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LES COMPTES DE SURPLUS

Méthode française qui permet d'apprécier les performances dans les services publics.

Vise à mesurer la valeur créée par l'activité de l'entreprise dans ses rapports avec tous les acteurs
internes et externes et comment ce surplus dégagé par l'entreprise a été partagé entre ces partenaires.

• La productivité globale

Le PCG définit la productivité globale de l'entreprise comme le rapport de la production totale sur
l'ensemble des facteurs de production, pondérés selon leur participation aux coûts.

• Le surplus de productivité globale

La méthode place l'entreprise dans ses relations avec tous les partenaires économiques extérieurs
ainsi qu'avec les acteurs internes à l'organisation. Elle permet d'analyser les rapports de force et de
négociation.

Répond aux questions :

comment a été obtenu le surplus de productivité globale (si il y en a un) ?

Qui a bénéficié de ce surplus ?

Le surplus est une variation d'une année sur l'autre et non une mesure absolue. La période 1 est la
période traitée, la période 0 est la période de référence.

• Une relecture du compte de produits et charges

Les produits sont uniquement ceux d'exploitation. Les facteurs sont les moyens de production.

on ne retraite pas les charges de la comptabilité générale.

Chaque élément (produit ou facteur) est décrit par l'expression d'un prix et d'un nombre d'unités
physiques ou d'un taux et d'une assiette.

Si P et F sont les quantités des produits et des facteurs et p et f les prix ou taux unitaire, alors le
compte de résultat = somme Pipi = somme Fifi

Les expressions de prix font référence à des prix moyens sur la période considérée. Le solde du
compte de produits et charges (EBE ou résultat d'exploitation) et traité comme un facteur (ou
produit en cas de perte) qui exprime la rémunération du facteur capital.

Biais : l'inflation et la qualité

La méthode des comptes de surplus utilise la même approche que la décomposition des écarts en
écarts sur qté et sur prix.
- 1ère étape : définition des variations

la variation d'une année sur l'autre est : (P1-P0) p0 + (p1-p0) P

Schéma

2ème étape : productivité et surplus

Le spg est la différence (< ou>) entre volume des pdts et volume des facteurs. C'est donc la
différence, entre deux périodes, entre les excédents de qté produites et les excédents de qtés
consommées, ces qtés étant évaluées en coûts ou prix constants.

SPG = som p varP - som f var F

• Le surplus de productivité totale

L'ensemble des charges de l'entreprise sont simultanément des coûts pour l'entreprise et des
ressources pour certains bénéficiaires (fournisseurs, salariés, apporteurs de capitaux, banque, Etat)

Un avantage est le supplément de valeur obtenu, du fait des variations de prix, par les acheteurs de
produits de l'entreprise, ou par les agents économiques qui lui procurent ses facteurs de production.

SURPLUS DE PRODUCTIVITE GLOBALE

I.Principes généraux

Le SPG mesure la variation de la productivité globale, c’est à dire le gain ou la perte


qui existe dans la combinaison des moyens de production et calcul la contribution de
chaque moyen de production à la variation de cette productivité.

Il représente la différence, positive ou négative, entre volume des produits et volume


des facteurs.

Chaque différence etant pondérée à prix constant.

L’inflation devra donc être supprimée.

SPG = SOMME(P1-P0)*p0-(F1-F0)*f0

P1 = quantité du produit année1, P0 = quantité du produit année0

p0 = prix du produit année0, f0 = prix du facteur année0

F1 = quantité du facteur année1, F0 = quantité du facteur année0


Un SPG négatif indique une dégradation de la performance économique de
l’entreprise.

En cas de stockage, les Sf sont considérés comme des produits et les SI comme des
facteurs.

II.Compte de surplus et productivité totale

Le compte de surplus permet de répondre à deux question :

- quelle est la performance de l’entreprise ?

=> Mesure du SPG par les avantages.

- qui a bénéficié de cette performance et qui y a contribué ?

=> Mesure du SPT répartition du SPG.

On calcul des supplements de valeurs obtenus (avantages), en fonction des


variations de prix pour chaque partenaire interne ou externe à l’entreprise.

Avantage = (f1-f0)*F1-(p1-p0)*P1

La somme des avantages est égale au SPG (sorte de calcul d’un écart sur coût).

Le compte de surplus regroupe au débit, ceux qui profite d’un avantage de


productivité et au crédit, ceux qui contribuent à créer cette avantage.

Les stocks sont regroupés en un seul poste.

Total débit = total crédit = SPT surplus de productivité total

Le SPT représente le montant réparti est le montant disponible de productivité.


Le commentaire du SPG se décompose en 3 phases : situer le SPG (< ou > à 0),
analyse des tiers qui ont bénéficié de l’avantage puis analyse de ceux qui y ont
contribué.

III.Critique de la méthode

1).Avantages

Le SPG est un indicateur plus précis que le résultat car il permet de dégager les
bénéfices de tous les intervenants alors que le résultat ne concerne que les
actionnaires.

De plus, il permet de mesurer les rapports de force avec les éléments externes et de
mieux juger le pouvoir du responsable dans la négociation avec les tiers.

2).Inconvenients

La décomposition en Q*PU n’est pas toujours évidente, elle est parfois artificielle
(Généralement : DAP = Vo*tx d’amort, Int = Emp*tx d’int, Rtat = Kpropres*tx de rent
fi, Imp et taxes = ?*indice, IS = rtat fiscal*tx d’is).

De plus, le SPG repose sur l’analyse de variations mais les stocks sont déjà des
variations au compte de résultat.

Des Couts Préétablis à la méthode des Surplus de


Productivité
Ces 2 méthodes ont pour finalité d'analyser la performance de l'activité de l'entreprise, globalement ou par
secteurs, en faisant apparaitre l'impact de la productivité et l'impact des stratégies tarifaires, ainsi que l'effet
combiné de ces 2 paramètres.
La méthode des coûts préétablis, la plus ancienne, est plus particulièrement axée sur l'observation de
l'évolution des charges spécifiques à une production, en distinguant les différents éléments qui en
composent le prix de revient.
Elle était surtout significative quand le niveau de la main d'oeuvre directe était un paramètre essentiel.
Le Taylorisme justifiait tout à fait son opportunité.
Les progrès techniques et l'évolution systémique des organisations limitent l'intérêt de cette analyse aux
catégories de tâches où la travail manuel opérationnel est encore incontournable et peu générateur
d'économie d'échelle.
Exemple : Prévisions : Production de 1000 éléments qui devraient mobiliser : 2h x1000 = 2000 hres de
travail à 30€ l'heure. Coût budgeté pour ce poste de frais = 60 000€.
Réalisation : Production de 1100 éléments.
Révision de la prévision initiale : 2hx1100 = 2200h x 30 = 66 000€
Donc écart présumé (manque) sur Budget lié au volume = 6 000 €. Défavorable
En fait, la production Réelle a nécessité 1980 hres au lieu de 2200 mais le tarif horaire a été
de 32 €, soit un coût total réel de 63 360€.
On considèrera que, globalement,l'opération donne un écart favorable par rapport à la prévision
réajustée, donc, que le tarif unitaire majoré a sans doute permis un meilleur rendement.
L''écart entre la prévision révisée en fonction de la production réelle et le coût réel constaté est
favorable de : 66 000 - 63 360 = 2640 €.
Evidemment il faudra néanmoins prévoir une anticipation du financement excédentaire.
L'écart favorable s'analysera en écart sur : quantité de main d'oeuvre (1980 - 2200)30 = 6 600
Favorable
écart sur : tarif ( 32- 30) 1980 = 3 960 Défavorable
6600 - 3960 = 2640 € favorable
Cette méthode trouve ses limites quand l'évolution des coûts n'est pas en corrélation linéaire avec les
éléments qui les composent, ce qui est le cas le plus fréquent en période de sous-activité avec des ouvriers
mensualisés.
De plus, elle ne fait pas apparaître avec évidence les bénéficiaires de l'amélioration des performances
globales.
La méthode des Surplus, à ce titre, est nettement plus instructive.
Analysant le résultat, elle s'intéresse tout autant aux produits qu'aux charges et fait apparaitre les
éventuelles anomalies du partage des richesses crées par l'activité entreprise.
Exemple :
Ventes N = 1000 x 50 = 50 000 - Ventes N+1 = 990 x 60 = 59 400 l'écart de 9400 favorable sera analysé
ainsi :
Ecart de Productivité (990-1000) x 50 = 500 défavorable
Avantage obtenu sur les clients : (60-50) x 990 = 9900 favorable.
Globalement 9900 - 500 = 9400 favorable.
Cependant on observe que l'augmentation de résultat n'est pas liée à l'amélioration de l'activité (au
contraire) mais à l'effet tarif.
L'entreprise ne crée en valeur ajoutée que ce qu'elle soustrait à ses clients (pour ce poste).
Il est fort probable qu'en continuant la démarche on constate une diminution de frais de personnel (en
pourcentage du Chiffre d'affaires) non pas inhérente à une diminution des temps de travail mais liée à des
avantages obtenus par l'entreprise sur les tarifs de rémunération de ses agents grâce à des restructurations,
déplacement de sites et embauche d'agents sur un marché du travail moins onéreux etc.
Les avantages obtenus par les uns étant évidemment ceux accordés (ou plutôt prélevés) sur les autres,
Chaque fois que l'enrichissement des partenaires de l'entreprise s'amoindrit, ces tiers étant aussi ses clients
dont le pouvoir d'achat diminue, on rentre dans la spirale descendante.
L'Entreprise donne encore un certain temps l'apparence de bien se porter mais sa productivité en baisse est
masquée, au niveau des résultats apparents, par sa stratégie des tarifs jusqu'à ce que la compensation ne
soit plus possible et la chute précipitée.
L' impossibilité de distribuer des dividendes, symptôme ultime appelé "crise financière".
Pour finaliser l'analyse suivant cette méthode :
- La différence de résultat par rapport à une année de référence, après neutralisation des variations de tarifs,
est appelée : SPG = Surplus de Productivité Globale
- La Somme SPG + Avantages obtenus grâce aux effets tarifs favorables à l'entreprise ( augmentation/clients
ou diminution / charges) est appelé Surplus Total.
Le Surplus Total couvre le montant des avantages dits accordés (effets tarifs favorables aux tiers) et
la variation du Résultat d'exploitation ( de préférence R. courant net d'impôt).
Aujourd'hui il semble que les capacités de production soient quasiment illimitées (grâce à
l'amélioration des techniques).
La nouvelle organisation sociétale doit s'inquiéter de restituer un pouvoir d'achat à la collectivité,
non seulement par solidarité avec les populations de futurs indigents, mais encore parce que c'est la
condition de survie du système de libre-échange seul rempart contre l'anarchie et son corollaire, la révolte
et les violences arbitraires, manifestations de colère, qui l'accompagnent.