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Projet de Fin d’Études

Dédicace
A ALLAH tout puissant, qui m’a inspiré. Qui m’a guidé dans le
bon chemin. Je vous dois ce que je suis.
A Mes chers parents
Aucune expression ne saurait exprimer toute l’affection et
tout l’amour que je vous porte.
Que ce travail soit l’exaucement de vos vœux tant formulés,
de vos prières et le fruit de vos innombrables sacrifices.
A toute ma famille.
A mes honorables enseignants.
A tous mes amis qu’ils trouvent ici l’expression de mon
respect et de mon grand attachement.
A vous tous, je dédie mon modeste travail, mon parcours et
ma vie.
MARDY IBRAHIM

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études

Dédicace
A ALLAH tout puissant, qui m’a inspiré. Qui m’a guidé dans le
bon chemin. Je vous dois ce que je suis.
A mon cher père qui m’a soutenu tout au long de mon parcours,
et pour m’avoir assuré toutes les conditions de confort et de
stabilité.
A celle qui de son amour je puise ma force, de son sourire ma joie
et de sa sagesse illumine ma voie A ma source d’amour, A ma
mère.
A mes sœurs et mes frères qui, en me prenant pour exemple,
m’ont aidé et poussé à ne jamais lâcher prise durant le long
voyage qui m’a mené jusqu’à aujourd’hui.
A ma famille
A mes très chers amis et A mon binôme, un remerciement spécial,
A l’ensemble des étudiants de la promotion 2017 génie civil
A vous tous, je dédie mon modeste travail, mon parcours et ma
vie.
JABI MOHAMMED

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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‫‪Projet de Fin d’Études‬‬

‫اهداء‬

‫اىدي ىذا العمل اىل‪:‬‬

‫‪ ‬وادليت‪ ،‬اعز ما امكل يف ىذه ادلهيا‪ ،‬للك ما بذلت من‬


‫جميودات جبارة‪ ،‬لوال يه ملا وصلت ملا اان عليو الان‪ ،‬امتىن لو‬
‫اتوفق يف رد ىذا امجليل ليا‪.‬‬

‫‪ ‬وادلي‪ ،‬اذلي صرب واتبر وأهفق لك ما اس تطاع من اجل‬


‫جعيل مراتحا يف دراس يت‪.‬‬
‫‪ ‬لك عائليت بدون اس تثناء‪.‬‬
‫لك اصدكايئ‪.‬‬ ‫‪‬‬

‫‪MARDY IBRAHIM‬‬ ‫‪JABI MOHAMMED‬‬


‫‪3‬‬
Projet de Fin d’Études

Remerciements
Au terme de ce travail, nous tenons à exprimer notre profonde
gratitude ainsi que nos sincères remerciements :
A Mr Hamza Lachhab, notre encadrant de stage à la
secrétariat d’état auprès du ministre de l’équipement du
transport et de la logistique et de l’eau, chargé de l’eau. Qui
est malgré les occupations et les responsabilités qu’il assume,
il a toujours eu le temps pour nous écouter, nous conseiller et
nous fournir la documentation nécessaire durant notre
période de stage. Que ce travail soit le modeste témoignage de
notre haute considération et notre profond respect.

Au professeur Azouani Abderrahim notre encadrant


enseignant, pour ses grands efforts durant la période de notre
stage.
Aux membres de jury qui nous font l’honneur d’examiner ce
modeste travail.

Toute notre gratitude va à tous les enseignants de l’école


nationale des sciences appliquées d’Al-Hoceima qui ont
contribué à notre formation.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études

Résumé
Notre contribution dans le présent projet de fin d’études consiste à concevoir et dimensionner
le barrage de Taourirt, situé dans la province d’Agadir dans le cadre de programme de
protection contre les crues de bassin versant de l’oued Ighzer El Arba, et destiné à protéger le

village El Fouggara contre les inondations. Ce projet de construction de ce barrage est réalisé
par le maitre d’œuvre direction générale de l'hydraulique et sous la direction du maitre
d’ouvrage , le secrétariat d’état auprès du ministre de l’équipement du transport et de la
logistique et de l’eau, chargé de l’eau. Le dossier technique est attribué par le prestataire
bureau d'étude CID répondant au cahier de charge des prescriptions spéciales du marché
publique.

Le choix du site et de type de barrage dépend de plusieurs critères à prendre en considération:


la topographie et les apports du bassin versant, la morphologie de la vallée, des conditions
géologiques et géotechniques, le contexte météorologique, la disponibilité des matériaux de
construction et la maîtrise des crues. Des considérations économiques, sécuritaires ainsi
qu'une étude d'impact sur l'environnement permettront alors de départager sur la variante
optimale qui est dans notre cas un barrage en terre zoné.

Mots clés : Dimensionnement, Barrage, Etude géologique, Etude géotechnique, Variante,


Etude hydrologique, Dérivation provisoire, Vidange de fond, Evacuateur de crues.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études

Abstract
Our contribution in this final study project consists of designing and sizing the Taourirt dam,
located in the province of Agadir, within the framework of the flood protection program of
the Oued Ighzer El Arba watershed, and designed to protect the village El Fouggara against
the floods. This project for the construction of this dam is carried out by the prime contractor
general direction of hydraulics and under the direction of the contractor, the secretary of state
to the minister of transport equipment and logistics and water, loaded with water. The
technical file is awarded by the consulting firm CID in accordance with the specifications of
the special public contract requirements.

The choice of site and the type of dam depends on several criteria: the topography and
contributions of the watershed, the morphology of the valley, the geological and geotechnical
conditions, the meteorological context, the availability of building materials and flood control.
Economic and safety considerations and an environmental impact study will then enable us to
decide on the optimal variant which is in our case a zoned earth dam.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études

Table des matières


Dédicace ..................................................................................................................................... 1
Dédicace ..................................................................................................................................... 2
‫ اهداء‬............................................................................................................................................. 3

Remerciements ........................................................................................................................... 4
Résumé ....................................................................................................................................... 5
Abstract ...................................................................................................................................... 6
Table des matières ...................................................................................................................... 8
Liste des figures ....................................................................................................................... 14
Liste des tableaux ..................................................................................................................... 16
Liste des abréviations ............................................................................................................... 17
Liste des symboles ................................................................................................................... 18
Introduction Générale ............................................................................................................... 19
Chapitre 1 : Généralités et présentation. .................................................................................. 21
Introduction : ........................................................................................................................ 21
I. Présentation de l’organisme d’accueil.......................................................................... 21
1. Introduction ............................................................................................................ 21
2. Les missions du ministère : .................................................................................... 22
3. Défis du ministère .................................................................................................. 22
4. Actif du ministère .................................................................................................. 22
5. L’organigramme de l’organisme d’accueil ............................................................ 23
II. Présentation générale du projet .................................................................................... 24
1. Introduction ................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2. Présentation du projet ................................................... Erreur ! Signet non défini.
3. Positionnement du site sur la carte......................................................................... 24
III. Problématique ............................................................................................................ 25
Conclusion ............................................................................................................................ 25
Chapitre 2 : Caractéristiques de la zone d’étude. ..................................................................... 26
Introduction .......................................................................................................................... 26
I. Généralités sur les barrages .......................................................................................... 26
1. Types de barrages .................................................................................................. 26
a. Classification des barrages : ............................................................................... 26

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études
b. Photos descriptives des types de barrages .......................................................... 27
2. Les principaux paramètres à prendre en considération dans le choix de la variante
29
a. La topographie.................................................................................................... 29
b. Morphologie de la vallée .................................................................................... 30
c. Géologie et conditions des fondations ............................................................... 30
d. Contexte métrologique et pluviométrique .......................................................... 31
e. Disponibilité des matériaux ................................................................................ 31
f. Critère économique ................................................................................................ 31
II. Contexte géologique et géotechnique .......................................................................... 32
1. Situation du site...................................................................................................... 32
2. Contexte géologique .............................................................................................. 32
3. Plan de situation et schéma géologique ................................................................. 32
4. Caractéristiques géotechniques et mécaniques des sols......................................... 33
a. La marne ou marno-calcaire ............................................................................... 33
b. Les alluvions ...................................................................................................... 34
c. Le sable .............................................................................................................. 35
III. Conditions naturelles du site...................................................................................... 36
IV. Propriétés générales ................................................................................................... 36
1. Coupe géologique selon les sondages de reconnaissance ...................................... 36
2. Etanchéité de la retenue ......................................................................................... 37
3. Matériaux de construction...................................................................................... 37
4. Identification des sols ............................................................................................ 37
V. La topographie.............................................................................................................. 37
1. Définition des fouilles ............................................................................................ 38
2. Choix du type de barrage .............................................. Erreur ! Signet non défini.
Conclusion ............................................................................................................................ 38
Chapitre 3 : Etude hydrologique. ............................................................................................. 39
Introduction : ........................................................................................................................ 39
I. Détermination des caractéristiques du BV et de cour d’eau ........................................ 40
1. Délimitation du bassin versant ..................................................................................... 40
 Le bassin versant, unité fondamentale dans l’étude hydrologique ........................ 40
2. Procédure de délimitation ...................................................................................... 41
3. Les facteurs qui influencent l’hydrogramme produit par un bassin versant .......... 43

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études
II. Caractéristiques morpho-métriques du bassin versant ................................................. 45
1. La superficie du BV : ............................................................................................. 45
2. Le périmètre du BV : ............................................................................................. 47
3. La forme du BV : ................................................................................................... 48
4. Les altitudes caractéristiques du BV : .................................................................... 49
III. Caractéristiques d’un réseau hydrographique............................................................ 50
1. La pente moyenne du cours d'eau .......................................................................... 50
2. Longueur du cours d’eau principal ........................................................................ 51
3. La couverture végétale : ......................................................................................... 51
4. Récapitulatif des caractéristiques du bassin versant .............................................. 51
5. Le coefficient de ruissellement .............................................................................. 52
IV. Temps de concentration ............................................................................................. 52
1. Définition ............................................................................................................... 52
2. Méthodes de calculs ............................................................................................... 53
V. Etude de crues .............................................................................................................. 54
1. Introduction à l’étude de crue ................................................................................ 54
2. Méthodes statistiques ............................................................................................. 55
3. Méthodes hydrométéorologiques ........................................................................... 56
a. Méthode de Gradex ............................................................................................ 56
b. Méthode Rationnelle : ........................................................................................ 60
c. Méthode empirique : .......................................................................................... 62
4. Résumé de calcul du débits des crues .................................................................... 68
VI. Laminage de crue....................................................................................................... 71
1. Généralités .................................................................................................................... 71
2. Hydrogramme de crue .................................................................................................. 71
3. Principe de calcul : ................................................................................................. 73
4. Application du laminage à l’étude du barrage Taourirt ......................................... 74
VII. Evaluation des apports liquides du barrage Taourirt : ............................................... 76
1. Les formules empiriques pour le calcul des apports liquides : .............................. 76
2. Applications numériques ....................................................................................... 78
3. Apports moyens ..................................................................................................... 78
VIII. Apports solides et envasement du barrage Taourirt d’Agadir ............................... 79
1. Généralités ............................................................................................................. 79
2. Les causes d’envasement ....................................................................................... 80

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études
3. Calcul d’envasement du barrage Taourirt .............................................................. 80
Conclusion :.......................................................................................................................... 83
Chapitre 4 : Dimensionnement des ouvrages annexes. ............................................................ 84
Introduction .......................................................................................................................... 84
I. Dérivation provisoire.................................................................................................... 84
1. Présentation de l’élément ....................................................................................... 84
2. Types de dérivation ................................................................................................ 85
3. Eléments de la dérivation ....................................................................................... 86
4. Choix de la dérivation ............................................................................................ 88
II. Vidange de fond ........................................................................................................... 89
1. Les buts de la vidange de fond ............................................................................... 89
2. Critère de dimensionnement hydraulique .............................................................. 90
3. Conception et description ...................................................................................... 90
a. Capacité de la vidange de fond .......................................................................... 91
b. Démarche proposée pour le dimensionnement de la VDF ................................. 92
4. Le jet de la vidange : .............................................................................................. 94
III. Evacuateur de crue..................................................................................................... 94
1. Conception d’évacuateur du projet ........................................................................ 95
2. Calcul du profil de la crête ..................................................................................... 97
3. Calcul de lame sur le profil de Creager ............................................................... 102
4. Ouvrage de dissipation ......................................................................................... 104
Conclusion .......................................................................................................................... 106
Chapitre 5 : Dimensionnement de la digue. ........................................................................... 108
Introduction ........................................................................................................................ 108
I. Description des parties constitutives d’un barrage en terre........................................ 108
1. Constituants de l’ouvrage .................................................................................... 108
2. Description des parties essentielles de la digue ................................................... 109
II. Conception et calcul des éléments de la digue ........................................................... 110
1. Le niveau des plus hautes eaux (PHE) ................................................................. 110
2. Pente des talus ...................................................................................................... 111
3. La crête du barrage............................................................................................... 111
4. La revanche .......................................................................................................... 113
5. Tassement du corps du barrage ..................................................................... 115
6. Hauteur totale du barrage ............................................................................ 115

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études
Conclusion :........................................................................................................................ 116
Chapitre 6 : Étude de Stabilité................................................................................................ 117
Introduction : ...................................................................................................................... 117
I. Stabilité de la fondation.............................................................................................. 117
II. Stabilité des Talus ...................................................................................................... 117
III. Méthodes de calcul .................................................................................................. 118
1. Sans séisme .......................................................................................................... 118
2. Avec séisme ......................................................................................................... 119
IV. CARACTERISTIQUES GEOTECHNIQUES ........................................................ 120
V. Cas des charges .......................................................................................................... 120
1. En fin de construction .......................................................................................... 121
2. En exploitation ..................................................................................................... 121
3. Résultat des calculs de stabilité............................................................................ 121
4. Analyse des résultats ............................................................................................ 122
VI. Présentation du logiciel de calcul « GEO-SLOPE 2007 » ...................................... 122
1. Présentation du logiciel : ...................................................................................... 122
2. Les étapes de modélisation : ................................................................................ 123
VII. Protection de l’ouvrage ............................................................................................ 126
1. But de la technique de protection......................................................................... 126
2. Protection des talus .............................................................................................. 126
a. Protection du talus amont ................................................................................. 126
b. Protection du talus aval ........................................................................................ 127
3. Le dispositif de drainage du remblai .................................................................... 128
a. Le drain vertical : description et dimensionnement ......................................... 128
b. Description et dimensionnement du tapis drainant sous le talus aval .............. 129
c. Présentation et dimensionnement du prisme de drainage ................................ 130
d. Présentation et dimensionnement des bermes .................................................. 131
e. Présentation et dimensionnement des filtres .................................................... 132
f. Protection de la Crète ........................................................................................... 133
Conclusion .......................................................................................................................... 134
Chapitre 7 : Étude d’impact du projet sur l’environnement. .................................................. 135
Introduction ........................................................................................................................ 135
I. Evaluation des impacts sur l’environnement naturel ................................................. 135
1. Normes Marocains d’impact sur l’environnement .............................................. 135

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études
2. Impact sur l’environnement naturel ..................................................................... 137
3. Impacts en matière de protection contre les inondations ..................................... 138
4. Impacts sur la qualité des eaux de la future retenue ............................................ 139
5. Impacts sur l’irrigation ......................................................................................... 139
II. Évaluation des impacts socio-économiques ............................................................... 140
1. Impacts identifiés sur les biens de la population ................................................. 140
2. Impacts sur les terres touchées et leurs occupations ............................................ 140
Conclusion .......................................................................................................................... 140
Conclusion générale ............................................................................................................... 141
Bibliographie .......................................................................................................................... 142
Annexes .................................................................................................................................. 144

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


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Projet de Fin d’Études

Liste des figures


Figure 1:plan de situation du site. ............................................................................................ 25
Figure 2:L’organigramme de l’organisme d’accueil. ............................................................... 24
Figure 3:types de digues. .......................................................................................................... 27
Figure 4:schéma explicatif des composantes du barrage en terre zone. ................................... 28
Figure 5:exemple d’un barrage voûte....................................................................................... 28
Figure 6:exemple barrage poids en béton. ............................................................................... 29
Figure 7:Plan de situation et schéma géologique. .................................................................... 33
Figure 8:Coupe géologique selon les sondages de reconnaissance. ......................................... 37
Figure 9:éléments d’un bassin versant. .................................................................................... 41
Figure 10:Délimitation du bassin versant sur la carte topographique à l’échelle de 1/50000. 42
Figure 11:la classification de Strahler. ..................................................................................... 44
Figure 12:exemple du modèle numérique de terrain MNT. ..................................................... 46
Figure 13:exemple d’une zone modélisée par le MNE. ........................................................... 47
Figure 14:différence entre le MNT et MNE............................................................................. 47
Figure 15:influence de la forme du bassin sur le temps de concentration. .............................. 53
Figure 16 : Hydrogramme de crue. .......................................................................................... 73
Figure 17 : discrétisation de hydrogramme de crue. ................................................................ 74
Figure 18 : laminage de crue. ................................................................................................... 76
Figure 19 : phénomène de charriage. ....................................................................................... 80
Figure 20 : dérivation provisoire dans un chantier. .................................................................. 85
Figure 21 : Dérivation intégrale. .............................................................................................. 85
Figure 22 : Dérivation à travers le chantier. ............................................................................. 86
Figure 23 : Balancement de la rivière. ..................................................................................... 86
Figure 24 : différentes configurations de batardeaux .............................................................. 87
Figure 25 : Batardeau en remblai. ............................................................................................ 87
Figure 26 : Tarage aval............................................................................................................. 88
Figure 27 : vidange de fond, cas du barrage Hassan II. ........................................................... 89
Figure 28 : schéma qui figure tous les organes des barrages. .................................................. 90
Figure 29 : jet de vidange en fonction de x et y. ...................................................................... 94
Figure 30 : destruction d’un barrage lors d’une submersion d’une crue. ................................. 95
Figure 31 :barrage à évacuateur à saut de ski........................................................................... 97
Figure 32 :évacuateur à saut de ski. ......................................................................................... 97
Figure 33 :fosse réceptrice. ...................................................................................................... 97
Figure 34 :Calcul du profil de la crête...................................................................................... 98
Figure 35 :détermination des coefficients (K,n)....................................................................... 99
Figure 36 :détermination des abscisses Xc et Yc. ..................................................................... 99
Figure 37 :détermination des rayons R1etR2. ......................................................................... 100
Figure 38 :schéma explicatif des paramètres du calcul de la lame d’eau sur Creager. .......... 102
Figure 39 : Représentation de l’écoulement sur le coursier. .................................................. 104
Figure 40 :forme d’une cuillère simple. ................................................................................. 105

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


14
Projet de Fin d’Études
Figure 41 :Interface des méthodes de calcul – Geo-Slope. .................................................... 123
Figure 42 :Interface des méthodes de calcul – Geo-Slope. .................................................... 124
Figure 43 :interface réglage l’unité des abscisses X et Y. ..................................................... 124
Figure 44 :interface choix des matériaux. .............................................................................. 125
Figure 45 :interface d’affectation les caractéristiques de la région choisie. .......................... 125
Figure 46 :les dimensions du drain vertical. .......................................................................... 129
Figure 47 :prisme de drainage. ............................................................................................... 130
Figure 48 :nappe phréatique en phase d’extraction et de distribution ................................... 138
Figure 49 :les dégâts des inondations. .................................................................................... 138
Figure 50 :irrigation par des conduites d’amené à surface libre. ........................................... 139

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


15
Projet de Fin d’Études

Liste des tableaux


Tableau 1:Cordonnées de la zone d’étude................................................................................ 32
Tableau 2:terminologie des roches sédimentaires du pôle calcaire au pôle argile. .................. 34
Tableau 3: illustration des talles d’alluvions transportées en fonction de la vitesse d’eau. ..... 35
Tableau 4: les valeurs des paramètres caractéristiques du BV. ................................................ 50
Tableau 5:calcul de la pente moyenne par la méthode empirique. .......................................... 51
Tableau 6:Les caractéristiques géométriques du bassin. .......................................................... 52
Tableau 7:les valeurs du coefficient de ruissellement. ............................................................. 52
Tableau 8:valeurs de N selon les régions-formule de Bouziane. ............................................. 62
Tableau 9:Valeurs du coefficient a selon les régions-formule de Bouziane. ........................... 63
Tableau 10:aleurs du coefficient a-formule EMI. .................................................................... 63
Tableau 11 : l’ensemble des caractéristiques du bassin versant. .............................................. 68
Tableau 12 : calcul du débit de dimensionnement (Q10000). ..................................................... 71
Tableau 13 : valeur d’Apport moyen. ...................................................................................... 78
Tableau 14 : Résultats de dimensionnement de la hauteur RN. ............................................... 79
Tableau 15 : résultats de calcul d’envasement par la méthode analogique. ............................. 83
Tableau 16 : résultats de calcul d’envasement pour le cas de barrage Taourirt. ...................... 83
Tableau 17 : Largeur de la crête. .............................................................................................. 93
Tableau 18 : Vérification de non-déversement sur les murs bajoyers.. ................................. 104
Tableau 19 : résultat de calcul du niveau PHE....................................................................... 111
Tableau 20 :pentes des talus selon K.Terzaghui. ................................................................... 111
Tableau 21 :Résultats de calcul de la largeur en crête par les deux formules. ....................... 113
Tableau 22 :Largeur en crête retenue pour notre cas. ............................................................ 113
Tableau 23 :Résultats de calcul de la revanche. ..................................................................... 115
Tableau 24 : Valeur du tassement en amont du barrage. ....................................................... 115
Tableau 25 :Hauteur totale du barrage. .................................................................................. 116
Tableau 26 :coefficients de sécurité minimaux au glissement obtenus pour les cas de charge
examinés. ................................................................................................................................ 118
Tableau 27 :caractéristiques géotechniques des matériaux. ................................................... 120
Tableau 28 :les coefficients de sécurité minimaux au glissement obtenus. ........................... 122
Tableau 29 : les valeurs du coefficient C en fonction des fruits des talus et du poids spécifique
d’enrochement. ....................................................................................................................... 127
Tableau 30 :les valeurs des épaisseurs des drains verticaux. ................................................. 129

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


16
Projet de Fin d’Études

Liste des abréviations


EMI : Ecole Mohammedia d’Ingénieurs.

USSCS : United states soil conservation service.

ANRH : Agence nationale des ressources hydrauliques.

TVA : tenese-valley-authority

CCB : cote de la crête du barrage.

CCA : cote de la section maitresse du barrage.

PDC : pertes de charges.

BV : Bassin versant.

HSV : Hauteur-Surface-Volume.

NGM : Niveau Général Marocain.

CRN : cote de la retenue normale.

CPHE : cote des plus hautes eaux.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


17
Projet de Fin d’Études

Liste des symboles


PHE : Niveau des plus hautes eaux en NGM.

RN : Niveau de la retenue normale en NGM.

Z calage : Niveau du calage de la vidange de fond en NGM.

DS : Dégradation spécifique (t/km2/an).

T : Période de retour (ans).

A : Superficie du bassin versant en km².

tc : Temps de concentration.

Rh : Rayon hydraulique de la section en m.

: Charge de dimensionnement au-dessus du seuil en m.

Lef : Largeur effective de l’évacuateur en m.

V : Vitesse d’écoulement en m/s.

ϕ : Angle de frottement interne du matériau.

C : Coefficient de cohésion du matériau.

: Débit correspondant au temps de retour T.

PFE : Projet de fin d’études.

Nombre de Froude.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


18
Projet de Fin d’Études

Introduction Générale
Dans le cadre de la politique hydrique des barrages lancée par le feu sa majesté le roi Hassan
II, le Maroc a pu mobiliser plusieurs milliards de m3 d'eau, dans les différentes régions du
Royaume, à un moment où les ressources hydriques se font de plus en plus rares à l'échelle de
la planète. Cette stratégie a été consolidée et soutenue par S.M. le Roi Mohammed VI par la
mise en service de plusieurs barrages et ouvrages hydrauliques afin de répondre à des besoins
locaux d'eau potable, d'irrigation ou pour protéger les personnes et les biens publics et privés
contre les inondations.

Le présent projet de la construction du barrage Taourirt d’Agadir, mis en place par le


ministère délégué, s’inscrit dans le cadre de cette stratégie judicieuse visant , d'une part, la
protection contre les inondations des agglomérations de la région d’Agadir ayant subi des
accidents mortelles suites aux inondations , et d'autre part, l'irrigation des terres agricoles .

Le barrage est un ouvrage hydraulique destiné à la rétention d’eau et à la régularisation des


débits d’un court d’eau, par moyen de changement du rythme d’écoulement naturel.
L’irrigation et la protection de la région d’Agadir sont les objectifs les plus importants de
notre projet ; en fait, les inondations qu’a subis la région dernièrement et le manque de l’eau
d’irrigation, ont poussé les responsables à la création d’un tel ouvrage.

Dans ce contexte, les problèmes d’inondation et le manque de l’eau seront résolus par la
construction de cet ouvrage. Notre travail est de dimensionner cet ouvrage, ceci sera réalisé
suite aux étapes suivantes :

En premier lieu, on va entamer une étude géologique, géotechnique et topographique pour


savoir le type de sol de la zone d’étude. La bonne connaissance géologique du site va nous
servir de bien choisir la variante qui sera utilisée dans notre projet.

En deuxième lieu, la réalisation d’une étude hydrologique va nous aider à déterminer


l’ensemble des caractéristiques du bassin versant.

En troisième lieu, on va entamer la conception et le dimensionnement de l’ensemble des


ouvrages annexes : la dérivation provisoire, l’évacuateur de crue et la vidange de fond. Ces
éléments vont servir à la protection du chantier et de l’ouvrage.

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19
Projet de Fin d’Études
En quatrième lieu, le dimensionnement de l’ouvrage principal qui est le corps du barrage. La
plupart de cette étape a tourné sur l’identification des matériaux de construction et l’ensemble
des hauteurs caractéristiques : retenue normale, plus haute eau et la revanche.

En cinquième lieu, on est face à une phase très importante, qui consiste à identifier les risques
qui peuvent troubler notre ouvrage.

Finalement et afin d’estimer les influences du barrage sur son entourage, on a entamé une
simple étude qui s’appelle : l’étude d’impact sur l’environnement.

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20
Projet de Fin d’Études

Chapitre 1 : Généralités et présentation.

Introduction :
Avant d’entamer une description de notre projet de fin d’études, on va consacrer le premier
volet à la présentation de notre organisme d’accueil, l’organigramme de ses différents
services, ses missions ainsi que la stratégie du développement durable adopté par cet
organisme faisant partie des grands défis du 21 ème siècle au niveau national.

I. Présentation de l’organisme d’accueil


1. Introduction
Le présent projet sur la construction des barrages a été proposé par le département
hydraulique spécialisé dans la conception et l’étude des barrages. Notre organisme d’accueil
est un département appartenant à la secrétariat d’état auprès du ministre de l’équipement du
transport et de la logistique et de l’eau, chargé de l’eau. Ce ministère délégué s’est engagé
dans un vrai projet de société et un nouveau modèle de développement.

La SNDD repose sur 4 principes fondamentaux :

 La stratégie est en ligne avec les bonnes pratiques internationales et reprend à minima
les défis sur lequel le royaume s’est engagé en matière de développement durable, à
savoir la lutte contre le changement climatique, la lutte contre la désertification ainsi
que la protection de biodiversité.
 La stratégie est en ligne avec de la loi-cadre-99-12 portant charte de l’environnement
et du développement durable, à savoir : l’intégration, la territorialité, développement,
la solidarité, la précaution, la prévention, la responsabilité et la pratique.
 La stratégie nationale de développement durable est conçue comme un processus
continue d’engagement des différentes parties prenantes à atteindre des objectifs
communs qui contribuent à répondre à des enjeux dés en matière de développement
durable.
 La stratégie se veut opérationnellement en s’appuyant sur la stratégie les plans et les
programmes en cours de mise en œuvre .la stratégie n’a aucun cas une rupture avec les
choix de développement opérés par le royaume. La stratégie se base sur des mesures
concrètes avec des indicateurs de suivi ou de résultats.

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21
Projet de Fin d’Études
2. Les missions du ministère :
Sur la même voie du développement durable , la stratégie du département hydraulique ne se
limite à l’étude des barrages , mais plutôt aux différents types d’ouvrages hydrauliques, leur
réalisation , exploitation et leur maintenance. On peut résumer les missions de cette
organisme comme suite :

 La recherche et l’évaluation des ressources en eau ;


 L’évaluation des ressources en eau superficielles et souterraines ;
 La Planification et la Gestion des eaux ;
 Le Contrôle et la protection de la qualité des ressources en eau ;
 L’Etude des ouvrages hydrauliques ;
 La réalisation, la maintenance et l’exploitation des ouvrages hydrauliques ;
 Les études et la réalisation des petits ouvrages hydrauliques, notamment pour la lutte
contre les effets de la sécheresse et la protection contre les inondations ;
 La recherche-développement dans les domaines du climat et de l’eau ;
 La veille météorologique et l’information sur l’évolution du climat.

3. Défis du ministère
Pour assurer et accompagner le développement socio-économique du pays, le Ministère
Délégué chargé de l’Eau a mis en œuvre ses programmes d’action dans le cadre du Plan
national de l’eau en vue de permettre la satisfaction de la demande en eau des populations et
l’accompagnement du développement socio-économique exprimé par les stratégies et les
plans de développement sectoriels et protéger les populations des aléas des inondations et des
sécheresses.

4. Actif du ministère
Dans le cadre de la stratégie du développement durable , ce ministère délégué adopte les
objectifs suivants :

 Approvisionnement en eau potable assuré et sécurisé pour 100% de la population en


milieu urbain et 95% de la population en milieu rural ;
 Développement de l’irrigation : importante infrastructure permettant l’irrigation de
plus de 1.5 millions d’hectares de terres agricoles ;
 Valorisation énergétique des ouvrages hydrauliques : participation en moyenne à 10%
de la production énergétique nationale ;
 Protection contre les inondations des villes et des plaines ;

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Projet de Fin d’Études
 Cadre législatif moderne : loi 10-95 sur l’eau et plus de 77 textes d’application. Cette
loi est en cours de révision ;
 Un important réseau de mesure climatologique, hydrologique, d’annonce de crues
piézométriques et de contrôle de la qualité de l’eau, couvrant l’ensemble des bassins
versants du Royaume, permet le suivi et l’évaluation quantitatifs et qualitatifs du
climat et des ressources en eau superficielles et souterraines.

5. L’organigramme de l’organisme d’accueil


L’organigramme sur la page suivante récapitule les différents services de l’organisme
d’accueil.

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23
Projet de Fin d’Études

Figure 1:L’organigramme de l’organisme d’accueil.

II. Présentation générale du projet


Le projet a pour vacation l’amélioration du degré de protection du village « El Fouggara » et
terres agricoles situées à l’aval du barrage, suite aux problèmes d’inondations vécus par la
région vue que la réalisation de cet ouvrage hydraulique suite à l’étude et la conception de ce
barrage va aider à la recharge de la nappe phréatique située à l’amont du barrage , ce qui
garantira le bénéfice de l’alimentation en eau potable. Le but rechercher à travers ce projet est
aussi de l’irrigation des berges et l’abreuvement du cheptel, permettant de lutter contre
l’immigration de la population actifs dans le domaine de l’agriculture. Pour aboutir à cet
objectif , on est contraint à dimensionner la quantité d’eau à stocker suivant le besoin de la
région qui sera une tache à prévoir dans notre présente étude .

1. Positionnement du site sur la carte


Le site du barrage est montre sur la carte topographique de la région, par l’axe du barrage, qui
est représenté par un trait fin rouge.

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Projet de Fin d’Études

L’axe du
barrage

Figure 2:plan de situation du site.

III. Problématique
L’aménagement du cours d’eau « Oued Ighzer El Arba » s’inscrit dans l’une des stratégies
nationales de la protection du patrimoine territoire contre les inondations et l’amélioration du
domaine d’agriculture par moyen de la création de la source d’eau.

Le présent projet « Barrage Taourirt d’Agadir » sera un ouvrage de protection de la région, et,
aussi une source d’alimentation en eau.

Donc, notre problématique, en tant qu’ingénieurs, se résume dans le choix de la variante la


plus optimale en tenant compte des facteurs de sécurités des êtres humains au premier lieu, et,
le facteur économique en deuxième lieu.

Conclusion
Le choix du type de barrage sera lié à plusieurs aspects : la nature de la fondation, la
disponibilité du matériau, la morphologie de la vallée, l’hydrologie et la topographie du site.
La mise en valeur de tous ces aspects nous amènera directement au bon choix de
l’emplacement du site. Le critère économique est accordé avec tous les aspects précédents
pour aboutir au choix de la variante optimale.

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Projet de Fin d’Études

Chapitre 2 : Caractéristiques de la zone

d’étude.

Introduction
Le choix du site et le type de barrage à concevoir dans notre étude doit répondre aux
exigences citées antérieurement, à savoir, l’irrigation et la protection de la région d’Agadir.
Une description des différents types de barrages s’avère nécessaire à notre étude et sera
l’objet du premier volet de ce chapitre.

La deuxième partie de ce chapitre cette partie sera consacrée à l’étude géologique et


géotechnique. En fait, l’étude des types de sol et du substratum de la zone est une étape
primordiale dans le choix de la variante à adopter dans le cadre de la conception du barrage
convenable à notre mission.

I. Généralités sur les barrages


Les barrages sont considérés parmi les ouvrages d’arts les plus importants dans l’histoire de
l’humanité .La politique du royaume du feu Hassan II après l’indépendance.

1. Types de barrages
Les barrages sont classés en différentes catégories selon :

a. Classification des barrages :


 Barrages en remblai homogènes drainés, zonés ou à étanchéité artificielle :
 Barrages en enrochements :
 Barrage a masque amont.
 A noyau argileux.
 A écran interne d’étanchéité.
 Barrages en terre :
 Barrage en terre homogène.
 Barrage en terre zone :
 Barrage a masque amont.
 A noyau argileux.
 A écran interne d’étanchéité.
 Barrages en béton :

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Projet de Fin d’Études
 Barrages poids :
 Barrage poids massif.
 Barrage poids à joints évidés.
 Barrage en béton compacté au rouleau (BCR).
 Barrages à contrefort :
 Barrage a contrefort a tête élargie.
 Barrage a contrefort a dalles planes.
 Barrages-voûtes/dômes multiples.
 Barrage évidé.
 Barrages voûtes :
 Barrage-voûte épais.
 Barrage-voûte mince.

b. Photos descriptives des types de barrages


 Le type de digues en remblais :

C’est un type de barrage construit par des matériaux meubles, que ça soit des fines ou des
enrochements grossiers.

L’élasticité de ce type d’ouvrage, lui donne l’avantage de s’adopter a tous types de


fondations.

Figure 3:types de digues.

Parmi les types de barrage en remblais, on trouve le barrage en terre zoné, qui est un barrage
issu d’une conception moderne et très utilisée dernièrement.

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Projet de Fin d’Études
Le barrage en terre zoné, comme montre la figure ci-dessus, utilise un noyau interne
d’étanchéité, et deux remblais perméables dans les deux côtés.

Figure 4:schéma explicatif des composantes du barrage en terre zone.

 Barrage voûte :

Ce type de barrage bénéfice de sa forme pour affronter les forces de poussées exercées sur lui.
En fait, la forme voute favorise la répartition des forces sur chaque rive de la vallée.

Le barrage voute est une variante choisie généralement dans le cas des vallées étroites.

Figure 5:exemple d’un barrage voûte.


 Barrage poids en béton :

Le barrage poids est un barrage construit à base d’éléments de maçonnerie en béton.

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28
Projet de Fin d’Études
Ce type de barrage résiste à la poussée d’eau par l’usage seulement de son propre poids. Son
installation, comme pour les autres barrages en béton, nécessite des bonnes qualités de
fondation pour éviter les risques de ruptures.

F
igure 6:exemple barrage poids en béton.
2. Les principaux paramètres à prendre en considération dans le choix de la
variante
Lors de la conception d’un barrage, l’ingénieur doit tenir compte de beaucoup de facteurs.
Parmi ces facteurs on peut citer :

 La topographie ;
 La morphologie de la vallée ;
 Les conditions géologiques et géotechniques ;
 Le contexte météorologique et pluviométrique.
 Disponibilités des matériaux de construction ;
 Critères économiques.

Dans le paragraphe qui suit, on va essayer d’élaborer les facteurs citer ci-dessus.

a. La topographie
La topographie de la zone est un critère primordial dans le choix de la variante, non seulement
pour les barrages, mais pour tous les ouvrages génie civil. En fait, un terrain plat et un terrain
montagneux se différencient largement.

La topographie joue donc, un rôle très important dans l’estimation du projet (durée, cout,
etc.…).

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29
Projet de Fin d’Études
b. Morphologie de la vallée
Le barrage est lié totalement à son environnement. La morphologie de la vallée joue un rôle
important dans le choix du site du barrage et du type d’ouvrage le mieux adapté. Bien
entendu, l’emplacement idéal et économique est celui d’un site étroit, précédé à l’amont par
un élargissement de la vallée, à condition que les appuis du barrage soient sains, plus
clairement que les appuis soient indépendants d’une zone déboulement ou glissement.

c. Géologie et conditions des fondations


Comme pour les facteurs cités avant, la géologie est aussi un des facteurs les plus importants
dans le choix du site, et plus simplement, dans le choix du type de barrage.

Dans ce contexte, l’étude géologique la zone permet de savoir le type de fondations


existantes, ce qui favorise le choix de la variante.

Les critères de bases dans le choix des fondations convenables au projet sont :

 La nature : type de sol des fondations.


 La résistance : les caractéristiques des sols de fondations.
 L’épaisseur : les épaisseurs des couches ou des substratums.
 Le pendage.
 La fracturation.

Parmi les types de fondation, on peut citer :

 Fondations Rocheuses :

Les fondations rocheuses se prêtent à tous les types de barrages barrage. On soustrait de ce
qui précède, le cas des roches très fissurées ou de caractéristiques très médiocres.

 Fondations Graveleuses :

Les barrages qui conviennent à cet environnement sont les barrages en terre ou enrochement,
le contrôle de fuite peut être assuré par un dispositif d’étanchéité et de drainage approprié. En
rencontre souvent ce type d’environnement dans les rivières ou fleuves à débit important.
Puisque on doit évacuer dans ce cas une quantité très importante d’eau. Les barrages en terre
sont déconseillés pour ce type de fondation.

 Fondations Sablo-Silteuses :

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30
Projet de Fin d’Études
Des fondations de silt ou de sable fin peuvent convenir à l’édification de barrages en terre,
voire exceptionnellement à de très petits barrages poids en béton moyennant de sérieuses
précautions.

 Fondations Argileuses :

Des fondations argileuses exigent, presque automatiquement le choix de barrages en remblai,


avec des pentes de talus compatibles avec les caractéristiques mécaniques des formations en
place.

d. Contexte métrologique et pluviométrique


L’étude hydrologique est une phase indispensable pour le choix du type de barrage et son
dimensionnement. En fait, la connaissance des débits apportés par l’oued et le volume des
précipitations seront les bases de dimensionnement de l’ouvrage.

e. Disponibilité des matériaux


Les matériaux utilisés lors de la construction du barrage doivent êtres le maximum possible
près du site, pour des raisons économiques. Les matériaux utilisés sont, généralement :

 Sols utilisables en remblai ;


 Enrochements pour remblai ou protection de talus (Rip-rap) ;
 Agrégats à béton (matériaux alluvionnaires ou concassés) ;
 Liants (ciment, cendres volantes ...).

f. Critère économique
C’est un critère lié à l’étude et au choix d’une solution concrète et moins couteuse. Par
exemple, si on se pose devant une fondation rocheuse et la présence des matériaux meubles
proche du site, et un débit important, ce qui suggère la mise en place d’un barrage en BCR ou
un barrage en terre, équipés d’un évacuateur de crues. Le critère économique intervient alors
pour résoudre le problème du choix entre les deux variantes, qui sont tous valables et
exécutables.

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31
Projet de Fin d’Études
II. Contexte géologique et géotechnique
1. Situation du site
Le site est accessible à partir de la route nationale N° 8, à l’entrée de la ville d’Agadir à partir
de la ville d’Adrar. Une route goudronnée liant le site au village Taourirt passe par la rive
gauche du site au bout d’une distance de 7.3 km.

La zone d’étude est située sur l’oued « Irhzer El Arba », elle est localisée sur la carte
topographique de « Ghabat Admine » à l’échelle de 1/50 000e par les coordonnées Lambert
suivantes :

Cordonnées de la zone d’étude

X=107 376 Y=390 875


Tableau 1:Cordonnées de la zone d’étude.

2. Contexte géologique
Le site du barrage Taourirt se situe au sein du « Golfe subsidient d’Agadir » qui s’est formé à
L’Oligocène constituant la plaine de « Souss » localisée entre : le massif du haut Atlas situé
au Nord, les plateaux de l’Anti-Atlas au Sud et à l’Est et l’Océan Atlantique à l’Ouest. Les
formations de remplissage de la vallée du Souss sont datées du Néogène et du Quaternaire,
elles comprennent : Le Néogène continental, représenté par de puissants dépôts
conglomératiques au pied du Haut-Atlas ; Plus au Sud, il s’agit d’une formation Flavio-
lacustre essentiellement marno-calcaire, argileuse ou gréseuse, avec des intercalations
conglomératiques.

C’est la « formation du Sous » à laquelle a été attribué un âge plio-villafranchien.

Dans le golf subsidient d’Agadir, le Pliocène ancien est représenté par des calcaires, grès,
Sables consolidés, lumachelles et marnes. Il est couronné par des grès coquilliers du
Moghrabine. La série attient une épaisseur de plus de 600 m par endroit.

3. Plan de situation et schéma géologique


On a essayé à l’aide de la figue ci-dessous, illustrer les périodes géologiques qu’a subis la
zone d’Agadir.

Parmi les principales époques géologiques de la zone, on peut citer : le Jurassique moyen et
supérieure, le Lias et le Trias.

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32
Projet de Fin d’Études
 Le Lias :

Les géologues utilisent le mot Trias comme référence à l’époque de la période géologique
comprise entre 201.3 et 174 Ma. Cette période géologique est caractérisée par la présence des
schistes noirs.

 Le jurassique moyen :

C’est une époque de la période géologique qui s’étendait entre -175.6±3 et -161.2±4 Ma.

 Le jurassique supérieur :

Il est connu aussi par le nom « Malm », c’est l’époque de la période géologique comprise
entre 162.2±4 et 145.5±4. Les dinosaures sont le point le plus caractérisant de cette époque.

 Le trias :

Le Trias fait référence à l’époque de la période géologique comprise entre -252.20.5 et -


201.30.2 Ma. Les substratums de la période Trias, sont constitués essentiellement du grès
bigarré et des calcaires coquillières.

Figure 7:Plan de situation et schéma géologique.

4. Caractéristiques géotechniques et mécaniques des sols


Le substratum de la zone d’étude est composé principalement des marnes ou marno-calcaire,
des alluvions grossières sur le lit de l’oued, et de sable.

Dans ce paragraphe, on va essayer de donner les caractéristiques de ces sols.

a. La marne ou marno-calcaire
 Définition :

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33
Projet de Fin d’Études
Le marne est une roche sédimentaire, composée de plus de 70% de la calcite , et peut
contenir de la silice, de l’argile, des matières organiques et quelques autres minéraux.

La calcite, composante principale de la marne, est une roche facilement soluble dans l’eau, et
composée essentiellement de :

 Carbonate de calcium ;

 Carbonate de Magnésium .

Le tableau ci-dessous donne la terminologie des roches sédimentaires du pôle calcaire au pôle
argile :

Teneur en 95-100 % 65-95 % 35-65 % 5-35 % 0-5 %


calcaire (%)
Roches Calcaire Calcaire Marne Argile Argile
argileux calcaire
Tableau 2:terminologie des roches sédimentaires du pôle calcaire au pôle argile.

 Caractéristiques physiques :
Le marne ou marno-calcaire, a des bonnes caractéristiques physiques. Sa bonne résistance le
rend favorable à l’usage dans plusieurs ouvrages de génie civil.

 Caractéristiques chimiques :

Le marne, et à cause de sa composition de la calcite, est un sol très sensible aux attaques des
acides, comme l’acide Chloridrique ,et l’acide éthanoïque . Le chauffage

aux environs de 900 °C produit l'oxyde de calcium ou chaux vive avec du .

b. Les alluvions
 Définition :

Les alluvions sont des accumulations successives, sous forme de cailloux roulés, de graviers,
de sables ou de limons ou des matériaux arrachés par les eaux courantes
les alluvions sont d’origine des dépôts de sédiments comme le sable par exemple. Ces dépôts
seront transportés ultérieurement par le cours d’eau, et ils vont s’accumuler dans les points de
rupture des pentes.

Le transport des alluvions dépend directement de la vitesse du court d’eau, le tableau suivant
donne une illustration des talles d’alluvions transportées en fonction de la vitesse d’eau :

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34
Projet de Fin d’Études
Vitesse au fond (m/s) Matériaux transportes Dimensions moyennes des
éléments en (mm)
0.15 Limons grossiers 0.4
0.20 Sable fins 0.7
0.30 Sables de rivière 1.7
0.70 Petit gravier 9.2
Tableau 3: illustration des talles d’alluvions transportées en fonction de la vitesse d’eau.

 Utilités des alluvions dans le projet :

Les alluvions grossières qui appartient, généralement, au lit de l’oued, seront utilisées parmi
les matériaux constituants la recharge de la digue.

Ces granulats peuvent être aussi utilisés pour la construction des ouvrages annexes en les
mélangeant avec les ciments pour donner le béton ; Cette dernière utilité des alluvions
nécessite bien sûr le concassage des alluvions pour donner du gravier.

c. Le sable
 Définition :

Le sable est un matériau granulaire, constitue à base de particules prévenantes des roches.

Sa composition peut contenir jusqu’à 180 minéraux, comme le quartz, micas et les feldspaths,
ainsi que les débris des calcaires et des coquillages.

 Utilités du sable :

Le sable est un matériau essentiel en génie civil, car il entre dans la constitution du béton, qui
est à son tour la matière première la plus utilisée dans le domaine. En fait, pour obtenir du
béton, il faut ajouter du liant (les ciments par exemple) au sable et graviers.

 Propriétés générales du sable :

Les forces d’interaction inter-granulaires influencent directement sur le comportement des


sols ayants une granulométrie fine. Pour notre cas, le sable est placé dans la classe des grains
de diamètre d>20 µm, c’est la classe des granulats de faible cohésion.

Dans ce qui suit, on cite les différentes propriétés du sable :

 Bonne résistance au cisaillement ;


 Peu influence par l’eau ;
 Mauvaise cohésion ;
 Pas de résistance à la traction ;

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


35
Projet de Fin d’Études
 Le sable est un type de sol perméable.

III. Conditions naturelles du site


Les principales formations géologiques au niveau de l’axe du barrage se présentent comme

Suit :

 En rive gauche :

Le substratum rocheux est complètement masqué par les terrains de couverture, sauf en

Bas du versant, où la rive, taillée à la verticale, montre des bancs horizontaux d’alternance
marnes jaunâtres et calcaires.

 En fond de vallée :

Le lit de l’oued est tapissé d’une couche d’alluvions grossières, avec un pourcentage
important des supérieurs à 63 mm et une fraction sableuse quasi absente.

 En rive droite :

En rive droite, les terrains de couverture masquent le substratum rocheux, jusqu’à un certain
niveau en hauteur, où l’on relève un affleurement de roche calcaire, fissurée, disposée en
bancs sub-horizontaux, avec un léger pendage vers l’aval. La roche est traversée par des
fissures dans le plan sub-horizontal, parallèle au pendage, comme dans le plan vertical,
perpendiculaire au pendage.

IV. Propriétés générales


1. Coupe géologique selon les sondages de reconnaissance
Des sondages de reconnaissances ont été réalisés suivant l’axe du barrage. La réalisation des
sondages a été accompagnée d’essais d’eau. Une coupe géologique a été élaborée suite au
relevé des carottes et à l’analyse des logues de sondages.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


36
Projet de Fin d’Études

Figure 8:Coupe géologique selon les sondages de reconnaissance.

2. Etanchéité de la retenue
La retenue du barrage Taourirt s’étale sur des dépôts de remplissage en fond de vallée et des
grés. Compte tenu de la faible charge d’eau prévue sur le barrage, l’étanchéité de la retenue
est à priori assurée.

3. Matériaux de construction
Les alluvions grossières constituant les recharges de la digue seront approvisionnées à partir
d’Oued Souss.

Les matériaux fins du noyau étanche seront approvisionnés à partir des berges d’Oued Souss,
notamment en amont de la zone d’embouchure de l’Oued vers la côte Atlantique.

Les matériaux pour filtre drain et transition seront approvisionnés à partir des stations de
traitement des matériaux exploitant les ballastières d’Oued Souss. Le ciment peut être
approvisionné à partir de la ville d’Agadir.

L’eau peut être approvisionnée à partir du puits situé en amont du barrage.

4. Identification des sols


La marne est une roche sédimentaire, mélange de calcite (CaCO3) et d'argile dans des
proportions à peu près équivalentes variant de 35 % à 65 %. Au-delà de 65 % de calcaire, il
s'agit d'un calcaire argileux, tandis qu'en deçà de 35 % de calcaire, on parle d'argile
calcaire (parfois « argile calcareuse » ou « argile calcarifère ».

V. La topographie
Au droit du site du barrage, le lit mineur de l’oued est d’une largeur moyenne de 20 m.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


37
Projet de Fin d’Études
La rive gauche présente une pente relativement faible d’environ 7° par rapport à l’horizontale.

La rive droite plus raide présente une pente d’environ 15° par rapport à l’horizontale. Le
tableau (annexe1) représente la variation du volume et de la surface de la retenue en fonction
de la cote. La courbe Hauteur-Surface-Volume (HSV) correspondante est donnée en annexe
1.

La bonne connaissance topographique de la zone, nous donne l’avantage de connaitre


plusieurs choses, comme les volumes et les natures des fouilles, le choix de la variante, …

1. Définition des fouilles


Les niveaux de fouilles retenus pour le barrage sont :

Rive gauche : l’essentiel des fouilles consiste en l’élimination des pans rocheux détachés et
d’éboulis de pente. Le niveau des fouilles retenu en cette rive est de l’ordre de 2 m.

Rive droite : les terrassements vont porter sur l’élimination d’éboulis de pente. Le niveau des
fouilles retenu est de l’ordre de 4 à 5 m.

Fond de vallée : les travaux de fouilles consistent à enlever le remplissage alluvial masquant
le substratum rocheux. Le niveau de fouilles retenu est de 8 m environ. Les fouilles
susmentionnées sont données à titre indicatif et devront être adoptées pendant la phase de
construction.

Conclusion
L’étude géologique géotechnique est une partie nécessaire au dimensionnement d’un tel
ouvrage de génie civil. La nature des sols de fondations et des rives, et la topographie de la
zone, sont tous des facteurs favorisants la construction d’un barrage en terre zoné.
En ce qui suit, on va illustrer les raisons qui ont milité pour ce choix :
Matériaux fins disponibles sur place, dans la retenue et à l’aval du futur barrage ;
Vallée trop large pour une solution de barrage poids ;
Topographie assez plate en rive gauche favorable à l’emplacement de l’évacuateur ;
La taille du barrage est définie selon l’existence d’un puits à l’amont.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


38
Projet de Fin d’Études

Chapitre 3 : Etude hydrologique.

Introduction :
L'étude hydrologique pour la réalisation d'un ouvrage hydrotechnique révèle une importance
considérable. Le but est donc de mettre en évidence les paramètres hydrologiques de l'oued
tels que les débits des crues, les apports du bassin versant (apports liquides et solide) qui
constituent la base de dimensionnement des ouvrages constituant l’aménagement.

L’absence des stations hydrométriques le long de l'oued Ighzer Laarba, les apports provenant
au barrage seront estimés en utilisant les formules empiriques et les données pluviométriques
des stations les plus proches pour aboutir à des résultats satisfaisants, et aussi proches que
possible des conditions naturelles.

L’objectif du présent chapitre est l’estimation des débits de crues pour différentes périodes de
retour et l’évaluation des apports liquides du bassin versant.

La première partie de ce chapitre sera consacrée à une préparation des données nécessaires
pour l’étude des débits des crues, et l’évaluation des apports aussi bien solides que liquides.
En conséquence , on va étudier les axes suivants :

 Détermination des caractéristiques du bassin versant et du cours d’eau ;


 Calcul du coefficient de ruissèlement ;
 Calcul du temps de concentration par différentes méthodes ;
 Etude de crue : laminage ;
 Evaluation des apports liquides et solides.

La seconde partie est dédiée à l’exploitation de ces données et à l’estimation, d’une part, les
débits de crue, et d’autre part l’évaluation des apports du BV.

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39
Projet de Fin d’Études
I. Détermination des caractéristiques du BV et de cour d’eau
Pour la réalisation de l’étude des crues, on propose de suivre les étapes suivantes :

 Délimitation du bassin versant sur une carte topographique à l’échelle de 1/50000, et


détermination des caractéristiques géométriques de ce dernier (superficie, longueur du
talweg, dénivelée maximale.).
 Calcul du temps de concentration (ou temps de pointe) en utilisant des formules
empiriques.
 Les débits de pointe seront calculés par :
 La méthode rationnelle,
 La méthode de l’USSCS,
 Les formules empiriques (Mallet-Gauthier, Fuller II et Hazan-Lazarevic),
 Calcul des débits de pointe pour les fréquences rares (1/20, 1/50, 1/100, 1/1000
et 1/10000) en utilisant la méthode du Gradex.

Ces méthodes sont présentées dans les paragraphes suivants.

1. Délimitation du bassin versant


 Le bassin versant, unité fondamentale dans l’étude hydrologique
 Définition

Le BV est l’élément de référence en hydrologie, c’est une zone délimitée par les lignes de
partage des eaux. Autrement dit , les lignes de crête. Le BV est donc un espace drainé par un
ou plusieurs cours d’eau convergeant toutes vers un seul point appelé l’exutoire. On peut
divisé le bassin versant en deux éléments.

 Eléments du bassin versant :


 L’exutoire est le point le plus bas du bassin versant, à partir duquel on peut tasser le départ
et l’arrivée des lignes de partages. L’ensemble des eaux qui tombent sur le bassin versant
se rassemblent vers ce point unique, qui s’appelle l’exutoire.
 Lignes de partage des eaux sont des lignes de limites entre les bassins versants. Pour
mieux clarifier, de chaque côté de ces lignes, les eaux s’écoulent dans des directions
différentes.

La figure ci-dessous représente un schéma simplifié du bassin versant :

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40
Projet de Fin d’Études

Figure 9:Eléments d’un bassin versant.

 Types de bassins versant :

La forme du bassin versant influence l’allure de l’hydrogramme de crue et donc le type


d’écoulement sur le bassin versant. On peut parler de deux types de bassins :

 Bassin allongé : ce type de bassin favorise les faibles débits de pointes. En fait, sa forme
allonge implique un grand temps de concentration, donc les débits de crues seront plus
faibles.
 Bassin arrondi : ce type présente un temps de concentration faible, donc, favorise les
grands débits de crues.

2. Procédure de délimitation
La délimitation du bassin versant est effectuée au moyen de la carte topographique de la zone
d’étude, à l’échelle de 1/50000, et par le logiciel " Autocad " selon les étapes suivantes :

 Repérage de cours d'eau :

Le repérage du cours d'eau principal et ses affluents est une étape essentielle pour l’étude du
bassin versant, d’où la nécessite de bien déterminer les cours d’eau pour réussir l’étude
hydrologique.

 Détermination de l’exutoire :

Pour déterminer l’exutoire du bassin versant, on cherche l'endroit où le cours d'eau principal
rejoint un plan d'eau ou point de confluence.

 Détermination des crêtes :

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41
Projet de Fin d’Études
Le repérage des point sommets où il y'a les crêtes est une étape nécessaire à la connaissance
de la zone d’étude.

L’identification de la crête se fait directement sur la carte topographique du bassin versant.

 Les lignes de partages des eaux :

Puis par une ligne continue, on relie entre les crêtes pour tracer la ligne de partage des eaux
qui délimite notre bassin, tout en respectant les conditions suivantes :
 Eviter l'intersection de la ligne de partage avec les affluents du cours d’eau ;
 Eviter de joindre les affluents des autres bassins.
 Délimitation du bassin versant :

La délimitation de bassin versant de notre étude est réalisée sur la carte topographique ci-
dessous, et représentée par un trait fin.

Figure 10:Délimitation du bassin versant sur la carte topographique à l’échelle de 1/50000.

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Projet de Fin d’Études
3. Les facteurs qui influencent l’hydrogramme produit par un bassin versant
 La taille du bassin versant : Les débits arrivent à l’exutoire d’un grand bassin versant
sont importants. En réalité, la taille du bassin versant influence directement sur
hydrogramme de crue, car, les quantités d’eau qui tombent sur un grand bassin sont plus
importantes que celles tombées sur un petit bassin.
 La pente : or la pente aigue favorise la présence des écoulements a grandes vitesses, par
contre à la faible pente.
 La géométrie du bassin versant.
 L’imperméabilité des sols du bassin versant.
 Topographie des reliefs de la zone.
 La capacité de rétention.

Typologie des cours d’eau : La typologie du cours d’eau peut être définie selon plusieurs
descriptions et paramètres .Dans ce cadre , on peut classifier le réseau du bassin versant en
suivant l’exemple de Strahler . on peut déterminer deux paramètres .

 La densité de drainage
 Rapport de confluence

Sinon ,la longueur de la rivière peut être définie a partir de la relation de Hack.

 La classification de Strahler : permet de décrire avec précision le développement du


réseau de drainage du bassin de l’amont vers Laval. Elle est facilitée par un système de
numérotation des tronçons de cours d’eau en commençant par les affluents et en
arrivant au cours d’eau principal.la classification de Strahler donne donc, une idée sur
la ramification du cours deau.la figure ci-dessous montre un exemple de numérotation
par la méthode de Strahler :

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Projet de Fin d’Études

Figure 11:la classification de Strahler.


 La densité de drainage : est un paramètre introduit par Horton, qui représente la longueur
totale du réseau hydrographique par unité de surface du bassin versant. La densité de
drainage est donnée par la relation suivante :

Avec :

: est la densité de drainage en ( );

: Longueurs des cours d’eau ( );

: La superficie du bassin en ( ).

 Rapport de confluence : est un paramètre sans dimension qui exprime le développement


du réseau de drainage d’un bassin versant. Selon Strahler, le rapport de confluence varie
entre 3 et 5 pour les régions ou la géologie n’a aucune influence ; pour le bassin versant de
forme allongée ou des vallées étroites et pentues, le rapport de confluence est assez élevé ;
tandis que pour les basins versant de type circulaire, la valeur de varie dans les
environs de 2.25.

Le rapport de confluence est donne par la formule suivante :

Avec :

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44
Projet de Fin d’Études
: Le nombre de cours d’eau de l’ordre u selon la classification de Strahler ;

: Nombre de cours d’eau de l’ordre suivant ;

: Le rapport de confluence.

 La répartition des superficies du bassin para rapport à l’exutoire : Hack a donné une
relation entre la longueur de la rivière et la surface du bassin versant. Cette relation donne
une courbe aire-distance qui permet de visualiser clairement la répartition des superficies
du bassin par rapport à l’exutoire. En outre, cette répartition affecte le mode de
ruissellement à travers la surface du bassin et donc influe la réponse hydrologique du
système. Hack (1957) donna la relation comme suite :

: Longueur de la rivière en .

A : l’aire du bassin versant en .

II. Caractéristiques morpho-métriques du bassin versant


Dans cette partie, on va détailler les caractéristiques du bassin versant. Après, on va calculer
les paramètres nécessaires à l’identification du bassin de notre étude.

1. La superficie du BV :
La surface d’un bassin versant est l’aire qui joue le rôle d’un récepteur de précipitations, puis,
les transforment vers les cours d’eau qui a leurs tours les transforment à l’exutoire ;

La surface du bassin versant est déterminée au moyen de :

 Formules de calcul :
 Méthodes numériques de digitalisation :

Pour aboutir à la compréhension d’un phénomène hydrologique (érosion, comportement d’un


bassin versant,), il est nécessaire d’avoir une représentation du terrain, ceci est facilité par ce
qu’on appel : « les méthodes numériques ».

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45
Projet de Fin d’Études
Ainsi, le développement moderne d’acquisition et de mise à disposition d’information digital
a rendu possible de représenter la topographie de n’importe qu’elle zone à l’aide des modèles
numériques MNE (méthode numérique d’élévation) et MNT (méthode numériques terrain).

L’importance de ces modèles numériques ne s’arrête pas sur le domaine du génie civil, mais
elle s’étend sur plusieurs autres domaines. Dans ce qui suit, on va essayer de clarifier le
terme « model numérique ».

 Le MNT : le model numérique du terrain est une représentation topographique d’une


zone terrestre sous forme numérique qui sera ensuite adopte par un logiciel de calcul
numérique. En réalité, le MNT désigne la représentation en 3D ou en 2D de la surface de
zone étudiée, sans tenir compte des objets présents (arbres, bâtiments, etc.). Le modèle
numérique a beaucoup d’autres utilisations, comme :
 Modélisation des écoulements.
 Modélisation des glissements des terrains.
 Précision agricoles et forestières.
 Ingénierie des conceptions d’infrastructures.
 Rectification des images satellitaire.
 Modélisation des terrains récepteurs des réseaux d’assainissement liquide, par moyen
de logiciel COVADIS.

La figure ci-dessous donne un exemple d’une zone modélisée à l’aide du modèle MNT :

Figure 12 :exemple du modèle numérique de terrain MNT.


 La représentation MNE : modèle numérique d’élévation, désigne aussi la représentation
topographique d’une zone terrestre, mais son point de différence avec le modèle MNT,
c’est qu’elle comprenne aussi les élévations des plantes et des bâtiments.

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Projet de Fin d’Études
La figure page suivante donne un exemple d’une zone modélisée à l’aide du modèle MNE :

Figur
e 13:exemple d’une zone modélisée par le MNE.

 La différence entre le modèle MNT et modèle MNE :

Comme on dit précédemment, la seule différence entre les deux modèles c’est que le modèle
numérique d’élévation MNE, mis en place les différents objets qui existent dans la zone.

On peut illustrer la différence MNT et MNA par la figure ci-dessous :

Figure 14: différence entre le MNT et MNE.

2. Le périmètre du BV :
Le périmètre est une caractéristique de longueur très utilisée dans la description des bassins
versants, exprime généralement en Km, il représente le contour du bassin. En fait, sa mesure
se fait par un le curvimètre ou bien à l’aide du traçage du périmètre stylise du bassin versant
en laissant son contour.

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Projet de Fin d’Études
Le résultat de mesure de périmètre pour le cas de notre étude est : P=31 km.

3. La forme du BV :
Comme on a dit précédemment, la forme du bassin versant est un facteur important dans
l’étude de n’importe quel projet hydraulique. Dans ce sens, Gravelius et Horton ont donné
deux coefficients qui caractérisent la forme du bassin versant :

 L’indice de Gravelius :

L’idée de l’indice de Gravelius est de comparer le bassin étudié et un bassin de forme


circulaire, dite forme standard, prise comme référence. En effet, Gravelius a définit
comme le rapport entre le périmètre du bassin étudié et celui d’un cercle de même surface :

=0,28

Avec :

P : est le périmètre du BV en ;

A : la surface du BV en .

Cet indice est proche de 1 pour un bassin versant de forme quasiment circulaire et supérieure
à 1 lorsque le bassin est de forme allongée.

Résultat de calcul :

Pour le bassin versant étudié dans ce mémoire de fin d’études, c’est-à-dire du barrage de
Taourirt d’Agadir, On a :

>1 donc le BV a une forme allongée.

 L’Indice de forme de Horton :

Un autre indice pour évaluer la forme du bassin versant est l’indice de forme de Horton,
exprimé par la relation suivante :

Avec :

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Projet de Fin d’Études
S : surface du BV en ;

L : longueur du cours d’eau principal en Km.

Horton relie la forme du bassin versant, au résultat de calcul du coefficient ,comme suit :

Si <1 : le BV a une forme allongée.

Si >1 : le BV a une forme ramassée.

Résultat de calcul :

Pour le cas du bassin de notre étude :

On a : , Donc le BV a une forme allongée ;

On remarque que les deux méthodes, Gravelius et Horton, mènent au même résultat : bassin
versant de type allongé.

4. Les altitudes caractéristiques du BV :


 L’altitude maximale et minimale :

L’altitude maximal représente le point le plus élevé du bassin versant, tandis que
l’altitude minimal représente l’altitude le plus faible du BV ; Généralement
coïncide avec l’altitude de l’exutoire.

Ces deux caractéristiques sont tirées directement de la carte topographique du site, et sont
exprimées en mètre (m).

L’altitude est obtenue directement de la carte topographique.

L'altitude maximale représente le point le plus élevé du bassin tandis que l'altitude minimale
considère le point le plus bas.

Pour le bassin d’étude , les altitudes caractéristiques obtenues par la carte topographique :
=744.9NGM et =0 NGM.

Le tableau suivant récapitule les caractéristiques géométriques du bassin versant de l’Oued


Taourirt :

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Projet de Fin d’Études

Le paramètre Valeur du paramètre


Superficie du BV en 37
Périmètre en 31
Indice de Gravelius 1.43
Indice d’Horton 0.22
L’altitude maximale 744.9
L’altitude minimale 0
Tableau 4: les valeurs des paramètres caractéristiques du BV.

III. Caractéristiques d’un réseau hydrographique


Un réseau hydrographique est un organisme d'écoulement d'importance très variable, formé
par un ensemble d'éléments linéaires hiérarchisés. L'espace drainé est un bassin
hydrographique (bassin versant) délimité par des lignes de partage des eaux qui le séparent
des réseaux adjacents. Quand il s'agit d'un réseau d'oueds, la partie fonctionnelle (bassin
ruisselant) peut être très réduite en raison d'une aridification du climat depuis sa constitution ;
cette dégradation du drainage se manifeste par des discontinuités entre ses éléments et par
l'édification de bouchons dunaires dans les lits.

1. La pente moyenne du cours d'eau


La pente moyenne du cours d’eau influence la vitesse avec laquelle l’eau se rend à l’exutoire
du bassin versant, et par suite, elle influence le temps de concentration du bassin versant. La
variété du temps de concentration selon le changement des pentes, influence les débits
maximaux observés. En fait, une pente aigue implique une vitesse d’écoulement assez grande,
et donc des débits importants. Tandis qu’une pente douce ou nulle ne donne à l’eau le temps
nécessaire pour s’infiltrer entièrement ou partiellement, selon les caractéristiques du sol.

Avec :

: Pente moyenne du cours d’eau en (m/km) s’exprime en % ;

: Altitude moyenne du bassin versant (m) ;

: Longueur du cours d’eau principal (km).

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Projet de Fin d’Études
Une autre méthode très utilisée pour le calcul de la pente moyenne des cours d’eau. Elle est
donnée par la relation suivante :

= =

Le calcul de la pente moyenne par la méthode empirique est plus faible . le tableau ci-dessous
donne les valeurs des paramètres du BV :

Paramètres Longueur (m) (m) ΔZ (m) Pente


(km) moyenne
Valeurs 13 982.9 238 744.9 0.0573
Tableau 5:calcul de la pente moyenne par la méthode empirique.

2. Longueur du cours d’eau principal


C’est la distance curviligne depuis l’exutoire jusqu’à la ligne de partage des eaux, en suivant
toujours le segment d’ordre le plus élevé. La mesure de la longueur du cours d’eau se fait à
l’aide du logiciel « AUTOCAD », en utilisant l’outil « COTATION-LINEAIRE », qui existe
dans la barre d’outils. Elle peut se faire aussi par moyen d’un fil curviligne, dans le cas où on
disposition d’une carte topographique sur papier. Cette dernière mesure est peu fiable et
possède une grande marge d’erreurs.

Directement à partir du plan topographe on de la longueur du cours d’eau principal, « Oued


N’tya » est : .

3. La couverture végétale :
Le rôle du couvert végétal est assez important pour le contrôle du phénomène de l’érosion. En
effet, un couvert végétal est autant plus efficace dans l’absorption de l’énergie cinétique des
gouttes d’eau de pluie, du cou, il ralentit les écoulements de ruissellement, et donc, il permet
la conservation des bonnes qualités du sol. Son action se joue à deux niveaux :

 Interception d’une partie des eaux des précipitations dont une part est restituée à
l'atmosphère par l'évapotranspiration ;
 Retardement du ruissellement et atténuation des crues par un couvert végétal dense.

4. Récapitulatif des caractéristiques du bassin versant


Le bassin versant du site du barrage Taourirt a été délimité sur une carte topographique. Les
caractéristiques géométriques de ce bassin sont consignées dans le tableau ci-dessous :

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Projet de Fin d’Études
BASSIN SURFACE LONGUEUR PERIMETRE PENTE DE
VERSANT TALWEG %
TAOURIRT 37 13 31 5.73
Tableau 6:Les caractéristiques géométriques du bassin.

5. Le coefficient de ruissellement
Le coefficient de ruissellement est accordé aux apports moyen annuelles d’un bassin versant,
il est défini par la hauteur d’eau ruisselée sur la hauteur d’eau précipite. Ce coefficient est
assez complexe à déterminer exactement. En effet, il dépend de la nature du sol (argile, sable,
limons...), de la couverture du sol (foret, culture, zone habitat…), de la pente des reliefs, de
l’intensité de pluie et d’autres facteurs climatologiques.

Dans le cas où la zone de projet est composée de plusieurs surfaces, on fait recours à la
relation ci-dessous pour estimer la valeur du coefficient de ruissellement :

Pente moyenne du Talweg en (%)


Entre 0 Entre 1 Entre 5 Entre Entre Entre
et 1% et 5% et 10% 10et 15 et 20 et
15% 20% 25%
Pluie
annuelle 300<P<500 5% 10% 15% 20% 25% 30%
En
(mm) 500<P<700 10% 15% 20% 25% 30% 35%

>700 15% 20% 25% 30% 35% 40%


Tableau 7:les valeurs du coefficient de ruissellement.
Dans le cas de notre étude, le barrage de Taourirt d’Agadir, on a :

 Une pente de talweg de : I=5.73%=0.0573 ;


 Une pluviométrie moyenne annuelle : 300 < P < 500.

Ce qui donne un coefficient de ruissellement : .

IV. Temps de concentration


1. Définition
Temps de concentration : Le temps de concentration est le temps écoulé entre le début d’une
précipitation et l’atteinte du débit maximal à l’exutoire du bassin versant.

Il correspond au temps écoulé par une particule d’eau tombée dans la zone la plus éloignée de
l’exutoire, pour arriver à l’exutoire du bassin versant.

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Projet de Fin d’Études
En hydrologie, on ne peut pas parler de la sollicitation des surfaces du bassin versant, avant
l’écoulement du temps de concentration au moins. On désigne dans ce cas, par le terme
sollicitations, la contribution des surfaces a l’écoulement. En réalité, pour un épisode pluvieux
qui dure moins que le temps de concentration, seulement une partie de la surface du bassin
contribuera aux débits arrives à l’exutoire.

La forme du bassin versant influence aussi le temps de concentration. Dans ce contexte, la


figure ci-dessous montre la différence entre deux bassins de formes différentes :

Figure 15:influence de la forme du bassin sur le temps de concentration.

2. Méthodes de calculs
Le calcul du temps de concentration du bassin versant se fait par plusieurs formules, le
tableau annexe 2 illustre toutes les formules de calcul.

Le calcul du temps de concentration au niveau du bassin versant du site objet de l’étude en


utilisant les différentes formules empiriques citées dans le tableau annexe 2 donne les
résultats suivants (voir le tableau en annexe 3).

Pour le choix de la valeur qu’on va adopter dans ce mémoire de fin d’études, on va se baser
sur la méthode de l’écart-type. En fait, on a calculé la moyenne de toutes les résultats obtenus,
ensuite, on a choisi la formule ayant l’écart type le plus faible par rapport à la moyenne de
l’échantillon résultant.

La valeur du temps de concentration adopte pour notre étude est : .

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Projet de Fin d’Études
V. Etude de crues
1. Introduction à l’étude de crue
Pour les projets contre les inondations, la détermination du débit est parmi les étapes
embryonnaires et primitives, la protection contre les ravages et la délimitation des zones
inondables. Plusieurs méthodes pour estimer les crues ont été développées, notamment les
formules empiriques qui incluent les caractéristiques physiographiques du bassin et les
méthodes qui se basent sur l’analyse des fréquences des crues.

Le choix convenable de la méthode de calcul de débits se fier par des opérateurs comme suit :

 L’objectif conçu : pour la détermination du débit, on peut faire une comparaison entre la
méthode qui se base sur le calcul du débit de pointe, avec la méthode qui détermine le
volume d’écoulement pendant la période de crue.
 Les donnes à usage unique : les donnes hydrologiques collectés sur une longue période
exercent une clarté lors de l’application des méthode statistiques, cependant, le succès est
stoppé par des donnes a court termes.
 Les caractéristiques du bassin : ces opérateurs se voit dans la définition du ruissèlement
et le débit dans le bassin.

L’étude de crue d’un projet se base sue deux notions :

 La crue de chantier : lors de la conception d’un ouvrage hydraulique, ingénieur doit


passer par une étape primordiale, c’est celle de la protection du matériel et du bien
nécessaires à l’exécution du projet : c’est la protection du chantier.la procédure de
protection du chantier passe par l’étude de la crue contre laquelle il est décidé de protéger
le chantier durant la construction de l’ouvrage, elle sert également pour le
dimensionnement des ouvrages de dérivation ;
A titre indicatif, c’est un débit estimé pour un temps de retour de 100 ans pour un barrage
en terre et un temps de retour de 20 ans pour un barrage en béton.
 La crue de projet : Comme pour tous les ouvrages hydrauliques, c’est la crue de sécurité
pour laquelle on doit estimer les risques qui vont endommager notre barrage.
C’est une autre étape de calcul des ouvrages hydrauliques. Cette étude sert généralement
au dimensionnement des ouvrages annexes (d’évacuation des crues et la vidange de fond).
A titre indicatif, c’est un débit estimé pour un temps de retour de 10000 ans pour un
barrage en terre et un temps de retour de 1000 ans pour un barrage en béton.

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Projet de Fin d’Études
L’étude des crues, la crue de projet et la crue de chantier, permet de dimensionner le corps du
barrage : la digue. Sans aucun doute, l’étude de crue permet de savoir une partie des apports
que le barrage va réceptionner pendant sa durée de vie, et donc, nous donne une idée sur la
hauteur de la digue.

Pour l’étude de crue d’un ouvrage hydraulique quelconque, il y’on a plusieurs méthodes.
Dans ce qui suit, on essayera d’illustrer quelque unes.

2. Méthodes statistiques
Les événements hydrologiques provoquent toujours des difficultés dans leurs déterminations,
à cause du changement des variables par rapport le temps et l’espace. Dans un tels cas, on se
base des approches probabilistes.

Ces méthodes supposent que les événements sont indépendants les uns des autres dans le
temps, c'est-à-dire que leur chronologie et leur ordre de grandeur ne sont pas reliés à des
événements antérieurs. Ces méthodes se basent sur l’ajustement des lois de probabilités a des
séries statistiques de débits instantanés maximum annuels observes ou des pluies journalières
maximum. L’objectif de cet ajustement est de déterminer les paramètres de cette loi qui sera
le modèle proposer comme une observation.

Le choix de la modélisation qui calcul le débit maximums et les pluies maximums pour
nombreux probabilité d’occurrence (période de retour) tient aux hydrologues. Deux facteurs
influencent à ce choix :

La représentation de la série considérée, ensuite, le choix de la loi probabilités susceptible à


s’adopter à cette série de donnes.

Il existe de nombreuses lois de probabilité qui sont usuellement utilisés en hydrologie :

 Loi de Galton ou Log-normale.


 Loi de Gumbel.
 Loi de Fréchet (Gumbel en log).
 Loi de Gamma (Pearson III, et Pearson V).
 Loi de Gamma Généralisée.

Dans l’étude de tel projet, on utilise généralement l’ajustement par la loi de Gumbel.

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55
Projet de Fin d’Études
3. Méthodes hydrométéorologiques
a. Méthode de Gradex
 Généralités :

Pour la gestion des bassins versants et des aménagements hydrauliques, il est important de
pouvoir estimer des débits de crue de différents temps de retour. Pour ce faire, plusieurs
méthodes ont été conçues dont l'analyse fréquentielle de longues séries de données. La
méthode du GRADEX, dérivée de l’analyse fréquentielle des séries temporelles, permet aussi
de rechercher les débits maximaux de crues pour des fréquences d’apparition rares à très rares
lorsque l’on dispose notamment d’une longue série de pluie et d’une courte série de débit.

La méthode de Gradex est une méthode graphiques développer en 1967 par les ingénieurs
GILLAUT ET DUBANT,qui fait l’étude de la sécurité des grands barrages, est utilisée
couramment en France pour l’estimation des débits de fréquences rares et exceptionnelles. La
méthode utilise l’information pluviométrique pour extrapoler la distribution de fréquence des
débits.

La méthode part du principe que lorsque le débit dépasse une certaine valeur, le sol est saturé.
Cette valeur, nommée débit seuil (ou point pivot), peut varier du débit décennal au débit
cinquantennal, selon les sols et les caractéristiques du bassin versant. Ainsi, pendant le temps
de base de ruissellement D (assimilé à la durée caractéristique), tout accroissement de pluie
induit le même accroissement en débit.

Il est conçu pour les bassins versant :

 Relativement imperméable et dont la surface varie entre 0 à 5.000 km² ;


 Le temps de concentration, de ruissellement ou d'écoulement rapide est de 1 h à 4
jours ;
 Les crues exceptionnelles sont provoquées essentiellement par la pluie ;
 Des bassins dans lesquels la fonte des neiges et des glaces ne joue pas de rôle
déterminant.
 La méthode Gradex s’appuie sur différentes hypothèses :
 Les débits maximums recherchés sont provoqués uniquement par des pluies maximales,
uniformément réparties sur le bassin.
 Les pluies maximales et les débits correspondants (débits maximaux) suivent une même
loi de distribution statistique, dite des "extrêmes" en raison de la nature du phénomène
recherché (crues rares). Ceci exprime surtout le fait qu’à partir d’une certaine valeur de

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56
Projet de Fin d’Études
pluie, le comportement asymptotique du débit sera identique à celui des pluies. Selon les
auteurs de cette méthode, ce seuil représente le taux de saturation du bassin qui est atteint
après un événement pluviométrique qui provoque un débit décennal (T = 10 ans).
 Ajustement des précipitations maximales journalières annuelles selon une distribution de
Gumbel.
 La loi de Gumbel :

L’objectif de cette étape est d’estimer les pluies maximales correspondantes à un certain
temps de retour, c’est-à-dire à une certaine probabilité d’apparition donnée.

L'analyse fréquentielle d'une longue série de pluies maximales permet d’estimer le temps de
retour d'une valeur particulière. Cette prédiction repose sur la définition et la mise en œuvre
d’un modèle fréquentiel qui est une équation décrivant (modélisant) le comportement
statistique d’un processus. Ces modèles décrivent la probabilité d’apparition d’un événement
de valeur donnée. C’est du choix du modèle fréquentiel (et plus particulièrement de son type)
que dépendra la validité des résultats de l’analyse fréquentielle.

La fonction de répartition de la loi de Gumbel F(x) s’exprime de la manière suivante :

Avec :

u la variable réduite qui s’écrit comme suite :

a et b : les paramètres du modèle de Gumbel.

La distribution s’écrit alors de la manière suivante : .

Autrement :

L’avantage d’utiliser la variable réduite est que l’expression d’un quantile est alors linéaire :

En conséquence, dès lors que les points de la série à ajuster peuvent être reportés dans un
système d’axes , il est possible d’ajuster une droite qui passe le mieux par ces points et
d’en déduire les deux paramètres a et b de la loi. L’estimation des paramètres a et b de

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57
Projet de Fin d’Études
l’ajustement peut se faire graphiquement (ajustement à l’œil ou à l’aide d’une régression
statistique), ou selon une méthode mathématique comme celle des moments.

En pratique il s’agit essentiellement d’estimer la probabilité de non dépassement, ) qu’il


convient d’attribuer à chaque valeur . Il existe de nombreuses formules d’estimation de la
fonction de répartition à l’aide de la fréquence empirique. Elles reposent toutes sur un tri de la
série par des valeurs croissantes permettant d’associer à chaque valeur son rang r. Des
simulations ont montré que pour la loi de Gumbel, il faut utiliser la fréquence empirique de
Hazen :

Avec :

r : est le rang dans la série de données classée par valeurs croissantes ;

n : est la taille de l’échantillon ;

: la valeur de rang r.

Rappelons encore que le temps de retour T d'un événement est défini comme étant l'inverse de
la fréquence d'apparition de l'événement, Soit :

A l’aide de l’ajustement, il est alors possible d’estimer la pluie maximale pour un temps de
retour donné.

Avec :

: la fréquence d’apparition de l’évènement correspondant à la valeur .

 Méthode appliquer pour le choix de la distribution : Méthode des moments.

La méthode des moments consiste à égaler les moments des échantillons avec les moments
théoriques de la loi.

Autrement dit : la méthode des moments consiste à égaler les caractéristiques de la


distribution (empirique) des échantillons avec les caractéristiques théoriques de la loi. Les
caractéristiques utilisées pour décrire une distribution sont les moments dont les plus connus

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58
Projet de Fin d’Études
sont la moyenne et la variance (la moyenne d’une distribution est appelée premier moment, la
variance est le deuxième moment). Les moments d’ordre plus élevés sont utiles pour
caractériser d’autres aspects de la distribution. Le troisième moment est par exemple lié à
l’asymétrie ou la dysmétrie.

Par la méthode des moments les paramètres a et b sont calculés d’après les formules :

Avec :

: la constante d’Euler.

σ : écart-type des valeurs composant l’échantillon.

μ : moyenne de l’échantillon.

Dès lors il est possible d’estimer les pluies dont la représentation graphique est une droite
d’équation : .

Avec :

: la variable réduite.

a et b : les variables de la loi de Gumbel.

 L’application de la méthode du GRADEX implique plusieurs contraintes :


 La durée des pluies considérées doit strictement correspondre à celle des débits (même Δt
et en général 24 h). Elle est conditionnée par le temps de concentration des eaux du bassin
au point d’intérêt.
 Les unités des pluies et des débits doivent être identiques, si l’on procède à l’application
de cette méthode en utilisant la loi de Gumbel (en mm/24h).
 Les limites d’application de cette méthode sont conditionnées par des temps de
concentration tc variant de 1 heure à 4 jours.
 Il convient encore de signaler que les résultats obtenus par extrapolation sont des débits
maximaux moyens qui résultent de pluies maximales moyennes. Il s’agit donc de
multiplier ces valeurs de débits par le coefficient de pointe moyen

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59
Projet de Fin d’Études
( ), pour obtenir le débit maximum
instantané.

b. Méthode Rationnelle :
Cette méthode repose sur le principe suivant : le débit à l’exutoire d’un bassin soumis à une
averse homogène dans le temps et dans l’espace d’intensité I, atteint son maximum lorsque la
durée de l’averse est égale au temps de concentration du bassin versant.

Le débit maximal est donné par la formule : .

Avec :

: Coefficient de ruissellement.

: Intensité de l’averse ayant une durée égale au temps de concentration du bassin, et de


fréquence égale à celle du débit cherché. Exprimée en .

: superficie du BV en .

Remarques :

 Les intensités sont déduites à partir des courbes (Intensité-Durée-Fréquence) connues pour
la région.
 Les coefficients de ruissellement sont estimés à partir des données relatives au relief, aux
perméabilités et aux surfaces.
 Domaines d’utilité de la méthode rationnelle :

Afin d’applique la méthode rationnelle dans un projet d’étude hydraulique, il faut respecter un
certain nombre de restrictions :

La méthode rationnelle est appliquée aux les bassins versants ayants des superficies
inferieures a 150 km2, afin que la pluie soit uniforme et constante sur tout le bassin versant et
que la durée de l’averse excède le temps de concentration.

 Procédure d’application de la méthode rationnelle :


 Premièrement on calcul l’intensité de pluie selon la relation suivant :

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60
Projet de Fin d’Études
Avec :

: est la pluie maximale en fonction d'une période de retour et un temps de


concentration donné.

 Ensuite, on calcule pour la période de retour déca-milléniale, qui est obtenue par
l’ajustement statistique de l’échantillon des pluies journalières maximales annuelles
.

 On procède par la loi de Galton (ou log-normal), appliqué par le logiciel « Hyfran-plus » ;
 On majore de 15% (coefficient traduisant la coulissante de la pluie) pour le passage des
pluies journalières aux pluies en 24 heures, ;

 Puis on calcul les pluies, pour un temps de concentration donnée, par la formule suivante :

: le coefficient de Montana régional.

:la pluie sur une durée de 24 h.

: le temps de concentration du BV.

Les valeurs adoptes au coefficient de Montana au Maroc sont illustres dans le tableau de
l’annexe 4.

 Limites de la méthode :
 La méthode rationnelle se base sur le principe de : « La période de retour de la pointe de
crue est égale à celle des précipitations qui ont généré ladite crue » ; ceci pourrait être
inutile pour le cas des bassins ou la réponse aux pluies est fonction des caractéristiques
antécédentes du bassin versant.
 Durant le calcul par cette méthode, on suppose que le coefficient de ruissellement est
constant sur la totalité su bassin versant, ce qui n’est pas toujours vrai.
 Pour les intensités, ce n’est pas toujours le cas de poser une intensité d’une précipitation
uniforme en entier pendant le temps de l’orage, vue que les bassins versants sont vastes.

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Projet de Fin d’Études
c. Méthode empirique :
Lorsque les donnes hydrologiques sont insuffisantes pur l’utilisation des méthodes
précédentes (statistique, hydrométéorologiques), on a recours à ce qu’on appel : les méthodes
empiriques, qui sont basées sur un ensemble de formules mathématiques visant à établir une
relation entre les paramètres de l'écoulement en période des crues, et les facteurs
conditionnant la nature géomorphologique et pluviométrique.

 Formule de Fuller :

Est une formule proposée par Fuller en 1914, conçue pour des débits de temps de retour
supérieure à 100 ans. Elle tend à surestimer le débit de crue maximal dans le cas des petits
bassins versants, sa forme générale est :

Avec :

: le débit de crue en , correspondant au temps de retour ;

: Moyenne des débits maximaux journaliers de chaque année.

La version marocaine, établie par Bouziane (1997) mentionne la formule suivante, pour
l'estimation de la crue de période de retour :

Avec :

: Débit de pointe en m3/s de période de retour ;

: Superficie du bassin versant en ;

: Paramètre régional variant selon la nature de relief :

Valeur de N Région
80 Plaines

85 Reliefs accidentés
100 Montagnes

Tableau 8:valeurs de N selon les régions-formule de Bouziane.

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Projet de Fin d’Études
a : est un coefficient qui vari aussi selon les régions. Ses valeurs sont données par le tableau
suivant :

Valeur de a Région
0,7à 0,8 Régions humides
0,8 à 2 Régions arides
3 à 3,5 Oueds Sahariens
Tableau 9:Valeurs du coefficient a selon les régions-formule de Bouziane.
Une autre formule fait intervenir le temps de retour T, pour le calcul du débit de pointe (EMI
1999) : Avec :

a : est un coefficient variant selon les régions, ses valeurs sont illustres dans le tableau
suivant :

Valeur de a Région
0.8 à 1.2 Régions rifaines
3.0 à 3.5 Région Sahariens
Tableau 10:aleurs du coefficient a-formule EMI.

 Formule de Mallet-Gauthier :

C’est une autre formule de calcul de débit de point, en faisant intervenir le temps de retour et
quelques autres paramètres. Sa forme générale, établie par Mallet-Gauthier :

Avec :

: Débit de pointe pour la période de retour en

: Longueur du drain principal en km ;

: Période de retour en années ;

: Superficie du BV en

: Pluviométrie moyenne annuelle de période de retour , en ;

: Coefficient égal à 20 pour le cas du Maroc ;

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Projet de Fin d’Études
: Coefficient égal à 0.4.

 Formule de Hazan-Lazarevic :

La forme générale de la formule de calcul de débit de pointe, donnée par Hazan-Lazarevic :

Avec :

: surface en km² ;

: paramètres pris égal à 9.38 et 0.74 respectivement ;

: période de retour en ans.

Au Maroc, on peut faire recours à la formule qui introduit le terme du débit milléniale
.Cette méthodologie a été conçue pour le calcul des débits de pointe, pour des BV de
superficies supérieures 20 .

Le tableau (annexe 5), présente les formules de calcul de débit millénial ,pour
différentes régions marocaines.

Remarques :

 Les auteurs n’ont pas établi de relations pour des périodes de retour autres que 1000 ans.
 Les débits de récurrences autres que millénial, sont calculés par la formule initiale de
Fuller : Avec :

: Débit de pointe de période de retour, exprimé en ;

: Moyenne des débits maxima instantanés annuels observés en un endroit donné,


exprimée en /s.

D’où la formule utilisée pour un période de retour autre que millénial :

C’est la formule utilisée dans le cas de la région moyen atlas karst.

 Méthode de l’USSCS :

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Projet de Fin d’Études
Le principe de base de cette méthode consiste à considérer qu’un épisode pluvieux de période
de retour (100ans, 1000ans, 10000ans, …), engendre un ruissellement de même période de
retour. Les seules données nécessaires à la transformation sont les caractéristiques de la
pluie choisie, et les caractéristiques géométriques et physiques du bassin versant.

La lame d’eau ruisselée , est donnée en fonction de la pluie par la relation :

Avec :

: Pluie en mm.

: Infiltration, donnée par la formule :

: Coefficient d’indexation des sols, dépend de plusieurs facteurs à savoir l’occupation du


sol, la densité du couvert végétal, les pentes, les précipitations et l’humidité du sol, avec :

 = 0 pour les terrains parfaitement perméables.


 = 100 pour les terrains complètement imperméables.

Le volume ruisselé élémentaire s’obtient en multipliant la lame d’eau ruisselée, par la


superficie du bassin versant. Le débit de pointe est obtenu par dérivation du volume par le
temps.

 Méthode de calcul proportionnel :

Cette méthode vise la détermination de débit de point d’un petit bassin hydrographique non
jaugé en multipliant le débit de crue connu d’un bassin semblable pourvu d’une station de
jaugeage, par le rapport des superficies des bassins hydrographiques élevé à une puissance a,
prise généralement égale à 1. La relation utilisée est la suivante :

Avec :

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Projet de Fin d’Études
: Débit de pointe ou débit quotidien moyen en , à déterminer pour le bassin non
jaugé ;

: Débit de pointe ou débit quotidien moyen en au site jaugé ;

: Superficie en du bassin hydrographique en amont de l’endroit où l’on cherche à


établir le débit de crue ;

: Superficie en du bassin hydrographique convergeant vers la station de jaugeage ;

: Exposant habituellement pris égal à 1.

 Limite d’utilisation de la méthode :


 La méthode de calcul proportionnel est utilisée pour les petits bassins versants dont la
superficie n’excède pas 100 km ² ;
 Elle est conçue pour les bassins non jaugé, dont ils ne disposent pas des données
hydrologiques ;
 Cette méthode implique que les deux bassins soient de superficie semblables (plus ou
moins 20%).
 Formule de Francou-Rodier :

Ces auteurs ont classé plusieurs centaines de crues dans le monde dans un diagramme log (Q)
= f (log (A)). Ils ont constaté que dans les régions relativement homogènes, les points étaient
plus au moins alignés. Ils en ont déduit une formule générale de la forme :

Avec :

: Débit maximal d’une crue observée dans un bassin de superficie A0 ;

: Paramètre régional, appelé aussi paramètre de Francou-Rodier.

La formule de Francou-Rodier, analysée dans les bassins marocains a permis d’aboutir à la


relation suivante, très utilisée au Maroc (EMI, 1999) :

Avec :

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Projet de Fin d’Études
: paramètre régional, appelé paramètre de Francou-Rodier, qui varie de 4 à 5 pour les
régions marocaines.

 Formule de Mac Math :

L’énoncé de la formule de Mac Math pour l’estimation des débits de crues de période de
retour T (Bouziane, 1997) est :

: Débit de pointe en m3/s de période de retour T ;

: Coefficient dépendant de la nature du bassin versant (couvert végétal, topographie) ;

: Pluie maximale sur 24 heures en mm de période de retour ;

: Superficie du bassin versant en ;

: Pente moyenne du bassin versant .

 Formule de Turazza :

La formule de Turazza est utilisée pour des petits bassin versants, elle a un avantage par
rapport aux autres formules utilisant les précipitations, car elle fait appel au temps de
concentration du bassin versant. Elle est conçue pour le calcul de débit de pointe d’une crue
en fonction de la hauteur des précipitations, du temps de concentration et de la superficie :

Avec :

: Débit de crue maximum en ;

: Coefficient de ruissellement du bassin versant pour la crue considérée ;

: Hauteur totale maximale de précipitation correspondant au temps de concentration du

bassin, exprimé en ;

: Temps de concentration en heures ;

: Aire du bassin versant en ;

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Projet de Fin d’Études

 Formule de Fersi :
Cette formule exprime le débit max annuel moyen, en fonction de la surface du bassin versant
et de la précipitation moyenne annuelle :

Avec :

: Débit maximum annuel moyen en ;

: Superficie du bassin versant en ;

: Ruissellement annuel moyen ;

: Paramètre varie selon les précipitations :

: Si le régime des pluies moyennes annuelles sur le bassin et supérieur à 500


.

: Si le régime de pluie inférieur à 500 .

4. Résumé de calcul du débits des crues


Une récapitulation de l’ensemble des caractéristiques du bassin versant de Taourirt calculées
dans cette section sont comme suite :

BV Surface(Km²) Longueur(Km) Périmètre(Km) Pente du


talweg %
Taourirt 37 13 31 5,73

Tableau 11 : l’ensemble des caractéristiques du bassin versant.

Pour l’étude de crue de notre barrage (barrage en terre zoné), on va prendre ans,
comme période de retour.

 Calcul de débit par la méthode de Fuller II :

On a:

Où :

(Région d’Agadir) : paramètre régional ;

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Projet de Fin d’Études
(la région d’Agadir est considérée comme région humide)

A=37 Km² : la surface du bassin versant ;

: la période de retour choisie.

Alors, pour la période de retour considérée, on a :

 Calcul de débit par la méthode de Formule de Mallet-Gauthier :


On a:

Avec :

: Surface du BV ;

: Longueur du drain principal ;

: Temps de retour adopte à notre projet ;

Alors on a : .

 Calcul de débit par la méthode d’Hazan et Lazarevic :

On a:

Pour la région du Haut Atlas Saharien, on a :

Ce qui donne, pour ans : .

 Calcul par la méthode de Gradex :


 Etape 1 :
 Préparation de la série de données des pluies journalières maximales.
 Trier les valeurs dans l’ordre croissant.
 Attribuer un rang à chaque valeur.

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Projet de Fin d’Études
 Etape 2 :
 Calcul de la fréquence empirique pour chaque rang (Hazen).
 Etape 3 :
 Calcul de la variable réduite « » du Gumbel.
 Etape 4
 Représentation graphique des couples de la série à ajuster.
 Etape 5 :
 Ajustement d’une relation linaire de type aux couples . Avec un
ajustement par la méthode des moments.
 Etape 6 :
 Utilisation du modèle statistique pour estimer des débits de pointe de différents temps de
retour T.

Le tableau de l’annexe 6, réalisé à l’aide du logiciel « Excel », récapitule les résultats trouver
par la méthode de Gumbel.

 Calcul des débits générés par les séries de pluies utilisées en phase 1, par la méthode
USSCS :

L’ajustement des précipitations selon la loi de Gumbel nous donne une pente de la pluie, qui
est aussi la pente de gradex de la loi extrapolée des débits au-delà du point pivot.

La valeur du paramètre est obtenue à partir des coordonnées du point correspondant à la


fréquence de non-dépassement de 2.25 (i.e. ) pour le débit décennale calculer
par la méthode USSCS.

On obtient ainsi les paramètres et de la loi d’ajustement extrapolée des débits qui est
parallèle a celle des pluies.

Le calcul des débits générés par les séries de pluies est donne en annexe 7.

Remarque :

 Coefficient de la droite de Gumbel : .

Avec : et .

 La surface du bassin Taourirt : .


 Calculer par la méthode USSCS est :

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Projet de Fin d’Études
Les résultats de calcul du débit de dimensionnement ( sont arrangés dans le tableau :

Formule Hazan-Lazarevic Fuller II Mallet-Gauthier Gradex


Résultat en ( 136 125 107 394
Tableau 12 : calcul du débit de dimensionnement (Q10000).

VI. Laminage de crue

1. Généralités
La construction d’une digue a pour objectif de créer une retenue susceptible pour la
satisfaction des besoins bien déterminés. Le risque se révèle lors du passage d’une crue
importante, pouvant provoquer une submersion sur la digue et entrainer une ruine. Les
barrages interceptent le cours d’eau transversalement. Quant au déversoir de sécurité situé sur
la partie supérieure, il permet l’évacuation rapide des volumes d’eau en période de crues
exceptionnelles.

Le pertuis au pied du barrage l’ouvrage assure la transparence pour de faibles crues, et il joue
en même temps le rôle de la vidange de fond.il vidange petit à petit le réservoir une fois celui-
ci plein, cela au cours des fortes précipitations.

Le but désiré du laminage est donc d’assurer la protection contre les inondations et la sécurité
du barrage, en déterminant les caractéristiques optimales du pertuis et de l’évacuateur de crue.

2. Hydrogramme de crue
 Présentation générale :

L’hydrogramme de crue est une courbe qui représente la variation des débits en fonction du
temps lors d’une crue. Il permet d’estimer la forme, le volume, le temps de montée et le temps
de décrue.

En effet, Pour un événement donné, l’hydrogramme de crue d’un cours d’eau est le résultat de
la combinaison de trois composantes principales qui sont : le ruissellement direct (fraction de
la pluie nette qui s’écoule en surface), le ruissellement hypodermique ou retardé (portion des
précipitations infiltrées dans le sol se rendant au cours d’eau, mais n’atteignant pas la nappe),
et l’écoulement souterrain (partie de l’écoulement provenant des aquifères).

Connaissant les couples averse-crue, on peut construire notre hydrogramme de crue


directement, soit dans le cas contraire par des méthodes empiriques ou par comparaison avec
des bassins analogues.

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71
Projet de Fin d’Études
Or l’hydrogramme réel enregistré dans la station de bassin versant de Taourirt s’ajuste avec
l’hydrogramme de forme triangulaire avec un temps de décrue égal au temps de
concentration.

L’oued Taourirt sur lequel se trouve le barrage draine au droit du site un bassin versant de
37.00 de superficie. Les débits de pointe et les volumes de crues pour différentes
périodes de retour sont donnés dans le tableau de l’annexe 8.

A noter :

Pour le calcul du volume de crue (tableau ci-dessus), on utilise la formule de calcul suivante :

Ce qui donne, pour T=10 ans par exemple :

L’hydrogramme de crue considéré est de type triangulaire simplifié avec un temps de base
égale à deux fois le temps de pointe, pris égal au temps de concentration du bassin versant,
qui est : .

Ce qui donne un temps de base de : .

L’hydrogramme de crue est simplifie et représenté par la figure ci-dessous :

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Projet de Fin d’Études
Figure 16 : Hydrogramme de crue.
3. Principe de calcul :
Le calcul de laminage a pour objectif la détermination de la variation du niveau de la retenue
ainsi que les valeurs des débits lors du passage des crues par divers organes d’évacuation en
fonctionnement. Ce principe se base sur l’expulsion et l’exclu de la vidange de fond, en raison
de leur très faible capacité d’évacuation par rapport à celle de l’évacuateur de surface, c’est à
dire on calculera le débit sortant seulement par l’évacuateur de crues pour assurer un bon seuil
sécuritaire. Le mécanisme de laminage peut être traduit par l’équation de continuité suivante :

Avec :

: Débit de crue ;

: Débit déversé ;

: Variation du volume ;

: Variation de temps

Le débit entrant est définit par l’hydrogramme de crue et le débit sortant est en fonction
du niveau de l’eau, du type et des caractéristiques du pertuis et de l’évacuateur, tandis que le
volume est obtenu de la courbe cote-volume(H-V).

Considérons , les débits d’entrée, les débits de sortie et


les volumes aux instants .

Suite à la discrétisation de l’hydrogramme de crue moyennant un pas du temps, on calcule la


somme :

On cherche ensuite qui vérifie l’équation suivante :

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73
Projet de Fin d’Études

Pour la ligne suivante devient et devient et on recommence le processus.

La solution de cette équation nécessite la connaissance :

 Du volume de réservoir en fonction de la cote.


 De l’hydrogramme de crue discrétisée.
 Du débit sortant en fonction du niveau de l’eau.

4. Application du laminage à l’étude du barrage Taourirt


 Volume entrant :

Dans cette partie, on va entamer les procédures précédentes :

Figure 17 : discrétisation de hydrogramme de crue.


 Tout d’abord, on va discrétiser l’axe du temps en plusieurs pas :

 Ensuite, on va calculer le volume total par tranche, et cela comme suit :


 Détermination de l’équation de la courbe de montée de crue, qui est une fonction linéaire
qui s’écrit sous la forme : .
 Détermination du coefficient a (la pente de diagramme) :
Pour , on a :

Ce qui implique : (Car le débit est en

, et le temps de concentration est en heures)


 Calcul du débit entrant :

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74
Projet de Fin d’Études
Pour ,par exemple, on a : .

Après, on détermine le volume entrant à travers la relation suivante :

À la condition initiale :

D’où : .

 Volume sortant :

Le réservoir joue un rôle de tampon, de sorte que le maximum de débit à l’évacuateur est
inférieur au maximum de débit de l’hydrogramme. Il concerne une estimation entre débit de
l’évacuateur et celle de l’hydrogramme pour le dimensionnement de l’ouvrage évacuateur.

Pour calculer le laminage de crue, on va se baser sur le dimensionnement de l’évacuateur de


crue, donne par la relation suivante :

Avec :

: La largeur de l’évacuateur de crue (estimer) ;

: La hauteur de la cote RN :

Coefficient de débit s’exprime : .

Coefficient de dimensionnement.

Hauteur de dimensionnement.

Le tableau en annexe , réalisé a base du logiciel Excel, donnes en détaille les résultats de
calcul du laminage de crue pour le cas de notre étude.

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Projet de Fin d’Études
Après le calcul du laminage de crue, on doit représenter les résultats de notre calcul sous
forme graphique. Le schéma suivant présente le processus du laminage de crue, par
intermédiaire de deux courbes, une représente le volume entrant et l’autre représente le
volume sortant :

Figure 18 : laminage de crue.

VII. Evaluation des apports liquides du barrage Taourirt :


Pour calculer la hauteur de la retenue normale RN, on passe par un nombre d’étapes. Cette
méthodologie consiste à déterminer l’ensemble des apports liquides du bassin versant de notre
étude. En plus, on doit ajouter le volume de la crue. Ces volumes calcules vont être utilisées
pour répondre aux besoins de la région de Taourirt d’Agadir.

1. Les formules empiriques pour le calcul des apports liquides :


 Formule de TURC :

La formule de TURC s’exprime comme suit :

Avec :

Et

: Pluie moyenne annuelle

Déficit de l’écoulement ;

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76
Projet de Fin d’Études
Variable théorique : , Avec :

: Température moyenne annuelle=18.6.

 Formule de SAMIE :

L’énoncé de la formule de SAMIE est :

et .

Avec :

:la lame d’eau en ;

: les précipitations en ;

:la surface de ruissellement en .

 Formule d’ANRH :

Cette formule est exprimée par :

: Pluie moyenne annuelle ;

S : Superficie du bassin versant ;

: Densité de drainage

 Formule de MEDINGUER :

La formule de MEDINGUER est exprimée par la relation empirique ci-dessous :

Avec :

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77
Projet de Fin d’Études
: Apport moyen annuel ;

: Lame d’eau écoulée ;

S : superficie du bassin versant en ;

: Pluie moyenne annuelle .

2. Applications numériques
Le tableau en annexe 9 donne une récapitulation de l’ensemble des résultats obtenus par les
formules empiriques.
3. Apports moyens
 Présentation et base de calcul :

Les précipitations moyennes annuelles sur le bassin versant de Taourirt sont de l’ordre de
. Compte tenu des pentes relativement fortes de ce bassin, du régime
pluviométrique de la région connu par son aridité et ses orages brusques et violents, et de la
nature rocheuse des terrains, nous allons adopter un coefficient de ruissellement de 5%. Ainsi,
l’apport annuel moyen de ce bassin versant estimés à partir des précipitations est de L’ordre
de : , Avec :

: Précipitation moyennes annuelles ;

: Coefficient de ruissellement calculé précédemment ;

: surface du bassin en .

 Application numérique : = .

BARRAGE Apport moyen

TAOURIRT 1

Tableau 13 : valeur d’Apport moyen.

 Le volume des apports liquides :

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78
Projet de Fin d’Études
Pour calculer la cote RN on doit estimer le volume des apports liquides qui contient deux
volumes :

 Volume centennal : est stocké pour la protection contre les inondations.


En fait, le rôle principal de notre projet, barrage de Taourirt, est la protection des
agglomérations contre les actions des crues.
 Volume des apports liquides moyens annuel : est conservé pour l’agriculture. Ce volume
sera stocké pour l’utilisation en agriculture des cultures existantes dans la région.
Pour calculer le volume des apports liquides, on procède comme suit :

 Calcul de :

 Résultats de dimensionnement de la hauteur RN :

Après le calcul du volume qu’on doit stocke dans la retenue du barrage, on fait recours à la
courbe HSV. Cette dernière nous permet de déterminer la hauteur de la retenue normale qu’on
doit mettre en service durant l’exploitation du barrage :

Barrage Cote RN en NGM

Taourirt 232,5

Tableau 14 : Résultats de dimensionnement de la hauteur RN.

VIII. Apports solides et envasement du barrage Taourirt d’Agadir


1. Généralités
Les retenues des barrages sont sujettes à des formes différentes et des degrés variables de
Sédimentation. L’estimation du rythme d’envasement dépend de la nature, de la quantité et de
la qualité de l’information disponible, ainsi que de la gestion à posteriori du barrage.

Cette dégradation dépend essentiellement du couvert végétal, des conditions


physiographiques et climatiques du bassin.

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79
Projet de Fin d’Études
2. Les causes d’envasement
L’érosion hydrique, est la cause principale de l’envasement des barrages. Ce phénomène
occupé par des facteurs physiques naturels tels que l’agressivité climatique, la topographie, la
lithologie et le couvert végétal.

Ce processus naturel est provoqué par l’action humaine suite au défrichement des forêts. En
fait, le couvert végétal joue toujours le rôle du protecteur du sol contre les phénomènes
d’érosion.

La plupart des bassins versants du pays sont caractérisée par de fortes dégradations
spécifiques dépassant les au niveau des bassins abritant les grands ouvrages
hydrauliques.

Le charriage est un phénomène qui affecte les particules les plus massives du sol, en les
déplaçant d’une manière lente et discontinu. C’est un phénomène de déplacement des
particules suite à l’action de l’eau ou du vent. Réellement, le charriage est un phénomène qui
entre dans les causes de l’envasement des barrages.

La figure suivante donne une simple représentation du phénomène de charriage :

Figure 19 : phénomène de charriage.


3. Calcul d’envasement du barrage Taourirt
 Calcul par méthode de dégradation spécifique :

Cette approche consiste à calculer le coefficient de dégradation spécifique pour un bassin


avoisinant et l’attribuer par la suite au bassin étudié. Des précautions doivent être prises à ce
niveau, notamment l’examen de la géologie et sa comparaison entre les deux bassins ainsi que
les caractéristiques hydrologiques (Forme, Densité, pentes, …).

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80
Projet de Fin d’Études
Pour notre bassin dont la superficie est de 37 Km², on s’est servi des mesures faites pour deux
barrages les plus proches de la zone d’étude : barrage « Abdelmoumen » et barrage « Dkhila »
les résultats se présentent comme suit :

Les apports annuels en eau du bassin intermédiaire entre le barrage de « TAMZAOURT » et


le site de « Dkhila »), sont évalués a en moyenne, avec un contenu en matières

solides en suspension de l’ordre de . Le volume total des apports solides est donc de
chaque année, avec un pourcentage de dépôt de La valeur à retenir sera
par an. (Ceci en prenant la moyenne de la masse volumique des apports solides :
).

Si l’on considère une période d’accumulations de l’ordre de 30 ans, le volume à prévoir serait
de

Le charriage de fond par les crues de « Issen » correspond au transport réalisé le long du cours
intermédiaire entre « TAMZAOURT » et « DKHILA », en considérant que l’affouillement
naturel du lit pourrait s’effectuer sur une vingtaine de centimètres (20 cm en moyenne)
jusqu’à l’obtention du profil d’équilibre. Le volume des apports par charriage de fond des
alluvions, de tailles variant du sable grossier au gros galet, serait alors de .

Le volume non utilisable, derrière le barrage de « DKHILA », est dimensionné pour


emmagasiner les apports solides en suspension et par charriage, et on a fixé sa capacité :
.

On a le volume total des apports : .

Les matières solides contenues dans le volume total :

Donc, le volume des apports solides est :

Les dépôts solides sont :

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81
Projet de Fin d’Études
Volume des apports par charriage :

Ce qui donne un volume annuel des apports solides de bassin de « DKHILA » :

Alors, la dégradation spécifique du bassin « DKHILA », est :

 Calcul par méthode analogique :

Les mesures de l’envasement sur les grands ou moyens barrages du pays nous permettent
l’estimation de l’envasement des retenues des petits barrages, et ceci par la formule :

Avec :

: Envasement calculé sur le petit barrage ;

: Envasement mesuré sur le grand ou moyen barrage ;

: Apports moyens liquides au petit barrage ;

: Apports moyens liquides au grand barrage ;

: Surface du bassin versant du petit barrage ;

: Surface du bassin versant du grand barrage

Le tableau suivant récapitule les résultats d’envasements obtenus par la méthode analogique :

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Projet de Fin d’Études
Barrage Dégradation Taux Envasement Envasement
spécifique d’envasement sur 20ans, sur 30 ans,
annuelle ( ) ( )

DKHILA 65,7 0,00689 0 ,138 0,207


Abdelmoumen 1049.38 0.1699 3.39 5.09
Taourirt 177 0.00654 0.13 0.198
Tableau 15 : résultats de calcul d’envasement par la méthode analogique.
Pour le cas de notre étude, barrage Taourirt d’Agadir, nous allons adopter une dégradation

Spécifique moyenne pour la région qui est de l’ordre de .on obtient :

 Un envasement de l’ordre de en 30ans,


 Un envasement de l’ordre de en 50ans.

Le tableau suivant récapitule tous les résultats trouvés lors du calcul de l’envasement du
barrage de Taourirt d’Agadir :

Barrage Dégradation spécifique Envasement sur Envasement sur 50


( 30 ans en ans en
Taourirt 177
Tableau 16 : résultats de calcul d’envasement pour le cas de barrage Taourirt.

Conclusion :
La détermination de la hauteur RN et des débits de crues vont nous aider pour le
dimensionnement de l’ouvrage.

Cette partie est divisée selon les étapes suivantes :

 Morphologique du BV : est une phase consacrée à la détermination de l’ensemble des


paramètres du bassin versant, nécessaires à notre étude.
 Calcul de temps de concentration : dans cette étape, on détermine le temps de
concentration du BV de notre étude, qui est un paramètre essentiel au calcul des
débits.
 Calcul des débits : pour calculer les débits des différentes temps de retour, on fait
appel à un ensemble de méthodes, que ça soient empiriques ou statistiques.
 Laminage de crue : est une étape principale dans l’étude hydrologique , car elle nous
donne l’avantage de déterminer les débits entrant et sortants a travers notre barrage ,
et donc , elle nous permet de dimensionner l’évacuateur de crue.

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83
Projet de Fin d’Études

Chapitre 4 : Dimensionnement des

ouvrages annexes.

Introduction
La construction d’une digue de protection contre les inondations permet de créer une retenue
susceptible de satisfaire des besoins bien déterminés, l’irrigation et l’alimentation en eau
potable, sans présenter aucun obstacle pour une crue de débits importants pouvant la
submerger et entraîne sa ruine par conséquent. Ce type d’avarie sera évité en projetant un
évacuateur de crues dans la rive gauche du barrage, pouvant évacuer sans risque ces débits et
donc protéger la digue.

La protection du barrage ne se fait pas seulement par l’installation d’un évacuateur de crues,
mais aussi par d’autres ouvrages comme la vidange de fond. Ce dernier permet de protéger
l’ouvrage contre les montées soudaines de pression, surtout durant le premier remplissage.
Durant l’exploitation de la retenue, la vidange de fond permet de régulariser le niveau des
apports solides, donc, elle permet la protection contre les envasements.

Sachant tous que, les bons résultats viennent par les bonnes démarches, avoir un ouvrage sain,
stable et résistant, nécessite des bonnes conditions durant sa construction.de ce fait, on a opté
pour solution de la dérivation provisoire afin de protéger notre chantier durant la phase des
travaux ; et c’est l’objet de la première partie de ce chapitre.

I. Dérivation provisoire
1. Présentation de l’élément
La construction d’un barrage ne doit pas provoquer des ondes de crues qui dépassent les
conditions naturelles. La dérivation provisoire est la déviation de la rivière lors des travaux, soit
dans une galerie, soit dans un chenal, en vue de dégager la fondation et construire le barrage à sec.

Les ouvrages de dérivation sont dimensionnés de manière à pouvoir transiter la crue du chantier.
Cette crue pour notre cas est prise égale à la crue décennale 190,45 .

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84
Projet de Fin d’Études

Figure 20 : dérivation provisoire dans un chantier.


2. Types de dérivation
Ils existent plusieurs types de dérivation qui vont de la simple protection du site de construction
du barrage jusqu’au changement du chemin du cours d’eau pendant les phases de construction.

 Dérivation intégrale :
Elle consiste à creuser un canal dans les rives de l’oued en plaçant deux batardeaux amont et aval
pour protéger le site de construction du barrage.

Figu
re 21 : Dérivation intégrale.
 Dérivation à travers le chantier :
Elle consiste à placer une galerie de dérivation sur le lit de l’oued avec deux batardeaux
amont et aval. Cette galerie va intégrer le corps du barrage par la suite.

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Projet de Fin d’Études

F
igure 22 : Dérivation à travers le chantier.
 Balancement de la rivière :

Les travaux sont entamés d’abord d’un côté de la rivière avec un batardeau qui protège le site,
ensuite on passe au deuxième côté avec la même configuration. Le passage des eaux pendant cette
deuxième phase est assuré par des ouvertures laissées dans le corps du barrage réalisé en premier.

Figure 23 : Balancement de la rivière.

3. Eléments de la dérivation
On peut faire appel à plusieurs configurations de batardeaux intégrant des éléments variés :

 Batardeau avec palplanches :


 Batardeau simple : constitué d’une palplanche avec encrage sur le rocher.
 Batardeau double : Comme son nom l’indique, il est constitué de deux palplanches
espacées avec remplissage entre les deux.
 Batardeau double ancré : Il s’agit d’un batardeau double (Deux palplanches avec
ancrage sur le rocher.

La figure ci-dessus récapitule les différents types de batardeaux :

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Projet de Fin d’Études

Figure
24 : différentes configurations de batardeaux ; 1/ Batardeau simple ; 2,3/ Batardeau double ;
4/ Batardeau double ancré.
 Batardeau en remblai :

Il s’agit de très petits barrages en remblai qui vont assurer la coupure d’eau.

Figure 25 : Batardeau en remblai.


 Tarage aval :
Les ouvrages de dérivation sont dimensionnés de manière à pouvoir transiter la crue
centennale, Q100 = .

La courbe de tarage aval est calculée pour une section située juste en aval immédiat du
barrage, le débit est estimé par la formule de Manning-Strickler :

, Avec :

Q : Débit (m3/s) ;

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Projet de Fin d’Études
S : Surface mouillée (m2) ;

I : Pente moyenne du lit de l’oued (%) ;

RH : Rayon hydraulique (m) ;

KS : Coefficient de Strickler (m1/3/s).

Figure 26 : Tarage aval.

4. Choix de la dérivation
La réalisation d’un chenal trapézoïdal en rive droite de 10 m de largeur, d’une pente de 2.5%,
calé à la cote . Le chenal ainsi réalisé permet le transit de la crue centennale d’un
débit de .

La profondeur du chenal calculée est de 3 m, mais on prend 0,5m plus comme hauteur de
sécurité, donc on aura une hauteur de 3,5m, des batardeaux amont et aval seront construits et
calés à la cote .

 Calcul de la dérivation provisoire :

Les calculs effectués pour dimensionner le chenal de dérivation sont donnée dans le tableau
d’annexe 10.

(m) pente Débits de dimensionnement


20 10 2.5
Avec :

: Largeur en m.

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Projet de Fin d’Études
Coefficient de Manning Strickler.

II. Vidange de fond


 Son rôle : Sécurité de l’ouvrage.
 Son dimensionnement : A base du temps de vidange.
 Son calage : Le canal de la vidange de fond est calé au niveau de la tranche morte.

La figure suivante représente la vidange de fond, cas du barrage Hassan II.

Figure 27 : vidange de fond, cas du barrage Hassan II.

1. Les buts de la vidange de fond


 La Vidange de fond, élément très important d’un barrage, il doit assurer :
 La vidange complète du bassin (purges, révisions).
 La montée contrôlée du plan d’eau lors du premier remplissage (comportement du
barrage et des rives inondés).
 Le contrôle du plan d’eau en cas d’instabilité des rives.
 Un abaissement du plan d’eau en période de danger.
 La vidange de fond est organe dans le barrage qui possède plusieurs objectifs :
 Objectif de sécurité :
 Maitrise de la poussée hydrostatique et des gradients de pression correspondants
notamment lors de la première mise en eau.
 Objectifs d’exploitation :
 Lutter contre l’envasement du réservoir et plonger la durée de vie du barrage.
 Travaux de réparation sur ses organes ou d’injection complémentaire.
 Objectifs en phase de construction :

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Projet de Fin d’Études
 Servir comme dérivation de la rivière ou accessoirement y participer.
 Accessoirement remplacer la prise d’eau ou permettre la réparation de celle-ci en cas
de défaillance.

2. Critère de dimensionnement hydraulique


Dans le comité national des barrages au Maroc il est prévu d’une vidange de fond doit avoir :

 Une section suffisante pour vider l’absence d’apports significatifs la section d’au
moins (pour éviter l’obstruction par le corps).
 Le niveau du plan d’eau dans la retenue doit être abaissé une tranche pendant une
période déterminée.
 Capacité de la vidange de fond doit être 2 fois plus grande que le module des apports
dans le bassin, Pour que le calage doit être assuré, et que l’entête aval de la vidange de
fond reste généralement au-dessus du niveau d’eau aval et peut être visitable à tout
moment.

Figure 28 : schéma qui figure tous les organes des barrages.

3. Conception et description
La vidange de fond est disposée dans le corps du barrage à la cote 221 NGM.

La vidange de fond est implantée en rive droite pour profiter des conditions d’accès et de
topographie plus souple.

Elle est constituée d’une conduite d’environ 120 m de longueur, de section circulaire de 1000
mm de diamètre afin qu’elle soit visitable lorsqu’un problème survient au milieu de la

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90
Projet de Fin d’Études
vidange (facilite l’accès d’un technicien bonhomme). La conduite est équipée en amont d’une
grille.

Elle est contrôlée en aval par deux vannes papillon. La première joue le rôle de vanne de
garde, la seconde celui de vanne de réglage.

a. Capacité de la vidange de fond


L’écoulement à travers la conduite de la vidange de fond est régi par l’équation de
conservation de l’énergie de Bernoulli suivante :

= + +ΔH

Avec :

: Niveau d’eau dans la retenue du barrage ;

Cote de calage de l’axe de la conduite au niveau de la vanne papillon en ( );

: Pertes de charge le long de la conduite ;

: Vitesse d’eau dans la conduite

 Les pertes de charge sont estimées par :


 Grille : ;
 Entonnement : ;

 Vanne de garde : ;
 Vanne de réglage : ;

 Pertes de charge linéaire 1000 mm : .

Avec :

Vitesse de l’eau ;

Longueur de la conduite ;

: Coefficient de pertes de charge (estimé à 0.015) ;

Diamètre de la conduite

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Projet de Fin d’Études
Ainsi pour une côte du plan d’eau amont au niveau normal le débit
maximal transité par la vidange de fond est :

 Cas d’écoulement en charge :

= .

Avec :

: La section de la vidange de fond ;

: L’accélération de la pesanteur prise égale a ;

: La cote du plan d’eau amont ;

: La cote du calage de pertuis ;

: la hauteur de la vidange de fond ;

: La somme des PDC dans le pertuis.

b. Démarche proposée pour le dimensionnement de la VDF


Sur une feuille de calcul Excel, on propose de donner à chaque fois une certaine valeur au
diamètre de la section ,on calcul apres le debit sortant et puis le temps de vidange
et on recommence à une autre valeur jusqu’on arrive au diamètre optimal et convenable avec
notre environnement.

 Calcul de la longueur du canal de vidange de fond :

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Projet de Fin d’Études

Bloque de
protection

D’après le schéma ci-dessus, on a : = + + + , Avec :

, , : Sont présentées dans le schéma.

= : présentées aussi sur la figure ci-dessus.

On a la hauteur la digue :

Donc : =24,5 .2,5 => =61,25 m

=24,5.2 => =49 m

: c’est la longueur du couronnement se calcule par la formule suivante :

Formule de T. TKNAPPEN : =1,65 Avec : H : hauteur totale du barrage.

Barrage Amont
Largeur de la crête 5
Tableau 17 : Largeur de la crête.

 Temps de vidange :

Le temps de vidange (ou temps d’abaissement du niveau de la retenue) se déduit de l’équation


différentielle suivante :

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93
Projet de Fin d’Études
: Débit entrant à l’instant t en ;

: Débit évacué par la vidange pour un niveau z de la retenue et à un instant t en

: Surface du plan d’eau au niveau Z de la retenue en

Le tableau en annexe 11 donnes les résultats de calcul du temps de vidange, relatifs au


dimensionnement de la vidange de fond.

4. Le jet de la vidange :

Avec :

Débit max de la vidange ;

: Accélération de pesanteur égale a ;

Rayon de la vidange de fond en m.

La représentation du jet d’eau de la vidange de fond, est donnée par la trajectoire de la figure
ci-dessus, réalisée à base du logiciel Excel :

Figure 29 : jet de vidange dans le plan( x , y).

III. Evacuateur de crue


C’est une structure conçue pour évacuer l’eau retenue derrière un barrage fixe, dont la hauteur
excéderait une certaine limite.

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94
Projet de Fin d’Études
Il s’agit d’un tremplin permettant de limiter le niveau d’eau dans le barrage lorsque le débit
d’alimentation devient trop important.

La probabilité de rupture des barrages en remblai peut être causée par l’érosion de la
fondation à 12%, l’érosion interne à 15% et la submersion a 31%.

La figure suivante illustre un exemple des résultats vécus par l’érosion d’un barrage en
remblais :

Fig
ure 30 : destruction d’un barrage lors d’une submersion d’une crue.

1. Conception d’évacuateur du projet


L’évacuateur de crue est un élément essentiel pour la sécurité de notre ouvrage, dans le but
d’évacuer la crue du projet, et la dissipation de l’énergie.

Vue la variante choisie, d’un barrage en terre l’évacuateur de crue sera pris de type seuil libre
a déversement latérale place en rive gauche, avec un coursier sous forme d’une cuillère de
longueur de 60 m. le choix de cet évacuateur, se justifie par le volume des fouilles important
dans le cas d’un évacuateur a déversement frontal.

La crue de notre projet qui est déjà calculer par les méthodes empiriques Gradex : 394 m3/s ce
qui va nous permettre de dimensionner notre évacuateur de crue.

Pour la cuillère se situe à l’extrémité aval du dernier tronçon pente 2H/ 1V du coursier, la
cuillère est un cylindre d’axe horizontal arrête pour laisser échapper les écoulements sous
angle 30% sur l’horizontal, cette solution est intéressante car elle évitera la formation d’une
barre importante dans le lit.

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Projet de Fin d’Études
Les différents essais effectués ont montré que ce type cuillère est préférable comme solution
optimal et correcte pour différente problème de dissipation d’énergie des écoulements.

 Profil de la crête :

Le profil utilise pour le choix de la forme de crête est de type (creager), pour atteindre de
bonnes capacités d’évacuateur pour un coursier établi sur le parement aval de 2H/1V.

Le profil du déversoir est calculé d’une façon pour aboutir la forme idéale une évacuation
optimale de telle sorte que la nappe d’eau inférieure épouse constamment la forme du corps
du barrage.

On a adopté 60 m pour largeur de déversoir à seuil libre, l’eau qui s’écoule a travers le seuil,
se trouve dans une fosse réceptrice pour absorber l’énergie produite par la charge d’eau
évacué. L’objectif de la fosse réceptrice est d’éviter l’effet de renard, qui est le principal
facteur de l’érosion des fondations et du corps du barrage.

A la fin de la fosse, il est prévu un rétrécissement lorsque du secteur de la fosse suivi d’un
coursier qui a une pente 2 % ensuite d’une pente de 12%.

La largeur de la crête est choisie afin de réduire au maximum la charge d’eau sur le seuil de
l’évacuateur de crue lors du passage de la crue décamillénale.

1-un déversoir a seuil libre de type Creager à déversement latéral de longueur déversant de
60 m

2-une fosse réceptrice de longueur 7 m à l’amont et de 12 m à sa fin.

3-un rétrécissement de la section qui joue le rôle d’une section de contrôle de l’écoulement.

4-un coursier lisse d’une largueur de 12 m limite par des murs bajoyer.

5- un saut de ski calé a la cote 210 NGM qui va permettre de dissiper l’énergie de l’eau.

Un coursier lisse : se constitue par une dalle en béton armée et ancré au terrain ou au corps
du barrage ainsi que des murs bajoyers.

 Avantages :
 Possibilités d’avoir de forte pente.
 Mise en vitesse de l’eau.

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Projet de Fin d’Études
 Diminution de la hauteur de la lame d’eau.
 Economie sur la hauteur des murs bajoyers.
 Bonne déviation du jet d’eau.

Figure 31 :barrage à évacuateur à saut de ski.

Figure 32 :évacuateur à saut de ski.

Figure 33 :fosse réceptrice.


2. Calcul du profil de la crête
La partie amont de la crête est constituée de deux arcs de cercles déterminés à partir du graphe de
la Figure. Elle est suivie d’un profil de type Creager courbé qui approche le profil sous nappe et
fournit une décharge optimale.

L’expression analytique du profil CREAGER est donnée par :

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: Hauteur de dimensionnement de l’évacuateur , égale à 1.2 m ;

Coefficients dépendant du rapport de dimensionnement ha/H0 et du fruit du parement amont


pris vertical, ha étant le terme de l’énergie cinétique de la charge au-dessus de la crête.

Coordonnées respectivement horizontale et verticale, l’origine du repère étant au seuil de la


crête.

Figure 34 :Calcul du profil de la crête.

Le débit par unité de largeur qui sera évacué par le seuil déversant est calculé par la relation :

De l’expression précédente, on tire l’expression de la vitesse :

Ce qui fait l’énergie cinétique que dessous de la crête est :

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Projet de Fin d’Études
Qui est tirée de l’expression de l’énergie de Bernoulli :

Où : pelle, débit par unité de largeur.

Figure 35 :détermination des coefficients (K,n).

Figure 36 :détermination des abscisses Xc et Yc.

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Figure 37 :détermination des rayons R1etR2.

D’après les abaques si dessus :

On prend les paramètres des caractéristiques de l’écoulement pour la crue sont les suivants :

 =CPHE-CRN=2,14 m.
 P=pelle=CRN-hauteur de fondation =232,5-210=22,5 m.
 q le débit par unité de largeur : .

Où :

Q : débit max de la crue (m3/s).

L : largeur d’évacuateur en m.

- la vitesse est obtenue à partir de la relation suivante :

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Projet de Fin d’Études
on tire à partir de ce qui précède l’expression de l’énergie cinétique au-dessous de la crête :

Où : P :la pelle en m

Q : débit par unité de langueur (m3/s/m).

G : l’accélération de la pesanteur (m/s).

h : différence de niveau en PHE et RN (m).

Pour obtenir les caractéristiques à travers les abaques, on doit calculer :

D’après la figure N°35, la valeur numérique de l’énergie cinétique de la lame d’eau sur le
Creager par rapport à l’énergie cinétique totale sur l’évacuateur ,on tire les

valeurs de et et :

Coefficients dépendant du rapport de dimensionnement ha/H0 et du fruit du parement amont


pris vertical, ha étant le terme de l’énergie cinétique de la charge au-dessus de la crête.

: Coordonnées respectivement horizontale et verticale, l’origine du repère étant au seuil de la


crête.

D’après l’abaque figure 35 on a : K=0.54 et n=1.78.

D’après l’abaque figure 36 on a : d’où : Xc=0.2.H0=0.428 m.

Pour calculer Yc on suit la même procédure : =0.107 m.

Pour les rayons de Creager , on obtient d’après les abaques les valeurs suivantes :

R1=0.45 m et R2=0.45 m les rayons de Creager va nous aider à adopter la forme idéale pour
une évacuation optimale de telle façon que la nappe d’eau inferieure épouse la forme du
barrage.

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Projet de Fin d’Études
3. Calcul de lame sur le profil de Creager
 Courbe de remous :

L’objectif de cette courbe est de déterminer l’épaisseur de la lame d’eau sur le profil Creager
et sur le coursier pour le débit maximal sortant de l’évacuateur de crue lors du passage de la
crue décamillénale (crue de projet).

 Calcul de la lame d’eau pour la partie de Creager :

Pour la partie supérieure du coursier (Creager), la lame d’eau correspondante se calcule par la
relation suivante :

Où :

h : est la dénivelée entre la cote du point et le niveau amont ;

: La hauteur de dimensionnement égale à 2,14m ;

: Tirant d’eau.

: La relation précédente se calcule sous la condition : h>0,8 .

Fig
ure 38 :schéma explicatif des paramètres du calcul de la lame d’eau sur Creager.

 Calcul de la lame d’eau pour la partie coursier :

La charge totale en un point donne d’évacuateur : E=Z+H+ .

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Projet de Fin d’Études
Où :

E : la charge totale en m ;

Z : la cote du point en NGM ;

H : épaisseur de la lame d’eau au-dessus du point en m ;

V : la vitesse en ce point en m/s.

Si on choisit deux section i et i+1 distantes de dx. L’équation de Bernoulli s’écrit sous la
forme : .

Où :

La charge totale dans la section i ;

La charge totale dans la section i+1 ;

: Pertes de charge entre i et i+1.

: Débit max sortant de l’évacuateur de crue en /s ;

KS : Coefficient de Strickler égal à 70 pour le béton ;

: Section transversale de la lame d’eau en ;

: Rayon hydraulique en m.

Les calculs de la lame d’eau sur la partie coursier sont effectués à l’aide du logiciel Excel , et
sont présentés dans l’annexe 12.

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103
Projet de Fin d’Études

Figure 39 : Représentation de l’écoulement sur le coursier dans le plan (NGM,X) .

Pour éviter d’un déversement sur les murs bajoyers éventuellement provoqué par des vagues
ou une émulsion eau-air, les murs bajoyer doivent aboutir à une revanche minimale, par
rapport à la ligne du tirant d’eau, donnée par l’inéquation suivante :

Avec :

f : Bord libre, revanche (m) ;

v : vitesse de l’écoulement (m/s) ;

h : Tirant d’eau.

vitesse h(tirant d’eau) ’ condition


9.21 1.07 0.95846407 Vérifiée

Tableau 18 : Vérification de non-déversement sur les murs bajoyers..

4. Ouvrage de dissipation
 Dissipation d’énergie :

Le choix entre les deux types de dissipation d’énergie :

 Saut de ski : cette méthode se base sur un changement brutal de direction du courant
torrentiel sous forme d’un jet à l’aide d’une cuillère.
 Bassin a ressaut : se base sur la création d’un ressaut hydraulique.
 Saut de ski :

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Projet de Fin d’Études
Le saut de ski est un dissipateur qui s’adapter pour les barrages à grand hauteur et pour les
vallées étroites.

Dans notre cas on a choisi la cuillère qui permet de projeter l’écoulement loin du pied du
barrage. L’eau quitte cette structure sous forme d’un jet dont la trajectoire, et l’expression de
l’équation et comme suit :

Avec :

X, Y : Coordonnées montrées à la figure 30 ;

Θ : Angle du tir du jet généralement. La valeur optimale est de 45°, mais on adopte en général
une valeur de 30° ;

K : Coefficient de perte de charge par frottement air-eau égal à 0.9 ;

H : Energie spécifique du jet d’eau en m.

Figure 40 :forme d’une cuillère simple.


Le rayon R de la cuillère en foot est donné par l’équation de « Design of Small dams » :

Avec :

: Le débit spécifique en / de la largeur ;

: La vitesse en ;

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Projet de Fin d’Études
: La pression dynamique normale en pounds/ft².elle doit être inférieure à 100

Toutefois on peut retirer une valeur à 5 fois le tirant d’eau à la sortie de la cuillère.

 Détermination des rayons :


 Rayon Rmin1 :

Le rayon minimal du saut de ski est donné par la relation suivante : , Où :

h : est la hauteur de la lame d’eau sur le saut de ski.

Le rayon du saut de ski doit aussi être déterminé de manière à ne pas laisser se développer sur le
saut de ski une pression importante. On fixe cette pression maximale à 120 kPa environ.

La pression d’eau développée sur la cuillère du saut de ski est donnée par la relation suivante :

: Débit spécifique ( );

: Vitesse de l’eau (m/s) ;

: Rayon du saut de ski (m) ;

Pression d’eau (Kpa) ;

Rmin2 : Rayon minimal du saut de ski correspondant à Pmax = 120 Kpa.

 Rayon Rmin2 :

C’est le rayon correspond à la valeur de pression maximale Pmax :

Rmin2

Alors : Rmin2 .

Conclusion
La construction des barrages reste toujours un défi pour les ingénieurs. En fait, avec le
développement de la technologie et de l’ingénierie, beaucoup de nouvelles techniques sont
apparus dans le domaine des barrages.

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106
Projet de Fin d’Études
Pour conserver les barrages, qui sont bien sûr, des ouvrages couteux, les ingénieurs ont pensé
à la création des ouvrages annexes. Pour le cas de notre étude, barrage de Taourirt , on a eu
recours à la conception et de dimensionnement de trois ouvrages : la vidange de fond , la
dérivation provisoire et l’évacuateur de crue.

Le premier ouvrage, la vidange de fond, constitue un ouvrage basique pour la protection du


corps de barrage contre le mal fonctionnement de l’ouvrage causé par les apports solides.

Le deuxième ouvrage qui est la dérivation provisoire , permet de sécuriser et améliorer les
condition d’exécution des travaux.

L’évacuateur de crue est aussi un ouvrage très intéressant pour la sécurité de notre barrage .en
fait, c’est lui qui protège le corps de barrage contre la submersion et les crues.

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107
Projet de Fin d’Études

Chapitre 5 : Dimensionnement de la

digue.

Introduction
Dans notre cas d’étude, une digue en remblai longitudinale naturel ou artificiel dont le but est
d’empêcher la submersion des basses-terres, qui se trouvent le long de la digue par les eaux
d’un cours d’eau ou d’une rivière.

Pour la construction d’une digue en terre, on fait appel aux matériaux disponibles dans les
zones les plus proches du site. La variante du barrage retenue, correspond à la solution
barrage en terre zonée avec un noyau limoneux étanche et une protection avec des recharges
en alluvions grossières. La cote de crête du barrage et de retenue normale sont situées
respectivement à et

L’ouvrage est fondé sur des terrains constitués essentiellement de marnes, calcaires marneux
et grés plus en profondeur.

I. Description des parties constitutives d’un barrage en terre


1. Constituants de l’ouvrage
La coupe-type du barrage comporte un parement amont incliné à , un parement aval
incliné à , et une crête de largeur . Cette crête est prolongée à l’amont et à l’aval
par un parapet de de hauteur.

Le corps de la digue est constitué de :

 Un noyau limoneux étanche approvisionné à partir des matériaux fins ;


 Un filtre drain placé sous la couche de transition d’épaisseur 90 cm.
 Un drain cheminé prolongé en aval par un cordon drainant principal de 10 m de largeur
disposé en fond de vallée ;
 Des recharges en alluvions grossières ;
 Une couche de transition de 60 cm d’épaisseur ;

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108
Projet de Fin d’Études
 Une protection du talus amont contre le batillage et l’action des vagues par une couche de
Rip-Rap d’épaisseur 60 cm normale au talus ;
 Une protection du talus aval contre la dessiccation et le ravinement par les eaux de pluie
par une couche d’alluvions d’épaisseur 30 cm.
 Le pied du talus aval de la digue sera protégé contre les courants de retour provenant de la
vidange de fond et l’évacuateur de crue par un massif d’enrochements de protection.

2. Description des parties essentielles de la digue


 Crête :

Facilite la circulation sur le barrage une fois terminé. Elle est nécessaire pour finissez
l’ouvrage avec l’équipement de compactage. Lors de la finition le niveau de la crête nous
permet de découvrir la hauteur maximale de l’ouvrage.

 Clé d’ancrage :

Elle contrôle la diminution de flux d’eau à travers la fondation et les allongements du chemin
de filtration.

 Ecran d’étanchéité :

Il joue le rôle d’un remplaçant des clés d’ancrage dans les fondations rocheuses perméables
ou les fondations perméables d’une épaisseur importante. Cet ingrédient se constitue d’un
mélange de ciment et d’eau pour remplir les pores et les fentes.

 Bermes :

Elles permettent la réalisation et la réparation des revêtements de talus. En outre, elles


donnent la stabilité aux digues et réduisent la vitesse des eaux qui glissent sur les surfaces du
talus aval, en contribuant à éviter l’érosion. Ils servent aussi d’appui aux revêtements des talus
en amont.

 Revêtements :

Ils protègent les talus contre l’action des vagues (en amont) et de la pluie (en aval).

 Filtres et drainages :

Il s’agit de dispositifs qui contrôlent et évacuent les eaux infiltrées à l‘intérieur des barrages.

 Noyau et écran :

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109
Projet de Fin d’Études
Il joue le rôle de la diminution des débits de filtration dans les barrages mixtes.

 Tapis étanche :

Il permet de diminuer les débits de filtration.

 Recharge :

Le massif en amont ou en aval que donne, en général, la stabilité au barrage.

 Drainages :

L’objectif fondamental du drainage est de contrôler l’évacuation du flux infiltrés et réduire le


volume des matériaux saturés du barrage, en augmentant ainsi la stabilité de l’ouvrage.

Les conditions des drainages :

 Avoir une capacité suffisante pour évacuer l’eau de sorte qu’il ne soit pas colmaté.
 Ne pas permettre l’effet de renard ; c’est pourquoi, on doit avoir une ou plusieurs
couches filtrantes.
 On doit contrôler son fonctionnement.

II. Conception et calcul des éléments de la digue


1. Le niveau des plus hautes eaux (PHE)
La précision de la cote de la crête s’adapte au moment de la submersion de la crue sur le
barrage et le dimensionnement se fait par une période de retour choisi, il est égal au niveau
normal de la retenue (NNR) majoré de la charge sur le déversoir de crue (h).

Pour le choix de la hauteur de la cote de plus hautes eaux, on fait recours à la relation
suivante :

Avec :

PHE : la cote des plus hautes eaux en

NRN : le niveau de la retenue normale

: Charge sur le déversoir de crue en

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110
Projet de Fin d’Études
La hauteur de la charge sur déversoir h, est obtenue directement de la feuille de calcul
concernant le laminage de crue.sa valeur est de

Le résultat de calcul du niveau PHE est donné par le tableau suivant :


Barrage AMONT (NGM)
NNR 232.5
H 2.14
PHE 234.64
Tableau 19 : résultat de calcul du niveau PHE.

2. Pente des talus


Le choix des pentes des talus d’un barrage est effectué généralement à base de la nature des
matériaux qui le constituent. Ces pentes doivent être choisies de sorte qu’elles donnent une
stabilité à l’ouvrage. Le tableau suivant, propose par K.Terzaghui, donne les choix des pentes
possibles. Pour un barrage en terre :

Hauteur du barrage Pentes des talus


Amont Aval
2H/1V à 5H/2V 3H/2V à 7H/4V
5H/2V à 5,5H/2V 7H/4V à 9H/4V
5,5H/2V à 3H/1V 9H/4V à 5H/2V
3H/1V à 4H/1V 5H/2V à 4H/1V
m 4H/1V à 5H/1V 4H/2V à 9H/2V
Tableau 20 :pentes des talus selon K.Terzaghui.
Pour le choix des paramètres des talus de notre barrage, barrage en terre, avec une hauteur
totale sur de , soi-disant

Selon le tableau de K.Terzaghui , pour le cas de notre barrage :

 2,5H/1V pour le talus amont.


 2H/1V pour le talus aval.

Le choix de ces valeurs de pentes est déterminé par la nature des matériaux de la zone de
Taourirt. Les matériaux utilisés dans la construction de la digue doivent avoir des bonnes
cohésions, et bien sûr, ils nécessitent un bon compactage.

3. La crête du barrage
 Cote de la crête :

La crête du barrage est la partie supérieure, sa cote est calée au niveau de la cote des plus
hautes eaux (PHE), en ajoutant la cote de la revanche VIS-A-VIS :

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Projet de Fin d’Études

Avec :

R : la revanche en ;

PHE : la cote des plus hautes eaux en ;

Donc, la crête du barrage est calée au niveau : .

 Largeur en crête :

La largeur en crête contribue à la stabilité du barrage aussi du point de vue hydraulique que
mécanique.

Le choix de la largeur en crête doit être, généralement, adopté a la portée de la route passante
au-dessus du barrage. Elle toujours supérieure a , sauf dans certains cas des barrages a
faibles hauteurs.

La largeur d’une digue doit en terre doit être suffisante pour qu’il n’y ait pas de circulation
d’eau importante près du couronnement. Quand l’eau atteint au niveau de la retenue normale,
elle doit permettre également, la circulation des engins pour l’entretien de l’ouvrage. Pour des
ouvrages de hauteur supérieure à 9m, on adopte souvent une largeur en crête égale à 1/3 de la
hauteur du barrage.

On peut préciser une valeur de la largeur de la crête par les formules suivante :

 Formule de T.Tknappen :

 Formule d’E.F. Prece :

Avec :

: Hauteur totale du barrage. Prise égale a .

 Résultats de calcul de la largeur en crête :

Les résultats obtenus par les deux formules sont :

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Projet de Fin d’Études
Formule T.Tknappen E.F.Prece
Largeur en crête en 8,33 5,66
Tableau 21 :Résultats de calcul de la largeur en crête par les deux formules.
Pour des raisons d’exploitation de la route passante au-dessus du barrage, et des raisons
économiques, la valeur à retenir pour notre cas est :

Barrage Amont

Largeur de la crête en 5

Tableau 22 :Largeur en crête retenue pour notre cas.

4. La revanche
C’est la tranche comprise entre la cote des plus hautes eaux (PHE) et la crête de la digue.
Celle-ci est fonction de la hauteur des vagues et de la hauteur de leur déferlement sur le
parement amont. Elle a pour fonction d’assurer une protection contre les effets des vagues,
sous l’effet du vent, des secousses de la terre ou du tassement résiduel du barrage naturel. Elle
est calculée par plusieurs méthodes :

 Formule de Stevanson :

La formule de Stevanson donne une estimation de la revanche, selon la relation :

Avec :

: L’accélération de la pesanteur en prise égale a ;

La vitesse des vagues en .

La vitesse des vagues se calcule par la formule suivante :

Avec :

Hauteur des vagues en .

Cette formule de calcul est utilisable pour

: La revanche de la digue en ;

La longueur rectiligne du plan d’eau appelée FETCH.

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Projet de Fin d’Études
Remarque :

Le Fetch est la distance en mer ou sur un plan d’eau au-dessus de laquelle souffle un vent
donné sans rencontrer d’obstacle.

 Formule de Gaillard :

Gaillard a proposé une formule suivante, qui permet de calculer la vitesse de propagation des
vagues vers le haut :

Le calcul de la revanche est proposé par Gaillard sous la forme suivante :

Avec :

: La revanche ;

: Longueur du Fetch en

 Formule de Mallet-Pacquant :

Avec : Et

Avec :

: La revanche de la digue en ;

: la longueur rectiligne du plan d’eau (FETCH) ;

: Hauteur de la vague en ;

: vitesse des vagues en

 Résultats de calcul de la revanche :

Les résultats de calcul de la revanche pour le cas de notre étude, barrage de Taourirt, sont
illustrés dans le tableau ci-dessus :

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Projet de Fin d’Études
Formule Résultat de calcul en m
Stevanson 2 ,13
Gaillard 2,08
Mallet et Pacquant 2,05
Tableau 23 :Résultats de calcul de la revanche.

Pour le cas de notre projet, on va retenir comme revanche : .

5. Tassement du corps du barrage

Pour les barrages dont la hauteur ne dépasse pas 25 m, on peut préalablement prendre le
tassement égal à (0.5 à 1.5) % de la hauteur du barrage.

Pour les petits barrages on utilise la formule suivante pour calculer le tassement :

Avec :

T : Tassement de la crête du barrage en m ;

: Hauteur du barrage en m.

Barrage Amont
Tassement (m) 0.25
Tableau 24 : Valeur du tassement en amont du barrage.

6. Hauteur totale du barrage


La hauteur totale du barrage est égale à la côte de la crête du barrage (CCB), diminuée de la
côte de la section maitresse du barrage (la côte à l’exutoire), en ajoutant le tassement.

Avec :

: La hauteur de la crête de la digue ;

: Cote de la section maitresse du barrage ;

Valeur du tassement en m.

Le résultat de calcul pour notre cas est illustre dans le tableau suivant :

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Projet de Fin d’Études
Barrage Amont
Hauteur total (m) 25,5
Tableau 25 :Hauteur totale du barrage.

Conclusion :
Dans ce chapitre, on a pu dimensionner notre digue en remblai .Dans cette partie optique, on a
déterminer les paramètres du corps du barrages et aussi l’ensemble des hauteurs PHE , RN ,
crête , …

La stabilité de la digue fait partie de l’objectif du chapitre suivant ; c’est un chapitre qui sera
consacré presque entièrement à cette étude, en plus des aménagements de protection .
.

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116
Projet de Fin d’Études

Chapitre 6 : Étude de Stabilité.

Introduction :
Ce chapitre, expose les différentes méthodes de calcul de stabilités du barrage Taourirt
d’Agadir. Après, on va faire la vérification de stabilité de notre barrage .Logiciel Geoslope
permet de vérifier la stabilité de notre ouvrage.

Le but de l’étude de stabilité est de s’assurer de la résistance de l’ouvrage, des différentes


sollicitations et contraintes de glissement et renversement.

Dans ce chapitre, on va étudier la stabilité de la fondation, du talus ainsi que les pentes du
barrage .en plus , on va dimensionner quelques éléments permettant de protéger le barrage
durant son fonctionnement.

I. Stabilité de la fondation
Pour contrôler la stabilité de la fondation, il est nécessaire de maitriser les infiltrations qui
peuvent générer des sou-pressions dans la fondation du barrage ; Pour se mettre face à ce
problème, on doit faire recours à l’installation des équipements de drainage dans la fondation,
parmi ces équipements, le tapis drainant du remblai.

Pour mieux assuré la stabilité de la fondation, il faut toujours essayer d’étancher la fondation.

II. Stabilité des Talus


La stabilité du corps du barrage (talus), est assurée par le choix convenable des pentes des
talus et des matériaux de constructions.

Le bon choix des pentes des talus permet de :

 Eviter la rupture des pentes.


 Eviter les déformations excessives.
 Eviter toute sorte d’éboulement et d’effondrement des remblais.
 Assurer la stabilité de la fondation.

Pour déterminer les conditions de stabilité du remblai, on fait appel aux méthodes basées sur
la mécanique des sols et sur l’étude de l’équilibre limite. Parmi ces méthodes on peut citer :

 Janbu(1957) : méthodes es tranches circulaires.

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Projet de Fin d’Études
 Coulomb : méthode de la cale ou glissement plan.
 Bishop et Morgenstem(1960) : méthodes des tranches basée sur les ruptures
circulaires.

La stabilité des talus est définie par ce qu’on appelle le coefficient de sécurité. Chaque cas de
sollicitation a un coefficient de sécurité, qui est la valeur limite minimale à ne pas dépasser
pour assurer la stabilité du talus envers la sollicitation étudiée.

Ce coefficient de sécurité dépend de plusieurs facteurs :

 Les paramètres mécaniques du sol.


 La méthode de calcul de stabilité utilisée dans l’examen du facteur de sécurité.
 L’approximation avec laquelle on définit les valeurs des pressions interstitielles
(pressions des pores) et leur mode d’utilisation dans la méthode d’analyse de la
stabilité choisie.

Dans le but de la conception et de dimensionnement de la digue, on peut faire recours au


tableau suivant, pour faire le choix du facteur de sécurité convenable :

CAS DE CHARGE Facteurs de sécurité requis


Fin de construction 1.2
Fin de construction + 0.05 g 1
Retenue normale 1.5
Retenue normale + 0.19 g 1
Vidange rapide 1.3
Tableau 26 :coefficients de sécurité minimaux au glissement obtenus pour les cas de charge
examinés.

III. Méthodes de calcul


1. Sans séisme
La stabilité des barrages en terre se calcule généralement au moyen des méthodes faisant
intervenir la rupture (Limit Design method), ou en d’autres termes, des surfaces de
glissement.
La méthode consiste à examiner l’équilibre des forces actives agissant le long de la surface et
des forces de résistance agissant le long de la même surface. On ramène le problème à un
problème plan en considérant une largeur unité pour la masse en glissement et en négligeant
l’effet des forces latérales. Les différentes méthodes de calcul se différencient par la forme
des surfaces de rupture et par l’expression générale de l’équilibre.

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118
Projet de Fin d’Études
La méthode adoptée dans la présente analyse est celle de Bishop qui suppose :

 Des surfaces de ruptures circulaires ou polygonales,


 Découpage du massif en plusieurs tranches verticales,
 Annulation de la résultante verticale exercée sur chaque tranche par les tranches
adjacentes.

L’expression du facteur de sécurité ainsi défini est donnée par :

F= .

Avec :

G : poids propre d’une tranche ;

B : largeur d’une tranche ;

A : inclinaison de la base de la tranche par rapport à l’horizontale ;

C’ : cohésion effective ;

: Angle de frottement interne effectif ;

U : pression interstitielle.

Les calculs de stabilité ont été effectués à l’aide du logiciel Geoslope de GeoStudio 2007.

Geoslope effectue la recherche automatique du cercle de rupture critique et autorise le


contrôle sur écran des profils étudiés, de la pression et des lignes de rupture.
2. Avec séisme
La méthode pseudo-statique a été employée pour l’analyse de la stabilité sismique du barrage.
On considère que chaque tranche de talus de poids mg située au-dessus de la surface probable
de glissement est soumise à une force horizontale ‘’dynamique’’, F=αmg appliquée au centre
de gravité de la tranche, avec :
m : masse ;

A : coefficient dynamique ;

G : accélération gravitaire.

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119
Projet de Fin d’Études
Selon l’étude de l’aléa sismique du site du barrage, l’accélération horizontale maximale à
prendre en considération pour le barrage est de 0.28g. Pour les calculs pseudo –statiques, les
deux tiers de cette valeur seront adopté comme coefficient pseudo –statique pour le séisme
horizontal maximal de dimensionnement (SMD), soit : *0.28g=0.19g.

L’étude de stabilité de la digue zonée a été effectuée sur le profil du barrage en fond de vallée
correspondant à la hauteur maximale de l’ouvrage et un profil en rive droite fondé sur des
terrains marno-calcaires. En effet, les risques d’instabilité de la digue sont liés à sa hauteur et
aux caractéristiques de sa fondation.

Les couches de transition et les couches des Rip –Rap ont été négligées dans ce calcul étant
donné leurs faibles épaisseurs qui restent sans influence sur le calcul de stabilité globale du
barrage, sachant que la non prise en compte de ces couches est une hypothèse sécuritaire.

Les talus de la digue adoptés sont 2.5H/1V pour le talus amont et 2H/1V pour le talus aval. Le
noyau de la digue possède des fruits de 1H/2V. La hauteur maximale sur fondation est
d’environ 31.9 m.

IV. CARACTERISTIQUES GEOTECHNIQUES


Les caractéristiques des matériaux de la digue et des terrains de fondation retenues pour les
calculs de stabilité sont récapitulées dans le tableau suivant :
Caractéristiques des (KN/ ) Φ(°) C’(Kpa)
matériaux
Alluvions de la digue 22 35 2 0
Alluvions de l’oued 22 35 0 0.3
Limons argileux 20 25 28 0
Tableau 27 :caractéristiques géotechniques des matériaux.

Avec :
’ : Angle de frottement interne effectif (°) ;

C’ : Cohésion (Kpa) ;

: Poids spécifique humide (KN/m3) ;

ru : Coefficient de pression interstitielle.

V. Cas des charges


L’étude de stabilité a été menée pour les cas suivants :
Talus amont pour le cas de charge fin de construction avec et sans séisme.

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Projet de Fin d’Études
Talus amont pour le cas de charge de vidange rapide avec séisme.
Talus aval pour les cas de charge fin de construction, avec et sans séisme et le cas de charge
régime permanent avec et sans séisme.
1. En fin de construction
Des pressions interstitielles peuvent être générées dans le corps de la digue et précisément la
zone du noyau sous l’effet de la remontée des remblais. Cela conduit à aborder le cas de
charge de fin de construction en fonction de la valeur du coefficient de pression interstitielle
u
‘’ru’’ à considérer pour les limons de la digue : ru  , Avec :
 .h

u : Pression interstitielle au point considéré ;

 : Poids volumique de la recharge au-dessus du point considéré ;

h : Hauteur de la recharge au-dessus du point considéré.

Le coefficient ru est pris égal à 0.4 pour les matériaux limoneux du noyau et 0.5 pour les
terrains de fondation de la digue.

Vu la faible probabilité d’un événement sismique pour le cas de charge fin de construction
(dimensionnement des talus amont et aval de la digue), un séisme de 0,05 g a été considéré.

2. En exploitation
 Régime permanent : le niveau du plan d’eau amont considéré est celui de la retenue
normale, soit 232.50 NGM ;
 Retenue normale en présence d’un séisme 0.19 g.

3. Résultat des calculs de stabilité


Le tableau suivant donne les coefficients de sécurité minimaux au glissement obtenus pour les
cas de charge examinés :

Cas de charge Amont Aval Facteur


requis

Fin de construction 1.59 1.55 1.20

Fin de construction + 0.05 g 1.37 1.16 1.00

Retenue normale - 1.64 1.50

Retenue normale + 0.19 g - 1.10 1.00

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Projet de Fin d’Études
Vidange rapide 2.01 - 1.30

Tableau 28 :les coefficients de sécurité minimaux au glissement obtenus.

4. Analyse des résultats


Ces résultats montrent qu’aucun risque de glissement n’est à craindre pour tous les cas de
charge examinés.

Le tableau ci-dessus (tableau 40) montre que dans le cas de charge fin de construction avec
séisme, la stabilité du talus aval est assurée avec un coefficient de sécurité minimum de Fs =
1,16.

Le cas de charge correspondant à la vidange rapide constitue le cas de charge dimensionnant


pour le talus amont. Le coefficient de sécurité minimum obtenu pour ce cas de charge est de
2.01 (>1.30).
Les surfaces de glissement critiques ainsi que les facteurs de sécurité minimums sont
représentées dans l’annexe 13.

VI. Présentation du logiciel de calcul « GEO-SLOPE 2007 »


Les calculs de stabilité ont été menés à l’aide de logiciel Slope/w qui permet l’utilisation
simultanée de plusieurs méthodes à savoir : Bishop, Spencer et Morgenstern-Price. Il effectue
la recherche automatique du cercle de rupture critique selon chaque méthode et autorise le
contrôle sur écran des profils étudiés, de la pression et de la ligne de rupture.

La stabilité des barrages en enrochements et en terre se calcule généralement au moyen des


méthodes faisant intervenir la rupture des surfaces de glissement.

La méthode consiste à examiner l’équilibre des forces actives agissant le long de la surface et
les forces de résistance agissant le long de la même surface. On ramène le problème à un
problème plan en considérant une largeur unité pour la masse en glissement et en négligeant
l’effet des forces latérales. Les différentes méthodes de calcul se différencient par la forme
des surfaces de rupture et par l’expression générale de l’équilibre.

La méthode Bishop suppose une surface de glissement circulaire. Elle considère deux
conditions d’équilibre pour l’ensemble de la masse subdivisée en un certain nombre de
tranches verticales : d’une part les moments autour du centre du cercle, et d’autre part la
somme des composantes verticales.
1. Présentation du logiciel :
Comme beaucoup de logiciels d’application génie Civil, Slope/w possède trois modules :

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122
Projet de Fin d’Études
 Le préprocesseur Define : il permet à l’utilisateur de définir un modèle de son problème,
qui comporte la géométrie du massif étudié, les caractéristiques des sols rencontrés, les
conditions hydrauliques et de chargement, et la méthode de calcul du facteur de sécurité.
 L’opérateur de calculs Solve Manager : c’est lui qui va résoudre le problème posé.
 Le processeur Results : ce module permet de visualiser graphiquement les résultats
obtenus concernant l’ensemble des surfaces de glissement, ainsi que la valeur des facteurs
de sécurité associés. Il est possible d’afficher pour chaque tranche les diagrammes de
force, la valeur de grandeurs caractéristiques le long de la surface de glissement.

2. Les étapes de modélisation :


En premier lieu on règle le sens du cercle glissement : de gauche à droite pour le talus amont,
de droite à gauche pour le talus aval.

On utilise la méthode « Grid and Gradius » comme méthode pour modéliser la surface de
glissement.

Pour les cas de charge de la retenue normale et de la vidange rapide, on travaille avec la ligne
piézométrique. Tandis que pour la fin de construction, on travaille avec la pression
interstitielle Ru.

Figure 41 :Interface des méthodes de calcul – Geo-Slope.

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123
Projet de Fin d’Études

Figure 42 :Interface des méthodes de calcul – Geo-Slope.

Ensuite on règle l’unité des abscisses X et Y a travers la hauteur et la bases de notre ouvrage,
en utilisant set units ans scale comme montre la figure ci-dessous :

Figure 43 :interface réglage l’unité des abscisses X et Y.

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124
Projet de Fin d’Études
Après le traçage des côtes de l’ouvrage, on choisit les matériaux convenables à chaque partie
de l’ouvrage à travers l’option ci-dessous :

Figure 44 :interface choix des matériaux.

En continuant sur la même option en cliquant sur keyin ; le tableau ci-dessous nous permet
d’affecter les caractéristiques de la région choisie :

Figure 45 :interface d’affectation les caractéristiques de la région choisie.


Pour achever notre travail, on limite avec l’option draw slip entry and exit range, la partie
qu’on va étudier sa stabilité soit en talus amont ou en talus aval. Lorsqu’on termine cette
phase on clique sur solve analysis start pour avoir les résultats des coefficients de sécurité.

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125
Projet de Fin d’Études
VII. Protection de l’ouvrage
1. But de la technique de protection
Comme dans tout problème, en ingénierie, Pour protéger un ouvrage, on doit tout d’abord,
penser aux causes pouvant générer du désordre dans la structure. La première cause, c’est
l’eau ; en effet l’infiltration de l’eau sous la fondation, et l’immigration des particules de l’eau
de l’amont vers l’aval ou le contraire, sont les principaux facteurs du déséquilibre du barrage.

Les phénomènes de déplacement de l’eau dans le corps de l’ouvrage, mènent à ce qu’on


appelle « le phénomène de renard », et donc, au désordre de la structure.

Dans ce contexte, et, après avoir illustrer la cause du problème, nous en tant qu’ingénieur,
responsable de la sécurité de notre barrage, on doit trouver des solutions optimales au
problème.
Les drains et les filtres seront les solutions adoptes dans notre cas, et dans la pluparts des cas
similaires.

2. Protection des talus


a. Protection du talus amont
 But de l’opération :
Le talus amont devra être protégé contre le déferlement des vagues et les violentes
précipitations, pour cela on prévoit un revêtement de protection en encochement ; celui-ci est
caractérisé par :
 Le faible prix.
 Le temps de réalisation relativement court.
 Le maintien de la stabilité du talus lors d’une vidange rapide.
 Dimensionnement de la couche de protection :

Pour déterminer l’épaisseur de cette couche, on utilise la méthode de « T. V.A. ».

 Method T.V.A (Tennessee-Valley- Authority):

On a : e = CV², Avec :

V : vitesse de propagation des vagues en m/s ;

C : Coefficient dont la valeur est en fonction de la pente du talus et du poids spécifique des
matériaux d’enrochement : ( =2.5 g/cm²).

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126
Projet de Fin d’Études
Le tableau ci-dessous donne les valeurs du coefficient C en fonction des fruits des talus et du
poids spécifique d’enrochement :

Pente du talus Valeur de c

= 2.5 = 2.65 = 2.80

1/ 4 0.027 0.024 0.022

1/ 3 0.028 0.025 0.023

1/ 2 0.030 0.028 0.026

1/ 1.5 0.036 0.028 0.030

1/ 1 0.047 0.041 0.038

Tableau 29 : les valeurs du coefficient C en fonction des fruits des talus et du poids spécifique
d’enrochement.
Dans notre cas, on a un talus amont de fruit 1/2.5, on prend la valeur la plus proche qui est ½.
D’après le tableau on a : C=0.03

Pour le calcul de la vitesse des ondes V, on utilise la formule proposée par Stevanson :
V=1.5+2 , Avec :

V : la vitesse des vagues en m/s ;

: La hauteur de la vague est égale à 1.29m ;

Alors : V=4.08 m/s.

Finalement, l’épaisseur de la couche de protection est : e=0 .499m.

b. Protection du talus aval


Le talus aval est soumis en général au processus de l’altération superficielle naturelle (action
des vents précipitations), c’est pour cela que la couche d’enrochement sera moins importante
que celle du talus amont.
On protège ce talus par une conche en enrochement de 0,2m.

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127
Projet de Fin d’Études
3. Le dispositif de drainage du remblai
L’expérience montre que, même les petit barrages (H<5m) l’absence du drainage engendre
couramment des désordres lorsque la digne de saturation, parfois au bout de plusieurs années
de service (remblais très imperméable), finit par recouper le talus aval.

Pour contrôler les infiltrations à travers le remblai, il est nécessaire de mettre en place un
dispositif drainant et filtrant.

En ce qui concerne la qualité des matériaux, les principaux essais, outre la granulométrie,
sont :

 Mesure du coefficient de friabilité des sables.


 Essai Losange les (chocs) et l’essai (Micro- Deval) (usure) pour les graviers.
 Equivalent de sable (la présence d’argile peut entraîner une cohésion et donc la fissuration
du matériau).

Note : Les matériaux calcaires sont à éviter pour les organes de drainage.

a. Le drain vertical : description et dimensionnement


 Description de l’élément :

Le drain vertical ou drain cheminée est une alternative intéressante au du tapis drainant
puisqu’elle permet d’éviter le dysfonctionnement potentiel du drainage consécutif à
l’anisotrope de perméabilité, l’épaisseur à retenir pour un tel drain est d’ordre 0.6m comme
une valeur minimal et l’implantation idéal se situe, un peut en aval de l’axe du remblai (afin
de bénéficier au maximum de d’étanchéité apporte par le remblai amont.

Le sommet du drain est arase au niveau normal de la retenue (NNR) ou plus de quelques
centimètres (0.1-0.5) m, pour la sécurité il n’est pas nécessaire de le prolonger jusqu’au
niveau des plus hautes eaux (NPHE).

 Dimensionnement du drain vertical :


 Hauteur du drain :

On prend la hauteur du drain : =19.5+0.5=20 m.

 Epaisseur du drain :

Pour dimensionner l’épaisseur du drain vertical, on propose le tableau ci-dessous, qui donne
les valeurs des épaisseurs des drains verticaux selon la valeur de , Avec :

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128
Projet de Fin d’Études
H : hauteur du barrage en m ;
V : le volume de la retenue en .

H2 <30 30 a 100 100 a 300 300 a 700 700 a 1500

Epaisseur (m) 0.50 0.80 1.00 1.20 1.50


Tableau 30 :les valeurs des épaisseurs des drains verticaux.
On a :

 La hauteur du barrage sur TN est : H=25.5m


 Le volume de la retenue est : V=1.9

Ce qui donne : e=1.5 m.

Figure 46 :les dimensions du drain vertical.


b. Description et dimensionnement du tapis drainant sous le talus aval
 Description de l’élément :

C’est la solution traditionnellement adoptée pour assurer le drainage d’un remblai homogène,
ce tapis de matériau drainant, d’une épaisseur de 0.5m, s’étend sur (1/4-1/3) de l’emprise du
barrage.

On note que l’implantation idéale se situe, un peu en aval de l’axe du remblai (afin de
bénéficier au maximum de l’effet d’étanchéité apporté par le remblai amont).

 Dimensionnement du tapis drainant :

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129
Projet de Fin d’Études
 Longueur du tapis drainant :

Ld = (1/3-1/4) Lb et Ld = 1/ 3 Lb

Avec :

Ld : longueur du drain tapis en (m) ;

Lb : largueur transversal du barrage (presque 87.01 m) ;

On trouve : Ld= 29m.

c. Présentation et dimensionnement du prisme de drainage


 Description et fonctionnalités :

Le prisme de drainage est un dispositif utilise lors de la présence d’eau en aval du barrage,
avec variation du niveau d’eau (ligne piézométrique).

Ce dispositif est efficace pour drainer les eaux hors du corps de l’ouvrage, dans ce cas de
sollicitation (présence d’eau en amont et en aval).

Mais, on doit noter que le problème qu’on a rencontré lors de la conception de cet élément,
est que sa construction nécessite un volume important d’enrochement, ce qui rend son choix
très dépendant de la quantité et de la qualité d’enrochement présents près du site.

La figure ci-dessous donne un détaille sur le prisme de drainage :

Figure 47 :prisme de drainage.


Avec :
: Largeur de la berme a dimensionné ultérieurement ;

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130
Projet de Fin d’Études
: Hauteur du prisme de drainage ;

: Fruit de parement aval du prisme de drainage ;

: Fruit du parement amont du prisme de drainage ;

: Pente du talus aval du barrage ;

: Hauteur d’eau a l’aval du barrage.

 Dimensionnement du prisme de drainage :

Si on connait la hauteur d’eau a l’aval du barrage, on peut donner la hauteur du prisme avec
précision :

= +(0.5 à 1) mètres.

Dans le cas de la faible probabilité de présence d’eau en aval du barrage, la hauteur du prisme
de drainage est donnée par la relation suivante :

=(0.15 a0.18).H

Avec :

H : hauteur totale du barrage en mètres ;

: Hauteur du prisme de drainage en mètres.

Dans le cas de notre barrage, le dimensionnement du prisme de drainage est exécuté à base de
la deuxième relation faisant intervenir la hauteur totale du barrage H :

On a : H=25.5 m, Donc : =4.59 m.

d. Présentation et dimensionnement des bermes


 Présentation :
Pour les barrages de grandes hauteurs on prévoit des bermes. Celles-ci servent à augmenter la
stabilité des talus, les protéger contre les affouillements et à faciliter les travaux au cours de
construction. (Faciliter l’accès à tout endroit de bief).
Les bermes sont exécutées pour des hauteurs de (10-20) m, leurs largeurs varient de (2 – 3) m
avec des pentes de l’ordre de (1‰).
 Dimensionnement :

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131
Projet de Fin d’Études
On disposera d’une Seule berme pour chaque talus à la côte :

= -2.

Avec :

: Niveau du volume mort (221m NGM) ;

: La hauteur du vague.

 Calcul de :

On a :

Avec :

L : longueur du Fetch qui représente la plus longue distance sur laquelle souffle le vent en
Km ;

: hauteur des vagues en m .

D’après le plan topographique de la retenue, on tire : L=0.760 Km, Ce qui donne : =1.29 m

D’où : =218.4 NGM.

Alors la berme est cale à la cote 218.4 NGM.

En générale la largeur des bermes est fixée en fonction des tailles d’engins utilisées pour sa
réalisation :

≤ 3m

Dans le cas des petits barrages, on calcul la largeur de la berme par la relation :

= (0.5 à 2) mètres,

Où :

: est la largeur de la berme.

e. Présentation et dimensionnement des filtres


 Principe et fonctionnalité :

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132
Projet de Fin d’Études
Logiquement, le déplacement de l’eau d’une partie vers une autre dans le corps du barrage,
entraine le déplacement des particules du sol, et particulièrement, les fines. L’effet de ce
déplacement des particules sera surement la ruine et le désordre de l’ouvrage.
Pour éviter le problème, on doit penser à l’utilisation des filtres, qui sont des éléments
essentiels au bon fonctionnement des barrages en terre.
 Démarche de dimensionnement :
L’exigence primordiale aux sols des filtres, qu’ils doivent vérifier, les conditions de l’absence
du renard.

Condition 1 :

D5 n
 0,326  .(1  0,05 )
D17 1 n

D’où

 : Coefficient d’hétérogénéité du sol du filtre,  =D60/D10 ;

n : Porosité du sol en fonction d’unité n = no-0,1Log  ;

no= 0,4 pour les sols caillouteux ;

no= 0,45 pour les sols argileux.

Condition 2 :

Condition de Terzeghi :

D15 : Diamètre de filtre ;

D85 : Diamètre du sol à protéger.

Pour le cas de notre étude, on va utiliser des filtres de 30 cm, dans les parties amont et aval du
barrage, et dans le noyau aussi.

L’utilisation des filtres de 3O cm d’épaisseur dans le noyau, sert à empêcher le déplacement


des particules argileuses, dans le cas le plus ultime (infiltration d’eau dans la fondation).
f. Protection de la Crète
La crête doit être constituée de matériaux insensibles à l’eau, et à la circulation des véhicules,
la couche de protection doit être méthodiquement compactée (une couche de grave argileuse

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133
Projet de Fin d’Études
compactée). Pour le barrage homogène, on s’attachera à prévoir une épaisseur de
recouvrement suffisante les matériaux de la couche de crête.

La crête est profilée soigneusement, afin d’empêche toutes stagnation des eaux (pour éviter
les infiltrations dans le corps du barrage), on préconise, en ce sens, d’adopter un dévers amont
uniforme de (3 à 4) % qui permet d’évacuer les eaux de pluie vers le parement amont (mieux
protégé).
Conclusion
L’étude de stabilité est une étape très importante dans la conception des ouvrages de génie
civile. En effet, l’ingénieur doit toujours faire des calculs et des estimations aux dangers
pouvant attaqué l’ouvrage.
Dans ce présent chapitre, on a remédié au problème de la sécurité de notre ouvrage en terre
zoné par la création de différents éléments : filtres, drains, tapis drainant. Ces éléments
permettent la stabilité et éviter le problème de glissement et de renversement de notre barrage.

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134
Projet de Fin d’Études

Chapitre 7 : Étude d’impact du projet

sur l’environnement.

Introduction
Dans ce chapitre on va élaborer les différents impacts de l’ouvrage sur l’environnement la
région. Ces impacts se manifestent dans plusieurs aspects, d’origine hydrologiques et
hydrogéologiques, qui présentent la source nourriture des nappes phréatiques et le
renforcement des écoulements souterraines.
Le projet va améliorer les pépinières et aussi minimiser les dégâts dans la région suite aux
inondations.
Le niveau inondé par la future retenue permet aux habitants de bénéficier de l’eau
emmagasinée.
Un autre impact sur l’environnement du barrage , est le degré de pollution des eaux
superficielles ou souterraines , dues au effets du stockage de l’eau.

I. Evaluation des impacts sur l’environnement naturel


1. Normes Marocains d’impact sur l’environnement
 Définition d’une norme

Lorsqu’il est question de norme, il y a lieu de distinguer la normalisation volontaire de la


normalisation réglementaire. En effet, en soi, la norme est d'application volontaire et
contractuelle et elle ne peut acquérir une force contraignante que lorsque les pouvoirs publics
l'ont expressément prévu dans un texte réglementaire.

Du point de vue de la normalisation dite volontaire, selon le Guide ISO 2:2004, une norme est
définit comme un « document établi par consensus, qui fournit, pour des usages communs et
répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs
résultats, garantissant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné ». Ce document de
référence doit être approuvé par un institut de normalisation, tel que l’IMANOR pour le
Maroc. Ainsi, l’élaboration d’une norme dans un domaine spécifique a pour objet de définir
des règles communes sur un produit, un service, une méthode, un mode d'organisation et ce,
afin de faciliter les échanges entre les acteurs. Les solutions proposées par les normes
représentent à un moment donné le meilleur compromis possible entre l'état d'une technique et
les contraintes économiques. Par conséquent, les normes sont élaborées de façon collective,
sur la base de la concertation et de la recherche du consensus des parties prenantes, leur
permettant ainsi d'être reconnues et utilisées par tous. Cependant, dans certains cas, une
norme volontaire peut être rendue obligatoire. L'application obligatoire d'une norme

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135
Projet de Fin d’Études
homologuée est caractérisée par la référence à la norme dans un texte réglementaire comme
moyen unique de satisfaire aux exigences du texte.

D’un point de vue réglementaire, les normes environnementales sont contraignantes et


prescrivent à des sujets de droit :

 soit une obligation de faire ou de ne pas faire ;


 soit accordent à ces sujets des autorisations de faire ou de ne pas faire ;
 soit habilitent des organes de l’ordre juridique à exercer certaines activités selon
une certaine procédure.

Les normes environnementales sont ensuite des normes techniques. Elles constituent des
dispositions particulières, sous forme de chiffres, taux, tableaux et listes qui ont pour objet de
préciser la portée des normes générales à caractère plus juridique. Il s’agit généralement de
substances dont le rejet dans un milieu donné est interdit ou réglementé. Le caractère
technique de ces normes tient au fait qu’elles ne sont pas formulées sous forme d’obligations
de faire ou de ne pas faire, mais en termes techniques par quantité, quotas, seuils, etc.

 Types de normes

Du point de vue de la normalisation volontaire, les recommandations de la norme peuvent


porter aussi bien sur des produits, procédés, bonnes pratiques, méthodes de mesure et
d’essais, systèmes d’organisation :

 Les normes fondamentales : elles portent sur la terminologie, les conventions,


les signes, les symboles.
 Les normes de spécification ou d'exigences : elles fixent les caractéristiques
d'un produit ou d'un service et leurs seuils de performance à atteindre (qualité,
aptitude à l'emploi, sécurité, protection de l'environnement, documentation
accompagnant le produit ou le service, etc.).
 Les normes de méthodes d'essais ou d'analyse : elles définissent les modes
opératoires pour mesurer les caractéristiques ou les performances d'un produit, ou
bien pour mesurer la quantité d'une substance, ou la qualité des milieux (air, eau,
bruit, etc.).
 Les normes d'organisation ou de système : elles portent d'une part sur la
description et la modélisation des fonctions de l'entreprise (maintenance, logistique,
management de la qualité, management environnemental, etc).

Du point de vue de la normalisation réglementaire, on distingue quatre types de normes que


l’on retrouve dans les différents textes réglementaires relatifs à la protection de
l’environnement:

 Les normes de qualité appelées parfois « les objectifs de qualité » qui visent à
déterminer le niveau maximum de pollution acceptable dans une activité déterminée.
C’est par exemple la quantité d’un produit ou d’une substance dangereuse susceptible
d’être déversée dans un cours d’eau qui est définie. Ainsi par exemple, les normes de
qualité de l’eau ne sont pas les mêmes pour l’eau potable, l’eau de baignade ou pour
les eaux agricoles. Il s’agit des niveaux à ne pas dépasser ;
 Les normes d’émission appelées aussi normes d’orientation qui déterminent les
valeurs limites qui ne doivent pas être dépassées par le pollueur qui peut ainsi
organiser son activité autour d’un quota à respecter ;

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136
Projet de Fin d’Études
 Les normes de procédés ou normes d’orientation qui ne laissent aucune liberté dans
le choix des moyens de réduction des nuisances en vue d’une meilleure qualité de
l’environnement ;
 Les normes de produits qui servent à déterminer la composition physique ou
chimique d’un produit donné. Par exemple : un détergent, la manipulation, la
présentation et l’emballage des produits ou encore le niveau de pollution qui rend ce
dernier compatible avec les contraintes environnementales. La norme de produit
indique la substance dont la présence est prohibée dans un produit ; par exemple
l’interdiction de la présence du mercure dans les pesticides. Il s’agit alors de réduire
la quantité de polluants émis par ce produit.
2. Impact sur l’environnement naturel
Le volume sous RN pouvant être stocké en amont du barrage est d’environ 571 788 m3.

Le barrage permet de régulariser le débit correspondant à la crue vingteniale. Le régime


hydrogéologique est caractérisé par une nappe très profonde, en témoigne les forages de
reconnaissance réalisés dans le cadre de la présente étude.Aucun horizon d’eau n’a intercepté
même à une profondeur de 30 m au niveau de l’axe.

L’impact du barrage sur le régime hydrogéologique ne peut être considéré que positif. Le
volume d’eau stocké permettra d’alimenter les eaux souterraines et augmenter le niveau
d’horizon. Le puits situé juste en amont de la retenue, au pied du village « Id Beniad »
bénéficiera aussi des eaux de la retenue.

Le forage d’eau existant en aval et assurant l’alimentation du village « Tighanimine » pourra


aussi bénéficier du renforcement de l’écoulement souterrain engendré par la future retenue du
barrage, ainsi que le puits creusé au pied du village.

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137
Projet de Fin d’Études

Figure 48 :nappe phréatique en phase d’extraction et de distribution .


3. Impacts en matière de protection contre les inondations
L’un des objectifs essentiels visés par la construction d’un barrage sur Oued « Irhzer El
Arba », est la protection de la ville de « Drarga » contre les inondations. En effet, avant de se
jeter vers Oued « Souss », Oued « Irhzer El Arba » passe entre les villes de « Draraga » et
« Tikiouine » située dans la zone de confluence, au bord d’Oued « Souss ». Les crues d’Oued
« Irhzer El Arba » constituent une menace permanente vis à vis de la station d’épuration situé
au bord de l’Oued. Le barrage permettra la protection de la ville contre les crues de fréquence
vingteniale.

Le volume sous RN pouvant être stocké en amont du barrage est important. Le barrage
permet de régulariser le débit correspondant à la crue vingteniale.

Figure 49 :les dégâts des inondations.

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138
Projet de Fin d’Études
4. Impacts sur la qualité des eaux de la future retenue
Le bassin versant du futur barrage Taourirt ne présente pas de sources potentielles de
pollution, pouvant contaminer la future retenue, comme :

 Les concentrations urbaines importantes effectuant des rejets de déchets et produits


polluants.
 Les sites industriels.
 Les exploitations agricoles importantes utilisant de façon massive des pesticides et autres
produits chimiques nocifs.
5. Impacts sur l’irrigation
Les berges de l’Oued « Irhzer El Arba » en aval du barrage sont exploitées par des pépinières.
Cette activité économique est une caractéristique de cette zone en plus de l’écotourisme où
tourisme vert. Les nombreuses pépinières situées en aval pourront bénéficier des eaux
stockées en amont du barrage.

Le volume utile du barrage est d’environ Ce volume pourra contribuer à


l’irrigation d’au moins , en supposant un besoin en eau de .

Figure 50 :irrigation par des conduites d’amené à surface libre.

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139
Projet de Fin d’Études
II. Évaluation des impacts socio-économiques
1. Impacts identifiés sur les biens de la population
La taille du barrage a été arrêtée de façon à ce que le niveau des plus hautes eaux soit en
dessous de la limite du village situé Id Beniad en amont. Le puits exploité au pied du village
se situe ainsi en dehors de la zone inondable.

Le barrage n’aura aucun impact négatif sur les biens de la population, ni en amont par la
future retenue, ni en aval lors des lâchés à travers la vidange de fond.

La zone du projet est réputée par l’élevage pastoral comme principal activité économique. Le
barrage offrira un point d’eau important pour l’abreuvement du cheptel de toute la zone,
notamment en période sèche.
2. Impacts sur les terres touchées et leurs occupations
Aucune habitation où construction quelconque ne seront inondés par la retenue en amont, ni
par les eaux évacuées en aval.

La surface inondée par le barrage en amont sous le niveau des plus hautes eaux est d’environ
. Aucune habitation, ni construction quelconque ne seront inondées par la montée des
eaux en amont.

Par contre, les quelques dizaines d’arganier occupant les rives de l’Oued en amont du barrage
seront inondés par les eaux de la future retenue.
Conclusion
En général la construction de barrage de Taourirt d’Agadir, n’aura pas des mauvais impacts
sur l’environnement de la zone .Au contraire, l’ouvrage va donner de nombreux avantages
aux habitats de la région, en effet les pépinières existantes dans les régions d’oued « Ighzer
Laarba », vont bénéficier de l’eau nécessaire à l’irrigation. Ainsi, les zones en amonts du
barrage seront protégées contre les dégâts des inondations.

Dans le cadre de ce mémoire, on s’est intéressé à la conception et de dimensionnement du


barrage de Taourirt dans la province d’Agadir. Le but de cette étude était l’amélioration du
degré de protection des terres agricoles situées en aval du barrage, le village <<El
Fouggara>>, et l’irrigation. En outre ceci permet la recharge de la nappe phréatique.

Une étude économique va donner une illustration sur le projet.

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140
Projet de Fin d’Études

Conclusion générale
Sur la base des comparaisons techniques et économiques faites en tenant compte

des particularités topographiques, climatiques et géologiques de la région nous

proposons un aménagement de l’oued « Irhzer El Arba », composé des éléments

de base suivants :

 Digues-en en terre zonée, drain vertical en gravier, tapis drainant et

prisme de drainage dans le lit et sur les flancs de l’oued.

 Evacuateur de crues du type Seuil libre à déversement latéral en rive

gauche avec un coursier terminé par une cuillère.

 Vidange de fond : 1 conduite métallique circulaire de 1000 mm de

diamètre.

Le barrage Taourirt a pour vocation :

 L’amélioration du degré de protection des terres agricoles situées en aval,

 La recharge de la nappe,

 L’irrigation des périmètres situés à l’aval.

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141
Projet de Fin d’Études

Bibliographie
 Cours barrages (généralités, barrages remblais, constructions
hydrauliques II –Professeur Monsieur Kerkour-ENSAH
(2016/2017).
 Cours Hydrologie (Bassin versant) 4eme année-professeur
Monsieur Bengamra-ENSAH (2015 /2016).
 Thèse doctorat-Université colonel Hadj Lakhdar-Batna –
Algérie du docteur Messaid Belkacem (30/04/2009).
 Cours Hydrologie (modélisation en hydrologie) 5eme année-
Professeur Monsieur El Mansouri (2016/2017).
 Http ://www.cosmovisions.com/alluvion.htm
 Http ://www.sage-cher-aval.fr/quest-ce-quun-bassin-versant/
 Https ://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_Strahler
 Http ://echo2.epfl.ch/e-
drologie/chapitres/chapitre2/chapitre2.html
 Http ://eductice.ens-
lyon.fr/EducTice/recherche/geomatique/veille/imagerie-3d/MNT
 Http ://kartomnt.free.fr/pages_fr/index.html
 Http ://www.green-observer.com/modelisation-3D-mnt-mne.php
 Http ://www.risques-meteo.ac-versailles.fr/Bassin-versant
 Cours des barrages Professeurs : Rhouzlane et Aboulhassane
(conception des barrages) –EHTP 2014.
 Thèse doctorat-Wilaya de Ain Defla – Algérie- (étude d’un petit
barrage sur oued Bouhammama (chapitre étude de stabilité).

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142
Projet de Fin d’Études

 Hydrothèque : cours hydrologie appliquée thématique étude de


crue-Ecole polytechnique Fédérale de Lausanne .
 http://www.environnement.gov.ma/fr/lois-et-
reglementations/normes

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143
Projet de Fin d’Études

Annexes
Annexes 1 : la variation du volume et de la surface de la retenue en fonction de
la cote, et la courbe Hauteur-Surface-Volume

COTE (NGM) S (ha) V (Mm3)


210,00 0,00 0,00
211,00 0,09 0,00
212,00 0,30 0,00
213,00 0,63 0,01
214,00 1,03 0,01
215,00 1,43 0,03
216,00 1,77 0,04
217,00 2,39 0,06
218,00 2,84 0,09
219,00 3,31 0,12
220,00 4,10 0,16
221,00 4,69 0,20
222,00 5,35 0,25
223,00 6,00 0,31
224,00 6,86 0,37
225,00 7,60 0,45
226,00 8,33 0,52
227,00 8,97 0,61
228,00 9,91 0,71
Tableau : Hauteur-Surface-Volume

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Projet de Fin d’Études

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145
Projet de Fin d’Études

Annexe 2 : Méthodes de calcul de temps de concentration

Méthode Relation Paramètre


Giondotti S : surface du bassin
versant en .
L : longueur (m).
H : dénivelée du bassin
versant (m).
Ventura S : surface du bassin
versant en
: La pente moyenne du
talweg en m/m.
Kirplich . L : longueur de talweg
(m)
H : dénivelée du talweg
en m/m .

Passini S :la superficie du bassin


versant en .
: pente en (m/m) .

USSCS
: longueur de bassin
versant en .
: dénivelé maximale
en m/m.

Dujardin C : coefficient de
ruissellement pris égal à
0.5.
: pente en m /m.
S : surface du BV en ha.
Sogreah C : coefficient de
ruissellement pris à égal
0.4.
S : superficie du BV en
ha
Desbordes C : coefficient de
ruissellement S : surface
du BV.
: la pente.

Turazza S : surface du bassin


versant.

Annexe 3 : résultats de calcul du temps de concentration.

MARDY IBRAHIM JABI MOHAMMED


146
Projet de Fin d’Études
Nom de la formule Résultats pour le cas de barrage Taourirt
-- en heures --
Giondotti 2.02
VENTURA 3.24
KIRPLICH 1.41
Passini 3.52
USSCS 1.19
Dujardin 7.51
Sogreah 1.31
Desbordes 1.01
TURAZZA 1.69
Valeur adoptée (heure) 1.41

Annexe 4 : valeurs du coefficient de Montana adoptes au Maroc.

Valeurs des coefficients de Montana.

Région Intervalles de pluviométries (mm) a b

Rif central 1000 1300 15.55 0.776

Rif occidental 800 1000 9.78 0.793

Rif oriental 600 800 7.58 0.808

Moyen atlas 700 900 14.94 0.636

500 700 13.51 0.613

Karst 400 500 13.47 0.587

Haut atlas 200 400 9.38 0.742

Annexe 5 : Débit de pointe millénaire en fonction de la superficie du bassin


(Formule de Hazan et Lazarevic).

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147
Projet de Fin d’Études
Zone géographique Pluviométrie

Rif oriental 7,58* 600-800

Rif occidental 9,78* 800-1000

Rif central 15,55* 1000-1300

Haut atlas saharien 9,38* 200-400

Moyen atlas 14,94* 700-900

Moyen atlas 13,51* 500-700

Moyen atlas(Karst) 13,47* 400-700

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148
Projet de Fin d’Études

Annexe 6 : résultats de l’ajustement des pluies par la loi de Gumbel.

année Pluie rang fréquence variable u


-
1981 10.1 1 0.01724138 1.40129208
-
1982 16.1 2 0.05172414 1.08580756
-
1983 16.7 3 0.0862069 0.89649818
-
1984 20.7 4 0.12068966 0.74883392
-
1985 23.5 5 0.15517241 0.62230533
-
1986 23.7 6 0.18965517 0.50835121
-
1987 23.7 6 0.18965517 0.50835121
-
1988 24.7 8 0.25862069 0.30187547
-
1989 33.7 9 0.29310345 0.20475933
-
1990 34.5 10 0.32758621 0.10975448
-
1991 39.1 11 0.36206897 0.01579517
1992 40.0 12 0.39655172 0.0780169
1993 46.6 13 0.43103448 0.17248943
1994 46.8 14 0.46551724 0.26839442
1995 47.2 15 0.5 0.36651292
1996 47.6 16 0.53448276 0.46767705
1997 51.4 17 0.56896552 0.57281549
1998 53.0 18 0.60344828 0.68300885
1999 53.6 19 0.63793103 0.79956359
2000 60.9 20 0.67241379 0.92411787
2001 62.6 21 0.70689655 1.05880249
2002 62.7 22 0.74137931 1.20649968
2003 69.5 23 0.77586207 1.37128548
2004 75.5 24 0.81034483 1.55924203
2005 90.1 25 0.84482759 1.78009153
2006 91.3 26 0.87931034 2.05091335
2007 101.8 27 0.9137931 2.40626816
2008 103.6 28 0.94827586 2.93539333
2009 808.0 29 0.98275862 4.05175974

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149
Projet de Fin d’Études

Période de
retour T(an) 2 5 10 20 50 100 1000
Probabilité de
non
dépassement 0.5 0.8 0.9 0.95 0.98 0.99 0.999
Variable
réduire u 0.36 1.49 2.25 2.97 3.90 4.60 6.90725507
Pour la
période de
retour en -
(mm/24h) 26.08 100.59 184.47 264.92 369.06 447.10 704.973899
pour la
période de
retour T en -
(m3/s) 11.17 43.08 78.99 113.45 158.05 191.47 301.898545
Annexe 7 : Calcul des débits générés par les séries de pluies utilisées en phase 1

Annexe 8 : les débits de crue correspondants à chaque période de retour

Période de retour Débit de pointe Volume de


crue
10 61 0,31
20 95,45 0,48
50 140,05 0 ,71
100 173,47 0,89
1000 283,89 1,44
10000 394,13 2,01

Annexe 9 : résultat des formules empiriques d’apports liquides.

Formules empiriques résultat

turc 3.3
Samie 610405.92
ANRH 258786.61
MEDINGUER 130728.28

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150
Projet de Fin d’Études

Annexe 10 : les calculs effectués pour dimensionner le chenal de dérivation.

H(m) L(m) Pm S(m²) Rh(m) Q(m3/s)


0 20 30 0 0 0
0.1 20.15 30.30099 1.5075 0.049751 0.644849
0.2 20.3 30.60388 3.03 0.099007 2.050627
0.3 20.45 30.90861 4.5675 0.147774 4.037178
0.4 20.6 31.21509 6.12 0.196059 6.531446
0.5 20.75 31.52324 7.6875 0.243868 9.489018
0.6 20.9 31.833 9.27 0.291207 12.87897
0.7 21.05 32.1443 10.8675 0.338085 16.67811
0.8 21.2 32.45707 12.48 0.384508 20.86819
0.9 21.35 32.77125 14.1075 0.430484 25.43439
1 21.5 33.08679 15.75 0.476021 30.36438
1.1 21.65 33.40363 17.4075 0.521126 35.6477
1.2 21.8 33.72172 19.08 0.565807 41.27535
1.3 21.95 34.04101 20.7675 0.610073 47.23952
1.4 22.1 34.36144 22.47 0.653931 53.53332
1.5 22.25 34.68299 24.1875 0.697388 60.15069
1.6 22.4 35.0056 25.92 0.740453 67.08622
1.7 22.55 35.32923 27.6675 0.783133 74.33507
1.8 22.7 35.65385 29.43 0.825437 81.89288
1.9 22.85 35.97941 31.2075 0.867371 89.75574
2 23 36.30589 33 0.908943 97.92009
2.1 23.15 36.63325 34.8075 0.950161 106.3827
2.2 23.3 36.96145 36.63 0.991032 115.1407
2.3 23.45 37.29047 38.4675 1.031564 124.1913
2.4 23.6 37.62028 40.32 1.071762 133.5323
2.5 23.75 37.95085 42.1875 1.111635 143.1612
2.6 23.9 38.28215 44.07 1.151189 153.0762
2.7 24.05 38.61416 45.9675 1.190431 163.2753
2.8 24.2 38.94685 47.88 1.229368 173.7569
2.9 24.35 39.2802 49.8075 1.268005 184.5194
3 24.5 39.61419 51.75 1.30635 195.5615
3.1 24.65 39.94879 53.7075 1.344409 206.8819
3.2 24.8 40.28399 55.68 1.382187 218.4794

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151
Projet de Fin d’Études

Annexe 11 : les résultats de calcul du temps de vidange.

z de z de
diamètre(mm) pdc(m) retenu calage volume vitesse Vdg section débit Q Temps
400 5 232.5 218.6 1900000 7.3853639 0.1256 0.92760171 23.7070939
500 4.1 232.5 218.6 1900000 8.15577007 0.19625 1.60056988 13.7393194
600 3.5 232.5 218.6 1900000 8.82719823 0.2826 2.49456622 8.8154568
800 2.75 232.5 218.6 1900000 9.95842266 0.5024 5.00311154 4.39541284
1000 2.3 232.5 218.6 1900000 10.889125 0.785 8.54796313 2.57262934

Annexe 12 : Calcul de la lame d’eau pour la partie coursier.

Y Z(NGM) h(m) d(m) (NGM)


0 0 234.64 2.14 1.07 235.71
0.2 0.01708619 234.622914 2.15708619 1.06575386 235.688668
0.4 0.05827311 234.581727 2.2153593 1.05164359 235.63337
0.6 0.11943998 234.52056 2.33479928 1.02439132 235.544951
0.8 0.19874275 234.441257 2.53354203 0.98339186 235.424649
1 0.295 234.345 2.82854203 0.93069921 235.275699
1.2 0.40735478 234.232645 3.23589681 0.87014841 235.102794
1.4 0.53514151 234.104858 3.77103832 0.80604668 234.910905
1.6 0.67782001 233.96218 4.44885833 0.74210674 234.704287
1.8 0.83493824 233.805062 5.28379657 0.68095376 234.486016
2 1.00610917 233.633891 6.28990574 0.62412071 234.258012
2.2 1.19099561 233.449004 7.48090135 0.57228676 234.021291
2.4 1.38929961 233.2507 8.87020096 0.52556197 233.776262
2.6 1.60075491 233.039245 10.4709559 0.48372385 233.522969
2.8 1.82512129 232.814879 12.2960772 0.44638272 233.261261
3 2.06218031 232.57782 14.3582575 0.41308535 232.990905
3.2 2.31173196 232.328268 16.6699894 0.38337431 232.711642
3.4 2.57359201 232.066408 19.2435814 0.35681879 232.423227
3.6 2.84758989 231.79241 22.0911713 0.33302842 232.125439
3.8 3.13356698 231.506433 25.2247383 0.31165732 231.81809

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152
Projet de Fin d’Études

Annexe 13 : Les surfaces de glissement critiques et les facteurs de sécurité


minimums

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153
Projet de Fin d’Études

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154
Projet de Fin d’Études

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155