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GENERALITES SUR LES CULTURES MARAICHERES

ET LES CULTURES LEGUMIERES


http://agroelevage.blogspot.com/2013/10/generalites-sur-les-cultures.html

Les CULTURES MARAICHERES et les cultures


légumières
INTRODUCTION :

Pour étudier les cultures maraîchères et les cultures légumières, il s’avère


nécessaire de connaître l’agriculture et ces différentes branches.
L’agriculture : ensemble des activités destinées à tirer de la terre les productions
des animaux et des végétaux utiles à l'homme, notamment sur le plan alimentaire.

L’horticulture : science et art de la culture des fruits, des légumes, des fleurs, des
arbustes et des arbres fruitiers ou ornementaux. Elle a pour origine le mot «hortus»
qui désignait autrefois les jardins des maîtres qu’ils utilisent autour de leurs maisons
afin de produire des cultures vivrières pour satisfaire les besoins familiaux. Le
domaine d’horticulture renferme plusieurs spécialités notamment :
 Les cultures maraîchères : du maraîcher adjectif (maraîchère, maraîchers,
maraîchères).S'écrit aussi: maraîcher, culture maraîchère en agriculture, c’est la
production intensive de légumes et primeurs, on parle aussi des techniques
maraîchères, cultures maraîchères. (Primeurs, saisons et contre saison) .Un
maraîcher : nom commun - masculin, féminin (maraîchère, maraîchers,
maraîchères).
 L’arboriculture fruitière : branche de l’horticulture qui s’intéresse a la
culture des arbres fruitiers (viticulture, agrumiculture, rosacées à noyaux, rosacées à
pépins etc.)
 Pépinières d’arboriculture fruitière : (multiplication et production des plantes
pour une nouvelle plantation)

 Floriculture : (plante à massifs, à fleurs coupées, en pot, rosier, espaces


verts, jardins et parcours etc.)
 Arboriculture ornementale : (plantes ligneuses, arbres et arbustes utilisés
pour l’ornementation)
En effet l’horticulture se caractérise généralement du reste de l’agriculture sur certains plans par
plusieurs points de vues :

 AU POINT DE VUE ECONOMIQUE :


C’est une activité qui fait appel à des capitaux importants pour produire
(investissement, dépenses), des coûts élevés des opérations techniques (taille,
éclaircissage, fertilisation etc.),des Coûts élevés de conditionnement (évaluation) et
de stockage.

 AU POINT DE VUE TECHNIQUE :


- Diversité des opérations techniques (tailles, pincement, palissage etc.)
- Action sur le micro climat (serres, tunnels, châssis etc.)
- Protection sans cesse contre les parasites animaux et végétaux)

 AU POINT DE VUE BOTANIQUE ET PHYSIOLOGIQUE :


Les produits horticoles sont généralement fragiles et périssables et par conséquent, il
faut des moyens et des techniques très poussés pour sauvegarder les produits
jusqu’au consommateur (chambres froides à atmosphère contrôlée,
conditionnement, moyen de transport etc.) et tout cela nécessite des capitaux, c’est
à dire de l’argent.
 CONCLUSION : en conclusion on peut dire que c’est un domaine qui exige des
capitaux importants, de la technicité élevée et des structures de commercialisation
tés complexes. Ce sont là quelques caractéristiques du domaine des productions
horticoles.

DEFINITON ET HISTORIQUE DES CULTURES MARAICHERES

Le maraîchage ou cultures maraîchères, c’est la culture des légumes et celui qui


cultive les légumes s’appelle un maraîcher. C’est en effet du mot marais que vient le mot
maraîchage : qui est un terrain qui s’étend des marécages (d’abords en un lieu bas et
humide où les masses d’air ont des variations de pression très faibles) consacré à la culture
des légumes, il est très humifère, tourbeux, riche en azote et convient très bien aux légumes
et surtout les légumes feuilles.

Autrefois dans l’actuel quartier du marais en FRANCE, se tenaient des petits agriculteurs qui
produisaient des légumes pour le PARIS de l’époque et le nom de maraîcher est resté pour
tous les producteurs des légumes.

IMPORTANCE DES CULTURES MARAICHERES AU MAROC

Les cultures maraîchères sont cultivées dans toutes les régions du MAROC, on les trouve
aux alentours des les centres urbains et là où il y ’a possibilité d’irrigation (barrages, oueds,
sources ou moyens de pompage…), toutefois certains légumes comme le melon et la
pastèque peuvent être cultives en bour.

Le maraîchage à une grande importance dans l’économie nationale car il permet :

 la création d’un grand nombre d’emploi chaque année.

 La satisfaction des besoins en légumes des populations du pays.

 l’entrée de devises par le biais des exportations.


 L’approvisionnement de l’industrie agroalimentaire et la transformation en matière première.

LES SYSTEMES DE MARAICHAGE AU MAROC

1/ Les cultures légumières :


Ce sont des cultures du plein champ, elles s’intercalent dans les successions des grandes
cultures en occupant la place d’une plante sarclée. Les produits sont vendus en saison, ils
sont soit consommés à l’état frais soit transformés par l’industrie. Les cultures légumières se
caractérisent par :

 Des prix de vente généralement bas.

 Des surfaces unitaires importantes.

 Des possibilités de mécanisation.

2/ Les cultures maraîchères :

Cultures maraîchères du plein champs : se distinguent des cultures légumières par leur
intensification ; en effet elles se caractérisent par :

 Des exploitations spécialisées dans la production des cultures maraîchères.

 Les investissements élevés.

 Des terres de bonnes qualités.

 Situation dans un climat favorable.

 Large emploi des fumures, produits phytosanitaires et technicité.

 Succession continue des cultures.

N.B. : culture intensive = culture sur une étendue restreinte produisant un fort rendement à
l’hectare d’une façon continue.

Les cultures maraîchères abritées : ce sont des cultures qui se font à des époques
anormales en utilisant des matériaux destines à transformer le micro climat local en un climat
plus proche des exigences de la plante .ces matériaux peuvent être des serres, des tunnels
ou des châssis. On distingue deux grands groupes de cultures sous abris :

Les cultures hâtées : ce sont des cultures abritées qui n’utilisent pas de sources de chaleur
artificielles (presque 100%des cultures abritées)

Les cultures forcées : ce sont des cultures abritées qui utilisent des sources de chaleur
artificielles.
N.B : cultures primeurs : ce sont des cultures qui arrivent au marché à une période anormale
par rapport à la production de ce même marché.

LES TYPES D’EXPLOITATIONS MARAICHERES

Exploitation polyvalente :

La production maraîchère polyvalente caractérise les exploitations qui cultivent un très grand
nombre d’espèces légumières durant toute l’année; le plus typique est celui des ceintures
maraîchères qui entoure les villes. L’existence des cultures maraîchères est liée aux faits
suivants :

 Circuit de commercialisation simple et très sûre pour l’écoulement de la production.

 Vente directe aux consommateurs ou aux intermédiaires.

 Frais de stockage et de transport sont très limités.

 Grande adaptation des produits au marché, en effet la quantité de fraîcheur est maximale.

 Les exploitations rentabilisent très bien car elles utilisent de la main d’œuvre familiale.

Les exploitations spécialisées :

Ce sont des exploitations presque spécialisées en production maraîchère et qui font appel
aux techniciens maraîchers pour assurer la production intensive des légumes.
L’emplacement de l’exploitation est en fonction :

 D’un microclimat favorable pour la production des légumes.


 Présence d’un sol convenable au maraîchage.
 Proximité d’une voie de transport.

Le maraîchage abrité (cas particulier de maraîchage spécialisé, les cultures sont abritées
par l’utilisation de différents techniques et moyens qui permettent de répondre aux exigences
des cultures tout au long de leur cycle de développement pour afin de maintenir le
marché  investissement énorme d’où la nécessité d’une bonne gestion pour éviter toutes
les erreurs techniques.

PRINCIPALES REGIONS MARAICHERES AU MAROC

Elles peuvent être classées d’après leurs climats en trois grandes zones :

1. Les zones maritimes : elles sont de loin les plus importantes parce qu’elles
renferment la majorité des régions primeuristes ; ces régions réjouissant d’un climat
clément résultant de l’effet de la mer sur ce dernier peuvent être classées comme suit :
Berkane, saidia : cette zone subit l’influence des vents marins, il est possible de faire les
cultures primeurs uniquement dans la région de SAIDIA.

LARACHE : généralement la tomate, piment industriel et fraisier.

REGION KENITRA-RABAT : convient mieux à la culture de saison que des primeurs à


cause des gelées suite aux effets des vents du nord et froid d’hivers.

REGION ZENATA, MOHAMMEDIA ET CASA : zenata est la plus importante pour les cultures
de primeurs, les sols sont silico-argileux abrités de la mer par des dunes de sable.

REGION EL JADIDA, EL OUALIDIA est la plus tempérée que la précédente cependant le sel
contenu dans les sols atteint parfois 2g/l ce qui élimine la possibilité de faire certaines
cultures comme le haricot de plus les vents d’ouest sont violents.

REGION D’AGADIR ; réjouit d’un climat tempéré et de sol généralement de bonne qualité,
cette zone est la plus précoce du Maroc. Quoi que ces dernières années, cette région
connaît de plus en plus un manque considérable d’eau suite à la baisse remarquable du
niveau de la nappe phréatique due aux années successives de sécheresse

2. Les zones de l’intérieur


Il s’agit des trois régions suivantes :

Région de SAIS : Cette région est favorable aux cultures saisonnières irriguées ou en bour
et des gelées fréquemment.

La plaine de CHAOUIA : voisine des zones primeuristes de casa et El jadida subit


l’influence maritime .cependant il est impossible de faire les cultures de primeurs car au fur
et à mesure que l’enfonce vers l’intérieur le climat devient sec.

Zone de BENI MELLALET MARRAKECH : beaucoup plus au sud subit des écarts plus
importants de températures et des gelées fréquentes.

3. Les zones montagneuses


Ce sont des zones à climat vigoureux avec chutes de neige. Les cultures maraîchères sont
réalisées pour alimenter généralement les marchés des villes estivales

CLASSIFICATION DES ESPECES LEGUMIERES

CLASSIFICATION BOTANIQUE

NOM COMMUN
PARTIE
ARAB COMESTIBL
GENRE ET ESPECE FRANÇAIS E ANGLAIS E
FAMILLE
Lycopersium
esculentum tomate tomato fruit

Solanum melangen
a aubergine Egg-plant fruit

Capsicum SP poivron pepper fruit

Pomme de Ipish
SOLANACEES Solanum tuberosum terre potato tubercule

Cucumus sativus concombre cucumber fruit

Musk
Cucumus melo melon melon fruit

Water
Citrillus vulgaris pastèque melon fruit

Cucurbita pepo courgette squashe fruit

CUCURBITACEES Cucurbita maxima potiron marrow fruit

French
Phaseolus vulgaris haricot pear fruit

Vicia fabae fève broabben graines

Green
Pisum sativum Petit pois pea graines

LEGUMINEUSES Cicer arientinum poischiche Chik pea graines

Brassica oleracia choux cabbage feuilles

Chou- Pomme de
Br.ole.var.capitata pomme cabbage feuilles

cauliflowe
Br.ole.var.botrytis Chou-fleur r inflorescence

Br.ole.var.gemmifer Ch.de Brussel


a bruxelles sprout bourgeons

Ch. De Pomme des


Br.ole.var.sabauda milan cabbage feuilles

Brassica napus navet turnip racines

CRUCIFERES Raphnus sativus radis radish racine

COMPOSEES Cynara scolymus artichaut artichoke capitule


Cynara cardunculus cardon feuilles

Lactuca sativa laitue lettuce feuilles

Cichoruim endiva chicoree endive feuilles

Helianth topinambou
tuberosusus r jerusalem tubercules

Dacus carota carotte carrot racines

Apium graveoleus celeri celery feuilles

Petrosalenum
sativum persil parsley feuilles

Coriandium sativum coriandre feuilles

Swet
OMBELLIFERES Feeniculum vulgarie fenouil fenel bulbles

Beta vulgaris betterave rimorache racines


CHENOPODIACEE
S Spinacia oleracia epinard spenush feuilles

Allium cepa oignon onion bulbes

Allium sativum ail garlic bulbes

Base des
Allium porrum poireau leek feuilles

shallot.
Al.cepa
var.aggregatum echalotte bulbes

LILIACEES Asparagus officinalis asperge asparagus turion

Patate Swet
CONVULVULACEES Ipomoa batas douce potota tubercules

Ladys
MALVACEES Hibiscus esculentus gombo fingu fruit

ROSACEES Fragaria sp fraisier stawberry fruit

MUSACEES bananier fruit

CLASSIFICATION CULTURALE
GROUPE DE LEGUME ESPECES

Chou pomme

Chou de Bruxelles

Chou fleur

Laitue

Chicorée

Epinard

Fenouil

Poireau

Céleri

Coriandre

Légumes feuilles cardon

Betterave

Carotte

Navet

Légumes racines radis

Pomme de terre

Topinambour

Légumes tubéreux Patate douce

Fève

Haricot

légumineuses Petit pois

Artichaut

Asperge

Légumes vivaces fraisier

Aubergine

Concombre et cornichon

Légumes fruits Poivron


Tomate

Courge

melon

RENSEIGNEMENTS GENERAUX SUR LES SEMENCES MARAICHERES :

Poids d’un litre de


Nombre de graines graines en Durée germinative
au gramme gramme en année
Espèces
artichaut 25 610 6-10

asperge 50 500 4-5

Aubergine 250 500 6-7

Betterave potagère 50 250 6-10

carotte 900 360 4-5

Céleri à cote 2500 480 8

Chicorée scarole 600 340 8-10

Chou cabus 320 700 6-8

Chou fleur 550 700 5-6

Chou de Bruxelles 340 700 5-6

concombre 35 500 8

Epinard à graines
rondes 110 560 5

fève 400 à 500/kg 650-750 6

haricot 700 à 850/kg 810-820 3

laitues 800 425 4

mâche 1000 280 5


melon 35 360 8-10

navet 450 à 700 670 4-5

oignon 250 500 2

poireau 400 550 2

Poirée (bette à cotte) 60 250 5

Petit pois 200à250/ (100gr) 700à800 3

radis 120 700 3-6

tomate 300 300à400 4

Durée
Levée sur Levée en Profondeur moyenne de la
couche en pleine terre du semis en culture en
Espèces jours en jours mm jours

Artichaut 8-10 15 10 700-1400

Asperge 15 30 10-20 15-20 (A)

Aubergine 6-8 8 à15 12 140-160

Betterave potagère 6à8 6- 15 5-10 90-120

Carotte 8 à15 20-25 12 65-95

Céleri à cotes 6-8 20 4-5 160-190

Chicorée scarole 2 5-8 12 80-120

Chou cabus 3 4-5 6-8 100-150

Chou fleur 4 6à8 6-10 140-200

Chou de Bruxelles 3 5 6-10 180-300

Concombre 2-3 6-8 12-21 80-120

Epinard - 10-12 15 45-120

Fève - 8-12 30-40 90-100

75 vert

Haricot - 5-8 20-30 120 grain


Laitues 3-5 6-8 6-12 60-90

Mâche - 8-30 6-8 60-180

Melon 5-8 9-12 12-20 110-150

Navet - 4-12 12 110-150

oignon - 10-20 12 110-130

Poireau - 8-15 12 120-150

Poirée (bàc) - 6-8 15-20 50

Petit pois - 6-15 35-50 105-130

Radis - 3-4 12 18-25

tomate 6-10 6-8 110-160

ESPECES QUANTITES A
EPOQUE DE SEMIS L’HECTARE
Ail Sept - oct 40-50000c

Artichaut (graines) Dec - mars 2 kg

Artichaut (plants) Jllet - sept 10-12000plts

Asperges février 1-1,5kg

Aubergines Oct. nov. Fev. mar 0,5-1kg

Bettes, blettes ou poirées Sept - avr 5kg

Betteraves potagers Sept - avr 7kg

Cardons oct - avr 1,2kg

Carottes muscades Sept - nov 6 kg

Carottes diverses Nov - mar 5 kg

Céleri Jan - avr 0,3 – 0,5 kg

Chicorées scaroles Jllet - oct 1 kg

Chicorées frisées Jllet - oct . mar - avr 1,5 kg

Chou fleur hâtifs Jui - jllet 1 kg


Chou fleur tardifs Aout - sept 1 kg

Chou divers Sept - dec 1 – 1,5 kg

Chou de Bruxelles Jui - jllet 1 kg

Concombres et cornichons Dec - mai 2 – 2,5 kg

courges . mar - mai 3 kg

courgettes Dec - mai . sept 4 kg

Echalotes (caieux) Oct - jan 750 – 1000kg (360000c)

épinards Oct - dec 15 – 20 kg

Fenouil Jui - sept 4 kg

Fèves Aout - nov 150 – 200 kg

Haricots Aout sept . jan - fev 100 - 150kg

Laitues Fev – mai . sept - nov 0,5 - 0,8kg

Lentilles Automne ou printemps 75 – 100kg(l ou à la v)

Mâches sept - jan 10 kg

Melons Fev - mai 2 – 3 kg

Navets sept – nov . jan - mar 2,5 – 3 kg

Oignons Aout sept et printemps 2 –3 kg

Pastèques Mar - avr 3 – 5kg

Persil Toute l ’ année 10 – 12kg

Piments et poivrons Jan - mar 1kg

Poireaux Aout - fev 1,5kg

Petit pois Fev - mar 100 – 150g

Pomme de terre Aout – nov . Fev - avr 1200 –2300 kg

Radis Toute l’année 40 –50 kg

Tomate Toute l’année 1 –1,5 kg

topinambours Fev - mar 1200 –2000 kg


ASSOLEMENT ET ROTATION

DEFINITIONS
L’assolement :
C’est la division des terres cultivées d’une exploitation agricole en autant de parties qu’il y’ a
de cultures principales, c’est donc la répartition en surface des différentes cultures au cours
de la même année ; c’est en quelque sorte une succession des cultures dans l’espace. et
l’ensemble des parcelles qui la même année portant la même culture constituent « une
sole ». Autrement dit l’assolement est le mode de combinaison des différentes soles.

La rotation :

C’est le fait de faire varier les cultures dans les soles de telle façon à respecter l’ordre
suivant lequel les cultures se succèdent.

RAISONS D’ETABLISSEMENT DE L’ASSOLEMENT – ROTATION

Elles résultent toutes du fait des inconvénients de la monoculture : c’est à dire un légume
déterminé puise chaque année dans la même couche du sol les mêmes éléments, rejette les
mêmes déchets et aussi attaqué par les mêmes parasites ; si on le cultive indéfiniment à la
même place ,le sol se fatigue ,le parasite qu’il l’attaque se multiplie rapidement ainsi que la
prolifération de certaines adventices , le légume vit alors dans des conditions de plus en plus
difficiles, chose qui répercute sur la culture.

A titre d’exemple les cultures maraîchères tendent à s’éloigner de plus en plus de la cote
pour fuir cette zone épuisée et infestée de nématodes et maladies cryptogamiques.

Vulnérabilité (fragilité) de l’entreprise agricole en cas de conditions climatiques ou


économiques défavorables ou des maladies cryptogamiques.
En effet c’est pour éviter les inconvénients de la monoculture qu’on conseille la
pratique d’un assolement – rotation raisonné car s’il est bien conduit il permettrait :
Une conservation et une reconstitution de la fertilité du sol (éviter l’épuisement du
sol)
Une économie d’engrais
Une bonne exploitation des terres
Une limitation maximale des risques d’infestation parasitaires et la prolifération des
mauvaises herbes
Le travail de la terre à des profondeurs et à des époques différentes

ASSOLEMENT- ROTATION RAISONNE

Un assolement maraîcher est difficile à établir il faut tenir compte :

 Du grand nombre d’espèces cultivées


 A leur durée d’évolution qui varie d’un mois à un an et plus (laitue 2 à 3 mois, tomate 6 à
1an,artichaut 3 à 4 ans, fraisier 2 à 3 ans asperge 12 à 15 ans, topinambour 1 an etc.)

 A leurs exigences climatiques et édaphiques

 A la botanique de leur système racinaire

 a leur importance économique

En général pour établir un assolement - rotation, il faut tenir compte des règles suivantes :

A un légume a enracinement superficiel, faire succéder une plante à enracinement profond.

Aune plante d’une famille botanique donnée, faire succéder, un légume d’une autre famille.

A une plante malade, éviter la succession d’une plante sensible à la même maladie.

A une plante vorace (épuisante), faire succéder une plante moins épuisante.

Malgré ces règles ci dessus, il est très difficile d’établir un assolement – rotation en raison de
la spécialisation des entreprises agricoles, facteurs économiques, facteurs climatiques. On
trouve grosso-modo trois types d’assolement :

Assolement- grandes cultures

Assolement combine (général) : où l’on fait introduire à la fois les grandes cultures et les
cultures légumières.

Assolement maraîcher : effectué surtout dans des entreprises agricoles à vocation maraîchère
(zones côtières)

Suivant l’entreprise agricole et le nombre des cultures désirées, l’assolement peut être :
biennal, triennal, quadriennal, quinquennal etc.

Remarque : le plan d’assolement peut être imposé pour le besoin national, par contrat avec
une société(usine), par des conditions climatiques ou pédologiques, par des possibilités
économiques, inspiré des voisins ou carrément fait au hasard

Exemple d’un plan d’assolement maraîcher à cycle triennal :

C’est à dire ne fait appel qu’aux cultures maraîchères, il est caractérisé par un cycle de trois
ans correspondants à trois espèces de cultures appelées cultures principales
recommandées surtout à l’usage des légumes de grosses consommations, cultivés en
grands carrés.
N.B : ce type d’assolement doit être interpréter assez largement interprété au cas où l ’
voudrait faire introduire on sur l’une ou deux de ces parcelles , quelques cultures telles que : les
salades, radis, navet, quelques plantes condimentaires : appelées cultures dérobées, qui sont
des cultures de quelques semaines ; pratiquées dans l’intervalle des cultures principales, ces
plantes ont généralement une croissance et un développement très rapide.
Conclusion : certaines plantes vivaces et surtout : asperge, fraisier, artichaut, cardon ne
peuvent pas se situer dans l’assolement triennal puis qu’elles occupent le même terrain
pendant plusieurs années. Dans ce cas il est souhaitable de laisser une parcelle pour ce
genre de cultures exactement comme le cas des plantations arboricoles. Généralement les
cultures considérées dans le plan d’assolement sont : les cultures maraîchères, cultures
annuelles, pépinières etc.

LA PEPINIERE DES CULTURES MARAICHERES

1) Définition :

En cultures maraîchères, la pépinière est un endroit consacré à la production des plants pour la
production des légumes.

2) Les avantages de la pépinière :

L’économie du temps et de la place, en effet elle permet d’attendre la libération du terrain


par une culture précédente.

Si le semis est réalise sur couche, elle permet d’hâter la production.

Il est plus facile de bien travailler le sol sur une surface limitée et la fertilisée avec de la
tourbe, terreau….

Tous les soins de la culture du semis jusqu’à la plantation sont très faciles car la surface
est restreinte (facile à arroser, de protéger éventuellement les plantules contre les basses
températures.)

3) Les conditions préalables à l’installation de la pépinière des cultures maraîchères


 Situation topographique :

Pour assurer un bon déroulement des travaux et faciliter l’exécution de tout système
d’irrigation il est avantageux d’aménager la pépinière sur un terrain plat afin d’éviter tout
risque de ruissellement et d’érosion à la suite des irrigations .en choisissant l’exposition sud
pendant l’hiver et ombragée pendant l’été.

 Sol :

Le sol doit êtres profond, léger et fertile.

 Eau :
La pépinière doit être le plus possible près du point d’eau.

 Clôtures et protections :

Pour éviter le pietinage ou gaspillage des plantules par les animaux.

LA MULTIPLICATION DES CULTURES LEGUMIERES

La multiplication consiste à propager les espèces en vue d’obtenir un certain nombre


d’exemplaire à partir d’un seul individu ; toutefois on distingue deux types de multiplications :

M. ASEXUEE (VEGETATIVE) : c’est la production des plantes à partir d‘un organe ou une
partie d‘organe végétatif d‘une plante.

M. SEXUEE (GENERATIVE) : c’est le procède de multiplication par graines ; résultantes de la


fusion d’organes sexuels mâles et femelles (le résultat de la fécondation), et d’ailleurs la
majorité des cultures légumières sont obtenues par semis car les graines de celles ci
assurent généralement une reproduction satisfaisante des caractères des plantes.

I. LE SEMIS
Définition : semis nom commun - masculin (semis)

EN AGRICULTURE : opération qui consiste à mettre en terre des semences


Synonyme: semailles

EN BOTANIQUE : jeune plant issu de la germination d'une graine

Le semis est une opération qui consiste à mettre les graines en terre en vue de les faire
germer, toutefois on distingue deux types et plusieurs types :

1) LE SEMIS EN PLACE :

Destiné à produire les plants qui assurent leur cycle végétatif à l‘emplacement même où la
graine a été déposé. ; Cependant ce mode de semis ne s‘applique qu’à des espèces dont la
germination en plein terre n‘est pas difficile et à celle qui ne supportent pas la transplantation
notamment la carotte, le navet, le radis, l ‘haricot, le radis …..

2) LE SEMIS EN PEPINIERE :

Utiliser généralement pour la production des plants destinés à la plantation soit sous abri ou
en plein champs. (On emploie aussi ce mode de semis lorsqu’on a affaire à des graines
précieuses ou très exigeantes de soins particuliers et que l‘on préfère utiliser le terrain d‘une
façon maximale. dans ces deux modes de semis on distingue grosso-modo trois méthodes
de semis :

a) LE SEMIS A LA VOLEE :
C’est un semis dans lequel les graines sont dispersées aléatoirement et d’une manière
uniforme que possible et les graines sont enterrées par ratissage et plombage.

Les inconvénients :

Il n’économise pas la semence

Il rend difficile les travaux d’entretiens.

Les avantages :

La rapidité d’exécution

b) LE SEMIS EN LIGNE :

C’est une opération qui consiste à mettre les gaines dans les sillons traces à l’aide d’un outil et
qui sont espaces d’une distance variable selon les espèces .la profondeur est en fonction de la
grosseur des graines et l’état physique du sol.

Les avantages :

Levée homogène.

Facilite des soins ultérieurs.

Economie de semences.

Possibilité de mécanisation

c) LE SEMIS EN POQUET :

IL consiste à confectionner des trous plus ou moins espaces et dans chaque trou on dépose
3 à4 graines ; cette méthode de semis est utilisée généralement pour les espèces à graines
assez grosses et qui demandent des écartements importants ; cette méthode de semis
présente les mêmes avantages que la deuxième. (Adopter pour les cucurbitacées, petit
pois, fève.)

II. CARACTERISTIQUES DES SEMENCES


1) LA PURETE SPECIFIQUE (P.S) : elle s’exprime en pourcentage ,en poids et parfois en
nombre de semences pures .Les impuretés étant formes par des substances étrangères
comme les graines de sable ,gaines mutilées (cassées) ne pouvant pas germées ,graines de
mauvaises herbes ou d’autres espèces.

2) LA FACULTE GERMINATIVE : les graines perdent avec les années leurs aptitudes, leur
longévité est variable d’une part avec les espèces et d’autres part selon les conditions de
récolte et de conservation.

La faculté germinative d’un lot de semence se définit par le nombre de gaines germant
sur100 unités et capable de produire en plein terre des plantules viables et saines.

La faculté germinative et la pureté spécifique sont généralement combinées sous forme d’un
seul paramètre appel : valeur culturale et définie comme suite : V C = F G * P S/ 100
EXEMPLE : lot1 FG=90% PS=80% donc VC=72% lot2 FG +75% PS=96% donc
VC=72%

La rapidité de germination des graines doit aussi entrer en billet de compte, elle s’exprime
par l’énergie germinative c à d le pourcentage de graines ayant germées au tiers de nombre
de jours admet pour la germination complète de l’espèce considérée, on estime que 50/ des
graines doivent germer dans ce délai.

3) PURETE VARIETALE : la pureté variétale est exprimée par le nombre de semences d’une
espèce rapportes à1000et appartiennent bien à la variété considérable (nb/1000)

4) DENSITE : les graines de petit calibre en regard avec la grosseur normale des semences
d’une espèce assure généralement une mauvaise germination et donne des plantes plus
sensibles aux mauvaises conditions car elles sont pauvres en éléments de réserve.

5) ETAT SANITAIRE : les semences peuvent contenir des germes des maladies et de ce fait
elles doivent être désinfecter, la désinfection peut se faire au niveau du producteur de
semences et aussi au niveau de maraîcher .ces traitements se font soit par trempage soit
par poudrage humide.

6) ADAPTATION À LA REGION DE LA CULTURE : les espèces légumières sont sensibles au


milieu ; c’est pourquoi il est nécessaire de se procurer des semences provenant des cultures
assurées dans un climat sensiblement identique à celui dans lequel elles doivent être semé.

REMARQUE SUR LE PROCESSUS DE GERMINATION DES GRAINES

La germination est le phénomène par lequel la graine passe de l’état de vie ralentie à l’état
de vie active sous l’influence des conditions externes. Au cours de ce phénomène, l’embryon
se nourrit des substances de réserve stockées dans l’albumen ou les cotylédons et ses
racines se développent suffisamment, elle s’alimente dans le sol et se transforme en une
jeune plantule.

CONDITIONS NECESSAIRES POUR LA REUSSITE D’UN SEMIS

LES CONDITIONS EXTERNES :

a) Humidité : Elle est indispensable à la germination car l’eau ramollie les téguments et
dissout par la suite les éléments nutritifs en réserve dans l’amande (albumen+coty)
et les rend assimilable par l’embryon donc :
Si l’humidité est insuffisante, cette transformation ne peut pas se réaliser et par
conséquent pas de germination.
Si l’humidité est excessive, on assiste à la pourriture de la semence et par
conséquent arrêt de la germination.
Remarque : certaines graines ont des téguments très dures, sont difficiles à ramollir,
doivent être tremper dans de l’eau tiède pendant quelques heures pour faciliter leurs
germination. On peut utiliser certaines substances chimiques, ou des techniques
pour activer le ramollissement des téguments afin de faciliter la germination,
(Coriandre betterave…)
b) Température : la température optimum de germination est variable selon les espèces
mais la température moyenne de 14 à 20 convient généralement à la majorité des
légumes potagers.
c) Aération : une graine ne germe que si elle est en contact avec l’oxygène de l’air,
donc il faut semer dans des sols meubles qui permettent facilement la pénétration de
l’air si non l’embryon s’asphyxie.
d) Etat physique du sol : le sol doit être suffisamment léger, frais, aéré et perméable.
e) Profondeur de semis : la graine doit être enterrer à une profondeur sensiblement
égale à 2 ou 3 fois son diamètre. en sol humide ou lourd il est préférable de semer
moins profond qu’en sol sec et léger.
1) LES CONDITIONS INTERNES : (c’est à dire la qualité de la graine)
a) Bonne faculté germinative (les graines perdent avec les années leurs aptitudes naturelles,
leur longévité est variable selon les espèces, les conditions de récoltes et de conservation.
b) Bon état sanitaire.
c) Pureté spécifique et variétale.
d) Densité

PROCESSUS DE PRODUCTION DE PLANTS

I. TECHNIQUES DE PRODUCTION DE PLANTS

1) SUR PLANCHES SANS TOURBE :( methode généralement utilisee pour les varietes fixes)

 choisir un sol n’ayant jamais porte de tomate ni d’autres solanacees dans le cas echeant il est
recommande de desinfecter le sol .

 travailler le sol à30cm et briser les mottes.

 delimiter les planches de semis de 5 m de long et de 1,20m de large.

 incorporer à la sape du fumier bien decompose à raison de 8kg/m²

 bien melanger le sol et fumier.

 prevoir 30m² de pepiniere pour 100g de semences.

 les dates de semis sont arretees en fonction des periodes de production et des previsions
d’exportations et des varietes et des regions.

 utiliser une semence certifiee, ayant un bon pouvoir germinatif et indemne de maladies ( le
cas echeant les traiter ) au thirame à raison de 2à4 g/kg de semences au manebe à raison
de 2g/kg de semences.

 utiliser 250g de semences /ha pour les varietes fixes.

 semer en lignes avec une densite de 3,5g/m² de pepiniere en espacant de 15cm les lignes de
semis.
2) SUR PLANCHES DE TOURBE : (méthode généralement utiliser pour les variétés hybrides)

--- choisir un lieu sain et pratique (irrigation contrôlée journalierement)

--- Délimiter les planches de5m à 20m de long et 1m20 de large.

--- si c’est possible installer un film de plastique perfore sur la planche

--- étaler sur le film plastique une couche de tourbe de semis humectée préalablement d’une
épaisseur de 4 à 5 cm.

--- tasser convenablement la couche de tourbe.

 prévoir 40 à 50 m² pour 70 à 80 grs de semences soit les besoins de la plantation d’un


ha
 semer en ligne avec une densité de 2 à 2,5 g/m², espacer de 10 à 15cm les lignes de
semis.
 couvrir les gaines par une couche de tourbe sèche tamisée ou non.
 installer une ombrière et des brises vents.

3) EN MOTTES : (pour les variétés hybrides)

4)


Installer les ombrières sur une parcelle de 120 m²/ha
 Prévoir 70 sacs/ha de terreau de 80litres pour des mottes 5.5.5 cm.
 Prévoir une motteuse.
 Humecter convenablement la tourbe.
 Installer convenablement les bandes de film plastique d’environ 70cm de large espacées
de 0,30cm.
 Après la confection des mottes les installer sur le film plastique en bande de 70cm de
large en espaçant les blocs de mottes de 10cm
 semer à environ 1cm de profondeur une graine par motte dans 80%, des mottes et deux
graines par motte pour 20% des mottes.
 couvrir la semence avec la tourbe fine tamisée ou du sable grossier.
 dans le cas ou les trous de semis sont profonds il y a lieu de les combler partiellement.
5) DANS DES PLATEAUX ALVEOLES : (presque la même chose qu’en mottes)

REMARQUE : s’assurer que la tourbe est exempte des maladies et parasites dans le cas
échéant, il est nécessaire de la désinfecter.

Pour assurer une bonne germination, les plateaux, les mottes, les planches doivent être
couverts d’un film plastique les 2 ou 3 jours qui suivent le semis

II. ENTRETIEN DE LA PEPINIERE


+Ombrer les pépinières en cas de forte chaleur.

+desombrer les pépinières en cas de temps couvert.

+mettre les appâts empoisonnés à cote de la pépinière pour lutter contre les rongeurs.
+installer un filet insect- proof au niveau de toutes les ouvertures des serres.

+éliminer les plantes malades et chétives.

+éclaircir si le semis est trop dense sur les pépinières en planches.

+ irriguer tous les jours sur les pépinières en planches jusqu’au stade 2 feuilles et ensuite
tous les deux ou trois jours en évitant de le faire aux heures chaudes de la journée.

+ couvrir les mottes (alvéoles) par un film plastique pendant 3 jours.

+ N’irriguer la pépinière en mottes (plateaux) qu’à la 3éme journée de semis

+ couvrir les mottes le soir et aérer le matin jusqu’à la levée.

+ éviter les excès d’eau.

+ traiter une fois par semaine dés le stade deux feuilles vraies contre les maladies
cryptogamiques et noctuelles.

LES PRINCIPALES INETRVENTIONS TECHNIQUES INHERENTES AUX CULTURES


MARAICHERES

HABILLAGE : opération qui consiste à couper l’extrémité des racines dont le but de :
Faciliter la mise en place des racines.
Débarrasser les plantes des racines plus ou moins endommagées et partantes
inutiles pour la reprise.
Eviter leur renversement et leurs cassures.
Favoriser l’émission de nouvelles racines.
Et en contre partie, pour établir un certain équilibre entre la partie aérienne et la
partie souterraine, il est souhaitable de supprimer avec les doigts une partie de
feuillage lors de la plantation pour réduire la surface d’évaporation afin d’éviter le
flétrissement du plant.
PAILLAGE : technique utilisée surtout sous serre et qui a pour buts :
De limiter et empêcher le développement des mauvaises herbes
Relever la température au niveau du sol
Protège les fruits du contact du sol
Maintient l’humidité au niveau du système racinaire
ECLATAGE ET DIVISION DE TOUFFES : c’est un procédé de multiplication qui ne
s’applique que pour des espèces vivaces qui ne grainent pas ou qui demandent des
soins particuliers pour le semis il s’agit d’un procédé qui consiste :
Soit à divisé une touffe en un certain nombre de fragment portant chacun une ou
plusieurs pousses et des racines (cas des griffes de l’asperge)
Soit de dégager le pied mère demeurant en place et à détacher des éclats ou
œilletons (cas de l’artichaut)
REPIQUAGE OU PLANTATION : c’est le fait de replanter les jeunes plantes soit à
leurs place définitive soit plutôt pour qu’elles se développent dans des conditions
favorables jusqu’à leur mise en place définitive.
On distingue :
PLANTATION à RACINES NUES : adoptée pour les végé2taux dont la reprise est faible
c’est à dire résistantes à la transplantation à racines nues. (Laitue, oignon, poireau
etc.)
PLANTATION EN MOTTES : généralement pour les plantes sensibles et abritées (qui
présentent une reprise délicate exemple : melon, concombre, cornichon, tomate etc.
et les espèces cultivées ou sous abris).
Dans les deux cas les plants provenant de la pépinière doivent être triés parfois habillés et
conservés au frais en attendant la plantation.
BORNAGE : c’est un tassement de la terre autour et contre les racines et le collet des
plants afin d’assurer plus intimement leurs contact avec les particules du sol et éviter
toute formation de poches d’air autour de ces dernières et favoriser ainsi le départ
normal de la végétation.
ECLAIRCISSAGE : c’est la suppression des plantes trop rapprochées, pour favoriser
le développement de celles qui sont conservées.
DEMARIAGE : même chose que pou l’éclaircissage, mais cette fois appellation reste
relative pour la betterave potagère, car la semence de cette dernière est un
glomérule : qui est un fruit résultant de la réunion d’un certain nombre de fleur.
EBOURGEONNAGE : c’est le fait d’éliminer les bourgeons en vue de d’avoir une
plante d’une bonne vigueur et bien aérée cette technique se réalise au stade très
jeune des bourgeons (quelques mm de diamètre) car les bourgeons laissées à un
stade très avancé auront comme répercussions :
Un affaiblissement de la plante du à la concurrence entre croissance-floraison et
maturation des fruits.
Le manque d’aération.
La perte considérable des éléments nutritifs exportés par ces bourgeons.
EFFEUILLAGE : Opération qui consiste a enlever toutes les feuilles âgées, jaunâtres
ou apparemment malades sur toute la hauteur de la tige .c’est une technique
nécessaire pour certaines cultures sous serre notamment la tomate car elle permet :
Une bonne circulation de l’air au niveau de la plante, ce qui permet d’éviter le
développement de maladies et une meilleure nouaison des bouquets inférieurs.
Un bon entretien et une récolte plus facile.
PALISSAGE : Opération qui consiste à fixer sur un support la ou les ramifications
d’une plante pour faire prendre à l’ensemble une forme bien déterminée et la
préserver des ruptures qui pourraient se produire par le poids du feuillage et des
fruits exemple (tomate, sous abris ou en plein champ)
TUTEURAGE : c’est le fait d’attacher contre un support une plante faible qu’on veut
soutenir ou redresser exemple (haricot à rames, petit pois etc.).
COUCHAGE : technique qui vise à augmenter le nombre de bouquets par plante en
modifiant l’allure et l’orientation de cette dernière en vue d’augmenter davantage le
rendement par plante ; cette technique est adoptée généralement pour la tomate car
c’est une plante qui se prête bien et qui a une durée de vie assez grande
ECIMAGE OU ETETAGE : c’est arrêter la plante en longueur et ceci par élimination du
bourgeon terminal, pour favoriser le développement des bourgeons latéraux
(melon), accélérer le développement et la maturation des fruits (tomate, melon,
concombre).
OEILLETENAGE (artichaut, bananier) : intervention qui consiste à éliminer
précocement les rejets qui surgissent au fur et à mesure de développement de la
plante. Elle est pratiquée continuellement pour réduire la compétitivité des rejets
avec le pied mère.
DESTOLONNAGE (fraisier) : opération qui consiste à éliminer manuellement les stolons
(filets, coulants )suivant leur disponibilité sur la plante ; elle a pour but de réserver tous les
éléments nutritifs pour la plante, en évitant toute concurrence étrangère.( Stolon :
ramification particulière qui une fois en contact avec le sol forme rapidement des racines puis
la vie autonome du jeune plant formé )EPISTILLAGE (bananier) : opération facile à
réaliser, mais sa négligence a des conséquences néfastes sur la production. Cette
élimination des pistils se fait manuellement, elle a pour but d’empêcher l’apparition
de la maladie appelée couramment en langage courant le <bout de cigare> due au
champignon verticllium théobromae. Maladie déclenchée par la stagnation de l’eau
sur le pistil qui peut provoquer la maladie
AERATION :
Intervention technique nécessaire pour les cultures sous abri serre car si elle est bien gérée;
elle permet de :
Diminuer l’humidité à l’intérieur de l’enceinte
Baisser la température pendant les heures chaudes de la journée
Lutter indirectement contre les maladies cryptogamiques
Améliorer la pollinisation
Renouveler l’air au sein de l’abri

RECOLTE ET CONSERVATION DES LEGUMES


RECOLTE : pour permettre aux légumes de supporter les manipulations de
transport, le stade de récolte doit être respecté, il varie selon les espèces, les
variétés et la destination. La cueillette doit être faite avec soin en évitant de blesser
les légumes ; les périodes de la journée les plus favorables sont le soir et le matin de
bonheur .et grosso-modo on distingue deux stades différents dans la récolte de
légumes :
LA RECOLTE DES PRODUITS :

En Voie De Formation, alors qu’ils sont encore tendres et agréables à consommer


tels sont : les choux, les artichauts, les asperges, les salades etc.
A L’état De Complète Maturité, les légumes secs, les légumes racines, exemple (petit
pois, lentilles, échalotes, oignons, carotte etc.)
CONDITIONNEMENT :
Permet de protéger et de sauvegarder la fraîcheur et l’état au stade de récolte des
légumes, ce qui facilite leur commercialisation en attirant l’intention de l’acheteur.
Dans ces conditions il y a des règles à respecter exemple :
- Protection des légumes en contact d’emballage,
- Aération à l’intérieur de l’emballage,
- Mise en relief de la qualité des fruits,
TRIAGE ET CALIBRAGE : permet d’éliminer les légumes anormaux et le reste sera
calibré selon les normes exigées par le marché acheteur.
EMBALLAGE : doit être rigide, résistant pour bien protéger les produits de la
production à la conservation. Selon l’espèce et le marché, les emballages sont
construits soit en bois, plastique, carton, soit en sacs.
COMMERCIALISATION : est l’un des créneaux les plus complexes et auquel le
producteur doit faire beaucoup d’attention avant de se lancer dans une culture.
Les cultures normales (de saison) sont destinées aux marchés intérieurs et les
primeurs sont destinées à l’exportation et au marché intérieur.

CONSERVATION :
Les produits destinés à la consommation à moyen et à long terme exigent une
conservation prolongée. Celle ci se réalise au moyen de matériaux, matériels et
structures. On distingue :

CONSERVATION EN PLACE :
Technique qui convient aux légumes rustiques destinés généralement à la
consommation hivernale car ils pouvent supporter un long séjour en terre tels que
salsifis, carottes, betteraves etc. c’est alors qu’à l’approche de l’hivers, qu’on devra
couper les feuilles à la hauteur du collet et répandre sur les planches de ces légumes
un lit des feuilles sèches.

CONSERVATION EN SILOS :
(Cachot souterrain réservé pour la conservation des produits agricoles) et on
distingue aussi deux façons :
La première se réalise par une cavité creusée dans le sol dans laquelle seront placés des
légumes racines, réservé pour le sol sain.
La seconde au ras du sol dans le cas des terrains humides.
Apres constitution de tas réguliers au moyen des légumes à conserver
préalablement préparés à cet effet , les silos seront recouverts de terre, puis de
paille ; un petit fossé creusé autour de ceux ci permettra un meilleur assainissement
de la plate forme sur laquelle reposent les légumes.

CONSERVATION EN CAVE OU EN CELLIER : (local souterrain ordinairement situé au-


dessous d’habitation # grenier) : ces abris permettent de réaliser d’excellents
magasins de conservation à la condition de les aménager (apport de terre, tracé de
plates bandes)
CONSERVATION EN GRENIERS :
Enfin, pourront être conservées au grenier les légumes secs tels que : haricots,
petits pois, lentilles, fèves, ainsi que les aulx, échalotes ; ces derniers étant
suspendues en bottes.

CONSERVATION DANS DES SECHOIRS : (oignon de conservation)

CONSERVATION DANS LES CHAMBRES FROIDES A ATMOSPHERES CONTROLEE

L’utilisation des chambres froides dans le domaine de la production et la


conservation des cultures maraîchères est devenue une nécessité d’actualité ce qui
permet :
 De sauvegarder la fraîcheur et par conséquent la qualité des produits destinés aux
marchés de plus en plus exigeants.
 D’alimenter les différents marchés et rendre disponible les produits de qualité en
tout moment et à des prix compétitifs.
 De gagner sur les prix au moment où la production est inexistante sur les marchés
en périodes hors saisons.