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Biomasse (énergie)

Dans le domaine de l'énergie, la biomasse est la matière organique d'origine végétale (microalgues
incluses), animale, bactérienne ou fongique (champignons), utilisable comme source d'énergie
(bioénergies). Cette énergie peut en être extraite par combustion directe (ex : bois énergie), ou par
combustion après un processus de transformation de la matière première, par exemple la méthanisation
(biogaz, ou sa version épurée le biométhane) ou d'autres transformations chimiques (dont la pyrolyse,
la carbonisation hydrothermale et les méthodes de production de biocarburants ou « agrocarburants »).
Trois modes de valorisations de la biomasse (co)existent : thermique, chimique et biochimique.

La biomasse intéresse à nouveau les pays riches, confrontés au changement climatique et à la


perspective d'une crise des ressources en hydrocarbures fossiles ou uranium.

Sous certaines conditions, elle répond à des enjeux de développement durable et d'économie Unité de valorisation énergétique de la biomasse
circulaire ; en se substituant aux énergies fossiles pour réduire les émissions globales de gaz à effet de (Allemagne).
serre, en restaurant aussi parfois certains puits de carbone (semi-naturels dans le cas des boisements et
haies exploités). En quelques décennies des filières nouvelles sont apparues agrocarburants (granulés
de bois, méthanisation industrielle), générant des tensions sur certaines ressources, avec de nouveaux
risques de surexploitation de la ressource et/ou de substitution de cultures vivrières par des cultures
énergétiques. En France, une stratégie nationale de mobilisation de la biomasse (2018) vise à
augmenter la quantité de biomasse collectée, en générant le moins d'effets collatéraux négatifs
possibles sur la biodiversité, les paysages et d'autres filières dépendantes de la même ressource.

En 2017, selon l'Agence internationale de l'énergie, la biomasse fournissait 1 329 Mtep d'énergie, soit
9,5 % environ de l'énergie primaire consommée dans le monde, 481,5 TWh d'électricité, soit 1,9 % de
la production mondiale d'électricité, et 4 % environ des carburants routiers. En Europe, c'est 80 %
environ du total des énergies renouvelable produites dans l'UE, et 8 % de l'énergie consommée. La
Commission européenne a estimé que (si le changement climatique n'affecte pas négativement cette
ressource) la bioénergie pourrait couvrir jusqu'à environ 13 % de la demande énergétique de l'UE (telle En Suède, pays froid, peu peuplé et très boisé, la
1
qu'elle était en 2018) biomasse est devenue la première source de chaleur
urbaine (Source : Agence suédoise de l'énergie).
Sommaire
Définition en Europe et en France
Typologies
Filières de production
État des lieux
Dans le monde
En Europe
En France
Limites et conditions de durabilité
Histoire
Constituants et mode de valorisation de la biomasse
Biomasse lignocellulosique
Biomasse à glucide
Biomasse oléagineuse
Valorisation de la biomasse
Sous forme de chaleur : les bioénergies
Cas du bois
Menaces et inconvénients
Stratégies de réduction de ces inconvénients
Par conversion biologique
Biogaz
Sous forme de carburant : les biocarburants
Comparaison des usages
Risques
Gains en valeur carbone
Comparaison de filières
Soutien à cette filière énergétique
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
Liens externes

Définition en Europe et en France


En Europe, une directive de 2001 définit la biomasse comme « la fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l'agriculture
(comprenant les substances végétales et animales), de la sylviculture et des industries connexes, ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et
municipaux (...) la définition de la biomasse utilisée dans la présente directive ne préjuge pas de l'usage d'une définition différente dans les législations
2
nationales, à des fins autres que celles fixées par la présente directive » .

En 2009, il s'agit de « la fraction biodégradable des produits, des déchets et des résidus d'origine biologique provenant de l'agriculture (y compris les substances
végétales et animales), de la sylviculture et des industries connexes, y compris la pêche et l'aquaculture, ainsi que la fraction biodégradable des déchets
industriels et municipaux ».
3
En 2010, cette définition est précisée par une autre directive qui dit que cette biomasse comprend « les produits composés d'une matière végétale agricole ou
forestière susceptible d'être employée comme combustible en vue d'utiliser son contenu énergétique ; les déchets ci-après : déchets végétaux agricoles et
forestiers ; déchets végétaux provenant du secteur industriel de la transformation alimentaire, si la chaleur produite est valorisée ; déchets végétaux fibreux
issus de la production de pâte vierge et de la production de papier à partir de pâte, s'ils sont co-incinérés sur le lieu de production et si la chaleur produite est
valorisée ; déchets de liège ; déchets de bois, à l'exception des déchets de bois qui sont susceptibles de contenir des composés organiques halogénés ou des
métaux lourds à la suite d'un traitement avec des conservateurs du bois ou du placement d'un revêtement, y compris notamment les déchets de bois de ce type
provenant de déchets de construction ou de démolition ».

En droit français la biomasse énergie est définie comme « la fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l'agriculture, y compris les
substances végétales et animales issues de la terre et de la mer, de la sylviculture et des industries connexes, ainsi que la fraction biodégradable des déchets
4
industriels et ménagers » .

Une définition (sans valeur officielle) donnée en 2013 par un rapport parlementaire (Assemblée nationale) sur la biomasse au service du développement
durable était « toutes les matières organiques qui peuvent dégager de l'énergie par combustion directe ou à la suite d'une étape de transformation. La biomasse
5
représente donc aussi bien la fraction biodégradable des déchets industriels ou agricoles que le bois issu directement de la forêt » .

Typologies
8
La biomasse valorisée en énergie peut être de nature sauvage et/ou cultivée (CIVEs, agrocarburants, agrocombustibles ), et éventuellement provenir de
gisements dits « fatals » (ex. : déchets industriels, boues d'épuration, etc.).
Selon son origine, sa production, son transport et sa combustion ont des coûts environnementaux plus ou moins élevés,
mais son utilisation pour produire chaleur et électricité peut créer ou entretenir des emplois locaux et pérennes, de
l’amont (approvisionnement) à l'aval de la filière (exploitation énergétique). Plus facile à stocker que les énergies
intermittentes la biomasse-énergie contribue à sécuriser le réseau électrique (selon la Programmation pluriannuelle de
9
l'énergie elle reposera en France sur plusieurs scénarios de besoins énergétiques, et pour la 2de période « fixera des
9
objectifs comprenant des options haute et basse, pour tenir compte des incertitudes » ), et à condition de disposer de
stocks suffisants, car sa production reste très saisonnière et dépendantes de contraintes météorologiques).

Filières de production
Les principales filières sont structurées en deux catégories (bois-énergie/méthanisation) et par les origines de la
biomasse :

forêt-bois ;
agriculture/élevage ;
biodéchets (dont déchets verts provenant des haies, parcs et jardins) ; Culture expérimentale de sorgho
sucré [Sorgo commun (L.) Moench]
industries et activités urbaines et humaines utilisant des matières organiques végétales ou animales
au Royaume-Uni pour le « Réseau
(ex. : industries agro-alimentaires, papetières, transformation du bois), ou générant des effluents riches
européen Sorgho » et l'université de
en matière organique (ex. : boues de stations d'épuration) ;
Rochester. Adaptée au stress
mer/milieux aquatiques (pêche, algues et aquaculture). hydrique et riche en sucre, il a un
potentiel pour le bioraffinage
6, 7
État des lieux (bioéthanol...) ). Les impacts de sa
culture sur les sols et l'eau sont
étudiés (dans diverses conditions) en
Europe (du sud principalement).
Dans le monde
La biomasse énergie est utilisée depuis la préhistoire (maîtrise du feu). Elle reste la première énergie renouvelable
utilisée dans le monde, pour le chauffage et la cuisson des plats de cuisine, mais essentiellement dans les pays peu
10
industrialisés .

Selon l'Agence internationale de l'énergie, en 2017, « biomasse et déchets » ont représenté 1 329 Mtep (millions de
tonnes d'équivalent pétrole), soit 9,5 % de la consommation mondiale d'énergie primaire. Sur ce total, 9,3 % sont
utilisés pour la production d'électricité, 4,8 % pour la production combinée d'électricité et de chaleur (cogénération),
1 % pour les chaufferies des réseaux de chaleur et 78,1 % pour la consommation finale directe, en particulier 53 % par
le secteur résidentiel (chauffage individuel, cuisine), 15,6 % par l'industrie et 6,3 % par les transports Turbine à vapeur à biomasse de
11
(agrocarburants) . 5 MW de puissance électrique.
Entreprise Blohm & Voss,
Consommation mondiale d'énergie primaire (Mtep) Allemagne.

part % var.
Source 1990 part % 2000 part % 2010 part % 2015 2017
2017 2017/1990
Inde 133,5 43,7 % 148,8 33,8 % 178,3 25,7 % 180,0 187,1 21,2 % +40 %

Nigeria 52,4 78,9 % 69,7 81,0 % 97,8 81,5 % 111,5 116,9 74,4 % +123 %
Chine 200,4 22,9 % 198,2 17,5 % 133,3 5,3 % 113,7 113,8 3,7 % −43 %

États-Unis 62,3 3,3 % 73,2 3,2 % 89,3 4,0 % 102,3 101,2 4,7 % +62 %
Brésil 47,8 34,1 % 46,6 24,9 % 81,6 30,7 % 86,5 86,4 29,8 % +81 %

Indonésie 43,5 44,1 % 50,0 32,1 % 50,6 24,0 % 56,5 57,5 23,6 % +32 %

Éthiopie 16,9 96,1 % 30,5 96,1 % 40,2 94,4 % 35,4 37,2 87,9 % +120 %
Pakistan 18,8 43,7 % 24,0 37,5 % 29,5 34,7 % 33,1 34,6 33,1 % +84 %

Thaïlande 14,7 35,0 % 14,6 20,2 % 22,6 19,2 % 25,3 26,3 19,0 % +79 %

...
France 11,0 4,9 % 10,8 4,3 % 16,1 6,1 % 16,4 17,9 7,2 % +63 %

Total 902,4 10,4 % 1 022,2 10,2 % 1 221,8 9,5 % 1 286,1 1 329,1 9,5 % +47 %
11
Source des données : Agence internationale de l'énergie
part % = part de la biomasse dans la consommation intérieure d'énergie primaire.

La biomasse (hors déchets) assure 1,9 % de la production mondiale d'électricité en 2017. Avec 14 % du total mondial, la Chine est le premier producteur
d'électricité à partir de la biomasse, devant les États-Unis (13,1 %), le Brésil (11,0 %) et l'Allemagne (9,7 %). La part de la biomasse dans la production
d'électricité reste modeste : 8,7 % au Brésil, 8,0 % au Royaume-Uni, 6,9 % en Allemagne, 5,9 % en Italie, 2,8 % en Inde, 1,4 % au Japon, 1,4 % aux États-
12
Unis, 1,0 % en Chine, 0,9 % en France .
Production d'électricité à partir de biomasse (TWh)
Pays 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2017 % 2017
Chine 24,8 27,5 30,0 37,0 44,4 52,7 79,4 16,5 %

États-Unis 52,4 53,7 55,5 58,5 62,4 61,6 60,7 12,6 %


Brésil 31,5 32,2 35,2 40,4 46,0 48,8 52,3 10,9 %

Allemagne 29,6 32,8 39,7 41,2 43,3 44,6 45,0 9,3 %

Inde 14,2 16,6 19,3 21,8 23,9 25,4 43,8 9,1 %

Royaume-Uni 10,7 11,5 12,9 16,5 20,8 26,7 28,5 5,9 %


Japon 15,2 nd nd nd nd 18,6 19,7 4,1 %

Italie 7,4 8,6 10,3 14,9 16,4 17,1 17,0 3,5 %

...
France 2,5 2,9 2,7 2,9 3,4 4,4 5,4 1,1 %

Monde 280,6 308,6 337,5 370,4 407,3 417,8 481,5 100 %


12
source : Agence internationale de l'énergie

Selon l'Agence internationale de l'énergie, en 2060, la biomasse devrait couvrir près de 60 % de la consommation d'énergie finale contre 4,5 % en 2015. En
13
2016, les agrocarburants couvraient environ 4 % des besoins d'énergie du transport routier .

En Europe
14
Avec 60 % en 2013, la biomasse-énergie est la première source d'énergie renouvelable, devant l'énergie hydraulique (17 %) .

Il existe en Europe

une association European Biomass Association (AEBIOM) et


depuis 1996 une Association européenne des industries de la biomasse (European Biomass Industry Association, EUBIA), qui représente
15
les forces du marché, les fournisseurs de technologie et les centres de connaissances, du secteur de la biomasse .

Ventilation de la production économique de l'UE-28 par groupe de cultures, exprimée en Mt de


matière sèche par an. Valeurs moyennes sur la période de référence 2006-2015. Les cultures
énergétiques sont le carré rouge en bas à droite

Ventilation de la production économique de l'UE-28 ; culture par culture, exprimée en Mt de


matière sèche par an. Valeurs moyennes sur la période de référence 2006-2015 (cliquer pour
agrandir)

En France
17
Dans les années 2000-2010, la biomasse reste la première source d'énergie renouvelable (54,2 % en 2014), devant l'énergie hydraulique (24,3 %) et elle
compte parmi les secteurs en plein développement (cf. schéma ci-contre), au risque de voir apparaître des tensions sur la ressource.

En 2009 elle a fourni environ 9,6 Mtep (hors biocarburants et combustion de déchets urbains), essentiellement sous forme de bois énergie (9,1 Mtep en bois
énergie dont 6,6 Mtep en bois « domestique »), le biogaz ne comptant que pour 0,5 Mtep environ.

Pour mieux organiser cette filière biomasse-énergie et limiter les risques de surexploitation ou de détournement de ressources, en application de la loi relative à
la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 une stratégie nationale de mobilisation de la biomasse a été lancée en 2016-2017, qui doit être
18
déclinée dans chaque région, avec l'État, par un Schéma régional biomasse (SRB) , pour notamment contribuer à porter à 32 % la part des énergies
renouvelables et de récupération dans la consommation d'énergie finale.
Limites et conditions de durabilité
L'énergie issue de la biomasse n'est renouvelable et durable qu'à certaines conditions :

pas de surexploitation de la ressource ;


pas de mise en péril de la fertilité des milieux qui la produisent (sol, zones humides,
océans) ;
pas d'impacts excessifs sur la biodiversité ;
pas d'émissions de gaz à effet de serre ou destructrices de la couche d'ozone qui ne
soient compensées.
À ces conditions elle présente des avantages pour le développement local (ex : emplois non
délocalisables pour les usages en filières locales, valorisation locale de déchets, etc.). Au sein du secteur en développement des énergies
renouvelables, en France entre 2005 et 2013, la biomasse
Mais elle peut aussi être polluante (CO, fumées, goudrons) si mal utilisée ou si la biomasse utilisée énergie est le secteur qui a grandi le plus vite. Il est encore
est polluée par des métaux lourds, métalloïdes toxiques, radionucléides, etc. (sachant que les encouragé par la PPE et par un projet de stratégie
16
ressources fossiles, en particulier profondes, sont également naturellement contaminées par des nationale de mobilisation de la biomasse .
19
métaux (mercure notamment ) et radionucléides, souvent plus que le bois). La biomasse énergie
est notamment la première source de pollution de l'air par les particules fines en France. La
production de bois peut aussi entrer en concurrence avec d'autres activités pour l'usage des ressources (terres arables, eau, etc.).

Comme dans le cas des ressources fossiles, il s'agit d'une forme de stockage de l'énergie solaire par l'intermédiaire du carbone, provenant originellement du
CO2 capté par les plantes ou le phytoplancton.
En brûlant, elle libère ce CO2, comme le charbon, le gaz ou le pétrole, mais avec une différence importante : ce carbone a récemment été extrait de l'atmosphère
via la photosynthèse, et il peut - théoriquement - être à nouveau capté par des plantes, alors que ce processus a eu lieu il y a des millions d'années pour les
ressources fossiles. Les plantes et algues marines ne suffisent cependant plus à absorber le carbone issu des hydrocarbures fossiles. Dans l'absolu, le bilan
quantitatif CO2 d'une installation est nul quand toute l'énergie qu'il a fallu dépenser pour extraire du combustible de la biomasse provient elle aussi de la
biomasse. En régime industriel établi, il est possible d'utiliser de la biomasse pour le fonctionnement de l'installation, en veillant à ne pas libérer d'autres gaz à
effet de serre, comme le méthane (CH4) notamment qui a un pouvoir réchauffant environ 21 fois plus important que le CO2 à court terme, mais qui disparaît
plus vite que celui-ci. Une fuite conséquente dans une installation de méthanisation rendrait son bilan GES très négatif.

Quatre chercheurs américains du National Center for Atmospheric Research, et de la Société Max-Planck, rappellent en 1979 dans la revue Nature que la
combustion de biomasse est rarement neutre : elle est une source importante de CO2, et d'autres gaz polluants (plus ou moins selon la quantité et le type de
20
biomasse, et selon le type de combustion) : CO, N2O, NO, CH3Cl et COS .

La culture et la combustion d'une quantité excessive de biomasse peuvent à la fois affecter la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre et la couche
21
d'ozone et émettre de nombreux autres polluants potentiels si le bois ou la biomasse brûlée étaient pollués par exemple par du sel, des pesticides, des métaux
ou métalloïdes. Brûler de la biomasse (ou le bio gaz ou biocarburant qui en est extrait) peut « largement contribuer aux budgets de plusieurs gaz importants
dans la chimie atmosphérique. Dans plusieurs cas, l’émission est comparable à la source technologique. La plupart des incendies ont lieu sous les tropiques à la
20
saison sèche et sont causés par les activités de l'homme » .

Histoire
C'est par le feu que l'Homme a d'abord utilisé de l'énergie de la biomasse, pour cuire et se chauffer ou s'éclairer (torche, lampe à huile) depuis plusieurs dizaines
de milliers d'années.

Depuis le XVIIIe siècle, des machines à vapeur et des aérostats sont alimentés par du bois. À la fin du XIXe siècle, Rudolf Diesel, ingénieur thermicien, conçoit un
moteur fonctionnant à l'huile végétale (et non au fioul) pour remplacer la machine à vapeur.

De récentes crises ont relancé l'intérêt pour la biomasse ; des gazogènes gazéifiant du bois ont équipé de nombreux véhicules quand le pétrole a manqué durant
les deux guerres mondiales. Les deux dernières grandes crises pétrolières ont relancé l'usage du bois de chauffage, voire de la tourbe (en Irlande par exemple).
Depuis le sommet de la terre de Rio, l'objectif de développement durable, puis avec Kyoto celui de lutter contre le changement climatique entretiennent ou
renouvellent cet intérêt. En 2015, selon la FAO, 53 % du bois coupé dans le monde l'était pour le chauffage et la cuisson. De manière plus détaillée, ce taux
était de 8 % en Amérique du Nord, 21 % en Europe, 53 % en Amérique du Sud, 77 % en Asie et 90 % en Afrique.
22
La biomasse est parfois utilisée en « co-combustion » (ex : déchets d'huileries mélangés à du charbon bitumineux) .

Prospective : l'INRA a annoncé en octobre 2014 avoir mis au point et breveté une « voie sèche » de préparation par fractionnement de la biomasse ligno-
23
cellulosique de type paille de blé et paille de riz . La matière est finement broyée puis un tri électrostatique la prépare pour la rendre plus accessible aux
enzymes ou pour la valoriser en sous forme de lignine-hémicelluloses et/ou de minéraux. La méthode est applicable au bois/ligneux et aux sous-produits
agricoles, aux cultures ligno-cellulosiques dédiée, qui pourrait servir à produire des agrocarburants, des molécules et matériaux biosourcés. Cette invention a
23
été présentée dans deux revues scientifiques et techniques (Biotechnology for Biofuels et Green Chemistry) . Cette méthode pourrait réduire les prétraitements
23
chimiques polluants, consommateurs d'eau et générateurs d'effluents . L'exportation de ces pailles prive cependant le sol agricole d'une protection naturelle et
d'une source de carbone.

Constituants et mode de valorisation de la biomasse


On en distingue trois principaux, auxquels correspondent des procédés de valorisation spécifiques :

Biomasse lignocellulosique
La biomasse lignocellulosique, cellulose et lignine, est constituée par :

le bois et les résidus verts ;


la paille ;
la bagasse de canne à sucre ;
le fourrage.
Les souches laissées après l'abattage des arbres sont maintenant parfois extraites du sol pour fournir
du bois-combustible aux centrales à biomasse.
La valorisation se fait plutôt par des procédés par voie sèche, dits conversions thermochimiques.

Biomasse à glucide
La biomasse à glucide, riche en substance glucidique facilement hydrolysable :
briquettes de paille

les céréales ;
la betterave sucrière ;
la canne à sucre.
La valorisation se fait plutôt par fermentation ou par distillation dits conversions biologiques.

Biomasse oléagineuse
La biomasse oléagineuse, riche en lipides :

Colza ;
Palmier à huile, etc.
Elle peut être utilisée comme carburant. Il y a deux familles de biocarburants : les esters d'huiles végétales (colza), et l'éthanol, produit à partir de blé et de
betterave, incorporable dans le super sans plomb sous forme d'éther éthyle tertiobutyle (ETBE, voir bioéthanol).

Valorisation de la biomasse

Sous forme de chaleur : les bioénergies

Cas du bois
L'énergie chimique du bois est libérée par combustion sous forme de chaleur utilisée pour le chauffage ou pour produire
de l'électricité. Le bois de chauffage est utilisé à large échelle. La pyrolyse et la gazéification sont plus rares, et la
carbonisation hydrothermale l'est encore plus. Les usines de pâte à papier fournissent une matière première pouvant
produire en cogénération simultanément chaleur et électricité.

D'autres bioénergies découlent directement des déchets organiques, avec par exemple des déchets utilisés en cimenteries
comme combustibles solides de substitution (CSS) pour économiser le pétrole.
Bois sous forme de bûches pour
Menaces et inconvénients chauffage. Le bois énergie est un
type de bioénergie utilisant la
Les coûts et impacts du transport pour amener le bois là où la ressource manque, biomasse.
Les risques de surexploitation et déforestation induites ou d'accaparement des terres pour y délocaliser
24
une production de biocarburant pour les pays riches (en Afrique, en 2010, 4,5 millions d’hectares de
terres, l'équivalente du Danemark étaient en cours d'acquisition par des investisseurs étrangers pour y cultiver des agrocarburants, au
25
détriment des cultures vivrières locales ou de la forêt .
Ce problème concerne aussi la combustion du bois dans les centrales électriques ; ainsi, la conversion de la centrale électrique de Drax
(Royaume-Uni) à la biomasse est révélatrice de ce problème : son approvisionnement nécessite chaque année 13 millions de tonnes de
bois soit, à elle seule, 120 % de la production totale de bois du Royaume-Uni. En quelques années, le Royaume-Uni a ainsi massivement
augmenté ses importations de bois, notamment en provenance des États-Unis, alimentant une forte destruction des forêts naturelles de la
26, 27
côte Est .
Les problèmes de pollution atmosphérique induits par la combustion mal maîtrisée du bois, combustible solide (concerne notamment les
anciens systèmes de chauffage non automatiques, particulièrement en zone d'habitat rapproché). L'utilisation de bois ou de charbon de
bois dans des foyers mal conçus ou mal ventilés peut entraîner des problèmes de santé pour les habitants et riverains.
« Dans le contexte international de forte dépendance aux énergies quelles que soient leurs origines, comme le charbon, le pétrole et le
nucléaire, l'énergie biomasse prend une place de plus en plus importante […] Bien que les énergies dites vertes soient une excellente
solution parce qu’elles sont neutres dans le cycle du carbone, la biomasse engendre des problèmes d’émissions de particules. Les
28
bioénergies sont donc vertes en CO2 mais peuvent être polluantes en dégradant la qualité de l’air » .
Le bois étant plus émetteur d'oxydes d'azote (NOx) que les combustibles fossiles de type gaz naturel et fioul, le développement de la
biomasse énergie, dans le cadre du développement des énergies renouvelables, « joue un rôle prépondérant par rapport aux autres
29
énergies dans l’évolution des émissions de NOx » .

Stratégies de réduction de ces inconvénients


Plusieurs solutions évitant la combustion directe sont :

la torréfaction de la biomasse. La biomasse torréfiée (aussi dénommée « Biocoal » ou « Biochar ») est allégée et brûle mieux et plus
proprement. Elle peut servir à la production d’électricité et de chaleur (cogénération le cas échéant), au chauffage central...). Ce nouveau
combustible offre de nouvelles perspectives aux énergies renouvelables. Plus précisément, en torréfiant la biomasse (bois par exemple) le
PCI passe de 10−11 GJ/m3 à 18−20 GJ/m3 ce qui conduit à une économie de près de 50 % sur les coûts de transport. Une technologie
émergente, encore plus performante en matière de bilan carbone et d'efficience énergétique est la carbonisation hydrothermale.
la conversion du bois en gaz naturel de synthèse. Si les surfaces dévolues aux forêts restent constantes, proches des lieux d'utilisation, et
si la quantité prélevée correspond chaque année à la croissance annuelle des arbres, alors le bois-énergie ne contribue pas à la
déforestation et a peu d'impact sur l'effet de serre (Cf. le bilan carbone du bois énergie).
un usage accru de combustibles à base de lignines (plutôt que de cellulose), mais leur valeur énergétique est très variable. Le miscanthus
30
(ou herbe à éléphant) fait par exemple l'objet d'études, dont au Royaume-Uni, en Belgique et aux États-Unis. Il a l'avantage d'un très bon
rendement énergétique (proche de celui du charbon à poids égal) : proche de 10 kWh par mètre carré et par an.

Par conversion biologique

Biogaz
On appelle biogaz les effluents gazeux, méthane essentiellement, issus de la fermentation de matières organiques contenues dans les décharges, les stations
d'épuration des eaux ou des digesteurs construits à cet effet. Le méthane est un puissant gaz à effet de serre et sa captation est de toute façon hautement
31
souhaitable. Il peut être considéré comme une ressource énergétique , souvent via sa combustion pour produire de la vapeur et de l'électricité ; son utilisation
directe dans des moteurs à gaz pauvres peut aussi être envisagée. Le biogaz est un gaz combustible, composé en moyenne de méthane (CH4) à 60 % et de CO2
à 40 %.

Sous forme de carburant : les biocarburants


Il y a deux familles de biocarburants :

l'huile végétale brute, et les esters d'huiles végétales (colza...) ;


l'éthanol, produit à partir de blé et de betterave, incorporable dans le super sans plomb sous forme d'Ethyl Tertio Butyl Ether (ETBE, voir
bioéthanol).

Comparaison des usages

Risques
Évaluer les différentes formes de valorisation nécessite de comparer les usages, ce qui suppose de mettre en place des méthodes d'évaluation et de traçabilité
des filières intégrées.

La mise en place de la traçabilité en agroalimentaire fait l'objet de réglementations (notamment dans l'Union européenne). Elle est encouragée par des normes
(ISO 22000).

La traçabilité permet également de réduire les risques, donc les coûts indirects pour la collectivité.

Gains en valeur carbone


La valeur de la tonne de carbone en 2006 est de l'ordre de grandeur de 100 euros. La valeur marchande de la tonne d'équivalent CO2 est très volatile: elle
dépend (entre autres) du prix du pétrole, des décisions politiques de Bruxelles (nombre de quotas, politique énergétique à long terme de l'UE) et de la
spéculation. Au 13 mars 2008, la tonne d'équivalent CO2 valait 22 euros. En 2014, elle vaut environ 5 euros.

Voir : Bilan carbone

Comparaison de filières
Pour fiabiliser ces évaluations, il est souhaitable de :

mieux identifier les agents économiques des filières concernées ;


mettre en œuvre les projets industriels correspondants, sous la responsabilité d'un ensemblier, qui connaît les parties prenantes, les
étapes de la filière (production, transport...), le mode projet (cahiers des charges…), les contraintes (sécurité, législation, normalisation…) ;
tendre vers des filières intégrées ;
effectuer des calculs de rentabilité économique, en évaluant les actifs engagés (création de valeur).

Soutien à cette filière énergétique


Dans le monde, de nombreux programmes soutiennent ou ont soutenu les filières biomasse énergie.

En Europe, l'UE, pour limiter le dérèglement climatique, a promu la biomasse comme source d'énergie renouvelable. La directive sur les énergies renouvelables
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(2009) impose aux États membres qu'au moins 20 % du total de leur consommation d'énergie soit d'origine renouvelable, avant 2020. Depuis 2009, les fonds
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européens affectés à la biomasse-énergie ont plus que doublé (passant de 1,6 milliard d'euros pour 2007-2013 à 3,4 milliards pour 2014-2020 . Cette
34
croissance, note la cour des comptes européenne (en 2018) , peut entraîner une croissance des taux de certains polluants de l'air émis. L'Agence européenne
pour l'environnement a aussi noté que les politiques climatiques peuvent contredire celles en faveur de la qualité de l'air, si la biomasse est brûlée dans des
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installations qui polluent l'air, avec des effets nocifs sur la santé humaine .

En France, un plan biocarburant soutient depuis les années 2000-2010 les agrocarburants (biogazole + bioéthanol surtout basés sur le colza, le tournesol, la
betterave et les céréales) et la filière bois. Les agrocarburant de seconde génération et biocarburant de 3e génération peinent cependant encore à décoller : voie
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sèche (thermochimique BTL) ou humide (éthanol). Une stratégie nationale de mobilisation de la biomasse (publiée le 26 février 2018) vise à augmenter la
quantité de biomasse collectée, en générant le moins d'effets collatéraux négatifs possibles sur la biodiversité, les paysages et d'autres filières dépendantes de la
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même ressource .
Notes et références
1. Estimations prospective : [1] (https://ec.europa.eu/agriculture/bioen 19. David Kirchgessner ; Mercury in Petroleum and Natural Gas:
ergy/potential_en) reprise en 2019 par ESPON [2] (https://www.esp Estimation of Emissions From Production, Processing, and
on.eu/sites/default/files/attachments/VOL%20E%20%202.pdf) Combustion (http://www.epa.gov/nrmrl/pubs/600r01066/600r01066.
2. Directive 2001/77/CE du 27 septembre 2001, relative à la promotion pdf) (PDF), septembre 2001 (ou résumé (http://www.epa.gov/nrmrl/
de l'électricité produite à partir de sources d'énergie renouvelables pubs/600r01066/600sr01066.pdf) US EPA, Office of Research &
sur le marché intérieur de l'électricité relative aux déchets (voir Development | National Risk Management Research Laboratory.
aussi art. 2 de la directive 2001/80/CE) Voir notamment le chap. 5 (Mercury in Petroleum and Natural Gas)
3. directive no 2010/75 du 24 novembre 2010 relative aux émissions 20. Crutzen P.J, Heidt L.E, Krasnec J.P, Pollock W.H & Seiler W (1979)
industrielles. Biomass burning as a source of atmospheric gases CO, H2, N2O,
4. L'article 29 de la loi 2005-781 de programmation fixant les NO, CH3Cl & COS. Nature, 282(5736), 253 (résumé (https://www.n
orientations de la politique énergétique dite « POPE », du 13 juillet ature.com/articles/282253a0)).
2005 ; « Article L211-2 du Code de l'énergie » (https://www.legifranc 21. Crutzen P.J & Ehhalt D.H (1977) Effects of nitrogen fertilizers and
e.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000023983208& combustion on the stratospheric ozone layer. Ambio, 112-117
idArticle=LEGIARTI000023986186). (résumé (https://www.jstor.org/stable/4312257)).
5. Rapport d'information (http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap 22. (en) Contreras-Rodríguez, M. L., Díaz-Reyes, A., & Bahillo-Ruiz, A.
-info/i1169.pdf) déposé en application de l'article 145 du Règlement (2009), Trace Elements Emissions during Fluidized Bed
par la Mission d'information sur la biomasse au service du Combustion of Biomass and Coal (https://www.researchgate.net/pro
développement durable pour la Commission du développement file/ML_Contreras/publication/273446018_FORMACION_DE_EMISI
durable et de l'aménagement du territoire, présenté par François ONES_DE_METALES_TRAZA_EN_LOS_PROCESOS_DE_CO-_C
Michel Lambert et Sophie Rohfritsch, voir p 9/117. OMBUSTION_A_PARTIR_DE_BIOMASA/links/5506c4810cf2d60c0
6. Saïed, N. (2016). Amélioration de l'extraction des sucres de la e6d8bed.pdf), 17e European Biomass Conference, Hambourg,
biomasse du millet perlé sucré et du sorgho sucré pour une 2009. PDF, 4 p.
éventuelle production de bioéthanol (http://www.theses.ulaval.ca/20 23. Philippe Collet (2014) Biomasse ligno-cellulosique : l'Inra a
16/32434/32434.pdf). Doctoral dissertation, Université Laval développé un procédé par voie sèche (http://www.actu-environnem
7. Gelebart, B. (2016). Optimisation de l'extraction, en réacteur" ent.com/ae/news/inra-procede-fractionnement-voie-seche-biomass
batch", de biomasse énergétique à l'aide d'émulsions ultrasoniques e-ligno-cellulosique-23042.php4) ; Actu-Environnement 20 octobre
de solvants verts (résumé (http://savoirs.usherbrooke.ca/handle/111 2014
43/9458)) 24. Cartographie et liste de compagnies impliquées dans la culture
8. Premiers résultats des expérimentations sur les agrocombustibles délocalisée des agrocarburants en Afrique (http://www.foeeurope.or
(http://www.bioenergie-promotion.fr/3823/premiers-resultats-dexperi g/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010-Map-Tables.pdf)
mentations-sur-les-agrocombustibles/) 25. Rapport « Afrique : Terre(s) de toutes les convoitises » (http://www.f
9. Ministère de l'environnement (2016), Volet 1 : Synthèse de la (http:// oeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010_FRENC
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_Synthese.pdf)Programmation pluriannuelle de l'énergie, PDF, 25 26. Six raisons pour lesquelles reconvertir les centrales à charbon
pages ; volet 2 : volet relatif à l'offre d'énergie (http://www.developp d’EDF en centrales à biomasse est une mauvaise idée (https://ww
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ns-and-standards). des comptes européennes (https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADo
16. D'après le données du SOeS cité par la Stratégie nationale de cuments/SR18_23/SR_AIR_QUALITY_FR.pdf) (voir note 66 p. 40)
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veloppement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/SNTEDD.pdf) relatif aux énergies renouvelables et au développement rural
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w.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Le_bilan_energetique_de 35. Air quality in Europe — 2016 report (p. 22).
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nationale de mobilisation de la biomasse (https://www.legifrance.go
18. Décret no 2016-xxx relatif à la stratégie nationale de mobilisation de uv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=TRER1802323A)
la biomasse et aux schémas régionaux biomasse (http://www.consu 37. Biomasse énergie (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/biomass
ltations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DECRET e-energie), Ministère de la Transition écologique et solidaire, 26
_noxxx_du_xx_xxx_2016__SNMB_et_SRB.pdf) mars 2018.

Voir aussi

Articles connexes Sur les autres projets Wikimedia :


Développement durable Bilan carbone Biomasse (énergie) (https://commons.wik
Agriculture durable Effet de serre imedia.org/wiki/Category:Biomass?usela
Gestion durable des forêts Empreinte carbone
ng=fr), sur Wikimedia Commons
Énergie renouvelable Torréfaction de la biomasse
Bourse du carbone Carbonisation hydrothermale

Bibliographie
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Labouze E & Le Guern Y (2005) Bilan environnemental du chauffage domestique au bois (http://beoa.free.fr/docs/ACV_Bois_Dom.pdf).
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Lassauce Aurore – Thèse : Développement d’une sylviculture à vocation énergétique et conservation de la biodiversité saproxylique (http://
tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/69/85/80/PDF/aurore.lassauce_3211_vm.pdf) - Doctorat de biologie forestière, université d'Orléans
(résumé (http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00698580/))
Ministère de l'Écologie Biomasse énergie ; Définition et technologies existantes (http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Bioma
sse_energie.pdf), PDF, 18 pages
Yi Man, Honghua Xiao, Wei Cai, Siyu Yang (2017) Multi-scale sustainability assessments for biomass-based and coal-based fuels in China
(Évaluations à plusieurs échelles de durabilité pour les combustibles à base de biomasse et à base de charbon en Chine) ; Science of The
Total Environment, Volumes 599–600, pp. 863-872 (résumé (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28499233))

Liens externes
Simple transformation de la biomasse (paille) sur le carburant (http://www.palivove.brikety.info/reference.html)
Vidéo de l'énergie dans la biomasse (https://www.youtube.com/watch?v=VXZFnxK2bkY), Fondation Québécoise des Énergies
Renouvelables
Biomasse Suisse (http://www.biomasseenergie.ch/FR_Home/tabid/469/Default.aspx)
Biomasse (http://www.champs-energies.com/), Switchgrass (http://www.champs-energies.com/1ce/index.php/switchgrass-panicum-virgatu
m/), Miscanthus (http://www.champs-energies.com/1ce/index.php/miscanthus-gigantus/)
Biomasse Différents moyens de mise en valeur de la biomasse et explications (http://www.sport-histoire.fr/biomasse.php)
Définition de la biomasse solide (http://www.domosystem.fr/fr/faq/biomasse-energie-ecomateriau-3/biomasse-solide-15)
(en) Site officiel de l'Association européenne pour la biomasse (http://www.aebiom.org)

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