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Mécaniques Des Sols

Pr. BABA
Docteur Ingénieur
Géotechnique Géophysique Appliquée

AU 2016-2017
DÉFORMABILITÉ DES SOLS. TASSEMENTS.
CONSOLIDATION

2
DÉFORMABILITÉ DES SOLS. TASSEMENTS.
CONSOLIDATION

L’amplitude des déplacements du sol


dépend de nombreux facteurs :
 la nature du sol,
 les conditions de drainage,
 le temps,
 la charge appliquée,
 la géométrie de la couche déformable,
etc….

3
DÉFORMABILITÉ DES SOLS. TASSEMENTS.
CONSOLIDATION

En général, les déplacements des particules


d’un sol chargé sont tridimensionnels : — la composante verticale du déplacement
tassement

— les composantes horizontales


déplacements horizontaux

Calcul des déplacements en chaque point


d’un massif de sol

Caractéristiques du chargement

+
La loi de comportement du sol
Déformabilité des sols
Sous une charge superficielle

On peut distinguer:
• Zone sous la charge : déformation volumique

• Zone externe : déformation est déviatorique 5


(distorsion sans changement significatif de volume).
Déformabilité des sols
Au voisinage d’une excavation

Les champs de contraintes correspondent à:


• Une distorsion du sol dans les talus

• Un gonflement de nature volumique sous le fond de


l’excavation 6
Déformabilité des sols
Dans une pente naturelle

En l’absence de tout chargement ou


déchargement, le sol est soumis par la pesanteur à
un champ de contraintes déviatoriques qui tend à le
déformer de façon progressive, sans changement
de volume significatif 7
Problématique
 Une distinction des zones des déformation :
zones à déformations volumiques
zones à déformations déviatoriques,

 Une différenciation des déformations par leur durée :


déformations instantanées (sables et graviers)
déformations visqueuses (argiles),

 Des déformations volumiques différées par la faible perméabilité du sol


(sols fins peu perméables : argiles, tourbes, limons).

Coexistence de
descriptions différentes de la déformabilité des sols
et
de méthodes de calcul différentes pour les tassements.
8
Hypothèse

Surface du massif de sol est horizontale

+
Charges appliquées sont verticales

Déformations verticales prépondérante


9
Qu'est-ce qu'un tassement ?

Charge appliquée à la surface du sol est à peu près uniforme

+
Dimensions de la zone chargée grandes par rapport à l’épaisseur de la couche
compressible (rapport L/e> 2 ou 3)

10
Déformations du sol au milieu de la zone chargée sont uniquement verticales
Conséquences des tassements sur les
structures
Types de tassements

Uniformes

- affectent peu la structure


- problèmes de raccordement
remblai – ouvrage d'art
canalisation – bâtiment
Différentiels

- peuvent entraîner des désordres importants


-structure hyperstatique
→ tassement entre 2 appuis

11
A quoi sont dus les tassements ?
Phénomène de compressibilité des sols
diminution de volume

La compressibilité résulte de :
• la déformation des grains de sol négligeable
• la compression de l'air et de l'eau contenus dans les vides
négligeable
instantanée

• l'expulsion de l'eau contenue dans les vides


eau chassée des vides : tassement consolidation primaire
Remarque : importance du temps et de la perméabilité des sols
• la compression du squelette solide
réarrangement des particules consolidation secondaire

12
Composantes du tassement
Tassement total (St)

St = Si + Sp + Ss
tassement immédiat
tassement de consolidation primaire
tassement de consolidation secondaire

Variation progressive du volume en fonction du


temps d'une couche de sol saturé sous l'action 13
d'une contrainte constante
Méthode d'obtention des tassements
Si les lois de comportement étaient connues
contraintes sur les
particules solides
charges lois de somme des tassements
comportement + déformations
appliquées
déformations

Principe de calcul du tassement total


contraintes à la profondeur où
(a) charges charges appliquées
on veut calculer le tassement

(b) déformations étude expérimentale calcul du tassement à partir des


du sol contraintes déterminées en (a)

Prise en compte du temps de tassement : consolidation


14
Démarche
Calcul des contraintes

1- Contraintes dans les sols


2- Calcul des contraintes dues aux surcharges

Calcul du tassement total sans considérer l'évolution du


tassement dans le temps
3- Compressibilité des sols
4- Calcul du tassement – méthode des couches

Calcul du temps de consolidation

5- Théorie de la consolidation de Terzaghi et Frohlich


6- Durée des tassements fonction de la perméabilité du sol
- sols fins
- sols pulvérulents

15
Contraintes dans les sols
Comment se répartissent les contraintes dans un sol,
sachant que ce dernier est multiphasique ?

Sol global
- milieu continu, sans distinction entre les phases solide et liquide
- complètement saturé
les contraintes exercées en un contraintes
point sur une facette donnée totales

Phases prises séparément


- lois de comportement différentes
- répartition des contraintes entre le solide et l'eau
responsable
squelette solide - des déformations
- de la résistance au cisaillement

eau - incompressible
- aucune résistance au cisaillement 16
Contrainte effective – pression interstitielle
Répartition des contraintes

- Contraintes transmises dans le squelette des grains solides du sol:


contraintes effectives
- Les seules contraintes pouvant exister dans l'eau sont des pressions:
pression interstitielle
contrainte normale, sans cisaillement

Matrices de contraintes

- contraintes sur les grains solides - pression interstitielle

17
Postulat de Terzaghi (autour de 1920)

contrainte normale totale


pression de l'eau
contrainte effective

responsable des tassements et


de la résistance au cisaillement

Remarques :
- sol sec → σ' = σ
- pas de mesure de σ' 18
Contrainte réelle – principe de superposition
Principe de superposition

Dans le domaine élastique linéaire, l'effet produit par l'action


simultanée de plusieurs forces est égal à la somme de ceux
produits par chacune des forces agissant séparément

σz = σv0 + Δσz
Contrainte à la Contraintes dues
profondeur z aux surcharges
Contrainte due au
poids des terres

19
Contrainte naturelle ou géostatique
Contrainte naturelle σv0:
• Contrainte dans le sol avant tout chargement supplémentaire
• Poids des terres

Sol homogène à surface horizontale

H
 v 0   dz ... ... v 0  H
0

20
Contrainte naturelle ou géostatique
 Sol homogène à surface inclinée

Equations d'équilibre:

 y  y. cos  z cos2 

 xy  y. sin  z. cos. sin

21
Contrainte naturelle ou géostatique
 Sol stratifié à surface horizontale

n
 z   v0    ih i
i 1
22
Contrainte naturelle ou géostatique
 Sol inondé à surface horizontale
contrainte effective
pression interstitielle
contrainte totale

σ’z indépendant de hw 23
Contrainte réelle – principe de superposition
Principe de superposition

Dans le domaine élastique linéaire, l'effet produit par l'action


simultanée de plusieurs forces est égal à la somme de ceux
produits par chacune des forces agissant séparément

σz = σv0 + Δσz
Contrainte à la Contraintes dues
profondeur z aux surcharges
Contrainte due au
poids des terres

24
Contrainte due aux surcharges : Δσz

25
Détermination des surcharges

Cas particulier : surface uniformément chargée


→ Sol soumis à un chargement uniforme q sur une surface importante

Transmission directe Dissipation des


contraintes
des contraintes avec la profondeur

Δσz = q Δσz ≠ q

Pour le calcul de Δσz

- le sol est un milieu semi-infini


26
- le sol est élastique et non pesant
Charge concentrée : Q
relation de Boussinesq

Répartition des contraintes


Distribution suivant des plans horizontaux

27
Charge concentrée : Q
relation de Boussinesq
 Bulbe de contraintes

28
Charge concentrée : Q relation de Boussinesq

Calcul de Δσz en fonction de la profondeur z


Formule de Boussinesq (1885)

3Q z3 3Q 1
 z  . 2  . . cos5

2 (r  z )
2 52
2 z 2

3Q z 2 .r 3Q r
zr  . 2  . . cos5

2 ( r  z )2 52
2 z 3

3Q z 2 .r
 z  .

2 r 2  z 2 
52

3
Q N
 z  2 .N avec  r 2

5
2
z 2 1     N = f (r/z)
29
  z  
30
Charge linéaire uniforme répartie sur une
longueur infinie
La solution est due à Flamant
2q
z  cos3 
R

Charge uniforme répartie sur une bande de


longueur infinie et de largeur finie
En se basant sur la solution de Flamant, on obtient
l’expression :

q sin 2 2  sin 21 


 z  1   2   
 2 
Charge uniformément répartie
Soit q l’intensité de la charge répartie. La solution est
basée sur la solution de Boussinesq :

3q
2 
z  cos5
dA
2z A
La contrainte dépend de l’aire A de répartition de la 31
charge q.
Cas de surface circulaire


 z  q 1  cos3 0 

Cas de bande rectangulaire

σz = q I(m,n)

m = a/z ; n = b/z

1 2mn(m2  n2  1) (m2  n2  2) 2mn(m2  n 2  1)1/ 2


 z  qo [   arctan 2 ]
4 m2  n2  1  m2 n2 (m2  n2  1) m  n 2  1  m2 n 2
 Charge triangulaire répartie sur une bande
rectangulaire de longueur limitée

On calcule la contrainte au droit de l’un des


coins par facteur d’influence :
32
σz = q I(L/z, B/z)
 Charge triangulaire répartie sur une bande
rectangulaire de longueur infinie

L’analyse est basée sur la solution de Flamant

q0  bz a  b  
z  a 2  1  
b  a  b 2  z 2 
Nous pouvons utiliser une abaque basée
sur le facteur d’influence :
σz = q0 I(m, n)

 Charge triangulaire symétrique répartie sur une


bande rectangulaire de longueur infinie

z 
q0
b1   2   x 2  1 
b

33
Charge répartie : q
Principe de calcul:

 Intégration de d(Δσz )
- formule de Boussinesq
- principe de superposition
- différentes distributions de charges
- milieux semi-infinis et non pesants

 Cas usuels de chargement


(fondations, remblais…)
- formules pour les cas simples
- Abaques

 Calcul Δσz = I ⋅ q

Δσz contrainte sur une facette horizontale


q charge verticale uniformément répartie
I coefficient d'influence (<1), qui dépend de: - z
- écartement par rapport à la zone
chargée
- forme et dimension de la surcharge
34
Calcul de la contrainte due à une charge
uniforme répartie sur une surface circulaire

 z  J.q
1
J  1 32
  r 2 
1    
  z  

35
Calcul de la contrainte due à une charge
uniforme répartie sur une surface circulaire

I.q
 z  36 0
100
Calcul de la contrainte sous le coin d'une surface rectangulaire

z  qI

37
Abaque de Steinbrenner
Charge en remblai de longueur infinie

38
Abaque d'Österberg
Charge triangulaire de longueur b (talus)

39
Abaque de Fadum
Distribution simplifiée
- méthode la plus simple
- valeur approximative des contraintes

• diffusion uniforme des contraintes avec la profondeur


• limitée par des droites faisant une pente 2:1 (vertical:horizontal)

a 1
 z  q q
a  2ztg  z
1  2 tg
a

même charge totale


40
mais sur une surface plus grande
Compressibilité: Sols pulvérulents

Matériau granulaire soumis à une compression unidimensionnelle


Courbe contraintes / déformations (sable en compression):
- déformation→ indice des vides

41
- rotation du système d'axes
e = f (σ)

- début de chargement → déformations importantes


- par la suite → ralentissement (déformation des grains)
- cycle de décharge → comportement non réversible
- importance de l'indice de densité

emax  e
ID  faible : sol lâche → compressible
emax  emin élevé : sol serré → très peu compressible
42
Matériau granulaire soumis à une compression unidimensionnelle
Compression en fonction du temps
atteinte rapidement
évacuation rapide de l'eau
- seulement due à la compression du
Compressibilité squelette solide

- au moment de l'application des charges


Tassement instantané - souvent pendant la construction
- identique sur sol sec, humide ou saturé

Les déformations sont dues à :


 Un ré-enchevêtrement des grains qui provoque une diminution de
l’indice des vides,

(cas des contraintes usuellement rencontrées en géotechnique)

 Une déformation des grains eux-mêmes sous l’action des forces qui
s’exercent à leurs points de contact,

(cas de sollicitations extrêmes très rarement rencontrées en pratique)


43
Compressibilité: Sols fins
Tassement des sols fins Différent car l'eau s'évacue moins vite
- application d'une surcharge : transmission à l'eau
- évacuation de l'eau : transmission au grains solides
Approche phénoménologique : analogie du ressort
Modèle de Kelvin

44
consolidation primaire

45
L'oedomètre

L’essai oedométrique reproduit les conditions de déformation


des sols dans le cas d’un massif à surface horizontale chargé
par une pression uniforme et où le sol ne peut se déplacer
que verticalement.

Le principe de l’oedomètre a été inventé au début du XXe


siècle et cet appareil fait partie de l’équipement de tous les
laboratoires de mécanique des sols.

46
Description de l'appareillage
L’oedomètre, utilisé pour réaliser les essais de compressibilité à
déformation horizontale nulle, comporte deux parties :
— une cellule contenant l’éprouvette de sol ;
— un système de mise en charge.

47
→Extraire de la couche un échantillon aussi "intact" que possible
→L'échantillon pour essai a une hauteur de 12 ou 24 mm et 7 cm de Ø
→Saturer l'échantillon afin d'éliminer l'influence des forces capillaires
→Mise en charge par paliers
→Stabilisation à chaque palier
→Lectures de deformation toutes les ¼,½, 1, 2, 4, 8, 15, 30min, 1, 2, 4, 8 et 24h
→Croissance géométrique des charges :
0,056 ; 0,2 ; 0,4 ; 0,8 ; 1,6 ; 3,2 ; 6,4 ; 12 (en 105 Pa).
→Maintien de charge constante

Cellules 48

Oedométriques
Procédure d'essai
• application d'une contrainte verticale uniforme sur l'échantillon
• mesure du tassement correspondant au cours du temps

49
L'essai oedométrique fournit deux types de courbes

Courbe de consolidation
tassement de l'échantillon
en fonction du temps pour
une contrainte constante

Essai répété pour plusieurs


contraintes croissantes sur le
même échantillon

Courbe de compressibilité
tassement en fonction de la
contrainte appliquée

50
Courbe de compressibilité

51
Calcul des tassements de consolidation

Vv
Vt H Vt Vv e
Vs   cte   
Vs

1 e H0 Vt Vv  Vs Vv Vs 1  e0

Vs VS

H e
v  
H 0 1  e0

e
s  H  H
1 e
0 52
0
Courbe de compressibilité
Etat initial connu: e0 et H0

On mesure le tassement final (en général 24h après I 'application de la charge) ΔHi
H i e i

H0 1  e0

On calcule : Δei

e i  e 0  e i

Obtention de la courbe:

e = f (logσ)

53
Caractéristiques de la compressibilité

Pression de préconsolidation σ'p

Entre A et B
• faible tassement
• contraintes auxquelles le sol a déjà été soumis
• à un moment ou à un autre de son histoire
géologique, le sol a été soumis à une pression ≤ σ'p
(exemple : poids des terres)

Entre B et C
• forte compressibilité
le sol ne peut pas supporter plus que σ'p sans se déformer de façon importante
• le sol est soumis à des contraintes supérieures à toutes celles qu'il a déjà connues
• courbe vierge de compressibilité

Les sols sont donc des matériaux à mémoire 54


Détermination de σ'p:
Construction graphique de Casagrande

1/ A point courbure minimal.


2/ Tracer:
 la droite horizontale AH,
 la tangente AT au début de la courbe de
compression vierge
 la bissectrice AB' de l’angle HÂT
3/ prolonger la portion rectiligne de la zone de
compression vierge jusqu’à son intersection
en B avec la bissectrice AB'.
B σ'p

55
Indice de compression (Cc ): e
CC  
pente de la courbe vierge de compressibilité  log '

incompressible cc < 0,02


très peu compressible 0,02 < cc < 0,05 Sables
peu compressible 0,05 < cc < 0,10

moyennement compressible 0,10 < cc < 0,20 Kaolinites


assez fortement compressible 0,20 < cc < 0,30
très compressible 0,30 < cc < 0,50 Illites

extrêmement compressible 0,50 < cc Montmorillonites

Relation empirique (SKEMPTON) : CC  0.009.WL  10 56


pour les argiles normalement consolidée
e 2  e1
CC 
log  2 ' log  1 '
1.51  1.43
CC   0.27
log2 1
57
Cc : grandeur caractéristique pour un sol donné
Indice de gonflement (Cs)
pente d'un cycle de déchargement-rechargement

e
CS  
 log '
58
Module oedométrique (Eoed)
relie les déformations aux contraintes
C’est le rapport de l’accroissement de charge à la
diminution relative de l’échantillon Oedométrique
(signe – car Δh < 0 quand Δσ' > 0).

H
'   E oed .
H
' ' 1  e 0  1  e  '
E oed    .
H e CC   ' 
log 1  
H   ' 

- non constant
- dépend de l'état de contrainte initiale considérée σ'
et de l'intervalle de contrainte Δσ'

Ordre de grandeur :
Sables 100 à 3 000 bars
Argiles molles 1 à 10 bars 59
Coefficient de compressibilité :

e
av  
 ' v
Coefficient de consolidation :

kE' oed
Cv 
w

Coefficient de changement de volume :

av
mv  
1  e0
60
Classification des sols selon la compressibilité
Prélèvement d'un échantillon de sol à une profondeur donnée
- contrainte effective à laquelle était soumis le sol : σ'v0
- essai oedométrique : σ'p

Sol normalement consolidé


Si σ′v0 ≈ σ'p le sol est normalement consolidé (NC)

Application d'une surcharge au sol

tassement suivant courbe vierge

Dans le passé
ce sol a tassé uniquement sous son propre 61
poids
Sol surconsolidé
Si σ′v0 < σ'p le sol est surconsolidé (SC)

à un moment antérieur de son histoire


ce sol a été soumis à une contrainte
supérieure au poids des terres actuel

Ex : érosion, excavation, changement de


niveau de la nappe phréatique 62
Sol sous-consolidé
Si σ′v0 > σ'p le sol est sous-consolidé

Consolidation primaire non terminée


le sol n'a pas encore été soumis à une
contrainte aussi élevée que σ'v0
(poids des terres actuel)

Ex : remblai récent, mal compacté 63


Intérêt de la classification
- fondations sur sol surconsolidé
faibles tassements,
σ′v0 + Δσ′ < σ′ voire négligeables

- fondations sur sol normalement consolidé


toute surcharge entraîne un tassement,
dépendant de cc

- sol sous-consolidé
inconstructibles sans traitement particulier
déformations même sans surcharge

64
Calcul du tassement
Méthode oedométrique
Sol normalement consolidé
e
CC  
 log '
log(' ' )  log'
 ' 
log 1  
 ' 

  ' 
e  Cc . log 1  
 ' v 0 
H e

H 1  e0
Cc   ' 
H   H 0 . . log 1  
1  e0  ' v 0  65
Sol surconsolidé σ′v0 < σ'p

logσ′p − logσ′v0 log (σ′v + Δσ′) − logσ′p

CS  'p  Cc  ' v 0   ' 


H   H 0 . . log   H 0 . . log 
1  e0    ' 
 v0 
' 1 e 0  p  66
0
Méthode des couches
• sol découpé en n couches de hauteur Hi n
• calcul du tassement de chacune des couches s   H i
i 1
- 1 essai oedométrique par couche
- CC et σ’p par couche
- σ’v0 et Δσ’ par couche

67
Méthode des couches

A noter :
1. Si des couches d’argile et de sables cohabitent, les tassements des sables
sont négligés, seul le tassement des argiles étant pris en compte,
2. Si une couche dépasse 1 m d’épaisseur on la découpe en autant de couche
que nécessaire (pour avoir moins de 1 mètre),
3. On remplace le plus souvent E' par l'indice de compression Cc.

68
69
Théorie de la consolidation
Calcul précédent tassement total d'un sol fin
- surpressions interstitielles évacuées
- surcharges reprises par les grains solides

Pour un sol très fin quelques mois à plusieurs années


- où en est la consolidation primaire ?
- combien de temps pour avoir le tassement total ?

Utilisation de la théorie de Terzaghi et Frohlich

70
Description du problème

- couche compressible d'épaisseur constante 2h


- entre 2 couches de matériaux perméables (sable ou gravier)
- surcharge uniformément répartie

71
Hypothèses

1- étude de la consolidation primaire


2- sol de la couche compressible → homogène
3- (grains + fluide) → incompressible
4- sol saturé
5- loi de Darcy applicable
6- k constant sur 2h
7- squelette → élasticité linéaire (Eoed constant)

72
Équation de la consolidation
' z , t 
ds t  dz
Eoed
' z , t    uz , t )
2H 2H 2H
s t   ds t   dz  0 dz
0 0
Eoed Eoed
2H 2H
1 1
st 
Eoed 0   dz 
Eoed  u(z, t )dz
0

+
2H

 z, t dz
1
s 
Eoed 0

2H
1
st  s 
Eoed  u(z, t)dz
0
73
Degré de consolidation moyen d'une couche compressible

St
U(%)  tassement de la couche au temps t
S tassement final de la couche

Plus l'eau s'évacue

Plus les grains solides reprennent la surcharge Δσ '

Plus le tassement progresse

le tassement est fonction de la diminution de la surpression interstitielle

u
U(%)  1  surpression interstitielle au temps t
u i surpression interstitielle initiale

- à l'instant initial (t=0) Δu = Δui → U = 0


- à la fin de la consolidation Δu = 0 → U = 1 74
Modèle analogique de consolidation
d'un massif de sol

75
Modèle analogique de consolidation
d'un massif de sol

76
  Δu(z, t)
2h
s  .  dz  .2h
Eoed 0 Eoed isochrones
2h 2h

 u(z, t )dz  ' (z, t )dz La détermination de la fonction Δu = Δu(z,t), permet


U( t )  1  0
 0
2h 2h de construire les isochrones
2h

 u(z, t )dz
- aire sous isochrone ti
u - surpression interstitielle en un point z, au temps t
U(%)  1   1 0

u i 2h - aire sous isochrone initiale (t=0)


- surpression interstitielle initiale (=Δσ)

77
Équation de la diffusion
Il suffit de déterminer Δu(z,t) pour trouver le degré de consolidation

la façon dont se répartie la surpression


interstitielle sur la couche
compressible en fonction du temps

2h

 u(z, t )dz Δu(z,t) peut être représenté par l'équation de la diffusion


U(%)  1  0
de l'eau ou de la chaleur
2h

 u  u 2
 cv cv : coefficient de consolidation verticale
t z 2

cv 
k .Eoed 2
w
m /s  
78
Solution de l’équation de Terzaghi
Résolution d'une équation différentielle du second degré
→ solution à partir d'une série de Fourier

Conditions limites:

Δu(0,t) =0 surpressions interstitielles nulles


Δu(2h,t) = 0 aux frontières de la couche

Si t=0 Δu= Δui= Δσ

Solution de l'équation: u(z, t )  . f1 ( Z)f 2 (T)

Z et T sont des paramètres


sans dimension

79
Paramètres sans dimension cv k .Eoed
Tv  2 .t  2 .t
Z : paramètre géométrique d d . w
T : facteur temps
cv : coefficient de consolidation
d : distance de drainage
T : temps
Retour au degré de consolidation

2h

 u(z, t )dz
U(%)  1  0
en remplaçant Δu(z, t) on obtient :
2h

8 1   n 2  2 Tv 
U  1  2 . . exp 
 n  4 
• indépendant des caractéristiques
géométriques (h) ou mécaniques
U=f(TV) U ne dépend que de TV (k, Eoed ) du problème
• ces caractéristiques ne sont
utilisées que pour le calcul de Tv
80
U=f(TV) fonction indépendante et unique

81
16
 Tv 3 
RetationdeBrinch-Hansen: U   3 

 Tv  0.5 

82
Degré de consolidation pour un point
dans une couche doublement drainée

83
Durée des tassements

À partir de Tv
cv cv : coefficient de consolidation
Tv  2
.t hdr : hauteur de drainage
h dr t : temps

2
h
Pour U donné Tv par U= f (Tv) t  dr .Tv
cv

84
Application: 2
h
H =1m t  dr .Tv
cv = 2 x 10-8 m2/s cv

U = 50% Tv = 0,197
t = 114 jours
U = 100% Tv ≈ 2
t = 1157 jours
(3 ans et 2 mois)

U = 50% t = 28 jours
U = 100% t = 289 jours

drainage par 2 faces


85
→ temps divisé par 4
Détermination de cv à l'oedomètre
méthode de Casagrande

Déterminer le temps t 50 correspondant à un degré de consolidation de 50 %

sur la courbe de consolidation représentée en fonction du logarithme du temps

2
h
Application de la relation t  dr .Tv pour un degré de consolidation U de 50%
cv
2 • Tv = 0.197 (pour U=50%)
0.197.hdr • hdr = hauteur de drainage
cv  (demi épaisseur de l'échantillon dans l'oedomètre)
t 50
•t = t50 = temps nécessaire pour atteindre 50%
de la consolidation primaire 86
Détermination de t50

87
Détermination de cv à l'oedomètre
méthode de Taylor
Déterminer le temps t 90 correspondant à un degré de consolidation de 90 % sur

la courbe de consolidation représentée en fonction de la racine carrée du temps.

tracer D1 // partie linéaire


tracer D2 passant par sc de pente 1,15
fois plus faible.
D2 ∩ courbe de tassement t90
2
0.848.hdr
cv 
t 90

88
Ordre de grandeur de cv

89
Consolidation
sol composé de plusieurs couches
Couche équivalente unique homogène d'épaisseur ht

2
 
  h i 
c ve   i 
2
 h 
 i 
 i c 
 vi 

90

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