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Nom : Prénom : Groupe :

TRAVAUX PRATIQUES

DE

PHYSIQUE
_______

Licence
1ère année
Module HLPH201

ELECTRICITE

Université de Montpellier
Faculté des sciences
Département de physique
3

FONCTIONNEMENT DES TRAVAUX


PRATIQUES
Les travaux pratiques s’effectuent par binôme, les étudiants doivent se regrouper
par deux. Chaque binôme effectuera 3 TP d’électricité de 3h qui sont les suivants :

 Circuits linéaires en régime continu


 Circuits RC en régime transitoire
 Circuits RC en régime permanent sinusoïdal

Mode de roulement :
Chaque binôme suivra les rotations de TP imposées. Le tableau des rotations est
disponible sur le site : http://www.phyexp2.univ-montp2.fr, dans les informations
pratiques du module HLPH201.

Soin au matériel :
Veiller au matériel qui servira le jour de l’examen.
N.B. : Ranger la table de manipulation en fin de séance.

Présence au T.P. :
La présence à chaque séance de T.P. est obligatoire. Chaque étudiant devra signer la
feuille de présence en regard de son nom pour attester de son assiduité aux TP.
Toute absence à une séance de travaux pratiques devra être justifiée, au plus tard la
semaine suivante, par un document officiel (certificat médical, convocation, etc.).

Examen pratique de T.P.


L’examen pratique de TP aura lieu dans la continuité des TP. Il s’effectue par tirage au
sort ; les étudiants disposent du matériel de TP et d’un questionnaire auquel ils
répondent par écrit. Ce questionnaire porte sur une partie des TP et contient également
des questions théoriques. Durée : 1h30.
Attention : la partie théorique pourra porter sur toutes les questions du fascicule
(indiquée par le symbole ), dont les réponses sont données en italique au-dessous
ou à côté des questions dans l’exemplaire sue le site web.
4 INTRODUCTION

INTRODUCTION
Dans les 3 TP que vous allez effectuer, vous allez utiliser des appareils de mesure électriques. Les
remarques suivantes sont à garder en mémoire lors de l’utilisation des appareils :
 Mesure des intensités des courants : utilisation d’un Ampèremètre
o Un ampèremètre se met en série dans la maille dans laquelle on veut mesurer
l’intensité.
o Sur la plupart des ampèremètres (et en particulier ceux dont vous disposez), il y a
deux entrées notées mA (milliampère) et 10A (10 ampères). Avant de choisir
l’entrée que l’on va utiliser, il est indispensable d’évaluer l’ordre de grandeur de
l’intensité à mesurer. Si celui-ci est totalement inconnu, toujours commencer par
l’entrée (ou calibre) 10A.
 Mesure des tensions : utilisation d’un voltmètre ou d’un oscilloscope
o Ces deux appareils se branchent en parallèle sur la portion de circuit aux bornes de
laquelle on veut mesurer la tension. L’oscilloscope permet en outre de visualiser
l’évolution d’une tension dans le temps.
 Mesure d’impédances de dipôles : utilisation d’un Ohmmètre pour les résistances,
Capacimètre pour les capacités, Inductancemètre pour les inductances
o Attention : toujours utiliser ces appareils avec le dipôle dont on veut mesurer
l’impédance déconnecté du reste du circuit

Remarques sur les circuits RC

Les circuits RC et CR sont des circuits très simples, composés uniquement d'une résistance et
d'une capacité.

Ces circuits sont "une base" de l'électronique tellement leurs propriétés sont diverses. On les
retrouve ainsi dans énormément d'applications. Ces circuits sont en effet :

 des opérateurs mathématiques : utilisés dans certaines conditions, ces circuits calculent l'in-
tégrale ou la dérivée du signal qui se trouve à leur entrée. Ainsi on peut, par exemp le en
l'intégrant, transformer un créneau en signal triangulaire. On peut également, en
dérivant, transformer un créneau en une série d'impulsions positives et négatives.
 des filtres en fréquence : ils vont permettre de laisser passer certaines plages de fréquences
et d'en rejeter d'autres. Sur un signal audio, on peut donc atténuer ou supprimer les basses
ou les aigus par exemple.

Comme souvent en électronique, il est usuel d'étudier la tension de sortie de ces circuits pour des
tensions d'entrée en créneau ainsi que pour des tensions d'entrée en sinusoïde.

C'est ce que nous allons développer dans les 2 derniers TP :


 Circuits RC en régime transitoire
 Circuits RC en régime permanent sinusoïdal, filtres passifs du 1er ordre.
Circuits linéaires en régime continu 5

Circuits linéaires en régime continu


L’objectif de ce montage est d’étudier la puissance délivrée par un générateur de tension réel
dans une résistance variable.

Partie théorique
Associations de résistors identiques

On dispose de 5 résistors identiques de résistance individuelle R. On recherche dans ce paragraphe


les différentes valeurs de résistances que l’on peut obtenir à partir des différentes associations de
ces résistances.

Question : Rappeler les deux formules permettant de calculer la résistance équivalente R E à


l’association de deux résistances R1 et R2 :
i) Association série : 𝑅𝐸 = 𝑅1 + 𝑅2

𝑅 𝑅
ii) Association parallèle : 𝑅𝐸 = 𝑅 1+𝑅2
1 2

Remarque : Lors de l’association série (resp. parallèle) de deux résistors (résistance R1 et R2), la
résistance équivalente RE de l’association est toujours supérieure (resp. inférieure) aux valeurs des
résistances des composants pris séparément.

Si l’on ne dispose que d’un seul résistor, la seule valeur de résistance réalisable est bien sûr R.

Si l’on dispose à présent de deux résistors, deux nouvelles valeurs de résistances sont maintenant
accessibles :

(1) (2)

Question : Dessiner dans les cadres (1) et (2) ci-dessus les associations réalisées pour obtenir les
deux nouvelles valeurs de résistances.
6 Circuits linéaires en régime continu

Conformément à la remarque précédente l’association série (resp. parallèle) a une résistance


plus grande (resp. plus petite) que R.

Question : Quelle relation simple existe-t-il entre les coefficients des deux nouvelles valeurs de
résistances accessibles avec deux résistors ?

Les coefficients sont inverses l’un de l’autre.

Question : Quelles sont les quatre nouvelles valeurs de résistances accessibles si l’on dispose
maintenant de trois résistors identiques de même résistance R ? Remplir le tableau suivant en
calculant les valeurs des résistances équivalentes aux quatre associations que l’on représentera
préalablement dans les cadres vides de la figure ci-dessous.

1 2 3
R R R 3R
3 3 2

Question : Comment passe-t-on des deux valeurs de résistances de la seconde ligne du tableau ci-
dessus aux deux dernières valeurs de résistances de la troisième ligne ?

En ajoutant R.
Donc dernière résistance à droite de la troisième ligne : R+R=2R ; avant-dernière résistance :
R/2+R=3R/2.

Question : Dans la dernière ligne du tableau ci-dessus, quelle relation simple remarquez-vous entre
les coefficients des quatre différentes résistances ?
Circuits linéaires en régime continu 7

On peut associer les coefficients par paires, et les coefficients d’une paire sont inverses l’un de
l’autre.

Question : Déduire de ces deux dernières remarques une règle simple pour remplir sans calculs les
coefficients des lignes successives du tableau de la page suivante. Remplir la quatrième et la
cinquième ligne du tableau de la page suivante.

Si on coupe le tableau en 2 :
- les coefficients de la partie droite sont obtenus en ajoutant R à chaque valeur de la ligne
précédente
- les coefficients de la partie gauche sont obtenus en inversant les valeurs des coefficients de
la partie droite.

Question : Dessiner dans les cadres vides numérotés de 1 à 15 les arrangements de résistors qui
réalisent les différentes valeurs de résistances obtenues.
Remarque : Dans la suite du TP, on n’utilisera que les 15 combinaisons de résistors numérotées
comme suit en fonction de la valeur de la résistance équivalente :

Numéro de
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
l’association
Résistance R 2R 3R 4R 5R 3R 7R 7R 8R 7R
R 2R 3R 4R 5R
équivalente 5 5 5 5 4 2 4 3 3 2
8
Circuits linéaires en régime continu

1 2 3 3𝑅
𝑅 𝑅 𝑅
3 3 2

1 2 3 3 4 5 5 4𝑅
𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅
4 5 5 4 3 3 2

1 2 3 3 4 5 5 4 5 7 8 7 7 8 7 5𝑅
𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅 𝑅
5 7 8 7 7 8 7 5 4 5 5 4 3 3 2
Circuits linéaires en régime continu 9

Générateur de tension idéal

Un générateur de tension idéal de force électromotrice E est un dipôle qui impose entre ses bornes +
(rouge) et – (noire) une différence de potentiel U = (U+ - U) = E, indépendante du courant I qui le
traverse. On le représente habituellement dans les schémas électriques par le dipôle représenté ci-
dessous :

Sur le graphe ci-dessus, on a adopté la « convention générateur » pour la mesure de U et de I.

La caractéristique de ce générateur idéal peut


être dessinée sous forme de graphe ou donnée
mathématiquement comme précisé ci-contre.

Question : On souhaite mesurer la tension U délivrée par le générateur idéal représenté ci-dessus à
l’aide d’un Voltmètre numérique (V) dont les entrées sont repérées par COM (borne noire) et U
(borne rouge). Lequel des deux branchements ci-dessous doit-on réaliser pour mesurer la tension U
avec la convention adoptée plus haut ?

(1) (2)

Remarque : Par convention, le voltmètre numérique affiche une valeur de tension U positive si le
potentiel de sa borne rouge U+ est supérieur au potentiel de sa borne noire U-.

Montage (2)
10 Circuits linéaires en régime continu

Générateur de tension réel

Un générateur de tension réel est modélisable par l’association série du générateur de tension idéal
de force électromotrice E précédent et d’un résistor de résistance RINT. On le représente
habituellement dans les schémas électriques par le dipôle (AB) représenté ci-dessous :

Question : Préciser la caractéristique de ce générateur réel graphiquement et mathématiquement.

U=E-RINTI

Question : Préciser (en fonction de E et RINT) la valeur du courant de court-circuit I0 débité par ce
générateur réel lorsqu’on relie ses bornes A et B à l’aide d’un conducteur de résistance
négligeable ?

𝐸
𝐼0 =
𝑅𝐼𝑁𝑇

Question : On souhaite mesurer le courant I0 débité par le générateur réel représenté ci-dessus
lorsqu’il est court-circuité à l’aide d’un milliampèremètre numérique (A) dont les entrées sont
repérées par COM (borne noire) et mA (borne rouge). Lequel des deux branchements ci-dessous
doit-on réaliser pour effectuer cette mesure du courant I0 avec la convention adoptée plus haut ?
Circuits linéaires en régime continu 11

(1) (2)

Remarque : Par convention, le milliampèremètre affiche une valeur de courant positive si les
charges positives (ou le courant) le traversent en entrant par sa borne rouge (mA) et en sortant par
sa borne noire (COM).

Montage (2)

Puissance débitée par un générateur de tension réel dans une résistance variable

On associe à présent le générateur réel (E, RINT) étudié au


paragraphe précédent avec l’une des N associations de résistors
étudiées dans le premier paragraphe (N=1,…,15). On modélise
cette association comme indiqué sur le schéma ci-contre :
On rappelle que la relation courant-tension de la branche
supérieure de ce circuit (générateur réel de f.e.m. E et de résistance
interne RINT) est avec les conventions adoptées ci-dessus pour la
mesure de U et I (convention générateur pour cette branche,
flèches de U et I dans le même sens) la suivante : U = E  RINT I .

Question : Quelle est la convention adoptée et quelle est la relation courant-tension dans la branche
inférieure du circuit ci-dessus (résistor de résistance RN) ?

Convention récepteur U = RN I

Dans le circuit ci-dessus, la puissance électrique PG délivrée par le générateur réel (E, RINT) est
intégralement consommée dans le résistor (RN). On note PU cette puissance consommée (puissance
utile). On rappelle qu’avec les conventions adoptées ci-dessus pour la mesure de U et I on a les
égalités suivantes :

Puissance fournie par le générateur = PG = U.I = PU = Puissance consommée par le résistor.

Question : Déduire de ce qui précède l’expression de la puissance P délivrée par le générateur réel
(E, RINT) au résistor (RN). On exprimera P en fonction de E, RINT et RN. Représenter sur le graphe
ci-dessous les variations de P en fonction de RN.

𝑅𝑁 𝐸 2
P = UI =(E - RINT I) I = RN I2, avec E - RINT I = RN I, donc I=E/(RN + RINT) et 𝑃 = (𝑅 2
𝑁 +𝑅𝐼𝑁𝑇 )
12 Circuits linéaires en régime continu

Question : Pour quelle valeur de la résistance de charge la puissance délivrée par le générateur réel
est-elle maximale ? On dit que cette charge est adaptée au générateur étudié, on la notera RA.

RA = RINT

Question : Préciser également en fonction de E et RINT la valeur maximale de la puissance, notée


PMAX, que peut débiter un générateur réel de f.e.m. E et de résistance interne RINT :

PMAX
𝐸2
𝑃𝑀𝐴𝑋 =
4𝑅𝐼𝑁𝑇

RINT

𝑅𝑁 𝐸 2
Démonstration : on doit étudier la fonction 𝑃(𝑅𝑁 ) = (𝑅 2
.
𝑁 +𝑅𝐼𝑁𝑇 )

𝑑𝑃 (𝑅𝑁 +𝑅𝐼𝑁𝑇 )2 −2𝑅𝑁 (𝑅𝑁 +𝑅𝐼𝑁𝑇 ) (𝑅 −𝑅𝑁 )


= 𝐸 2 = (𝑅 𝐼𝑁𝑇 𝐸2.
𝑑𝑅𝑁 (𝑅𝑁 +𝑅𝐼𝑁𝑇 )4 𝑁 +𝑅𝐼𝑁𝑇 )
3

𝑑𝑃 𝑅 𝐸2
= 0 ⟹ 𝑅𝑁 = 𝑅𝐼𝑁𝑇 = 𝑅𝐴 . On a alors 𝑃 = 𝑃𝑀𝐴𝑋 = 4𝑅𝐼𝑁𝑇 2 𝐸 2 = 4𝑅
𝑑𝑅𝑁 𝐼𝑁𝑇 𝐼𝑁𝑇
Circuits linéaires en régime continu 13

Partie pratique
Mise en place de l’expérience

Vous disposez sur votre table de manipulation :


i) d’un générateur FI 1820 de f.e.m. E réglable et supposé idéal,
ii) d’un boitier intégrant un interrupteur poussoir et un résistor de résistance constructeur
RINT = 1500 ,
iii) de cinq résistors enfichables identiques de résistance individuelle R = 1000 ,
iv) de deux plaquettes de connexion,
v) de deux multimètres FI 2804 MT,
vi) de fils de connexion.

Brancher le générateur FI 1820 au secteur. Tourner les deux boutons de courant FINE (réglage fin)
et COARSE (réglage grossier) à leur valeur maximale. Ajuster les deux boutons de tension pour que
l’appareil affiche une f.e.m. de 15,00 V. L’intensité débitée par le générateur reste nulle (00,0 A)
étant donné qu’aucune charge n’est branchée sur l’appareil.

Associer le générateur FI 1820 au boitier poussoir et résistor unique de résistance R INT pour
constituer le générateur de tension réel (E = 15 V, RINT = 1500 ) :

Associer ensuite en série, comme indiqué sur le graphe ci-dessous, le générateur réel, l’un des deux
multimètres (sélecteur en position milliampèremètre), la plaquette de connexion et l’interrupteur
poussoir :

Pour finir, associer en parallèle sur la plaquette comme indiqué sur les graphes ci-dessous le
deuxième multimètre que l’on utilisera alternativement en ohmmètre (Mesure résistance) ou en
voltmètre (Mesure tension) :
14 Circuits linéaires en régime continu

Mesure Résistance Mesure Tension

Protocole expérimental et mesures

On réalise le montage précédent et on câble à l’aide d’un simple fil un « court-circuit » (association
N°0) sur la plaquette de connexion comme indiqué ci-dessous :

OFF

Une fois le montage effectué, les appareils réglés et avant toute mesure, le faire
contrôler par l’enseignant.

Mesure : Placer le sélecteur du deuxième multimètre en position ohmmètre (Gamme 40 k) et


mesurer la résistance de ce court-circuit R0.
R0 = .

Mesure : Placer maintenant comme indiqué ci-dessous le sélecteur en position voltmètre et appuyer
sur l’interrupteur poussoir :
Circuits linéaires en régime continu 15

ON

Mesurer simultanément l’intensité du courant de court-circuit I0 à l’aide du milliampèremètre


(Gamme 40 mA) et la tension U0 associée à l’aide du voltmètre (Gamme 40 V).
I0 = m et U0 = V.

On étudie maintenant l’association N°1 des cinq résistors identiques qui réalise la plus petite valeur
de résistance réalisable (R/5) sur la plaquette de connexion. On dessinera ci-dessous la disposition
retenue pour réaliser cette association :

Fonctionnement du boitier :
Le fonctionnement est simple : le courant peut circuler entre les sorties reliées par un trait noir. S'il
n'y a pas de trait reliant deux sorties, ces dernières peuvent néanmoins être connectées en branchant
un fil électrique (ou une résistance). Ainsi, en jouant sur les branchements, on peut faire parcourir
au courant le chemin désiré et donc réaliser divers montages électriques, en série ou en parallèle.

Remarque :
Vous disposez de deux plaquettes : une petite (représentée ci-dessus) et une plus grande, plus
pratique à utiliser pour les associations comportant un grand nombre de résistances.
16 Circuits linéaires en régime continu

Calcul : A l’aide de la calculette, calculer avec 4 chiffres significatifs la valeur de la résistance


attendue pour chacune des 15 associations étudiées au premier paragraphe sachant que la valeur
constructeur de la résistance des 5 résistors identiques est de 1000. Compléter le tableau suivant :
N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
RN () 200,0
Mesure : Enficher les cinq résistors identiques et les fils nécessaires sur la plaquette de connexion
pour réaliser l’association N°1 dessinée à la page précédente. Replacer le sélecteur du multimètre en
position ohmmètre (Gamme 40 k) et mesurer la valeur de la résistance R1 de cette association. La
reporter dans le tableau ci-dessous.
Calcul : Le constructeur du multimètre indique que son appareil utilisé en Ohmmètre sur la gamme
40 k a une précision de (0,3% VL + 10 ), où VL est la Valeur Lue sur l’appareil. Déterminer
l’incertitude absolue R1 de la mesure précédente et la reporter dans le tableau ci-dessous.
Attention : Si cette mesure est compatible avec la valeur calculée dans le tableau ci-dessus
continuer vos manipulations. Dans le cas contraire contacter l’enseignant responsable.
Mesures : Placer maintenant le sélecteur du multimètre en position voltmètre et appuyer sur
l’interrupteur poussoir pour mesurer simultanément la valeur du courant I1 (Gamme 40 mA) et de la
tension U1 (Gamme 40 V). Reporter ces deux mesures dans le tableau ci-dessous en ne retenant que
les deux premiers chiffres après la virgule pour ces deux déterminations.
Calcul : Le constructeur du multimètre indique que son appareil utilisé en milliampèremètre sur la
gamme 40 mA a une précision de (0,2% VL + 0,03 mA). Déterminer l’incertitude absolue I1 de la
mesure précédente et la reporter dans le tableau ci-dessous.
Calcul : Le constructeur du multimètre indique que son appareil utilisé en Voltmètre sur la gamme
40V a une précision de (0,1% VL + 0,03 V). Déterminer l’incertitude absolue U1 de la mesure
précédente et la reporter dans le tableau ci-dessous.

Association N° 0 1 2 3 4 5 6 7
RN ()
RN ()
IN (mA)
IN (mA)
UN (V)
UN (V)

Association N° 8 9 10 (Fac) 11 12 (Fac) 13 14 (Fac) 15


RN ()
RN ()
IN (mA)
IN (mA)
UN (V)
UN (V)

Mesures : Reprendre les manipulations précédentes avec les associations N = 2, 3, …15


déterminées dans le premier paragraphe. Remplir entièrement le tableau ci-dessus.(Fac = Facultatif)
Circuits linéaires en régime continu 17

Mise en forme des données expérimentales

Lancer le logiciel Regressi et créer manuellement un fichier à trois entrées R, I et U (voir notice
d’utilisation de Regressi § acquisition d’un fichier de données). Recopier dans ce fichier
l’intégralité des mesures (RN, IN, UN) consignées dans le tableau précédent. Les incertitudes ne
doivent pas être recopiées, elles peuvent être calculées directement à l’aide du logiciel (voir notice
Regressi § Introduction d’incertitudes de mesures dans un tableau).
Créer dans Regressi la nouvelle grandeur de puissance : P = U*I (voir notice Regressi § Création
d’une grandeur).
Graphe I : A l’aide de l’outil graphique, tracer le graphe de la puissance P délivrée par le
générateur réel en fonction de la résistance de charge variable R (voir notice Regressi § Tracé d’une
courbe). On prendra soin de faire apparaître sur ce graphe les ellipses d’incertitude (voir notice
Regressi § Visualisation d’une courbe avec les incertitudes de mesures).
Recopier ci-dessous en rouge les points obtenus.

R
Créer dans Regressi la nouvelle grandeur : X =√ = sqrt(R/P).
P
Graphe II : A l’aide de l’outil graphique de Regressi, tracer le graphe de X en fonction de la
résistance variable de charge R (On choisira de faire afficher à droite l’échelle des X). On prendra
soin de faire apparaître sur ce graphe les ellipses d’incertitude.
Recopier ci-dessus en vert les points obtenus.
18 Circuits linéaires en régime continu

Traitement et exploitation des données

Graphe I : En utilisant l’outil de modélisation du logiciel Regressi (voir notice d’utilisation de


Regressi § Modélisation d’une grandeur), tester la loi de régression obtenue au dernier paragraphe
de l’étude théorique :
a∗R
P(R) = .
(R+b)^2
Conclusion I : Le modèle proposé est-il qualitativement en accord avec vos mesures
expérimentales ? Justifier votre réponse.

Graphe II : Justifier grâce au modèle théorique ci-dessus, le fait que les points de ce deuxième
graphe semblent alignés. On montrera que : X(R) =  R + . On précisera les expressions de  et 
fournies par le modèle en fonction de E et RINT.

Calculer les valeurs de  et  prédites par le modèle à l’aide de la valeur choisie initialement pour la
force électromotrice E du générateur réel (E = 15V) et de sa résistance interne (R INT = 1500 ) :
 MOD = MOD =
En utilisant le logiciel Regressi, tracer les deux droites de pente maximale et minimale qui passent à
l’intérieur de toutes les ellipses d’incertitude du graphe II (voir notice d’utilisation de Regressi §
Tracé d’une droite sur un graphe). Faire afficher par Regressi les équations de ces deux droites. En
déduire les valeurs expérimentales extrêmes des paramètres  et  (attention aux unités) :
 MIN = MAX =
 MIN = MAX =
En déduire les déterminations expérimentales de ces deux paramètres :
αMAX + αMIN αMAX − αMIN
EXP = ± => EXP =
2 2
βMAX + βMIN βMAX − βMIN
EXP = ± => EXP =
2 2
Conclusion II : Le modèle proposé est-il quantitativement en accord avec vos mesures
expérimentales ? Justifier votre réponse.
Circuit RC en régime transitoire 19

Circuit RC en régime transitoire


Partie théorique
On supposera dans toute cette partie théorique que la résistance interne des générateurs utilisés est
négligeable devant R.

On appelle "régime transitoire" d'un circuit électronique la forme de la tension de sortie


lorsque l'on injecte en entrée une variation brutale allant d'un niveau électrique initial jusqu'à
un niveau électrique final continus.
Pour obtenir expérimentalement ce régime transitoire, on réalise le circuit ci-dessous :

1 2
K

E R

Décharge d'un condensateur à travers une résistance


On suppose qu'initialement l’interrupteur K est fermé en position 1 et le condensateur C est
complètement chargé. A l'instant t = 0, on bascule l'interrupteur en position 2. On appelle i(t) le
courant qui traverse R et C, et q(t) la charge de l’armature du condensateur reliée à R. On adoptera
la convention récepteur pour les 2 dipôles.

Question : Exprimer la relation entre q et i, ainsi que les tensions vc et vR en fonction


respectivement de q et de i. Représenter q et i, vc et vR sur le schéma précédent.

𝑑𝑞
𝑖=
𝑑𝑡
vR R
𝑞 i
𝑣𝑐 =
𝐶

𝑣𝑅 = 𝑅𝑖.
q
C
vc
20 Circuit RC en régime transitoire

Question : Quelle est la condition initiale sur vc(t) ?

𝑣𝑐 (𝑡 = 0) = 𝐸

Question : En appliquant la loi des mailles dans le circuit, trouver l’équation différentielle que
vérifie vc(t) pour t≥0.
𝑞
𝑞 𝑑𝑞 𝑞 𝑑( ) 𝑞 𝑑𝑣𝐶 𝑣𝑐
𝑣𝑅 + 𝑣𝑐 = 0 ⇒ 𝑅𝑖 + 𝐶 = 0 ⇒ 𝑅 𝑑𝑡 + 𝐶 = 0 ⇒ 𝑅𝐶 𝐶
+𝐶 =0⇒ + =0
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑅𝐶

Question : Résoudre alors l’équation différentielle précédente compte tenu des conditions initiales,
et montrer que l’on a : vc (t )  E exp( t /  ) où   RC . Montrer que la tangente à la courbe vc(t)
en t=0 coupe l’axe des temps au temps   RC . Représenter l’allure de vc(t).

Equation linéaire homogène du premier ordre à coefficients constants : la solution est de la


forme vc (t )  K exp( t /  ) , où on a posé 𝜏 = 𝑅𝐶. La constante d’intégration K est déterminée
par la condition initiale 𝑣𝑐 (𝑡 = 0) = 𝐸, donc K=E, et vc (t )  E exp( t /  ) .

La tangente de la courbe en t=0 a pour


équation : 𝑣(𝑡) = 𝑣𝐶 ′ (0) ∗ 𝑡 + 𝑣𝐶 (0), avec
E E E
vc ' (t )   exp( t /  ) , donc v' c (0)   .
 

L’équation de la tangente en t=0 est alors :


𝑡
𝑣(𝑡) = 𝐸(1 − 𝜏) et elle coupe l’axe des temps
0
en t    RC .

Question : Calculer le temps au bout duquel vc(t) a atteint le régime permanent vc(t)=0 à 1% près
( vc (t )  E / 100 ).

E
On doit résoudre l’équation vc (t )  E / 100 , soit E exp( t /  )  , soit encore
100
1
exp( t /  )  .
100
En prenant le logarithme népérien des 2 membres de l’égalité précédente, on a 𝑡 = 𝜏𝑙𝑛100 =
4,6𝜏.

On a coutume de dire qu’on a atteint le régime permanent au bout de 5 .


Circuit RC en régime transitoire 21

Mesure de la constante de temps τ en étudiant vc(t) lors de la décharge

On peut accéder facilement à la mesure de  , simplement en observant la réponse du circuit en


régime transitoire. On propose deux méthodes pour cela.

1ère Méthode

Question : Calculer le temps t1 pour lequel la tension vc(t) vaut la tension E divisée par e(=exp1)
lors de la décharge ( vC (t1 )  E / e ). Exprimer t1 en fonction de  .

𝐸 𝑡 𝐸 1
On doit résoudre l’équation 𝑣𝐶 (𝑡) = 𝑒 , soit 𝐸𝑒𝑥𝑝(− 𝜏) = 𝑒 , soit encore exp( t /  ) 
.
e
En prenant le logarithme népérien des 2 membres de l’égalité précédente, il vient 𝑡1 = 𝜏.

2ème Méthode :

 v (t ) 
Question : On considère la décharge du condensateur. On pose y (t )  ln  c  . Exprimer y(t ) en
 E 
fonction de t, et en déduire une méthode de mesure de  .

𝑡 𝑡 1
On a 𝑦(𝑡) = 𝑙𝑛(𝑒𝑥𝑝 (− 𝜏) = − 𝜏, donc 𝑦(𝑡) est une droite de pente − 𝜏 qui passe par l’origine.
La mesure de la pente de cette droite permet de calculer 𝜏.

La partie pratique consiste à mesurer 𝜏 avec les deux méthodes précédentes, et de le comparer à la
valeur du produit RC, R et C étant mesurés par ailleurs.
22 Circuit RC en régime transitoire

Partie pratique
Circuits RC en régime transitoire

Première partie : Utilisation d’un oscilloscope numérique :

Objectif: se familiariser avec l’oscilloscope numérique.

Introduction :
L’oscilloscope est un appareil qui permet de visualiser des signaux électriques, le plus souvent
périodiques, appliqués sur ses entrées. Les courbes représentées sur l’écran de l’oscilloscope
(oscillogrammes) permettent d’effectuer des mesures d’amplitudes, de temps et de phases.
Les manipulations suivantes vont vous permettre de vous familiariser avec l’oscilloscope
numérique.

Manipulation 1 : Visualisation d’un signal électrique périodique


On va à présent générer des tensions électriques u(t) dont la valeur varie au cours du temps. On ne
s’intéressera qu’aux tensions périodiques.

Pour délivrer des signaux électriques périodiques, on utilise un générateur basse fréquence (GBF)
qui délivre une tension u(t) que l’on exprime en volt (V). Sur ce dernier, on peut faire varier :
- l’amplitude de la tension : bouton Amplitude (à droite sur les Jeulin GF3).
- la forme du signal : sinusoïdal, triangulaire ou créneaux (au centre sur les Jeulin GF3).
- la fréquence du signal : bouton fréquence qui s’exprime en hertz (Hz) (à gauche sur les Jeulin
GF3).
- Le zéro par le bouton offset ou décalage (au centre sur les Jeulin GF3).

Relier les 2 bornes du GBF à l’entrée CHI de l’oscilloscope (la masse du générateur doit être reliée
à la masse de l’oscilloscope).
Mettre en marche le GBF et l’oscilloscope.
Paramétrer le GBF pour obtenir une tension alternative en créneaux centrée sur 0 d’amplitude de
quelques volts et de fréquence f=500 Hz.
Régler l’oscilloscope de façon à ce que la tension V=0V soit au centre de l’écran. Utiliser pour cela
la notice d’utilisation de l’oscilloscope.

En utilisant le bouton DC-offset du GBF, ajouter une composante continue à la tension alternative
précédente. Attention : il est impératif pour visualiser sur l’oscilloscope le décalage imposé par le
générateur, de travailler en position Couplage Continu sur la voie concernée.
Circuit RC en régime transitoire 23

Manipulation 2 : Réglage d’une fonction U(t)


créneaux 0-U0
Sélectionner sur le générateur une tension
alternative en créneau de fréquence f de U0
l’ordre de 300Hz et régler son amplitude
minimum à 0V et son amplitude
maximum U0 à quelques Volts (jouer à la
fois sur les boutons OFFSET et
AMPLITUDE du GBF).
0 t
Visualiser cette tension sur l’oscilloscope.
Pour plus de précision, utiliser tout l’écran T
de l’oscilloscope (Zéro en bas de l’écran,
maximum en haut).

Cette tension ainsi réglée en amplitude est utilisée dans l’expérience suivante de l’étude du régime
transitoire du circuit RC à l’oscilloscope.
Il est impératif que le minimum d’amplitude de cette tension soit à 0V.

2ème partie : Etude du circuit RC


Dans cette partie, nous allons étudier le régime transitoire d’un circuit RC et mesurer sa constante
de temps à l’aide des 3 méthodes présentées dans la partie théorique.

Mesures préliminaires :

A l’aide du capacimètre et de l’ohmmètre, mesurer les valeurs de la résistance et de la capacité


(ainsi que leurs incertitudes) de la plaquette dont vous disposez. Détailler vos calculs.
Les précisions des appareils de mesure sont données en annexe à la fin du cahier.

R  ( )

C  ( )

Question : On mesure R à ΔR près et C à ΔC près. Quelle est l’incertitude relative sur   RC ?


24 Circuit RC en régime transitoire

Le générateur utilisé a une résistance interne RG=50Ω dont il faut tenir compte lors du calcul de la
constante de temps du circuit RC. On a en réalité   ( R  RG )C . L’incertitude ΔRG de RG est
négligeable par rapport à celle de R.
En déduire  et son incertitude :

  ( )

Pré-réglages à l’oscilloscope:

On considère un circuit RC
série, branché aux bornes d’un vC
générateur délivrant une tension
ve.
Réaliser le montage ci-contre
en respectant la méthode
suivante :
- Commencer par connecter les
appareils du circuit sans tenir
compte des appareils de mesure Ve vR
(comme l’oscilloscope par
exemple).
- Connecter les appareils de
mesure.

On veut visualiser simultanément avec l’oscilloscope la tension aux bornes du condensateur et celle
aux bornes du générateur.
Attention : Réfléchir à l’ordre des composants lorsque vous effectuez le montage, en tenant
compte de la remarque suivante :
La masse (borne noire des entrées CHI et CHII) de l’oscilloscope et celle du GBF doivent
toujours être reliées entre elles.

Représenter les deux voies de l’oscilloscope sur le schéma de la figure précédente, afin de pouvoir
visualiser sur l’oscilloscope ve et vC.

Remarque : La tension créneau est un peu déformée du fait de la résistance interne du générateur
(on visualise à ses bornes E-RGI).

Question : En utilisant les valeurs de R et de C mesurées précédemment, calculer la fréquence


maximum du signal en créneau délivré par le GBF pour visualiser correctement le régime transitoire
de charge et décharge du condensateur (« règle » des 5  ).
Circuit RC en régime transitoire 25

Prendre pour fréquence sur le GBF une fréquence compatible avec la relation trouvée
précédemment, et régler la base de temps de l’oscilloscope de façon à observer une à deux périodes
le mieux possible.

Fréquence choisie : f 

Faire le schéma de l’oscillogramme observé :

(3)
Etude avec acquisition informatisée :

Remplacer l’oscilloscope par l’interface ORPHYLAB. On enverra sur U1 la tension d’entrée ve et


sur U2 la tension aux bornes du condensateur vc.
Mettre l’interface sous tension (bouton à l’arrière de l’appareil). Allumer l’ordinateur (mot de
passe : meca).

Lancez Regressi Puis ORPHYLAB .


Activer si besoin les voies U1 et U2.
Dans la fenêtre qui s’ouvre apparaissent 3 paramètres que vous devez choisir (la dernière
configuration utilisée est proposée par défaut) :
- La Durée de l’acquisition
- Le Nombre de points de l’acquisition
- La Période d’échantillonnage Tech/s
Durée
Ces 3 paramètres ne sont pas indépendants : Tech  .
Nombre

Un bon conseil, en cours de configuration et d'utilisation de ORPHYLAB, éviter toute précipitation


et ordres contradictoires trop rapides qui bloquent parfois l'interface. Si tel est le cas, il faut fermer
ORPHYLAB et Regressi Windows, éteindre l'interface, attendre 30s rallumer, relancer les logiciels
et opérer calmement.

Question : La fréquence du signal d’entrée est f=1/T. Quelle durée choisir pour faire l’acquisition
d’au moins une charge et une décharge ?
26 Circuit RC en régime transitoire

Régler la durée calculée, et prendre un nombre de points de l’ordre de 500.


Effectuer une acquisition : remettre à zéro (RàZ) puis cliquer sur Acquisition (ou utiliser la barre
d’espace).
Renouveler l’opération jusqu’à obtenir (on ajustera si besoin la durée, ainsi que l’amplitude et
l’offset du GBF) :
- des tensions qui ont des minima à 0V
- une décharge complète sur l’écran.

Une fois l’acquisition désirée obtenue, exporter le signal sous Regressi. Pour cela, cliquer sur
(Enregistre Regressi).
Pour la première page, dans la fenêtre intermédiaire de transmission (Nouveau Fichier) ajoutez un
commentaire décrivant la manipulation.
Vous pouvez alors travailler sous Regressi : visualiser les fichiers de points U1(t) et U2(t), visualiser
les graphes, effectuer des mesures sur les graphes, … cf notice Utilisation de Regressi.
Vérifier que les minima des tensions sont à 0V. Si ce n’est pas le cas, recommencer l’acquisition
en re-réglant le GBF.

On va travailler sur le signal U2 (tension aux bornes du condensateur).


Afficher les graphes, puis supprimer U1. Sur les options du graphe, sélectionner le mode Points et
non pas Ligne.
Sur le graphe U2(t), supprimer à l’aide de la gomme tous les points extérieurs à une décharge
donnée (cf notice Utilisation de Regressi  Suppression de points sur une courbe). Le gommage
des points au début de la décharge est délicat, utiliser alors la loupe pour plus de précision
(agrandir la partie au voisinage du début de la décharge, puis gommer). Attention à ne garder que
les points dont on est sûr qu’ils appartiennent vraiment à la décharge, et non au régime permanent
de la demi-période précédente.

Changer l’origine des temps : choisir le temps t=0 en début de décharge (cf notice Utilisation de
Regressi  Changer l’origine des temps sur un graphe).

On doit alors avoir sur le graphe la décharge du condensateur avec l’origine en 0.

Introduire les incertitudes de mesure sur t et sur U2 dans le tableau des grandeurs (cf notice
Utilisation de Regressi  Introduction d’incertitudes de mesures dans un tableau).
Les incertitudes lors de l’acquisition sont données en annexe.
Visualiser le graphe avec les incertitudes de mesure (cf notice Utilisation de Regressi 
Visualisation d’une courbe avec les incertitudes de mesures).

Validation du modèle :
On veut vérifier dans un premier temps le modèle de la décharge établi dans la partie théorique.

Question : Rappeler la loi obtenue pour vc(t) :

Modéliser par le modèle prédéfini correspondant à la loi précédente. Ajuster (cf notice
Utilisation de Regressi  Modélisation d’une grandeur). Observer les résultats de la
modélisation., la tangente à la courbe au temps t=0, et conclure :
Circuit RC en régime transitoire 27

Remarque : l’incertitude sur le temps caractéristique donnée par la modélisation ne prend pas en
compte les incertitudes des mesures (c’est une incertitude sur le modèle par rapport à
l’expérience). Ne pas utiliser cette incertitude.

Fermer la modélisation et la supprimer (revenir sur graphe et cliquer sur OK, la ligne tracée lors
de la modélisation doit disparaître).

Mesure de la constante de temps :

Mesure de la constante de temps avec la méthode de E/e : (méthode 1 de la partie théorique):

Question : Rappeler la relation entre le temps t1 pour lequel la tension vc(t) vaut la tension E
divisée par e et τ.

Mesurer sur le graphe U2(t) le temps t1 et son incertitude. Préciser à l’aider un schéma la
démarche utilisée pour effectuer cette mesure :

t1   ( )

En déduire et son incertitude :    ( )

Mesure de la constante de temps avec la 2ème méthode de la partie théorique :

 v (t ) 
Question : On pose y (t )  ln  c  . Rappeler la méthode de mesure de  obtenue en traçant
 E 
y (t ) en fonction de t.
28 Circuit RC en régime transitoire

 v (t ) 
Créer la grandeur y  ln  c  . Prendre pour E la plus grande valeur de U2. (Notice Utilisation
 E 
de Regressi  Création d’une grandeur)
Tracer y en fonction du temps en faisant apparaître les ellipses d’incertitude.
Mesurer la pente de la droite obtenue et son incertitude. Détailler la méthode utilisée :

En déduire et son incertitude :    ( )

Conclusion :
Circuits RC en régime permanent sinusoïdal 29

Circuits RC en régime permanent


sinusoïdal
Partie théorique

Introduction :

Quadripôle : définition

Un quadripôle est un montage électronique possédant 4


bornes : deux bornes d’entrée et deux bornes de sortie.

Il s’agit en général un montage qui va traiter (filtrer, amplifier,


…) un signal d’entrée (tension) et fournir un signal de sortie
(tension) en conséquence.

vs
On étudie alors la fonction de transfert : T  .
ve
T va généralement dépendre des valeurs des composants (R, L, C) du quadripôle et de la
fréquence f (ou de la pulsation ) de v e .

T est caractérisé par son module T et son argument φ().



Le plus souvent on représente graphiquement :

- en ordonnée le gain G  20logT (en décibels – dB) et la phase φ,
- en abscisse la fréquence f sur une échelle logarithmique.

On appelle cette représentation un diagramme de Bode.


Quadripôle - Etude du pont diviseur complexe

Soit le quadripôle ci-contre :

us
Question : Exprimer la fonction de transfert complexe : T  en fonction de z1 et z 2 .
ue
𝑧2
𝑢𝑠 = 𝑧2 𝑖 et 𝑢𝑒 = (𝑧1 + 𝑧2 )𝑖, donc 𝑇 = 𝑧 .
1 +𝑧2
 

30 Circuits RC en régime permanent sinusoïdal

Application quadripôle RC :

Considérons un circuit RC série, attaqué par un


générateur délivrant un signal sinusoïdal :

La tension de sortie est celle aux bornes du


condensateur.

Etude de la fonction de transfert :

Question : Exprimer la fonction de transfert complexe de ce quadripôle en fonction de R, C et la


1
pulsation . Ré-arranger les termes pour mettre T sous la forme T  .
a  j.b

1 1/jCω 1
z1 = R ; z2 = jCω, donc T = R+1/jCω = 1+jRCω, de la forme demandée.


1
Question : On pose 0  . Exprimer alors T en fonction de  et 0.
RC

1 1
𝑇= =
1 + 𝑗𝑅𝐶𝜔 1 + 𝑗𝜔/𝜔0

Question : Exprimer en fonction des pulsations 𝜔 et 𝜔0 , puis des fréquences 𝑓 et 𝑓0 , la fonction de


transfert physique, c’est-à-dire le module T de T .
1 1
On a les relations : 𝜔 = 2𝜋𝑓 et 𝜔0 = 2𝜋𝑓0 ; donc 𝑇 = 𝜔
= 𝑓
√1+(𝜔 )2 √1+(𝑓 )2
 0 0

Question : On appelle fréquence de coupure la fréquence pour laquelle T est divisé 2 par rapport
à sa valeur maximale. Exprimer la fréquence de coupure fc en fonction de R et de C.

La valeur maximale de T est obtenue pour 𝑓 = 0, et on a alors 𝑇𝑀𝑎𝑥 = 1.


𝑇𝑀𝑎𝑥 1
Pour la fréquence de coupure 𝑓𝑐 , on a 𝑇(𝑓𝑐 ) = = , ce qui conduit à résoudre l’équation :
√2 √2
1 1
= , soit en inversant l’équation précédente et en élevant au carré chaque membre de
𝑓
√1+(𝑓 𝑐 )2 √2
0
𝑓 𝑓 𝟏
l’équation : 1 + (𝑓𝑐 )2 = 2 ⇒ (𝑓𝑐 )2 = 1 ⇒ 𝒇𝒄 = 𝒇𝟎 = 𝟐𝝅𝑹𝑪.
0 0

Question : Etudier les limites de T et G  20logT (log est le logarithme décimal) quand f  0 et
quand f . Que vaut le gain G pour f  f C ?

 

Circuits RC en régime permanent sinusoïdal 31

𝑓
- au voisinage de 0 : 𝑓 ≪ 𝑓0 , et (𝑓 ) ≪ 1. Le module de la fonction de transfert a alors une
0
valeur proche de 1 (et égale à 1 pour 𝑓 = 0), et G a une valeur proche de 0.
On a donc quand 𝒇 → 𝟎 : 𝑇 → 1 ; 𝑮 → 𝟎.

𝑓
- Au voisinage de l’infini : 𝑓 ≫ 𝑓0 et (𝑓 ) ≫ 1. Le module de la fonction de transfert tend
0
donc vers 0, et G le gain devient infini.
On a donc quand 𝒇 → +∞ : 𝑇 → 0 ; 𝑮 → −∞.
𝑇𝑀𝑎𝑥 1
- Pour 𝑓 = 𝑓𝑐 = 𝑓0 , 𝑇(𝑓𝑐 ) = = , et
√2 √2
G  20 log( TMax / 2 )  20 log Tmax  20 log 2  20 log Tmax  3 . Avec Tmax  1 , on obtient :
𝑮(𝒇𝒄 ) = −𝟑𝒅𝑩.

Question : Ecrire les équations des asymptotes à G lorsque f  0 et lorsque 𝑓 → +∞ (on écrira
l’asymptote en fonction de logf ). Pour quelle valeur de la fréquence ces 2 asymptotes se coupent-
elles ?

- Pour f  0 : 𝑇 ≈ 1 donc 𝐺 ≈ 0, asymptote horizontale d’équation 𝐺1 (𝑓) = 0

𝑓
- Pour 𝑓 → +∞ : 𝑇 ≈ 𝑓0, donc 𝐺 ≈ 20𝑙𝑜𝑔𝑓0 − 20𝑙𝑜𝑔𝑓, asymptote oblique d’équation
 𝐺 (𝑓) = −20𝑙𝑜𝑔𝑓 + 20𝑙𝑜𝑔𝑓 .
2 0

- Les deux asymptotes se coupent pour la fréquence f telle que 𝐺1 (𝑓) = 𝐺2 (𝑓), soit
−20𝑙𝑜𝑔𝑓 + 20𝑙𝑜𝑔𝑓0 = 0, soit 𝑓 = 𝑓0 = 𝑓𝑐 .

Question : Tracer l’allure du gain en fonction de la fréquence. Reporter sur le graphe les propriétés
trouvées aux questions précédentes. Conclure quant à la nature du filtre.

On voit sur le graphe que le gain (donc la tension de sortie) diminue quand la fréquence
augmente, donc ce filtre est un filtre passe-bas.

Question : On dit que le filtre est d’ordre 1 si la pente à l’asymptote quand f  est de
±20 dB/décade. Quel est l’ordre du filtre ?


32 Circuits RC en régime permanent sinusoïdal

Filtre d’ordre 1.

Lien avec le régime transitoire, conclusion :

On voit que les fréquences très inférieures à fc "passent" sans trop de déformation à
travers le filtre. En revanche, les fréquences très supérieures à fc sont supprimées.

En conclusion, la constante de temps τ=RC régit complètement le fonctionnement du circuit,


que ce soit en régime transitoire (cf TP2) ou en régime sinusoïdal permanent : La fréquence
de coupure fc et la constante de temps τ sont donc deux quantités équivalentes pour
approcher le fonctionnement du circuit.
Circuits RC en régime permanent sinusoïdal 33

Partie pratique :

La partie pratique du TP consiste à tracer le diagramme de Bode (et à mesurer la fréquence de


coupure) pour un filtre RC « passe-bas ».

1ère partie : Réglages préliminaires :

Pour délivrer des signaux électriques alternatifs périodiques, on utilise un générateur basses
fréquences (GBF) qui délivre une tension u(t) que l’on exprime en volt (V). Sur ce dernier, on peut
faire varier entre autres:
- l’amplitude de la tension
- la forme du signal : continu, sinusoïdal, triangulaire ou créneaux
- la fréquence du signal.

Pour visualiser et effectuer des mesures sur les signaux électriques, on utilise un oscilloscope
numérique. Se reporter à la notice de l’oscilloscope pour le fonctionnement et l’utilisation des
principales commandes.

Relier les 2 bornes du GBF (SORTIE 50Ω) à l’entrée CH1 de l’oscilloscope (la masse du
générateur doit être reliée à la masse de l’oscilloscope).
Mettre en marche le GBF et l’oscilloscope.
Paramétrer le GBF pour obtenir une tension sinusoïdale centrée sur 0 d’amplitude de quelques
volts et de fréquence de l’ordre de 500 Hz.
Notation : u(t )  U M cos(t ) où U M est l’amplitude et =2f la pulsation.

Régler les fonctions de l’oscilloscope pour visualiser u(t) sur l’écran. Pour cela, suivre les
instructions du II de la notice. On veillera en autre à :
- Désactiver la voie 2
- Déclencher sur la voie 1 (Type front, ascendant, Mode Auto)
- Centrer la voie 1
Si aucun signal n’apparait sur l’écran de l’oscilloscope après tous les réglages, appuyer sur Autoset.

Manipulation : Etude d’un signal électrique périodique simple

Le but de cette manipulation est d’évaluer les incertitudes sur les mesures de tensions et de
fréquences effectuées grâce à l’oscilloscope. Pour les mesures, se reporter au III de la notice de
l’oscilloscope.

Amplitude :

On veut mesurer l’amplitude U M de la tension observée et son incertitude à l’aide des curseurs
horizontaux. Pour cela, on mesure à l’aide des curseurs la tension crête-crête U CC du signal (avec
U CC  2U M ).
34 Circuits RC en régime permanent sinusoïdal

Mesure : A l’aide du bouton VOLTS/DIV, choisir un calibre approprié pour visualiser la tension
étudiée avec la meilleure précision possible.
Mesurer l’amplitude de la tension observée et son incertitude à l’aide des curseurs horizontaux.

UccMin UccMax

Détailler à côté du schéma vos calculs de mesure de l’amplitude crête-crête et de son incertitude.

U CC   ( )

∆𝑈𝑐𝑐
Conclusion : calculer l’incertitude relative :
𝑈𝑐𝑐

Fréquence:

Mesure : Opérer de même que pour l’amplitude pour mesurer la période de la tension observée et
son incertitude à l’aide des curseurs verticaux.

T  ( )

Question : Ecrire les relations entre d’une part la période T d’un signal périodique et sa fréquence,
et d’autre part entre l’incertitude relative ΔT /T du signal et l’incertitude relative Δf./f de sa
fréquence..

∆𝑓
Conclusion : calculer l’incertitude relative du signal étudié :
𝑓
On utilisera dans la suite du TP ces incertitudes relatives pour toute fréquence et pour toute
tension mesurées à l’oscilloscope pour des signaux occupant sensiblement le même nombre de
divisions sur l’écran.

Pour la suite, les mesures se feront directement avec la fonction Mesure de l’oscilloscope (se
reporter au III de la notice de l’oscilloscope).
Circuits RC en régime permanent sinusoïdal 35

2ème partie : Etude du filtre

Dans cette partie, nous allons étudier la réponse d’un circuit RC à une excitation sinusoïdale. On
tracera et étudiera pour le filtre passe-bas le diagramme de Bode, et on mesurera la fréquence de
coupure de ce filtre.

On dispose pour cela :


- D’un générateur basses fréquences (GBF) pouvant délivrer des signaux de fréquences
comprises entre 1Hz et 1MHz ;
- D’un oscilloscope numérique
- D’un condensateur de capacité C
- D’une résistance R
- De fils électriques
- D’un multimètre (mesure de C et de R).

Mesures préliminaires :

A l’aide du capacimètre et de l’ohmmètre, mesurer les valeurs de la résistance et de la capacité


(ainsi que leurs incertitudes) des plaquettes dont vous disposez. Détailler vos calculs.
Les précisions des appareils de mesure sont données en annexe.

R  ( )

C  ( )

Question : Rappeler l’expression de la fréquence de coupure fc en fonction de R et de C.

Question : On mesure R à ΔR près et C à ΔC près. Quelle est l’incertitude relative sur f C ?

Le générateur a une résistance interne RG=50Ω dont il faut tenir compte lors du calcul de la
fréquence de coupure du circuit RC. Dans la formule précédente, il suffit de remplacer R par R+ RG.
L’incertitude ΔRG de RG est négligeable par rapport à celle de R.

En déduire f C et son incertitude :


36 Circuits RC en régime permanent sinusoïdal

fC   ( )

Etude d’un circuit RC en régime sinusoïdal :


(Filtre passe-bas)

On considère un circuit RC série, branché aux bornes


d’un générateur délivrant une tension ve sinusoïdale.

Réaliser le montage ci-dessus en respectant la méthode suivante :


- Commencer par connecter les appareils du circuit sans tenir compte des appareils de mesure
(comme l’oscilloscope par exemple).
- Connecter les appareils de mesure.

On veut visualiser simultanément avec l’oscilloscope la tension aux bornes du condensateur (sur la
voie 2) et celle aux bornes du générateur (sur la voie 1).
Attention : Réfléchir à l’ordre des composants lorsque vous effectuez le montage, en tenant
compte de la remarque suivante :
La masse (borne noire des entrées CHI et CHII) de l’oscilloscope et celle du GBF doivent
toujours être reliées entre elles.
Représenter les deux voies de l’oscilloscope sur le schéma de la figure 1, afin de pouvoir visualiser
sur l’oscilloscope ve et vs=vC.

Allumer générateur et oscilloscope.


Régler sur le générateur un signal sinusoïdal centré sur 0 (sans décalage) et d’amplitude de l’ordre
de 10V (amplitude maximum sur le GBF) et de fréquence de l’ordre du kilohertz.
Observer sur l’oscilloscope les 2 signaux. Les centrer et régler les calibres de la base de temps et
des voies verticales de façon à observer quelques périodes occupant la plus grande partie de l’écran.

Remarques :
- Pour effectuer toutes les mesures, utiliser la fonction Mesure de l’oscilloscope.
- Si les signaux ne sont pas stables (en général lorsque l’amplitude est faible), figer les
courbes en appuyant sur le bouton Run/Stop de l’oscilloscope.
- Ne pas oublier de changer de calibre pour mesurer les tensions lorsque leur amplitude
diminue.
- Dans le cas des hautes fréquences, le signal aux bornes du condensateur a une
composante continue qui complique la mesure de la tension Crête-crête. Se placer alors
pour la voie 2 en couplage alternatif.
- Dans le cas des basses fréquences, il est impératif de se placer pour la voie 2 en
couplage continu. De façon générale, se placer en couplage continu sauf si le signal est
trop faible (cf rq hautes fréquences).
Circuits RC en régime permanent sinusoïdal 37

Expérience 1 : mesure directe de la fréquence de coupure

Mesure : Mesurer à l’oscilloscope l’amplitude crête-crête de la tension ve et son incertitude

veCC   ( )

Faire varier la fréquence jusqu’à obtenir pour vs une amplitude crête crête égale à celle de ve divisée
par √2.
On doit avoir pour vs :
vsCC   ( )

Mesure : On mesure alors pour la fréquence (détailler la démarche) :

f c exp   ( )

Expérience 2 : tracé du diagramme de Bode

Mesures : Mesurer pour toutes les valeurs des fréquences données dans le tableau (valeurs
indicatives choisies pour avoir des points régulièrement espacés dans le diagramme de Bode):
- La fréquence f
- L’amplitude Crête-Crête du signal d’entrée veCC
- L’amplitude Crête-Crête du signal de sortie vsCC

Remplir au fur et à mesure les colonnes 2, 4 et 6 du tableau.


Construire sous Regressi un tableau ( f , veCC , vsCC ) avec vos points expérimentaux (cf Notice
Utilisation de Regressi  Acquisition du fichier de données).
Introduire les incertitudes de mesure sur f, veCC et sur vsCC dans le tableau des grandeurs (cf
notice Utilisation de Regressi  Introduction d’incertitudes de mesures dans un tableau). Reporter
les valeurs calculées par Regressi dans le tableau.

Question : Exprimer la fonction de transfert T et le gain G en fonction de veCC et vsCC .


38 Circuits RC en régime permanent sinusoïdal

Créer à partir du tableau sous Regressi les grandeurs x=log(f), G  20 log( vsCC / veCC ) (cf Notice
Utilisation de Regressi  Création d’une grandeur). Finir de remplir le tableau.

Tracer sous Regressi G(logf) (cf Notice Utilisation de Regressi  Tracé d’une courbe). Introduire
les incertitudes de mesures sur la courbe (cf Notice Utilisation de Regressi  Introduction
d’incertitudes de mesures dans un tableau).

Exploitation

Pour les mesures, on se reportera à la notice Utilisation de Regressi (« Mesures sur une courbe » et
« Tracé d’une droite sur un graphe »).

Question : Rappeler la valeur du gain pour des fréquences f  0 .

Mesure : Mesurer sur la courbe la valeur du gain à basse fréquence et son incertitude. Conclusion.

G  ( )

Conclusion :

Question : Rappeler la valeur de la pente, en décibels par décade, de l’asymptote à la courbe


lorsque f . Pour quelle fréquence cette asymptote coupe-t-elle l’axe des abscisses ?


Mesure : Mesurer la valeur de la pente de l’asymptote à la courbe lorsque f  et son incertitude.
Expliquer la démarche (un schéma explicatif suffira).

Schéma :


Pente : P   ( )

Conclusion :
Circuits RC en régime permanent sinusoïdal 39

Mesure : Mesurer la fréquence (et son incertitude) pour laquelle se croisent l’asymptote à la
courbe lorsque f  et l’asymptote à la courbe lorsque f  0 . Expliquer la démarche (un
schéma explicatif suffira).

Schéma :


Valeur de la fréquence au point d’intersection : f   ( )

Conclusion :

Questions : Interpréter l’allure de la courbe de gain pour justifier le nom du montage. Quel est
l’ordre du filtre ? Pourquoi dit-on de ce filtre qu’il est passif ?
Tableau : Filtre passe-bas

f f f veCC veCC vsCC vesC x±Δx G±ΔG


(Hz) ( ) (V) (V) (V) (V) (x=logf) (G=20*logT)
5
10
20
50
102
2*102
5*102
103
2*103
5*103
104
2*104
5*104
105
2*105
5*105
106
ANNEXE 41

ANNEXE

Précision Amprobe LCR55A et Meterman LCR55

Capacimètre :

Calibre Précision
200 pF à 200 nF ±(1.0% lect + 3dgt)
2 μF à 200 μF ±(2.0% lect + 3dgt)

Ohm-mètre :

Calibre Précision
20 Ω ±(1.2% lect)
200 Ω ±(0.5% lect + 3dgt)
2k à 2MΩ ±(0.5% lect + 2dgt)

Précision Acquisition OrphyLab :

Temps Tension
Δt=2µs ΔV=(Calibre/28)

Rq : Le calibre est indiqué entre les bornes sur l’interface : ±25V pour U1 et U2 ;
±25V ou ±6V pour U3 .