûts de financement des agents.
Exemple: Le plan Chirac de 1975 a été accompagné d’une baisse du taux
directeur de la Banque de France.
La politique monétaire peut aussi agir sur le volume de crédits, et cela en apportant son
soutien à certains programmes de crédits, et en agissant sur les réserves obligatoires
des banques de second rang auprès de la banque centrale. En augmentant les réserves
obligatoires, cela restreint les possibilités de crédit.

3) La politique fiscale peut s’appuyer sur 3 catégories : elle peut agir sur la TVA, en la
baissant elle peut relancer l’activité, mais pour cela il ne faut pas que les producteurs
adoptent des comportements de marge. Elle peut s’appuyer sur l’impôt sur le revenu,
dont la modification joue sur les comportements d’épargne des foyer.
Les politiques structurelles : La politique structurelle agit sur les structures, c’est-à-dire les
données fondamentales de l’économie, qui concourent à son fonctionnement. Certaines
structures peuvent être considérés comme la cause des dysfonctionnement, alors que la
conjoncture n’en est que l’expression.
La politique structurelle agit à long terme sur l’économie, elle modifie les structures en places
pour réaliser les objectifs macro-économiques de croissance forte et durable.
- Pour les libéraux, la politique structurelle exige le respect de l’économie de marché. Elle
doit chercher à assurer le bon fonctionnement de celui-ci. L’état doit donc prendre des
mesures de désengagement (déréglementation, privatisation) et de protection de la
concurrence.
- Les interventionnistes conteste cette organisation des structures par le marché.
Exemple de politique: Des politiques de privatisations/nationnalisations, des politiques
d’organisations du marché (législation du travail..) ...

La courbe de Phillips : Mise en évidence en 1958, la courbe de Phillips est une courbe
illustrant une relation décroissante entre le taux de chômage et l'inflation ou taux de croissance
des salaires nominaux (salaire perçu par unité de temps ≠ salaire réel : salaire nominal avec
prise en compte de l’inflation).

Anticipations :
- Anticipations myopes : Au fondement de la théorie keynésienne se trouve une
hypothèse prépondérante. Selon Keynes, les individus estiment que ce qui est vrai
aujourd’hui (évolution actuelle des variables) le sera dans le futur. L’enjeu de telles
anticipations est très important. Il suggère que dans ce cas, les politiques économiques
peuvent totalement agir sur l’économie. En effet, les agents n’ont pas de rationalité
économique, il ne prévoit pas et ne calcul pas sans arrêt les variables qu’ils anticipent.
Ou bien, ils se conforment à leurs semblables en adoptant des comportements
mimétiques (« esprits animaux »). Il est donc très facile de les duper dans le but de
modifier leur anticipation vers un avenir meilleur. D’où la nécessité d`agir sur la masse
monétaire ou sur des relances budgétaires.
- Anticipations adaptatives : Milton Friedman a montrer que les agents sont dotés
d’anticipations adaptatives en vertu desquelles les politiques de relance (par les
dépenses publiques notamment) ne peuvent être efficaces qu’à court terme. Les
individus sont selon lui rationnels et tiennent compte des erreurs commises par le passé
qui influent sur la variable et que l’agent adapte à la situation actuel.
Exemple: Une hausse d’investissement entraîne forcement une hausse des
impôts plus tard. Ils vont donc épargner pour payer leurs impôts plus tard.
- Anticipation rationnelles : Lucas formule l'idée est que les agents sont capables de
tirer parti de toute l'information disponible pour former leurs anticipations, de sorte qu'en
moyenne, ils ne se trompent pas. Contrairement a ce que dit Friedman, ils n’apprenent
pas par echec et succes, ici il connaissent le modèle parfaitement, donc il anticipent
sans erreur.

Théorie Keynésienne :
Keynes critique dans sa Théorie générale la théorie classique et l'autorégulation du
marché, ainsi que la loi des débouchés qui est selon lui valable dans une économie de troc,
mais non valable dans une économie monétaire. Il part de sa théorie fondamentale des
anticipations myopes, et celle des esprits animaux (les individus ont des comportements
mimétiques), et explique que le marché du travail n’existe pas. Selon lui, l’offre de travail
dépend simplement de variable démographiques, tandis que la demande de travail dépend de
la « demande effective ». Celle-ci dépend de ce que les entrepreneurs prévoient en termes de
consommation, et donc ajustent en conséquence leurs plans de production. Or ces anticipations
des producteurs dépendent de plusieurs facteurs objectifs (conso, I, balance extérieure) comme
subjectifs. La demande et l’offre de travail n’étant pas fonction d’une même variable, rien ne
garantit qu’elles s’ajustent pour s’établir au plein emploi.
Si la demande effective augmente soudainement du fait d’anticipations favorables, la
demande de travail devient supérieure à l’offre de travail ce qui conduit l’économie a une
surchauffe inflationniste. Inversement (et c’est le mécanisme le plus répandus dans les pays
industrialisés), si la demande effective est déprimée, l’économie s’installe dans un équilibre de
sous-emploi. L’économie produit alors du chômage involontaire. C’est pour cela que
l’interventionnisme de l’état est fondamentale pour les keynésiens.

Le tournant des années 1980 et la critique des monétaristes :


Face au double choc pétrolier des années 1970, les politiques keynésiennes semblent
dans l’impasse. Elles ne font leur preuves dans un contexte de staglaftion, où chômage élevée
semblent voués à coexister, contrairement a ce qu’énonce la théorie keynésienne qui repose
sur la courbe de Phillips. Un vaste mouvement d’inflexion des politiques conjoncturelles
s’amorce.
Dans un premier lieu, la politique monétaire d’un certain nombre de pays va se fixer
comme objectif de lutter contre l’inflation et non plus diminuer le chômage. Paul Volcker, qui à
la tête de la FED en 1979, va organiser le retour à la stabilité des prix par contraction de l’offre
de monnaie et hausse des taux d'intérêts.
Dans un deuxième temps, les gouvernements dis de la “revolution conservatrice” de
Margaret Tatcher et de Ronal Reagan vont rompre avec les politiques keynésiennes. Il
réduisent les dépenses et les impôts de manière à limiter leur effet découragent sur la
croissance et favoriser l’offre globale selon le principe de la courbe de Laffer (Courbe de Laffer
: il exsite un taux d’imposition qui optimise les recettes fiscales, si il est dépassé, la fiscalité trop
élevée décourage l’activité et les rentrées fiscales diminuent )
Ce boulversement va donner raison à la contestation de l’école monétariste, initié dans
les année 1960 par Friedman. Selon lui, la théorie Keynésienne donne un rôle excessif à l’état
et minore la capacité des agents à anticiper les évolutions de la politique économique et à tirer
des leçons du passé pour s’adapter leurs anticipations en conséquence. (Voir Anticipations
Adaptatives). Les politiques monétaires ont donc pour Friedman un effet très temporaires, le
temps que les agents s’adaptent.
Exemple : Supposons une politique de relance qui se traduit par une réduction du
chômage et une hausse de l’inflation. Les agents vont alors progressivement intégrer la hausse
de l’inflation et considérer qu’elle diminue leur pouvoir d’achat et donc réviser leur
consommation et finir par annihiler progressivement les effets de la politique de relance.
Friedman définit ce qu’il appelle le chômage naturel ou d’équilibre (NAIRU pour les
néokeynesiens (chômage existe parce qu’on peut pas produire plus que ce qu’on produit, donc
ces travailleurs ne serve à rien)) pour lequel les prix sont stables. Les gouvernements doivent
selon lui annoncer régulièrement une augmentation de la masse monétaire dans le cadre d’une
politique économique pour éviter l’anticipation d’une inflexion de la politique économique.

La révolution lucasienne :
Lucas part de ses travaux sur les anticipations rationnelles pour poser les fondements
de la “Nouvelle école classique”. En considérant que les agents rationnels ne peuvent être
trompés par la politique économique, ils vont systématiquement anticiper les politiques de
relance. Par exemple, ils anticipent le fait qu’avec une hausse des investissements publics et
une baisse des impôts, il y aura une hausse future de la fiscalité. Les agents vont donc anticiper
et épargner pour faire face aux augmentations futures d’impôts.
La critique de Lucas débouche sur un paradoxe : une politique économique rationnelle
est prévisible, donc inefficace, alors qu’une politique inattendue et inadaptée au contexte
pourrait générer un choc modifiant effectivement la situation.
Lucas et la nouvelle école classique considèrent donc que les fluctuations économiques
sont dues à des chocs réels, et qu’il est inefficace de vouloir corriger par des politiques
contracycliques. Mais il faudrait plutôt mener des politiques structurelles pour améliorer le
fonctionnement du marché et conduire des politiques régulières de façon à éviter de perturber
les choix des agents en générant des chocs inutiles et dangereux plutôt que de mener des
politiques discrétionnaires comme le préconise les keynésiens.
Cette théorie va influencer les politiques à partir les années 1980, puisque certaines
banques centrales vont se voir donner des statut indépendant du gouvernement pour
crédibiliser la politique monétaire.

Réhabilitation des politiques conjoncturelles :


Malgré les critiques qu’elles ont subi, les gouvernements n’ont pas hésité à recourir à
des politiques contracycliques que ce soit en 1992-1993 ou en 2008-2009. Face à l’ampleur de
la crise des Subprimes de 2008 par exemple, le gouvernement français a engagé une politique
de relance exceptionnelle avec un déficit public représentant 7,5% du PIB.
La nouvelle économie keynésienne a, dès les années 1980, essayé de répondre aux
critiques monétaristes et celle des nouveaux classiques. Les nouveaux keynésiens soulignent
l’intérêt des anticipations rationnelles de Lucas, mais ils insistent précisément sur les
imperfections des marchés et les imperfections de l’information qu’il faudrait réduire. Ainsi, les
travaux de Stiglitz et Weiss sur le rôle des asymétries d’information dans le marché bancaire et
dans les crises bancaire. En 2008 par exemple, l’asymétrie de l’information a conduit à la
méfiance entre banques. La reprise nécessite non seulement une politique budgétaire
vigoureuse, mais aussi le rétablissement de la confiance entre établissements bancaires.
Les nouvelles missions des politiques monétaires :
Les principaux objectifs des politiques monétaires sont :
- La stabilité des prix et lutte contre l’inflation qui est considérée comme une “taxe sur la
richesse” .
- La stabilité des taux de changes par rapport à une ou plusieurs devises. Les petits pays
notamment cherchent à maintenir les taux de change par rapport à une autre monnaie
afin d’assurer la crédibilité de leurs institutions et stabiliser les prix.
- Un objectif de croissance via les taux d'intérêts. Si il y a une certaine rigidités des prix
(les prix ne s’ajustent pas immédiatement aux variation de la quantité de monnaie), la
baisse du taux d’intérêt à un effet réel et non pas nominal.
Les banques centrales diffèrent de part leur objectif. La banque du Japon se focalise
principalement sur la stabilité des prix tandis que la FED accorde autant d’importance à la
croissance qu’à la stabilité des prix.
Les travaux de John Taylor ont fixé la ligne de conduite générale, appelée “règle de
Taylor” que suivent les banques centrales qui consiste à annoncer une cible d’inflation, et à
baisser le taux directeur chaque fois que l’inflation devient inférieure à la cible ou que le
chômage augmente au-delà de son niveau d’équilibre.
La règle de Taylor rend plutôt bien compte de la politique monétaire jusqu’à la crise de
2008, où elle a été profondément remise en cause. La règle de Taylor privilégie l’action par le
taux d’intérêt, or dans une situation où il devient très faible, l’économie risque la déflation et la
trappe à liquidité. Durant la crise de 2008, les deux canaux via lesquelles les banques centrales
affectent l’économie (canal du taux directeur et celui du crédit) se sont bloqués, les taux
d’interêts ayant atteint leur minimum et les banques, après la faillite de Lehman Brothers, se
sont plongés dans la défiance bloquant ainsi le système de crédit. Les banques centrales ont
alors adoptés des politiques monétaires non conventionnelles, qui utilisent d’autres canaux pour
affecter l’économie (quantitative easing : augmentation massive de la qte monnaie ; crédit
easing : acheter directement des titres sur les marchés afin de primer sur les risques). Les
banques ont fourni massivement de la liquidités aux agents en prêtant beaucoup d’argent aux
banques. Ils ont permis la facilitation du refinancement des banques et même le rachat de la
dette publique. Ces politiques non conventionnelles ont permis de souligner un objectif essentiel
des banques centrales, celui d’assurer la stabilité financière.

Les politiques budgétaires et la crise des dettes souveraines :


Les politiques budgétaires ont été largement mises en contribution pour sortir de la crise
des subprimes. Or, l’Europe est toujours plongée dans une récession durable puisque la crise
des dettes souveraines a prolongé la crise financière. Cette crise a mis en lumière les limites de
l’union européenne aux politiques monétaires unique mais aux politiques budgétaires
indépendantes.
La crise des dettes souveraines a démarrer en 2009 avec l’annonce du déficit grec de
8% à 9%. Les agences de notations abaisse la note de la Grèce. Les marchés financiers
mettent alors en question la soutenabilité de la dette grecque, ce qui entraîne la spéculation sur
le risque de défaut de la dette grecque, ce qui va entraîner une forte hausse des taux d’intérêts.
L’inquiétude sur la soutenabilité des dettes de plusieurs pays va entraîner ce qu’André Orléan
appelle une contagion mimétique.
Face a cette crise, les politiques monétaires étant inutilisable, l’union européenne est
intervenue pour aider les pays en difficulté en proposant de renoncer à une partie des créances
en échange d’une réduction de la dépense publique. Puis l’union européenne va proposer
d’empêcher les états de s’endetter de façon excessive comme solution à long terme. Or cela va
amener a des mesures de rigueur qui renforce la récession. Une autre solution serait de mettre
en place des mécanismes permanents de solidarité budgétaire au niveau européen, en
acceptant la mutualisation des dettes, totale ou partielle.

Théorie de Hayek :
● Va dans la continuité de la tradition libérale initiée par Smith
● Défend une conception minimale de l’Etat.
● Présente une critique radicale face à l’idée de « justice sociale », qui , selon lui,
dissimule la protection des intérêts corporatifs de la classe moyenne.
● Préconise la suppression des interventions sociales et économiques publiques ?
● L’État minimal représente alors un moyen d’échapper au pouvoir de la classe moyenne
qui contrôle le processus démocratique, et ce afin d’obtenir la redistribution des
richesses par la fiscalité.
● Le rôle de cet Etat est alors réduit à la fourniture d’un cadre juridique garantissant les
règles élémentaires de l’échange.
● 1976: il propose même la dénationalisation de la monnaie, c’est-à-dire la privatisation
des banques centrales nationales pour soumettre la création monétaire aux
mécanismes du marché

Débat Keynes-Hayek:
→ Selon Keynes, rien ne peut garantir une situation de plein-emploi dans un pays, alors que
Hayek pense que le libre fonctionnement des marchés mène spontanément au plein emploi.
→ Keynes affirme que la crise de 1929 a été causée par un effondrement de l’investissement
alors que pour Hayek, cette crise est due à un surinvestissement provoqué par des politiques
monétaires laxistes.
→ La conception de Keynes veut que l’Etat stimule la consommation et l’investissement pour
rétablir la confiance et relancer la machine. Le rôle des pouvoirs publics dans l’économie est
alors essentiel car il doit assurer le plein-emploi, la stabilité économique et la justice sociale.
Quant à Hayek, il dit que l’Etat doit accorder des aides aux plus démunis mais son intervention
doit rester limitée. Il privilégie ainsi la déréglementation, la flexibilisation du marché du travail et
la limitation du pouvoir syndical.

Effet d’éviction :
La grande partie des ressources des États viennent des impôts. Cette source de
financement n'étant pas suffisante, les États se financent également sur les marchés financiers
via des obligations d'État.
Or, lorsque les États sont en concurrence avec des sociétés ou des particuliers pour
emprunter, les taux d'intérêts montent grâce à l'augmentation de la demande sur le marché.
Les prêts du peuple aux États via les obligations immobilisent et font stagner les
investissements dans le secteur privé.

⇒Emprunter devient alors plus difficile pour les sociétés privées car les taux montent mais aussi
car une plus grande confiance est accordée à l’Etat.
· → La solution pour lutter contre l'effet d'éviction revient à réduire les déficits publiques.

· Beaucoup d'économistes s'accordent à dire que l'effet d'éviction est le problème des économies
qui fonctionne correctement.
→Cependant, lorsque ce problème intervient pendant une phase de ralentissement de la
croissance, les solutions pour y remédier font débat :
↦Les Keynésiens qui sont en faveur du stimulus, affirment que l'État se doit de dépenser plus
afin de relancer la consommation, l'investissement et l'emploi. D'autres pensent qu'il vaut mieux
réduire les dépenses afin de rétablir la santé des comptes.

Théorème d'équivalence ricardienne de BARRO :

Robert J.Barro met en place en 1974 la théorie de "l'équivalence ricardienne" qui est un
concept développé par l'économiste britannique David Ricardo au cours du XIXème siècle. En
substance, l'équivalence ricardienne présente l'inefficacité d'une politique économique
associant réduction des impôts et augmentation de la dette publique :

⇒ En pratique l'idée est la suivante : il y a équivalence car une augmentation de la dette


publique aujourd'hui correspond à une augmentation des impôts demain, pour
rembourser la dette ainsi que les intérêts attachés à cette dette. Les agents économiques
sont rationnels et ils anticipent la hausse des impôts. Dès lors, au lieu de consommer, comme
espéré par le gouvernement, ils préfèrent épargner en prévision des hausses d'impôts futurs.

Les objectifs collectifs et privés de l’Etat:

Pendant très longtemps, l’état avait pour fonction principale d’assurer la sécurité intérieure et
extérieure de la nation. Les dépenses publiques étaient donc entièrement destinées à financer
les 3 activités correspondant à ce qu’on a appelé: l’état gendarme ou l’état protecteur:

1. Maintien de l’ordre (police)


2. La justice
3. La défense nationale.
⇒ Etat-gendarme: rôle de l’état qui est réduit à sa fonction principale qui est d’assurer sécurité
extérieure et intérieure de la nation.

→ C’est au cours de la première moitié du XXe siècle que se développent les interventions
économiques et sociales de l’état. (Cette évolution s’explique par un changement des
mentalités concernant le rôle de l’état mais aussi par la crise des années 30 qui impose l’idée
d’un recours nécessaire à l'état pour soutenir l’activité économique).
Après le second conflit mondial, les besoins de la reconstruction donnent une nouvelle
impulsion au rôle économique de l’état → Création de la Sécurité sociale en 1945 instaure
l’Etat-providence.

⇒ Etat-providence: terme employé pour la première fois en 1870, et représente une


conception de l'État où celui-ci étend son champ d'intervention et de régulation dans les
domaines économiques et sociaux. Elle se traduit par un ensemble de mesures ayant pour but
de redistribuer les richesses et de prendre en charge différents risques sociaux comme la
maladie, l'indigence, la vieillesse, l'emploi, la famille... L'Etat-Providence est fondé sur la
solidarité entre les différentes classes sociales et la recherche de la justice sociale.

Loi de Wagner (émise à la fin du XIXe siècle) :

La loi de Wagner intervient afin de donner des explications quant au rôle croissant de l’Etat.
Wagner explique que les dépenses de l’Etat augmentent plus rapidement que la production en
raison de:

1. L’amélioration du niveau de vie entraîne un accroissement des dépenses consacrées à


l’éducation.
2. Le développement économique s’accompagne d’investissements très importants
(infrastructure, recherche) que l’initiative privée ne peut assumer (à cause d’une
rentabilité à court terme insuffisante).
3. La réglementation (dépenses d’administration générale) s'accroît avec l’industrialisation
et l’urbanisation.
L’école du Public Choice:

La théorie du Public Choice part du principe que les acteurs économiques et politiques
fonctionnent selon la même logique : ils cherchent à favoriser leur intérêt personnel.
Cette théorie réfute alors la vision de l’Etat comme agent “neutre” au service de l'intérêt
général. Les politiques partent la plupart du temps du principe que l'État est un tout, tandis que
les partisans du Public Choice estiment que chaque action se doit de servir l'intérêt personnel
de multiples individus.
Les partisans du Public Choice estiment que les décisions sont prises par des Hommes d'État
qui ont pour but d'augmenter leurs salaires et de parvenir à une réélection. Si les règles du
marché étaient appliquées aux politiques, on devrait alors parvenir à un même niveau
d'efficacité.
Néanmoins, le monde politique n'est pas confronté à la même compétition que le marché. Par
exemple, les responsable du ministère de la santé ont le monopole décisionnaire sur les choix
stratégiques de ce marché. On arrive alors à des décisions qui ne représentent pas l'intérêt
général mais celui de ces mêmes acteurs politiques.
⇒ La théorie du choix public en arrive au fait qu'il serait plus souhaitable de réduire l'intervention
de l'État dans l'économie.
Effets cliquets des dépenses publiques : Lorsqu’un phénomène de croissance est
irréversible on dit qu’il y a un effet de cliquet pour exprimer que le retour vers la situation
antérieure est impossible ou fortement freiné. L’économiste américain James Duesenberry (né
en 1918) utilise cette idée pour la consommation des ménages. Lorsque le revenu augmente la
consommation augmente, mais si le revenu diminue ensuite retour au moteur, la consommation
ne diminue pas immédiatement et elle diminue moins fortement. Wagner pensent que les
guerres et les crises ont un effet cliquet. L’augmentation des dépenses publiques en temps de
guerre et de crise , qui se reflètent par une augmentation de la charge fiscale. Or, une fois la
crise ou la guerre fini, les charges fiscales ne reviennent à leur niveau antérieur a cause des
dépenses nés durant la crise (les pensions des anciens combattants par exemple). C’est l’effet
cliquet.