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Le Temps (Paris.

1861)

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Le Temps (Paris. 1861). 17/11/1914.

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Paris, 16 novembre présent est inférieur aux oflres qui sont faites par La Fpatîoe veut-elle être sayvêe ? savoués il s'acquitta envers Schnéegans, en don- a été l'objet de la part d'une des 'puissances Le bombardement d'Àrmentières
toutes les familles suisses désirant offrir l'hospita- nant un consulat allemand à l'ancien député de qui avaient garanti sa neutralité.
lité aux exilés.
BULLETIN DU JOUR Tsarskpïé-Sélo, 15 novembre.
L'empereur et l'impératrice sont xenixés à Tsars-
l'Assemblée de Bordeaux. Le parti autonomiste
"ayu\f y.écu.
Comme le Luxembourg, la République de
Saint-Marin a démontré qu'elle est digne de
Depuis mercredi dernier, l'ennemi a violem-
ment bombardé Armentières, même durant la nuit.
koïé-Sélo, de retour de leur voyage en Pologne. Il paraît que la France est bien malade! Des (Après-1 1900 certaines concessions faites' par vivre libre, mais, plus heureuse que' lui, elle La rue des Jésuites, la Grand'Place, la place de la
amis fort inattendus est protégée contre les barbares par sa situation République et le faubourg de Lille ont beaucoup
Pretoria, 15'novembre. « nos bons amis les l'empire à l'Alsace-Lorraine firent croire à l'op-
souffert. L'usine à gaz ayant été bombardée, la
ennemis », disait-on en 1815 l'affirment et position qu'il serait possible d'obtenir du gouver- au centre d'un pays qui respecte son indépen- ville est privée de lumière.
LE ROI DES BELGES On annonce officiellement que le commandant nous offrent en même temps le salut et le sau- nement une indépendance plus grande. Ce nouveau dance. Et la demande de contrôle sur ce
Visser a fait 17 rebelles prisonniers éntre Vary-
La fête patronale du roi des Belges, qui a
donné lieu hier en France et en Angleterre à
de touchantes manifestations, a fourni l'occa-
burg et Marigabo.
Le commandant de Beer a fait prisonnier un petit
commando comprenant 50 hommes et 79 chevaux,
veur. C'est la Nouvelle Presse libre, qui est tout
autant de Berlin que de Vienne, à qui nous som-
mes redevables de cette consultation généreuse.
programme reprit le mot d'autonomie qui avait
servi après l'annexion. Mais cette fois l'idée resta
l'arme de l'opposition. La protestation directe avait
petit Etat que l'Allemagne a adressée à l'Ita-
lie'restera vraisemblablement sans autre suite
que de servir do nouvelle démonstration de
E3ST BELGIQUE «®*

sion à tous les amis du peuple belge d'affir- aux environs de Schweizerrcncke, Que de bien on nous veut aujourd'hui dans les été abandonnée, mais l'attachement à la France la conception d'hégémonie qui est entrée
mer hautement leurs sympathies pour une na- De chaque côté deux hommes ont été légèrement capitales germaniques, depuis que nos amis et restait sous-entendu entre les membres de l'op- dans les moelles mêmes du peuple allemand.
tion qui a su prouver qu'elle avait le sens de blessés. alliés Russes pressent et rejettent les impériaux position. L'autonomie devait créer aux Alsaciens- Quoi qu'il en soit, le gouvernement de Saint- La batailie en Flandre
l'honneur et du devoir jusqu'au total sacri- Tanger, 1G novembre. la baïonnette aux reins! Lorrains une situation supportable dans l'empire Marin, qui gère les affaires publiques avec un
Notre correspondant de Tétouan écrit le 14 no- Le remède à la grande pitié du pays de Fran- et aussi longtemps que le pays appartiendrait à soin tel que le pays qu'il administre est le seul Le communiqué officiel publié dimanche soir
fice d'elle-même. Le président de la Républi- vembre que les forces espagnoles envoyées pour constate que les alliés ont rejeté l'ennemi sur la
que a télégraphié au roi Albert ses vœux les ce, c'est, vous l'avez deviné, la paix, cette fa- l'empire. à ne pas avoir de dette publique, a montré qu'il rive droite du canal de l'Yser et que la partie de da
protéger les travaux entrepris sur la route de meuse « paix raisonnable » qu'on n'a tout de L'idée autonomiste de 1875 est donc essentiel- sait défendre avec la même vigilance la di-
plus cordiaux; à Paris et au Havre, les auto- Ceuta ont été attaquées à l'improviste par des rive gauche que les Allemands tenaient encore a
rités belges et françaises étaient représentées même pas l'audace de qualifier de paix honora- lement différente de celle de 1905. Autrefois pré- gnité de l'Etat souverain et indépendant dont été complètement évacuée.
groupes indigènes qui débouchèrent, des mon- ble. Si vous doutiez, lisez plutôt le texte de la texte pour renier la protestation, elle était de- les destinées lui sont confiées. Il a fait sa- De plus, au sud de Bixschoote, nous avons repris
à des cérémonies de circonstance; dans toutes tagnes. Il a fallu envoyer d'urgence à leur secours proposition allemande que l'organe autrichien
les villes où des œuvres se sont créées pour une colonne dirigée par le général Menacho, qui venue un moyen, d'obtenir plus de libertés de voir, en effet, qu'il n'admet aucune ingérence un petit bois qui avait été perdu au cours d'une
Il de tous les renoncements et de toutes les abdi- l'Allemagne. Autrefois répudiée par les protesta- étrangère dans les affaires intérieures de la attaque de nuit. Ce sont là deux faits qui présen-
;venir en aide à nos frères de Belgique réfu- a repoussé les agresseurs. y a eu des deux côtés tent un réel intérêt. On sait que depuis une dizaine
giés sur le territoire français, des adresses des tués- et des blessés. cations recommande à la fierté française. Plu- taires, elle émanait cette fois de l'opposition fran- République.
sieurs de nos confrères de Paris ont déjà piqué cophile elle-même. L'autonomie réclamée par MM. Cette fière réponse du minuscule Etat cons- de jours, c'est-à-dire depuis qu'ils réussirent par
ont été envoyées au chef d'Etat qui demeure &. dans l'hétéroclite bric-à-brac allemand ce vi- titue une affirmation nouvelle de l'égalité des une première ruée à franchir l'Yser sur trois
parmi ses armées en Flandre; des milliers Preiss et Wetterlé était relative et conditionnelle points, les Allemands, bien que leur masse fût re-
et des milliers de télégrammes, de lettres, de LE CARACTÈRE JES SÉQUESTRES lain papillon de nuit c'était un modus vivendi pour le temps que l'Al- droits des peuples. Elle prend une significa- jetée sur la rive droite du canal, étaient parvenus
cartes ont porté au roi-soldat les vœux de tout « M. Caillaux a beaucoup de partisans parmi sace appartiendrait à l'empire d' Allemagne; elle tion plus grande du fait qu'elle répond à la à se maintenir sur un point de la rive gauche, dans
» les républicains. C'est l'un des rares hommes sommation indirecte du puissant empire qui
un peuple, exprimant avec une émotion sin-
cère les sentiments qui sont ici dans tous les » politiques de la France qui ne soientpasusés.
ne préjugeait en rien la question internationale.
Les Allemands ne s'y sont jamais trompés. Ils veut faire de la force la loi suprême de l'hu-
un groupe de fermes que l'artillerie des alliés bom-
barda vigoureusement. Les Allemands ont été fina-
Nous avons donné hier le texte de la nouvelle » Les autres sont, pour la plupart, rendus im- ont toujours déclaré que le programme de la manité. lement obligés de se retirer de ce point, de telle
cœurs. Cet élan vers le chef d'un petit pays sorte que la rive gauche de l'Yser est actuellement
dont la souveraineté ne s'exerce plus que sur
un territoire de quelques kilomètres carrés et
qui apparaît plus grand dans la détresse que
circulaire que le garde des sceaux vient d'a-
dresser aux premiers présidents des cours d'ap-
pel et aux procureurs généraux près les-dites
» possibles par leur passé, qui les charge d'une
» part de responsabilité dans la guerre
» ponsabilitc que l'on ne saurait reprocher à
res-
» M. Caillaux; car il a toujours parlé en faveur
nouvelle autonomie n'était que la protestation
transformée, verkappte Protestler. De leur côté
les membres de l'opposition ont demandé à être
jugés d'après leurs paroles et leurs actes, refu-
NOUVELLES débarrassée de toute force ennemie. Quand on se
rappelle que les Allemands ont fait pendant quatre
semaines un effort énorme et qu'ils ont sacrifié
d'autres dans le triomphe, est caractéristique
de l'esprit qui domine actuellement les nations
qui se virent imposer la guerre par une puis-
cours, au sujet de la mission conférée aux sé-
questres. Les principes généraux que M. Briand
a tenu à rappeler sont, peut-on dire, des prin-
cipes éminemment français, conformes aux
» des bons rapports avec l'Allemagne. Quand
».les Français commenceront à se dégriser,
» alors M. Caillaux jouera dans sa patrie un
sant de faire la moindre déclaration qui pourrait
les engager pour le cas d'une guerre ou de pour-
parlers sur la question d'Alsace-Lorraine.
BE OTEHBE environ 100,000 hommes dans le but de franchir
l'Yser pour se frayer une route vers Dunkerque
par Furnes et qu'ils se trouvent aujourd'hui tota-
lement rejetés sur la rive droite du canal, leur
sance de réaction et de barbarie. Au-dessus idées de droit et à, la civilisation supérieure » rqle important, et il faut l'espérer, heureux. » Le programme autonomiste de 1875 a été re- échec avec toutes ses conséquences militaires ne
même de la conscience des nécessités impé- Voilà donc à la fois le salut et le sauveur. poussé par les Alsaciens parce qu'il était anti- peut être: contesté.
rieuses que comporte, la défense du territoire que la France met son honneur à propager et Nous obstinerons-nous dans cet état de gri- Communiqué officiel du 15 novembre, 11 heures soir La reprise par les alliés du petit bois au sud'
et la sauvegarde de la dignité nationale, les pour lesquelles elle combat encore en ce mo- n français;; celui de 1905 n'avait au contraire rien de Bixschoote dont parle le communiqué officiel,
ment. serie » que signale le journal viennois, et d'antifrançais, il était antiallemand et émanait des
peuples alliés ont le sentiment profond de la prouve que nous consolidons nos positions sur la
défense nécessaire du droit et de la liberté. La mise sous séquestre des biens apparte- serons-nous jusqu'au dernier moment, comme amis de la France. L'incident le plus notable de la journée a rive droite de l'Yser. En effet, ce bois est situé
Ils savent que leur cause est la cause du mon- nant à des sujets allemands, autrichiens ou hon- nous le reproche un autre psychologue d'Alle- Vis-à-vis de la mère-patrie, les Alsaciens n'ont été le rejet de l'ennemi sur la rive droite du à environ deux kilomètres du canal, entre deux
de civilisé tout entier, la cause de l'humanité grois « n'a pas et ne peut en aucun cas pren- magne, incapables de voir d'un juste coup jamais pensé à demander une situation différente canal de l'Yser. La partie de la rive gauche hameaux, Steenstraete et Het-Sas. Il a une grande
dre le caractère d'une mesure de spoliation, d'œil la réalité? Hélas! nous refusons et nous de celle des départements français. Le régime li- importance au point de vue de la position mili-
en marche vers plus de progrès, plus de jus- refuserons de nous laisser convertir. que les Allemands tenaient encore a été com- taire de la région comprise entre Bixschoote et
tice, plus de féconde clarté. dit le garde des sceaux. Elle ne procède pas béral et constitutionnel de la France leur a permis plètement évacuée. Bœsinghe. Le recul de l'ennemi sur ce point in-
d'une idée de confiscation, et loin de tendre di- La Nouvelle Presse libre, qui ne connaît avant 1870 de prendre leur part, comme tous les Nous avons repris au sud de Bixschoote un téresse encore directement la défense de la région
Ce qui émeut surtout dans la situation faite d'autres libertés que celles qu'elle prend
;au peuple belge, c'est que celui-ci a accepté
rectement ou indirectement à une expropria- avec autres citoyens, dans l'administration et le gou- petit bois qui avait été perdu à la suite d'une au nord d'Ypres.
tion, elle doit, conformément aux intentions du la vérité et le bon sens, nous donne son article vernement du pays. Leur individualité a toujours attaque de nuit. Les Allemands n'ont livré aucun nouvel assaut
sans hésitation la lutte contre les formidables gouvernement, demeurer toujours purement comme venant de Bordeaux. Cela nous pa- été respectée par la France qui n'avait en rien A la fin de la journée, l'ennemi a tenté sans à Ypres même, où les alliés occupent solidement
armées allemandes, qu'il a fait résolument raît être, ainsi qu'à l'habitude, un cru tout la ville, mais ils ont tenté une nouvelle attaque
face à l'invasion avec toutes ses violences et conservatoire ». Il s'agit d'empêcher que les na- cherché à modifier ce qui pouvait nous distin- succès une offensive au sud d'Ypres.
tions ennemies ne puissent, moyen des éta- allemand, affublé de l'étiquette bordelaise, et guer d'autres provinces, et qui notamment avait Sur le reste du front, rien à signaler. au sud de cette ville, c'est-à-dire sur le front
toutes ses misères, par respect de la parole don-
née et par souci du devoir. Ne pas discuter le blissements que possèdent enauFrance leurs su- nous ne ferions que nous en amuser si nous admis un enseignement spécial pour les classes Ypres-Armentières, attaque qui a été repoussée.
Les alliés tiennent dans cette région les villages
jets, « bénéficier, pendant la guerre, de l'acti- ne sentions que des allégations de ce genre de la population dans lesquelles l'allemand est en- «8>
devoir, l'admettre tel quel, avec toutes ses con- de Hollebeke et Wytschaete, autour desquels se
séquences, c'est le signe certain d'une gran- vité économique de notre pays ». On ne saurait, font partie d'un plan général, plus naïf en- core usité. Si la France reprend les traditions Le kronprinz interviewé p ar un officier sont livrés ces jours derniers de violents combats.
deur d'âme qui commande le respect.. Même si ajoute M. Briand, faire servir cette mise sous core que perfide, et qui a pour but de créer d'avant 1870 et cela me paraît certain notre Dans le nord de la Flandre occidentale et le
séquestre à d'autres fins « sous aucun pré- entre la France et ses alliés des malentendus demande d'autonomie n'aurait aucun objet. français long du littoral, l'ennemi poursuit activement ses
l'on fait abstraction de tout son héroïsme et de texte ».
ce que lui doivent les puissances alliées parce que les intéressés exploiteraient ensuite de di- Il y a, il est vrai, quelques industries qui, après Un correspondant du Daily Mail a eu une con-
travaux de défense. C'est ainsi que toute la côte
que, dès le début, elle ruina le plan de campa-
Cette mise au point devenait nécessaire. Non verses manières. On ne parviendra à rien dans les événements de 1870, ont diÎ créer des usines versation avec un sous-lieutenant français qui,
entre Ostende et Knocke a été garnie d'artillerie
pas, certes, que le gouvernement eût jamais ce petit jeu de semer les défiances. Nos sen- dans l'est pour le marché français, tandis que les et pourvue de retranchements. Des troupes fraî-
gne allemand, la nation belge mérite la sympa- blessé à la bataille de la Marne et fait prison- ches ont été concentrées à Bruges, à Thielt et à
thie et l'admiration des hommes pour la haute manifesté d'autres intentions que celles qu'il timents et notre volonté sont aussi clairs que usines alsaciennes se consacraient plus spéciale- nier, fut peu après délivré par les troupes fran- Wyngene, à l'est de Thourodt. Quant à la malheu-
exprime aujourd'hui. De ses circulaires précé- le jour. La France ne connaît que sa cons- ment au marché allemand et étranger. On pour- çaises
leçon de moralité politique qui se dégage de son dentes la même pensée intime cience, son devoir impérieux envers ceux qui L'officier, qui portait des dépêches lorsqu'il reuse ville industrielle de Roulers, dont une
attitude. Aucune société des Etats civilisés n'est dégageait. rait ainsi admettre chez certaines personnes un soixantaine d'habitants ont été tués et trois mai-
possible si la loyauté et le respect des traités ne Mais l'on ne peut méconnaître quesecette pensée ont souffert pour elle et qui combattent intérêt économique à ce que la frontière doua- fut surpris et blessé par une patrouille alle- sons incendiées, elle a été frappée d'une contribu-
n'était pas comprise de tout le monde et que, elle, envers la petite et héroïque Belgique,avecen- nière ne soit pas transférée des Vosges aù Rhin. mande, fut conduit devant un officier allemand tion de guerre de 300,000 marks.
se trouvent pas à la base des relations interna- sans doute sous l'excitation trop naturelle cau- vers les amis de toujours et les alliés d'hier, Mai's'41 s'agit précisément de milieux où le sen- de rang élevé, qui n'était autre que le prince héri-
tionales. La Belgique a su l'affirmer de toute sée par les abominables procédés de l'ennemi, et non moins envers nos compatriotes, qui ont tier. Ce dernier posa au sous-lieutenant une sé- A Bruxelles
son énergie, et malgré ses villes détruites, ses timent patriotique a toujours été particulièrement rie de questions.
fils sacrifiés, sa population dispersée, elle l'af- une partie' de l'opinion publique commençait souffert mort et passion et doivent être ven- vivace. Aussi les troubles que la modification du Quel est le moral des troupes françaises? lui Les derniers renseignements obtenus sur la
firme chaque jour encore sur le champ de ba- à voir dans l'intervention des séquestres un gés. Y aurait-il dans les invitée de la Nouvelle marché pourrait apporter passagèrement à l'in- demanda notamment le kronprinz. vie à Bruxelles tendent à faire croire que les
taille des Flandres. C'est moyen sûr de représailles. Presse libre et aussi de la Gazette de Franc- dustrie seront facilement acceptés par eux, sur- A quoi le sous-lieutenant répondit Allemands ne sont pas tout à fait rassurés sur
là qu'à jamais elle

(
demeurera grande parmipar les nations. En principe, donc, la mission des adminis-
trateurs séquestres « est simplement conser-
fort, dit-on, un espoir plus absurde encore s'il
est possible, de diviser l'opinion française
tout si les conditions imposées à l'Allemagne pour
le régime douanier tiennent compte de ces inté-
Vous voyez que je suis grièvement blessé.
J'ai passé toute la journée au milieu de vos
l'avenir de leur occupation de la capitale. L'In-
dépendance belge, qui se publie à Londres, ap-
Il est juste que l'hommage que l'on veut troupes. J'ai souffert horriblement pendant tout
rendre au peuple belge aille d'abord sojjve-
vatoire ». La circulaire ajoute à ces mots, contre elle-même, de réveiller l'esprit de parti rôts, comme il ne serait pas impossible de le faire. prend que les agents de la police bruxelloise
qu'elle «-ne doit pas £ller au delà de rencaisse- ce temps, et vous voyez que mon moral est ex-
faih dont tous les gestes traduisent au d'indiquer plus -ou moins légèrement un pack Lé programme autonomiste doit donc être consi-
si~ér'~ 'bommè suranné, désuet, abandonné. :•••; cellent. Celui des troupes est Je même, et aucun
ont été désarmés et son,t accompagnésilans leurs
patrouilles par un agçnt allemand. Il n'y a que
scrupuleuse exactitude le sentiment avec une
national.
ment des sommes' comprises dans l'actif dent
les mandataires de justice ont la garde, et de
d'avenir entre certains éléments républicains
et les deux empires allemands, assurant aux de nous ne douté du succès final. Un de vos sol- deux journaux belges réguliers, deux journaux
Si le roi Albert a une haute conscience de son Paul-Albert Helmer. dats me disait ce matin que les Allemands étaient catholiques, le Bien public à Gand et l'Ami de
rôle constitutionnel, et si, dans toutes les cir- l'acquittement du passif correspondant ». Là, « politiques raisonnables » un long bail de à Paris. Je ne me suis même pas donné la peine t'ordre à Namur, qui ont consenti à reparaître
constances, il agit en accord parfait avec le évidemment, la plume a trahi la pensée, car pouvoir au prix d'une réconciliation et d'une de le contredire, car je savais que ce n'était pas sous le contrôle de la censure allemande. Le pain
gouvernement responsable, il n'en est pas si les administrateurs séquestres devaient pro-, entente avec l'Allemagne? Cent septième jour vrai. se fait rare. Chaque ménage n'a droit qu'à la
céder à « l'acquittement du passif » qui cor- Les propositions de la diplomatie allemande Le prince héritier remercia l'officier de n'avoir provision qui lui est strictement nécessaire, chez

LA GUERRE
moins certain que son influence fut prépon- pas démenti la nouvelle.
dérante dans les graves décisions que la Bel- respond à l'actif, ils ne le pourraient faire sans à la Belgique, à l'Angleterre avant et depuis son boulanger habituel. Les Allemands continuent
se livrer à des actes de liquidation, qui leur sont l'ouverture de la guerre nous permettent de Le kronprinz posa alors à l'officier français à afficher chaque jour des nouvelles relatives à
gique eut à prendre en présence de la brutale précisément interdits d'une façon générale. une foule de questions au sujet des troupes fran- de prétendus succès partiels en France, mais ils
mise en demeure de l'Allemagne de livrer pas- croire à l'incroyable; toutefois, il faudrait que çaises. Le sous-lieutenant lui déclara tout d'a-
Mais nulle équivoque n'est possible sur le sens l'Allemagne eût un aveuglement vraiment se montrent très inquiets de la situation. En ce
sage aux armées impériales en marche vers la bord que très peu de territoriaux avaient été qui concerne la situation à l'est, les nouvelles
France. Ce fut lui qui voulut des instructions. La mission des séquestres unique pour espérer faire accepter ce marché appelés et lui donna des chiffres fantaisistes sur allemandes annoncent
la lutte à ou- « Les Russes avancent
trance contre l'envahisseur, et ce fut lui, com- « est simplement conservatoire ». infamant au Français le plus dépouillé de pré- le nombre de nos troupes, qui parurent impres- lentement pendant que nos soldats se refor-
mandant en chef de l'armée, qui après la chute Par cela même qu'elle a ce caractère, il va jugés. LA SITVATIOH MILITAIRE sionner le prince. ment. »
de soi que des réalisations de biens seraient Un rien encore à signaler dans l'article du Celui-ci, à la fin de la conversation, demanda Les Bruxellois sont très exactement renseignés
de Liège maintint les troupes belges sur la li- au sous-lieutenant s'il avait une faveur à sol-
possibles « s'il s'agit de marchandises péris- journal viennois. Le soi-disant Bordelais de sur les combats en Flandre. De jour et de nuit,
gne couvrant la Belgique centrale, afin de per- sables ou encombrantes ou s'il ne peut être la Nouvelle Presse libre indique dans la capi- liciter. L'officier demanda à être conduit à des trains de blessés, conlposés chacun de 40 à
mettre à la France de gagner les quelques Il n'est pas très facile de comprendre les l'ambulance de Sainte-Menehould, car il savait 50 wagons, passent à la gare du Luxembourg et
jours qui lui étaient indispensables pour ache- pourvu au payement des dettes exigibles. » tale girondine un certain restaurant du « Cha- que nos troupes ne tarderaient pas à réoccuper à Laeken, se dirigeant vefj l'Allemagne. On
et c'est vraisemblablement l'opération qu'on a peron-Rouge ». Il n'y a à Bordeaux, ni projets des Allemands; nous les voyons un jour la ville. L'événement justifia ses prévisions, et compté une moyenne de cinquante trains para
ver sa mobilisation. Ce fut lui qui repoussa voulu viser en parlant de l'acquittement du nulle part en France aucun Petit Chaperon- se jeter avec fureur sur notre extrême gauche, bientôt il se retrouvait au milieu de ses compa- jour.
avec dédain les propositions que par deux fois passif correspondant Rouge qui laissera manger sa galette et son puis la lutte se calme pour reprendre avec gnons d'armes.

lui fit faire l'Allemagne pour obtenir l'immo- « au moyen des On a l'impression dans la capitale que les Alle-
bilisation des forces belges dans le camp re- fonds existant en caisse ou à provenir des re- petit pot de beurre par aucun loup germani- énergie au moyen de nouveaux contingents. mands préparent leur retraite et qu'ils sont déci-
couvrements Dans ce cas, le président du Espèrent-ils encore remporter sur notre frontL Les p ertes allemandes dés à livrer bataille autour de Bruxelles. Tout le
tranché d'Anvers. Les Allemands savent bien que, fût-il déguisé en bonne mère-grand. Cela,
tribunal civil ».devra être saisi de la question. Il jamais plus. un grand succès, qui leur permettrait de ra- long de la forêt de Soignes, entre Bruxelles et
que c'est la volonté inflexible du roi Albert aura à se prononcer sur l'opportunité de la mener la majorité de leurs forces contre les Il se confirme que l'ennemi a, eu, au cours des Waterloo, où se trouvent dans un paysage pitto-
d'accomplir jusqu'au bout tout son devoir qui vente, appréciera les raisons Russes? Ce plan, si vraiment il est le leur, actions dans la région d'Ypres, un nombre de morts resque les maisons do campagne et les villas des
a déjoué leurs calculs et leurs intrigues; aussi le séquestre, « invoquées par et de blessés exceptionnellement élevé. On signale Bruxellois aisés, des préparatifs de défense sont
ont-ils tenté de fausser son rôle et d'éveiller et fixera une mise à prix mini- L'autonomie de l'Alsaoe-Lorraine nous paraît avoir avorté; nous repoussons tou- notamment qu'avant-hier samedi, un détachement faits. A la Petite-Espinette et au Vivier-d'Oie, soit
les défiances de son peuple en le représentant l'actifmum, de manière à éviter que ces éléments de tes leurs attaques et nous sommes en état de ennemi comprenant 130 hommes a été fait pri- à environ huit kilomètres de la capitale, on a fait
ne soient réalisés au-dessous de leur va- repousser celles qu'ils vont encore lancer, nous sonnier. Ces 120 hommes constituaient tout ce évacuer les villas, et des meurtrières ont été per-
comme ayant délibérément sacrifié les intérêts leur réelle On sent si la tâche ainsi assignée avons même nettoyé complètement la rive qui restait d'un bataillon qui, le matin même, cées dans les murs pour les mitrailleuses qui sont
et l'existence indépendante même de la Bel- président
».
du tribunal civil est complexe, directeur du Temps gauche de l'Yser. Et pendant ce temps-là les était parti à l'assaut de nos tranchées avec un mil- déjà installées.
au
gique aux entreprises de la Triple-Entente. quelles connaissances Au
lier de soldats.
techniques elle sup- Russes avancent. L'autorité militaire fait une chasse effrénée
iVaines manœuvres! Les peuples vont d'ins- chez ce magistrat. 'Dans les dernières années un mot a joué en En Prusse orientale, ils sont arrivés sur la Nombre de compagnies, entre autres la compa- gardes civiques qui doivent se présenter dansaux les
tinct aux héros et aux apôtres, et le roi Albert pose, Alsace-Lorraine un rôle tel dans la vie politique ligne StallupcEnen, Possessern, Johannisburg, gnie de la garde prussienne opérant de ce côté, et locaux de l'ancienne école militaire, rue Léonard-
joint tout l'héroïsme de l'âme la plus vaillante faites, recommandations
Des
d'ailleurs. Il devra
excellentes lui sont qu'il paraissait réunir en lui seul toutes les re- Neidenburg, Soldau (Possessern est à 50 kilo- des compagnies du 2° corps bavarois, qui avaient de-Vinci. Beaucoup de gardes cherchent à s'enfuir;
à toute la loyauté de l'esprit le plus droit et du opportune « fixer une époque vendications du pays et qtje beaucoup ont cru nu&tres de la frontière au nord de Loatzen);v
été complétéés à l'effectif de guerre au début de c'est pour cela que l'autorité militaire ne délivra
«œur le plus juste. la
pour vente ». Il ne devra pas qu'il offrait le moyen simple et définitif de ré- novembre, ne compteraient plus que 100 à 50 hom- pas de passeports actuellement.
Albert I" a définitivementélargi la place de momentla permettre « prématurément, alors que le soudre la question d'Alsace-Lorraine l'autono- sar, la rive gauche de la Vistule, l'ennemi se mes.
serait favorable cramponne encore autour de Plotsk et sur la Si les assauts subis ces jours derniers entre la
'la Belgique en Europe et fixé son influence sation trop prompte des biens ». Une réali-
ne pas mie. Englobée au sein de l'empire allemand ou au Warta, mais plus au sud, entre Kalich et Ve- mer et la Lys par les troupes françaises et une LA FÊTE DU ROI ALBERT
'dans le monde. Le président de la République chandises, qui sont le ou des mar- besoin indépendante comme Etat-tampon, l'Al- partie des troupes britanniques ont été plus par-
lui a renouvelé hier, l'assurance que la France risquerait de déprécier gage des etcréanciers, lioune, il est bel et bien en retraite et est ren- ticulièrement violents, ils ont, en fait, abouti à de
de porter
sace-Lorraine autonome aurait, de l'avis de quel- tré sur son territoire. Aux environs de Tchens-
est, comme ses alliés, fermement résolue à ne ce gage «
ques-uns, donné au petit peuple que se disputent véritables hécatombes pour les Allemands.
là même atteinte intérêts qu'on en- tokhovo, il a tenté sans résultat un retour offen- Sur plusieurs points du front, les lignes sont Comme nous l'avons dit, la fête du roi Albert
pas déposer les armes avant d'avoir obtenu par tend sauvegarder
aux
Tous ces conseils sont la France et l'Allemagne une situation enviable sif plus au sud encore les Russes ont franchi tellement rapprochées que les Allemands ont dû été célébrée avec beaucoup d'éclat dimanche. Ab,
pour le droit violé des réparations définitives, empreints d'une réelle ».
sagesse. Il restera ou au moins tolérable au point d'effacer la vio- la Schreniava et occupent Miechow, à 30 kilo- supprimer leurs guetteurs et leurs sentinelles part les cérémonies et les manifestations que nous
et pour la paix des garanties inébranlables. En qu'à les mettre ne lence et l'injustice commises en 1871. avons signalées hier, il y en eut de fort émouvantes
dehors de ces réparations et de ces garanties, il en application. mètres au nord de Cracovie, dont l'investisse- pour les abriter complètement dans les tranchées. à Marseille et à Toulon. Dans la première de ces
Exceptionnement, il conviendra d'assurer Etait-ce vraiment la solution de la question? ment est prochain. Les Russes ont dépassé
n'est pas, en effet, de solution possible à cette Comment convient-il d'envisager aujourd'hui cette Tarnow et débprdent au nord les Autrichiens Les excès des Allemands en Alsace villes, le préfet des Bouches-du-Rhône, le général
guerre qui nous fut imposée et que les puissan- tions « la continuation des entreprises ou exploita- demande d'autonomie formulée si souvent et si Servières, commandant la 15° région, et M. Pierre,
commerciales, industrielles ou agricoles qui s'accrochent sur les rivières Dunœtz et Le octobre dernier, un bataillon du 123" ré- maire de Marseille, ont fait visite au consul de
ces alliées poursuivront jusqu'à ce que l'ave- dépendant des maisons allemandes, vivement au cours des dernières années? Chas- Wistoka. En résumé, la situation de l'ennemi 25
nir de l'Europe nouvelle soit assuré et que tou- chiennes autri- giment d'infanterie de la landwehr wurtember- Belgique. Des milliers de visiteurs se sont fait ins-
ou hongroises placées sous séques- sons l'équivoque et calmons les scrupules de quel- ne s'améliore ni l'ouest, ni à l'est; ce n'est geoise attaqua le village de Sengern, au fond de crire au consulat où chacun laissa son obole pour
tes les nations y trouvent la paix avec la di- tre ques amis les mieux intentionnés pour nous. pas l'entrée en ligne des Turcs qui peut y la vallée de Guebwiller, occupé par deux sections l'ceuvre de secours aux réfugiés belges.
gnité. ». Ce sera le cas toutes les fois que cette
continuation sera commandée par les intérêts Dès le lendemain de l'annexion, il s'était formé changer quoi que ce soit; ne s'améliorant pas de chasseurs alpins. Canonnés par deux pièces de A Toulon, plusieurs délégations se sont rendues
de la défense nationale ou par ceux d'une in- en Alsace un mouvement autonomiste. L'idée, malgré d'énormes sacrifices de soldats, elle ne 77 et exposés au feu de quatre mitrailleuses, nos au consulat de Belgique et ont prié le commandant
émise d'abord par des savants d'outre-Rhin, parmi tardera pas à s'aggraver de jour en jour. Si chasseurs alpins se replièrent à 500 mètres de Pol Bachelay, consul, de transmettre l'expression
DÉPÊCHESTÉLÉGRAPHIQUES dustrie française à alimenter; mais elle ne distance, abandonnant momentanément le village, de l'hommage de leurs concitoyens au roi et à la
pourra s'opérer qu'à la suite d'une autorisation lesquels je nommerai Treitschke, paraissait répon- nous ne comprenons pas facilement les pro- dans lequel pénétrèrent les Wurtembergeois, sui- reine des Belges.
dre aux sentiments d'un peuple qui avait conservé jets des Allemands, nous estimons qu'ils nous
DES CORRESPONDANTS PARTICULIERS DU ©eittpS expresse, « sur la réquisition du parquet, par le goût des. affaires publiques et l'esprit d'ini- sont très favorables. vis d'une voiture chargée de fûts de pétrole ap- D'autres délégations se sont rendues au cime-
décision du président du tribunal civil qui en portés spécialement de Colmar. Avant de pronon- tière devant le catafalque Relevé à la mémoire dea
fixera les conditions d'une façon précise ». tiative locale hérités des nombreuses petites ré- cer leur attaque, les Allemands avaient réquisi- soldats morts héroïquement en combattant les hor-
Rome, 15 novembre. Sur ce point encore, et touchant à des pro- publiques que le moyen âge avait vues se fonder tionné chez tous les aubergistes de la vallée des des ennemies; elles ont déposé des gerbes de
On mande de Berlin au Corriere d'Italia que le blèmes d'ordre infiniment complexe puisqu'il en Alsace. La plupart des hommes politiques des LA SITVA riOH DIPICMA TIÔVE bouteilles vides qu'ils remplirent de pétrole. Ces fleurs.
Reichstagtiendra une séance le 2 décembre. départements du Rhin avaient cru que l'autonomie bouteilles furent déposées devant les maisons par Enfin, sur les boulevards et dans les grandes
L'ordre du jour n'en est pas encore fixé cepen- s'agit d'exploitations industrielles, commer- pourrait servir à créer un état de choses suppor- 3, 5 ou 7, suivant l'importance de l'immeuble, et rues, de nombreux établissements et maisons par-
dantil est presque certain que le gouvernement ciales ou agricoles, la décision confiée au pré- table jusqu'au jour, qu'on jugeait prochain, du les hommes, armés de brandons, allumèrent l'in- ticulières étaient pavoises aux couleurs franco.
demandera de nouveaux crédits semblables aux sident du tribunal civil apparaît des plus déli- retour à la France. Au moment -où le Reichs,tag
La République de Saint-Marin, pour des mo- cendie sur un signal de leur chef. belges.
premiers. Bien que l'emprunt récent de cinq mil- cates. tifs que de majeures raisons d'Etat, peut-être, Ce chef, un oberleutnant, s'était réservé l'église, M. Edouard Herriot, maire de Lyon, a adressé à
liards ne soit pas encore épuisé, le gouvernement La circulaire se termine par une recomman- allemand s'ouvrit en 1874 aux députés élus par M. de Broqueville, chef du cabinet belge, le télé-
désire obtenir les fonds qui seront nécessaires dans dation qui sera très favorablement accueillie ne nous ont pas encore permis de connaître, dans laquelle il pénétra à la tête de dix hommes.
un avenir prochain. les administrateurs séquestres devront s'abs-
les pays annexés, ceux qui, après le rejet de la
demande de plébiscite, ne jugèrent pas incompa- a attiré l'attention de Guillaume II! L'empereur La troupe, obéissant aux ordres de l'officier, dé-
truisit l'orgue, défonça les confessionnaux et le
gramme suivant
Copenhague, 15 novembre. allemand, faute d'avoir un ambassadeur au- Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire
tenir « de tous frais inutiles comme de toutes tible avec leur dignité de siéger dans un Parle- près des capitaines régents qui administrent maître-autel, puis, ayant entassé dans la nef les agréer par S. M. Albert I", au jour de sa fête, l'exprès-
La nouvelle du transfert du 9° corps d'armée formalités objets destinés au culte, inonda le tout de pétrole.
allemand en Eologne est fausse. D'après des lettres reuses
arrivées ici ce cojps est encore sur le front ouest. 4 novembre,.».
surabondantes plus ou moins, oné-
Une circulaire antérieure, celle du
avait déjà formulé cette même re-
tonomiste ».,
ment hostile, poursuivirent un programme « au-
Cependant le groupe
` autonomiste à peine formé
ce pays de soixante et un kilomètres carrés, a
chargé son représentant à Rome, de présenter
*v là Consulta des remontrances au sujet de ce
Seul, un soldat catholique, ayant refusé de se join-
dre à ses camarades, fut aussitôt désarmé, ligoté,
et, d'après les renseignements recueillis, fusillé le
sion des sentiments d'admiration de la grande ville que.
j'ai l'honneur d'administrer. La cité de Lyon tout en-
tière me charge d'adresser au plus vaillant des rois-sol-
dats ses vœux les plus ardents. Les actes d'héroïsme
Copenhague, 15 novembre. commandation, qui1 devra être, rappelée âttx sé- 'vit le nombre doses adhérents s'évanouir ;subite- territoire sur lequel il demande, au gouverne- lendemain. Pendant ces opéra'ions, nos chasseurs
Le kaiser a envoyé un télégramme au sultan questres par le président du tribunal civil. Le ment. L'attitude que le gouvernement impérial ment italien d'exercer un contrôle. alpins â'ëtaienr rapprochés et avaient dessiné une accomplis chaque jour par l'armée belge sont le gage
souhaitant la bienvenue aux trois princes turcs ar- retour de certains scandales avait prise à son égard laissait reconnaître que évident des éclatantes victoires prochaines.
rivés sur le front ouest. sera ainsi, on peut '•' Les douze mille montagnards qui, depuis contre-attaque. Une balle française, pénétrant par Vous pouvez donner à S. M. Albert I" l'assurance que
l'espérer, évité. l'autonomie, telle que l'envisageait Bismarck, ne seize -siècles, sont établis sur leur enclave en- une verière, brisa trois doigts à l'oberleutnant, et les Belges en résidence à Lyon recevront de notre part
Copenhague, 16 novembre. En résumé, la nouvelle circulaire détermine devait pas assurer au pays l'indépendance la plus serrée dans les provinces italiennes de Forli l'ennemi fut chassé du village après avoir laissé les soins les plus fraternels.
Le Socialdemokraten, organe principal du parti de la manière la plus nette le mandat et les large vis-à-vis de l'empire, mais être simplement et 'de Pissano e Urbino, forment évidemment un sur le terrain 6 morts et emportant 65 blessés. Veuille;; agréer vous-même, monsieur le président,les
socialiste danois, publie un article disant que devoirs des séquestres. Elle mettra fin à des un jouet destiné à distraire les Alsaciens et à les Mais l'œuvre de destruction était accomplie 25 assurances de mes sentiments tout dévoués.
les socialistes allemands n'ont rien à faire au er- petit Etat dont, pour parler le langage de von maisons du petit village avaient brûlé et 4 seule-
congrès socialiste de Copenhague,en faveur de la dre,reurs d'appréciation qui tendaient à se répan- détacher de leur ancienne patrie. L'idée d'auto- Bernhardi, il est « scandaleux d'entendre dire ment, contenant des blessés allemands, avaient été De son côté, le conseil municipal de Béziers a
paix. L'initiative de ce congrès a été prise, seule- au risque de provoquer des abus préjudi- nomie avait, après 1874, une tendance antifran- qu'ils ont le droit de vivre tout comme une na- épargnées. Nos chasseurs avaient vainement es- voté une adresse exprimant son admiration au roi
ment par les socialistes scandinaves et hollandais, ciables au bon renom de la France. Par le ca- çaise, nettement prononcée. Les protestataires tion puissante et vigoureuse Ces hommes sayé d'arrêter les progrès de l'incendie; car l'en- des Belges, à l'occasion de sa fête, et faisant des
et ce n'est qu'après que les socialistes des pays ractère « conservatoire » qu'elle assigne aux vLauth, Kablé, Grad, etc., s'en séparèrent avec simples mais épris de liberté ».doivent se féli- nemi avait eu soin de couper la conduite d'eau. vœux pour voir la Belgique libérée et agrandie.
'neutres ont décidé de tenir ce congrès qu'un com- opérations ordonnées caractère qui fut éclat. Jules Klein et Auguste Schnéegans restèrent citer de n'avoir pas l'empire allemand'comme Ces faits sont constatés dans un rapport spécial A Clermont-Ferrand, tous les Belges réfugiés
muniqué a été envoyé aux socialistes de tous les toujours dans les intentions 'du gouvernement, seuls à défendre cette idée et acceptèrent les con- voisin. Ils peuvent être rassurés les armées de signés par les témoins du pays. Nous ajoutons que se sont réunis à la salle des fêtes, où un vin
pays. Le Socialdemokraten souligne enfin que les elle répond entièrement aux nécessités ditions du gouvernement. Schnéegans surtout re- si l'église n'a pas entièrement flambé, l'usine Ger- d'honneur a été offert. Des discours ont été
socialistes scandinaves et hollandais ont le même réelles. Quand l'état de la «uiation forte et vigoureuse » ne sauraient rer-Harreville, qui faisait vivre les habitants de prononcés par le consul de Belgique, par M. Des-
guerre aura pris fin, un nia tout son passé français dans un aiscours re- les atteindre. la contrée, est devenue la proie des flammes. devises du Dezert, doyen de la faculté des lettres,
droit d'agir en faveur de la paix que le président été formé tentissant que lui imposa Bismarck.
Wilson, dont personne n'a mis le moins du monde gage aura pour la garantie de toutes La plus petite République du monde échap- par le maire et le commandant du génie.
en doute la loyauté quand il offrait, dès le com- les créances. Ce sera un règlement de comptes Le chancelier de. fer avait eu besoin de ces pera donc au sort du duché de Luxembourg Nos aviateurs A Caen, de nombreuses maisons ont été pavoisées
à faire. Et si l'ennemi s'est livré, pendant la auxiliaires pour faire passer son semblant de dont la jeune souveraine dans son discours du aux couleurs belges en l'honneur de la fête du roi
mencement de la guerre, sa médiation.
Genève, 16 novembre. guerre, à des déprédations contraires au droit Constitution qui donna à l'Alsace-Lorraine en trône, au Parlement réuni dans sa capitale en- Une dépêche de Bâle dit que plusieurs aviateurs Albert. f
français ont survolé les retranchements ennemis Un Te Deum a été chanté'à l'église Saint-Etienne
Un quatrième convoi do réfugiés belges venant des gens, le voilà prévenu que, pour les dé- 1879 un Landesausschuss, un statthalter et un vahie, n'a pu que renouveler sa protestation et les villages d'Alsace. Une bombe a été lancée en présence des autorités civiles et militaires et
de France a été reçu à Lausanne par un nombreux dommagementslégitimes auxquels il sera con- ministère. Ce résultat obtenu, Bismarck jugea inu- contre la violation de son territoire, et tout en près de Mulhouse, tuant deux soldats. Les avia- d'une foule considérable.
public qui criait « Vive la Belgique 1 Vivent les damné, un moyen éventuel de payement va se tile de soutenir davantage les derniers autono- rendant un discret et courageux hommage à teurs ont jeté de nombreux journaux et des ap- Le président du conseil général du Calvados a
Belges 1 Le nombre des réfugiés arrivés jusqu'à trouver d'ores. et déjà constitué en France ~rnistes, que le peuple alsacien-lorrain avait dé- la Belgique, rappeler l'attentat dont son j>ays pels à la populationalsacienne. fait parvenir au gouvernement belge, au Havre,
une adresse de cette assemblée exprimant aux sou- d'actions de grâces, l'archiprêtre Kibarian, qui Of- 39 fr. 40, soit 33 fr. au départ, plus 6 fr. 40 de trans- de la violation de la doctrine de Monroe. Mais Les mesures suivantes, favorisées par les évé- Tout d'abord, la première réaction du courage
yerains belges l'hommage et l'admiration de la ficiait, a prononcé un émouvant sermon; il a en- port. cette éventualité a disparu. Mon pays désire ar- nements actuels répondraient donc aux vœux de c'est le mépris de l'adversaire. On se moque de
population du département. voyé le salut de reconnaissance des Arméniens de Quant aux œufs, poulets, etc., le Journal de Ge- demment le succès des alliés. Il entretient des re- tous les coloniaux.
A Paris, l'Assistance aux réfugiés et aux vic- France à la grande Russie, dont les légions, assis- nève montre que la Suisse n'en a pas assez pour sa lations d'amitié avec l'Angleterre, mais encore plus l'ennemi assez maladroit pour ne pas vous tuer.
1° Interdire par décret de l'importation des al"
times de la guerre. et les Amis de la Belgique, tées de nombreux volontaires arméniens, déli- propre consommation. étroites avec la France. Puissent les deux hémi- cools de traite, en provenance d'Allemagne, par
dont le siège est au, Cirque de Paris, avenue de vrent l'Arménie du joug ottoman, ainsi qu'à la sphères voir régner la paix par le triomphe des voie directe ou détournée; A Glermont, au cours de notre marche en avant,
La Motte-Picquet; 18>. à tenu à célébrer tout spé- Franco chevaleresque et à la noble Angleterre qui alliés! 2° Saisie immédiate de tous les stocks d'alcool
cialement la fête "du"'j;oi Albert. ` ont décidé, avec la Russie, de détruire définitive- GRAND-DUCHÉ M. Graça Aranha, membre de l'Académie .-fardai- de traite existant dans nos colonies africaines.
nous trouvâmes confondus des blessés français et
allemands qui s'étalent les uns les autres mis dans
Les réfugiés qui =s,e trouvaient au Cirque de ment la tyrannie turque, sous le joug de laquelle DE LUXEMBOURG lienne, est l'auteur d'un roman apprécié, Chànaan, Cette dernière mesure appelle les observations
Paris, au ïiombi~ de plus d'un millier, ont assisté tant de peuples ont gémi et dont la nation armé- qu'il écrivit il y a quelques années pour exposer le suivantes un état fâcheux, prouvant ainsi leur habileté réci-
à un déjeuner à l'issue' duquel un groupe de nienne a été la plus douloureuse victime. Le discours du trône danger que la colonisation allemande du sud du a) Par le procédé de la dénaturation et la re- proque. Or un artilleur allemand qui entendait le
dames, présidées par la'baronue Robert de Roth- A la fin de' la messe, des prières ont été dîtes >. Brésil pouvait faire courir à ce pays. vente comme alcool destiné aux usages industriels français était pris à partie par les nôtres.
schild, ont servi aux hommes le café et les cigares pour le repos de l'âme des soldats français, russes,
Nous avons récemment publié quelques pas- la perte à subir par les commerçants, chez qui Ecoute un peu, mon vieux, lui disait le plus
et des friandises aux femmes et aux enfants. anglais, belges, japonais, serbes, monténégrins et
sages résumés du discours prononcé par la jeune des saisies seraient faites, serait relativement fai- grognardj quand tu tires, je, rigole; quand, vous
L'après-rinidi. a été occupé par une représenta-
tion cinématographique, laquelle se pressaient
arméniens qui, dans cette guerre de libération,
grande-duçhesse de Luxembourg, en ouvrant, le
sont héroïquement tombés au champ d'honneur. 1.0 novembre dernier,
LETTRE DE RUSSIE ble
b)' S'il devait y avoir lieu a indemnités au pro-
tirez, nous rigolons.
la session parlementaire. Et l'autre, humilié dans sa vanité profession-
les réfugiés eux-mêmes et une foule amie de' la
Belgique.
La Marseillaise et la Brabançonne ont été chan-
tées par les spectateurs dans un mouvement d'en-
STTIR, MER Des journaux étrangers qui nous parviennent en
donnent des passages complets, que nous croyons
intéressant de reproduire. Appel du prince Troubetzkoï en
Lattre du prince Radziwill
faveur de la Pologne
fit de nos nationaux, on en trouverait les moyens
dans -la .'éalisation des saisies proprement alle-
mandes.
Lello, rongeait son frein.
• Après le mépris, le détachement. Les artilleurs
qui subissent le feu adverse à des heures détermi-
thousiasme qui prouve d'une façon absolue l'u- Nous sommes émus jusqu'au plus profond de l'âme
Le prince nées remarquent les bonnes et les mauvaises mé- '
nion des cœurs français et belges. par les terribles péripéties de l'effroyable guerre entre considérableEugène Troubetzkoï, qui joua un rôle
Autour la bataille de thodes de leurs confrères. Les obus tombent; per-
Au refuge de la salle Wagram la fête dû roi Le comte Reventfow des peuples qui nous avoisinent. Malheureusementnous dans l'action libérale de la seconde
et la marine britannique n'avons pas encore, après cent jours de lutte, entendu Douma, a adressé en faveur des Polonais cet appel sonne ne s'émeut ils arrivent à cent mètres il gau-
Albert a été célébrée d'une façon intime et tou-
LES gÉtiOS SOflT
che. Mais voici un coup mieux ajusté.
chante. Le déjeuner et le dîner ont été. agré- Notre correspondant de Copenhague télégraphie un mot de paix. Nous ne pouvons qu'aider à atténuer le émouvant LÉGIOJ} I Attention les garsl Vlà Ernest qui tiret
mentés de gâteaux, de champagne et de cigares. que le comte Reventlow, dont la compétence en
malheur, tâche dans laquelle tout le pays me soutient. Une nouvelle ère
i» .:. sie« et la Pologne. Jusqu'àcommence entre la Rus-
De magnifiques gerbes de 'fleurs ont été offertes matière navale est bien connue, a écrit dans, la Je l'en remercie profondément. ce jour, le peup!e polo-
Ernest? C'est un canonnier hypothétique, un Bo-
che idéal- auquel nos hommes accordent quelque
à Mme Combes, l'active et dévouée directrice de Detitsche Tageszeitung un article constatant que La neutralité du Luxembourg a été violée: Aioii'jBt'- nais n'a eu affay-e.qu'à la Russie' officielle ï maipte*
mon gouvernementnous avons protesté aussitôt *t, tiyiae" nant la savoir-faire de métier. On l'a placé dans l'a batterie
l'œuvre. Tout le monde fut ému aux accents. de
•••
la Brabançonne et de la Marseillaise, et la soirée
se termina aux cris de « Vive la Belgique! Vive
la France! »
Hommage des Arméniens
l'Allemagne so méprendrait gravement si elle
croyait la flotte anglaise affaiblie par ses pertes
les sous-marins allemands ont seulement détruit
quelques vieux navires et la marine britannique
est aussi valide qu'au commencement de la guerre.
L'opinion du comte Reventlow contraste étran-
maintenus.
de notre situation les puissances garantes de la con-
vention de Londres. Nos droits ont été méconnus, mais
seront
contact
guerre
avec le
le met
peuple
pour la première- foist-ea-
tifs polonais sont venus dans nos provinces >inté-»
Le Luxembourg ne se considère nullement comme rieures; Moscou seule donne asile à plus de mille
délié de '863 obligations de neutralité et les remplira habitants de la ville de Kalich, sans compter les une
Nous voici dans une ville, chez un riche bour-
russe. Des milliers de fugi- geois qui a su- déparer :se3 tableaux et meubles de
famille par des chromos attendrissantes et toute
bibeloterie de bazar. En son absence, nous
d'en face et l'on connaît son pointage.
Quand la casse devient sérieuse, la rage et la
fureur, l'emportent. Encore faut-il voir « les co-
chons », pouvoir leur cracher ,1a mitraille au nez,
encore dans l'avenir avec loyauté. Notre protestation émigrés des autres provinces polonaises. C'est Ii nous
invitons à déjeuner chez lui, car aujourd'hui les embrocher. Occasions rares où l'on s'expliqua
Les Arméniens de Paris nous communiquentl'adresse gement avec celle émise par les journaux alle- subsiste intégrale. La population s'est montrée cor- Moscou qu'arrivent 1* plus grande quantité de ces je « popote » avec des amis, sous l'œil vigilant du d'ailleurs la folie dos masses qui se ruent comme
~Suivante, qu'ils ont envoyée au roi mands, notamment dans le Berliner Tageblait, dont recte et pleine de tact vis-à-vis des troupes qui ont passé malheureux. Une confiance instinctive lés attire propriétaire dont le portrait domine la muraille. des meutes aveuglées par le sang.
le collaborateurmaritime déclare que la puissance Quel brave homme! Comme il bien fait de partir!1
A Albert I", roi des Belges. de la flotte anglaise est absolument réduite. par notre territoire. Je l'en remercie. Moscou, centre de la Russie. A ma question Il est plus difficile de résister quand on est loin
On ne pourra toutefois pas nous reprocher d'avoir vers Les Allemands, au passage, lui ont bien dérobé de l'ennemi, exposé à ses coups et ignorants du
Au nom de l'Arménie, depuis des siècles rava- manqué volontairementà nos obligations internationales. Pourquoi de toutes les villes de la Russie, les réfu- contre des' reçus dérisoires quelques objets pré-
gée par les barbares de l'Orient, les Arméniens Navires coûtés à Tsing-Tao Jusqu'à ces temps derniers, le Luxembourg,comme Etat giés choisissent de préférence Moscou, une pauvre cieux, mais ils n'ont pas complètement saccagé la
mal qu'on peut lui faire.
do Paris adressent, en ce jour solennel, l'hom- L'amirauté anglaise confirme que les navires Voici un capitaine qui nous arrive avec une bat-
indépendant, était heureux et a rempli à l'intérieur polonaise, femme d'un soldat, m'a répisndu « C'est maison. Et terie d'artillerie lourde. Nous l'attendions
mage de leur profonde et affectueuse admiration trouvés coulés à Tsing-Tao sont le croiseur autri- nous goûtons les charmes de la vie
au grand roi Albert I"
dont le nom brillera éter- chien Kaiserin-lilizabeth,et les navires allemands
des plus purs hé- Mis, Jaguar Fuchs, Tiger et Colorant, le contre-
comme à l'extérieur .tous ses devoirs. Il avait démontré » le commandant qui m'a envoyée ici. Il m'a dit
qu'il était capable et digne de vivre. Il veut et doit contl- « Va à Moscou, là-bas tu ne périras'pas. » civilisée. Que ce fauteuil Voltaire est donc juste- tant d'anxiété qu'on lui commande de s'installer aveo
nellement dans la
ef
constellation
ros de l'Histoire', des la
s'est faite, au prix'
noble
plus
nation belge, qui torpilleur Taku et le mouille-mines Buchin.
effroyables souffran-
rver a'vivre. » Et en effet, les Polonais qui se réfugient à Mos- triarche
Les merveilles d'héroïsme de nos voisins augmentent cou ne périssent pas. Ils trouvent ici
ment
un accueil fra- a légué.neEt
honoré par la province! Tout l'esprit du pa-
pèse rien à côté du confort qu'il nous
ton», de suite à proximité do l'ennemi et de tirer
toute la nuit.
Les lueurs des gros canons vont le faire repé-

<'
ces, avec une bravoure et une abnégation mer- Un yacht armé en guerre la grandeur de leurs pays. Jûn y appréciera les efforts ternel,
un toit et du pain; la municipalité et dp Philippe, sur cet horrible guéridon Louis- rer, et demain, dès l'aube, il recevra des marmites
veilleuses, le martyr épique de la liberté en que nous faisons pour conserver notre modeste foyer quelle surprisel Des journaux illustrés!
Europe, la magnifique avant-garde de la croisade Andrews, L'amirauté anglaise a accepté l'offre de M. Hugh qui cache le bonheur de nos enfants. Dieu protège notre nombreux particuliers russes et polonais apportent Enfin nous allons « voir la guerre, dans que sa lenteur d'évolution l'empêchera d'éviter. II
membre du Royal Yacht Squadron, du- chère patrie l leur généreux concours. Faut-il dire quelle impres- » un pa-
en fait logiquement la remarque.
du droit. • tiliser son yacht à vapeur Verona pour le service sion produit sur les Polonais la manière dont le norama et non plus dans un trou de taupe. Comme Je vous donne l'ordre d,e tirer toute la nuit,
Vive le roi Albert I*rJ Vive la Belgique! qui de patrouille dans la mer du Nord. EN ORIENT peuple et la société russes,agissent envers eux? Un c'est joli! Des assauts à la baïonnette, des gestes répond le général en chef, qui a ses raisons pour
iemain se relèvera de ses ruines sanglantes, plus habitant de Kalich m'a dit, les larmes aux yeux rythmés, des charges furieuses, des drapeaux. dé- exiger ce sacrifice.
grande, plus belle, plus glorieuse que jamais. Une mine flottante dans la mer Egée La guerre civile en Albanie ployés. Combien nous sommes disgraciés pour nous
=«5s»
« Jusqu'ici les Polonais étaient séparés des Russes battre depuis trois mois, sans avoir jamais rien vu L'homme part pour accomplir sa mission. Ja
D'après une dépêche d'Athènes, une mine flot- Cettlgné, 15 novembre. » par un mur officiel, érigé par les Allemands. le vois disparaître dans la brume. C'est le typo
LA CAMPAGNE RUSSE tante turque a été recueillie le 14 par un navire an- de pareil! Il doit il y avoir quelque part des sol-
Les renseignements parvenus ici, depuis quel- » Maintenant ce mur est tombé; les deux peuples dats heureux qui vivent des heures aussi gran- du « musculaire » à la forte mâchoire. Mais ij

critique.
glais, au large do l'île de Tenedos. ques jours, représentent la situation de l'Albanie » se sont vus et se sont compris. a l'œil incliné des artistes. On le plaisantait par-
On suppose que cet engin' provient des Darda- dioses. Nous, nous avons reçu des marmites sans
du nord, en particulier dans la région comprise » Mais cette œuvre ne fait que commencer. savoir d'où elles ce qu'il porte un nom un peu funèbre, quelque
nelles, d où il aura été entraîné dans la mer Egée entre le Drin et la Matia, comme particulièrement Kalich seul a subi plus de 40 millions de dom- mande venaient. D'ailleurs on ne le de- chose comme cercueil.
Avance générale des armées du tsar
Communiqué officiel de l'état-major
~~Nou~elles
par les courants.

d~l'ge~
mages. Il n'y a plus ni pharmacies ni boutiques
Toutes les tribus catholiques et musulmanes en d'aucune sorte. Il y a des villes et des villages
sont venues aux mains, et des combats acharnés où tout a été réquisitionné par les Allemands
Mais,
pas sur le moment.
au fond, je crois que la fumée de toutes
ces batailles en peinture monte simplement d'une
Fichu nom pour partir en guerre! disait-on,
Ce présage ne l'inquiète, pas. D'ailleurs il
peut avoir aucun doute sur son sort. ne `
Petrograd, 15 novembre. ont eu Uéu dans les montagnes, au nord-est d'Ales- les chevaux, le bétail, les grains, même les mate- pipe dans un atelier douillet. Il n'y a que les des- Il nous revient trois jours plus tard, sain et sauf,
Dans la Prusse orientale nos troupes, tout en sio.
De fréquentes et vives escarmouches ont lieu à las. Ils ont tout pris, et en échange, ont remis un sinateurs qui voient des Prussiens. Les veinards!
C'est que leurs crayons ne les font pas fuir. Nous, toujours aussi calme, indifférent. On le presse de
éombattant, progressent avec succès sur la ligne la frontière entre les postés monténégrins et de reçu ainsi libelléserar« effectué Pris tant de marchandises questions. Il nous détaille les heures qu'il vient
allant de Stalluponen à Possessern, près d'Anger- petites, bandes. albanaises, qui cherchent,, 'a péné- » le payement par le.gouvernernènj. iniers. nous n'avons jamais vu de Prussiens que prison- de vivre, sans se départir de sa placidité. ,o.
burg, et aux environs de Johannisburg. trer au Monténégro,' pour s'y livrer au 'pulâgë, » russe; » La campagne est ruinée les champs' coup auEt coin les prisonniers on les découvre tout à ïi.j'ai été 'repéré '-par 'triangulation. Au ma-
L'action continue dans la région de Soldau et de ANGLETERRE ' Toutes les mesures de précaution ont été prises n'ont pas été ensemencés; la Pologne est devenue la d'un bois comme un bétail craintif. tin lès marmites sont arrivées avec des écarts
Neidenburg, où nous avançons malgré la résistance Un jour, j'étais près d'une .batterie en- position
acharnée de l'ennemi. La mort de lord Roberts par les autorités militaires, en vue de prévenir ces Belgique russe. Mais la Belgique est aidée par l'An- qui tirait variables. Puis elles nous ont serré de près. Uno
incursions. gleterre et la France, tandis que la Pologne ne son mille et unième coup de canon de mes pièces fut renversée. Je donnai l'ordre
En Pologne, sur la rive gauche de la Vistule, la Des centaines de familles albanaises, fuyant la peut être dans le vide. Les bons artilleurs grignotaient mé-
bataille se déroule sur le front de Plotsk et de la La nouvelle de la .mort du maréchal Roberts a civile, ont passé, do la semaine secourue que par nous. Le manifeste du lancoliquement de précipiter le tir des autres pour que l'ennemi
produit dans tous les milieux un douloureux éton- guerre au cours leur boule de son qu'ils délais-
rivière Warta.
nement. En Angleterre, où le vieux soldat jouis- dernière, en Serbie et dans les nouveaux territoi- généralissime annonce, dans le cas de la victoire saient par intermittences, juste le temps d'envoyer ne pensât pas nous avoir atteints. II me fallut ré-
Sur le 'front de Kalich et de Velioune, l'ennemi res monténégrins. russe, la résurrection politique de la Pologne, libre quelques salves. Un cri retentit: Les Prussiens! veiller le lieutenant X. qui n'en pouvait plus ?
recule.. sait d'une popularité immense, l'émotion a été :
dans sa religion et sa langue. Mais avant la ré- « et dormait a poings fermés. Pauvre garçon! Une
Aux environs de Tchenstokhovo et vers le sud, vive. Tous les journaux consacrent de longs com- Paroles royales surrection politique, il faut penser à sauver cet abandonne le tir» Les Prussiens! Tout le monde quitte les pièces,
minute après, il était mort. Puis une autre de mes
l'ennemi a tenté une offensive, mais a il échoué. mentaires à la glorieuse carrière du héros de et s'en vient sur le bord de la
Notre marche continue sur Cracovie. Kandahar. Une délégation de professeurs des universités infortuné pays de la mort par la faim; et cela route voisine pour regarder passer un convoi de pièces fut bousculée et'deux servants tués. Je fis
En Galicie, las Autrichiens s'efforcent d'organi- suivant Le maréchal French a envoyé le télégramme roumaines, reçue en audience ces jours-ci par doit être avant tout notre œuvre, l'œuvre du peu- prisonniers. Mes bons artilleurs, depuis des se- évacuer mes hommes et je les réunis autour de
à lady Roberts le roi Ferdinand, a donné lecture au souverain ple russe. Il faut que le malheureux peuple polo- maines, moi dans notre abri. Ils étaient défaits, mais vou-
ser des positions défensives sur la rivière Dunœtz, d'un mémoire se terminant ainsi nais sente que le peuple russe est vraiment pour en avaient démoli de ces Prussiens. laient aller chercher les corps de leurs camara-
dans la région à l'ouest du front Zabno-Tarnow et Au nom de l'arméo do Sa Majesté servant en France, lui un frère, il faut qu'il voie que chez nous les
sur la Wistoka, le front d'Iaslo. permettez-mol de vous exprimer, à vous et à votre fa- Les horreurs dont ont été victimes les Roumains de la des. Je les retins, sachant d'avance quel specta-

frères.
sur actes accompagnent les paroles. Les Polonais doi- Nous faisons la guerre comme des termites. cle leur était réservé. Alors je leur fis la con-
Nos troupes sur le front de Galicie s'avancent mille, notre cordiale sympathie. Votre chagrin est par- part des Autrichiens après que ceux-ci ont occupé de
vers les passages travers les Carpathes. tagé par nous tous, qui déplorons la perte d'un chef nouveau la Bukovlne nons font prévoir que si l'Autriche vent sentir que leurs souffrances, leurs sacrifices Du petit au grand, chacun possède sa cave. Les versation en offrant des cigarettes à la rondo
[Angerburg et Pcssessern se trouvent au débouché bien-aimé, comme on l'appelait.Il semble que cette mort sortait victorieuse de la lutte nos conationaux seraient n'ont point été vains et que, quelle que soit l'is- généraux tiennent salon dans des catacombes, par- pendant que les « quinze » pleuvaient autour do
nord des grands lacs de Mazurie, et Johannisburg,Soldau constitue une fin bien en rapport avec la vie de ce grand exterminés; l'heure est arrivée de tirer l'épée contre les sue de la guerre, un immense résultat est. -déjà faitement aménagées, d'ailleurs, avec chauffage notre trou. « En somme, leur dis-je, c'est vrai,
et Neidenburg, aux débouchés au sud de ces îacs. soldat qui s'éteint au milieu des troupes pour lesquelles violateurs de la paix, qui traitent de cette façon nos atteint l'œuvre polonaise est devenue maintenant central, plancher et tapisseries de paille. Seules, nous avons écopé, mais quoi! nous avons peut-
La rivière Dûnœl! ei} Galicie, est un affluant de ia il avait une si grande affection et à portée du son du l'œuvre russe. L'aide aux Polonais qui ont souf- les portes et fenêtres sont discrètes, à cause de être sauvé cinq ou six cents fantassins. Compa-
Vistule, qui coule du sud au nord, passant à quelques cemon. Le souverain, qui a fait aux délégués un accueil fert de la guerre doit revêtir le caractère d'une l'impôt prélevé par l'artillerie ennemie. Mais rez,. N'est-ce pas que vous voulez bien recom-
kilomètres à l'ouest de Tarnow. En France, où l'on peut dire sans aucune exa- particulièrement cordial, a répondu immense manifestation populaire russe. Le com- quand elle réussit dans son interminable inqui- mencer ? » C'est singulier, mon discours les a re-
La Wistoka est un autre affluent de la Vistule, cou- gération que lord Roberts était aussi connu que Je ne puis avoir d'autres sentiments que ceux de la na- mencement sera peut-être difficile, mais dans les sition, c'est tout bénéfice. Le coup qui vous tue montés. L'ennemi ralentissait ses volées. Ils sont
lant aussi du sud au nord à une vingtaine de kilomètres de l'autre côté de la Manche, l'émotion n'a pas tion roumaine; les professeurs ont non seulement le temps présents des miracles s'accomplissent cha- vous enterre. Que lui demander de plus complet? tous' retournés à leurs canons sans rien dire.
à l'est de Tarnow. été moins profonde. droit, mais le devoir de guider l'opinion publique, dans que jour. J'ai pu observer moi-même, dans notre Rassurez-vous. C'est l'exception. Il faut la déveine.
Ces deux rivières, descendant des Carpathes, forment Le général Galliéni a adressé au maréchal
deux fronts en avant et en arrière de Tarnow. Les Au- French le télégramme suivant les grands mouvementsnationaux. province, le spectacle suivant la petite ville df Récemment, une note officielle sur les effets de
Il convient cependant de laisser aux auteurs Respon- Kalonya, qui n'était préparée que pour recevoir la grosse artillerie a bien voulu nous avertir que Nous écoutions, tendus, ce récitx terne et
trichiens s'efforcent donc, sur le cours inférieur de la
Dunqctz et le cours supérieur de la Vistule a Iaslo, d'ar- J'apprends avec une vive émotion la mort du maréchal sables, le choix du moment pour la réalisation des as- très
peu de blessés, en voit arriver dix fois plus, nous n'avions pas plus de chance d'être tués par morne, sans mouvement, sans nerf. Notre cama-
rêter la marche des Russes do Tarnovv sur Cracovie.] Roberts. Notre glorieux camarade meurt en France, où '.1
était venu admirer sur le front l'élan fraternel de nos
pirations nationales. •,< sans avoir reçu le moindre avis. D'abord, on mit les marmites que par les pots de fleur qui tom- lité nous rade contait son histoire comme une ban~tu-
uniquement pour nous faire comprendre '•
A l'issue de cette audience, les professeurs des les blessés sur le parquet, sans paille ni linge, et bent des balcons dans les rues de Paris. Va pour
Taraow et Cracovie armées unies pour la défense de la liberté du monde. universités ont tenu une réunion à laquelle' ont à quel point la notion du dévouement facilite le
Les troupes sous mes ordres s'associent au deuil de l'ar- plusieurs on ne savait avec quoi les nourrir. Deux jours les pots de fleur! Le mot a fait fortune. Il est
assisté les chefs de tous les partis et tard, tous étaient non seulement logés, mais plus élégant que « marmite », dont le parisianisme ture courage. En dehors do cette constatation, l'aven-
C'est donc entre Tarriow; et Cracovie que se mée anglaise. anciens ministres, et au cours dé laquelle là'cota- plus elle-même n'avait pour lui aucun inté-
mission qui s'était rendue auprès du roi Ferdi- nourris; des inconnus ont apporté do la paille, n'est cependant pas douteux. La preuve, c'est rêt.
déroulent, en ce moment les opérations princi-
jjalco de la campagne russe, suite et conséquence
de la prise de Lemberg "et de Iafosla'v,de:Tlii-i'
yestissement de Przemysl et du refoulement sur
aes Carpathes des armées autrichiennes battues.
Le gouverneur militaire de Paris a en outre
adressé le télégramme suivant au Daily Mail
J'ai appris .à; connaître pt à admirer le maréehal Ro-
berts, non seulement quand il commandait l'armée an-
démarche, >>-ii- ;):
nand, a fait connaitre le résultat favorable' do"?sa d'autres .des matelas, du linge, des oreillers. Des qu'une de ces cités nouvelles s'est baptisée elle-
paysans ont -apporté dateurs villages des denrées même « Marmite City ».
Un comité national a été immédiatement' cons- de toutes sortes, et' tout cela s'est fait de'SOi- Vous voyez que nous ne sommes pas tout à fait
titué, et l'assemblée a voté la résolution sui- même, sans organisation. C'était un mouvement des sauvages, quoique les habitants d'un de ces ennuyé d'être dérangé de ses occupations indus-
;L~réso;utionn-impJacal)le de cet homme, oui.
dôno.' l'eût {supposée >ïë" voir?, Il ..semblait passif,"

glaise au Transvaal, en face de Madagascar, où je sui-


Tarnow est une ville commerçante peuplée vais de près sa glorieuse campagne, mais dans ses livres vante h "'•'' instinctif populaire. Eh bien, voilà, c'es,t ce mou- villages nègres aient avisé par affiches leurs visi- trielles vant
par cette maudite guerre. Et le voici de-
d'environ 20,000 habitants en majeure partie nous tranflguré comme Dante au retour dos
israélites.'C'est une ville de garnison, mais non de tacticien, qui demeureront des modèles. Au cours de Nous nous engageons envers le pays à poursuivre ijnc vement, qui guérit toutes les blessures, qui est teurs éventuels qu'ils constituaient la tribu des enfers, dépouillé de sa loque humaine, idéalisé,
ma carrière coloniale, j'ai lu souvent son volume le plus immédiate action nationale, jusqu'à la complète réalisa- .nécessaire au moment présent. Il ne s'agit pas de « Mangeurs de Feu », ajoutant d'ailleurs avec
une place forte. célèbre, Forbj-onc years in India, et j'y ai noté bien des tion de l'idéal national. blessés isolés, ni même de milliers de blessés, il peine que cette race allait bientôt s'éteindre supérieur à la matière qui demeure ù côté de
Cracovie, c'est la "ville sainte de la Pologne, âme.
1'anciennè résidence de ses rois, cité pittoresque aperçus originaux et de précieux enseignements. Une délégation du comité, composée. de .oinq s'agit du peuple polonais tout entier blessé. Que pour diverses raisons, dont la meilleure, somme sonNul ne peut préjuger le
fondée par Krak, en 700, érigée en capitale par anciens ministres, a présenté hier, aux chefs des la grande vague rns~3 se soulève et vienne a son. toute, était « la rareté du sexe féminin ». Voilà courage dont fera"
trois grands partis, 1 invitation à se mettrai d'ac- aide et quo la Rus -.j apparaisse maintenant a la l'esprit de l'Argonne, « l'esprit de bois », comme' preuve son voisin. Je connais des tranche-monta-
Boleslas le Grand, conquise par les Autrichiens
en 1794, rendue la.
Pologne par Napoléon en
RUSSIE cord en vue de l'action immédiate décidéenpâr le Pologne comme la Russie libératrice dos peuples, dit le journal « local » des tranchées. La rédac- gnes qui se ridiculisent devant un pistolet et des
1809, constituée en république en 1815, annexée Contre la colonisation allemande national..
comité natio1nal. natures indolentes que crispe une énergie sou-
par l'Autriche en" 1846, au mépris de tous les
droits. Tous les héros de la Pologne, Jagellon, Le conseil des ministres russe devait s'occuper,
En Épire et que ce mouvement fraternel vers le peuple tion en est confiée bénévolement à un officier qui, daine,.
polonais nous soit garant que notre future vic- pour l'occasion, redevient potache. Potaches, voilà
déconcertante..
et
C'est une affaire de physiologie mystérieuse


saint Stanislas, Sobieski, Poniatowski et Kos- dans sa prochaine' séance, des mesures à prendre Les réfugiés musulmans de la région do Kbrytsa, toire sur l'Allemagne amènera la rénovation de bien ce que nous sommes, délurés, camarades, Le courage, quel cadeau divin malaisé à rece-
ciuszko, reposent dans la cathédrale. Cracovie contre la colonisation allemande en Russie. réintègrent en masse leurs foyers. la Russie elle-même. » simples, dépouillés des parures orgueilleuses de voir!
Un soldat grec a été tué par une bande albanaise Cet émouvant appel a provoqué une lettre du l'existence. Aucune besogne ne rebute. Quand je Il en est qui l'acceptent d'un air gaucho et
possède une université fameuse.
Cracovie a 160,000 habitants. La garnison, en On se souvient, écrit à ce propos le Rousskùïé-Slovo, àKourmely.. prince Radziwill dont voici le contenu vois des hommes d'une haute classe sociale un emprunté. D'autres le reçoivent naturellement,
temps de paix, compte 20,000 hommes d'élite. que cette question a été posée déjà par M. Stolypine,qui
« Cher prince, chassé de mes domaines par l'en- balai à la main, raclant les
routes avec con- comme' des saints que désignerait, tombant du
Ce chiffre aurait été porté à 175,000 ou 200,000 déposa un projet de loi interdisant aux sujets étranger~ ÉTATS-UNIS nemi qui a dévasté ma patrie, je suis venu en Rus- science, je ne puis me rappeler sans une émotion ciel, une colombe poignardée. C'est le miracle de
hommes.
C'est une place 'de guerre, tête de pont sur jet
l'acquisition de terre dans les zones frontières. Ce pro-
fut retiré de la Douma d'empire par le ministère de; La neutralité du canal de Panama
sie, et à Moscou, « au cœur de la Russie », j'ai lu neuve les vers de Verlaine la guerre. Le plus grand nombre le prennent en
maltrisant leurs nerfs et leur raison comme un
la Vistule. Les troupes russes qui ont traversé l'intérieur. votre appel chaleureux dans lequel vous avez ex- La vie humble, aux travaux ennuyeux et faciles, acte de foi. Nous sommes tous les vestales pudi-
Cependant, 11 y a dix ans, le nombre des colons alle- Une proclamation du président Wilson autorise primé si profondément et si fortement les malheurs Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d'amour.
la .îchreniava à une vingtaine de kilomètres au mands
personnes
gouvernementde Volhynie dépassait
nord et qui s'avancent de Tarnow, située à qua- 200,000 dans le seul possédant plus de 500,000 hectares.
les navires de guerre de toutes les nations, moyen- do mon pays. Je ne puis m'empêcher de vous dire
nant payement préalable des taxes d'usage, (à uti- quelle émotion ont fait naître en moi vos paroles Oui, nous sommes ici comme des frères
lysé..
lais, la

ques de ce feu sacré. Quelle en est la source? On
chercherait vainement dans un sentiment ana-

i
tre-vingts kilomètres à l'est, auront bientôt enve- ministre de l'intérieur faisait liser le canal de Panama, à la condition d'obsqr- adressées au peuple polonais blessé. Seul celui qui,- claustrés dans une solitude dont les frontières se
Le remarquer que les
loppé la cité sainte de la Pologne, brisant la der- colons allemands devraient être considérés
nière résistance que les armées autrichiennes sujets fictifs, car en même temps ils ne cessentcomme des ver les règles de neutralité suivantes pendant la comme moi, a vu ses souffrances, la dévastation de trouvent marquées par le feu du ciel. Nul n'en sort Un lieutenant, frappé à mort, disait à l'aumô-
pas d'être durée de la guerre des>io- sans laisser toute espérance, de vie à ,l'avant, nier « J'ai une petite, femme jolie que j'adore.
disloquées opposent à leur marche. sujets allemands. C'est pourquoi le ministre de l'intérieur Il est interdit à tout avion bolligérant do! s'éle- son pays, et qui a souffert de la grossièreté lui direz que j'ai pensé à elle. Mais il y a
ver de la zone du canal, d'y atterrir ou de la fran- latours, peut apprécier la profondeur et la force de d'honneur à l'arrière. Une religion nous main- Vous
La ©lierre
-r-. proposa d'appliquer l'interdiction d'acheter de la terre
en Russie non seulement aux sujets allemands, mais
aussi à leurs descendants mâles, même naturalisés
chir. vos paroles sur les malheurs de la Pologne. Je ne
Les navires belligérants ne devront se servir do répéterai rien; les faits sont connus de tous. La so- pas,
la télégraphie sans til que pour les afiaires intéres- ciété russe, grâce la généreuse initiative de M<
tient ici, une religion, à laquelle nous ne pensons quoique chose que j'aime plus qu'elle encore c'est
que nous no critiquons pas, une religion enfin. ma patrie. Avant que je meure, assurez-moi qu&
Comme elle ennoblit les individus Cet officier, nous serons victorieux. »
avec la Turquie
russes. Cherchez donc la racine terrestre d'un tel jail-f
Mais ce nouveau projet ne fut pas discuté, lui non santle canal. Konovalof (1) est largement venue à notre aide. en quête do mots d'esprit pour amuser les soldats lissement
plus, dans la Douma d'empire. Cette proclamation est accompagnée d',uh accord Mais je veux témoigner ici que si grands que qui vont mourir, c'est le plus beau type d'homme vers la pureté.
En raison des événements actuels, cette question en- intervenu entre les Etats-Uniset la République do soient autres Polonais, nous ne dont puisse rêver une imagination romanesque, Encore les officiers ont été pétris d'un levain.
l'hospitalité nos maux, nous enfan- spécial, ce sont des âmes travaillées, alvéolées,
tre dans une phase nouvelle.
Le ministre de l'intérieur entend en effet non seule-
Panama, indiquant que accordée > dans
belligérants sommes pas écrasés. Le peuple polonais les sup- Franc, énergique, loyal, et si pur dans son paisiblé- où les sentiments, comme les abeilles, se mul-
• -F Au Caucase .meiit interdire., aux sujets allemandstoute acquisition de
ses eaux par cette dernière aux ne
s'étend pas tY la zone du canal interdite pouosano. porte, courageusement. J'ai vu des centaines d'hom- tillage. Je l'ai vu sous le feu, bavarder
vaillants sment avec ùn général- auquel- il apportait les. ordres tiplient et se-sappléent les .uns les autres.' L'hén
Communiqué de l'état-major de l'armée du Caucase. terres en Russie, mais encore liquider entièrement la période de trois mois. mes, complètement ruinés, qui restaient commandement. Les obus tombaient à cin- roïsme, c'est leur raison d'être, leur inspiration,
propriété foncière allemando dans l'empire. Ce dernier Il est interdit aux belligérants d'embarquer ou et confiants. Dans cette guerre, le peuple polonais du la via môme de leur sang. Mais le pauvre, le sol-
Après une série de combats qui ont eu lieu dans
îa région de Keuprikeuy; nos avant-gardes ont
projet comporte l'expropriation de terres possédées par de débarquer des troupes ou des munitions aux ne voit pas seulement les souffrances, mais'aussi quante mètres de notre groupe, et sans nul doute dat, l'anonyme, dont la fin, si sublime soit-elle,
définitivement établi le groupement des forces
les sujets allemands et austro-hongrois, M. Krivochéino, Etats-Ums. Sauf arrangements spéciaux, il n'y l'acheminement vers cet avenir radieux dont a j'aurais préféré être ailleurs. Mais la même auto
principales de l'ennemi. ministre de l'agriculture, a déposé un projet demandant aura à aucun moment plus de trois naviros"ter- de parlé l'appel du généralissime. nous portait; je devais attendre mon camarade. restera éternellement ignorée, celui que touchera
Etant donné les renforts considérables reçus une prompte décision du conseil des ministres. guerre, y compris ceux des alliés, dans le port Car nous avons besoin non seulement de sou- Vous pensez avec quel soin j'observais son manège. seulement la gloire collective.
les Turcs ces joûrs derniers, venant du côtépar minus ou dans les eaux avoisinantes, ni plus de tien maternel, mais surtout d'être fortifiés dans Et parbleu, il n'en finissait point. La conversation Il me souvient que, dînant un soir aux Champs-
»
,Chuyskala, d'Erzeroum et de Trébizonde, nos
de
- ITALIE' trois bâtiments effectuant la traversée du canal.
La proclamation fixe à vingt-quatre heures le notre foi. Chaque mot des représentants de la rompue dix fois reprenait
société russe, qui nous convainc qu'elle partage teurs se serraient la main, se quittaient, se rap- que
toujours. Les interlocu- Elysées avec une jeune femme aussi adorable
Cléopâtre, mais un peu moins avisée, je ren-

."
avant-gardes se retirent en combattant dans les mouillage de tout navire belligérant.
régions qui leur sont indiquées. Pour les Belges pelaient, se séparaient, se rejoignaient comme contrai Puvis de Ch,avanries, qui me dit à l'oreille,
nos espérances, nous est cher. tristesse souriante
Les tentatives faites par les Turcs pour repren- nouvelle ère dés rapports deux boulevardiers qui n'ont jamais épuisé leurs avec sa

'
dre le col de Khanessouk, que nous leur avions Le journaux annoncent qu'à l'exemple de ce qui Brésil » Vous parlez de la
entre la Russie et la Pologne. Je veux y croire. Je bonnes histoires. Ma parole, ces bougres-là ne pen- Hélas! elle ne saura jamais à quel point
précédemment enlevé, ont échoué. se fait dans les autres pays neutres, il s'est consti- saient pas plus à moi que s'ils avaient été chez eux. elle est belle1
Les autres détachements russes n'ont pas eu tué en Italie un comité pour venir en aide aux vic- Le nouveau ministère veux croire que mes fils, qu'en ces jours doulou- Ce hardi compagnon, je l'ai trouvé, un soir, Sans irrévérence, je me suis souvent rappelé,
d'engagements importants. times de la guerre en Belgique. reux j'ai, amenés à Moscou pour les mettre dans défait,
Ce comité, dont M. Luzzatti est le président Le président Wenceslao Braz, élu le ï" mars, a une école russe, grandiront sous ces nouveaux rap- les yeux brûlés, exsangue. Il venait d'ap- depuis trois moisj ce regret du grand maître.
L'Angleterre n'interviendrapas d'honneur, est placé sous la présidence effective pris hier possession du pouvoir au palais du Sénat ports russo-polenais et pourront travailler pour la prendre la mort de son frère tué à l'ennemi. Ils ne sauront jamais combien ils ont été cou-

en Arabie du duc Caetani. Il vient de lancer un manifeste
annonçant que sur l'initiative de la colonie ita-
en présence des membres du Parlement et du corps Pologne en restant patriotes polonais en même Le lendemain, il reprenait sa tâche, et c'est lui rageux, tous ceux qui, simplement, se sont im-
diplomatique, et au milieu de l'enthousiasme de la qui distrait les troupiers avec les plaisanteries les molés au dieu de leur pays.
i'1 Londres, 15 novembre. lienne de Bruxelles, qui se souvient de l'action gé- population. temps que bon citoyens de la Russie. Marcel Sembat, dans un discours qui fit scan-
Le gouvernementbritannique annonce qu'il n'a néreuse de la Belgique en Le ministère est ainsi constitué » Je me permets d'exprimer ce rêve
personnel plus naïves, les plus folles, les plus absurdes, celles
faveur des sinistrés des
Affaires extérieures, M. LauroMûller; intérieur, puisqu'il vit dans plusieurs cœurs polonais. Per- qui assommerqnt. son intelligence tranchante,, et dale à l'époque, disait en substance, dans un but
aucune intention d'entreprendre des opérations mi- tremblements de terre de 1908 en Calabre et en il est grand très noble d'ailleurs
litaires ou navales en Arabie, sauf celles que né- Sicile, un comité international s'est constitué, avec M. Carlos Maximiliano finances, M. Sabine Bar- mettez-moi donc de vous remercier encore une fois surtout ses souvenirs. Ah! comme lequel
cessiterait laprotection des intérêts arabes contre la participation des représentants de l'Italie, de
des agressions venant des Turcs ou d'autres enne- l'Espagne, des Pays-Bas, de la Suisse, des Etats-
mis sauf également celles qu'exigerait l'appui à Unis et de l'Argentine, dans le but de recueillir des
donner aux efforts que feraient les Arabes afin de fonds en faveur des victimes de la guerre en Bel-
se libérer de la1 dommation ottomane. gique.
roso guerre, le général Caotano de Faria marine, du fond de mon âme pour votre généreux appel et
l'amiral Alexandrino de Alencar; travaux publics, veuillez accepter ma modeste offrande pour venir'r échangé .que
M. Tavares Lyra; agriculture, M. Calojeras. •
L'Amérique latine et la guerre
en aide aux victimes de la guerre.
» Croyez à mon profond respect.
contre lui-même cet homme avec
tée!
quelques

paroles banales
Au reste je ne vous le présente point comme un
être exceptionnel mais comme
et

l'exemplaire
je n'ai
sans por-

le plus
les
ment
« Pourquoi voulez-vous qu'ils aiment leur pa-
trie, ces travailleurs qui ne connaissent d'elle que,
injustices sociales? »
Pourquoi? Je n'en sais rien. Mais en ce mo-
où la nuit tombe, sous le canon qui vient
Les opérations Le comité demande à tout le peuple italien de Les républiques de l'Amérique latine suivent Prince M. Radziwill ». répandu de « la caste militaire » ardente et gaie, résonner sur mes vitres, je' te vois dans ta tràn- '>
participer avec élan à cette œuvre de secours. brave et puérile. chée, fantassin de trente ans. La pluie d'hiver
automs* de Cheikh-Saïd Il ajoute qu'il ne veut pas juger la guerre ni avec un intérêt passionné la guerre européenne; et
elles se préoccupent à juste titre des conséquences COLONIES ET PROTECTORATS Un corps d'armée c'est une grande famille, mais trempe les durs vêtements. Tu vas dormir sur
L'amirauté annonce que les troupes indiennes, fournir occasion à des manifestations politiques: qu'aurait pour elles l'écrasement de l'Allemagne. aussi une petite potinière. Depuis trois mois la paille, à côté de ton fusil, comme d'habitude,
assistées du croiseur anglais Buke-of-Edinburg, il s'inspire uniquement de sentiments humanitai-
et dans ce sentiment, il fait appel à la con-
A ce propos, M. Graça Aranha, ministre du qu'on se rencontre à la croisée des chemins, sous et tu attendras que le petit jour vienne, pour la
exécutent d'heureuses opérations contre les forts res, Brésil en Hollande, qui vient d'obtenir .sa re- dans les cantonnements, sur le terrain, et soixantième fois, débrouiller le paysage. Les bal-
turcs de Cheikh-Saïd, on iaco do Périm, au sud de la corde pour grouper tous les cœurs et tous les traite et qui se trouve actuellement à Paris, .'en La suppression des alcoolsde traite allemands bois,
mer Rouge..
Trois bataillons do troupes ont été débarqués
efforts. route pour le Brésil, interviewé par le N,ew-Y&rk
Herald, a déclaré que lorsque la guerre sera fer
dans nos colonies dans l'atmosphèret&bagique des bureaux,. on a les et les obus ne te réveilleront pas; mais un ap-
eu le temps de se, connaitre. On ne s'aime ni plus, pel de ton sergent, une bourrade d'un camarade"
malgré le feu de l'enriemi, sous la protection des
grands canons du croiseur, qui a déjà démantelé
SUISSE. minée, toutes les nations importantes joueront jtfn;' Au sujet de la chasse aux > maisons. et" -aux -.•pro- ni moins que dans l'ordinaire, mais nous vivons te dresseront l'arme
rôle dans les modifications qui résulteront dés duits allemands, notre confrère-Bourdarie signale tous avec le plus ërand naturel. C'est une sur- jusqu'à oe que le
au poing, et tu- te battras
sommeil te 'gagne de nouveau
les forts de Turba. La zone neutre de Haute-Savoie conditions de la paix. •>•.. tout spécialement un produit allemand répandu prise, quand on ouvre -ua journal, de voir avec dans une accalmie. Peut-être te retrouverai-je
En attaquant les positions ennemies, les troupes Les trois grandes républiques sud-américai- dans nos colonies et particulièrement nocif, l'al- quelle grandiloquence lyrique on y parle des sol- demain sur une civière, souillé de boue, arraché
indiennes étaient tout d'abord exposées à un feu velles Le Journal de Genève signale le fait que de nou- cool de traite, importé de Hambourg dans toute
nes Argentine, Brésil et Chili, ont consacré de dats. Des héros! Nous des héros Non, à toi-même. Je sentirai peser sur moi ton regard
prohibitivesont été prises en Haute- larges sommes à leur armée et à leur marine. notre Afrique noire. C'est un véritable poison c'est risible. Les héros, sommes
nourri venant de positions bien abritées, mais les Savoiemesures
pour
hauteurs avoisinantes ayant été occupées, la ré- neutre Suisse plus empêcher toute exportation, de la zone Pourquoi ces dépenses? Non pas pour lutter entre pour nos populations indigènes. misère.
ils sont. morts. Je vous implorant et timide, ce bon regard de vaincu qui

dans la direction de l'isthme ou de la


ques.
mer.
Les forts ont été occupés par les forces britanni- débouché.
pagne
ments
en
Ces
persistante
voisins
au
sistance do l'ennemi diminua. 200 Turcs s'enfuirent culteurs savoyards qui sont
mesures,
qui
contre
est
la
grand préjudice des agri-
privés de leur meilleur
dit-il,
menée
Suisse,
sont dues à la cam-
dans les départe-
qu'on persiste à ac-
elles, mais uniquement pour se protéger contre
re

sera anéantie, la nécessité de crédits s'élevant de ternationales


La section coloniale de la Ligue nationale contre dis qu'ils sont morts. Ceux qui vivent sont des neEt tu serais
l'Allemagne. Lorsque le moment viendra où toute l'alcoolisme a maintes fois appelé l'attention des gens comme vous ou moi.
possibilité pour l'Allemagne de conquérir lemonde gouvernements coloniaux sur le danger de l'al-
coolisme malheureusement
permettaient
les conventions
d'aller
in-
jusqu'à
verra rien de ton atroce

Et puis, l'on compose avec tous les hasards. te disais que tu es un homme qui se distingue
Est-ce un héros ce capitaine désœuvré qui, pé- des autres, un héros, car tu pourrais me répon-
tout de même bien étonné si jéu;
'
Les Anglais se sont emparés d'une grande quan- d'expédier Allemagne les marchandises 50 à 100 millions de dollars consacrés à leurs ar-
l'interdiction
ne
absolue de
pas
l'importation de aj- chant à la ligne du haut d'un pont, se trouve sou- dre
tité de munitions de guerre et de six canons de cuser en mements par le Brésil, l'Argentine et le Chili, dis- ces J'ai fait comme les camarades.
qu'elle achète. parattra. cools. Cependant des sociétés commerciales et des dainement pris dans un tir d'artillerie à grande Quelle plus haute humilité! S'il n'y a plus da
campagne. et crie à ceux qui l'appellent sous l'arche,
L'ennemi a eu six tués; la plupart des autres sol- pasNous avons déjà dit que ces accusations ne sont Le ministre estime donc qu'une entente devra négociants avaient marqué leur volonté de sup- distance héros, c'est -r-
qu'ils sont légion J.
dats turcs ont été blessés ou faits prisonniers. Les les fondées les et que les autorités fédérales ont pris intervenir entre, les trois nations après la guerre primer ce .produit dans la liste de leurs approvi- après le premierd'un obus
pertes anglaises s'élèvent à quatre tués et seize nal mesures plus strictes à cet égard. Le Jour- en vue du désarmement, et pour le proposer hau- sionnements commerciaux, en présence des rava- Mais, nom chien, je ne veux pas, voilà
\(:
blessés; le croiseur n'en' a subi aucune. de Genève montre par de simples calculs que
certains des reproches adressés à la Suisse ne peu-
tement au congrès de la paix qui suivra. ges causés par
dépopulation
l'alcoolisme, notamment au Gabon,
était de-
justement que ça mord! prévu
Tout était

- « Nous marcherons alors d'accord avec les Etats- où la causée par ce fléau Cet homme ce n'est pas un héros. C'est un
£*es Armémeas célèbrent les succès vent matériellement avoir aucun fondement. C'est Unis, dit-il, et en agissant de concert, nous pour- venue un véritable danger. homme qui s'est habitué. Les Allemands, qui avaient prémédité tous les
russes ainsi qu'on a prétendu que nos négociants expor- rons faire sentir notre influence. Tout est là savoir s'entralner. Evidemment actes contraires au droit des gens et les cruautés
tent en Allemagne du charbon irançais. La tonne » II y a peu de temps, a ajouté le ministre, M. (1) M. Konovalof fut le premier qui souscrivit 10,000 beaucoup disparaissent au moment où ils allaient civilisées, mômes qui ont soulevé l'unanimité des nations
Ce matin a été célébré, en l'église arménienne de charbon de Saint-Etienne coûte au dépôt 37 fr. Winston Churchill a déclaré dans une interview roubles en faveur des Polonais. Cette souscription fut réussir, n'ont pas été moins prévoyants pour les
ide la rue Jean-Goujon, à Paris, un Te Deum pour et, rendue en garo de Genève, 45 fr. Pour la trans- que si l'Allemagne était victorieuse, ce serait en- suivie d'une autre souscription de 10,000 roubles, de M. commodait comme la jument de don Quichotte s'ao- moyens do détourner d'eux la responsabilité de
rendre grâces au Seigneur de l'entrée triomphale porter à Bâle, soit seulement à la frontière alle- suite au tour des Etats-Unis; c'est mon opinion, Sliakof, et on décida de faire pendant trois jours consé- de ne point manger quand elle mourut. leurs attentats. Ils ont préparé jusqu'à la formule
des troupes russes dans l'Arménie ottomane. Toute mande, elle reviendrait à 54 fr. la tonne. Or, à mais c'aurait été aussi le tour du Brésil, et les cutifs des quêtes au profit desJPoltmala daus Joutes les Il y a cependant une école du courage par laquelle pour les mer. En voici une preuve curieuse
la colonie était présente. Après avoir dit la prière Bàle, on aeut acheter du. charbon de la Ruhr à Etats- unis ge seraient "trouvés impliqués par :• suite. «ruades yillea rjissss,: il faut passer £our APCÇ~n~e sa vertu, 'L- c'est
le modèle de lettre que nous trouvons dans
un livre destiné aux interprètes militaires, pour le ministre do la fruerre a décidé do faire appel aux
leur servir en pays ennemi, lisez en pays officiers do complément appartenant à toutes les
HOOÏEÈMSDU JOUR l'Association syndicale de la presse étrangère, les La stérilisation,
correspondants de journaux allemands ot austro- qu'il doit boire. par
le soldat lui-même, de l'eau vel état de choses. Jusque-là» rien de plus régi
français. armes et qui se trouvent actuellement dans les dé- En fin de séance, M. Samuel lier. Mais M. Juin ne s en tint à cette décl;
Ce livre, intitulé l'Interprète militaire (2' édi- pôts et qui seraient reconnus inaptes .a servir ulté-
hongrois qui en étaient membres no font plus par- Bruere a traité cette question, qui est d'un intérêt
tie de l'asfcôciation. ration. Il aurait conseillé aux pas
autres locataire
tion complétée et remaniée), est l'ceuvro dit ca- rieurement dans les formations mobilisées de leur .primordial. L'eau que nos soldats sont obligés de dont quelques-uns ont des loyers atteigna
En même temps le comité a décidé d'inscrire boire, en temps de guerre, est souvent polluée.
pitaine von Scharfenort, professeur. bibliothécaire arme, ainsi qu'aux anciens officiers do complément M. Briand à Paris comme membres honoraires de l'association les Les diverses unités de combat se déplacent en effet
3,000 francs, de ne pas acquitter leurs termc
de l'académie de guerre, et paru à Berlin en lÛOû. dégagés do toute obligation militaire et qui consen- journalistesbelges qui ont été obligés de so réfu- trop fréquemment pour que les installations D'où grande colère de la propriétaire, qui charg,
(A. Bath, éditeur.) Il est composé de rapports, tiraient à être réintégrés avec leur ancien grado, M. Briand. ministre de la justice, est arrivé hier vo- son gérant, M. Gravot, d adresser au courtier 1
lettres, circulaires, avis destinés à être envoyés pour là durée de la guerre, dans le service des con- matili à Paris. gier en France. lantes de stérilisation dont dispose l'intendance, observations qu'elle jugeait nécessaires.
ou publiés en France, au cours de l'occupation vois automobiles, M. Briand compte rester la semaine à Paria. Il puissent toujours les suivre. Aussi pour que nos Après s'être vainement présenté chez M. Jui
allemande. G'eBt un recueil de formules toutes
prêtes, comme l'est le « Parfait secrétaire » pour Corps de santé mîiitatr*
s'occupera particulièrement des multiples problè-
mes soulevés par le séquestre des maisons austro- AU JOUR LE JOUR soldats puissent stériliser eux-mêmes l'eau qu'ils
sont appelés h boire, il faut leur en donner le
moyen, et un moyen très simple, très rapide, en
à plusieurs reprises, M. Gravot finit par le trou
ver, samedi soir, et lui adressa de vifs reproches
Il ajouta qu'en raison de ses procédés, la pro
les personnes en quête d'un modèle de lettres. Or Le pharmacien Rœsér, membre du allemandes -et conférera à ce sujet avec diverses
l'une de ces formules (page 22) est une lettre au comité consultatif inspecteur
do santé; est placé dans la 2» personnalitésdu monde judiciaire. même temps que sûr. priétaire le priait de déménager, sous menac.
généralissime de l'armée ennemie, en réponse à section (réserve) du cadre du corps dos pharma- Dans ce but, on a depuis longtemps préconisé de poursuites motivées, dans le cas où il refuse
une circulaire accusant les troures allemandes de ciens inspecteurs.
It'hygiène en temps de guerre l'iode, soft sous la forme de teinture, soit sous rait d'obtempérer à cette requête. Affolé par cette.
nombreuses violations du droit des gens, et par M. Sembat à la fédération socialiste celle de comprimés d'iodures et d'iodates le per- menace, le courtier s'empara d'un seau d'eau et
de la Seine oxyde de calcium et les permanganates de chaux en coiffa le gérant avec une telle violence quo
avance, le capitaine-professeur von Scharfenoit
ou de potasse. celui-ci fut grièvement blessé à l'œil droit et dut
indique les réponses à faire. Voici ce curieux
texte En passant Hier a eu lieu une réunion do la fédération De très intéressantes questions ont été discutées Sans vouloir critiquer les procédés actuels qui être transporté à l'hôpital Saint-Louis, où une
cialiste do la Seine à laquelle assistaient, outre so-
los à la deuxième réunion de l' « Associationgénérale mettent en œuvre ces divers, produits, M. Samuel opération a été juftée urgente.
Lettre au généralissime do l'armée ennemie des hygiénistes et techniciens municipaux » (sec- Bruère estime qu'ils ne sont pas encore assez sim-
bans une circulaire du ministre des affaires étran- Révélations sensationnelles secrétaires do section, un certain nombre do dépu-
tés parmi lesquels MM. Vaillant, Ronaudel, Lau- tion parisienne), qui s'est tenue au Musée social, ples. Outre que ceux qui sont basés sur l'emploi de
Le locataire récalcitrant a, été arrêté et en~
voyé au Dépôt.
gères, vous avez reproche aux troupes allemandes dfc cho, Laval, Nectoux. sous la présidence de M. J. Bergeron, professeur 'iode sont coûteux, il y aurait peut-être lieu de
nombreuses violations du droit des gens. M. Sembat, ministre des travaux publics et dé- de géologie à l'Ecole centrale, assisté du secrétaire faire des réserves sur l'innocuité de l'usage pro-
Les troupes allemandes so seraient rendues cou-
pables d'hostilité, contre des ambulances. elles. au-
raient fait, prisonnier RJ.A. au. milieu d'une ambu-
lance organisée par. lui; elles se seraient servies de
balles xplosibles; elles auraient contraint, les paysans
Sur les origines des événements actuels qui
bouleversent l'Europe, sur les conversations
diplomatiques les plus ignorées qui les prépa-
puté de la Seine, était venu prendre part à cette
réunion. Voici en quels termes la procès-verbal
publié :par ïlfiitnamtê .rend compte des déclara-
tions faites par M. Sembat
préfecture de. police*
tT£fsseroblée-a entendu une communication de
• ..•.<•
de la section, le chimiste Samuel Bruère, actuelle- longé d'une eau contenant des doses, même très
ment attaché au laboratoire de toxicologie do la petites, d'iodure de sodium et de tétrathionate de
soude.
M. Samuel Bruèré préconise ainsi la méthode
M. Gustave Ddllfus, relative aux « Dangers de con- qui lui paraît préférable
INFORMATIONS DIVERSES

Mardi, 17 novembre, à cinq heures précises,


au temple de Pentcmont, rue de Grenelle, 106, Pa-
des environs de S. à travailler au creusement des
tranchées sous le feu de la place; il y aurait eu ten-
rèrent, sur les projets les plus secrets des stra-
tèges; je vais faire aujourd'hui les plus impor-
Le cltoyetl Marcel Sembat entretient ensuite les ca-
marades de la fédération des efforts effectués par le
tamination de la nappe phréatique par tes ense- •l'espère avoir rendu l'emploi des permanganates.pra-
velissements sur les champs de bataille », puis un tique, partout
ris, M. Raoul Allier, professeur à la faculté de théo-
logie protestante de Paris, donnera la onzième de
à tous moments, par tous, en les alliant
tative de leur part de faire passer des trains d'ap- tantes révélations. Qu'on ne me demande pas KQUverncmcsnt de défense nationale pour assurer la
défense du pays, et donne des explications détaillées
rapport do M. Bordas sur la « Préparation do l'air 4 des produitsetconsidérés par les pharmacopées comme ses conférences sur les leçons de l'heure présente.
provisionnement et do munitions et des caisscs-voi- comment je suis au courant de si et de l'eau, chargés d'ozone, pour le traitement des reconstituants le glycérophosphate, H parlora sur le sujet suivant « la Royauté de
sur les mesures qui ont été prises sur les questions des plaies septiques ». Après quoi, M. Maurice l'hypophosphite do soude et'l'acide citrique.le phosphate,
turcs en les couvrant du signe adopté par la conven-
tion de Genève; enfin, un mévleoln. qui ponsait un
soldat prussien,,aurait été tué par. celui-ci.
Bien que je fusse parfaitement convaincu, a •priori,
que ces accusations n'étaient pas fondées, je ne vou-
mystérieuses c'est mon affaire. II doit suffire
au public de savoir que la source a laquelle je
puise est aussi profonde que pure.
On so rappelle qu'en 1798 le général Bona-
bon).
économiques qui intéressent particulièrement la po-
pulation ouvrière (ravitaillement en sucre et char-
11 attire l'attention do la fédération de la Seine sur
la nécessité de préparer dès maintenant, et surtout
Piettre, docteur ès sciences, vétérinairo de ré- J'ai étudié surtout le
serve détaché'à la section technique de l'inten- prix .plus abordable quepermanganate
de potasse, d'un
dance, a donné lecture d'une étude qu'il vient de préparer, d'une part, des comprimés de et j'ai fait
faire sur les
nes ». La voici dans ses grandes lignes
celui de chaux,
0 gr. 10, de
Terrains et les milieux tétanigè- glycérophosphate de soude, renfermant 7 milligrammes
Dieu ».
Notre confrère M. H. Guilbeaux commencera
mercredi 16 novembre, à seize heures un quart, à
l'Ecole des hautes études sociales, rue de la Sor-
bonne, 16, et continuera les mercredis suivants un
lus pas me borner a l'assurance que de tels faits de permanganate de,potasse, et d'autre part, des com-
étaient impossibles, et je fis une enquête pour sa- parte, devant les Pyramides, s'écria « après la guerre, un grand mouvement d'organisation
Terrains et milieux iétanigùnes. On sait que primés d'acide citrique, renfermant la quantité d'hypo- cours sur « le Mouvement littéraire belge contem-
voir's'il s'était passe quelque choie qui pût avoir «île économique dans lequel le prolétariat, par ses orga- porain (1880-1914) ».
le tétanos est d'origine tellurique. De multiples phosphite de soude, nécessaire pour assurer, dans un
transforme par des rapporteurs indignes de foi ou Nous n'aurons pas besoin, cependant, de» nismes, aura un grand rôle à Jouer.
malveillants on ces • monstruosité» qu'on dénonçait.
Une enquête do cc genre présentait, il vrai dire, des
chercher notre appui dans de si grands sou- 11 termine en déclarant quo la participationau mi-
nistère de défense nationale faite pour cet objet
expériences ont montré qu'il suffit bien souvent temps très court, la stérilisation de l'eau traitée.
d'inoculer de la terre végétale sous la peau pour Chacun do nos chers soldats pourrait facilement, me
NECROLOGIE
difficultés d'autant plus grandes que les afilrmatlons,
venirs, pas plus que dans ceux de la bataille seulement ne saurait engager le parti dans la partici- provoquer l'apparition du tétanos chez les ani- semble-t-il, être muni d'une petite boite ou d'un étui
do Bouvincs, la prise d' par Jeanne pation ministérielle dans tous les cas. maux. de métal, renfermant les deux sortes de comprimés.
6ôus le rapport des détails aussi bien qun des preu- d'Arc, la victoire do Marignan, celle de Valmy, Les médecins ont constaté le tétanos d'une fâ- L'un serait gris rosé; l'autre blanc.
ves, étaient conçues dan.s une forme exlraordinalrc- çon presque exclusive chez les individus employés Par suite, il sera.'t aisé pour chaque troupier de sté-
ment vague, pour des assertions ofilciclles d'une na- que remporta et toutes celles de la Les réfugiés alsaciens aux travaux des champs ou chez les riliser, au fur et à mesure du besoin, l'eau recueillie
ture aussi grave. Toute indication de nom, de lieu Révolution et du premier Empire. Il est inutile personnes Nous avons le regret d'annoncer la mort rie
d'invoquer l'Histoire et ses fastes d'aill eurs si Lorsque les troupes françaises sont entrées en blessées à la suite de chute sur les routes. D'au- dans son bidon. M. Pierre Javal, sous-lieutenant au 164* régiment
et de temps y manquait complètement. Pour le;; deux tre part, les recherches des microbiologistes, et Il lui suffirait d'y Introduire, pour chaque litre d'eau d'infanterie, élève de l'Ecole normale supérieure,
cas où l'on s'en référait à des t<5moir..s et 6 des témoi- rassurants. Le seul examen des positions, le Alsace, et notamment dans les vallées des Vos- surtout les constatations des vétérinaires ont dé- Un comprimé n° 1, a base de permanganate gris rosé;
gnages, pour le cas des balles explosiblos et pour calcul des forces en présence, forces morales ges méridionales, elles ont procédé a l'évacuation montré la présence très fréquente des spores té- puis, cinq ou dix minutes après, un comprimé n° 2, à tombé au champ d'honneur à Marohéville(Meuse),
celui des paysans contraints b creuser les tran- d'un certain nombre d'habitants de ces régions le 14 octobre, en enlevant à la tête de sa section une
chées, on n'indiquait ni1 la teneur des témoignages ni comme forces matérielles, l'appréciation de qui ont été dirigés sur diverses localités fran- taniques dans l'intestin des herbivores. De là ces base d'hypophosphite. tranchée ennemie.
les noms des témoins' ou' 'rapporteurs. îj>nijuelc qui co facteur de premier ordre, enfin, le temps, çaises. spores passent facilement dans les excréments, En effet, de nombreux essais, pratiqués sur de l'eau De la part de M. Albert Javal, son père, et des
doivent nous donner pieine et entière con- Parmi ces évacués se trouvent des fonctionnai- puis dans les fumiers. du service public (eau de Seine brute, trouble et jaune) familles Javal, Armand Picardi Dalsaoe, Schiller,
a été faite de notre côté a trouvé pour une seule des ac- fiance. Mais un fait que je suis lo premier à M. Piettre développe longuement ces deux points m'ont prouvé qu'une dose de 7 milligrammesde perman- Eullman et André Magitot.
cusations portées contre les troupes allemandes un fon- res allemands, des immigrés et des individus en rappelant les savantes recherches de Pasteur, ganate par litre et un contact de cinq minutes, en pré-
faire connaître ajoutera encore
dement réel, mais singulièrement dénaturé. 1
Il est exact que M. A. ait été arrêté et qu'il s'était
suspects qui sont retenus a titre d'otages, mais il
y a aussi des Alsaciens de sentiments entière-
de Chamberland, de Roux, de Nocard, de Bidault, sence d'un glycérophosphate,étaientsuffisants pour dé-
du docteur Moussu (d'Alfort). Puis il explique truire le bactérium coll. On annonce la mort, à Neuilly, à l'âge de quatre-
occupé do donner ses soins aux blessés. mois so«| ment français, dont les uns ont été emmenés pour qu'en dehors des régions particulièrement téta-' Au bout de ces cinq minutes, l'addition du second vingt-quatre ans, du général de brigade du cadre
arrestation n'a pas été opérée au milieu d'une ambu-; leur éviter l'enrôlement dans l'armée allemande nigônes (la région nord de Lunéville, la banlieue comprimé, à base d'hypophosphlte, élimine l'excès de de réserve Théodore Gérard. Il était commandeur
lance; elle était motivée par le soupçon que ledit ou pour les soustraire aux représailles ennemies parisienne du nord et nord-est, comprenant la permanganate en neuf à dix minutes. de la Légion d'honneur.
entretenait des intelligences avec la garnison de S. dans le cas où les Allemands auraient fait un Seine, Seine-et-Marne, une partie de Seine- De violette, l'eau devient jaune citron; mais peu à Le général avait fait les campagnesdu second
et elle a eu lieu, ainsi que son internement qui s'en-11 retour offensif momentané. et-Oise et de la Marne et spécialement l'agglomé- peu, la'teinte se dégrade. A peine sensible, au' bout de Empire et la campagne franco-allemande de 1870.
suivit, avec tous les égards dus à sa situation et à La situation de ces réfugiés, qui est tout par- ration d'Ai~borvilliers) la diffusion du bacille de dix nouvelles minutes, elle disparaît enfin, entraînant Il était lo président do l'Association des anciens
son honorabilité. Sur la durée de s<v, détention, c'est; ticulièrement intéressante, a motivé la pétition Nicojaïgr s'est trouvée étrangement favorisée par avec elle la couleur jaunâtre de l'eau brute. élèves du lycée de Metz.
l'enquête piilitairp.. qui. rppuvait,-( seule 4écjdcr. Quant ûifdessqu's de l'Association générale d'Alsace- l'iisagûNitles* engrais, organiques, les fumiers, foqf-.
à toutes les autres affirmations, je dois les déclarer ( L'àUilùdo de cet homme était énergique, et Lorraine, qui, comme l'on sait, est le groupement nis par Jes grandes agglomérations do chevaux dans
L'eau devient ainsi parfaitement ,incolore, et
entièrement controuvées. Par égard pour les autres l'on pouvait voir aux yeux do cette femme chargé de la défense des intérêts de la colonie al- les villes, les gadoues urbaines et l'utilisation des l'acide citrique qu'elle renferme donne une sen- La famille de Lucien-Guy Salomon, licencié en
puissances qui ont adhéré la convention do Genève
et à la déclaration de Saint-Pétersbourg du 29 novem-
qu'elle était sacienne à Paris. résidus d'abattoirs et des produits d'équarrissage. sation de fraîcheur très agréable.
Ayant ainsi établi qu'il faut considérer tout
droit, ancien élève diplômé de l'Ecole des hautes
études commerciales et de l'Ecole des langues
Monsieur le ministre,
bre (11 décembre) 1868. j'ajoute ici et j'attlrme posi-
tivement que ladite convention a,été obsonvée par
les troupes allemandes de la façon la plus scrupu-
Nous avons l'honneur d'attirer votre bienveillante at-
tention sur la situation douloureuse dans laquelle se
trouvent les Alsaciens qui ont été évacués des vallées en ces
résidu
possible
organique non stérilisé comme une source
d'infection tétanique, M. Piettro conclut
termes
__FAITS DIVERS orientales, caporal réserviste, tué à l'ennemi à
Ethe (Belgique), le 22 août 1914, à l'âge de 26 ans,
remercie ses amis et s'excuse auprès de ceux qui
leuse,, et que les projectiles exploslbles pour armes d'Alsace par l'administration militairo et réunis en n'ont pas reçu de lettres de faire-part.
U feu n'ont jamais existé dans toute l'armée alle-
mande ou qu'ils n'ont jamais été d'un poids moindre
îue 400 grammes.
France dans des camps de concentration.
Le soldat est constamment enfoui dans le sol, ac-
croupi, le plus souvent étendu dans de profondes tran-
Il y a là une situation particulièrement délicate et pé- chées. Il rend plus confortable ces abris provisoires à
Xj-A. TEMPÉRATURE On annonce la mort do M. Charles Bouhier,
nible par suite de l'existence dans nos populations al- l'aide de paille empruntée aux meules voisines aux avoué honoraire, ancien maire de la ville d'Angers.
On remarquera que le « Parfait secrétaire » qui saciennes et, lorraines d'éléments divers Alsaciens d'o- étables dés villages. Ses mains, ses armes, sesouhabits Observatoire municipal {Tour Saint-Jacques)
parlait si bien des futures violations allemandes C'est alors qu'elle s'écria, d'une voix poi- rigine ayant conservé des sentiments ardemment fran- sont souillés de terre végétale riche engrais organi-
,des lois de la guerre invoque, quant à lui, les gnante çais, Allemands immigrés en Alsace et haïssant la France. °~ que dans ces régions de l'Aisne et deenl'Oise. CORRESPONDANCE
égards dus aux puissances cosignataires de la Ceux qui nous intéressent sont les premiers, et c'est Toute blessure un peu large est aussitôt souillée soit par
convention de Genève. Tromble, m'a-t-ollc dit, aile digne de mol, d'eux qu'il est de notre devoir de nous préoccuper afin les projections de terre, soit par les contacts ultérieurs.
Le cruel qu'ils soient accueillis chez nous non en ennemis, non Même les plaies étroites produites par les balles don-
Le départ des volontaires italiens en étrangers, mais comme des frères livrés comme ran- nent passage aux poussières contenues sur les vête- A Château-Thierry
çon à l'Allemagne en 1871, et qui ont conservé depuis ments ce mécanisme explique sans doute comment des Nous recevons la lettre suivante
Les volontaires italiens se sont réunis à Mon- lors une fidélité inébranlable à la mère patrie. blessés meurent de tétanos alors que leur plaie est en
télimar. Ils y ont formé deux bataillons qui sont Nous demandons qu'ils no soient pas confondus avec excellente vole de guérison. Monsieur le directeur du journal le Temps,
partis hier pour le front, sous les ordres du les autres et même qu'ils ne soient pas, dans les camps Le grand nombre des blessés rend difficile le transport Dans son numéro du 26 octobre, le Temps pu-
colonel Giuseppe Garibaldi, petit-fils du héros de concentration, mélanges aux autres. rapide et confortable vers les centres d'évacuation. C'est blie ua articie intitule « le bac de Château- ihiei'-
de l'unité italienne. La population de Montélimar Alsaciens nous-mêmes, nous nous rendons compte de certainement la raison pour laquelle on a dû trop sou- ry », dans lequel il fait l'éloge de plusieurs per-
leur a fait une ovation chaleureuse. Voici 16 ce qu'une pareille promiscuitépeut avoir de douloureux vent utiliser des wagons à bestiaux, souillés encore d'ex- sonnes qui ont montré beaucoup de dévouement
texte de la proclamation que le colonel Garibaldi pour eux et particulièrement dans des moments comme créments ou de paille déjà usée. Il n'est pas douteux pour apurer le lonuuomieniiMit ue la société de .a
a adressée à ses troupes ceux que nous traversons. que les chances de souillures ont dû être ainsi augmen- Croix-Rouge française de secours aux blessés mi-
Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats, Pour eux, nous demandons un traitement plus doux, tées. litaires à Château-Thierry.Il serait injuste de ne
dévorants se disputaient ontre uùx. plus libéral et qui se différencie nettement de celui au- En nous plaçant au seul point de vue de l'hygiène pas étendre cet éloge au personnel tout entier
Le ministre de la guerre, par télégramme du 5 no- Dans ce désordre quel sont soumis nos ennemis dans les camps de concen- générale, l'application des quelques mesures suivantes qui, au moment du danger, quand l'armée alle-
vembre, a cpnstitué' le quatrième régiment de marche tration. permettrait provisoirement de diminuer et d'é- La pluie a repris hier de 12 h, 30 à 14 h. 15 et de mande occupait notre ville, est. venu s'offrir spon-
du 1er étranger avec le bataillon armé à Nimes ç1.
les deux bataillons formés à Montélimar. Ce régiment
Il faut que les Alsaciens et les Lorrains puissent sen- viter le danger des souillures apportées par lamême terre ou nombreuses averses sont tombées pendant la nuit der- tanément pour reconstituer les services desor-
tir que dans le régime auquel Us sont soumis, il n'y a plus rarement par la paille des wagons pendant le nière entre 0 h. 20 et 6 h. 45. ganisés par l'évacuation des blessés le matin
est placé sous mes ordres. Je serai secondé par le chef qu'une dure nécessité, aussi pénible pour nous, PrançalB. transport Le ciel ne présente que de rares et courter éclaircies matin même du bombardement. Tous ont compris
de bataillon de Duplan de Garât, du 1" étranger. Ordre que pour eux-mêmes, qu'il n'y a de notre part ni mé- Nettoyage des wagons avant la formation des convois et le ven't, qui a tourné aux régions nord à nord-ouest, la grandeur de leur mission. Il n'y a pas qu'à la
à tous d'obéir au commandant de Duplan de Garat, fiance, ni froideur à leur égard, qu'au contraire ils sont sanitaires; lavages à l'eau de javel ou tout au moins em- souffle avec une vitesse voisine do 5 mètres par se- Croix-Rouge qu'on a fait son devoir. Il serait
comme à moi-mûme, dans l'exercice, du commandement. pour nous des frères que nous accueillons avec joie et ploi dejbâohçs permettant ,nt d'e
d'éviter, au blessé le contact conde, atteignant 8 mètres 6 à 11 h. 15. regrettable de passer sous silence les services
J'envoie mo~ .salut |i ,}a légion italienne que j'aurai confiance; que leur retour prochain à. lattuôre patrio esl/ .av,eo le plancher. La température s'est sensiblement élevée; à 9 heures éminents rendus par les autres établissements de
l'honneur' do eoffdùîre au feu. Je compte sur le zelei considéré par nous comme une juste réparation des Désinfection, en cours de route, de toute plaie a la l'excédent 'sur là veille est de 5°8 les minima d'aujour- notre ville..
l'esprit de discipline et de sacrifice de l'incomparable doulcura subies par eux pendant quarante-quatre ans teintuçe d'iode pour celles qui sont superficielles, à l'eau d'hui ne sont pas inférieurs à 6". Les hospices civils, transformés en hôpital mi-
légion des volontaires italiens qui sont venus s'enrôler et de l'abandon dont ils ont été les victimes à la suite do oxygénée pour celles qui sont profondes, anfractueuses La pression barométrique, qui passe par un minimum litaire,, sous la direction énergique de plusieurs
généreusement sous les-couleurs du drapeau français nos désastres de i871. et -suppurées, En dehors des propriétés antiseptiquesbien de 741 mm. 3 ce matin à 4 h. 40, se relève modérément administrateurs et du receveur, restés fidèles à
pour la défense du droit et de la civilisation latine. Nous comptons sur l'appui généreux et efficace du connues de l'eau oxygénée, de son Innocuité absolue, de depuis; elle accuse à midi 746 mm. 4. leur poste, ont soigné un nombre considérable de
Pour ma part, je tiens à affirmer l'entière abnégation gouvernement,dont les sentiments, nous osons l'espérer, sa facilité do manipulationà la portée de tous, tout chi- blessés et fourni jusqu'à mille rations par jour,
et le dévouement absolu de tous les cadres du régi- sont en pleine concordance avec ceux que nous expri- miste sait que cette substance se décompose en présence Ite président de la République 'avw la cnllaboration des dames religieuses
ment pour tout ce qui pourra contribuer à la gloire et Que le traître en mon sein a plongé tout entier1 mons. de corps étrangers, poussières inertes, matières organi-
au-
au bon renom, de la légion italienne. à un enfant de treize ans gustines et de nombreuses personnes venues ap-
On voit que la situation extérieure et mili- Veuillez agréer, monsieur le ministre, l'assurance de sées etc., en eau. et oxygène naissant. De cette scission, il porter leur concours le plus dévoué.
Les disparus taire était à ce moment déjà très grave pour notre haute considération. résulte un1 froissementgazeux énorme qui entraîne ces Nous avons publié la lettre d'un jeune garçon de Au pensionnat de la Madeleine, dirigé par Mlle
-Pour le conseil d'administration de l'Association corps étrangers, oxyde et dissout les matières organi- treize ans, Joseph Rousset, de Marseille, adressée Laeour, et généreusement cédé par elle, deux
l'adversaire. Elle ne tarda pas à le devenirr générale d'Alsace-Lorraine,
Prière à MM. les officiers, soldats, infirmiers qui davantage encore. Et se .jetant à genoux,
sées (albumine, sang, pus, bactéries) et constitue sur au président de la République. Le jeune Rousset hommes d'un grand mérite, officiers retraités, ont
risler, Paris. place une provision d'oxygène à un tel degré d'activité demandait, dans cette lettre véritablement tou- pu maintenir, non sans de grandes difficultés, un
pourraient donner des renseignements sur le ser- t'homme à l'attitude énergique s'écria;-9 maire du T arrondissement de qu'il ne saurait permettre le développement des ger- chante, d employer 50 francs d'un livret obtenu par hôpital préparé par la Société des Femmes do
gent Jacques Bebin, du 45° ou du 72° d'infanterie, « Notro père qui êtes aux Les deux départements intéressés ministère mes ariaérobies tels que le bacille de la gangrène gazeuse lui pour ses succès à l'école. Le président de la Ré- Franco
dont la dernière lettre est du 14 septembre, d'écrire de la guerre, pour ce qui concerne les otages, et et du tétanos. publique vient de faire adresser au jeune Rousset De courageuses mères de famille, des jeunes
à M. Bebin, rue du Couvent, 24, à Bordeaux. ministère de l'intérieur, pour ce qui touche les Injection de sérum antitétanique qui doit être faite la lettre suivante filles ont répondu à leur appel et quitté leur foyer
réfugiés, n'avaient pas attendu cette pétition pour dans les trains sanitaires en cours de route, c'est-à-dire pour combler les vides causés par l'évacuation des
,ARM~E I se préoccuper du sort des Alsaciens-Lorrains
ayant conservé des sentiments français.
dans
Sans
le délai le plus court possible après la blessure.
insister sur le coté médical de la question, nous
Mon jeune ami,
Bordeaux, 10 novembre.
M. le président de la République vous félicite des
blessés qu'avait accompagnés
du personnel
p g une grande partie p
Une commission avait été constituée et a déjà dirons qu'en pratique l'emploi du sérum antitétanique sentiments patriotiques que vous avez témoignésdans De tous côtés, on a rivalisé de zèle et de dé-
commencé ses travaux à Bordeaux; elle va se représente la solution la plus certaine. La pilhologie votre lettre et il m'a chargé de vous faire parvenir la vouement pour arriver à soigner plus de 1,600
L'enthousiasma de la classe 1915 transporter successivement dans toutes les villes comparée nous fournit une expérimentation formidable somme ci-jbinte de 50 francs, qu'il est heureux de blessés dans une ville occupée et'pillée par l'en-
On nous écrit que les jounos gens de la classe de France où sont internés des Alsaciens-Lor- sur la valeur préventive de la sérothérapie en matière pouvoir mettre à votre disposition ponr vous permet- nemi, alors qu'il était excessivement difficile de
mal. Ainsi soit-il. n de tétanos.'
1915 manifestent louc joie lorsqu ils sont reconnus rains; elle procédera à leur audition et proposera terminer, que l'on nous permette de signaler tre de la distribuer vous-même selon le désir que se procurer du pain et des vivres les plus néces-
bons pour le service. C'est ce qu'a constaté en Bre- A ce moment, et les explicationsqui précè- aux ministres de la guerre et de l'intérieur toutes lesPour résultats d'une observation personnelle. A Versail- vous avez exprimé. saires.
tagne notre correspondant, qui ajoute qu'autrefois dent le font comprendre sans peine, l'adver. les mesures qui lui paraîtront opportunes. Recevez, mon jeune ami, l'assurance de mes senti- J'ose espérer, monsieur le directeur, que vous
les membres du conseil do revision étaient sollici- saite était perdu. Il n'avait plus qu'à se retirer La commission dont nous parlons comprend les, où nous étions vétérinaire chef de service au 5' gé- ments les meilleurs. voudrez bien combler une lacune bien involon-
MM. Charles Blanc, conseiller d'Etat, ancien pré- nie, sur un effectif de 15,000 chevaux environ, rte toutes taire, j'en suis persuadé, qui s'est produite dans
tés pour des exemptions, tandis qu'aujourd'hui les sur et sur Vir- origines, de toutes répartis en plusieurs régiments Le secrétaire général civil
démarches faites auprès d'eux sont pour qu'ils re- tuellement le succès final était certain. fet de police; Van Merlen, lieutenant-colonel de races, de la présidence do la République, l'article du Temps et donner à ma lettre la même
connaissent«bons pour le service», et qui termine pas un' cas
cuirassiers en retraite, et Kastler, juge d'instruc- d'août, et cependant de tétanos n'a été signalé pendant le mois
FELIX DECORI. publicité, en lui accordant l'hospitalité dans les
en disant « Cela donne chaud au cœur à un vieux Pierre Miixk. tion au tribunal de la Seine, ces derniers d'ori-» des plaies extrêmement nous n'osons
nombreuses
parler des fractures, colonnes de votre estimable journal
,soldat comme moi. » gine alsacienne. et graves çue nos
confrères et nous avons eu à examiner et à soigner. ItOGataire récaleitrantn~ Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes
P. -S. Nous regrettons les quelques coupu- sentiments les plus distingués.
Le commandementdes unités automobiles res que la censure a cru devoir faire à cet ar- Le traitement était toujours 1r même désinfection im- Au moment où fut décrété le moratorium, Dudrumet,
A l'Association de la étrangère médiate à l'aide de teinture d'iode ou surtout dvau oxy- un Ch.
En vue d'assurer le commandement des unités ticle. Mais notre collaborateur affirme que, tel presse génée et, en même temps, injection de 5 à 10 cmc.de sé-
courtier en, passementerie, M. Adolphe Juin, de- secrétaire du comité de la Croip-Rouge,
automobiles qui vont être prochainement créées, quel, il reste lumineux. Par suite d'une décision prise par le comité de rum antitétanique. meurant rue Réaumur, au sixième étage, écrivit administrateur provisoire de l'hôpital n» 3b
à. sa propriétaire qu'il entendait profiter du nour- pendant et après l'occupationallemande.

DU
F ELliâ.LETON DU
17 NOVEMBRE 1614
~C.111. S août. Dans la soirée, le bruit court que corrélation avec l'arrivée des navires allemands.
le gouvernement accapare les farines pour l'ar-
mée. Bousculades dans les boulangeries. Les
prix des denrées haussent avec rapidité.
Une dépêche officielle annonce la résistance
de Liège et la prise d'Altkirch. Les Allemands
auraient évacué Mulhouse. La censure n'a pas
times. Les consuls de France, de Russie et
d'Angleterre se rendent auprès du gouverne-
ment pour protester contre cette violation de la
neutralité.
Aujourd'hui le Gœben a hissé le pavillon
ottoman, mais l'équipage reste allemand.
i9 août. L'agence Wolff prétend que des
D'après, le consulat allemand, l'ennemi serait
à Reims. Je veux toujours douter.
7 septembre. > On communique un télé-

i»es iTiiPEs nu faute Les journaux nous apprennent les premiers


engagements de frontière entre les patrouilles
d'avant-garde françaises et allemandes.
Les nouvelles les plus abracadabrantes sont
publiées. Exemple « A Metz, un médecin fran-
laissé passer cette dernière nouvelle. Si cela
pouvait être, vrai!
On craint que la Turquie ne se déclare pour
la Triplice.
13 août. L'article suivant du Karagueu:s
donne une idée de la manière employée par le
gouvernement turc pour chauffer l'opinion
faveur des Allemands p m n en
troupes françaises se trouvaient à Liège dès le
temps de paix. La Belgique aurait donc, con-
clut-elle, violé sa propre neutralité. Tristes
gens!l
gramme de Bordeaux disant que les Alle-
mands, laissant Paris à l'ouest, poursuivent
leur marche vers le sud, du côté de la vallée
de la Marne. Que se passe-t-il?.
0 août. Arrivée, à 7 heures du matin, de na- A la majestueuse
21 août. Une loi prescrit à tout navire LES OFFICIERS TURCS TUENT UN FRANÇAIS
çais a essayé, avec l'aide de deux officiers dé- vires neutres venant de la mer Egée. Ils ont et triomphante, nation allemande étranger de descendre ses antennes. Mais, dit
guisés, d'empoisonnerune source au moyen de passé par les Dardanelles. « Ce n'est pas à nous seuls que vous avez donné l'article 13, « le gouvernement peut détenir les Avant-hier, à San-Stefano, grave incident.
Journal d'un français à Conslaniinople bacilles de choléra. Il a été exécuté militaire- » le Gœben et leBrcslau. Par contre vous avez stations radiotélégraphiques des bateaux si, Des officiers aviateurs turcs sont entrés dans
ment. » (Agence Wolff, de Berlin.) C'est du 10 août. Le télégraphe fonctionne mal. On conquis à tout jamais, avec leur respect
Grand-Guignol! dit que la censure est entre les mains des offi- » et leur
reconnaissance, les coeurs de 400 millions de
trouvant, pour un temps prolongé, dans les un restaurant tenu par un Français natif de
ciers allemands. Je crains que la Turquie ne
»
musulmans qui battent en ce moment de joie eaux territoriales ». Cet article permettra aux Smyrne, nommé Couppa. Ils se sont fait ser-
4 août Le cours forcé des billets de la Ban- »
» et de gratitude. Vous étiez d'ailleurs grands. navires allemands de conserver leur T. S. F. vir des consommations. Un officier demande
gouverne par leur intermédiaire.Dans ce cas il Jamais, au cours des guerres balkaniques, les à Couppa quelle est sa nationalité. Sur sa ré-
que ottomane est décrété. faudrait s attendre à quelque coup imprévu. » Mais cette fois, eu égard à là petitesse des
Un Français, établi à Constantinople depuis PREMIÈRE FERMETURE DES DARDANELLES » autres, vous avez grandi de plus en plus. Que saisies et réquisitions n'ont atteint le degré d'a- ponse qu'il est Français, ils lui ordonnent de
plusieurs années, a noté au jour le jour l'état 11 août. Le représentant de l'agence Havas » le Très-Puissant, qui est le seul appui des cuité qu'elles revêtent actuellement. Un vent de déchirer le drapeau tricolore, qui ornait sa de-
de l'opinion turque depuis l'ouverture des hos- J'apprends que les autorités font placer des annonce la vente à la Turquie du Gœben et du » musulmans, conduise votre armée, votre flotte, folie souffle sur ce pays. A quoi cela aboutira- meure et de leur en remettre les lambeaux.
tilités entre la France, la Russie, l'Angleterre torpilles à Kavak et dans les Dardanelles. L'en- Breslau et ajoute que ces navires vont entrer » votre Etat, vous tous, de triomphe en triomphe. t– il? Couppa refuse. Une bagarre éclate. Des coups
el l'Allemagne, jusqu'à la première semaine dans les Dardanelles. » do .grandeur en grandeur pour la fraternité et Une affiche officielle informe les conscrits de revolver sont tirés. Un Français, imprimeur
trée et la sortie sont fermées des deux côtés. Dès Cette nouvelle peut être considérée comme » la magnanimité que vous avez témoignées aux
du mois d'octobre. Il a également consigné par que ce travail sera terminé, les bateaux entre-
qu'ils ont jusqu'à demain pour racheter leur à Constantinople, nommé Summa, est tué. Plu-
devant avoir pour conséquence la déclaration » musulmans. Soyez sûrs que notre vœu sera service militaire. sieurs personnes sont blessés, l'une d'entre el-
écrit tous les événements qui se sont produits ront et sortiront avec un convoyeur. » exaucé car il provient de cœurs qui ont été
durant cette période dans l'empire ottoman, et de la guerre à la Turquie par la Triple-Entente. éprouvés et brisés par l'injustice. La Deutsche Bank, qui ne rembourse pas ses les serait morte depuis. Couppa n'échappa au
Les autorités militaires prennent possession Je suis maintenant convaincu que la pose et » » dépôts, affiche un avis informant ceux der
suivi pas à pas la mainmise de l'Allemagne des douanes et s'emparent de toutes les céréa- Le gouvernement décide la saisie
août. massacre qu'en se jetant à terre, faisant le
sur la marine, l'armée et le gouvernement le déplacement des torpilles dans les Darda- 14 conscrits ayant des dépôts dans ses caisses mort. ••
les, marchandises, automobiles, sans donner de nelles. étaient une invention destinée à conser- de toupies appareils de T. S. P. à bord des na- qu'ils pourront retirer le montant de leur ra-
turcs. Nous avons pu nous procurer ce « jour- Et dire que ce sont les Français qui ont en-
nal », abondant en observations judicieuses; reçn. ver dans les eaux turques, pour,les saisir, le vires étrangers se, trouvant dans le port de chat. seigné' l'aviation à ces messieurs! Il n'y a pas
Les feux de la Marmara sont éteints. plus de navires possibles au cas où une décla- Constaniinople. Le montant des rachats varie entre 25 et 43 longtemps que tous fraternisaient avec nous
et nous en publions ci-dessous de nombreux Dans la journée, on affiche au consulat gé-
extraits. Le lecteur y. saisira sur le vif les pro- 5 août. Un arrêté prescrit la fermeture à ration de guerre serait faite à la Turquie, à la livres turques. autour de notre ambassadeur et de Talaat bey,
cédés mis en œuvre par les, Allemands pour dix heures des théâtres, cinémas, etc. Il est in- suite de son soi-disant achat du Gœben et du néral un démenti officiel des prétendus succès lorsque Dancourt et Roux sont arrivés à Cons-
terdit, à partir d'aujourd'hui, de recevoir des Breslau. des Allemands à Mulhouse « II n'y a eu jus- 22 août. Le Portugal arrive ce matin aux
circonvenir la Turquie -et l'entraîner, avec ,1a Dardanelles. Je crains que les Turcs, poussés tantinople. Je me souviens encore de la fin du
qu'à'vfce jour aucun engagement sérieux en Lûr-
complicité de ses, gouvernants, dans ,une guerre télégrammes chiffrés. Le Gœben et le Breslau passent les Dardanel- discours du premier maître des cérémonies du
&ui équivaut pour elle à un suicide. MBtUSAHOtt
LA MOBILISATION
<
TURQUE TUBME
les pilotés par deux torpilleurs turcs et accla-
més par la garnison des forteresses.
raittj3 ».t '• • •
août. Les mobilisés arrivent, et on a de
15
•-•: par les Allemands, ne se livrent à quelque ac-
tion grosse de conséquences. Une anecdote
Un attaché du consulat de Belgique rencontra
palais « Amis français, qui nous venez du
eiel, soyez les bienvenus! » Quel changement!
Constantinople. Les Turcs continuent à mobiliser sans qu'on Les encaisseurs du Crédit lyonnais sont ar- grandes difficultés pour les loger. Le Gœben Hier soir, impossible d'avoir des renseigne-
2 août. L'attitude de la Turquie est très sache1 pourquoi. Des rédifs parcourent rêtés et fouillés par la police. Sur la plainte du Djavid bey, qui, l'air satisfait, lui dit « Je vous ments sur la guerre. Ces alternatives d'espoirs.
louche. On signale le Goeben et deux croiseurs comme début de la guerre balkanique. les rues et le Breslau, battant toujours pavillon alle- annonce la prise de Liège par les Allemands. »
au directeur, les titres saisis sont restitués. mand, arrivent à l'île des Princes. L'attaché repond « Moi aussi j'ai une nou- et de craintes sont très énervantes.
allemands à Ténédos, et on est inquiet sur le Quantité de réservistesarrivent de toutes parts J'espère que le règlement pacifique qui pa- velle à vous annoncer. Laquelle? La prise On parle depuis quelques jours de l'intention
sort d'un paquebot français qui est attendu pour rallier la France. Ils sont campés chez raît avoir été donné à l'affaire du Gœben et du 16 août. Les Turcs sont allés aux établis-'
de Constantinople par les Allemands. » qu'aurait le gouvernement de supprimer les
ici. les frères et dans tous les locaux français dis- Breslau calmera certains Turcs qui, depuis sements des Frères pour y saisir la T. S. F. Ils capitulations. L'affaire serait actuellement dis-
Le bruit court dans la journée que le ca- ponibles. quelques jours, se montrent arrogants et cla- ont voulu saisir également les vaches laitières 23 août. Les Allemands mènent grand ta- cutée C'est le « temetter » appliqué immédia-
binet ottoman est fortement divisé, les uns, Batailles autour des boulangeries. Or rare et ment qu' « il n'y a plus d'ambassades et qu'on que possèdent les Frères, Protestation de l'am- page autour d'un échec français en Lorraine. tement et comment!
Enver pacha et Talaat entre autres, penchant exigé. se f. des puissances ». Le Gœben prend le bassadeur.
Le consulat affiche les nouvelles de la guerre 24 août. On affiche l'entrée des Allemands On ignore comment les puissances pren-
pour la Triplice, les autres, Djemal et Djavid, Une censure étroite est établie, mô- nom de Yavouz-Sultan-Sedimet le Breslau ce- dans Bruxelles et. notre échec à Sarrebourg. draient la chose, et particulièrement l'Italie,
notamment, penchant pour la Triple-Entente. 7 août. lui de Midilli. et du bombardement de Bône et Philippeville qui n'est pas une nation belligérante.
les télégrammes privés; interdiction de L'agence Wolff annonce la déroute de nos
Le ministère, dit-on, va démissionner, et Talaat me sur La mobilisation continue. Tous les hommes par le Gœben et le Breslau.. troupes. La vie est pénible pour les Français
îdevenir grand-vizir. Mais tous ces bruits sont publier toutes nouvelles intéressant l'armée, la de 25 à 40 ans sont appelés. On enlève- les voi- 17 août. A dix heures, cérémonie de Féri- 8 septembre. Les journaux publient le
restés ici. Heureusement que notre ambassa- texte du discours prononcé au Guildhall pai
sans confirmation possible. Il est néanmoins marine, le mouvement des bateaux, l'état sani- tures dans les rues, laissant les cochers sur keuf, à la mémoire des Français tombés en deur se multiplie pour diminuer les inquiétudes M. Asquith. C'est un document à lire et à mé-
généralement admis que la Turquie est à peu taire, etc. place, leur bon à la main. Crimée. Notre ambassadeur, M. Bompard, pro- et réconforter tout le monde.
près gagnée l'Allemagne et à l'Autriche. Moi, diter.
je crois qu'elle attend les événements pour, le ARRIVÉEBU 6ŒBEH" ET DU BRESIAU" INCIDENTS DIPLOMATIQUES nonce un discours qui émeut profondément 25 août. Hier, des manifestants, musique On annonce l'arrivée d'Allemagne d'un train
les assistants. Le gouvernement turc n'a pas de munitions pour les Turcs.
moment venu, se jeter dans les bras du plus On apprend, à l'ambassade, que le Gœben et 12 août. Une chaloupe issue du Breslau, dit un mot de sympathie pour la France. Ce- en tête, passèrent devant l' « Union française ».
fort. le Brcslau auraient passé le cap Matapan, hier montée par des Allemands,a,souspeine de cou- pendant, Djemal pacha, ministre de la marine, Ils criaient à tue-tête « Vive l'Allemagne! » 9 septembre. Bon communiqué. Le Stam-
Panique dans les banques, qui ont cessé le au matin, se dirigeant vers la mer Egée. ler ce vapeur, enlevé les appareils de T. S. F. est venu au cimetière en grand uniforme, ce 5 septembre. Des bruits de détente circu- boul annonce l'offensive des armées alliées et
remboursement des dépôts en vertu du morà- Nous nous demandons si la fermeture des (télégraphie sans fil) du paquebot français qui, vu l'état des esprits, n'est pas sans cou- lent. La Turquie viendrait à une plus saine la retraite des forces allemandes.
lorium oEui vient d'être décrété. [ détroits, sous prétexte de torpilles, n'a pas de Saghalien appartenant aux Messageries mari rage» appréciation des choses. Est-ce vrai2 (À suivre.)
ACADÉMIES, UNIVERSITÉS, ÉCOLES Lhomond, et où, plus tard, l'Ecole polytech- sont adaptées aux indications -les plus diverses. l'approbation de M. Drogue, ingénieur en chef de Autre point de détail. Le comité d'initiative, A chaque ceinture, faire en haut avec une' laine de
nique installa des services qui ne pouvaient trou- Un jour, le droit ayant triomphé, la paix re- la navigation de la Seine et de la Marne. envisageant l'hypothèse d'alertes en cours de couleur une croix par un fll passé pour marquer le
ver place rue Descartes, a été transformée en viendra dans le monde. Ce jour-là, les installa- Entre temps, le comité recevait les encourage- route, s'était demandé s'il ne serait pas utile haut, et attacher une petite étiquette où sera inscrit
hôpital. Dans les grands couloirs silencieux glis- tions hospitalières organisées à l'occasion de la ments suivants 500 francs du conseil général de d'armer les remorqueurs et le personnel des ba-
Appel aux pays neutres sent les silhouettes blanches des infirmières. Qua- guerre disparaîtront l'une après l'autre. Ne serait- la Vienne; 1,000 fr. des professeurs des lycées de teaux. On a dû renoncer à ces mesures de dé-
« A passer par les pieds. »
Pour ceintrer derrière au milieu à la 8e maille pour
On nous communique l'appel suivant aux pays
tre médecins, autant de chirurgiens, des spécia- il pas regrettable que l'hôpital du Panthéon suivît Poitiers; 3,000 fr. de la Société française de se- fense, en vertu de la convention de Genève. D'ail- le haut et à la 15» pour le bas. rapprocher 3 côtes et les
listes, adjoints à ces services principaux, se par- la loi commune ? Où trouver mieux pour abriter cours aux blessés; 10,000 fr. des comités officiels leurs, rien ne peut faire prévoir que les péniches- tenir réunies par un point fait à l'aiguille.
neutres, signé d6 MM. Louis Havet, président de tagent la besogne sacrée de soulager nos soldats, les douleurs et les angoisses, pour rendre la vie
la section des études historiques et philosophi- de répartition des subventions, souscriptions et ambulances parcourront jamais une zone dange-
de les guérir; de les rendre à la défense du pays. aux malades et aux blessés, que l'antique demeure, dons recueillis aux colonies. reuse.
ques,.et Maurieeç bernes, président de la section C'est l'hôpital militaire du Panthéon, annexe du baignée de haute sérénité par les grands arbres,
des sciences religieuses à l'Ecole pratique des Un comité d'action va fonctionner spécialement Pour les orphelins
hautes études f fSorbonne, Val-de-Grâce.
La métamorphose nouvelle ne se ilt pas sans
dans cette rue Lhomond, si vieille, si provinciale
et si calme? H. B.
à Paris, sous la présidence de M. Painlevé, et
poursuivra les effets de l'entente réalisée entre
il La ceinture au crochet L'Œuvre nationale des militaires convalescents
15 novembre 1914. Nous avons dit qu'au moment où l'hiver ar- prie les personnes connaissantdes petits orphelins
L'Ecole pratique des hautes études (section des scien- peine. Il fallut abattre et construire, modifier et les Croix-Rouge anglaise et française. Des mem-
ees historiques et philologiques et section des sciences
créer dans les vénérables bâtiments. Lorsque le Péniches-ambulances bres anglais et belges vont figurer sur les listes rive, il importait surtout pour préserver nos de combattantsdo les faire inscrire à la direction,
religieuses) s'associe à l'adresse envoyée par les uni- médecin-chef, le docteur Chautemps, ancien minis- du comité d'initiative, et les péniches belges, si braves soldats des atteintes du froid, qu'ils eus- rue Blanche, 25.
versités de France aux universités des pays neutres. tre, prit possession de l'édifice, il y trouva des M. Audouin, professeur à la faculté des lettres belles et si nombreuses, vont compléter la flottille sent les pieds et le ventre au chaud et nous
Elle tient d'autant plus à faire entendre sa voix qu'elle murs solides, des planchers résistants, de la place, de Poitiers, et président du comité d'iaitiative française, de façon à donner le maximum de ren- avons donné les indications nécessaires pour
«ompte dans les universités étrangères nombre d'an- du soleil, de l'air, des jardins verdoyants et des pour les bateaux-ambulances, nous donne quel- dement. Il est facile de concevoir que l'utilisation faire des chaussettes au crochet. Voici mainte- INFORMATIONS FINANCIÈRES
ciens élèves et d'amis., cours spacieuses. C'étaient là d'excellents éléments ques précisions intéressantes, complétant ce que des voies navigables de France et de Belgique peut nant les indications pour faire une ceinture au
Fondée, avant la guerre de 1870, par l'initiative de
de succès, mais il fallut distribuer les pièces sur nous avons déjà. dit à propos des péniches trans- rendre les plus grands services, en completant les crochet.
iVictor Duruy pour transporter en France une institu- un plan adapté à leur destination dernière. On éta- formées en hôpitaux. trains sanitaires opérant sur les voies ferrées. Cha- Avec un crochet n° 2 ou 3, laine un peu forte, genre Berne, 10 novembre. (Communiqué de la Ban-
tion qui avait fait en grande partie la force des univer- blit ainsi des salles communes de grandes dimen- Le comité d'initiative pour les ba'teaux-àmbu- que unité de convoi, comprenant deux bateaux, « Bon Pasteur 6 fils.
sités allemandes, celle des « séminaires », où un petit sions et d'autres salles plus petites, pour les cas lances s'est constitué dès le commencement du' mois doit contenir de 65 à 70 lits. Monter une chaînette de 44 mailles environ qui donne
que nationale.) L'emprunt fédéral de 50 millions
graves à qui l'isolement convient, pour les offi- d'août, sous le patronage de MM. le docteur~ Lan- Dès le 23 août dernier, M. Frank Puaux démon- 23 à 24 centimètres. Faire 14 côtes de mailles serrées. a été couvert plus de trois fois. Le montant des
nombre d'élèves travaillent avec le maître, l'école sait ciers, pour les opérations, pour les pansements, souscriptions atteint un total de 179,107,800 francs,
tout ce qu'elle doit à l'Allemagne, à ses professeurs et douzy, le marquis de Vogüé, Bérenger, sénateur; trait ici même, le premier dans la presse, les avan- La maille serrée se fait en introduisant le crochet de et le nombre des souscripteurs est de 28,295. La
k ses livres. pour la stérilisation, pour les bains, pour les labo- Barthou, ancien président du conseil;' Painlevé, tages de l'organisation des péniches-ambulances. l'endroit vers l'envers dans la boucle de la chaînette. direction du syndicatd'émission a décidé de servir
Elle n'en est que plus résolue à. (déclarer avec quelle ratoires, dont l'un, destiné à. la radiographie, fut membre de < l'Institut et député de Paris, etc;, et « Transports le moins fatigant, écrivait-il, pas de Saisissez la laine avec le crochet, passez-le par la bou-
installé par Mme Curie. On a créé ainsi un hôpital tout de suite, l'offre présentée parlle coipité, pour en, plein les souscriptions jusqu'à, 1,000 francs,
tristesse elle assiste, depuis 1871, aux efforts de plus modèle où- 800 lits sont à la disposition de nos glo- secousses; les blessés couchés; soins incessants, cle, jetez la laine sur le crochet et passez-la par les
en plus audacieux faits pour détourner la science de l'aménagement des péniches en ambulani?es,"retint" chaque ambulance étant accompagnée par des mé- deux boucles.
son but et pour la dénaturer; elle proteste contre la
rieux blessés.On en mettra là 1,200 quand on vou- l'attention du service de santé qui lui'reserva un decins et des- infirmiers; alimentation chaude, une Le point de côte se fait en allant et en revenant, et
tentative de mettre la science au service des ambitions dra, tellement il reste encore d'espace inoccupé accueil favorable. ') cuisine pouvant être installée à bord; renouvelle- on ne fait passer le crochet que par les arrière-boucles DÉPÊCHES COMMERCIALES
militaires. dans cette gigantesque bâtisse. Et lorsqu'on, croit Le 8 octobre, la péniche Ile-de-France, som- ment de l'air, condition excellente de salubrité. » des mailles du tour précédent.
Pour elle, la civilisation n'appartient en propre à devoir féliciter le medecin-chef du résultat obtenu, mairement disposée pour recevoir les blessés; était M. Frank Puaux ajoutait que le ministre de la Au commencement de chaque tour faire une maille
le sénateur de la Haute-Savoie en reporte l'hon- l'objet d'une visite officielle du service de santé, pourrait réquisitionner nombre de cha- New-York, 14 novembre.
aucune nation, et la seule force respectable est celle qui guerre et piquer dans la seconde boucle.
assure le droit des petites nations comme des grandes neur sur ses collaborateurs. « J'ai eu surtout, dit-il, qui remarquait tout particulièrement les ingé- lands immobilisés soit à Paris soit dans le nord et 14 cOtes doivent donner 13 à 14 centimètres de large.
Blé sur déc., 122 1/2; sur mai, 129 3/4.
Hladius ikgis ctistos. une idée heureuse c'est de demander des conseils nieux dispositifs assurant la distribution d'air et les faire transformer rapidement en ambulances 15* côte, faire 10 mailles dont les 2 dernières en pe- Chicago, 14 novembre»
à M. Potel, le dévoué directeur de l'hôpital Broca. de lumière, et la descente des blessés à 1 intérieur flottantes. Réalisée dès le début de septembre elle tites mailles serrées, c'est-à-dire faire passer la laine Blé sur déc., 115 »/»; sur mai, 12L 1/4.
Faculté de médecine Il fut mon précieux mentor. ». du bateau. aurait rendu les plus grands services. Grâce aux tout, de suite dans les deux boucles, retourner, faire de Mais sur déc., 68 3/8; sur mai, 71 5/8.
Il n'y a dans ce vaste immeuble aucun sentiment Le Times, après cette visite, envoya, •lé'H'Ô octo- dispositions prises désormais, et au dévouement même et augmenter d'une maille.
Le cours du professeur Achard portera cette de tristesse. Les chefs de service ont su en faire bre, deux correspondants pour étudier sur place des collaborateurs de M. Audouin MM. le profes- 16» côte, 20 mailles, retourner et augmenter.
année sur les éléments de médecine indispensables une maison de salut. Nos chirurgiens viennent à la question que notre confrère anglais jugeait in- Gariel, président de la Société d'hygiène Fourrages et pailles
bout des plus affreuses blessures. Leury ingéniosité seur 17* côte, 25 mailles, retourner..
et-
aux débutants et, dit l'annonce, aux personnesqui téressante, et l'un de ces correspondants, le docteur d'alimentation; Bourdillat, le comité de l'Union des 18° côte, jusqu'en bas, retourner et augmenter. Montrouge, 16 novembre.
voudraient acquérir quelques notions générales, y est infinie. Nous pourrions en citer comme exemple Wilson, publiait, à la date du 15 octobre, un arti- Femmes .de France, etc., l'œuvré est commencée. 19' côte, 25 mailles, retourner.
aura lieu les lundis/mercredis et vendredis, à qua- cette curieuse poche-baignoire où le docteur Loewy cle des plus élogieux pour l'initiative du; comité. Son entière réalisationn'est plus qu'une question de Toujours à cause du mauvais temps, les charge-
20° côte, 20 mailles, retourner et augmenter. ments sont peu nombreux. La vente s'est faite à
tre heures, au petit amphithéâtre, et commencera fait subir la balnéation continue dans un puissant La Croix-Rouge anglaise se mettait à l'œuvre im- jours, et l'utilisation des bateaux-ambulances 2i° côte, 10 mailles, retourner.
le 16 novembre. u antiseptique aux membres envahis par les microbes médiatement, et décidait d'aménager trente péni- peut prendre des formes que l'on ne soupçonnait Faire ensuite 16 côtes en continuant d'augmenter peu près aux mêmes prix qu'aux précédents mar-
Entre autres indications thérapeutiques,le confé- de l'infection. A combien de blessés en danger grave chés, mais la tendance généralen'en est moins
rencier y traitera des soins à donner aux malades cette méthode nouvelle et économique, car elle
ches sur le modèle de l'Ile-de-France. La première
ramenait, le 31 octobre, des blessés anglais de Pa-
guère il y a trois mois. Ainsi, à Lyon, la munici- d'une maille tous les 2 tours
palité a fait mettre à sa disposition, par la Com- environ 35 centimètres de haut. pour avoir à la 3i« côte faible, la graineterie manifestant peu de pas
besoins.
et des éléments" d'hygiène et de prophylaxie. rend les pansements inutiles, sauvera-t-elle la vie ris à Rouen, et était convoyée par le yacht de lord pagnie de navigation le Havre-Paris-Lyon-Mar- Faire 6 côtes sans augmenter. On cote aux 520 kilos, livraison franco dans
ou épargnera-t-elle la mutilation ? L'héliothéra- Douglas Hall, membre du Parlement. seille, douze grands bateaux du Rhône, pour cons- Paris
pie y est appliquée au traitement des blessures A la suite d'une réunion tenue le 29 octobre,
La moitié est faite et doit donner à plat 32 à 35 cen-
tituer, en cas d'épidémie, des hôpitaux d'isolement timètres de large. 'On continue le même travail en di-
deblé. ire qualité 2~ qualité
L'ORGANISATIONDES SECOURS

L'hôpital de la rue Lhomond


Ea vaste maison qui fut jadis le collège des
jésuites de la rue des Postes
qui cicatrisent mal. Le soleil, entrant largement
par les hautes fenêtres, accomplit là son office
d'assainissement dans lequel il n'a pas de rival.
A chaque pas, dans ces salles que dirigent des
professeurs comme MM. Pozzi et Gley, des chirur-
giens et des médecins des hôpitaux, des opéra-
teurs de nos grandes villes départementales, tou-
l'Union des Femmes de France accordait son géné-
reux et puissant concours au comité d'initiative.
Il était convenu que l'Union des Femmes de France
fournirait, pour le premier train de bateaux mis
en route, le personnel nécessaire et le complément
d'installation, sous la direction de M. Larivière,
ingénieur-conseil du comité d'initiative et auteur
pour contagieux.
Ajoutons que toutes les précautions sont prises
en aucun cas contaminées. Il ne sera déversé, en
minuant ce qu'on a augmenté.

Pour simplifier on fait une autre moitié qu'on réunit


cours de route, ni détritus, ni déjections. Tout bas une côte de 8 mailles et deux petites mailles ser-
sera recueilli dans des tinettes spéciales qui seront rées casser la laine.
vidées, à chaque arrêt des bateaux, dans les dépo- Ensuite joindre par une chaînette lâche qui laisse
Paille
Pour simplifier on fait une autre moitié qu'on réduit Paille d'avoine
pour que les eaux des rivières ou canaux ne soient à la première par un point de chaînette très souple.
•••

Foin.
Luzerne.
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32 à 34
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DERNIÈRES NOUVELLES après t'avoir vu, ayant demandé à faire partie du doivent être bien rares, elles ne sauraient se pro-
premier détachement; ce qui me vaut d'être resté duire qu'en cas de surprise. On s'avance, la nuit,
simple sergent, tandis que celui qui est parti par exemple, en rampant dans la boue, à travers
Martin, capitaine au 16° régiment d'infanterie,« offi-
cier d'approvisionnementau début des hostilités, a de-
DEFUSTIÈHE HEURE

tA &UERBE
mandé instamment à reprendre du service dans une
après moi est adjudant et que je n'aurais eu qu'à les champs betteraves, et si le miracle se pro- compagnie. Blessé une première fois le 5 septembre commuNiQUEofficiel du te NOVEMBRE
interrompues depuis hier, par suite de l'inter- rester à L. pour être sous-lieutenant.Deux jours duit, si l'onden'est pendant qu'il assurait le ravitaillement du corps, a
de chemin de fer et nous sommes arrivés sur le pas surpris avant d'être arrivé continué son service. Appelé à prendre le commande-
diction opposée par les autorités bulgares au front. à 30 ou 40 mètres de l'ennemi, par ces rafales de ment de la première compagnie, y a donné des preuves Trois heures
transbordementdes passagers se rendant de Salo- Ne t'attends pas de ma part à des récits héroï- balles qui fauchent une compagnie de 250 hom- incessantes d'entrain, de bonne humeur, d'ardeur et
nique en Turquie via Dedeagatch. Le long du canal de l'Yser, de Nieuport jus-
La mesure prise par les autorités bulgares est ques. Je me fais l'effet d'un guerrier de paco- mes en quelques minutes, alors on peut foncer sur d'énergie. A reçu le 1" octobre une nouvelle blessure,
qu'en amont de Dixmude, il n'y a eu, dans la
Deux avions allemands capturés appliquée avec une telle rigueur, que des Grecs, tille et mon existence manque complètement de l'invisible Boche. Par bonheur, je n'ai pas encore puis a été tué dans la nuit du 5 au 6 octobre par une
panache. Comme la guerre, telle que nous la fai- eu peur, même il y a quatre jours, quand un shrap- balle isolée, alors qu'il dirigeait les travaux d'organisa- journée d'hier, qu'une simple canonnade. De
munis cependant de lettres de recommandation nouvelles inondations ayant été tendues, le,
Petrograd, 16 novembre. du ministre de Bulgarie à Athènes, ont été em- sons ici, ressemble peu à l'image que nous nous nell a coupé le haut d'un saule au pied duquel je tion défensive de sa compagnie, à la lisière d'un bois ».
Les Russes ont abattu deux avions allemands, pêchés de débarquer hier à Dedeagatch et con- en faisions d'après les gravures de nos livres venais de me jeter à plat ventre et dont je tenais Rigault, capitaine au 98° régiment d'infanterie, « au terrain immergé se prolonge actuellement au
l'un dans lès environs de Klock et le deuxième traints de retourner à Salonique. d'Histoire où les tableaux de la galerie des Ba- encore le tronc d'une main (et ce n'est pas haut cours du combat livré le 5 octobre sur la lisière d'un sud de Dixmude, jusqu'à 5 kilomètres au nord
auprès de Petrikan. tailles A vrai dire, je n'ai été au feu qu'une fois. saule). Je n'en tire-d'ailleurs aucune vanité, village, a maintenu avec fermeté sa compagnie dans de Bixschoote. Les forces ennemies, qui avaient
Depuis ce temps-là, nous avons mené- l'exis- un les tranchées, en face d'une attaque très violente. A été tenté de franchir le canal, entre la région de
tence la plus monotone que l'on puisse imaginer. car c'est affaire de tempérament et d'équilibre, ce tué le 7 en observant de sa tranchée les travaux de
L'inquiétude en Allemagne Ce que pense l'armée autrichienne Nous sommes dans les tranchées; trois jours dans courage passif, et aussi peut-être un peu (pas Dixmude et celle de Bixschoote, ont toutes été
défense que l'ennemi préparait à 200 mètres de sa po-
[De notre correspondant particulier) de ses adversaires une tranchée de première ligne, un jour dans une beaucoup) de volonté. sition ». refoulées au delà des ponts. Un régiment alle-
Petrograd, 14 novembre. tranchée un peu en arrière, dit jours de repos, Enfin j'ai une petite notoriété dans ma compa- Bourseau, lieutenant au 98° régiment d'infanterie, mand a été entièrement détruit au sud de
Bordeaux, 16 novembre. mais où on travaille double. et on recommence. gnie, surtout depuis que j'ai ramené toute une Bixschoote.
« s'est brillamment conduit. Blessé au début d'un en-
'!Les succès remportés par les Russes sur la Des modificaitons significatives s'opèrent, de- Les Allemands sont à huit ou neut cents ~mètres partie de ma section, qui se sauvait en "désordre,
iVistule provoquent une emotion très vive dans puis quelque temps, dans les opinions autrichien- de nous. Ori tiraille à peiné. Nous sommes 'à un commandant à deux sergents, bien
que je ne fusse
gagement il a rejoint sa section et n'a quitté le champ
de bataille que l'un des derniers. S'est, depuis, signalé Au sud-est d'Ypres, deux autres attaques des
les provinces orientales de la Prusse. La Gazette nes, au sujet de la guerre.. point mort de la ligne de bataille et tousse ré- à maintes reprises, dans les différents combats par son Allemands ont été repoussées. Nous avons de
été l'Allemagne du Nord s'efforce de calmer l'in- Il convient, à ce propos, de noter, comme par- duit à une canonnade alternée qui devient, un élé- que caporal. Finalement, le colonel m'a fait ser- initiative et son esprit de dévouement ». notre côté pris l'offensive et reconquis quelques
jquiétude par la note officieuse suivante ticulièrement intéressant, un article, paru dans le ment normal de l'existence. C'est bruyant, pas mande gent le 26, adjudant deux jours après, et il de- Belin, lieutenant au 53* régiment d'artillerie, « a fait points d'appui dont l'ennemi avait pu se rendre
Quelques petits détachements russes ont franchi la
numéro du 15 octobre dernier, de la Danzers très dangereux, pas tout à fait inoffensif mal- au ministre de me nommer sous-lieute- preuve en plusieurs circonstances des qualités militai- maître il y a quelques jours.
frontière et ont occupé une étroite partie de la province
Armeezeitung, journal exclusivement rédigé par heureusement il faut compter une moyenne jour- nant. res les plus brillantes. Le 1" octobre, a pris le com-
des officiers autrichiens, et dont un exemplaire nalière de deux morts et ma compagnie, a été Je vous jure que je n'en tire pas .vanité, mais mandement d'une batterie dont deux officiers venaient Entre la Lys et l'Oise, on ne signale que des
de la Prusse orientale. Nous pouvons donner l'assurance est parvenu aujourd'hui ici. j'en suis ~iuis
formelle que les provinces de Posnanie et de Silésie ne assez malchanceuse ces temps-ci. p.1rt~nt heureux :»~
pourtant d'être blessés et dont le personnel très éprouvé par un opérations de petites unités et des progrès par-
Dans cet article, et sous le titre de « Guerre Tu vois que ma carrière militaire manque d'é- feu d'enfllade d'infanterie à très courte portée avait dû tiels de nos travaux d'approche.
«ont aucunement en danger. de soldats ou guerre de presse? », la Danzers clat elle manque aussi de confort; ilfait froid être abrité; est rentré le premier à la batterie, servant
D'autre part, le correspondant de la Gazette de Armeezeitung s'élève vivement contre le ton de la nuit. Nous en avons passé un certain nombre lui-même une pièce aveo un oanonnier, a réussi à délo- Dans la région de l'Aisne et en Champagne,
'Francfort à Berlin, dont on connaît le rôle fré- dénigrement et de calomnie systématiques, adopté Ici, pas un journal, depuis un mois, un pays en-
a faire des tranchées, poser des fils de- fer (je tièrement
dépeuplé, çà et là une ferme incendiée, ger les tirailleurs ennemis et permis ainsi à son per- canonnade sans résultat.
quemment officieux, M. Stein, s'efforce d'exhorter par la majeure partie de la presse autrichienne, deviens un terrassier et un treillageur très pré- sonnel de rentrer en action ».
Dans l'Argonne, Saint-Hubert a été encore
ses compatriotes à garder l'espoir dans le suc- contre les armées qui combattent contre les sentable) et c'est un moyen de se réchauffer. Mais les bestiaux errant à l'aventure dans la campa- Solacroup, lieutenant de réserve au 53" régiment d'ar-
ces final. Austro-Allemands. Elle écrit entre autres les autres sont vraiment fraîches; depuis deux gne (j'ai vu passer, innocente et blessée, une vache tillerie, « a fait preuve en plusieurs circonstances de attaqué sans succès par les Allemands.
L'essentiel en cette guerre, écrit-il dans la Gazette de De quel ton on parle de l'armée serbe 1 Depuis des jours la compagnie souffre d'un froid aux pieds devant notre tranchée, elle no comprenait pas très belles qualités militaires. Très grièvement blessé Dans la région de Saint-Mihiel, l'ennemi a
$ranofort du 10 nombre, est d'avoir du courage et de semaines, les Serbes sont démoralisés, l'artillerie serbe qui supprime à peu près tout repos. d'où lui était venue cette blessure tombée du ciel, le 4 septembre au cAté droit par un éolat d'obus ». échoué dans un coup de main tenté sur le bois
youloir vaincre, ï~is' ne saurions trop répéter la même se mutine, la Serbie n'a point de vivres et point de Je suis étonné de la rusticité dont on fait la pauvre, et elle passait entre deux feux), des Isaac, lieutenant de réserve au 16° régiment d'artil-
munitions, les soldats serbes s'estiment heureux d'être preuve. Depuis un mois, je me suis déchaussé pistes tracées par les pas des hommes et des bes- lerie, « doué des qualités militaires les plus remarqua- d'Apreihont.
chose toute personne qui se laisse aller à sa propre deux fois pendant dix minutes. Je me suis lavé tiaux dans les champs, toutes
faiblesse, qui critique inutilement ou répand «les nou- faits prisonniers par nous. A l'intérieur, il y a la révo- bles plein de courage et d'entrain. A fait preuve de Dans les Vosges, peu d'activité.
trois fois en tout, dont une avec un trognon de de boulets, les nuits, un enfer bravoure le 20 août, en retournant sous le feu chercher
,velles inquiétantes, fait du tort à sa patrie. On peut lution. Et pendant que nos journaux publient ces récits et ces trous où les soldats se terrent, [La forêt d'Apremont est située entre le village d'Apre*
même 'dire qu'ojje commet un acte de trahison envers fantaisistes, plusieurs. corps d'armée luttent jour et pomme et une autre avec des feuilles de betterave. n'est-ce du matériel dont les attelages étaient démolis. A eu
l'Allemagne. 'Nous devons vaincre; nous voulons vain- nuit contre les lignes serbes; nous luttons héroïque- J'ai du linge de qu inze jours, et malgré cela je pas pour les accoutumer à celui dont ils une très brillante attitude au feu ». mont et la Meuse, a 4 kilomètres au sud-est de Saint-
ment contre un adversaire qu'on ne peut presque pas vais bien. Il n'y a que ce froid aux pieds et aussi ne sortiront plus? Balleydier, lieutenant de réserve au 98' régiment Mihiel.]
cre, et c'est parce que nous devons et que nous voulons
vaincre que nous vaincrons. surpasser en indomptable énergie, et des torrents du un peu d'appétit. Il n'y a pas à songer à se pro- d'infanterie, « au cours d'un assaut violent des Alle-
Le Vorwserts annonce l'arrivée à Berlin de sang le plus noble sont dépensés pour chaque pouce curer quoi que ce soit en dehors- d-e- l'ordinaire mands, a entraîné sa section à la baïonnette, a bousculé Dans l'Argonne
de terrain. nous sommes dans un malheureux pays raclé CITATIONS A L'ORDRE DU JOUR ou tué les Allemands qui étaient devant lui et a eu un
45,000. réfugiés de la Prusse orientale. jusquà l'os, l'argent est une denrée sans valeur doigt coupé par une balle tirée à bout portant. A fait Certains communiqués de presse allemands
Le ton avec lequel on parle des Belges est le même
L'Allemagne et la doctrine de Monroe Les Belges ne sont que des francs-tireurs, et parce aucune. Nous avons un cuisinier très débrouillard preuve de grandes qualités de commandement et d'une signalent que nous aurions été complètement
qu'ils n'ont pas voulu céder leur neutralité, ou parce et qui tire Je meilleur parti de nous tou- louable énergie ». chassés de la forêt de l'Argonne. Il en est de
(De notre correspondant particulier) qu'ils se sont battus avec les Français et les Anglais, chons malgré tout, je reste un ce que sur ma faim. Les militaires dont les noms suivent sont cités Lenoel, sous-lieutenant au 98» régiment d'infanterie,
peu
Enfin, ce sont des petites misères sans importance à l'ordre de l'armée cette affirmation comme de celle qui concer-
pour des raisons politiques, ils sont des malfaiteurs. « au cours du combat livré le 5 octobre sur la lisière
Bordeaux, 16 novembre. et qui ne m'empochent pas d'être de, bonne hu- d'un village, a conduit dans les premières maisons du nait le soi-disant siège de Verdun, et qu'on
Mais on ne peut forcer personne d'aimer, et c'était il» corps d'armée voit réapparaître de temps en temps dans les
de calmer l'émotion causée aux Etats-Unis
'Afin
par la déclarationdu comte de Bernstorff, relati-
vement aux droits qu'aurait l'Allemagne, malgré
le bon droit des Belges de se battre, aussi bien à
droite qu'à gauche. Comme soldats, nous sommes for-
cés de reconnaître que les Belges, malgré le caractère
meur. Mais quel « boulot » nous ferons, si nous
en revenonsl Couillaud, médecin principal de 1°" classe, médecin
chef de la 21° division d'infanterie, « a assuré l'évacua-
village un violent, combat de rues contre les fractions
ennemies qui s'y étaient lancées, puis en cheminant de
maison en maison par les ouvertures qu'elles avaient
journaux d'outre-Rhin..
En ce qui concerne Verdun, la ligne que
,toute doctrine de Monroe, d'envoyer des troupes Un de nos amis nous communique la lettre suivante, tion des blessés dans des conditions de. rapidité tout à
au Canada, ayant été considérable, l'ambassadeur
notoirement peu militaire de leur pays, se sont rela-
tivement très bien battus. Nous devons même les admi- d'un soldat qui combat actuellement dans le nord fait remarquables ». préparées, leur a fait mettre bas les armes et a reçu
l'épée d'un officier qui s'est constitué prisonnier. S'étant
nous occupons autour de cette place a pu être
progressivement portée de 5 à 10 kilomètres
;«T Allemagne a pensé devoir faire savoir à la presse
que, dansla réalité, la doctrine de Monroe n'avait
pas de sectateur plus fidèle que son gouvernement.
rer d'être restés fidèles à leurs devoirs vis-a-vis de la
France 'et:de l'Angleterre; à tua moment ofj ils devaient Mon cher ami ,:û.
Je vous écris sur une catte postale "'militaire sés
Boizard, chef de musique de l™ classe au. 64' régiment
d'infanterie, « très énergique et dévoué, nX pas hé_sité
à aborder les zones dangereuses pour secourir les tres-
ensuite porté à la lisière du village a encore reçu la
.soumission de nombreuses fractions ennemies ».
Gaulhey, capitaine au' 16* régiment d'artillerie,
en avant de. celle que nous tenions il y a un
mois environ. •-
considérer leur propre cause comme perdue. plein d'entrain même" au milieu des plus rudes Dans "la" forêt de l'Argonne, notre front de
Il a ajouté dans ses déclarations aux journaux qu'il Pas moins désagréable est le ton que notre presse allemande que je viens de trouver dans la tran- « blessé le 14 septembre par un éclat d'obus, a conservé
tétait prêt à donner à ce sujet les assurances les prend vis-à-vis des Russes. chée, où nous sommes arrivés tout à l'heure, sur épreuves ». le commandement de la batterie, et le 20 septembre, a combat n'a pas sensiblement varié depuis
plus positives et les plus amples,, étendues au Guyot, lieutenant au 28* régiment d'artiuerie, « s'aper- dirigé, pendant sept heures, d'un poste d'observation deux mois. Les tranchées françaises et aile-,
Les ",hordes moscovites sont en réalité des armées les quatre heures et demie du matin.. Sans doute cevant de l'abandon de la 1™ batterie, fit
nord comme au sud du continent, et ce dans la ramener quel- particulièrement exposé, un tir très efficace contre l'in- mandes sont, par endroits, à 50 mètres les
peilleure.
forme, quelle qu'elle fût, qui serait jugée la
Certains journaux américains, en reproduisant
de vaillants et braves soldats, qui (Ont la conviction que
la cause du tsar est sainte et juste. Nous, naturellement,
avons la'certitude que la cause du tsar n'est ni sainte ni
juste, et nous faisons trouer notre peau au service de
a-t-elle été prise sur un mort, ainsi' qu'une' lettre ques avant-trains, et avec cinq ou six servants
inachevée que j'ai sous les yeux et une de ces volonté et quelques soldats du 10* d'infanterie, se porta
capotes d'un joli gris dont nos ennemis sont ha- sur la ligne des pièces et réussit, malgré la violence du
de bonne fanterie ennemie, dont il a puissamment contribué à
repousser l'attaque et a été blessé au cours de cette
action. Mort des suites de ses blessures ».
unes des autres et l'on se bat non seulement à
coups de fusil mais par tous les procédés de
la guerre de siège d'autrefois..
Bes nouvelles déclarations du comte de Bernstorff,
cette conviction.
billés, qui les rend peu visibles le jour et impos- feu, à sauver les canons ». Guignot, chef de bataillon au 298" régiment d'infante- Les opérations y rappellent par bien des
se demandent quelle serait la forme qu'on ferait Mais, pour cela, nous n'insultons pas les puissantes sibles à distinguer la nuit, et dont, bien qu'elle Dubouch, sous-lieutenant au 28* régiment d'artillerie rie, « se trouvant le plus ancien officier non blessé de
côtés celles qui eurent lieu jadis devant Sébas-*
bien de choisir celle du traité de Berlin, con- armées que nous avons devant nous, nous reconnais- soit toute trouée par les shrapnells et tachée de « a enlevé sa section alors qu'elle ait fortement éprou- son régiment, en a pris le commandement; a tenu toute
cernant la Bosnie et l'Herzégovine, ou celle des vée et est entré le premier dans position ennemie la journée du 20 septembre dans un village où son ré- topol. Il est possible que sur certains points
traités concernant la neutralité perpétuelle de la sons même que ces armées sont bien dirigées, bien équi- sang, je m'enveloppe avec soin les jambes, car il défendue par des mitrailleuses une
librées, bien armées; nous ne remarquons rien des pré- fait grand froid. C'est horrible, cette vie dans la giment était presque complètement cerné; a fait preuve nous ayons reculé de 150 mètres, mais sur d'au-
Belgique. Mais on n'oublie pas ici que les minis- tendus vols des généraux, nous voyons tout au plus que
Quintin, soldat de 2° classe, réserviste au 118* d'infan-
tranchée, que nous menons depuis six jours. Des terie, « étnt chef de patrouille, s'est avancé, pendant le combat des plus belles qualités de comman- tres nous avons progressé d'au moins autant.
tres de Guilluame II considèrent les traités comme l'équipement des divisions russes en fusils et mitrail- au point dement et de courage. A réussi, dans la soirée, à dé- Les actions de détail qui se livrent journelle-
des, .K phiffons de papier ». trous dans la terre humide, où l'on mange, où du jour, jusqu'à une tranchée qui pvalt été occupée par gager son régiment et à faire un grand nombre de pri-
leuses a été fait sans égard pour le manque d'intelli- l'on dort et surtout où l'on veille, et dont il n'est les Allemands et y a fait un prisonnier qu'il a ramené; ment en Argonne sont assurément très meur-
gence de groupements parlementaires. Dans des cas sonniers ». trières et tout démontre que les pertes des Alle-
l La pressse allemande isolés, la Croix-Rouge n'a pas été respectée; on entend pas même prudent de sortir sous quelque pré- y est retourné seul une heure après pour voir si un Dechelette, oapitaine de territoriale au 298" régiment mands sont, là comme ailleurs, notablement
V et là mort de lord Roberts parler parfois de pillage, mais en général nous avons texte que ce soit, car les Boches tirent et ils sont gradé allemand qui y avait été tué n'était pas porteur d'infanterie,,« « a été tué le 6 octobre, alors qu'il entrat- supérieures aux nôtres. (Officiel.)
/FT* Amsterdam, 16 novembre. devant nous un adversaire honnête et chevaleresque. à 500 ou 600 mètres dans des tranchées dont nous de documents intéressants et a trouvé sur lui un por- nait sa compagnie sous un feu violent d'artillerie et
'<< tefeuille contenant des notes militaires et des croquis
ignorons la place exacte, comme ils ignorent celle qu'il d'infanterie, et lui avait fait gagner 300 mètres de ter-
y"Lb Telegraaf publie une dépêche de Berlin di- des nôtres, grâce à Dieu! Si nous les connaissions a remis au commandantdu reg' -ent ». rain. Avant de mourir, a demandé au lieutenant-colonel Le retour à Paris du personnelde la Chambre
gaat que toute la presse allemande rend hom- Manifestations irrédentistes Le Barillec, sous-lieutenant de réserve au 318" r~ pi-
réciproquement, ces places, quelle dégelée de ment d'infanterie, « commandant sa compagnie, a atta- commandant le régiment si on avait gardé le terrain
£age a lord Roberts. conquis, et sur sa réponse affirmative lui a exprimé des députés
Le Lokal-Anzeiger déclare que, même en tempss (De notre correspondant particulier) shrapnells 1 Encore en vient-il assez souvent qué et enlevé brillamment à la baïonnette un village en sa satisfaction, en ajoutant qu'il était heureux que sa M. Eugène Pierre, secrétaire général de la pré.
He guerre, il y a des moments où le guerrier, au alors on se cache de son mieux dans les- trous, et faisant plus de 50 prisonniers; a poursuivi l'ennemi avec mort servit à la France ». sidence de la Chambre des députés, M. Launois,
lieu de frapper l'ennemi, le salue de T'épée. <.< La Rome, 16 novembre. parfois on entend un blessé qui, tout S coup, crie la plus grande vigueur, lui infligeant des pertes sensi- Communal, capitaine au 298" régiment d'infanterie, secrétaire général de la questure, et tout le per-
mort de lord Roberts, dit-il, nous fournit cette Hier ont eu lieu à Milan plusieurs manifesta- et pleure. Tous les deux, les trois, parfois les bles ». « a fait preuve de la plus grande bravoure au combat, sonnel législatif et administratif de la Chambre
Occasion. » tions en faveur de Trente et de Trieste à l'occa- cinq ou six jours, on est relevé par d'àùtr'ës trou- 13" corps d'armée Blessé mortellement,n'a cessé d'encourager ses hommes des députés, qui étaient depuis le mois de septem-
sion de la réunion du parti radical lombard. Le Durouchoux, capitaine au 139* régiment d'infanterie, jusqu'à ses derniers moments. A fait preuve, avant de
Le, crédit de l'Allemagne soir elles se sont renouvelées à l'occasion de la pes. Cela se fait la nuit, sans le moindre bruit, bre à Bordeaux, rentrent définitivement à Paris
conférence du publiciste Virgilio Guayda qui fut car s'ils entendent ou soupçonnent quelque chose, août,« a vaillamment commandé sa compagnie jusqu'au 20 mourir, d'une énergie et d'un courage peu communs ». après-demain mercredi.
Bordeaux, 16 novembre. correspondant du Giornale d'Italia en Autriche. les Boches envoient des rafales de balles, et une taillon, a pris à cette date le commandement du 3° ba- Perrin, lieutenant de réserve au 298" régiment d'in-
Là dépréciation du crédit allemand s'accentue. en remplacement
seule mitrailleuse peut envoyer 600 coups à la a montré son énergie et de son chef blessé et évacué,
sang-froiddans différents
'fanterie, « a exercé depuis le début de la campagne le
commandement de sa compagnie aveo intelligence et
Nécrologie
Le mark n'est plus coté à New-York que 87 cents minute (les nôtres, de mitrailleuses). Pendant la combats son Nous apprenons la mort du colonel de Margerie,
et demi pour 4 marks, soit une baisse de plus Les industries italiennes et la guerre autorité; toujours aveo la première ligne, réussissait à ancien chef d état-major des 6e et 11e corps d'ar-
0e 10 0/0 sur le cours normal du change. nuit, enfin, on tâche de faire passer quelques Krempp, capitaine au 92e régiment d'infanterie, entraîner ses hommes dans les circonstances les plus
vivres dans la tranchée, une demi-boule de pain « s'est distingué, le 20 août, en prenant le commande- critiques. Tué le 20 septembre, alors qu'il conduisait sa
mée, décédé à Clermont-Ferrand, le 13 du courant,
Milan, 16 novembre. des suites des fatigues de la campagne. Il avait en
Le transport des lettres en Allemagne Le sénateur Maggionna Ferrari a présidé ce et un petit morceau de bœuf bouilli (a{iijis bjdoche) ment du bataillon qu'il a su conduire en bon ordre sous compagnie avec sa bravoure.habituelle à l'attaque des dernier lieu commande sur le front la 13° brigade
Amsterdam, 16 novembre. matin la .séance d'inauguration
nomique. Les représentants des
du congrès éco-
principales in--
Un communiqué officiel allemand annonce que dustries italiennes y assistent. La première séance
par homme, et du café, qui naturellement' arriva un feu intense; s'est de nouveau distingué, en donnant
froid. Défense de faire du feu et.ià nuit dç.fumer. à tous l'exemple du courage et du sang-froid~le ~30 sep-
tembre a aussi maintenu l'ordre dans sa compagnie
tranchées ennemies ».
Auguste Charles, sergent de réserve au 298" régi-
ment d'infanterie, « brillante conduite au feu. Le 8 sep-
d'artillerie. >' • •.•* .• »

le général commandant le 7* corps d'armée en du congrès fut consacrée à la discussion des pro- L'allumette, ou plutôt sa flamme, se verrait.
cours d'une violente attaque de nuit ».'
La guerre n'est pas belle, la guerre est horrible. auVignaud, tembre a puissamment contribué à rétablir l'ordre dans Amsterdam, 16 novembre.
iWestphalie, a lancé un ordre prohibant le trans- blèmes économiques résultant de la guerre ac- caporal réserviste 98e régiment d'in- une ligne très éprouvée par le feu de l'ennemi, restant
port en Hollande et vice versa, des lettres, autre- tuelle. Le courage même n'est pas brillant, car il est pas- fanterie, après un vif combat, au le septembre, a aidé debout au milieu d'une grêle de balles. Tué au combat
Une dépêche de Flessingue dit que le nombre
ment que par la poste. sif. Depuis le 20, que j'ai vu le feu pour la pre- pendant la « 9
nuit à relever et à transporter 92 blessés du 13 septembre ».
des mines rejetées à la côte de la province de
Les congressistes ne dissimulent pas leur vive mière fois (et comment!), j'ai assisté et j~ai pris tombés près des lignes allemandes. A pris le comman- Zeeland est d'environ 85.
sympathie pour la France et l'Angleterre et af- Boutillier, capitàirr au 238' régiment d'infanterie, Etant donné le danger que les mines font courir
Sur la frontière de Bosnie firment qu'elles sont les mêmes partout en Italie, part à des opérations très diverses; j'ai été af- dement d'un groupe de 4 volontaires, qui. sous un feu « blessé mortellement à l'ennemi dans
le combat du à la navigation, les services de vapeur sur- ï'Ës-
dans le monde des affaires. freusement bombardé, j'ai participé l'attaque très violent de l'infanterie et de l'artillerie ennemies, 7 septembre, répondit aux paroles de consolation que caut ont été suspendus pendant la nuit.
Niseh, 15 novembre. d'un charmant village dans une de ces plaines bel- n'ont pas hésité à aller chercher le corps de leur offl- lui adressait son chef de corps « En avant mon co-
cier, le sous-lieutenant Pichot, tué au cours d'une atta- lonel, toujours en avant! »
Les troupes autrichiennes qui ont pénétré sur ges qui font des champs de bataille à,la Fan der que, et l'ont rapporté dans nos lignes ».
»
Rodde, brancardier de 2" classe au 216" régiment d'in- MARCHÉ DES CHANGES.– Paris, 16 novembK
ie territoire serbe en passant la Drina étaient en Lettres de combattants Meulen, j'ai attaqué enfin des tranchées ennemies, Souquières, capitaine au 53" régiment d'artillerie, fanterie, « est allé, au péril de sa vie, chercher un blessé
supériorité numérique telle que l'armée serbe a et mon régiment a eu de très grosses pertes, eh « beaucoup de sang-froid sous le feu. A reçu deux bles- Londres, 25 »» »/» à 2515. New- York (c.), 5 05 à 5 20.
dû graduellement se retirer afin de pouvoir accep- sur la ligne de feu et a été tué en accomplissant sa Italie, 93 à 97. Suisse, 97 »/» à 99 »/».
bien, je n'ai vu qu'une fois les Boches, au cours sures dans la tranchée où il s'était porté pour diriger mission ». Espagne, 4 75 à 4 90. Roubles, 2 15 à 2 35..
ter le combat dans des conditions plus favorables. Un professeur de faculté de droit, qui est sergent sur d'une patrouille que je commandais; des ombres plus sûrement le tir de sa batterie ». De Laage de Meux, sous-lieutenant de réserve au Hollande, 2 07 à 2 09. Scandinavie, 131 à 135.
C'est pour ce motif que les Serbes ont évacué le front, a adressé à un de nos" amis, également profes- grises derrière des haies, à cent mètres peut-être, Germain, capitaine au 53* régiment d'artillerie, « très 14" régiment de dragons, « a exécuté, le 31 août, une
iPetzka, Zavlaka et Kotzelieva, qui se trouvent dans seur de faculté de droit et qui s'est engagé comme sim- qui cherchaient à nous surprendre et que nous belle conduite au feu. Grièvement blessé à la tête de sa reconnaissance fructueuse dans des conditions diffl-
la région frontière bosniaque. ple soldat, une lettre dont nous croyons devoir détacher Marché de la Villette 16 novembre
avons mises en fuite. C'est la mort invisible, des batterie très éprouvée par un feu violent d'infanterie ciles a repris trois fiis et gardé pendant plusieurs
ces passages qui témoignent d'un bel état d'esprit et balles qui vous sifflent doucement leur chanson à très courte portée ». heures le contact d'une importante colonne ennemie Comme presque régulièrement tous les lundis,
La Bulgarie refuse tout passage d'une inaltérable bonne humeur Blanc, capitaine au 16e régiment d'artillerie, « depuis (2 régiments de cavalerie accompagnés d'infanterie et le marché est largement approvisionné. Les arri-
Où je suis? Une discrétion obligatoire m'em-
meurtrière autour de la tête, des obus qui traver- le commencement de la campagne, a commandé sa bat- de mitrailleuses). Atteint d'une balle à la cuisse et ayant vages comprenaient en effet ce matin 1,612 bœufs,
sur son territoire sent bruyamment les airs en faisant dans les corps terie avec un courage et 1,032 vaches, 730 veaux; 10,367 moutons et ifilî
.•-> Athènes 15 novembre.
pêche de te le dire. Qu'il te suffise de savoir (je
ne pense trahir en cela aucun secret stratégique)
Toutes les communications entre Salonique et que je suis en Picardie. Ce que je fais? Pas
sang-froid au-dessus de
des trouées horribles. Celui qui commande à ses tout éloge; l'a maintenueunen position, le 6 octobre,
nerfs fait bonne figure, mais c'est un courage pas- malgré le feu de l'ennemi et en a réglé le tir jusqu'à
eu ses vêtements traversés par d'autres balles, n'en a
pas moins continué sa reconnaissance rapportant lui-
même le dernier renseignement.A ensuite continué son
porcs. Cependant la vente est assez active poui
que les prix aient pu facilement se maintenir; ils
(Constantinople, ytâ Dedeagateh et Oxilart sont grand'çhose. Je suis parti de très peu de jours_L. sif, encore un coup; et les charges à la baïonnette ce au'U fût blessé mortellementpar un éclat d'obus ». service à son escadron malgré sa blessure >, sont même en légère plus-value.