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Physique Electricité Appliquée

Machine Synchrone
en terminale S.T.I.

Programme de terminale S.T.I. Electrotechnique :


PROGRAMME
Fonctionnement en alternateur triphasé.

Principe du fonctionnement en moteur synchrone triphasé.


Connaissances antérieures utiles
Induction électromagnétique (première).
Champs tournants.

Connaissances scientifiques
Constitution d’une machine synchrone.
Modes d’excitation.
Force électromotrice : E=KNpn . Cas d’une machine triphasée.
Utilisation d’un modèle simple, qui sera fourni, pour une phase d’une machine synchrone.
Caractéristique à vide et caractéristique en charge d’un alternateur.
Bilan des puissances.
Rendement.
Réversibilité de la machine synchrone.
Moment du couple électromagnétique : Tem = (3V J cos  )/ .

Savoir-faire expérimentaux
Réaliser le montage pour utiliser une machine synchrone en alternateur débitant sur une charge (autre
que le
réseau).
Obtenir un point de fonctionnement déterminé pour un alternateur.
Relever les caractéristiques d’un alternateur : E (n) à vide et U (I) pour un facteur de puissance donné.
Effectuer les essais permettant la détermination du rendement.

Savoir-faire théoriques
Construire le diagramme de Fresnel à partir des éléments du modèle.
Exploiter ce diagramme en vue de la détermination de tel ou tel élément du modèle.
Déterminer le rendement d’une machine synchrone.

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Modèle équivalent de Behn Eschenbourg :


Lorsque la machine synchrone n'est pas saturée, on peut, pour étudier son fonctionnement,
proposé le modèle équivalent de Behn Eschenbourg :
Rs Xs I

Ev V

La résistance Rs, correspond à la résistance de l'induit par phase. On la détermine par une
mesure voltampéremètrique, à chaud, en continu, et on mesure tension et courant (sans dépasser I n).
On obtient la valeur de la résistance en appliquant la loi d’ohm : Rs = U / 2I. Pour nos machines,
on trouve Rs  5 .

Montage :

A
Rs
V

Machine synchrone

Xs=Ls. correspond à la réactance synchrone. Ls est appelée inductance synchrone et englobe


l'inductance de fuite par phase et l'inductance équivalente qui traduit la chute de tension due à la
réaction magnétique d'induit (machine à pôles lisses).

Ev correspond à la force électromotrice à vide de la machine, et dépend, du courant


d'excitation circulant dans la roue polaire.

On peut facilement déterminer les éléments de ce modèle, à l'aide de deux essais :

Essai à vide: La machine synchrone étant entraînée à 1500 tr.min -1 par la machine à courant
continu, on fait croître progressivement (sans jamais revenir en arrière à cause de l'hystérésis) le
courant d'excitation jusqu'à Ie= 1.5 A, en mesurant la tension Ev et Ie. On fait de même en faisant
décroître Ie . On peut alors tracer les caractéristiques E v = f(Ie) . Pour avoir Es (du modèle équivalent),
on peut éventuellement, pour s'affranchir de l'hystérésis, faire la moyenne entre les deux valeurs (I e
croissant et décroissant).

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Le schéma du montage est représenté ci- dessous :

+ Machine à courant continu


I Machine Synchrone
A

I induit U1

U n V1
V
MCC
U induit

W1
A
v
V

i A
e N

u
e

On obtient les caractéristiques suivantes:

Ev (V) Tension simple en sortie de la MS (à vide)

400,0

350,0

300,0

250,0

200,0

150,0

100,0

50,0

Ie (A)
0,0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6

Ie croissant Ie decroissant

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Tension simple en sortie de la MS (à vide)


Ev en volt
400,0

350,0

300,0

250,0

200,0

150,0

100,0

50,0

0,0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6
Ie en A

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Le deuxième essai consiste à réaliser des mesures en court-circuit (à 1500 tr.min-1).

Le schéma du montage est représenté ci- dessous :

+ Machine à courant continu


I A Machine Synchrone
i cc
U1
I induit
A
U n V1
V
MCC
U induit

W1
A

ie A

ue

On trace alors Icc = f (Ie) :

Icc (A) Icc = f(Ie)

1,8

1,6

1,4

1,2

0,8

0,6

0,4

0,2

Ie (A)
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1

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On a alors les deux caractéristiques Icc = f (Ie) et Ev = f (Ie). Pour un courant d'excitation donné (zone
linéaire), on connaît donc Icc et Ev. Lorsque l'on est en court circuit, en appliquant la loi d'ohm sur le
Ev
modèle équivalent, on obtient : Ev  Z s I cc  0 d'ou Zs 
I cc avec Zs  Rs2  X s2 donc

Xs  Z s2  Rs2 .

Avec les relevés ci-dessus, on obtient, pour Ie = 0.5 A (zone de non-saturation), E v = 233 V
et Icc = 1A . On en déduit Zs = 233  et Xs  233  (car Rs<<Xs).


Ev

 jX s I
V

Rs I

I

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Modèle équivalent de Potier (hors programme STI) :


Le modèle de Behn Eschenburg est très intéressant par sa simplicité. Cependant, il peut
conduire à des erreurs importantes et il n'est valable que dans la zone linéaire. En effet, il ne tient pas
comte de la saturation. On lui préfère alors le modèle de Potier (hors programme S.T.I.) :

Ie . I I .

Er V

Ie0

La construction de Fresnel, sur le diagramme précédent donne (ici, cas d’une charge capacitive) :

I
-.I

Ie0

Ie j..I
Er

V R.I
0

Les équations sont :


I e  I e0   I ( avec Ie0 en quadrature avance sur E )
E r  V  R I  jI

Pour déterminer les éléments du modèle de Potier, on a besoin de 3 mesures :

- La caractéristique interne Er en fonction de Ie.


- Un point de mesure (appelé P sur la construction page ci après) lors d’un essai sur charge
purement inductive (essai déwatté selfique).
- Une mesure en court circuit, pour le même courant d’excitation et le même courant en sortie
de la machine, que lors de l’essai déwatté selfique. Dans la construction ci après, ce point est
appelé P0.

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Détermination des éléments du diagram me de Potier

Er (V)
400,0

350,0

300,0
M
 I P

250,0 N

200,0

150,0

100,0

50,0
I

P0
N0 Ie (A)
0,0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6

Pour déterminer les éléments du modèle, on effectue les constructions suivantes:

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- On part de la caractéristique E = f(Ie).


- On la prologue jusqu’à E = 0V. On coupe alors l’axe des abscisses au point N0.
- On place les points P (essai déwatté selfique) et P0 (essai en court circuit avec les mêmes
courants que l’essai précédent).
- Les mesures effectuées ont données les coordonnées de P ( 268V ; 1.15A) et P0 ( 0V ; 0.46A).
Le courant en sortie de la machine étant de I = 0.9A .
- On cherche ensuite à placer le point N, qui est obtenu à partie du point P, par un translation
d’une distance équivalente à P0N0.
- L’étape suivante consiste à tracer la droite , parallèle à la partie linéaire de la caractéristique
interne, passant par le point N. L’intersection de cette droite et de la caractéristique donne le
point M.
- On peut alors lire les valeurs de I et I tel qu’indiqué sur la construction de la page
précédente.

On obtient, par la lecture de la construction (page précédente) :


..I = 13.8 V et .I = 0.46 A
Cela nous permet d’obtenir  = 49 mH et  = 0.51 .
La valeur de R reste inchangée (même méthode que pour Behn Eschenbourg) : R = 5.

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Couplage de l'alternateur sur le réseau (hors programme STI) :

Le schéma du montage est représenté ci- dessous :

Si on souhaite effectuer des mesures de


puissances en fonctionnement alternateur, on peut
intercaler un wattmètre, mesurant le courant dans
la phase 1 et la tension entre la phase 1 et le
neutre.

V +
A
Réseau
triphasé V M.S. Alimentation
roue polaire
400V 220V continue
fixe V variable

V
3 Voltmètres analogiques
calibre 1000V Câbler également les sécurités thermiques
en parallèle avec interrupteur triphasé (en série), les capteurs du Modeméca, la
sécurité survitesse et la terre.

Voltmètre & ampèremètre du Modélec


Ampèremètre Ie
(pos. DC / calibre 10A & 500V) Rhéostat 330 
du Modélec
+ +
A A

+ Alimentation
V M.C.C. inducteur
220 V DC
de la table

Alimentation
continue variable
(de la table)

Mode opératoire :

Dans un premier temps, interrupteur triphasé ouvert, on alimente l'inducteur (Ie = 0.44A),
puis l'induit du moteur à courant continu. Ensuite, on alimente la roue polaire, afin qu'elle soit
parcourue par un courant de l'ordre de 0.8A.

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On augmente alors progressivement la tension de l'induit, et on observe les voltmètres. Il est


nécessaire à ce stade de vérifier que l'ordre des phases est le même pour le réseau triphasé de la table,
et pour la machine synchrone. Il existe deux systèmes simples à mettre en œuvre pour effectuer cette
vérification :

- La première (non utilisée ici) est l'utilisation de 3 lampes (branchées à la place des
voltmètres). Lorsque les lampes s'éclairent et s'éteignent simultanément, lorsque l'on
s'approche de 1500 tr.min-1, c'est que l'alternateur et le réseau sont de sens. On peut
alors passer à l'étape suivante. Sinon, il est nécessaire de croiser deux phases. Rq :
cette méthode nécessite l'utilisation de lampes supportant une tension pouvant aller
jusqu'à 460V.

- La deuxième est de remplacer les lampes par des voltmètres analogiques. On


observera les déviations des aiguilles. Si elles évoluent de la même façon et en
même temps, alors les deux réseaux sont de même sens, sinon, il faut croiser deux
phases. La visualisation de l'ordre des phases est cependant moins nette qu'avec les
lampes.

Une fois que l'on a vérifié l'ordre des phases, il faut, pour connecter l'alternateur sur le réseau,
s'assurer de l'égalité des tensions et de l'égalité des fréquences. Pour cela, on se place à la vitesse de
synchronisme (1500 tr.min-1) en jouant sur la tension d'alimentation de l'induit du moteur à courant
continu, puis, on excite l'alternateur pour qu'il fournisse une tension égale à celle du réseau.

Comme il subsiste une petite différence de fréquence entre la tension du réseau et celle fournie
par la machine synchrone, les voltmètres seront soumis à une différence de potentiel que fréquence
égale à la différences des fréquences. Cette ddp, en valeur instantanée, augmentera et diminuera
périodiquement. On cherchera à rendre cette période la plus grande possible en ajustant la vitesse de
rotation du groupe (en jouant sur la tension d'alimentation de la MCC). Quand cette ddp passe par
0, on peut, à cet instant, fermer l'interrupteur triphasé. L'alternateur est alors connecté au réseau.

Si on le souhaite, on peut alors tracer les caractéristiques P fournie au réseau = f(C) (en mesurant le
courant absorbé par l'induit de la MCC pour avoir le couple fourni à l'alternateur. On peut également
tracer la courbe de rendement de l'alternateur, etc..
Il est également possible d'étudier par exemple la génératrice à courant continu, entraînée à
une vitesse constance.

Remarque :
On peut, pour cette manipulation, qui est hors programme en terminale STI, remplacer les lampes
ou les voltmètres par un synchronoscope, ou mieux encore, réaliser le couplage, en automatique, à
l'aide d'un synchrocoupleur.

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Machine Synchrone : Alternateur en charge


Le schéma du montage est représenté ci- dessous :

+ Machine à courant continu


I Machine Synchrone
A

I induit U1 i Plan
A

n
V de
U V1
V
MCC
U induit v Charge

W1
A
Résistif

I A
e N

U
e

Matériel :
- mesure de l’intensité du courant d’excitation Ie à l’aide du MODELEC
- mesure de l’intensité efficace du courant de ligne I à l’aide du MODMECA
- mesure de la vitesse à l’aide du MODMECA
- Mesure de la tension simple efficace V a l’aide d’un voltmètre T.R.M.S.

Objectifs : On propose de tracer la caractéristique V = f(I) à Ie constante et à vitesse constante pour un enroulement du
moteur.

Mode opératoire :
- Démarrer la machine à courant continue jusqu’à la vitesse nominale : nn.
- Charger l’alternateur, afin d’ajuster Ie pour obtenir : la vitesse (nn), la tension (V), et le courant de ligne
nominales (In). On tracera la courbe V = f(I) pour ce courant d’excitation.
- Faire varier la charge, tout en conservant Ie = cste et nn = cste
- Relever V et I pour différentes charges (entre 0 et 1500W).

On obtient la courbe suivante :

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On constate que l’alternateur, n’est pas parfait. La tension efficace chute en fonction de l’intensité du
courant appelée.

Pour différents courants d’excitation on obtient:

400
V (en V)

350

300

250

200

150

100

50

I (en A)
0
-0,1 0,1 0,3 0,5 0,7 0,9 1,1 1,3 1,5

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Démarrage du Moteur Synchrone

Plaque signalétique du moteur :

Le schéma du montage est représenté ci-dessous :


Moteur Synchrone
U1

n V1

Réseau
W1
triphasé

Ie A N
Matériel :

Interrupteur Ue - Moteur synchrone triphasé.


deux R
positions 1 - Alimentation continue.
2
- Interrupteur deux positions

- Rhéostat de 220 -

Alimentation continue

Mode opératoire
- Court-circuitez la roue polaire en plaçant l’interrupteur en position N°1(démarrage en
moteur Asynchrone)
- Couplez le moteur au réseau triphasé fixe.
- Alimentez le moteur sous une tension triphasée fixe (tension nominale)
- Lorsque l’arbre du moteur tourne, basculez l’interrupteur en position 2
- Puis régler l’intensité du courant d’excitation.

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Moteur Synchrone
Moteur Synchrone Courbes de Mordey.
Les courbes de Mordey consistent à représenter l’intensité du courant de ligne I en fonction du
courant d’excitation Ie, à fréquence, à tension constantes. Ceci pour diverses valeurs de la puissance
utile du moteur.
Ces courbes portent aussi le nom de courbes en « V » ou en « U ».

Le montage est représenté ci dessous :

Moteur Synchrone

U1

Frein n V1

à poudre i
+ *
W Réseau
+ - W1 A
+ triphasé
*
v
V

Ie A
N
MODMECA

Ue

Matériel :
- mesure de l’intensité du courant d’excitation Ie à l’aide du MODELEC
- mesure de l’intensité efficace du courant de ligne I à l’aide du MODMECA
- Mesure de la vitesse et de la puissance utile Pu à l’aide du MODMECA
- mesure de la puissance active absorbée par une phase et du facteur de puissance cos à
l’aide du wattmètre (Métrix …..)

Objectifs : On propose de tracer trois courbes, pour trois puissances utiles différentes.
Par exemple pour : Pu = P nominale , Pu = P nominale/2 , puis pour Pu = P vide.

Mode opératoire :
On démarre le moteur à vide, puis on commande le frein à poudre (ventilateur allumé). En
agissant sur le frein à poudre (position Tmanu sur le Modeméca), on règle la puissance utile désirée que
l’on gardera constante durant toute la manipulation.
On fait varier l’intensité du courant d’excitation, et on relève les valeurs de I, Ie et cos.
On renouvelle l’opération pour une nouvelle valeur de la puissance utile.

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On obtient les courbes suivantes :


Courbes de Mordey
2 I(A)
1,8

1,6

1,4

1,2
P1
P2
1
P3
0,8

0,6

0,4

Ie(A)
0,2

0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6

Avec P3 < P2 < P1

On remarque, à puissance constante, l’intensité efficace du courant d’induit appelé sur le réseau passe
par sa valeur minimale lorsque l’on a cos =1 (point de fonctionnement optimale, pas de
consommation de puissance réactive)

On peut aussi construire les courbes des fonctionnements pour un même facteur de puissance.
On remarque le changement de signe de .
1,6 cos  =1
1,4  >0
1,2 fonctionnement inductif  <0
1
0,8 fonctionnement capacitif
I
0,6
0,4
0,2
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Iex

Ces courbes permettent notamment de déterminer le courant d’excitation en connaissant la tension et


la fréquence du réseau, la charge et l’intensité efficace du courant de ligne ( ou le cos).

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Modèle équivalent d’une phase :


r. I j.Xs. I Es : valeur efficace de la f.é.m. induite par le
I
flux dû à l’inducteur porté par le rotor

r : résistance d’un enroulement statorique


Es V
Xs : réactance synchrone

On utilisera la relation complexe (ou la relation entre les vecteurs de Fresnel) :

V = Es + r.I + j.XS.I

Si on néglige la chute de tension aux bornes de r on obtient : V = Es + j.XS.I


Dans ce cas on obtient les diagrammes de Fresnel suivants :
* Cas ou cos =1  = 0 rad

I V Fonctionnement nominale

  est le décalage interne.


XS. I

Es

* Fonctionnement inductif Dans ce cas P > 0 et Q > 0

I V On remarque : AC = XS.I .cos


A
Or P = 3.V.I.cos
 Donc AC est l’image de la puissance
active à un facteur près.
XS. I 
De même
Es On remarque: BC = XS.I .sin
Or Q = 3.V.I.cos
Donc BC est l’image de la puissance
C réactive à un facteur près.
"Q" B

"P" Dans ce cas, la puissance réactive est


absorbée par le moteur.

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* Fonctionnement capacitif On note  le décalage interne.

Dans ce cas, la puissance réactive est fournie


par le moteur.

I
V Fonctionnement en compensateur
 synchrone

XS. I
Es

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Moteur Synchrone : Etude à excitation constante


Le schéma du montage :

U1 + i
+ *
A W1
Frein n U V
*
Réseau
Moteur V1 *
à poudre Synchrone *
W2 triphasé

+ - W1

Ie A
MODMECA

Ue

Matériel :
Pour mesurer la tension simple V1 et le courant de ligne I1, on peut utiliser le MODELEC.
Cela nous permet d’avoir la puissance active pour 1 phase (à multiplier par 3 pour obtenir la
puissance totale).
On peut également utiliser la méthode des wattmètres (schéma ci-desus). Ceux-ci nous
indiquent les valeurs des courants et des tensions. Si on note L 1 et L2 la lecture faites respectivement
sur W1 et W2, on peut calculer la puissances active P= (L 1 + L2) et la puissance réactive Q = 3(L1 –
L2).

Mode opératoire :
Le moteur travaille à excitation constante.
Faire varier le moment du couple utile de façon croissante(position Tmanu sur le Modeméca).

Constatations :
- Le moteur décroche pour un couple élevé.
- La vitesse du moteur reste constante.
- Lorsque le couple augmente I, le produit (I . cos) reste constant. Donc la puissance
absorbée reste constante.

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