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MINISTERE DE République Togolaise

L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Travail – Liberté - Patrie

ET DE LA RECHERCHE

Université FORMATEC

RAPPORT DE SORTIE DE TERRAIN DU 16/03/2019 SUR


LES RESEAUX D’ASSAINISSEMENT ET L’ETAT
D’AMENAGEMENT DE CERTAINS QUARTIERS DE LA
VILLE DE LOME

Institut des Sciences Techniques et Technologiques


(ISTT)

Spécialité : GENIE CIVIL

Elabore par : Chargé du Cours :


SOMDA Zienlet Jocelyn Dr KOUGNIMA Martin Tiléna
TABLE DES MATIERES

A. INTRODUCTION

I. BASSIN D’ORAGE DE CACAVELI ET LES CANALISATIONS DU


QUARTIER AGBALEPEDOGAN
II. CITE DE LA RENAISSANCE
III. RESEAUX D’EGOUTS DU QUARTIER SUPER TACO

III-1) L’EGOUT INTERCEPTEUR

III-2) L’EGOUT COLLECTEUR

III-3) L’EGOUT LOCAL

IV. STATION DE POMPAGE DE BE


V. QUARTIER GBADAGO
VI. LE LAC NATUREL DU CARREFOUR ¾

B. PERSPECTIVES
C. CONCLUSION
A. INTRODUCTION

L’assainissement désigne l’ensemble des moyens de collecte, de transport et de


traitement d’épuration des eaux usées avant leur rejet dans les rivières ou dans le
sol.

On parlera d’assainissement collectif pour les zones raccordées au réseau d’égout


et équipées d’une station d’épuration traitant les rejets urbains et d’assainissement
non-collectif ou autonome pour des zones non raccordées au tout à l’égout.

C’est dans cet optique qu’une sortie de terrain organisée le 16 Mars 2019 par le Dr
KOUGNIMA Martin Tiléna avait pour but d’amener les étudiants inscrits en
Master I Génie civil à l’Université Formatec d’observer et d’identifier les différents
réseaux d’assainissement mis en place dans la ville de Lomé.

A cet effet six (6) sites stratégiques ont été choisis ; à savoir :

 Le bassin d’orage de Cacaveli


 La cité de la renaissance communément appelée la Caisse
 Le réseau d’égout financé par la Banque mondiale du quartier super Taco
 La station de pompage de Bè
 Les canalisations du quartier Gbadago
 Le lac naturel du carrefour ¾.

Apres la description et l’interprétation des phénomènes observés sur le terrain, nous


proposerons quelques approches de solutions.

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I. BASSIN D’ORAGE DE CACAVELI ET LES CANALISATIONS DU
QUARTIER AGBALEPEDO

Un bassin d’orage routier est un bassin de rétention des eaux pluviales ou de fonte
de neige drainée par la voirie, les accotements et les espaces verts autour de la
voirie. Dans notre cas, la neige ne faisant pas partie.

Certains quartiers de la ville de Lomé, font face à des problèmes d’inondations de


leur habitation lors des pluies. Le réseau d’égout étant couteux et face à ces
problèmes d’inondations auxquels étaient confrontées les fondations des habitations
situées dans la zone, le gouvernement a jugé de bon de mettre en place un bassin
d’orage situé dans le quartier de Cacaveli qui constitue un moyen de contourner le
fait d’avoir un réseau d’égout en bonne et due forme. Bien que ce système ne soit
pas parfait il évite les inondations et permet aux fondations des habitations de rester
stables.

Cependant une chose est de construire un bassin d’orage et une autre est qu’il
assure pleinement les fonctions pour lesquels il a été conçu de ce fait, il est important
pour les topographes de rechercher le point le plus bas qui sera un facteur
déterminant dans la conception.

Fonctions :

 Amortir les eaux d’un réservoir


 Eviter les inondations des maisons
 Maintenir la nappe phréatique à un certain niveau grâce au pompage

Ci-joint ces quelques photos illustrant les canalisations du bassin d’orage de


cacaveli.

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II. CITE DE LA RENAISSANCE

Il s’agit là d’une zone aménagée avant la construction .Etant conçu au départ pour
les coopérants français qui devaient venir enseigner à l’Université du Benin
nouvellement construite à l’époque. Une partie de cette zone fut récupérée plutard
par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale après le départ de ces coopérants pour
construire la cité de la Renaissance. En somme il y a donc deux (2) aménagements :

 L’aménagement pour la résidence des coopérants


 L’aménagement pour la cité de la renaissance

Ces deux aménagements constituent un modèle du fait du cadre de vie agréable et


sain qui y règne.

Une fois sur le site, on s’aperçoit à première vue d’œil des carrefours idéals
(carrefours à angles droits), l’aménagement des pentes pour permettre le
ruissellement des eaux, la présence d’avaloirs (points d’entrées) qui permettent
d’intercepter rapidement les eaux au point le plus bas.

Carrefour idéal
(intersections à angles
droits)

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Point d’entrée
(avaloir)

Egalement la présence d’espace vital, il existe une bonne distance entre les maisons
qui contribuent à une bonne oxygénation.

Un tel aménagement permet une circulation fluide, ainsi que la mise en place de
services publics tels que l’eau, l’électricité, le téléphone etc.

C’est dans cette optique qu’il est important de procéder à l’aménagement du territoire
avant de construire.

Ce type d’aménagement étant couteux, cela reviendrait à un coût exorbitant de


vouloir le reproduire dans toute la ville de Lomé et par conséquent conduirait à un
prix élevé des lots de terrain cela n’étant pas à la portée de toutes les tranches de la
population. Il existe donc d’autres types d’aménagement pour les populations ayant
un pouvoir d’achat moindre tels que la construction d’immeubles en appartements
afin de concentrer un bon nombre d’habitant sur une petite surface ; c’est le cas des
HLM (Habitations à Loyer Modéré).

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I. RESEAUX D’EGOUTS DU QUARTIER SUPER TACO

Le plus souvent souterrain, un égout est une canalisation ou une conduite en


maçonnerie destinée à collecter les différentes eaux, qu’elles soient naturelles telles
que les eaux de ruissellement, les eaux pluviales ou produites par l’activité humaine
comme les eaux de lavage, les eaux de drainage ou encore les eaux usées
ménagères et eaux vannes, eaux grises.

Le réseau d’égout du quartier super Taco financé par la Banque mondiale est un
ouvrage dimensionné en bonne et due forme pour pouvoir collecter toutes les eaux
venant du nord à partir d’un certain point haut (crête).

De ce point haut, l’eau passe ensuite d’un point bas avant d’aller jusqu’à la nationale
1 qui constitue également une crête.

On distingue différents types de réseau d’égouts dans un système d’égouts.

 L’égout local
 L’égout collecteur
 L’égout intercepteur

III-1) L’EGOUT INTERCEPTEUR

C’est celui qui collecte toutes les eaux dans une ville avant de les déverser à la mer.
Il est possible de construire un intercepteur artificiel, cependant la ville de Lomé
possède un intercepteur naturel à savoir la lagune. Cela évite donc à la ville de
construire un grand intercepteur. Pour éviter que les eaux usées ne rentrent dans la
lagune il faut construire une conduite qui longera la lagune au nord et une autre
conduite vers la berge du sud et toutes iront vers la station de pompage que nous
visiterons également au cours de cette sortie de terrain.

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L’intercepteur recueille les eaux venant du collecteur.

III-2) L’EGOUT COLLECTEUR

Il s’agit de grandes conduites qui prennent les eaux des égouts locaux .Le collecteur
alimente l’intercepteur via les réseaux latéraux des égouts locaux. On mettra des
égouts perpendiculaires au collecteur qui amèneront les eaux progressivement du
nord au sud.

Il est important de souligner que les plans directeurs d’assainissement doivent


montrer les positions des collecteurs et des intercepteurs ; cela facilite la mise en
place d’égouts locaux.

Vue le manque d’existence de réseaux à Lomé, la Banque mondiale a considéré le


point ou le collecteur principal devait arriver et à partir de ce point situé avant les rails
les eaux seront collectées, et construire un réseau d’égout afin d’acheminer ces eaux
jusqu’à la lagune. En partant de la frontière du Ghana la ville de Lomé compte cinq
(5) collecteurs.

Dans ce quartier, on peut s’apercevoir du niveau des fondations des anciennes


habitations étant très bas car le nouveau TN est plus haut du a l’aménagement.

En somme un point a donc été choisi dans cette zone de super taco afin de recueillir
toutes les eaux venant du quartier Tokoin, la Rue Jean Paul II….

III-3) L’EGOUT LOCAL

Dans ce site le réseau d’égout local a été remplacé par les canalisations .

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Les rails (qui
constituent un
point de crête sur
le site)

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Lagune de

III. STATION DE POMPAGE DE BE

L’objectif de cette station de pompage est de recueillir l’eau de la lagune quand le


trop plein est atteint afin de l’amener dans un réservoir surélevé qui gravitairement
conduira cette eau jusqu’au rejet à la mer. Auparavant ce rejet se faisait dans la mer,
dorénavant celui-ci se faisant à l’air libre à cause du retrait de la mer. La
conséquence directe de cela est la pollution du fait de la présence de verdure le long
de la plage ; car les eaux usées sont rejetées sans traitement.

Dispositif

On aperçoit une échelle qui indique le niveau de l’eau ; c’est à base de cette échelle
qu’on démarre la visse d’Archimède.

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Le site est doté de deux (2) visses d’Archimède. Son rôle est de tirer l’eau et de la
déverser à aucune turbulence. Elles servent de trop plein au réservoir. Lorsque le
réservoir est plein on arrête le moteur.

IV. QUARTIER GBADAGO

Nous avons eu à visiter la cité de la renaissance et la résidence du BENIN qui


constituent des modèles d’aménagement ; Gbadago est en quelque sorte l’opposé
de ces quartiers.

Ce quartier dispose d’un réseau d’égout à ciel ouvert.

Observations

De l’eau s’écoule de la nappe phréatique ; le système d’égouts du quartier Gbadago


est donc conçu dans le but d’abaisser le niveau de la nappe.

Ce qui nous ramène au principe fondamental de l’assainissement qui est de donner


un sens d’écoulement à des eaux qui permettent de soulager le sol.

Si nous avons une zone marécageuse on peut faire le drainage de cette zone en
faisant des canaux comme ceux de Gbadago à des distances régulières ou encore
enterrer les drains ce qui permet de libérer l’espace.

Remarque : On a pu s’apercevoir que l’utilisation de moellons dans ce système aurait


augmenté la surface d’écoulement des eaux et par conséquent amortir les vitesses.
L’utilisation de moellons dans un système d’égouts est donc proscrite.

Photo montrant l’écoulement de l’eau de la nappe phréatique.

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Eau s’écoulant de la
nappe phréatique

V. LE LAC NATUREL DU CARREFOUR 3/4

Il ne s’agit pas d’un bassin d’orage exécuté comme les autres ; c’est plutôt un terrain
d’emprunt à partir duquel on effectuait l’emprunt de terrain pour construire la ville au
niveau du sud lagunaire.

L’excavation de cette terre a créé un trou ; car les terres de base étant généralement
dans un bas-fond.

Cependant avec la construction de l’université et la densité des habitations la zone


s’est imperméabilisé et est devenu naturellement un lac. Ce lac menaçant la rue, un
aménagement a donc été mis en place avec une station de relevage de niveau afin
d’envoyer les eaux vers les rails de l’autre clôture de l’université.

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Des travaux d’agrandissement (dragage) sont entrain d’être réalisés afin
d’augmenter sa capacité de stockage.

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B. PERSPECTIVES

L’assainissement et l’aménagement d’une ville constitue un volet important dans le


développement de celle-ci.

Avoir un bon réseau d’assainissement et un bon aménagement facilitent la mise en


place de services publics tels que l’eau, le téléphone, l’électricité etc.

La ville de Lomé fait face à un grand défi dans ces domaines ; à cet effet plusieurs
efforts ont été réalisés par les autorités compétentes.

Cependant au vue de la situation actuelle certaines solutions peuvent être adoptées


dans le but de répondre aux besoins de la population qui ne fait que s’agrandir. Il
s’agit entre autre :

de l’entretien des réseaux d’assainissement déjà mis en place


de l’aménagement des zones non habitées avant de procéder aux
constructions
de l’augmentation de la capacité de stockage de certains bassins d’orage
existants
la mise en place d’une station d’épuration au profit de la ville de Lomé
l’équipementation et la modernisation des services d’assainissement.

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C. CONCLUSION

La sortie de terrain du 16/03/2019 nous aura permis de constater les difficultés


auxquelles font face la ville de Lomé tant du côté assainissement que du côté
aménagement.

L’analyse des différents réseaux d’assainissement de la ville nous a permis de


concilier nos connaissances théoriques acquises à la pratique.

Comprendre comment fonctionnent ces systèmes aura aiguisé l’esprit de technicien


du domaine que nous sommes et éveiller notre conscience sur les défis à relever
dans ce domaine.

De cette sortie de terrain nous en ressortons pleinement satisfaits.

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