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Licence

Appliquée en
Comptabilité

Particularités comptables
des OPCVM

Selon le Système comptable des


Entreprises

Mohamed Neji Hergli

Septembre 2019
Les particularités comptables des SICAV

Chapitre 1. L es SICAV : Spécificités et cadre comptable


Section 1. Spécificités des SICAV :

Chapitre 1
Les Sociétés d'Investissement à Capital Variable (SICAV) sont des sociétés anonymes qui ont pour
objet la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières et dont les actions sont émises et rachetées à
tout moment à la demande des actionnaires. Elles ont été créées pour la première fois en Tunisie par
la loi n° 68-11 du 7 mai 1968 telle que modifiée par la loi n° 69-49 du 26 juillet 1969 mais il a fallu
attendre la loi n° 88-92 du 2 août 1988 pour que les premières SICAV puissent être effectivement
constituées.

Elles sont actuellement régies par le Titre I du code des organismes de placement collectif promulgué
par la loi n° 2001-83 du 24 juillet 2001.

Les SICAV sont appelées à remplir une double mission :

• Participation à la mobilisation, par voie publique, de l'épargne ;


• Développement du marché financier.

Cette double mission devrait être remplie à travers la « gestion d'un portefeuille de valeurs
mobilières »1 en tant qu'objet unique des SICAV.

I. Contexte de création et mode de fonctionnement :

I.1. Contexte de création :

Le code des organismes de placement collectif s'inscrit dans le contexte des réformes entreprises par
le législateur tunisien, visant la restructuration de l'économie tunisienne à travers l'instauration des
mécanismes de marché et la modernisation du marché financier.

Le marché financier a en effet connu depuis 1988, un développement sans précédent qui a été rendu
possible, entre autres, par le biais de la mise en place des instruments juridiques nécessaires.

A ce titre, il y a lieu de citer, notamment :

• La loi n° 88-92 du 2 août 1988 sur les sociétés d'investissement ;


• La loi n° 89-49 du 8 mars 1989 relative au marché financier ;
• La loi n° 92-107 du 16 novembre 1992 portant institution de nouveaux produits financiers
pour la mobilisation de l'épargne ;
• La loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier ;
• La loi n° 94-118 du 14 novembre 1994 complétant la loi n° 92-107 du 16 novembre 1992 ;
• La loi n° 95-87 du 30 octobre 1995, modifiant et complétant la loi n° 88-92 du 2 août 1988 ;
• La loi n° 99-92 du 17 août 1999 portant relance du marché financier ;
• La loi n° 2001-83 du 24 juillet 2001 portant promulgation du code des organismes de
placement collectif.

1
Article 2 du code des Organismes de Placement Collectif.

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Les particularités comptables des SICAV

A travers la création des SICAV ainsi que des Fonds Communs de Placement, le législateur tunisien
visait la mise en place d'un instrument efficace et qui, par ailleurs, a fait ses preuves dans d'autres
pays, permettant la participation au financement de l'économie à travers la collecte de l'épargne

Chapitre 1
privée et son affectation dans le marché financier primaire ou secondaire.

Cet instrument a permis, en outre, l'introduction des notions de collectivisation de l'épargne et de sa


gestion.

I.2. Modalités de fonctionnement :

Le fonctionnement des SICAV résulte d'un équilibre permanent entre l’actif et le passif. D'un côté,
des souscripteurs apportent de l'argent qui constitue un apport d'actif avec une contre partie passive
correspondant aux actions des SICAV.

Cet argent va être investi sur le marché financier dans des valeurs mobilières ou dans des titres émis
ou garantis par l'Etat ou dans des fonds en dépôt.

Une fois les placements réalisés, il y a lieu de valoriser l'actif pour permettre d'effectuer les
opérations du lendemain. Cette valorisation s'effectue en déterminant le montant réel de l'actif de la
société diminué des dettes qui, divisé par le nombre de titres en circulation, permet d'obtenir la
valeur liquidative.

II. Caractéristiques essentielles des SICAV :

II.1. Caractéristiques juridiques :

II.1.1. Forme juridique :

Les Sociétés d'Investissement à Capital Variable se sont vues attribuées par le code des Organismes
de Placement Collectif, la forme de sociétés anonymes auxquelles sont applicables, sauf dérogations,
les dispositions du code des sociétés commerciales.

II.1.2. Constitution :

La constitution d'une Société d'Investissement à Capital Variable est soumise à l'obtention d'un
agrément délivré par le Conseil du Marché Financier.

A cet effet, les fondateurs des SICAV doivent déposer une demande accompagnée de documents
dont la liste est fixée par règlement du conseil du marché financier2.

Dans la pratique, et en l’absence d’un règlement du marché financier traitant du sujet, la demande
d’agrément est accompagnée notamment des documents suivants:

• Projet des statuts de la société à créer;


• Fiches signalétiques des fondateurs;
• Liste des actionnaires ayant, chacun plus de 5% du capital.

2
Article 32 du code des Organismes de Placement Collectif.

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La demande d'agrément devra essentiellement préciser :

• l'objet social

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• le montant envisagé du capital social
• le nombre d'actions à créer
• le dépositaire officiel agréé
• le gestionnaire.

En plus, cette demande doit être accompagnée des projets de statuts ainsi que d'une note exposant
les particularités de la SICAV envisagée (orientation du portefeuille, clientèle recherchée, limitation
éventuelle des placements...), la liste des fondateurs et de leurs apports, les membres de son Conseil
d'administration ou de son directoire, et ses modalités de gestion.

Le conseil du marché financier donne suite à la demande d'agrément dans un délai maximum de 3
mois à compter de la date de dépôt de la demande accompagnée des documents nécessaires.

Comme toute société anonyme, la constitution d'une SICAV requiert la réunion d’au moins sept
actionnaires.

II.1.3. Nature des titres de capital :

Les actions des SICAV ont le caractère de valeurs mobilières. Ces titres doivent être intégralement
libérés lors de la souscription, ils doivent obligatoirement avoir la forme nominative.

Les actions des sociétés d'investissement à capital variable sont émises sans droit préférentiel de
souscription. Il est interdit à ces sociétés de créer des parts de fondateurs ou d'émettre des actions
de préférence3.

Les actions des SICAV ne peuvent être souscrites ou rachetées qu'en numéraire4.

II.1.4. Le capital :

En vertu des dispositions de l’article 3 du code des O.P.C « Le capital des sociétés d'investissement à
capital variable ne peut, à la constitution, être inférieur à un million de dinars.

….Le montant minimum du capital au dessous duquel il ne peut être procédé au rachat d'actions
autorisé par l'article 5 du présent code, ne peut être inférieur à cinq cent mille dinars. Le conseil
d'administration ou le directoire de la société doit procéder à sa dissolution lorsque son capital
demeure, pendant quatre vingt dix jours, inférieur à un million de dinars. »

La spécificité essentielle des SICAV au plan juridique consiste en la variabilité du capital.

Cette particularité est liée à la volonté du législateur de permettre aux actionnaires d'entrer et de
sortir de la société le plus facilement possible.

3
Article 4 du code des O.P.C.
4
Article 23 du code des O.P.C.

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Les particularités comptables des SICAV

Le législateur a exigé que cette faculté donnée à l'actionnaire soit clairement mentionnée dans les
statuts qui « doivent spécifier expressément que le capital est susceptible d'augmentation résultant
de l'émission d'actions nouvelles et de réduction consécutive au rachat par cette même société

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d'actions reprises aux détenteurs qui en font la demande.

Ils doivent également mentionner que tout actionnaire peut, à tout moment, obtenir le rachat de ses
actions par la société, …, sauf le cas prévu par son article 3 » (Article 5 du code des O.P.C.).

Le montant du capital varie donc en fonction :

• des souscriptions qui entraînent une augmentation du capital (les augmentations de capital
dans les SICAV ne confèrent pas de droit préférentiel de souscription aux actionnaires),
• des rachats ou cessions qui entraînent une diminution du capital,
• de la variation de l'évaluation de certains éléments de l'actif,
• de l'imputation d'une certaine catégorie de charges.

Les souscriptions et les rachats s'opèrent sur la base d'une valeur liquidative, majorée éventuellement
d'une commission versée à la SICAV qui en rétrocède tout ou partie à l'organisme dépositaire.

Les statuts des SICAV peuvent prévoir la possibilité pour le Conseil d'administration ou le Directoire
de suspendre, momentanément, et après avis du commissaire aux comptes les opérations de rachat
ainsi que les opérations d'émission quand des circonstances exceptionnelles l'exigent ou si l'intérêt
des actionnaires le commande ; à charge pour ces statuts de fixer les conditions de la prise de la
décision de suspension et de prévoir l'obligation d'en informer les actionnaires selon des modalités
fixées par les statuts.5

Le conseil du marché financier doit être informé, sans délai, de la décision de suspension et de ses motifs.

II.2. Caractéristiques fiscales :

II.2.1. Principe d’imposition :

La fiscalité des sociétés d'investissement à capital variable repose sur le principe du régime de la
transparence fiscale qui aboutit à imposer les actionnaires comme s'ils détenaient eux-mêmes un
portefeuille de valeurs mobilières.

II.2.2. Régime fiscal :

Depuis la promulgation de la loi du 2 août 1988, le régime fiscal applicable aux SICAV a connu
plusieurs changements. Cette évolution s'est faite dans le sens du régime général tel que prévu par le
code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés.

En effet de l'ensemble des exonérations des impôts et taxes prévus initialement par la loi n° 88-92 du
2 août 1988, les SICAV ne bénéficient plus que de l'exonération au titre de l'impôt sur les sociétés,
cette exonération est désormais prévue par le paragraphe neuf de l'article 46 du code de l'I.R.P.P et
de l’I.S.

5
Article 24 du code des O.P.C.

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Les particularités comptables des SICAV

Toutefois, et en vertu des dispositions de l’article 52 du code de l’I.R.P.P et de l’I.S « les revenus de
capitaux mobiliers réalisés par les personnes morales non soumises à l'impôt sur les sociétés ou qui
en sont totalement exonérées6 en vertu de la législation en vigueur ainsi que les revenus de capitaux

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mobiliers réalisés par le fonds commun de placement en valeurs mobilières prévu par la loi n° 2001-
83 du 24 juillet 2001, portant promulgation du code des organismes de placement collectif sont
soumis à une retenue à la source définitive et non susceptible de restitution au taux de 20%. Cette
retenue est opérée par la personne qui paie ces revenus »

III. Acteurs impliqués dans le fonctionnement d’une SICAV :

La transparence des SICAV et les obligations mises à leur charge par la réglementation en vigueur,
notamment le titre I du code des organismes de placement collectif tel que promulgué par la loi n°
2001-83 du 24 juillet 2001, ont conduit au développement d’un environnement de fonctionnement
tout à fait spécifique à ces organismes.

La caractéristique majeure de cet environnement est la diversité des acteurs qui interviennent dans
leur fonctionnement.

Le schéma suivant, permet de recenser les différents acteurs impliqués dans le fonctionnement
d’une SICAV ainsi que leur rôle.

• Sociétés de gestion (art. 31 code des OPC) • Gestion du portefeuille


• Gestion administrative et comptable
Gestionnaire

• Intermédiaires en bourse (art. 59 loi n° 94-117)


• Banques (art. 4 loi n° 2016-48) • Contrôle interne

• Encaissement des souscriptions • Placement des ordres d’achat et


• Règlement des rachats de vente de valeurs mobilières

Distributeur OPCVM Courtier

Banques Intermédiaires en bourse


Dépositaire

• Conservation des actifs


• Contrôle de conformité des décisions
Banques prises par le gestionnaire à la
réglementation en vigueur

Le fonctionnement des SICAV obéit au principe de non cumul des fonctions incompatibles entre les
différents acteurs impliqués.

Lorsque les fonctions de gestionnaire et de courtier sont assurés par l’entremise d’un intermédiaire
en bourse unique, ce dernier doit veiller à la mise en place d’une séparation organique entre les

6
C’est le cas des SICAV exonérées de l’I.S en vertu des dispositions du paragraphe 9 de l’article 46 du code de
l’I.R.P.P et de l’I.S.

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Les particularités comptables des SICAV

structures chargées de la gestion du portefeuille et celles chargées de l’exécution des ordres de


bourse d’achat et de vente de valeurs mobilières.

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Il en est de même pour les banques qui assurent, à la fois, les fonctions de dépositaire et celles de
distributeur. Le réseau d’agences se chargera des secondes alors que l’une des structures centrales
dûment habilitée se chargera des premières.

IV. Règles de placement et de division des risques :

Ces règles sont fixées par :

• L’article 29 du code des Organismes de Placement Collectif,


• L’article 2 du décret n° 2001-2278 du 25 septembre 2001 portant application des dispositions
des articles 15, 29, 35, 36 et 37 du code des Organismes de Placement Collectif tel que
complété par le décret n°2002-1727 en date du 29 juillet 2002, et
• L’article 107 du règlement du CMF relatif aux OPCVM et à la gestion de portefeuilles de
valeurs mobilières pour le compte de tiers tel qu’approuvé par arrêté du ministre des
finances du 29 avril 2010 et modifié par l’arrêté du ministre des finances du 15 février 2013.

IV.1. Les ratios liés aux investissements en titres d’un même émetteur :

Les OPCVM ne peuvent détenir plus de 10% d'une même catégorie de valeurs mobilières d'un même
émetteur sauf s'il s'agit de l'Etat, des collectivités locales ou de valeurs mobilières garanties par l'Etat.

Sont considérées comme relevant d’une même catégorie, pour l’application de ces dispositions :

• les valeurs mobilières assorties d’un droit de vote d’un même émetteur ;
• les valeurs mobilières donnant accès directement ou indirectement au capital d’un même
émetteur ;
• les valeurs mobilières conférant directement ou indirectement un droit de créance général
sur le patrimoine d’un même émetteur ;
• les actions ou parts d’un même OPCVM.

IV.2. Les ratios liés à chaque investissement par rapport à l’actif :

Les OPCVM ne peuvent employer plus de 10 % de leurs actifs en titres émis ou garantis par un même
émetteur sauf s'il s'agit de l'Etat, des collectivités locales ou de titres garantis par l'Etat.

IV.3. Les ratios liés aux investissements en actions ou en parts d’OPCVM:

Les OPCVM ne peuvent employer plus de 5% de leurs actifs nets en parts ou actions d’autres OPCVM.

IV.4. Les ratios liés aux investissements en valeurs mobilières:

Tout OPCVM doit justifier au bout de 12 mois à compter de sa création, d’une composition d’actifs
en valeurs mobilières à hauteur de 80%, et ce dans les proportions suivantes :

a- dans une proportion d’au moins 50 % de :

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Les particularités comptables des SICAV

• Valeurs mobilières admises à la cote de la bourse ou actions ou parts d’’OPCVM ;


• Emprunts obligataires ayant fait l’objet d’opérations d’émission par appel public à l’épargne ;
• Bons du trésor assimilables et emprunts obligataires garantis par l’Etat.

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b- dans une proportion n’excédant pas 30 % de :

• Valeurs mobilières représentant des titres de créance à court terme émis par l’Etat,
• Valeurs mobilières représentant des titres à court terme négociables sur les marchés
relevant de la Banque Centrale de Tunisie.

La proportion de 20 % restante est constituée de liquidités et de quasi-liquidités.

Les OPCVM peuvent utiliser 80% au moins de leurs actifs pour l'acquisition de titres de capital de
sociétés admises à la cote de la Bourse et le reliquat de 20% à l'acquisition de bons du trésor
assimilables. Cette obligation est réputée satisfaite, si le montant non utilisé dans les conditions
précitées ne dépasse pas 2% des actifs.

Pour les besoins de l’application des règles précitées :

1 - L’actif à prendre en considération, pour le calcul des ratios de composition de l’actif d’un OPCVM,
ne comprend pas les immobilisations correspondant au poste AC4 (c) par référence aux normes
comptables relatives aux OPCVM.

2 - Les valeurs assimilées aux liquidités sont, lorsqu’elles ont moins d’un an d’échéance, les bons du
trésor à court terme ainsi que les titres de créance à court terme négociables sur les marchés
relevant de la Banque Centrale de Tunisie.

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Les particularités comptables des SICAV

Section 2. Cadre comptable des SICAV :

I. Les principes comptables et les procédés de mesure applicables aux SICAV :

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Le cadre conceptuel de la comptabilité financière constitue la structure de référence théorique pour
l'élaboration des états financiers des SICAV.

Considérant la spécificité de leur activité, la valeur de réalisation7, telle que prévue par le cadre
conceptuel de la comptabilité financière, constitue le procédé de base pour la mesure des éléments
des états financiers des SICAV.

II. Les spécificités de la comptabilité des SICAV :

En matière comptable, l’originalité des OPCVM n’est pas due principalement à leur objet, mais à un
certain nombre de mécanismes originaux qui vont jusqu’à remettre en cause certains principes
comptables de base des entreprises industrielles et commerciales voir même financières.

I.1. Modification substantielle de la notion de capital :

A cet égard les variations de capital dues au solde journalier des émissions et des rachats par la
société de ses propres actions ne sont pas en cause. Il s’agit là, en effet, d’une différence de
fréquence et de solennité dans les augmentations et les réductions de capital, qui ne remet pas la
nature de celles-ci en question.

Par contre, la définition du capital qui est donnée par l’article 3 du code des OPC tel que promulgué
par la loi n° 2001-83 du 24 juillet 2001 modifie une de ses caractéristiques essentielles. En prévoyant
que le capital d’une SICAV est égal à tout moment à la valeur de l’actif net, déduction faite des
sommes distribuables, le législateur a mis le capital des SICAV en relation étroite avec une grandeur
qui varie tous les jours en fonction des fluctuations des marchés de valeurs mobilières et supprime
du même coup toute référence à sa valeur d’origine.

Le capital n’a donc plus de valeur nominale et devient intrinsèquement instable, indépendamment
de tout apport ou de tout retrait extérieur.

Les sommes distribuables sont définies par l’article 27 du même code comme étant égales « au
résultat net augmenté du report à nouveau et majoré ou diminué, selon le cas, du solde du compte
de régularisation des revenus afférents à l’exercice clos. Cette définition a été aussi donnée par la
norme comptable NC 16 relative à la présentation des états financiers dans les OPCVM.

I.2. Evaluation permanente des actifs des SICAV :

Du fait des émissions et des rachats quotidiens ou périodiques de leurs actions à la valeur
intrinsèque, les SICAV procèdent à un inventaire et à une évaluation permanente de leur patrimoine.
Ceci constitue un principe comptable spécifique aux OPCVM consacré du reste par la norme
comptable NC 17 relative au traitement du portefeuille-titres et des autres opérations effectuées par
les OPCVM, et qui est destiné à tenir compte de la nature particulière de leur capital, et à préserver
l’égalité entre les porteurs.

7
Le montant correspondant au prix qui pourrait être tiré de la cession d'un élément.

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Les particularités comptables des SICAV

Le principe de prudence est ainsi très largement écarté : les plus values latentes doivent être
comptabilisées et influencent le montant de l’actif net. Ainsi, les porteurs qui demandent le rachat de
leurs actions ou parts ne sont pas lésés, réciproquement, les souscripteurs qui entrent dans

Chapitre 1
l’O.P.C.V.M ne sont pas avantagés.

I.3. Neutralité des émissions et des rachats sur le revenu unitaire :

Il s’agit du maintien des revenus unitaires acquis par titre, grâce à l’ajustement automatique du
revenu total distribuable au nombre d’actions en circulation.

C’est, en effet, le mécanisme des comptes de régularisation qui permet un tel ajustement. L’article
25 du code des OPCVM dispose que « la fraction du prix d’émission ou de rachat correspondant au
montant par action ou par part du report à nouveau est enregistré dans un compte de report à
nouveau, la fraction correspondant au montant par action ou par part des revenus réalisés depuis le
début de l’exercice est enregistrée dans un compte de régularisation des revenus de l’exercice en
cours et la fraction correspondant au dividende par action ou par part de l’exercice clos, si
l’opération d’émission ou de rachat a eu lieu avant la mise en paiement du dividende, est enregistrée
dans un compte de régularisation des revenus de l’exercice clos »

Ainsi et afin que la quote-part des revenus acquis par la SICAV, à laquelle chaque titre donne droit à
un moment donné, ne soit ni diminuée par l’augmentation, ni augmentée par la diminution du
nombre des actions ou parts, chaque souscription d’un titre nouveau inclut la quote-part de revenus
à laquelle chaque titre ancien a droit, et chaque rachat d’un titre ancien comporte le retrait de la
quote-part du revenu qui lui revient.

Du fait des mécanismes des comptes de régularisation des revenus, les nouveaux actionnaires
apportent leur revenu, et les sortants reçoivent le leur. Le revenu unitaire acquis par les autres
actions n’est donc pas influencé, de sorte que chaque action a droit au même revenu unitaire, quelle
que soit sa date de souscription.

Ce principe est consacré par le paragraphe 30 de la norme NC 17 relative au traitement du


portefeuille-titres et des autres opérations effectuées par les OPCVM en précisant que pour la
comptabilisation des opérations de souscription et de rachat la valeur liquidative doit être défalquée
entre sa part capital et sa part revenu. La part revenu est elle-même défalquée entre la quote-part
dans les résultats reportés, la quote-part dans le résultat de l’exercice clos et la quote-part dans le
résultat de l’exercice en cours.

Valeur liquidative

Part Capital Part Revenu


Q.P capital en début d'exercice Q.P des résultats des exercices
antérieurs
Sommes non distribuables Q.P du résultat de l'exercice
de l'exercice en cours clos
Q.P du résultat de l'exercice
en cours

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Les particularités comptables des SICAV

Exemple 1.1
La SICAV "Etoile" est une SICAV mixte ouverte au public depuis le 30 Mars 2002. Les opérations
de souscription et de rachat sont réalisées sur la base de la valeur liquidative telle que calculée

Chapitre 1
la veille.

T.A.F :

1- Considérant la balance des comptes arrêtée le 20 Janvier 2009, calculer la valeur


liquidative d’une action à cette date sachant que le nombre d’actions en circulation
s’élève à 13.080 actions.
2- Calculer la part capital et la part revenu unitaire comprises dans chaque action.
3- Le 21 Janvier 2009, la SICAV reçoit une demande pour la souscription de 55 actions.
Calculer la part capital et la part revenu rattachées aux actions souscrites.
4- Déterminer le montant qu’a apporté le nouvel actionnaire représentant sa part dans le
résultat de l’exercice clos.
5- Comptabiliser l’écriture de souscription.

N° de Intitulé du compte Soldes Soldes


compte Débiteurs Créditeurs
101 Capital social 875.000
102 Souscriptions et rachats 150.000
104 Frais de négociation 7.500
105 Variation de la différence d’estimation 87.500
106 Plus ou moins value réalisée 95.000
121 Report à nouveau sur arrondissement de coupons 5.000
14 Résultat de l’exercice clos 75.000
151 Régularisation des sommes non distribuables de l’exercice en cours 37.000
152 Régularisation des résultats reportés 500
153 Régularisation du résultat de l’exercice clos 2.250
31 Portefeuille-titres 1.325.000
32 Placements monétaires 26.675
40 Opérateurs créditeurs 125
60 Charges 15.000
70 Revenus des placements 45.000
77 Régularisation du résultat de l’exercice en cours 1.800
TOTAL 1.374.175 1.374.175

Solution 1.1
Première question :

La Valeur liquidative d’une SICAV correspond, pour une date donnée, à l'actif net divisé par le
nombre d'actions en circulation à cette date.

L’actif net est un terme utilisé spécifiquement pour les OPCVM pour désigner les capitaux
propres tels que définis par le cadre conceptuel de la comptabilité.

Actif net (a) 1 351 550 DT


Nombre d'actions en circulations (b) 13 080
Valeur liquidative [(a)/(b)] 103,330 DT

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Les particularités comptables des SICAV

Deuxième question :

Part capital Part revenu

Chapitre 1
94,572 8,758
Q.P capital QP
SND ex en Q.P résultat Q.P résultat
début résultats
cours ex clos ex en cours
d'exercice ex ant
1 025 000 212 000 5 500 77 250 31 800
78,364 16,208 0,420 5,906 2,431
101 104 12 14 60
102 105 152 153 70
106 77
151

Troisième question :

- Part capital rattachée aux actions souscrites [55x94,572] 5 201,453 DT


- Part revenu rattachée aux actions souscrites [55x8,758] 481,690 DT

Quatrième question :

Montant apporté par le nouvel actionnaire représentant sa part dans le résultat de l'exercice
clos : [55x5,906] = 324,828 DT.

Cinquième question :

5331 Avoirs en Banque 5 683,123


1021 Souscriptions [55x78,364] 4 310,015
151 Régularisation des SND de l’exercice en cours [55x16,208] 891,437
152 Régularisation des résultats reportés [55x0,420] 23,127
153 Régularisation du résultat de l’exercice clos [55x5,906] 324,828
77 Régularisation du résultat de l’exercice en cours [55x2,431] 133,716

I.4. Comptabilisation des frais sur titres dans un compte de capital :

Contrairement à la norme NC 07 relative aux placements, selon laquelle les frais sur titres, tels que
les commissions d’intermédiaires, les honoraires, les droits et les frais de banque sont comptabilisés
dans un compte de charges8, la norme comptable NC 17 relative au traitement du portefeuille-titres
et des autres opérations effectuées par les OPCVM précise que les placements en portefeuille-titres
sont pris en compte en comptabilité pour leur prix d’achat frais exclus. Les frais d’achat encourus à
l’occasion de l’achat sont imputés en capital « 104 Frais de négociation ».

8
Les honoraires et les frais d’étude peuvent contribuer à la majoration du coût d’acquisition des placements à
long terme conformément à la norme NC07.

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Les particularités comptables dans le secteur bancaire

Chapitre 2. La comptabilité des SICAV : Traitements particuliers et présentation des


états financiers
Section 1. Traitement comptable du portefeuille-titres :

Chapitre 2
La détention et la gestion d'un portefeuille titres constitue, pour les SICAV, l'essence même de leur
activité et les règles les régissant diffèrent généralement des règles applicables aux opérations de
même nature dans les autres entreprises.

Bien que se référant, plusieurs fois, au recours à la norme comptable générale NC 07 relative aux
placements, pour préciser les règles de comptabilisations initiale et ultérieure, la norme sectorielle
NC 17 relative au portefeuille-titres et aux autres opérations effectuées par les OPCVM édicte des
règles spécifiques qui ne font plus appel à la notion d’intention en matière de classification mais
s’appuient plutôt sur la nature du titre détenu.

I. Titres de capital et revenus y afférents :

I.1. Comptabilisation initiale :

Les placements en titres de capital sont pris en compte en comptabilité au moment du transfert de
propriété pour leur prix d'achat frais exclus. Les frais encourus à l'occasion de l'achat tels que les
commissions, les frais d’intermédiation et de courtage, les commissions et taxes boursières et la TVA
non récupérable sont imputés en capital.

Le montant des droits de souscription acquis en même temps que les titres correspondants souscrits
en vertu de ces droits est inclus dans le coût d'entrée du placement.

Les droits d'attribution d'actions gratuites, acquis en vue d'obtenir les actions correspondantes sont
inclus dans le coût de ces dernières.

A la date de transaction :

311 Actions, valeurs assimilées et droits rattachés a


104 Frais de négociation b
5333 Sommes à régler a+b

A la date du décaissement :

5333 Sommes à régler a+b


5331 Avoirs en Banque a+b

Des circonstances particulières peuvent conduire à dissocier la part des revenus liés à un placement
en titres de capital de son coût. Il en est ainsi lorsque le prix d'acquisition inclut une part de
dividendes dont la décision de distribution est antérieure à la date d'acquisition et qui sont liés à des
résultats réalisés au cours de la période antérieure à celle de l'acquisition. Selon le paragraphe 9 de la
norme NC 07, le prix d'acquisition est réduit à hauteur de cette part s'il est clairement démontré que
les dividendes représentent une distribution sur des bénéfices définitivement réalisés à la date de
l'acquisition.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 13


Les particularités comptables dans les SICAV

A la date de transaction :

311 Actions, valeurs assimilées et droits rattachés a-c


411 Dividendes à recevoir c
104 Frais de négociation b

Chapitre 2
5333 Sommes à régler a+b

I.2. Evaluation à la date d’arrêté :

Les actions sont évaluées en date d'arrêté conformément aux dispositions de la norme comptable NC
07 relative aux placements ainsi qu’aux règles spécifiques édictées par les paragraphes 12 à 15 de la
norme NC 17 relative au portefeuille-titres et autres opérations effectuées par les OPCVM. Ces règles
distinguent le traitement applicable aux actions admises à la cote de celui applicable aux actions non
cotées.

I.2.1. Actions admises à la cote :

Les actions admises à la cote de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis sont évaluées à leur valeur
de marché. La valeur de marché correspond au cours moyen pondéré du jour de calcul de la valeur
liquidative, ou à la date antérieure la plus récente.

Le cours moyen pondéré, correspond à la moyenne des cours auxquels ont été réalisées les
transactions sur un titre déterminé au cours d'une séance de bourse pondérés par les quantités
respectives traitées.

Lorsque les conditions de marché d'un titre donné dégagent une tendance à la baisse exprimée par
une réservation à la baisse ou une tendance à la hausse exprimée par une réservation à la hausse, le
cours d'évaluation à retenir est le seuil de réservation à la baisse dans le premier cas et le seuil de
réservation à la hausse dans le deuxième cas.

Lorsqu'un titre donné n'a fait l'objet ni de demande ni d'offre pendant un nombre significatif de
séances de bourse consécutives, on doit considérer s'il est approprié de maintenir le titre à son
dernier cours d'évaluation. Il en est également de même lorsque la quantité des titres détenus
pourrait avoir, compte tenu des volumes régulièrement traités sur le marché, une incidence
significative sur les cours.

Lorsque des critères objectifs du marché justifieraient l'abandon de ce cours comme base
d'évaluation, une décote doit être appliquée au dernier cours boursier pour se rapprocher au mieux
de la valeur probable de négociation du titre. A titre indicatif, cette décote pourrait se baser sur les
critères suivants :

• la physionomie de la demande et /ou de l'offre potentielle sur le titre,


• la valeur mathématique du titre,
• le rendement du titre,
• l'activité de la société émettrice, le niveau de distribution de dividendes,
• le degré de dilution du titre,
• la quantité des titres détenus et l'historique des transferts sur le titre.

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Les particularités comptables dans les SICAV

I.2.2. Actions non admises à la cote :

Depuis la promulgation des nouvelles règles de division de risques prévues par le décret n° 2001-
2278 du 25 septembre 2001 portant application des dispositions des articles 15, 29, 35, 36 et 37 du
code des Organismes de Placement Collectif tel que complété par le décret n°2002-1727 en date du

Chapitre 2
29 juillet 2002 ; les OPCVM ne sont plus autorisés à détenir des actions non admises à la cote.

Désormais, le paragraphe 15 de la norme NC 17 consacré à l’évaluation des actions non admises à la


cote est dénué de tout intérêt.

I.2.3. Titres d’OPCVM :

Selon le paragraphe 20 de la norme NC 17, les actions émises par des SICAV ou les parts de fonds
commun de placement détenus en portefeuille par un OPCVM sont évalués à leur valeur liquidative
la plus récente.

I.2.4. Comptabilisation de la différence d’estimation :

La différence entre le coût moyen pondéré ajusté par la différence d’estimation antérieurement
constatée et le prix de marché ou la juste valeur du titre considéré à la date d’évaluation est
comptabilisée comme suit :

Plus-value latente :

3119 Différence d’estimation sur actions et valeurs assimilées x


10511 VDE sur actions, valeurs assimilées et droits rattachés x

Moins-value latente :

10511 VDE sur actions, valeurs assimilées et droits rattachés x


3119 Différence d’estimation sur actions et valeurs assimilées x

I.3. Prise en compte des revenus sur titres de capital :

Selon le paragraphe 9 de la norme NC 17, les dividendes relatifs aux actions et valeurs assimilées sont
pris en compte en résultat à la date de détachement du coupon, c'est-à-dire la date de la décision de
distribution des dividendes prise par l’Assemblée Générale ordinaire de la société émettrice.

I.4. Droits attachés aux titres de capital :

Selon le paragraphe 9 de la norme NC 17, les dividendes relatifs aux actions et valeurs assimilées sont
pris en compte en résultat à la date de détachement du coupon, c'est-à-dire la date de la décision de
distribution des dividendes prise par l’Assemblée Générale ordinaire de la société émettrice.

I.4.1. Analyse des droits :

Il s’agit du droit préférentiel de souscription et du droit d’attribution.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 15


Les particularités comptables dans les SICAV

• Droit préférentiel de souscription :

La cession des droits de souscription attachés à des titres de capital est considérée comme
aboutissant à une réduction du coût d’entrée de ces titres de capital pour la valeur théorique de ces
droits. La différence entre le coût théorique des droits de souscription et leur prix de cession

Chapitre 2
constitue selon le cas une plus ou moins value de cession à imputer en capital.

Lors de l’augmentation de capital en numéraire, chaque titre de capital ancien donne naissance au
détachement d’un DPS négociable. La souscription à un nouveau titre de capital nécessite la
possession ou l’acquisition d’un nombre bien déterminé de DPS.

Pendant leur délai d’exercice9, les DPS peuvent être achetés et cédés comme n’importe quel autre
titre. Dépassé ce délai, les DPS n’ont aucune valeur.

Le gestionnaire d’une SICAV qui reçoit des droits de souscription à des nouveaux titres de capital
dispose de trois options :

• Il peut lever les droits en souscrivant à de nouveaux titres de capital ;


• Il peut céder ces droits ;
• Il peut, par négligence, les laisser arriver à échéance, sans les céder ni les lever.

• Droit d’attribution :

Les droits d’attribution sont acquis aux associés lors de l’incorporation de réserves au capital et
l’émission de titres de capital gratuits. Les droits d’attribution sont rarement négociés. Néanmoins ils
peuvent l’être pour liquider les rompus.

Comme pour les DPS, la cession des DA aboutit à une réduction du coût d’entrée des anciens titres
de capital ayant donné droit à la distribution gratuite de titres.

La différence entre le prix de cession de ces droits d’attribution et le coût moyen pondéré de ces
droits constitue une plus ou moins value de cession à imputer en capital.

I.4.2. Démembrement systématique lors du détachement :

Lorsque le titre de capital donne lieu au détachement d’un droit de souscription ou d’un droit
d’attribution, la norme NC 17 prévoit, dans ses paragraphes 23 à 25, l’application de la méthode dite
du « démembrement systématique ».

La méthode du maintien du coût d’origine10 des droits attachés sauf en cas de cession, telle que
prévue par les paragraphes 19 à 20 de la norme NC 07, est écartée dans le contexte spécifique des
OPCVM.

9
L’article 301 du code des sociétés commerciales, dispose que "Le délai d’exercice du droit de souscription
d’actions de numéraire ne peut en aucun cas être inférieur à quinze jours.
Ce délai court à partir de la date à laquelle est annoncée au Journal Officiel de la république Tunisienne aux
actionnaires le droit préférentiel dont ils disposent ainsi que la date d’ouverture de la souscription et la date de
sa clôture et de la valeur des actions lors leur émission".

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 16


Les particularités comptables dans les SICAV

Selon la méthode du démembrement systématique, le coût d’origine d’un titre de capital doit être
systématiquement défalqué en coût ex-droit et coût d’origine du droit, le jour de début d’exercice du
droit (soit le jour de son détachement en bourse) et ce, abstraction faite du sort que le gestionnaire
de l’OPCVM détenteur réservera audit droit.

Chapitre 2
La défalcation s’effectue, sur la base des valeurs de marché du titre ex-droit et du droit le jour du
détachement de ce dernier en bourse, selon la formule suivante :

Valeur de marché du droit


Coût d’origine du droit = Coût d’origine total x
Valeur de marché du titre ex-droit + valeur de marché du droit

A la date du démembrement :

311x Droits préférentiels de souscription (ou droits d’attribution) x


311 Actions et valeurs assimilées x

I.4.3. Evaluation en date de clôture :

Les droits attachés aux titres de capital admis à la cote (droit préférentiel de souscription et droit
d'attribution) sont évalués à la valeur de marché. Les plus ou moins values latentes sont imputées en
capitaux propres parmi les sommes non distribuables sous l’intitulé "VDE sur actions et valeurs
assimilées". (Mêmes schémas comptables prévus pour les actions et valeurs assimilées- Cf. page 14)

I.5. Sortie des titres de capital :

Selon le paragraphe 26 de la norme NC 17, la sortie des placements en titres de capital est constatée
en comptabilité à la date de transaction. La valeur de sortie est déterminée par la méthode du Coût
Moyen Pondéré11. La différence entre la valeur de sortie et le prix de cession hors frais constitue,
selon le cas, une plus-value ou une moins-value réalisée portée directement, en capitaux propres, en
tant que somme non distribuable.

La plus ou moins-value potentielle antérieurement constatée est annulée pour la quote-part des
titres cédés.

Exemple 1.2
Une SICAV a acquis en J, J+15 et J+30 respectivement 100, 60 et 40 actions cotées en bourse pour
des valeurs unitaires respectives de 120 DT, 110 DT et 115 DT. En J+31, la valeur de marché des
actions s’élève à 118 DT. En J+32, le gestionnaire décide de céder 120 actions à 119 DT l’unité.

T.A.F :
Examinez successivement :
• La comptabilisation initiale de l’acquisition des 200 actions.
• L’évaluation des 200 actions en J+31.
• La comptabilisation de la cession des 120 actions en J+32.

10
Selon cette méthode, la défalcation du coût d’origine des titres en coût ex-droits et en coût des droits n’est
opérée qu’à l’occasion de la cession partielle ou totale desdits droits.
11
Contrairement à la norme NC 07 (paragraphe 21) qui prévoit aussi la possibilité de recourir à la méthode
premier entré premier sorti (FIFO).

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 17


Les particularités comptables dans les SICAV

Solution 1.2
Comptabilisation initiale

Chapitre 2
311 Actions et valeurs assimilées [100x120] 12 000
104 Frais de négociation x
5333 Avoirs en banque 12 000+x
J+15
311 Actions et valeurs assimilées [60x110] 6 600
104 Frais de négociation y
5333 Avoirs en banque 6 600+y
J+30
311 Actions et valeurs assimilées [40x115] 4 600
104 Frais de négociation z
5333 Avoirs en banque 4 600+z

Le coût moyen pondéré des 200 actions s’élève à 116 DT déterminé comme suit :

[(100x120)+(60x110)+(40x115)]
Coût moyen pondéré= =116 DT
100+60+40

Evaluation des 200 actions à la date d’arrêté en J+31 :

L’évaluation des 200 actions en J+31 par référence à la valeur de marché dégage une plus-value
potentielle estimée en moyenne à 2DT par action, soit 118 DT-116 DT.

J+31
3119 Différence d’estimation sur actions et valeurs assimilées 400
10511 VDE sur actions et valeurs assimilées [2x200] 400

Sortie de 120 actions en J+32 :


La cession de 120 actions en J+32 donnera lieu à la constatation d’une plus value réalisée égale à
la différence entre le prix de cession (119 DT) et le coût moyen pondéré (116 DT). La différence
d’estimation positive constatée en J+31 et afférente aux 120 actions cédées est annulée.

J+32
5333 Avoirs en banque [120x119] 14 280
311 Actions et valeurs assimilées [120x116] 13 920
10611 Plus-values réalisées sur actions & VA 360
J+32
10511 VDE sur actions et valeurs assimilées [2x120] 240
3119 D.E sur actions et valeurs assimilées 240

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Les particularités comptables dans les SICAV

II. Les obligations & valeurs assimilées et les revenus y afférents :

II.1. Comptabilisation initiale (à la date d’entrée) :

Les placements en obligations et valeurs assimilées sont pris en compte en comptabilité au moment

Chapitre 2
du transfert de propriété pour leur prix d'achat frais exclus. Les frais encourus à l'occasion de l'achat
tels que les commissions, les frais d’intermédiation et de courtage, les commissions et taxes
boursières et la TVA non récupérable sont imputés en capital.

Les obligations souscrites à l’émission ne présentent pas de difficultés particulières. Ce n’est pas le
cas des obligations acquises sur le marché dont le prix d’acquisition comprend des intérêts courus et
éventuellement des primes ou décotes.

II.1.1. Intérêts courus à l’achat :

Lorsque la SICAV procède à l’achat sur le marché obligataire d’obligations ou de titres assimilés, il est
évident que le prix d’acquisition comprenne des intérêts courus depuis la dernière échéance et non
encore échus.

Dans ces conditions, l'intérêt couru à la date de l'acquisition et à percevoir à une date ultérieure doit
être calculé pour être déduit du prix d'acquisition et constaté dans un compte rattaché12.

En effet, le paragraphe 7 de la norme NC 17 précise que « Les intérêts courus à l'achat sur les
obligations et valeurs assimilées sont constatés au bilan pour leur montant net de retenues à la
source au titre de l'impôt dans la mesure où celles-ci sont effectuées à titre définitif et libératoire. »

Compte tenu des règles fiscales applicables aux revenus des capitaux mobiliers, telles que fixées par
les textes en vigueur au mois de novembre 2010 (articles 34 et 52 du code de l’IRPP et de l’IS, décret
n° 2007-1870 du 17 Juillet 2007 et note commune n° 01/2008), la comptabilisation initiale des
obligations et valeurs assimilées sera opérée de la manière suivante :

A la date de transaction :

J
312 Obligations et valeurs assimilées a
3125 Intérêts courus sur obligations i
104 Frais de négociation b
5333 Sommes à régler a+b+i
i : intérêts bruts courus à l’achat (jusqu’au jour j)
A la date du dénouement (décaissement) :

J+3
5333 Sommes à régler a+b+i
3125 Intérêts courus sur obligations α
5331 Avoirs en Banque a+b+i+α
α : intérêts bruts courus correspondant à 3 jours de bourse

12
Paragraphe 9 NC 07 et paragraphe 23 NC 03.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 19


Les particularités comptables dans les SICAV

I.1.2. Primes, décotes et surcotes :

Lors des émissions sur le marché primaire, seules les obligations peuvent être acquises avec une
prime de remboursement (différence entre la valeur d’émission et celle de remboursement) dans la
mesure où les bons de trésor ne peuvent être émis par l’Etat qu’au pair.

Chapitre 2
Autrement, les surcotes et décotes ne peuvent apparaître que lors des négociations qui s’opèrent sur
le marché secondaire selon les mécanismes de cotation des titres de créances sur ce marché.

Les règles de prise en compte des primes, des décotes et des surcotes dans les SICAV découlent, à
notre avis, implicitement de l’effet conjugué de :

• La nécessité de constater la différence entre le prix de remboursement et le Coût Moyen


Pondéré comme étant une plus-value ou une moins-value réalisée portée directement en
capitaux propres, parmi les sommes non distribuables (NC 17.27)
• La constatation du rendement des obligations et valeurs assimilées, par référence à la
méthode du taux d’intérêt effectif (NC 07.10 et NC 03.19)
• La prise en compte, en résultat, des intérêts des obligations et valeurs assimilés à mesure
qu’ils sont courus pour leur montant (rendement facial) net de retenue à la source libératoire
(NC 17.10)
• La fiscalité des revenus des capitaux mobiliers, en vigueur au mois de novembre 2010
(articles 34 et 52 du code de l’IRPP et de l’IS, décret n° 2007-1870 du 17 Juillet 2007 et note
commune n° 01/2008).

• Traitement des primes :

Les obligations et valeurs assimilées sont enregistrées pour leur prix d’acquisition coupon couru à
l’achat exclu. Le coupon couru est enregistré dans un compte de créances rattachées (3125). Ensuite,
lors de chaque arrêté comptable :

• Les intérêts courus de la période, calculés au taux facial (taux nominal) sur la valeur nominale
du titre, seront rapportés au résultat de l’OPCVM (en net de la retenue à la source
libératoire).

Ces intérêts sont calculés selon la formule suivante : RF= [(VN x tf x n)/(360 ou 365)] où ;

RF : désigne le rendement facial du titre


VN : est la valeur nominale du titre,
tf : le taux d’intérêt facial, et
n : la durée exprimée en nombre de jours.

En date d’abonnement
3125 Intérêts courus sur obligations RFx80%
702 Revenus des obligations & valeurs assimilées RFx80%

• Les primes seront étalées et rapportées à l’actif net de l’OPCVM par lissage actuariel (en net
de la retenue à la source libératoire).

La quote-part de la prime rattachée à la période sera déterminée selon la formule suivante : RA-RF

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 20


Les particularités comptables dans les SICAV

RA : désigne le rendement actuariel du titre déterminé par référence au taux


d’intérêt effectif, selon la formule : RA= CA x [(1+te)n-1] où ;
CA : est le coût amorti en début de période, c'est-à-dire la valeur d’émission (VE)
majorée du cumul des primes rapportées à l’actif net en début de période ;
te : le taux d’intérêt effectif, et

Chapitre 2
n : la durée exprimée en nombre de jours divisée par 360 ou 365.

En date d’abonnement
3129 DE sur obligations & valeurs assimilées (RA-RF)x80%
10512 VDE sur obligations & valeurs assimilées (RA-RF)x80%

• A l’échéance des obligations, le cumul des primes imputées en capital parmi les différences
d’estimation sera viré, toujours à l’actif net, en plus value réalisée (en net de la retenue à la
source libératoire).

A l’échéance
312 Obligations & valeurs assimilées (VR-VE)x80%
3129 DE sur obligations & valeurs assimilées (VR-VE)x80%
10512 VDE sur obligations & valeurs assimilées (VR-VE)x80%
10612 +/- values réalisées sur obligations &VA (VR-VE)x80%

Exemple 1.3
Une SICAV a souscrit sur le marché primaire, le 1er janvier N-2, 250 obligations émises par la société
"Z" à la valeur d’émission de 99 Dinars chacune.
Les obligations "Z", remboursables in fine à 101 Dinars l’unité le 31 Décembre N, ont été émises
pour une valeur nominale de 100 Dinars l’obligation et au taux nominal de 6% l’an. Le paiement des
intérêts s’opère le 31 décembre de chaque année.
T.A.F :
Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance.

Solution 1.3
Le taux de rendement effectif du placement est celui qui permet d’égaliser le prix d’acquisition
à la valeur actualisée des flux de recettes futures, soit :
6 6 6+101
99 = + +
(1+t) 1 (1+t) 2 (1+t) 3

Le calcul itératif permet de fixer le taux de rendement effectif de l’obligation (t) à 6,69%.

01/01/N-2 (Acquisition de 250 obligations "Z")


312 Obligations & valeurs assimilées [99 x 250] 24 750,000
104 Frais de négociation a
5331 Avoirs en banque 24 750,000+a
31/12/N-2 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x6%x(1-20%)] 1 200,000
702 Revenus des obligations & VA 1 200,000

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 21


Les particularités comptables dans les SICAV

31/12/N-2 (Constatation des primes sur 250 obligations "Z")


3129 DE sur obligations & VA [(RA-RF)x(1-20%)] 124,797
RA = [24 750,000 x [(1+6,69%)12/12 – 1]

Chapitre 2
RF = 250x100x6%x(12/12)
10512 VDE sur obligations & VA 124,797
31/12/N-2 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z")
5331 Avoirs en Banque 1 200,000
3125 Intérêts courus sur obligations 1 200,000
31/12/N-1 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x6%x(1-20%)] 1 200,000
702 Revenus des obligations 1 200,000
31/12/N-1 (Constatation des primes sur 250 obligations "Z")
3129 DE sur obligations & VA [(RA-RF)x(1-20%)] 133,147
RA = [(24 750,000+124,797/80%) x [(1+6,69%)12/12 – 1]
RF = 250x100x6%x(12/12)
10512 VDE sur obligations & VA 133,147
31/12/N-1 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z")
5331 Avoirs en Banque 1 200,000
3125 Intérêts courus sur obligations 1 200,000
31/12/N (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x6%x(1-20%)] 1 200,000
702 Revenus des obligations 1 200,000
31/12/N (Constatation des primes sur 250 obligations "Z")
3129 DE sur obligations & VA [(RA-RF)x(1-20%)] 142,056
RA = [(24 750,000+(124,797+133,147)/80%) x [(1+6,69%)12/12 – 1]
RF = 250x100x6%x(12/12)
10512 VDE sur obligations & VA 142,056
31/12/N (Virement des primes à l’échéance sur 250 obligations "Z")
312 Obligations & valeurs assimilées 400,000
3129 DE sur obligations & valeurs assimilées 400,000
31/12/N (Virement des primes à l’échéance sur 250 obligations "Z")
10512 VDE sur obligations & VA [(101-99)x250x(1-20%)] 400,000
10612 +/- values réalisées sur obligations &VA 400,000
31/12/N (Encaissement des intérêts et de la VR sur 250 obligations "Z")
5331 Avoirs en Banque 26 350,000
312 Obligations & valeurs assimilées [24 750+400] 25 150,000
3125 Intérêts courus sur obligations 1 200,000

• Traitement des décotes et surcotes :

Les obligations et valeurs assimilées sont enregistrées pour leur prix d’acquisition coupon couru à
l’achat exclu. Le coupon couru est enregistré dans un compte de créances rattachées (3125). Ensuite,
lors de chaque arrêté comptable :

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 22


Les particularités comptables dans les SICAV

• Les intérêts courus de la période, calculés au taux facial (taux nominal) sur la valeur nominale
du titre, seront rapportés au résultat de l’OPCVM (en net de la retenue à la source
libératoire).

Ces intérêts sont calculés selon la formule suivante : RF= [(VN x tf x n)/(360 ou 365)] où ;

Chapitre 2
RF : désigne le rendement facial du titre
VN : est la valeur nominale du titre,
tf : le taux d’intérêt facial, et
n : la durée exprimée en nombre de jours.

En date d’abonnement
3125 Intérêts courus sur obligations RFx80%
702 Revenus des obligations & valeurs assimilées RFx80%

• Les décotes ou surcotes seront étalées et rapportées à l’actif net de l’OPCVM par lissage
actuariel (en brut : les décotes et les surcotes ne sont pas soumises à la retenue à la source
libératoire).

La quote-part de la décote rattachée à la période sera déterminée selon la formule suivante : RA-RF

Pour les surcotes, la formule deviendra : RF-RA

RA : désigne le rendement actuariel du titre déterminé par référence au taux du


marché en vigueur à la date d’acquisition, selon la formule : RA= CA x [(1+tm)n-1]
où ;
CA : est le coût amorti en début de période, c'est-à-dire le prix d’acquisition sur le
marché secondaire ajusté du cumul des décotes ou surcotes rapportées à l’actif net
en début de période ;
tm : le taux du marché en vigueur à la date d’acquisition, et
n : la durée exprimée en nombre de jours divisée par 360 ou 365.

En date d’abonnement (pour les décotes)


3129 DE sur obligations & valeurs assimilées RA-RF
10512 VDE sur obligations & valeurs assimilées RA-RF

En date d’abonnement (pour les surcotes)


10512 VDE sur obligations & valeurs assimilées RF-RA
3129 DE sur obligations & valeurs assimilées RF-RA

Exemple 1.4 (traitement des surcotes)


Une SICAV a acquis sur le marché secondaire, le 1er juillet N-2, 250 obligations émises par la société
"Z" au prix de 109,450 DT chacune.
L’acquisition a donné lieu au versement à l’intermédiaire en bourse chargé de la transaction, la
commission de transactions boursières et la commission d’intermédiation qui s’élèvent
respectivement à 2‰ et 8‰ du prix global d’acquisition.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 23


Les particularités comptables dans les SICAV

Les obligations "Z", remboursables au pair et in fine le 31 Décembre N, ont été émises au pair le 1er
Janvier N-2, pour une valeur nominale de 100 Dinars l’obligation et au taux nominal de 9% l’an. Le
paiement des intérêts s’opère le 31 décembre de chaque année.
Le taux d’intérêt en vigueur sur le marché, le jour de l’acquisition est de 6,75%.

Chapitre 2
T.A.F :
Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance.
Solution 1.4

01/07/N-2 (Acquisition de 250 obligations "Z")


312 Obligations & valeurs assimilées [(109,450-4,500) x 250] 26 237,500
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x6/12] 1 125,000
104 Frais de négociation [109,450 x 250 x 1%] 273,625
5333 Sommes à régler 27 636,125
04/07/N-2 (Lors du dénouement en J+3)
5333 Sommes à régler 27 636,125
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(3/360)] 18,750
5331 Avoirs en Banque 27 654,875
31/12/N-2 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(6/12)-18,750]x80% 885,000
702 Revenus des obligations 885,000
31/12/N-2 (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z")
10512 VDE sur obligations & VA [RF-RA] 216,595
RF = 250x100x9%x(6/12)
RA = [(27 362,500) x [(1+6,75%)6/12 – 1]
3129 DE sur obligations & VA 216,595
31/12/N-2 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z")
5331 Avoirs en Banque [1125,000 + 18,750 +885,000] 2 028,750
3125 Intérêts courus sur obligations 2 028,750
31/12/N-1 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(12/12)]x80% 1 800,000
702 Revenus des obligations 1 800,000
31/12/N-1 (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z")
10512 VDE sur obligations & VA [RF-RA] 493,589
RF = 250x100x9%x(12/12)
RA = [(27 362,500-1 125,000-216,595) x [(1+6,75%)12/12 – 1]
3129 DE sur obligations & VA 493,589
31/12/N-1 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z")
5331 Avoirs en Banque 1 800,000
3125 Intérêts courus sur obligations 1 800,000
31/12/N (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(12/12)]x80% 1 800,000
702 Revenus des obligations 1 800,000

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 24


Les particularités comptables dans les SICAV

31/12/N (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z")


10512 VDE sur obligations & VA [RF-RA] 526,906
RF = 250x100x9%x(12/12)
RA = [(27 362,500-1 125,000-216,595-493,589) x [(1+6,75%)12/12 – 1]

Chapitre 2
3129 DE sur obligations & VA 526,906
31/12/N (Régularisation des arrondis actuariels)
10512 VDE sur obligations & VA [25 000,410 – 25 000,000] 0,410
3129 DE sur obligations & VA 0,410
31/12/N (Virement des surcotes à l’échéance sur 250 obligations "Z")
3129 DE sur obligations & VA [(109,450-4,500)-100]x250 1 237,500
312 Obligations et valeurs assimilées 1 237,500
31/12/N (Virement des surcotes à l’échéance sur 250 obligations "Z")
10612 +/- values réalisées sur obligations &VA 1 237,500
10512 VDE sur Obligations & VA 1 237,500
31/12/N (Encaissement des intérêts et du nominal sur 250 obligations "Z")
5331 Avoirs en Banque [1 800 + 250 x100] 26 800,000
33125 Intérêts sur obligations et valeurs assimilées 1 800,000
312 Obligations et valeurs assimilées 25 000,000

Exemple 1.5 (traitement des décotes)


Mêmes données que l’exemple 1.3 avec un prix d’acquisition unitaire de l’obligation de 102,800 DT,
déterminé sur la base d’un taux d’intérêt du marché égal à 9,75%.
T.A.F :
Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance.
Solution 1.5
01/07/N-2 (Acquisition de 250 obligations "Z")
312 Obligations & valeurs assimilées [(102,800-4,500) x 250] 24 575,500
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x6/12] 1 125,000
104 Frais de négociation [102,800 x 250 x 1%] 257,000
5333 Sommes à régler 25 957,000
04/07/N-2 (Lors du dénouement en J+3)
5333 Sommes à régler 25 957,000
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(3/360)] 18,750
5331 Avoirs en Banque 25 975,750
31/12/N-2 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(6/12)-18,750]x80% 885,000
702 Revenus des obligations 885,000
31/12/N-2 (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z")
3129 DE sur obligations & VA [RA-RF] 98,740
6/12
RA = [(25 700,000) x [(1+9,75%) – 1]
RF = 250x100x9%x(6/12)
10512 VDE sur obligations & VA 98,740

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Les particularités comptables dans les SICAV

31/12/N-2 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z")


5331 Avoirs en Banque [1125,000 + 18,750 +885,000] 2 028,750
3125 Intérêts courus sur obligations 2 028,750

Chapitre 2
31/12/N-1 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(12/12)]x80% 1 800,000
702 Revenus des obligations 1 800,000
31/12/N-1 (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z")
3129 DE sur obligations & VA [RA-RF] 155,690
RA = [(25 700,000-1 125,000+98,740) x [(1+9,75%)12/12 – 1]
RF = 250x100x9%x(12/12)
10512 VDE sur obligations & VA 155,690
31/12/N-1 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z")
5331 Avoirs en Banque 1 800,000
3125 Intérêts courus sur obligations 1 800,000
31/12/N (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z")
3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(12/12)]x80% 1 800,000
702 Revenus des obligations 1 800,000
31/12/N (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z")
3129 DE sur obligations & VA [RA-RF] 170,869
RA = [(25 700,000-1 125,000+98,740+155,690) x [(1+9,75%)12/12 – 1]
RF = 250x100x9%x(12/12)
10512 VDE sur obligations & VA 170,869
31/12/N (Régularisation des arrondis actuariels)
10512 VDE sur obligations & VA [25 000,299 – 25 000,000] 0,299
3129 DE sur obligations & VA 0,299
31/12/N (Virement des surcotes à l’échéance sur 250 obligations "Z")
312 Obligations et valeurs assimilées [100-(102,800-4,500)] x 250 425,000
31029 DE sur obligations & VA 425,000
31/12/N (Virement des surcotes à l’échéance sur 250 obligations "Z")
10512 VDE sur Obligations & VA 425,000
10612 +/- values réalisées sur obligations &VA 425,000
31/12/N (Encaissement des intérêts et du nominal sur 250 obligations "Z")
5331 Avoirs en Banque [1 800 + 250 x100] 26 800,000
33125 Intérêts sur obligations et valeurs assimilées 1 800,000
312 Obligations et valeurs assimilées 25 000,000

• Cas particulier des Bons de Trésor Zéro Coupon "BTZc" :

Institués par le décret n° 2006-1028 du 24 avril 2006, les BTZc sont des bons du trésor émis par voie
d’adjudication mensuelle pour un nominal de 1.000 DT et pour une durée supérieure ou égale à deux
ans. Ils peuvent être négociables à la bourse des valeurs mobilières de Tunis.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 26


Les particularités comptables dans les SICAV

Il s’agit de titres de créances qui ne donnent pas droit à détachement de coupon, d'où le terme "zéro
coupon". L'acquéreur souscrit le bon à un prix inférieur à sa valeur faciale, laquelle est payée à
l'échéance du contrat.

Correspondant, sur le plan financier, à une décote, le rendement des BTZc exprimé par le différentiel

Chapitre 2
entre leur prix d’acquisition et la valeur de remboursement (1.000 DT) est assimilé, fiscalement, à des
intérêts échus devant faire l’objet, à l’échéance, d’une retenue à la source sur les revenus de capitaux
mobiliers. (Article 2 du décret n° 2007-1870 du 17 juillet 2007 et note commune n° 01/2008).

En cas de cession des BTZc, avant échéance, le différentiel entre le prix de cession et le prix
d’acquisition est assimilé, fiscalement, à des intérêts courus passibles de la retenue à la source sur
les revenus de capitaux mobiliers au moment de la cession.

Dans la pratique, et en raison de cette assimilation fiscale, les OPCVM de la place, imputent les
décotes sur BTZc parmi les résultats distribuables en net de retenue à la source libératoire au compte
de produits "702 revenus des obligations et valeurs assimilées".

A notre avis, la particularité fiscale des BTZc ne doit pas justifier un traitement comptable divergeant
par rapport aux autres titres de créance. En substance, le différentiel entre la valeur de
remboursement de ces bons et leur prix d’acquisition constitue une décote qu’il y a lieu d’inscrire, à
l’instar des autres obligations et valeurs assimilées, parmi les sommes non distribuables en net de
retenue à la source libératoire (10512 VDE sur obligations et valeurs assimilées). L’absence de
rendement facial pour les BTZc (zéro coupon) justifie, à notre avis, une neutralité par rapport aux
éléments du résultat distribuable de l’OPCVM.

Exemple 1.6
Soit un BTZc dont les caractéristiques sont les suivantes:

• Valeur nominale : 1.000 DT


• Date de règlement de l’émission : 01/10/N
• Maturité: 10 ans
• Date de l’échéance : 01/10/N+10

Une SICAV a acquis, le 1er novembre N, auprès d’un spécialiste en valeurs de trésor (SVT) 100 BTZc
au prix unitaire de 526,500 DT chacun.

T.A.F :
Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’au 31/12/N.
Solution 1.6

Le taux de rendement effectif du placement est celui qui permet d’égaliser le prix d’acquisition
à la valeur actualisée des flux de recettes futures, soit :
1 000
526,500 =
(1+t) 119/12

Le calcul itératif permet de fixer le taux de rendement effectif du BTZc (t) à 6,68%. Dans le
contexte spécifique aux BTZc, ce taux est désigné par taux "interpolé".

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 27


Les particularités comptables dans les SICAV

01/11/N (Acquisition de 100 BTZc)


302 Obligations & valeurs assimilées [(526,500) x 100] 52 650,000
104 Frais de négociation b

Chapitre 2
5333 Sommes à régler 52 650,000+b
31/12/N (Constatation des décotes sur 100 BTZc)
3029 DE sur obligations & VA [RA x (1-20%)] 456,393
2/12
RA = [(52 650,000) x [(1+6,68%) – 1]
10512 VDE sur obligations & VA 456,393

II.2. Evaluation à la date d’arrêté :

L’évaluation des obligations et valeurs assimilées en date d’arrêté repose sur une approche
hiérarchisée, pouvant être résumée dans le schéma suivant (NC 17.17) :

Les obligations ont-


elles fait l'objet Non
d'une cotation
récente?

Oui

La cotation Le coût amorti (*)


constitue-t-elle une Non constitue-t-il une
Non
base raisonnable de base raisonnable de
la valeur de la valeur de
réalisation? réalisation?

Oui Oui

Coût amorti (*)


Valeur de marché Valeur actuelle

(*)
Au lieu du coût amorti, le paragraphe NC 17.17 prévoit, plutôt, le prix d’acquisition comme une base de mesure ultérieure. En
raison de la nécessité de prendre en compte, par lissage actuariel, les primes, les décotes ou encore les surcotes (Cf. I.1.2 ci-
dessus), le prix d’acquisition ne peut aucunement constituer, à notre avis, une base de mesure raisonnable.
L'évaluation selon la méthode actuarielle consiste à actualiser les flux de trésorerie futurs générés
par le titre à la date d'évaluation. Le taux d'actualisation à retenir correspond au taux de
rémunération des placements similaires récemment émis en termes de rendement et de risque.

Parmi les circonstances qui pourraient justifier l'évaluation des obligations ou des titres de créance
émis par le Trésor et négociables sur le marché financier à leur valeur actuelle, il y a lieu de citer une
variation significative du taux de rémunération des placements similaires récemment émis.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 28


Les particularités comptables dans les SICAV

La différence entre le coût moyen pondéré ajusté par la différence d’estimation antérieurement
constatée et la valeur de marché ou la valeur actuelle du titre considéré à la date d’évaluation est
comptabilisée comme suit :

Plus-value latente :

Chapitre 2
3129 Différence d’estimation sur obligations et valeurs assimilées x
10512 VDE sur obligations, valeurs assimilées et droits rattachés x

Moins-value latente :

10512 VDE sur obligations, valeurs assimilées et droits rattachés x


3129 Différence d’estimation sur obligations et valeurs assimilées x

Pour les BTZc, la différence d’estimation constatée par référence au taux interpolé d’origine (à la
date d’acquisition), devrait être ramenée, en net de retenue à la source libératoire, au montant
correspondant à l’écart entre la valeur de marché et le prix d’acquisition.

II.3. Prise en compte des revenus sur obligations & valeurs assimilées :

Les intérêts (rendement facial) sur les placements en obligations et valeurs assimilées sont pris en
compte en résultat à mesure qu'ils sont courus pour leur montant net de retenues à la source.

Les primes, décotes et surcotes sont traitées comme indiqué au paragraphe I.1.2.

II.4. Sortie des obligations & valeurs assimilées :

La sortie des obligations et valeurs assimilées est constatée en comptabilité à la date de transaction.
La valeur de sortie est déterminée par la méthode du Coût Moyen Pondéré. La différence entre la
valeur de sortie et le prix de cession hors frais constitue, selon le cas, une plus- value ou une moins-
value réalisée portée directement, en capitaux propres, en tant que somme non distribuable.

La plus ou moins-value potentielle antérieurement constatée est annulée pour la quote-part des
placements cédés.

Les intérêts courus à la date de cession sur les obligations et valeurs assimilées cédées sont annulés.

II.5. Remboursement des obligations & valeurs assimilées :

Le remboursement des obligations et valeurs assimilées est constaté en comptabilité le jour du


remboursement. La fraction remboursée est déduite de l’actif pour son Coût Moyen Pondéré. La
différence entre le prix de remboursement et le Coût Moyen Pondéré constitue, selon le cas, une
plus ou une moins-value réalisée portée directement en capitaux propres, en tant que somme non
distribuable.

La plus ou moins-value potentielle antérieurement constatée est annulée pour la quote-part des
obligations et valeurs assimilées remboursées. Les intérêts courus à la date du remboursement sont
annulés.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 29


Les particularités comptables dans les SICAV

III. Les placements monétaires et les revenus y afférents :

III.1. Composantes et caractéristiques :

Selon le paragraphe NC 16.13, les placements monétaires correspondent notamment aux billets de

Chapitre 2
trésorerie aux certificats de dépôt et aux bons du Trésor émis sur le marché monétaire.

III.1.1. Certificats de dépôt et billets de trésorerie :

La circulaire de la BCT n° 2005-09 du 14 juillet 2005 relative à l’organisation du marché monétaire


telle que modifiée et complétée par la circulaire n° 2009-07 du 19 février 2009, fixe les
caractéristiques et les conditions d’émission des certificats de dépôt et des billets de trésorerie. Ces
caractéristiques sont récapitulées dans le tableau suivant :

Certificats de dépôt Billets de Trésorerie


Emetteurs Etablissements de crédit - Sociétés cotées en bourse ;
- Sociétés bénéficiant d’un rating d’une
agence de notation ;
- Sociétés anonymes ayant un capital
minimum libéré de un million de
dinars, qui ont au moins deux années
d’existence et qui ont établi des états
financiers afférents à deux exercices,
certifiés par un commissaire aux
comptes conformément à la législation
en vigueur ;
- Sociétés bénéficiant d’une garantie
bancaire à première demande au titre
de l’émission des billets de trésorerie ;
- Sociétés bénéficiant d’une ligne de
substitution qui permet à l’émetteur
de faire face aux besoins de trésorerie
qui n’ont pu être couverts du fait de
l’impossibilité de procéder au
renouvellement des précédentes
émissions due à la situation du marché
monétaire à l’exclusion de tout autre
motif ;
- Sociétés appartenant à un groupe de
sociétés lorsque les souscripteurs font
partie de ce même groupe ; et
- Entreprises régies par des dispositions
légales particulières.
Forme Nominative Nominative
Valeur nominale Multiple de cinq cent (500) mille dinars Multiple de cinquante (50) mille dinars
Valeur d’émission Valeur nominale Valeur nominale
Valeur de
Valeur nominale Valeur nominale
remboursement
Echéance Fixe Fixe
Dix (10) jours au moins et cinq (5) ans au Dix (10) jours au moins et cinq (5) ans au
Maturité plus. Cette durée doit être un multiple de plus. Cette durée doit être un multiple de
dix (10) jours, de mois ou d’années dix (10) jours, de mois ou d’années

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 30


Les particularités comptables dans les SICAV

Certificats de dépôt Billets de Trésorerie


Remboursement Interdit Permis
anticipé
Rémunération des - Taux d’intérêt : Fixe - Taux d’intérêt : Fixe
Titres ayant une - Mode de paiement : Précompté - Mode de paiement : Précompté

Chapitre 2
durée inférieure ou - Formule de calcul des intérêts "I" : - Formule de calcul des intérêts "I" :
égale à une année
Cxtxn Cxtxn
I= I=
36 000 + t x n 36 000 + t x n

C : Nominal du titre ; C : Nominal du titre ;


t : taux d'intérêt ; t : taux d'intérêt ;
n : nombre de jours exact allant du jour n : nombre de jours exact allant du jour de
de la souscription au jour de l'échéance la souscription au jour de l'échéance
inclus. inclus.
Rémunération des - Taux d’intérêt : Fixe ou variable - Taux d’intérêt : Fixe ou variable
Titres ayant une - Mode de paiement : Postcompté - Mode de paiement : Postcompté
durée supérieure à - Formule de calcul des intérêts "I" : - Formule de calcul des intérêts "I" :
une année
Cxtxn Cxtxn
I= I=
36 000 36 000

C : Nominal du titre ; C : Nominal du titre ;


t : taux d'intérêt ; t : taux d'intérêt ;
n : nombre de jours exact de la période n : nombre de jours exact de la période
d’année ou de la fraction d’année d’année ou de la fraction d’année
restante. restante.

III.1.2. Bons de trésor à court terme (BTCT) :

Les bons de trésor à court terme (BTCT), sont émis chaque semaine pour un nominal de 1.000 DT et
pour des durées de 13, 26 et 52 semaines, Ils peuvent être des titres assimilables et ils sont
remboursés en une seule fois à l'échéance. Les intérêts qu'ils génèrent sont payés à l'émission
(précomptés) et sont calculés sur la base du nombre de jours exact rapporté à une année de 360
jours.

L’assimilation consiste à rattacher une émission nouvelle à une émission de bons du Trésor de même
catégorie émise antérieurement.

Conformément à l’article 3 du décret n° 2007-1870 du 17 juillet 2007, les intérêts relatifs aux BTCT et
payés à la souscription ne sont pas soumis à la retenue à la source. La retenue à la source est opérée
par les spécialistes en valeurs de trésor "SVT" lors de la vente ou du remboursement des BTCT. La
retenue à la source s’effectue sur les intérêts courus et correspondant à la période de détention
desdits bons.

III.2. Comptabilisation initiale (à la date d’entrée) :

Les placements monétaires sont pris en compte en comptabilité au moment du transfert de


propriété pour leur prix d'achat frais exclus. Les frais encourus à l'occasion de l'achat sont imputés en
capital.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 31


Les particularités comptables dans les SICAV

Les intérêts précomptés sur les placements en billets de trésorerie et en certificats de dépôt (dont la
durée est inférieure ou égale à une année), sont constatés au bilan pour leur montant net de retenue
à la source au titre de l'impôt.

Les intérêts précomptés sur les placements sur en BTCT, sont constatés au bilan pour leur montant brut.

Chapitre 2
Billets de trésorerie (durée inférieure ou égale à une année) :

3221 Billets de trésorerie C


104 Frais de négociation α
3224 Intérêts précomptés sur billets de trésorerie I x (1-20%)
5331 Avoirs en Banque C+α-(Ix80%)

Certificats de dépôt (durée inférieure ou égale à une année) :

3231 Certificats de dépôt C


104 Frais de négociation α
3234 Intérêts précomptés sur certificats de dépôt I x (1-20%)
5331 Avoirs en Banque C+α-(Ix80%)

Bons de trésor à court terme (BTCT) :

3211 Bons de trésor à court terme C


104 Frais de négociation α
3214 Intérêts précomptés sur BTCT I
5331 Avoirs en Banque C+α-I

III.3. Evaluation à la date d’arrêté :

Les placements monétaires sont évalués à la date d'arrêté à leur valeur nominale déduction faite des
intérêts précomptés non courus.

III.4. Prise en compte des revenus sur placements monétaires :

Les intérêts sur les placements monétaires sont pris en compte en résultat à mesure qu'ils sont
courus pour leur montant net de retenues à la source.

32X5 Intérêts courus sur… [β= 80%x(C-I)xtxn/360] β


706X Revenus des… β
X = 1 pour les BTCT
X =2 pour les billets de trésorerie
X =3 pour les certificats de dépôt

III.5. Rétrocession des placements monétaires :

Selon le paragraphe NC 17.28, la rétrocession des placements monétaires est prise en compte à la
date du rachat des placements. L'annulation des placements est constatée pour la valeur nominale.

Les intérêts courus à la date de rétrocession ainsi que les intérêts précomptés au moment de la
souscription et antérieurement constatés sont annulés.
Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 32
Les particularités comptables dans les SICAV

Exemple 1.7
Le 1er septembre N, une SICAV a acquis, auprès d’un SVT, 40 BTCT émis dans les conditions
suivantes :

• Valeur nominale : 1.000 DT

Chapitre 2
• Taux d’intérêt : 4,023%
• Date d’émission : 01/09/N
• Maturité : 26 semaines
• Date de l’échéance : 01/03/N+1

Au 1er octobre N, le gestionnaire de la SICAV décide de rétrocéder au SVT, 20 BTCT.

T.A.F :
Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’au 01/10/N.
Solution 1.7

Nous examinerons successivement :

• La comptabilisation initiale à la date de souscription ;


• L’abonnement des intérêts ;
• La détermination du prix de cession des BTCT ;
• La comptabilisation de la rétrocession.

Comptabilisation initiale :

Le nombre de jours d’intérêts séparant la date de souscription à celle d’échéance est de 182
jours.
Cxtxn
Les intérêts précomptés sur BTCT sont calculés selon la formule suivante : I=
36.000+txn
40.000 x 4,023 x 182
I= =797,324 DT
36.000 + 4,023 x 182

Sachant que la retenue à la source ne sera opérée qu’en cas de cession ou de remboursement,
la somme à décaisser par la SICAV lors de la souscription des 40 BTCT s’élève à :
1.000x40-797,324 = 39.202,676 DT

01/09/N (Acquisition de 40 BTCT)


3211 Bons de trésor à court terme [40 x 1.000] 40 000,000
3214 Intérêts précomptés sur BTCT 797,324
5331 Avoirs en banque 39 202,324

Abonnement des intérêts :


Au 30 septembre N, le nombre de jours d’intérêts acquis est 30. Les intérêts courus à cette date
seront calculés selon la formule suivante Ic =(C-I) x t x 30/36.000, soit 131,427 DT

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 33


Les particularités comptables dans les SICAV

30/09/N (Abonnement des intérêts sur 40 BTCT)


3215 Intérêts courus sur Bons de trésor à court terme [131,427x80%] 105,142
7061 Revenus des BTCT 105,142

Chapitre 2
Détermination du prix de cession des BTCT :
La prix de cession (P) est déterminé à partir d’une approche qui consiste à se placer du côté du
cessionnaire des BTCT, en s’interrogeant sur la somme que devra payer ce dernier pour qu’il
puisse, compte tenu du rendement du placement, recevoir à l’échéance la valeur de
remboursement desdits bons qui est égale à leur valeur nominale, soit 20.000 DT.

On aura donc : 20.000 = P + (P x t x n/36.000) tel que (n) égal au nombre de jours à courir entre
la date de cession des bons et la date d’échéance, soit 152 jours dans le cas de l’espèce.

Ainsi P = 20.000/[1+(4,023x152/36.000)] = 19.665,954 DT

La somme à encaisser par la SICAV au titre de cette cession correspondra au prix de cession
réduit de la retenue à la source calculée sur le différentiel entre P et le décaissement initial à la
souscription.

20.000 x 4,023 x 182


Décaissement initial à la souscription = 20x1.000 - =19.601,338 DT
36.000 + 4,023 x 182
Encaissement net = [19.665,954 – (19.665,954-19.601,338) x 20%] =19.653,031 DT.

Comptabilisation de la rétrocession :

01/10/N (Rétrocession de 20 BTCT)


5331 Avoirs en Banque 19 653,031
3214 Intérêts précomptés sur BTCT [20 x 1000 – 19 601,338] 398,662
706 Revenus des BTCT [52,571-(19.665,954-19.601,338) x 80%] 0,878
3215 Intérêts courus sur BTCT [19 601,338 x4,023%x(30/360)x80%] 52,571
3211 Bons de trésor à court terme 20 000,000

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 34


Les particularités comptables dans les SICAV

Section 2. Traitement comptable des autres opérations :

I. Les charges de fonctionnement :

I.1. Définition et composition :

Chapitre 2
Nous distinguons au sein d’une SICAV, deux catégories de charges :

• Les charges de gestion liées à l’activité de placement et qui concourent directement à la


formation du revenu net des placements : cette catégorie comprend essentiellement les
rémunérations du gestionnaire et du dépositaire.
• les autres charges qui viennent diminuer le revenu net des placements pour former le
résultat d’exploitation : cette catégorie regroupe l’ensemble des dépenses engagées par la
SICAV pour son fonctionnement tels que les frais de personnel, la rémunération du gérant,
les honoraires du commissaire aux comptes, les jetons de présence, la redevance du CMF, les
fournitures de bureau ,les dotations aux amortissements et les moins values sur cessions des
immobilisations, intérêts débiteurs ,commissions et agios bancaires.

I.2. Prise en compte :

Dans le but de préserver l’égalité entre les actionnaires, le paragraphe NC 17.29 prévoit le
rattachement des charges supportées à la période concernée, c'est-à-dire :

• Comptabiliser les charges de gestion au fur et à mesure qu’elles sont courues ;


• Prendre en compte les autres charges budgétisées, selon la périodicité de calcul de la valeur
liquidative autrement dit quotidiennement.

La SICAV peut provisionner des frais de gestion fixes (Jetons de présence, amortissement des
immobilisations) et/ou variables en fonction de l’actif net (rémunération du gestionnaire et ou du
dépositaire), de l’actif géré (redevance du CMF), du résultat de l’exercice (rémunération des
dirigeants), du total bilan et du nombre d’employés (honoraires du commissaire aux comptes) ; et
procéder à leurs ajustements au fur et à mesure en fonction des frais réels.

I.3. Schémas de comptabilisation :

I.3.1. Comptabilisation des frais de gestion courus :

Quotidiennement :

601 Rémunération du gestionnaire [α%(actif netj – actif netj-1)] a


602 Rémunération du dépositaire [β%(actif netj – actif netj-1)] b
401 Gestionnaire a
402 Dépositaire b

A la date du règlement :

401 Gestionnaire x
402 Dépositaire y
432 Etat, impôts retenus à la source z= [(x+y) x 15%] z
5331 Avoirs en banque x+y-z

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 35


Les particularités comptables dans les SICAV

A la date du dépôt de la déclaration mensuelle d’impôts et taxes

432 Etat, impôts retenus à la source z


5331 Avoirs en banque z

Chapitre 2
A la clôture de l’exercice

13 Résultat de l’exercice A+B


601 Rémunération du gestionnaire A
602 Rémunération du dépositaire B

I.3.2. Constatation des autres frais budgétisés

Dans l’objectif de lisser les frais de gestion sur l’ensemble de l’exercice de manière à respecter
l’égalité entre les actionnaires ; la SICAV procède, lors de chaque détermination de la valeur
liquidative, à la comptabilisation dans les comptes de frais de gestion d’un pourcentage de l’actif net
(frais forfaitaires) ou d’une fraction du budget des frais de gestion établi pour l’exercice considéré.

Le montant des charges ainsi calculé est réajusté périodiquement en fonction du montant des frais
réels. (Trimestriellement)

Quotidiennement :

67 Dotation aux frais budgétisés X


404 Compte d’affectation périodique des charges X

Lors de l’engagement des frais réels

61/64/65/66 Charges par nature X


45 Débiteurs & créditeurs divers X
404 Compte d’affectation périodique des charges X
67 Dotation aux frais budgétisés X

Lors du règlement des frais réels

45 Débiteurs & créditeurs divers X


5331 Avoirs en banque X

Ajustement de fin de période

En fin de période (trimestre ou exercice), une comparaison des frais réels et des frais budgétisés et
comptabilisés doit être effectuée et le cas échéant un ajustement doit être opéré.
• Frais réels < frais budgétisés :

404 Compte d’affectation périodique des charges différence


67 Dotation aux frais budgétisés différence

• Frais réels > frais budgétisés :

67 Dotation aux frais budgétisés différence


404 Compte d’affectation périodique des charges différence

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Les particularités comptables dans les SICAV

II. Opérations sur capital :

II.1. Notions de base :

II.1.1. Notion de capital :

Chapitre 2
La notion de capital, particulière aux SICAV, découle des définitions spécifiques des sommes
distribuables et du résultat net données par l’article 27 du code des OPC.

En effet, outre l’apport des souscripteurs, le capital d’une SICAV est constitué par l’ensemble des
charges et des produits qui ne peuvent être inscrits en sommes distribuables.

Ainsi, le capital d’une SICAV regroupe non seulement le capital (en début d’exercice) augmenté ou
diminué des émissions et rachats d’actions, mais aussi, les commissions y afférentes, les différences
d’estimation et les plus ou moins values réalisées sur cession de titres en portefeuille.

Par ailleurs, les frais de négociation supportés lors de l’acquisition des titres sont aussi imputés sur le
capital.

Le capital d’une SICAV est donc intrinsèquement instable il varie tous les jours en fonction des
souscriptions et des rachats d’une part, et de la variation de la valeur de ses actifs d’autre part.

II.1.2. Défalcation de la valeur liquidative :

La valeur liquidative doit être défalquée entre sa part capital et sa part revenu comme suit :

ACTIF NET = CAPITAL + SOMMES DISTRIBUABLES


Nombre d’actions Nombre d’actions Nombre d’actions
Valeur liquidative = Part capital + Part revenu

La part capital dans la valeur liquidative comprend une quote-part dans le capital de début d’exercice,
une quote-part dans les résultats antérieurs capitalisés et quote-part dans les sommes non distribuables
de l’exercice en cours.

Les sommes non distribuables de l’exercice en cours se composent des résultats non distribuables de
l’exercice augmenté ou diminué de la régularisation de ce résultat à l’occasion des souscriptions et des
rachats.

Le résultat non distribuable d’un exercice donné est la différence entre les produits réputés non
distribuables (les plus values latentes et réalisées, les commissions de souscription et de rachat) et les
charges imputables sur le capital (les moins values latentes et réalisées et les frais de négociation).

Nous pouvons ainsi schématiser l’évolution de la valeur liquidative comme suit :

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 37


Les particularités comptables dans les SICAV

A la
A un jour J
constitution Comptes de régularisation
.Souscriptions - rachats
.Commissions de souscription et /

Chapitre 2
V ou de rachat ;
VALEUR A .Frais de négociation ; Régularisation des sommes non
LIQUIDATIVE L Part distribuables.
E Capital .Variation des différences
= U d’estimation du portefeuille ;
VALEUR
NOMINALE R .+ ou - values réalisées ;
.Résultat capitalisé ;
.Résultats reportés, arrondis de Régularisation du report
à nouveau ;
coupons ;
L
I .Résultat de l’exercice clos en Régularisation du résultat de
Q instance d’affectation ; l’exercice clos en instance
U
Part d’affectation ;
I
Revenu
D
A .Résultat de l’exercice clos en Régularisation du résultat de
instance de distribution ; l’exercice clos en instance de
T
distribution.
I
V .Résultat de l’exercice ; Régularisation du résultat
E
de l’exercice en cours ;

II.1.3. Préservation de l’égalité entre les actionnaires :

Les comptes de régularisation des revenus ouverts dans les livres de la SICAV au titre de chaque
exercice ont pour but de permettre une répartition équitable du résultat distribuable entre tous les
actionnaires ou porteurs de parts quelle que soit leur date de souscription.

Les comptes de régularisation des revenus sont mouvementés lors de la souscription et du rachat
d’un titre en fonction du revenu acquis lors de l’opération.

Le compte de régularisation des revenus de l’exercice en cours, étant un compte de produit, il fait
partie des sommes distribuables.

L’existence de ce compte permet, ainsi, d’attribuer à tous les actionnaires le même dividende
quelque soit leur date d’entrée.

Ainsi, le revenu unitaire n’augmente pas avec la diminution du capital à la suite du rachat d’actions et
ne baisse pas avec l’augmentation du capital du fait des souscriptions.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 38


Les particularités comptables dans les SICAV

J+1
Sans comptes de régularisation

Résultat distribuable = 100 000

Chapitre 2
Nombre d’actions =20 000
J
Revenu par action = 5
Souscription
Résultat distribuable = 100 000 de
10 000 actions
Nombre d’actions =10 000 J+1
Avec comptes de régularisation
Revenu par action =10
Résultat distribuable =200 000
= revenu précédant (100 000) +
comptes de régularisation (100 000)

Nombre d’actions = 20 000

Revenu par action = 10

Par ailleurs, la régularisation des sommes non distribuables de l’exercice en cours, a aussi pour but
de garantir l’égalité entre les actionnaires ou les porteurs de parts. Chaque nouveau souscripteur
apporte sa part dans les sommes non distribuables de l’exercice (commissions de souscriptions et de
rachats, frais de négociation, variation de la différence d’estimation et plus ou moins values
réalisées) et chaque actionnaire partant emporte la sienne.

II.2. Traitement comptable des opérations de souscription & de rachat :

II.2.1. Comptes qui touchent le capital :

Le capital d’une SICAV est affecté par plusieurs opérations que nous pouvons regrouper comme
suit :

• L’entrée et la sortie des actionnaires :

Compte 102 - Souscriptions et rachats : Ce compte est mouvementé par la valeur nominale
des actions souscrites et rachetées.
Compte 103 - Commissions de souscription et ou de rachat : Les statuts peuvent prévoir une
commission qui vient en déduction de la valeur liquidative lors des rachats et s’ajoute à la
valeur liquidative lors des souscriptions.
Lorsque une partie de ces commissions de souscription et/ou de rachat doit revenir à une
tierce partie (organismes distributeurs), cette partie est imputée au débit du compte "1039 -
Rétrocession de commission de souscription et de rachat" par le crédit d’un compte de tiers
"403 - autres opérateurs créditeurs".

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 39


Les particularités comptables dans les SICAV

La part de ces commissions de souscription et/ou de rachat revenant à la SICAV représente


un droit d’entrée et de sortie de cette dernière, et est imputée en capital.

• Les opérations sur portefeuille : (acquisitions de titres, évaluation du portefeuille, cession et


remboursement d’obligations)

Chapitre 2
Compte 104 - Frais de négociation : Les frais occasionnés par l’acquisition des titres en
portefeuille sont constatés au débit de ce compte.
Compte 105 - Variations des différences d’estimation : Lors de chaque évaluation du
portefeuille à la valeur du marché, les plus values latentes sont constatées au crédit de ce
compte alors que les moins values latentes sont portées à son débit.
Compte 106 - Plus ou moins value réalisées : Lors de la cession des titres détenus en
portefeuille, les plus values réalisées sont portées au crédit de ce compte et les moins values
réalisées sont portées à son débit.

• 2.2.1.3. L’affectation du résultat :

Lorsque l’assemblée générale décide de capitaliser le résultat de l’exercice le compte suivant est
utilisé :

Compte 141 - Résultat de l’exercice clos en instance d’affectation : A la suite de la décision


de l’assemblée générale de capitaliser le résultat de l’exercice écoulé, ce compte est débité
par le capital social.

Tous ces comptes sont soldés à la fin de l’exercice par le compte 101 - Capital social.

II.2.2. Comptabilisation d’une opération de souscription :

Bien que les comptes mouvementés lors d’une opération de souscription diffèrent selon la situation
comptable au moment de l’opération (au cours de l’exercice, avant la décision d’affectation du
résultat ou avant la distribution des dividendes), l’analyse de l'opération et son traitement obéit
toujours aux mêmes principes.

En effet, toute opération de souscription est effectuée sur la base d’une valeur liquidative connue,
augmentée éventuellement de commissions de souscription ou droit d’entrée.

La valeur liquidative doit dans un premier temps être défalquée entre sa part revenu et sa part
capital.

La part capital est défalquée entre la quote-part dans le capital de début d’exercice et dans la quote-
part dans les sommes non distribuables de l’exercice en cours (comptes 103 à 106).

La part revenu est défalquée entre la quote-part dans les résultats des exercices antérieurs non
distribués, la quote-part dans le résultat de l’exercice clos et la quote-part dans le résultat de
l’exercice en cours.

Une fois cette analyse faite, l’opération de souscription est traitée ainsi :

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 40


Les particularités comptables dans les SICAV

A la souscription :

5331 Avoirs en banque ∑


1021 Souscriptions a
151 Régularisation des SND de l’exercice en cours b

Chapitre 2
152 Régularisation des résultats reportés c
153 Régularisation du résultat de l’exercice clos d
77 Régularisations du résultat de l’exercice en cours e
1031 Commissions de souscription α

Lors de la rétrocession d’une quote-part de la commission de souscription :

10391 Rétrocession de commissions de souscription x


403 Autres opérateurs créditeurs x

II.2.3. Comptabilisation d’une opération de rachat :

Le traitement comptable d’une opération de rachat obéit aux mêmes règles que celles prévues pour
une opération de souscription.

Lors du rachat :

1022 Rachats a
151 Régularisation des SND de l’exercice en cours b
152 Régularisation des résultats reportés c
153 Régularisation du résultat de l’exercice clos d
77 Régularisations du résultat de l’exercice en cours e
5331 Avoirs en banque ∑- α
1032 Commissions de rachat α

Lors de la rétrocession d’une quote-part de la commission de rachat :

10392 Rétrocession de commissions de rachat x


403 Autres opérateurs créditeurs x

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Septembre 2016 41


Les particularités comptables dans les SICAV

Section 3. Particularités de la présentation des états financiers des SICAV :

Les règles spécifiques régissant la présentation des états financiers des SICAV, et notamment le
contenu de chaque poste et sous poste des différentes composantes de synthèse sont fixées par la
norme NC 16.

Chapitre 2
La présente section ne va pas s’appesantir sur cet aspect, mais plutôt se propose de mettre en
exergue les principales divergences du cadre de présentation appliqué aux SICAV par rapport à celui
édicté par la norme générale NC 01. Ces divergences sont récapitulées dans le tableau suivant :

Cadre Général (NC 01) Cadre OPCVM (NC 16)


Composantes - Bilan - Bilan
- Etat de résultats - Etat de résultats
- Etat des flux de trésorerie - Etat de variation de l’actif net
- Notes aux états financiers - Notes aux états financiers
Format de Présentation sur 2 pages. Une page pour Présentation en Liste. Les actifs suivis des
présentation du les actifs et une autre page pour les passifs et de l’actif net.
bilan capitaux propres et passifs.
Codification des Absence de codification. - Les postes sont codifiés par un préfixe
postes et des sous comportant 2 lettres majuscules suivis
postes des états d’un chiffre. ("AC" pour les actifs, "PA"
financiers pour les passifs, "CP" pour l’actif net, "PR"
alimentés par la pour les produits et "CH" pour les charges.
balance. - Les sous postes sont codifiés par un
préfixe comportant 2 lettres majuscules
suivis d’un chiffre et d’une lettre
minuscule.
Présentation de la Valeur brute suivie des corrections de Présentation directe de la valeur de
valeur des éléments valeurs (Amortissements, provisions pour réalisation.
d’actifs. dépréciation,…) et de la valeur nette
comptable.
Classement des - Critère primaire (Courant/Non courant) Les actifs et les passifs sont classés par
éléments bilantiels - Critère secondaire (Liquidité croissante nature.
pour les actifs et exigibilité croissante
pour les passifs)
Présentation de Deux modèles de présentation sont Un modèle unique ayant la particularité
l’état de résultat prévus : de faire apparaître les produits et les
- Un modèle de référence prévoyant le charges de façon à déterminer les valeurs
classement des charges d’exploitation et soldes intermédiaires suivants :
par destination. - Revenu net des placements : il est égal à
- Un modèle autorisé prévoyant le l’excédant des revenus des placements
classement des charges d’exploitation (classés par nature de titres) sur les
par nature. charges de gestion des placements.
- Résultat d’exploitation
- Sommes distribuables de l’exercice
telles que définies par l’article 27 de la loi
n° 2001-83 du 24 Juillet 2001.

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