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ANALYSE FINANCIERE

Ecole ………………………………………………………….

Classe …………………………………………………………

Année académique ………………………………………….


INTRODUCTION GENERALE

L’augmentation des risques dans l’économie et la fréquence des défaillances d’entreprises ont mis en
évidence la nécessité de disposer d’outils de gestion de plus en plus pertinents efficaces. Au nombre de
ces outils, on peut citer l’analyse financière qui se caractérise par deux grands axes d’investigations :
Evaluation de la structure financière de l’entreprise et évaluation de ses performances. Avant de les
explorer, il est naturellement indiqué de préciser ses objectifs, son importance pour l’entreprise, ses
sources d’information et les consommateurs des informations qu’elle produit.

1. Définition et objectifs de l’analyse financière


Analyser, c’est décomposer un tout en ses différents éléments pour mieux l’examiner et l’étudier.
L’analyse financière peut poursuivre des objectifs différents selon la préoccupation des ceux qui
procèdent à cette analyse. On peut définir l’analyse financière comme une étude méthodique, utilisant
des instruments et des moyens appropriés, des informations comptables et financières des entreprises afin
de porter une appréciation sur les risques présents, passés et futures découlant de la situation financière
et des performances de ces entreprises.
En procédant à l’analyse on s’efforce de répondre à un certain nombre de questions :
- la structure financière de l’entreprise est-elle équilibrée ?
- l’entreprise réalise-t-elle des résultats à la hauteur des investissements ?
- l’entreprise dispose-t-elle des ressources suffisantes pour faire face à ses besoins sans déséquilibrer
sa structure financière ?
- Etc.
La réalisation de tous ces objectifs a pour finalité, le contrôle de l’équilibre financier (solvabilité et
liquidité) de l’entreprise et de sa rentabilité.
Ainsi, L’analyse financière d’une entreprise peut être définie comme étant l’ensemble des moyens et
techniques destinés à assurer une double fonction :

- étude de la rentabilité soit l’aptitude à dégager du profit,


- étude de la solvabilité soit l’aptitude à faire face à ses engagements.

2. Importance de l’analyse financière


L’analyse financière est un excellent outil d’aide à la décision pour les responsables de l’entreprise. En
effet, elle permet de :

- détecter les symptômes relevant des phénomènes en évolution susceptibles d’entraver à plus ou
moins brève échéance la poursuite des buts et objectifs de l’entreprise et mettre ainsi en péril la
continuité de son activité ;

- prendre des décisions correctives tant au niveau de la gestion à court terme que des plans à moyen
terme.

3. Sources d’information
Deux sources principales d’information sont exploitées par l’analyse financière :

 Les sources internes : il s’agit des documents de synthèse produits par l’entreprise, c’est-à-dire
produits par son système comptable (bilan, compte de résultat, tableau financier des ressources et
des emplois ou TAFIRE, l’état annexé) et de toute autre information donnée par les corps de
contrôle internes (contrôle de gestion, audit interne…).

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Cependant, il convient de noter que le rôle de l’analyste n’est pas d’élaborer des états financiers mais
« son travail commence quand celui du comptable est terminé ».

 Les sources externes : il s’agit de l’environnement économique, politique, social, technologique,


juridique etc. et des informations sur le secteur d’activité dans lequel l’entreprise évolue, sur les
concurrents, la clientèle (étude de marché)…

L’analyse financière privilégie les sources internes, notamment les états financiers produits par
l’entreprise, mais ne peut se passer des sources externes notamment dans l’appréciation de la performance
de l’entreprise par rapport à son environnement.

4. Les utilisateurs des informations produites par l’analyse financière


Les destinataires des informations produites par le gestionnaire financier sont assez nombreux et les
enjeux varient d’un utilisateur à l’autre :

- le premier utilisateur des informations de la gestion financière est l’entreprise elle-même. En effet,
les dirigeants de l’entreprise utilisent cette discipline pour évaluer leur gestion passée et surtout
pour orienter les choix économiques futurs par une réduction de l’incertitude ;

- les actionnaires s’intéressent beaucoup plus à la rentabilité de leurs investissements, c’est-à-dire


la rentabilité du capital investi ;

- les banquiers s’intéressent essentiellement à la solvabilité de l’entreprise, c’est-à-dire la capacité


réelle à rembourser les avances ou prêts qui lui sont consentis ;

- les salariés se préoccupent de la sécurité, la garantie et la stabilité de leurs emplois ; c’est-à-dire


qu’ils s’intéressent à la capacité de leur entreprise à créer de la richesse (dégagement de résultats
substantiels) et à sa liquidité (trésorerie suffisante) ;

- les fournisseurs se préoccupent de la régularité et de la permanence de leurs débouchés, c’est-à-


dire la continuité de l’exploitation ;

- les clients se préoccupent de l’assurance de leur approvisionnement, c’est-à-dire la continuité de


l’exploitation, mais aussi la gestion rationnelle des stocks de produits ;

- les concurrents s’intéressent à la part de marché acquise par l’entreprise et à sa capacité à se


maintenir sur le marché ;

- les investisseurs s’intéressent à la viabilité dans le temps de l’entreprise dans leur critère de choix
ou de décision d’investir.

Tous ces utilisateurs sont de véritables consommateurs des informations produites par l’analyse
financière. Ce qui suppose que les informations de la gestion financière devront être fiables afin que
chaque utilisateur puisse prendre une décision pertinente. La pertinence partagée recherchée par le
SYSCOA à travers les états financiers se trouve alors transposée dans la gestion financière.
Comme déjà relevé, la gestion financière comprend l’analyse financière et la politique financière. Le
programme de première année sera consacré à l’analyse financière. De façon spécifique, nous allons
procéder à l’étude des états financiers et à l’analyse de la situation financière de l’entreprise.

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DEUXIEME PARTIE : ANALYSE ECONOMIQUE ET FINANCIERE

La conception originale du bilan est une conception patrimoniale. Aujourd’hui, pour les besoins de
l’analyse financière et de l’évaluation de l’entreprise, le bilan fait l’objet de plusieurs approches :

- l’approche patrimoniale comptable qui prévaut en matière d’information financière et


fiscale se fonde sur une évaluation en termes de prix d’acquisition et procède à un
rapprochement avec la valeur actuelle en intégrant l’usure théorique (amortissement) et en
recourant à des corrections de valeurs (retraitements) issues des principes comptables.

- l’approche fonctionnelle du bilan qui est plus récente conçoit le bilan comme un ensemble
de stocks de ressources et de stocks d’emplois. Elle s’appuie sur une analyse de l’activité
fondée sur les différents cycles d’opération et a pour objet final de faciliter la
compréhension du fonctionnement de l’entreprise.

- l’approche patrimoniale financière qui s’appuie sur l’évaluation des actifs en termes de
valeur actuelle ou valeur de marché. Cette conception financière du bilan a été surtout
développée pour l’information des tiers afin que ceux-ci puissent apprécier si la valeur des
actifs permet de faire face aux engagements (solvabilité et liquidité financière).

Seule l’approche fonctionnelle et l’approche financière seront présentées dans cette partie. Ces
deux approches s’appuient sur une présentation du bilan par grandes masses.

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CHAPITRE I : L’APPROCHE FONCTIONNELLE DU BILAN : LE BILAN
FONCTIONNEL

L’approche fonctionnelle conçoit le bilan comme un ensemble de stocks de ressources et de stocks


d’emplois. Elle s’appuie sur une analyse de l’activité fondée sur les différents cycles d’opérations et
a pour objet final de faciliter la compréhension du fonctionnement de l’entreprise. Cette conception
fonctionnelle du bilan retient l’évaluation des actifs et des passifs au prix d’acquisition et fait
totalement abstraction de la valeur réelle. Ainsi, les postes figurent au bilan pour leurs valeurs
d’origine. Les amortissements et les provisions pour dépréciation sont placés avec les ressources
propres, au passif et non en actifs soustractifs. L’approche fonctionnelle du bilan considère l’entreprise
comme un « porte feuille d’emplois et de ressources ». Elle s’oriente vers un classement
des emplois (actif) et des ressources (passif) selon leur nature ou leur destination. Ainsi, les emplois
et les ressources sont classés de manière à distinguer, à l’actif et au passif, un cycle long et un cycle
court.

1. Présentation du bilan fonctionnel


Le bilan fonctionnel est organisé en deux cycles : un cycle long et un cycle court.

1.1. Le cycle long

A l’actif, le cycle long est constitué des investissements ou emplois durables c’est-à-dire l’actif
immobilisé brut.
Au passif, le cycle long comprend le financement ou ressources stables, c’est-à-dire les capitaux
propres (y compris les amortissements et provisions) et les dettes financières.

1.2. Le cycle court

A l’actif, le cycle court est constitué des emplois circulants, c’est-à-dire les stocks, les créances et la
trésorerie pour leur valeur comptable nette. En effet, Avec le principe des charges provisionnées (659,
679 et 839) adopté par le SYSCOA, les stocks, les créances et la trésorerie seront pris à leurs valeurs
nettes, car les charges provisionnées sont considérées comme des charges décaissables à court terme.

Au passif, le cycle court comprend les ressources circulantes ; c’est-à-dire les dettes d’exploitation
(AO selon le SYSCOA), les dettes hors exploitation (HAO selon le SYSCOA) et la trésorerie.
Présentation schématique
Bilan fonctionnel
ACTIF PASSIF
Cycle long Cycle long
(Cycle EMPLOIS STABLES RESSOURCES DURABLES (financement
d’investissement (Actif Immobilisé brut) (capitaux permanents) stable ou à LMT)

ACTIF CIRCULANT PASSIF CIRCULANT


Cycle court - Exploitation (AO) - Exploitation (AO) Cycle court
(Cycle - Hors exploitation (HAO) - Hors exploitation (HAO) (financement à
d’exploitation) court terme)
TRESORERIE ACTIF TRESORERIE PASSIF
(disponibilités) (Ressources)

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Dans le bilan fonctionnel, les postes d’actif et du passif sont regroupés en fonction de leur nature ou
de leur destination :

- les emplois stables sont les biens destinés à rester durablement dans l’entreprise ;

- les ressources durables sont les fonds propres et les dettes financières permettant d’assurer
une stabilité des financements ;

- les actifs d’exploitation et les passifs d’exploitation sont les besoins ou les ressources
générées par le cycle d’exploitation selon la nature de l’activité de l’entreprise
 Exemples d’actifs d’exploitation : les stocks, les créances commerciales, les créances
de TVA ;
 Exemples de passifs d’exploitation : les dettes commerciales, les dettes de TVA.

- Les actifs hors exploitation (ou HAO selon le SYSCOA) et les passifs hors exploitation sont
les besoins et les ressources générés par les activités non liées à l’exploitation de
l’entreprise ;

- Les emplois en trésorerie ou les ressources de trésorerie correspondent à des disponibilités


ou à des crédits de trésorerie.

Le bilan fonctionnel nécessite des retraitements fonctionnels et économiques pour une description
économique plus juste du patrimoine de l’entreprise. Ces retraitements sont effectués à partir du
bilan comptable SYSCOA.

2. Du bilan comptable SYSCOA au bilan fonctionnel : les retraitements


En raison de la nature déjà fonctionnelle du bilan SYSCOA, le passage du bilan comptable
SYSCOA au bilan fonctionnel définitif nécessite très peu de retraitements.

2.1. Le reclassement des amortissements et des provisions

Les amortissements et les provisions qui sont des charges non décaissables et considérés comme
source de financement interne sont reclassés dans les capitaux propres, c’est-à-dire dans les ressources
stables ou capitaux permanents. L’équilibre du bilan n’est pas ainsi remis en cause dans la mesure
où les immobilisations (actifs) sont prises à leurs valeurs brutes – Cependant, les stocks, les créances
et la trésorerie (emplois actifs) circulants seront pris à leurs valeurs nettes en raison de principe de
charges provisionnées adopté par le SYSCOA.

NB : Ressources propres = capitaux propres + amortissements et provisions

2.2. Le reclassement des intérêts courus

Les intérêts courus ne correspondent pas à un flux de financement. Inclus dans les immobilisations
financières (276) et dans les dettes financières (166 et 176), ils devront être reclassés
respectivement dans l’actif circulant hors exploitation (HAO) et dans le passif circulant hors
exploitation (HAO).

2.3. Le retraitement des écarts de conversion

Les écarts de conversion résultent d’ajustements internes consécutifs à des variations des taux de
change. L’écart de conversion actif résulte du constat d’une perte de change latente (dépréciation

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d’une créance ou appréciation d’une dette) tandis que l’E/C passif résulte du constat d’un gain de
change latent (dépréciation d’une dette ou appréciation d’une créance).

E/C actif
Diminution Augmentation

Créances Dettes

Augmentation
Diminution

E/C passif

Il faut les annuler pour chiffrer les dettes et les créances aux montants initialement comptabilisés.
Cette annulation se fait en contre-passant les écritures d’inventaire qui leur sont relatives.

- si l’écart de conversion – actif concerne un poste d’actif, on le réintègre et si c’est un poste


de passif, on l’en soustrait,

- l’écart de conversion – passif concerne un poste de passif, on le réintègre et si c’est un poste


d’actif, on l’en soustrait.

2.4. Le cas des charges immobilisées

Habituellement considérées comme fictif dans les plans précédents, les charges immobilisées (frais
d’établissement, charges à repartir et les primes de remboursement des obligations) sont considérées
par le SYCOA comme des éléments ayant valeur d’actif. Elles ne seront plus donc éliminées du bilan
fonctionnel.

2.5. L’exclusion du capital souscrit non appelé du capital social

Le capital souscrit non appelé est exclu du capital social dans le bilan fonctionnel (option
SYSCOA). Il peut y apparaître à la condition qu’il soit appelé et encaissable dans un délai assez
court. En ce moment, il sera inclut dans le capital social et inscrit à l’actif circulant HAO (capital
souscrit appelé et non versé).

2.6. Le cas de crédit-bail

C’est un contrat de location d’un bien meuble ou immeuble assorti d’une possibilité de rachat par le
locataire en fin de contrat.
Le retraitement du crédit-bail ne se justifie pas car le bilan comptable SYSCOA intègre les biens
financés par crédit bail comme s’il s’agissait d’immobilisations acquises et financées par emprunt
(compte 17).
Toute fois, s’il se trouve que le bien pris en crédit bail n’avait pas été comptabilisé dans le bilan
comptable, le retraitement suivant s’impose pour l’établissement du bilan fonctionnel : On inscrit la

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valeur du bien dans l’actif immobilisé et en contrepartie on inscrit un emprunt de crédit bail du
même montant dans les dettes financières et ressources assimilées.

2.7. Le cas des effets escomptés et non échus (EENE)

Lorsqu’il existe des effets ayant fait l’objet d’escompte :


- ces effets escomptés non encore échus restent à l’actif du bilan (415)
- le crédit accordé par la banque figure en contrepartie au passif dans la trésorerie (565).

Le retraitement des effets escomptés et non échus est pris en compte par le SYSCOA en raison du
principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence (pas de retraitement supplémentaire donc
à faire).
.
Remarque :

Le bilan fonctionnel est obtenu à l’issue de ces retraitements économiques et fonctionnels. C’est un
bilan avant répartition du bénéfice de l’exercice. Les postes « autres dettes » et « autres créances »
seront considérés comme faisant partie de l’exploitation en l’absence d’informations précises.
Après retraitements, le bilan fonctionnel définitif se présente comme suit :

Présentation du bilan fonctionnel après retraitements

Actif immobilisé Ressources stables

- Charges immobilisées - Capitaux propres et ressources assimilées


- Immobilisations incorporelles
- Immobilisations corporelles - Dettes financières et ressources assimilées *
- Immobilisations financières *
Actif circulant Passif circulant

- Actif circulant AO * - Dettes circulantes AO *


- Actif circulant HAO * - Dettes circulantes HAO *

TRESORERIE ACTIF TRESORERIE PASSIF

(*) Ces postes sont à corriger des écarts de conversion éventuels.

Après ces retraitements, le contenu des différentes masses du bilan fonctionnel peut être condensé en
valeur absolue et en pourcentage comme suit :

 3 masses à l’actif et 3 masses au passif :

Actif Valeur % Passif Valeur %


Actif immobilisé Capitaux permanents
Actif circulant Passif circulant
Trésorerie – Actif Trésorerie – Passif
Valeur X 100 Total X 100

 3 masses à l’actif et 4 masses au passif :


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Actif Valeur % Passif Valeur %
Actif immobilisé Capitaux propres
Actif circulant Dettes financières
Trésorerie – Actif Passif circulant
Trésorerie – Passif
Total X Total X 100

 4 masses à l’actif et 4 masses au passif :

Actif Valeur % Passif Valeur %


Actif immobilisé Capitaux permanents
Actif circulant HAO Passif circulant HAO
Actif circulant AO Passif circulant AO
Trésorerie – Actif Trésorerie – Passif
Total X 100 Total X 100

 2 masses à l’actif et 2 masses au passif :

Actif Valeur % Passif Valeur %


Actif stable ou à LT Passif stable ou à LT
Actif instable ou à CT Passif instable ou à CT
Total X 100 Total X 100

Exemple d’application Bilan de l’entreprise X au 31/12/N

ACTIF PASSIF
Immobilisations 1 000 Capital 1 000
Stocks 150 Réserves 200
Créances clients 500 Résultat 100
Autres créances 200 Subvention 150
Disponibilités 50 Provisions pour risques et charges 50
Dettes commerciales 400
Total 1 900 Total 1 900

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Etablir le bilan fonctionnel (grandes masses), calculer les soldes significatifs et vérifier la relation
fondamentale de l’équilibre financier.

3. Les soldes significatifs du bilan fonctionnel : les équilibres fonctionnels


du bilan
Sur la base des classements et des retraitements énoncés précédemment, l’analyse fonctionnelle
met en évidence quatre soldes majeurs :

- Le fonds de roulement net global (FRNG)


- Le besoin de financement d’exploitation (BFE)
- Le besoin de financement HAO
- La trésorerie nette (TN).

3.1. Le fond de roulement net global (FRNG)

Le fond de roulement net global est l’excédent des passifs stables (ressources durables) sur les actifs
immobilisés (emplois stables) ou encore la partie des passifs stables employés à financer l’actif
circulant.
1ier mode de calcul

FRNG = Ressources durables – Emplois stables


(Passifs stables) – (Actifs immobilisés)
(Capitaux permanents) – (Actif immobilisé)

Ce calcul est appelé calcul du FRNG par le « haut du bilan ».

2e mode de calcul

FRNG = (Actif circulant + TA) – (Passif circulant + TP)

Ce second mode de calcul montre qu’il s’agit de la partie de l’actif à court terme que l’on est assuré
de conserver s’il faut régler toutes les dettes sauf les dettes financières.
C’est le calcul du FRNG par le «bas du bilan».

Le FRNG représente la part des capitaux permanents affectés au financement du cycle d’exploitation.
Il définit en conséquence, l’aptitude de l’entreprise à financer son cycle d’exploitation par
des capitaux stables. On peut ainsi le considérer comme une marge de sécurité.

Un des principes de saine gestion fondamentaux recommande que le FRNG soit positif ; ainsi,
l’excédent des ressources durables finance une partie des besoins d’exploitation.

Si le FRNG est négatif, une partie des emplois stables est financée par des ressources non durables
(Passif circulant).
L’intérêt du FRNG réside pour l’essentiel dans sa comparaison avec le besoin de financement (ou
besoin en fonds de roulement).

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3.2. Le besoin de financement global (BFG)

Les actifs circulants sont financés en priorité par les passifs circulants. La partie non couverte et qui
reste donc à financer correspond à un besoin appelé « besoin de financement global » ou « besoin
en fonds de roulement » pour lequel l’entreprise doit trouver une ressource.

BFG = Actif circulant – Passif circulant

= Stocks + créances – dettes circulantes

Le BFG se décompose en BFE et en BF HAO.

BFG = BFE + BF HAO

* Le besoin de financement d’exploitation (BFE)

Les actifs d’exploitation (actif circulant AO) sont financés en priorité par les passifs d’exploitation
(passif circulant AO ou dettes circulantes AO). La partie non couverte et qui reste donc à financer,
correspond à un besoin appelé «besoin de financement de l’exploitation» ou «besoin en fonds de
roulement d’exploitation ».

BFE = Actif circulant AO – Passif circulant AO

= Actif circulant d’exploitation – Passif d’exploitation


= Actif circulant AO – (dettes circulantes AO).

Si BFE > O, le BFE est un emploi


Si BFE < O, le BFE est un dégagement de ressources.

L’existence du BFE est liée aux caractéristiques du cycle d’exploitation. Plus la durée de stockage
est courte, plus la durée du crédit-clients est courte et plus la durée de crédit-fournisseur est longue,
mieux sera assuré le financement du BFE.

* Le besoin de financement HAO (BF HAO)


L’activité de l’entreprise génère également des dettes et des créances HAO. Leur solde correspond
de la même manière à un besoin de financement hors activités ordinaires.

BF HAO = Actif circulant HAO – Dettes circulantes HAO

NB : Lorsque le BFHAO est insignifiant (BFHAO<5%BFG), on l’inclut dans le BFE (principe


préconisé par le SYSCOA).

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3.3. La trésorerie Nette (TN)

Elle est dans l’analyse fonctionnelle perçue comme un reliquat.

* Si le FRNG est > au BFG, alors la trésorerie nette est un emploi


(Solde positif), c’est-à-dire un excédent de trésorerie.

* Si le FRNG est < au BFG, alors le recours aux crédits de trésorerie permettra de financer les BFG
Excédentaires.

L’entreprise utilisera alors les ressources de trésorerie pour financer une partie de l’exploitation ;
D’où un solde négatif pour la trésorerie nette (TN).

1re formule

TN = Trésorerie Actif – Trésorerie Passif

2e formule

TN = FRNG – BFG

si TN > O des excédents de trésorerie


si TN < O le solde de la trésorerie est déficitaire

NB :
- La TN permet de constater si l’équilibre financier de l’entreprise est réalisé ou pas à travers
la relation entre la TN, le FRNG et le BFG.
Cette relation est appelée : la relation fondamentale de l’équilibre financier.

- Pour le calcul de ces soldes, les bilans sont à prendre « avant répartition » du résultat.

Application :Le bilan fonctionnel d’une entreprise se présente comme suit :

Actif Passif
Actifs immobilisés 100 000 Capitaux propres (1) 120 000
Actifs circulants AO 60 000 Dettes financières (2) 45 000
Actifs circulants HAO 40 000 Dettes circulantes AO 45 000
Trésorerie - actif 10 000
Total 210 000 Total 210 000
(1) dont « amortissements et provisions » : 30 000
(2) dont « concours bancaires et soldes créditeurs de banques » : 5 000

Travail à faire : Calculer les soldes significatifs, vérifier la relation fondamentale de l’équilibre
financier.

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3.4. L’équilibre général du bilan fonctionnel : la relation fondamentale

a) Détermination de la relation fondamentale de l’équilibre financier

1re méthode : FRNG par le bas du bilan

FRNG = (Actif circulant + Trésorerie actif) – (Passif circulant +TP)


= (Actif circulant – Passif circulant) + (TP – PA)
BFG TN

= BFG + TN
FRNG = BFG + TN = relation fondamentale de l’équilibre financier

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2e méthode : Egalité Actif = Passif

Actif = Passif FRNG = BFG + TN

Détermination du FRNG
re
1 mode : - Passifs stables = 120 000 + (45 000 – 5000) = 160 000
- Actif immobilisé = 100 000

FRNG = 60 000

2e mode = - Actif circulant +TA = 60 000 + 40 000 + 10 000 = 110 000


- Passif circulant + TP = 45 000 + 5 000 = 50 000

FRNG = 60 000

Détermination du BFG

BFE = Actif circulant AO – Dettes circulantes AO


= 60 000 – 45 000 = 15 000
BF HAO = Actifs circulants HAO – Dettes circulantes HAO
= 40 000 – 0 = 40 000
BFG = BFE +BF HAO = 15 000 + 40 000 = 55 000

Détermination de la TN

TN = TA – TP = 10 000 – 5 000 = 5 000

Vérification de la relation fondamentale


FRNG – BFG = 60 000 – 55 000 = 5 000 = TN
d’où

FRNG = TN + BFG

Application :
La société NOURA vous présente son bilan comptable au 31/12/N

Actif (1 000 f) Exercice N Passif (1 000 f) Exercice


Brut Am./Prov. Net N (Net)
Frais d’établissement 1 200 400 800 Capital social (2) 25 000
Fonds commercial 10 000 - 10 000 Réserves 8 500
Installations techniques 15 000 3 500 11 500 Résultat de l’exercice 1 300
Autres immobilisations corp. 23 000 13 400 9 600 Subventions d’investissement 1 000
Titres de participation 8 800 500 8 300 Provisions pour risques 1 700
Marchandises (1) 7 200 - 7 200 Emprunts bancaires (3) 12 700
Matières premières 2 300 600 1 700 Emprunts et dettes diverses 4 500
15
Produits finis 6 400 200 6 200 Dettes fournisseurs 11 400
Créances clients 9 300 200 9 100 Dettes d’investissement 5 200
Débiteurs divers 3 200 - 3 200 Dettes fiscales et sociales 3 800
Créances sur cessions HAO 1 400 - 1 400 Ecarts de conversion (5) 400
Valeurs de placement 2 900 100 2 800
Banque 2 800 - 2 800
Caisse 300 - 300
Ecarts de conversion (4) 600 - 600
Total 94 400 18 900 75 500 Total 75 500

(1) Dont stocks HAO


(2) Capital non appelé 5 000 000
(3) Dont concours bancaires 3 000 000
(4) Dont 150 000 liés à une créance client et le reste aux dettes fournisseurs
(5) 50% aux créances clients et le reste aux dettes fournisseurs.

Travail à faire :
1- Présenter le bilan fonctionnel, suite aux retraitements qui s’imposent
2- Calculer le fonds de roulement et la trésorerie nette de deux (2) manières différentes.
3- L’équilibre financier est-il respecté ?

b) Analyse de la relation de l’équilibre financier

En principe, le FRNG doit pouvoir couvrir au moins le BFG afin d’éviter à l’entreprise de recourir à
des crédits de trésorerie (concours bancaires).
Trois cas de figures peuvent se présenter dans le cadre d’une analyse sommaire :

- Si le FRNG = BFG, alors TN = O


On se trouve alors dans une situation d’équilibre total ou parfait.

BFG FRNG

- Si le FRNG > BFG, alors nous avons une TN > 0


L’équilibre financier se trouve réalisé
BFG
FRNG
TN (+)

- Si le FRNG < BFG, alors nous avons une TN < O


Dans cette situation, l’équilibre financier n’est pas réalisé.

FRNG
BFG
TN

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Anne-Marie KEISER a mis en évidence six (6) catégories de structures fonctionnelles dont chacune
a son cortège de conséquences.
Bilan fonctionnel

Entreprise à besoin de Entreprise dégageant des


financement BFG > 0 ressources de financement BFG < 0

FRNG>0 FRNG<0 FRNG>0 FRNG<0

TN(+) TN(-) TN(-) TN(+) TN>0 TN<0


= emploi = Ressource = Ressource = Emploi = Emploi = Ressource

Source = Anne Marie KEISER = Page 67

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Une analyse approfondie de la relation de l’équilibre financier passe par l’examen ou l’étude des
cas de figures ci-après développés par Anne Marie KEISER :

1re situation
BFG
FRNG+
TN+

Les BFG constatés sont entièrement financés par des ressources permanentes (FRNG+) dont
l’importance permet de dégager des disponibilités dont il convient de rechercher si elles ne
recouvrent pas un sous-emploi de capitaux.

2e Situation

BFG FRNG +

TN –
Les BFG sont financés, partie par des ressources permanentes (FRNG +), partie par un excédent des
concours bancaires courants sur les disponibilités (trésorerie passif > trésorerie actif). Il convient
d’apprécier l’importance du risque bancaire courant.

3e Situation

FRNG – TN –

BFG

Les concours bancaires (trésorerie passif) couvrent une partie des actifs fixes, les BFG et les
disponibilités. Cette situation est mauvaise si elle n’est pas occasionnelle et exige de reconsidérer
les structures de financement.
4e Situation

TN + FRNG +

RFG

Les ressources induites par le cycle d’exploitation (RFG) s’ajoutent à un excédent de ressources
permanentes (FRNG+) pour dégager un excédent de liquidités important dont il est utile de juger
s’il ne recouvre pas un sous–emploi de capitaux.

5e Situation

FRNG – RFG

TN +

Les ressources issues du cycle d’exploitation (RFG) couvrent un excédent de liquidités,


éventuellement excessives, mais encore une partie de l’actif immobilisé (FRNG –). Les fournisseurs

18
et les avances à la clientèle financent le cycle, mais aussi une partie des immobilisations. Un
renforcement des ressources stables est à examiner.

6e Situation

FRNG – RFG

TN –

Les ressources permanentes ne couvrent qu’une partie de l’actif immobilisé (FRNG –) et leur
insuffisance est compensée par les fournisseurs, les avances de la clientèle et les concours bancaires
courants. La dépendance financière externe de l’entreprise est grande et la structure des financements
est à revoir.

Remarque :

FRNG + : Ressources permanentes > Actif immobilisé


FRNG – : Ressources permanentes < Actif immobilisé
BFG : Stocks + Créances d’exploitation > Dettes d’exploitation
RFG (BFG – ) : Stocks + Créances d’exploitation < Dettes d’exploitation
TN + : Trésorerie actif (disponibilités) > Trésorerie passif
TN- : Trésorerie actif (disponibilités) < Trésorerie passif.

La conception fonctionnelle du bilan conduit à considérer l’entreprise en fonctionnement, donc à se


placer non pas dans une hypothèse d’évaluation voire de liquidation, mais dans une hypothèse de
continuité de l’activité ou continuité d’exploitation qui suppose le renouvellement normal des
éléments du bilan.
Dans une optique d’évaluation ou de liquidation, l’approche fonctionnelle s’avère inopérante. Il
faudrait ainsi opter pour une approche du bilan de l’entreprise sous un aspect financier.

19
CHAPITRE II : L’APPROCHE FINANCIERE DU BILAN : LE BILAN
FINANCIER

Si l’on souhaite mesurer les risques encourus par l’entreprise eu égard aux dettes et créances et à leurs
échéances, il importe d’envisager le bilan sous un aspect financier. L’approche financière du bilan
conduit à l’établissement d’un bilan financier qui doit permettre de renseigner les actionnaires et les
tiers (notamment les prêteurs) quant à la solvabilité de l’entreprise et surtout quant à sa liquidité
financière. Cette approche est aussi appelée approche « liquidité » du bilan.

1. Notions de solvabilité et de liquidité de l’entreprise


Comme indiqué plus haut, le bilan financier informe les actionnaires et les tiers sur la solvabilité et
la liquidité de l’entreprise. Il convient alors d’expliciter ces notions.

1.1. Notion de solvabilité de l’entreprise

La solvabilité d’une entreprise est l’aptitude ou la capacité à faire face à ses engagements financiers
d’une manière générale et notamment en cas de liquidation. En d’autres termes, il s’agit de la capacité
de celle-ci à rembourser ses dettes. La solvabilité dépend donc de la valeur réelle du patrimoine
mesurée par l’actif net qui est égal à la différence entre les avoirs réels de l’entreprise et ses dettes. Le
schéma ci-après fait ressortir que l’AN peut être obtenu de deux (02) façons :
Actif net = Actif réel – Dettes
Actif fictif Capitaux

Actif net propres Actif net = Capitaux propres – Actif fictif

Actif réel Dettes

L’AN représente la valeur patrimoniale de l’entreprise.

NB : Actif réel = Somme des actifs ayant une valeur de revente


Actif fictif = Actifs sans valeur appelés également « non valeurs ».

Exemples : * Frais d’établissement


* Primes de remboursement des obligations
* Charges à repartir sur plusieurs exercices
* Frais de recherche et de développement.

En gestion courante, le concept global de solvabilité de l’entreprise doit être complété par la notion
de « solvabilité à échéance » mise en évidence par la liquidité de l’entreprise.

1.2. Notion de liquidité de l’entreprise

Il importe pour l’entreprise de pouvoir faire face à ses échéances, c’est-à-dire de disposer de liquidités
pour payer les dettes qui viennent à échéance. Il ne sert à rien pour la survie d’une entreprise d’être
solvable si d’une faible liquidité financière résulte une rupture de trésorerie qui la conduit à un état de
cessation de paiement pouvant entraîner sa disparition.

20
En conséquence, l’établissement du bilan financier doit tenir compte de nouveaux critères de
classification pour juger du degré de liquidé financière de l’entreprise :

o Les éléments de l’actif sont à classer par ordre de liquidité croissante, la liquidité pouvant se
définir par l’aptitude d’un élément à être transformé en disponibilités.

o Les éléments du passif sont à classer par ordre d’exigibilité croissante, l’exigibilité pouvant
se définir par la proximité du terme auquel une dette doit être réglée.

2. Du bilan comptable SYSCOA au bilan financier


Le bilan financier ou bilan liquidité est obtenu à partir du bilan comptable SYSCOA en opérant des
retraitements financiers et économiques.

2.1. Présentation du bilan financier

Selon le SYSCOA (chapitre 4, section2), le bilan financier est un «bilan dont les rubriques et postes
sont fondés sur des critères de liquidité (actifs) et d’exigibilité (passifs)».

Les postes figurent au bilan à leurs valeurs réelles. Les emplois et les ressources sont classés de
manière à distinguer, à l’actif et au passif, les postes dont l’échéance est à moins d’un an.

En d’autres termes, les postes d’actif et de passif sont classés respectivement par ordre de liquidité
et d’exigibilité croissante.

Présentation du bilan financier


Actif Passif
Actif à long
terme Actif à plus d’1 an Capitaux permanents Passif à long
(emplois à terme
plus d’1 an) * Actif immobilisé * Capitaux propres (ressources à
* Créances à plus d’1 an * Dettes à plus d’1 an plus d’un an)

Actif à court Actif à moins d’un an (Dettes à LMT)


Passif à court
terme emplois * Stocks terme
à moins d’1 an) * Créances à moins d’1 an Dettes à moins d’un an (ressources à
* Disponibilités moins d’un an)

NB : Le bilan financier est un bilan après répartition du résultat de l’entreprise.

2.2. Les retraitements (Passage du bilan comptable SYSCOA au bilan financier)

Le bilan financier est un bilan issu des retraitements ci-après opérés sur le bilan comptable
SYSCOA :

21
2.2.1. Le retraitement des éléments de l’actif du bilan

 Le retraitement des plus ou moins values latent sur les actifs

Les éléments d’actif sont pris à leurs valeurs réelles dans le bilan financier. Lorsque la valeur
actuelle (réelle) ou estimée est inférieure ou supérieure à sa valeur au bilan, la plus ou moins value est
corrigée sur les capitaux propres comme suit :
- Réintégration des plus values dans les capitaux propres
- Soustraction des moins values des capitaux propres.

 Le retraitement des charges immobilisées

Les charges à repartir, les frais d’établissement, les primes de remboursement des obligations qui
constituent des charges immobilisées sont considérées comme un Actif fictif, c’est-à-dire des postes
d’actif sans valeur vénale. Leur présence à l’actif du bilan est due à un artifice comptable. Ils sont
alors retirés de l’actif et retranchés, en contre partie des capitaux propres.

 Le reclassement des créances

Les créances sont classées d’après leur degré d’exigibilité. Autrement dit, les éléments de l’actif
circulant à plus d’un an devront être reclassés dans l’actif immobilisé.

 Le retraitement du fonds commercial

Le fonds commercial est, par prudence, retiré de l’actif et des capitaux propres, sa valeur n’étant
qu’une valeur estimée.

 Le retraitement du stock outil

Le stock outil, partie du stock supposée rester en permanence dans l’entreprise est rangé dans les
actifs immobilisés (et soustrait du stock figurant dans l’actif à moins d’un an).

 Le retraitement des écarts de conversion - Actif

Dans un souci de prudence, on peut considérer les écarts de conversion - Actif, non plus comme des
pertes latentes, mais comme des pertes réalisées. Ils seront alors éliminés de l’actif et retranchés ainsi
des capitaux propres. Toutefois, lorsque la perte latente est couverte par une provision pour risques et
charges, ce retraitement ne se justifie plus.

NB : Les éléments d’Actif sont pris à leurs valeurs réelles, actuelles, au prix du marché et à défaut
à leurs valeurs nettes comptables.

 Cas des frais de recherche et de développement

Il existe actuellement deux positions à propos du poste « Frais de recherche et de développement »


- Pour certains, les frais de recherche et de développement représentent des charges étalées,
analogues aux frais d’établissement et sont donc classées parmi les non-valeurs de l’actif fictif :
c’est la position la plus communément admise.

- Pour d’autres, ces frais représentent un investissement qui aboutira généralement au dépôt
d’un brevet et selon ce point de vue, ils ont une valeur patrimoniale et doivent être maintenues
dans l’actif net.

22
2.2.2. Le retraitement des éléments du passif

 Le retraitement des capitaux propres

En plus de la réduction des capitaux propres résultant des corrections opérées à l’Actif (Actif fictif,
fonds commercial, écarts de conversion-Actif, moins values…), ils seront retraités de la façon suivante
:

- La partie du résultat destinée à être distribuée (dividendes) sera déduite des capitaux propres et
reversée dans les dettes à moins d’un an (dettes à court terme) dans la mesure où le paiement
devra intervenir à court terme.

- On assimilera aux capitaux propres les comptes d’associés bloqués, les subventions
d’investissement et les provisions réglementées. Toutefois, l’impôt latent qui frappera les
subventions et les provisions au fur et à mesure de leur réintégration dans le résultat sera
reclassé en dettes à court terme ou en dettes à long et moyen termes selon que l’échéance est à
un an ou supérieur à un an.

 Les comptes courants d’associés

Les comptes courants d’associés sont transférés des dettes financières aux capitaux propres s’ils
sont bloqués ou stables. Ils sont donc éliminés des dettes financières et ajoutés aux capitaux
propres.

 Le reclassement des dettes

Les dettes sont classées d’après leur degré d’exigibilité. Autrement dit, les éléments du passif circulant
à plus d’un an devront être reclassés dans les capitaux permanents (dettes à long et moyen terme) et
inversement, la partie à court terme des dettes financières sera incorporée dans les dettes à court terme
(dettes à moins d’un an).

 Le retraitement des écarts de conversion passif

Les écarts de conversion - Passif, considérés comme des gains latents, seront incorporés aux
capitaux propres.

 Le retraitement des provisions pour risques et charges

Les provisions pour risques et charges sont inscrites, soit dans les dettes à plus d’un an (si provision
sur risques et charges à plus d’un an), soit dans les dettes à moins d’un an (si provisions sur risques
et charges à moins d’un an).
En l’absence d’informations précises, elles seront d’office classées dans les dettes à plus d’un an
(dettes à long ou moyen terme). Par contre, les risques provisionnés sont classés dans les dettes à court
terme (à moins d’un an).

Toutefois, lorsque les provisions apparaissent sans objet réel, elles peuvent être considérées comme
des capitaux propres (à condition de déduire l’impôt latent).

23
 Le traitement des dettes fiscales

Les dettes fiscales latentes doivent être prises en compte ; aussi, les subventions d’investissement et
les amortissements dérogatoires (provisions réglementées), doivent être retirés des capitaux propres
et placés dans les dettes pour le montant des impôts qu’ils généreront.

 Cas du capital souscrit non appelé

En cas de liquidation de l’entreprise, le capital souscrit non appelé serait appelé tout de suite par le
liquidateur. En conséquence, le capital souscrit non appelé doit être reclassé dans les créances à moins
d’un an à l’actif du bilan.

 Cas des effets escomptés et non échus

Le montant des effets escomptés non échus doit être réintégré aux créances à moins d’un an à l’actif
du bilan et réintégré également pour leur contrepartie aux dettes à moins d’un an (trésorerie passif) :
Retraitement pris en compte par le SYSCOA.

NB : Contrairement au bilan fonctionnel,


 Le bilan financier n’intègre pas les biens acquis en crédit-bail en raison de l’optique
patrimoniale du bilan : En effet, l’entreprise n’est pas propriétaire des équipements dont le
contrat de crédit-bail lui accorde l’utilisation.

 Le bilan financier est un bilan après répartition du résultat (bénéfice).

2.3. Le solde significatif du bilan financier : le fonds de roulement financier

Le fonds de roulement financier (FRF) ou fonds de roulement liquidité (FRL) est la partie des capitaux
permanents employés à financer l’actif à moins d’un an.

Calculé à partir d’un bilan financier, il est aussi appelé fonds de roulement permanent ou fonds de
roulement net ou tout simplement parfois fonds de roulement. Il peut être calculé de deux façons :

Actif à plus d’un an


Capitaux permanents

FRF
= FRF

Actifs à moins
Dettes à court terme
d’un an
(moins d’un an)

1er mode de calcul

Fonds de roulement financier = capitaux permanents – actifs à plus d’un an .

24
Ce mode de calcul exprime que l’entreprise a financé ses actifs à plus d’un an par des ressources de
durée comparable.

2e mode de calcul (vérification)

Fonds de roulement financier = Actifs à moins d’un an – Passifs à moins d’un an


Ce mode de calcul montre que le FRL exprime le montant de l’actif à moins d’un an que l’on
conservait après un éventuel paiement de toutes les dettes à court terme.
C’est une garantie pour les créanciers à court terme.

Contrairement au fonds de roulement net global (FRNG) déterminé à partir du bilan fonctionnel, et
qui correspond à une approche en termes de flux dans une optique de continuité de l’activité de
l’entreprise, le fonds de roulement financier correspond davantage à une approche prenant en
compte la notion de risque.

L’équilibre du bilan financier est mesuré par le F.R.F ou F.R.L. Le niveau de ce solde doit être positif.
Cet équilibre, notamment le degré de liquidité, l’autonomie financière ou indépendance financière, la
solvabilité générale est surtout mesuré à travers des ratios (objet du chapitre 3).

3. Comparaison entre « analyse fonctionnelle » et « analyse liquidité »


Les bilans financier et fonctionnel sont le résultat de deux catégories de retraitements :

Bilan comptable

Retraitements financiers Retraitements fonctionnels


et économiques et économiques

Bilan financier Bilan fonctionnel Critères


Critères de liquidité de l’actif et de la destination et de la nature des
d’exigibilité du passif postes d’actif et de passif

25
Tableau de comparaison

Critères Analyse liquidité Analyse fonctionnelle


Risque du créancier : - apprécier la continuité de
Objectif - Solvabilité probable à moins d’un an l’exploitation
- Equilibre financier à plus d’un an - Evaluer l’équilibre de la structure
- Cessation de paiement financière

Classement Actif Liquidité croissante Nature et la destination des postes

Classement Passif Exigibilité croissante Nature et la destination des postes


Evaluation Actif Valeur vénale Actif brut
Points – clé Fonds de roulement permanent = Fonds de roulement net global =
(soldes significatifs) capitaux permanents-Actif à plus d’un Ressources durables – Emplois
an ou Actifs à moins d’un an – Dettes stables ;
à moins d’un an Besoin de Financement Global ;
Actif réel net = Actif réel total - Trésorerie nette
dettes
Equilibre ARN > 0 FRNG – BFG > 0
FRF ou FRL > 0
- Pas de mesure convenable de l’outil - Bien adapté pour mesurer le potentiel
économique économique mais outil moins
Limites - Fonds de roulement financier calculé opérationnel pour mesurer le risque
à partir de valeurs nettes

Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a deux optiques principales dans la présentation et
l’interprétation des bilans : aspect fonctionnel et aspect financier (liquidités et exigibilités). Suivant
l’information recherchée, il faut traiter l’un ou l’autre ou les deux. C’est ainsi que :

 l’optique fonctionnelle est privilégiée pour les problèmes de besoin de financement, de


fonds de roulement net global, de tableau de financement…(continuité exploitation) ;

 l’optique financière est privilégiée pour la plupart des ratios et les études en terme de
risques et de prévention des difficultés (Evaluation - Liquidation).

L’étude du bilan est surtout importante lors de la constitution d’un dossier d’emprunt et très
fréquemment, les renseignements fournis par un bilan ne correspondent pas à la réalité économique
en raison des variations de prix, des amortissements qui ne représentent pas les dépréciations
réelles, de l’influence de la fiscalité.

26
CHAPITRE 4 : ANALYSE FINANCIERE PAR LES RATIOS

Un ratio est le rapport de deux (2) grandeurs caractéristiques d’une entreprise. Il permet de
porter un jugement de valeur sur la situation financière et l’exploitation.
Il faut souligner que le ratio n’a pas une signification en lui – même. C’est pourquoi il faut
toujours le comparer à d’autres normes sectorielles ou à des données obtenues suivant
l’évolution.

On distingue :
- les ratios de structure financière,
- les ratios de trésorerie,
- les ratios d’exploitation (liés aux stocks, créances et aux dettes fournisseurs).

A) Les ratios de structure financière :

- Ratios de l’actif :

1.1 Ratio d’immobilisations :


Il mesure la proportion des immobilisations ;

Actif Immobilisé (AI)


Ratio d’immobilisation = 
Actif total (AT)

1.2 Ratio de liquidité d’actif (RLA) :


Il permet d’apprécier l’importance de l’actif à moins d’un (1) an par rapport à l’actif immobilisé.
Son appréciation dépend de la branche d’activité de l’entreprise.

AC + TA AC + TA
Ratio de liquidité d’actif =  ou = 
AI AT

- Ratios du passif :

2.1 Ratio d’autonomie financière (RAF) :


Il met en relief la relation d’autonomie financière ou d’indépendance ; c'est-à-dire le degré de
dépendance de l’entreprise vis à vis de ses créanciers.

 Plus il est élevé, plus l’entreprise est indépendance financièrement à l’égard des tiers

CAPRO
Ratio d’autonomie financière = 
Capitaux étrangers *

* Capitaux étrangers = DF + PC + TP

2.2 Ratio d’endettement global (REG) :


Il mesure le poids des dettes financières.

27
Dette Financière
Ratio d’endettement global = 
Passif total (réel)

- Ratios de structures Actif – Passif :

3.1 Ratio de couverture des emplois stables ou de financement stable (RFS) :


Ce ratio est encore appelé ratio d’équilibre financier ou de financement des immobilisations ;
il traduit l’équilibre fondamental du bilan. L’existence d’un FR n’est possible que lorsqu’il est
supérieur à 1.

Ressources stables (CAPRO + Dette Financière)


RFS =   1
Emplois stables (Actif Immobilisé)

3.2 Ratio de couverture des capitaux investis ou de financement permanent (RFP) :


Il indique le mode de financement des immobilisations. Lorsqu’il est supérieur à 1 , on dit que
la règle fondamentale

Ressources stables (CAPRO + Dette Ffinancière)


RFP =   1
Emplois stables (Actif Immobilisé) + BFE

3.3 Ratio de financement propre (RFp) :


Ce ratio doit être supérieur à 1, pour traduire l’existence d’un fonds de roulement positif

CAPRO
RFp =  > 1
Emplois stables (Actif Immobilisé )

3.4 Ratio de solvabilité générale (RSG) :


Ce ratio doit être proche de 2, pour traduire une situation satisfaisante.
Il mesure la sécurité dont jouissent les créanciers pour le recouvrement de leur crédit accordé ;
il mesure également la marge de crédit dont dispose l’entreprise. On peut donc dire qu’il donne
une idée de la solvabilité globale en cas de liquidation de l’entreprise ; la solvabilité étant
l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses engagements financiers.

Actif Total (réel)


RSG =  ≤ 2
Capitaux Etrangers

3.5 Ratio de liquidité générale (RLG) :


Ce ratio encore appelé ratio de solvabilité à court terme ou ratio de fonds de roulement, permet
d’apprécier la capacité de l’entreprise à régler ses dettes à moins d’un (1) an au moyen de son
actif à moins d’un (1) an ; il doit être supérieur à 1.
Mais pour traduire une situation réelle satisfaisante, il doit être proche de 1 et son calcul doit
être complété par l’analyse de la liquidité de l’actif à moins d’un (1) an.
Actif Circulant (AC) + Trésorerie Actif (TA)
RLG =   1

28
Passif Circulant (PC)+ Trésorerie Passif (TP)

B) Les ratios de trésorerie :

1- Ratio de Trésorerie à échéance (RTE) :

C’est le ratio de liquidité réduite.


Il indique dans quelle mesure l’entreprise peut régler ses dettes circulantes :
 Il doit être > 1  qu’il y a un excédent de trésorerie.
 Lorsqu’il est < 1  une impasse de trésorerie communément appelé déficit de trésorerie

(AC – Stocks) + TA
RTR = 
PC + TP

2- Ratio de Trésorerie immédiate (RTI):


C’est le ratio de trésorerie immédiate ; il mesure la solvabilité des dettes à moins d’un (1) an.

TA
RTI = 
PC + TP

3 Les ratios de gestion :

Ce sont des ratios liés aux stocks, créances clients et dettes fournisseurs

3.1 Les stocks :


1.1 La vitesse de rotation ou coefficient de rotation des stocks :

Il indique combien de fois le stock (de marchandises ou de produits finis) est renouvelé dans le
courant de la période de référence (année).
Plus ce ratio est important, plus le stock reste longtemps dans l’entreprise (et plus le besoin
de financement est grand)

Consommation de l’exercice
r= 
Stock moyen

1.2 Les délais de rotation ou durée d’écoulement des stocks :


Il exprime le délai d’écoulement de stock et est calculé en nombre de jour ou de mois de
consommation (combien de jours de consommation représentent le stock moyen ?)
1
Délai de rotation =  × 360 jours (ou 12 mois)
r
Consommation de l’exercice = coût d’achat des marchandises vendues (pour les entreprises
commerciales) ou coût de production des produits vendus (pour les entreprises industrielles) ;
SI + SF
Stock moyen = 
2

29
3.2 Les créances :

2.1 Rotation (coefficient) des créances :


Il mesure le nombre de fois que les clients s’approvisionnent :
Montant des créances (clients, EAR + EENE, débiteurs…)
Délai de rotation créances (r) =  ×360
Chiffres d’affaire TTC

2.2 Durée moyenne crédit – clients :


C’est la durée moyenne accordée aux clients :
360 12
Durée moyenne (d) =  (en jours) ; ou encore d =  (en mois)
r r

3.3 Les dettes :

3.1 Rotation des dettes fournisseurs :

Montant des dettes (fournisseurs, EAP, débiteurs…)


Délai de rotation dettes (r) =  ×360
Achats TTC + Prestations de services TTC

3.2 Durée moyenne des crédits – fournisseurs :


Il exprime la durée moyenne de crédit accordée par les fournisseurs

360 12
Durée moyenne (d) =  (en jours) ; ou encore d =  (en mois)
r r

3.4 Les ratios de rentabilités financières et économiques :

4.1 Le ratio de rentabilité financière :


Il mesure la productivité financière d (une unité monétaire convertie dans les capitaux propres.
Résultat net
RRF = 
CAPRO

4.2 Le ratio de rentabilité économique :

Il indique la rentabilité globale des capitaux mis en œuvre dans l’entreprise.


Excédent brut d’exploitation
RRE = 
Ressources stables

CHAPITRE 5 : RENTABILITE, ANALYSE DYNAMIQUE DE


L’ENTREPRISE

30
I- La rentabilité des entreprises :

Une activité est rentable lorsqu’elle procure un résultat positif. L’activité d’une entreprise exige
d’importants moyens en capitaux. On apprécie la rentabilité en faisant la comparaison entre le
résultat attendu et les capitaux mis en œuvre pour l’obtenir.

A) La rentabilité par rapport au chiffre d’affaire :


Elle est appréciée à l’aide du taux de la marge réelle complété par les divers taux de marge
calculés lors de l’analyse d’exploitation ;

Résultat net
Taux de marge réelle = 
Chiffre d’affaires HT

B) La rentabilité financière ou rentabilité des capitaux propres :


Il est apprécié par le ratio de taux de rentabilité financière.
Ce ratio montre comment les capitaux propres sont rémunérés. Il est comparé au taux moyen
des banques, pour savoir si l’entreprise a fait une bonne option.
Résultat net
Taux de rentabilité financière = 
Capitaux propres

C) La rentabilité économique :
Elle exprime la rentabilité moyenne de l’ensemble des capitaux investis dans l’entreprise (s’ils
soient des capitaux propres ou des capitaux empruntés).
Cette rentabilité intéresse surtout les prêteurs car elle conditionne la capacité de remboursement
de l’entreprise.

Excédent brut d’exploitation ou RE


Rentabilité économique = 
Ressources stables

 Au total, les ratios de rentabilité financière et de rentabilité économique permettent de


porter un jugement global sur l’utilisation des capitaux dont dispose l’entreprise.

D) Les ratios de rotation des capitaux :

Il exprime le nombre de fois que les capitaux propres sont renouvelés dans l’année.
Chiffre d’affaire net
Ratio de rotation des Capitaux propres = 
Capitaux propres
A) Ratio de rotation des capitaux circulants :
Il exprime le nombre de fois que l’actif cyclique est renouvelé dans l’année.
Chiffre d’affaire net
Ratio de rotation des Capitaux circulants = 
AC + TA
B) Ratio de rotation de l’actif :
Il exprime le nombre de fois que l’actif total est renouvelé dans l’année.

31
Chiffre d’affaire net
Ratio de rotation de l’actif = 
Actif Total (réel)

 Plus les capitaux se renouvellent vite dans le cycle d’exploitation, c'est-à-dire que plus
ces ratios ne sont élevés, plus l’exploitation est satisfaisante.
Il est souhaitable de réaliser d’importantes affaires avec un minimum de moyens, non seulement
qu’on est efficace, mais également efficient.

II- Analyse dynamique de l’entreprise :

Cette analyse se fait en comparant dans le temps les bilans d’une même entreprise et dans
l’espace les bilans des entreprise d’un même secteur.
L’étude du bilan sur plusieurs exercices permet d’apprécier l’évolution de l’entreprise. La
comparaison des bilans successifs permet surtout d’apprécier la politique d’investissement,
d’emprunt et de crédit dans l’entreprise.
Il est donc important de mettre en évidence la variation des divers postes du bilan, afin d’en
rechercher les causes. Cette comparaison des bilans dans le temps se fait par :
- le bilan cinétique,
- la balance de mutation,
- le tableau des ratios,
- le TAFIRE nouvellement supprimé et remplacé par le tableau des flux de trésorerie

3.4.1 Le bilan cinétique :


Il renseigne sur les variations des postes d’un bilan à un autre.
On procède par comparaison des bilans successifs pour dégager les écarts sur chaque poste
d’une période à une autre, afin d’avoir des informations qui indiquent des tendances sur les
différents postes du bilan.
Ces écarts regroupés dans un bilan donnent le bilan cinétique.
3.4.2 La balance de mutation :
C’est un tableau qui exprime la variation des postes des bilans d’une période à l’autre en
déterminant les causes en termes de ressources et d’emplois :

C) Un emploi correspond à une augmentation des postes de l’actif ou à une diminution des
postes du passif ;
D) Une ressource correspond à une augmentation des postes du passif ou à une diminution
des postes de l’actif.

3.4.3 Le tableau de ratios :


C’est un tableau qui permet d’étudier l’évolution de la situation financière de l’entreprise en
comparant les ratios d’une période à une autre et les commenter au moyen d’indices qui
représentent le rapport entre ratios de deux (2) ou plusieurs années :

R2 (ratio de l’année n)
Indice = 
R1 (ratio de l’année n-1)
 Si l’indice > 1  Il y a amélioration de la situation de l’entreprise ;
 Si l’indice < 1  Il y a détérioration de la situation

32
Le tableau de ratio peut se présenter comme suit :

Ratios Formules Exercices Indices Observations


n n-1 (commentaires)

1- Participation des travailleurs et impôt sur le résultat :


a) La participation des travailleurs :
La participation des travailleurs au bénéfice est obligatoire pour les entreprises à partir d’un
effectif donné (généralement 50 salariés au moins) ;
C’est la part du bénéfice qui est distribué aux salariés pour les récompenser. Son montant est
déterminé par la formule suivante :

1 5 S
Participation des travailleurs =  ×  B -   × 
2 100 × C VA

B = Bénéfice net fiscal (exercice antérieur) ;


C = CAPRO avant répartition du résultat ;
S = somme des salaires bruts ;
VA = Valeur ajoutée de l’exercice.

III- Analyse du compte de résultat : les ratios d’activité.

A) Ratios de rentabilité :
La rentabilité s’apprécie à trois (3) niveaux : commercial, économique et financier.

1- Rentabilité commerciale ou des ventes :

1.1 Rentabilité de l’exploitation :

Résultat d’exploitation
  100
CAPRO

1.2 Rentabilité en % du CA :

Bénéfice
  100
Chiffre d’affaire

2- Rentabilité économique ou de l’actif économique :

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Excédent brut d’exploitation ou RE
Rentabilité économique = 
Ressources stables

3- Rentabilité financière :
Résultat net
Taux de rentabilité financière = 
Capitaux propres
B) Ratios de mesures de la performance :

1- Taux de croissance du chiffre d’affaire :

Chiffre d’affaire HT n
Taux de croissance CA = 
Chiffre d’affaire HT n-1
2- Taux de croissance de la valeur ajoutée :
Valeur Ajoutée n
Taux de croissance VA = 
Valeur Ajoutée n-1
3- Valeur ajoutée par salarié :
Valeur Ajoutée
VA par salarié = 
Nombre de salariés

4- Valeur ajoutée par rapport aux charges du personnel :


Valeur Ajoutée
VA par rapport au charges de personnel = 
Charges de personnel

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