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I- L’Etat opérateur souverain / l’action souveraine ou unilatérale de L’Etat en

matière du C.I

Les Etats sont en 1ère position dans la régulation du commerce internat car ils ont en charge
l’intérêt général et les questions politiques, économiques et sociales. Leur action peut relever d’une
action unilatérale ou d’une action concertée.
A- action unilatérale
On peut dire que l’Etat dans le commerce international va utiliser tous les moyens
d’actions dont ils disposent notamment au niveau juridique (a) et à travers ses pouvoirs
publics (b).

1 -L’implication de l’ordre juridique de l’Etat dans les opérations du commerce


internationale
a- conflit de lois, lois de police
Chaque système juridique va consacrer ses propres lois de conflits, Dans l’ensemble, il
ya conflit de loi lorsqu’une situation juridique présente des liens avec plus d’un système
juridique ou présente un ou plusieurs éléments d’extranéité. La règle de conflit permet de
rattacher la situation à un système juridique donné en fonction d’un critère de rattachement.
Da ns le droit du commerce international, on trouve des règles de conflits. En matière
contractuelle, cette loi est essentiellement la loi d’autonomie. En matière de droit des sociétés,
la loi applicable est celle du lieu du siège social
Les lois de police.
Ce sont des règles matérielles qui sont édictées par chaque Etat dans le domaine
économique et social et dont le champ d'application dans l'espace est fixé unilatéralement sans
égard à la règle de conflit de lois.
Les lois de police sont des lois d'application immédiate dont l'observation est
nécessaire pour la sauvegarde de l'organisation politique, sociale ou économique du pays ».
b- Les lois régissant l’arsenal juridique
En adoptant la loi n° 91-14 (a), Le Maroc a procédé à une mise à jour de la Loi 13-89
adoptée au début des années 90 et qui constitue le texte de référence de la législation régissant
le commerce extérieur marocain. En veillant à s'intégré dans un processus de mondialisation,
l'Etat a pris le soin de protéger la production et le commerce interne par l’adoption de la loi
15-09 relative aux mesures de défense commerciale en application des Accords de
l'Organisation Mondiale du Commerce OMC sur les mesures de défense commerciale. Il
s'agit des mesures suivantes : L’Antidumping, Les antisubventions

2- L’implication des pouvoirs publics au niveau du commerce extérieur de


L’implication de l’État dans le secteur du commerce extérieur se fait par le biais de ses
organismes publics et privés (1). La politique commerciale marocaine a connu un renouveau
depuis les années 2000 afin d’encourager les échanges avec l’extérieur (2).
a- les pouvoirs publics intervenant dans le commerce international

Les institutions publiques qui s’occupent du commerce extérieur sont principalement le


secrétariat d’État chargé du commerce extérieur ( a) et l’administration de douane et
impôts indirects
Secrétariat d'État chargé du Commerce Extérieur a pour principale mission la mise en œuvre
de la politique gouvernementale en matière du commerce extérieur, La douane joue un rôle
majeur dans le développement des échanges commerciaux en accompagnant les entreprises et
en renforçant leur compétitivité à travers les diverses mesures de facilitation qu'elle met en
place. Elle Contribue à l'instauration d'un environnement attractif propice à l'investissement et
au développement des affaires
Sans oublier son rôle dans la lutte contre toutes les formes de fraude commerciale du
commerce.
La douane est chargée de la perception des droits et taxes douanières, du recouvrement des
impositions fiscales et parafiscales, de la lutte contre les trafics illicites et du contrôle des
marchandises et des personnes aux frontières, la Douane s'est vue confier de nouvelles
missions à forts enjeux économiques et sécuritaires.

b- la politique publique dégagé pour l’encouragement du commerce international

Le royaume s’oriente depuis la dernière décennie dans une politique de modernisation.


C’est ainsi que depuis les années 2000, le Maroc a entrepris des réformes
commerciales importantes, agissant sur sa production nationale, mais a aussi mis en œuvre
des plans d’actions sectoriels pour faire de l’économie nationale une économie plus forte.

B- action concerté
1- la participation aux traités bilatéraux et multilatéraux

Les Etats vont se mettre à 2 ou à plusieurs pour établir des règles communes du droit
du commerce international. Plus aisé en matière de relations bilatérales que multilatérales (A)
car plus il y a de pays, plus c’est compliqué à organiser

a- les conventions bilatérales


Conventions internationales et dans sa forme la plus simple la convention bilatérale :
exemple Parmi les ALE les plus importants:
Union Européenne : Entré en vigueur le 1er mars 2000. Emirats Arabe Unis : Signé le
1er juin 2001. Turquie : 7 avril 2004. USA : 1er janvier 2006.
b- les conventions multilatérales
Conventions internationales avec plusieurs pays : ces conventions sont forcément rares
car elle suppose un consensus. L’économie Marocaine dans ses efforts d’insertion dans le
processus de mondialisation, a mis
au point des politiques commerciales qui vont dans cette même perspective. Il a adhéré au
GATT depuis le 17 juin 1987. Puis à l’OMC dès son entrée en vigueur le 1 ère janvier 1995)

Le Maroc a également signé des ALE avec les pays membre de la Ligue Arabe, dans
le cadre de l’accord de la grande zone arabe de libre-échange, mais aussi avec la Tunisie,
l’Egypte et la Jordanie dans le cadre de l’accord d’Agadir
2- Etude des cas
a- Maroc- Usa
b- Maroc- U.E

II- le règlement des litiges du commerce international


A- les mécanismes de règlement des différents dans l’OMC
L’une des principales innovations de l’OMC par rapport au GATT c’est la mise en
place d’un mécanisme de règlement des différends.
La procédure est formelle est encadrée dans des délais précis (1). Et abouti, souvent,
à l’adoption des recommandations (2).
1- la procédure de règlement des différents
Il y a consultation puis conciliation (1) Lorsque la consultation n’a pas aboutit les
parties peuvent demander l’établissement d’un groupe spécial (2) La partie mécontente
de la décision peut faire valoir ses droits devant l’organe d’appel (3)
a- consultation et demande de conciliation

La première étape du Mémorandum d’accord sur le règlement des différends


(MRD) est la phase de consultation.
Selon l’article 4 du mémorandum d’accord, un Etat peut adresser des
représentations à un autre membre au sujet des mesures affectant le fonctionnement de
tout accord visé prise sur son territoire. L’autre Etat auquel la demande est adressée
doit, dans les 10 jours suivant la date de sa réception, prendre des mesures adéquates
de consultation sur ces représentations (au plus tard 30 jours après la date de la
réception de la demande). Le délai prévu par le mémorandum d’accord est de 60 jours.
Si dans ces délais de consultation, l’accord n’est pas obtenu on passe à une autre
phase.
Lorsque les demandes de consultation sont faites, elles sont notifiées à l’ORD
et au Conseil des comités compétents. Conformément à l’article 4, les demandes
indiques les griefs qui sont faits à l’autre Etat et le fondement juridique de la plainte.
Selon l’article 5 les parties peuvent toujours décider d’avoir recours à une
procédure de bon office (conciliation et médiation). Ce recours est possible à tout
moment, avant ou après la consultation.
b- établissement d’un groupe spécial (panel d’experts)

Lorsque la consultation n’a pas aboutit dans le délai de 70 jours, les parties peuvent
demander l’établissement d’un groupe spécial composé de 3 à 5 personnes choisies
par le secrétariat sur une liste dressée par ce même secrétariat. Ce groupe spécial a
pour fonction l’évaluation des faits, de la cause et la conformité des faits avec les
dispositions applicables. Mais si un accord est trouvé par les parties pendant le
déroulement de la procédure le groupe spécial va simplement mentionner dans son
rapport qu’une solution a été trouvée.

Si aucun accord n’est trouvé, le groupe spécial va exiger un rapport adressé à l’ORD et
ce rapport contient les constatations, les justifications et les recommandations du
groupe spécial. Ce groupe spécial dispose d’un délai de 6 mois pour rendre son
rapport. Ce délai peut être prolongé d’un maximum de 9 mois. Une fois qu’il est
rédigé il est remis à l’ORD pour adoption. Le rapport sera adopté dans un délai de 60
jours sauf consensus négatif pour ne pas l’adopter et sauf si l’une des parties a décidé
et notifié sa décision de faire appel. Le rapport est ensuite soumis à l’appréciation de
l’ORD.
c- organe d’appel
La partie mécontente peut faire valoir ses droits devant l’organe d’appel de l’ORD qui
remet lui-même un rapport dans un délai de trois mois. L’ORD décidera ou non
d’adopter ou de rejeter ce rapport.
Exemples d’affaires :
Venezuela contre Etats-Unis
2- contrôle de mise en ouvre des recommandations
Les rapports émanant d’un groupe spécial, ou de l’organe d’appel, sont destinés à être
adoptés par l’ORD. Mais le système de règlement des différends, loin de s’arrêter à cette
étape, canalise encore la mise en œuvre des recommandations que contient le rapport (1). Il
s’efforce également de ne pas laisser à l’Etat se prétendrait victime d’une mise en œuvre
insatisfaisante un choix unilatérale de mesures de rétorsion (2).
a- la mise en ouvre des recommandations
Selon la règle générale l’ORD prend ses décisions par consensus (article 2.4 du
Mémorandum d’accord). Il y a consensus si aucun Membre de l’OMC, présent à la réunion de
l’ORD au cours de laquelle la décision est prise, ne s’oppose formellement à la décision
proposée. Toutefois lorsque l’ORD établit des groupes spéciaux, adopte les rapports de
groupes spéciaux et de l’Organe d’appel et lorsqu’il autorise des mesures de rétorsion il doit
approuver la décision à moins qu’il n’y ait un consensus contre son adoption (articles 6.1,
16.4, 17.14 et 22.6 du Mémorandum d’accord). Cette procédure spéciale est appelée
consensus « négatif » ou « inverse ». A ce jour il n’y en n’a jamais eu
b- les mesures prises par l’Etat victime
. L’ORD est chargé de rendre juridiquement contraignante la décision juridictionnelle
(adoption des rapports des groupes spéciaux et de l’organe d’appel), et de manière générale,
de surveiller la mise en œuvre de la décision dans un délai raisonnable et d’autoriser des
mesures de compensation ou des “mesures de rétorsion” lorsqu’un Membre ne s’y conforme
pas. En principe, les sanctions devraient être imposées dans le même secteur que celui du
différend, mais la pratique est bien différente. Par exemple, lorsque l’Europe a été condamnée
pour son refus d’importer du bœuf aux hormones, les Etats-Unis ont mis en place en guise de
mesures de rétorsions des taxes à 100 % sur certains produits (moutarde de Dijon, roquefort
pour la France, truffes blanches pour l’Italie, Jambon pour le Danemark…). Bien que le bilan
du fonctionnement de l’ORD au service de l’OMC est globalement positif, cet organe a fait
l’objet de bon nombre de critiques. Aussi des réformes ont-elles été proposées afin de
renforcer son efficacité.

B- les Méthodes de résolution des différents du commerce


international

1- recours aux juridictions étatiques

a- compétence internationale des juridictions marocaines

En ce qui concerne la compétence internationale, le législateur marocain et en


l'absence d'une loi qui régie le droit international, le juge a la possibilité de faire l'extension
des règles internes sur celles internationales, seulement dans ce cas le juge doit qualifier et
adapter ces règles sur le conflit international.
Selon l'article 27 la compétence territoriale et celle du lieu de résidence du défendeur
et si en applique cette règle par extension sur les conflits à caractère international, les
tribunaux marocains vont se trouvés compétents dès qu'un défendeur ou l'un d'eux en cas de
pluralité de défendeurs ait une résidence au Maroc.
b- les clauses attributives de juridictions
Une clause attributive de juridiction est une disposition d’un contrat par laquelle les
parties conviennent de confier le règlement d’un éventuel litige à une juridiction
déterminée, bien que cette juridiction ne soit pas en principe compétente pour en connaître au
regard des textes de loi applicables
Trois conditions doivent être respectées pour qu’une clause attributive de compétence
soit valable et puisse produire des effets sur le plan juridique.
1° Pour être valable, la clause attributive de juridiction doit avoir été convenue entre
des parties ayant toutes la qualité de commerçant, et qui contractent en tant que tel.
2° Une clause attributive de juridiction n’est opposable qu’à la partie qui en a eu
connaissance et qui l’a acceptée au moment de la conclusion du contrat. Elle ne peut donc
produire aucun effet à l’égard d’une personne qui n’a pas signé le contrat en cause.
3° La clause attributive de juridiction doit également respecter des conditions de
forme. Elle doit être rédigée en des termes clairs et précis, en caractères très apparents,
c’est-à-dire écrite avec une police lisible et selon un procédé typographique qui permette
d’attirer l’attention de l’autre partie au moment où elle signe le contrat. (Ex: titre, caractères
gras, soulignés, encadrement, etc…). La clause doit être inscrite dans le corps du contrat. Le
fait qu’elle soit mentionnée sur des documents établis postérieurement à la signature du
contrat (bon de commande, facture, bon de livraison…) est insuffisant.
Au Maroc, ces clauses sont régies, essentiellement, par l'art 12 de la loi 53-95
instituant les juridictions de commerce qui dispose que « les parties peuvent dans tous les cas
convenir par écrit de désigner le tribunal de commerce compétent » et par extension, cet
article s'applique aux contrats à caractère international.

2- l’arbitrage

a- le tribunal arbitral et l’instance arbitrale


Il y a une grande liberté dans la désignation des arbitres, c’est-à-dire que les parties ne
sont pas ténues de prévoir dans la clause compromissoire la désignation des arbitres ni même
les modalités de cette désignation. Aucune restriction dans le choix de l’arbitre n’est imposée
en raison de sa profession ou de sa nationalité, mais l’arbitre doit-être indépendant des parties
évidemment. La seule restriction est que l’arbitre doit avoir le plein exercice de ses droits.
Donc le plus souvent, les parties choisissent un arbitre unique désigné d’un commun accord
ou alors d’un tribunal composé d’un nombre impair d’arbitres, souvent un ou trois arbitres.
Les parties peuvent se défendre elles-mêmes ou se faire assister par un avocat. Les
arbitres déterminent librement le lieu du siège de l’arbitrage. La langue de l’arbitrage est
décidée par les parties (ou par les arbitres si les parties ne l’ont pas fait). Ce sont les parties
qui décident toujours. Elles peuvent choisir la loi d’un état, une convention internationale, la
lex mercatoria (=loi des marchands, qui sont les principes généraux du commerce
international). En l’absence de choix par les parties, ce sont les arbitres qui décident.
b-la sentence arbitrale
La sentence arbitrale est la décision du tribunal arbitral portant sur le fond du litige,
elle ne produit d’effets que vis-à-vis des parties, chose qui résulte de la nature contractuelle de
ce mode de résolution de conflit
*La sentence est définitive, c’est-à-dire que les arbitres ne peuvent pas revenir sur le
contenu de la sentence. Si l’arbitre est unique, il délibère tout seul ; s’il y a un tribunal
arbitral, soit la décision est prise à l’unanimité, soit à la majorité des arbitres, soit par le
président du tribunal arbitral s’il y en a un. La décision doit obligatoirement être précédée
d’un délibéré c’est-à-dire qu’ils doivent se retirer car le délibéré doit-être secret.
*La sentence est un acte juridictionnel privé c’est-à-dire qu’elle a autorité de la chose jugée
relativement à la contestation qu’elle tranche c’est-à-dire que la même affaire ne peut pas être
portée devant les juridictions françaises.

3- la reconnaissance et l’exequatur des sentences et des jugements


étrangers
a- les règles applicables

- les conditions de l’exequatur


En vertu de l'art 430 alinéa 2 du CPC, le tribunal saisi de l'exequatur doit s'assurer de
la régularité de l'acte, de la compétence de la juridiction étrangère ayant rendue la décision et
vérifier si cette décision ne porte pas atteinte à l'ordre public marocain.
- Régularité de l'acte :
Le juge d'exequatur dans ce cas doit vérifier deux conditions ;
- Que la décision doit avoir respectée le principe du contradictoire et les droits de la défense.
- Que la décision étrangère doit avoir acquis la force de la chose jugée (épuisement de toutes
les voies de recours).
- Compétence internationale des juridictions étrangères (compétence indirecte)
L'art 430 alinéa 2 du CPC, impose au juge marocain de s'assurer de la compétence de
la juridiction étrangère ayant rendu la décision, mais sans lui donner de directives.
b- L’existence de la sentence
Les sentences arbitrales internationales sont reconnues au Maroc si leur existence est
établie par celui qui s’en prévaut.
A cet égard, l'existence d'une sentence arbitrale est établie par la production de
l'original accompagné de la convention d'arbitrage ou des copies de ces documents réunissant
les conditions requises pour leur authenticité. toutes ces pièces devront être traduites en
langue arabe par une interprétation assermenté
- Conformité à l'ordre public
Le juge d'exequatur doit s'assurer que la décision étrangère ne contient rien de
contraire à l'ordre public marocain
b- la procédure
En ce qui concerne la compétence d’attribution, l’exécution est de la compétence du
TPI du domicile ou de la résidence du défendeur, ou à défaut du lieu où l’exécution doit être
effectuée, sous peine d’irrecevabilité, le demandeur doit, en vertu de l’article 431 CPC, à
l’appui de sa requête fournir expédition authentique de la décision, l’original de la
notification ou de tout autre acte en tenant lieu, une certificat du greffe compétent constatant
que la décision est passée en force jugée ,autrement dit, qu’il n’existe contre la décision ni
opposition ni appel , ni pourvoi en cassation, toutes ces pièces devront être traduites en langue
arabe par une interprétation assermenté.
La compétence pour statuer sur la demande de l'exequatur de la sentence arbitrale
mettant en cause l'Etat, des collectivités locales ou autres organismes dotés de prérogatives de
puissance publique revient à la juridiction administrative dans le ressort de laquelle la
sentence sera exécutée ou au tribunal administratif de Rabat, lorsque la sentence arbitrale
concerne l'ensemble du territoire national.
b- les effets de l’exequatur

L’exequatur permet de confier à la décision étrangère


- l’autorité de la chose jugé
- L'autorité de la chose jugée : l'affaire (le rapport de droit) objet de la décision ne peut
être revu par une autre juridiction que ce soit par celle du pays d'origine de la décision ou par
le Pays de l'exequatur.
- la force exécutoire
- La force exécutoire: une fois le juge marocain accorde la formule exécutoire à la
décision étrangère, les autres, juges marocains ont l'obligation de traiter cette décision comme
s'il s'agissait d'une décision rendue par un juge marocain.
La décision d'exequatur produit ses effets à partir du jugement du pays d'origine, c'est
ce qui a confirmé une jurisprudence le 13 septembre 2006, et celui du 14 janvier 2009 de la
cour suprême (cassation).