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Annexes des Cahiers de

linguistique hispanique médiévale

Quelques aspects de l'évolution de la théorie linguistique de


Bernard Pottier
Huguette Pottier

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Pottier Huguette. Quelques aspects de l'évolution de la théorie linguistique de Bernard Pottier. In: Annexes des Cahiers de
linguistique hispanique médiévale, volume 7, 1988. Hommage à Bernard Pottier. pp. 631-647;

doi : https://doi.org/10.3406/cehm.1988.2157

https://www.persee.fr/doc/cehm_0180-9997_1988_sup_7_1_2157

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QUELQUES ASPECTS DE L'ÉVOLUTION
DE LA THÉORIE LINGUISTIQUE DE BERNARD POTTIER

A. LA COMMUNICATION LINGUISTIQUE.

1. Le processus de la communication.
2. Le message Hnguistique et son environnement.
3. Onomasiologie et sémasiologie.
4. Le rôle de la mémoire.

B. LES NIVEAUX D'ANALYSE.

1. Niveaux et schemes.
2. Le niveau conceptuel.
3. Liberté et contrainte.

C. LE SIGNE LINGUISTIQUE.

1. Les composantes du signe minimal.


2. Développement de la composante sémantique.
3. Relations au niveau de la lexie.

Les références aux publications de Bernard Pottier citées dans cet article portent
un codage qui renvoie à la bibliographie (p. 645)

A. La communication linguistique.

1. Le processus de la communication.

Un schéma très élémentaire de l'acte de communication apparaît


en 66 i (p. 401) :

Locuteur : ideation -> classes -> ¡"moyens "l ->- types -> message
sémantiquesLd'expressionJ syntaxiques
séquentiel
Auditeur : message -> hypothèses -> hypothèses -> compréhension
séquentiel syntaxiques sémantiques

où ideation, chez le locuteur, est un terme emprunté à G. Guillaume


pouvant être interprété comme ' le pensé ', et ces parcours sont
résumés par :
632 HUGUETTE POTTIER NAVARRO

sémantique 1 ->-syntaxe 1 ->[MESSAGE]->- syntaxe2->sémantique2


de formulation d'interprétation
(unicité d'intention) (plurahté de perception)

plus En
élaboré.
72 c (p.
En7)effet,
est étabh
en plus
un de
schéma
la distinction
de la communication
classique entre
beaucoup
compétence et performance, se trouve introduite la conceptualisation,
qui va dès lors jouer un rôle primordial. Une définition de la concep-
tuaHsation est donnée : « c'est l'étape qui permet de passer de l'infini
pensable au fini pensé ; c'est un processus de réduction, de choix
(au niveau de la pensée a-verbale) subissant une influence culturelle
(individu/groupe) ». Un schéma de la traduction est également
proposé, dans lequel la conceptualisation indispensable à ce mécanisme
est commune à la LN 1 et LN 2. De plus le réfèrent (ou la réalité) est
introduit et c'est sa relation avec le signifié qui s'appelle dénomination
ou désignation. Dans ce même recueil (72 c) est schématisée, à travers
ses différents niveaux, l'élaboration du message, et l'on voit encore
nettement le niveau dit ' universel * (pour ' conceptuel ') s'opposer au
niveau en langue (avec désignation, relation, formulation).
Le Hvre de 1974 insiste (74 a, p. 21) sur le monde de référence,
réel ou imaginaire, duquel « l'émetteur doit faire une saisie mentale
pour sélectionner un certain nombre d'éléments de la perception»
(tout ce qui est imaginé ou perçu n'est pas dit), et ce phénomène
fondamental est appelé « conceptualisation ou réduction sélective de la
référence R. H naît une structure d'entendement, très profonde,
Heu de la connaissance, par nature déliée des langues naturelles ».
Par la suite cette ' structure ' deviendra le scheme analytique (SA),
pouvant s'écrire aussi en scheme conceptuel (SC) (HST). Un grand
tableau proposé p. 35 (74 a) reprend tous ces éléments qui font
comprendre les mécanismes linguistiques de l'émetteur autant que du
récepteur. Une autre présentation de ce même tableau se trouve en
80 /(p. 22) et c'est en 81 b que ce tableau va encore s'enrichir puisque
se dessine l'ensemble du mécanisme qui permet l'élaboration et la
compréhension d'un message. Une mise en place des différents points
de vue sur le fonctionnement du langage en 84 e (p. 62) permet de
situer respectivement l'environnement pragmatique où interviennent
le cognitif socio-culturel, l'intention, la situation et le contexte
proprement dit.

2. Le message linguistique et son environnement.

Il est certain que l'essentiel du message est directement lié à


l'intention de dire du locuteur. L'intention conceptuelle est à l'origine,
mais « elle n'est pas totalement recouverte par les ressources de la
langue » et il s'ensuit un remodelage constant au cours de l'émission
(ainsi que de la réception) (70 b). L'exprimé et le non-exprimé sont
ÉVOLUTION DE LA THÉORIE LINGUISTIQUE DE B. POTTIER 633

déjà évoqués en 66 i. L'intention sémantique va se manifester en


mettant à profit les ressources de la langue (66 i). Dès 1949, à propos
de la phrase « le facteur qui passe » (49 d) Bernard Pottier signale
que « seule l'analyse de Vintention du discours permet de différencier
les sens recouverts par une même expression linguistique». C'est
ainsi que la présence ou l'absence du morphème a en espagnol devant
objet direct de verbe se trouve entre autres liée au comportement
(ou à l'intention) du sujet parlant désireux de noter une spécificité
ou une générante (58 d).
D'autres éléments, en dehors de l'intention, sont très tôt pris
en compte comme le contexte et la situation (63 a, p. 26 et 69 e, p. 32),
contexte étant déjà amorcé à propos de la résolution de certaines
polysémies en traduction automatique (62 é) sous la forme
'contexte immédiat ' ou micro-contexte, et situation, dans ' langue en
situation ' en 67 e. En 74 a (p. 25) était posé :

contexte
communication = + message
situation

Par ailleurs, Vinfluence culturelle est évoquée en 72 c et sera


reprise avec insistance en 81 b sous la forme du cognitif, élément parmi
les autres précités qui formeront le composant pragmatique. Un
grand tableau reprend tous ces éléments et visualise ainsi les
interférences (84 é), sans oubHer les sémiologies parallèles et le co-texte
qui correspond au message non-verbal. En #87, une formule générale
reprend les différentes composantes du message Hnguistique sous la
forme :

+ Se, + Sy
±Pg
+ Sa

où + Sa signifie que le signifiant est plus ou moins motivé, et + Pg


que la pragmatique est plus ou moins déterminante.
En outre le domaine d'expérience va se dessiner peu à peu. Il
est déjà en germe en 62 e lorsque BP indique qu'en cas d'ambiguïté,
par exemple, il faut avoir recours aux circonstances évoquées dans
le contexte et en cas de polysémie au sujet traité. L'idée se précise,
mais sans que le terme n'apparaisse encore, en 63 a sous la forme
du micro-glossaire qui sélectionne (p. 30) certaines significations,
le contexte orientant et la situation aidant à lever l'ambiguïté (p. 29).
En 69 e (p. 32) le domaine thématique est cité encore à côté de
'situation d'interlocution ' et ' contexte précédant le discours engagé V
C'est en 74 a qu'une définition est proposée dans l'index pour
domaine d'expérience soit «ensemble des taxèmes lexémiques liés à
l'expérience » et il est évoqué concrètement par deux fois dans
l'ouvrage (p. 68 et 97).
634 HUGUETTE POTTIER NAVARRO

3. Onomasiologie et sémasiologie.

Dans « Pensée structurée et sémiologie » (58 i), l'acte de langage


évoqué fait apparaître deux étapes distinctes : le ' pensé ' ou pensée
structurée qui va utiliser les signes pour s'exprimer en discours,
signes que tout sujet parlant possède en puissance en langue, ce qui
correspond à un premier parcours, une première voie (qui s'appuiera
sur la psychosystématique de G. Guillaume dont l'influence se
manifeste tout au long de la réflexion), alors que le chemin inverse sera
de «remonter des signes au mécanisme» de cet acte de langage.
En langue, le système est simple et c'est en discours qu'il y a
multitudes de réaHsations (57 k).
B.P. insiste déjà à cette époque sur la nécessité de faire un
constant va et vient entre emplois de discours et représentation en langue :
« pour N effets de sens en discours, quel est l'ensemble des traits
pertinents communs à tous ces emplois ? ». Dans un cas, le point
de départ est la sémiologie de discours (attitude des structurantes),
dans l'autre c'est ' le pensé ' ou plutôt ' le pensable sélectionné en
pensé '. Tout cela préfigure donc le double parcours onomasiologique/
sémasiologique. Celui-ci est mentionné en 63 a, p. 5, avec la
distinction locuteur/auditeur, où pour une intention significative le locuteur
doit faire un choix de ' forme ' alors que l'auditeur à la réception
de
' choix
cetteonomasiologique
dernière doit détecter
' et ' choix
un sémasiologique
' sens '. Cette distinction
' est développée
entre
en 67 a (p. 63 et 65) et en 69 a (p. 115 à 121). Le ' choix
onomasiologique ', «c'est la recherche, à partir d'un stimulus, de la substance
et de la forme les plus appropriées à les représenter » et ce en procédant
à des choix de : désignations, identifications (sous-classe qui
disparaîtra dans la troisième édition), relations, formulations. Le 'choix
sémasiologique ' correspond au cas de l'auditeur qui « reçoit un
message unique dont les éléments et leurs combinaisons sont
susceptibles de plusieurs interprétations » ce qui fait entrer en jeu : le
domaine conceptuel dans lequel se situe le message reçu, la polysémie
lexicale et/ou grammaticale, la polycatégorie et la polysyntaxie.
En 66 i déjà, à propos du rôle respectif de la sémantique et de
la syntaxe, des constatations étaient faites posant des différences
entre l'acte de locution et l'acte de perception, et le détail du double
parcours apparaissait en 67 e : structuration sémantique,
structuration syntaxique, mise en séquence Hnéaire, pour le processus
onomasiologique, l'inverse correspondant au processus sémasiologique. Il
faut remarquer qu'à cette époque, il n'était pas encore fait mention
du niveau conceptuel. En 1974 (74 a) sera clairement étabH l'ensemble
du mécanisme de la communication linguistique, ainsi qu'en 84 e.
ÉVOLUTION DE LA THÉORIE LINGUISTIQUE DE B. POTTIER 635

4. Le rôle de la mémoire.

«Elle est à la base du concept de compétence de langue, de


lexicalisation de séquences de discours, de connotation, etc.. EUe
permet de rappeler le ' passé ' dans le présent de parole, inversant
ainsi le sentiment de passage de tout présent dans le passé » (80 f).
Et de rappeler qu'avec la mémorisation « on se trouve en présence
d'influx nerveux, relevant de phénomènes de pulsation, cycUques,
fondamentaux en physique... et en biologie... » Ceci se trouve
succinctement évoqué en 67 a à propos des aspects physiologiques qui
conditionnent le langage.
Pour le locuteur, en 66 h, B.P. faisait remarquer que « les
mécanismes de mémoire agissent à plusieurs niveaux» (p. 97) et que
«la construction d'un énoncé se fait par impulsions touchant des
zones séquentielles, à l'intérieur desquelles la construction n'est
pas Unéaire ». Le lapsus, par exemple, est « un indice du caractère
non-linéaire de la construction du discours» et implique la notion
de mémoire d'anticipation à côté de mémoire rétrospective (p. 95).
Il y a également (pour le locuteur et le récepteur) mémorisation
lexicale (lexie) et mémorisation syntaxique (syntaxie) en 68 c (p. 19),
ce que B.P. a formulé ainsi :

syntaxie = lexie x < relation > lexie *

En 82 g, B.P. fait encore état de la mémoire qui « sous-tend les lexies,


les modules, tout le phénomène de compréhension», etc..
Pour le récepteur, n'oublions pas que qui dit mémoire dit aussi
oubli, oubli par exemple de la langue naturelle dans laquelle nous
avons lu un Hvre ou suivi un film, alors que nous avons mémorisé
les événements. C'est une mémorisation des relations et des êtres
qui se situe au niveau conceptuel. Le récepteur « oublie les formes
syntaxiques et sélectionne les substances sémantiques ». Donc il ' retient '
(70 b) ce qui va lui servir à établir le sens du message reçu. C'est à
partir de schemes d'énoncés remplacés après chaque nouvel énoncé
par un scheme intégrant ce qui précède que se constitue le sens « fondé
sur l'oubU de nombreux éléments et la réélaboration continuelle du
compris » (77 d).

B. Les niveaux d'analyse.

1. Niveaux et schemes.

Dès 1955, dans sa thèse principale Systématique des éléments de


relation pubUée en 1962 (62 a), Bernard Pottier pressent, pour les
différentes phases de l'acte de langage, un niveau profond qui
conditionne la langue et le discours, pour lequel il adopte le terme psychosys-
636 HUGUETTE POTTIER NAVARRO

tématique de G.Guillaume (tableau p. 37), préfiguration de son


«niveau conceptuel».
En 68 c est présenté un modèle optionnel (mieux adapté pour
rendre compte des mécanismes linguistiques que le modèle dériva-
tionnel-transformationnel) qui repose sur un modèle conceptuel
ou métamodèle linguistique (p. 20). Et p. 25 est établi en conclusion
un schéma qui reprend les trois niveaux :
~
antélangue > r langue . discours

avec :
modèles modèles mécanismes en
conceptuels Hnguistiques situation
(cf. rétention mémo- (choix des unités et (sélections condition-
rielle, compréhension) des relations) nées par la situation de
discours)

Le niveau d'analyse appelé conceptuel (Co) « celui de la réflexion


logique sur les données linguistiques» fait son apparition en 69 e
(p. 31), ce qui permet ainsi à B.P. (p. 32) d'opposer très nettement
le niveau Co hors-langue, et le niveau de langue lié aux langues
naturelles :
Co H Sèl_SyJ_SsL ¡f
signes des LN

Au niveau Co se situent alors les schemes conceptuels sous-jacents


dont l'importance est souhgnée pour le mécanisme de la traduction.
Il se trouve qu'en 74 a, où la distinction entre plan conceptuel et
plan linguistique est fortement confirmée, quelques schemes seulement
vont être distingués, comme par exemple à nouveau le scheme
conceptuel (p. 41) mais pas encore scheme analytique les schemes
Hnguistiques tels que scheme d'entendement (SE, p. 51) et scheme intégré
(SI, p. 51) « réunissant plusieurs schemes d'entendement et n'en
conservant qu'un seul en actance, les autres se situant en dépendance ».
A remarquer que ce qui en 74 a est appelé « structure d'entendement »
était en fait un scheme conceptuel. Pour l'organisation sémantique
de «changer» dans le dictionnaire (78 c), B.P. dégage le niveau
profond logico-conceptuel (p. 342) qui sera mis en relation avec les
différentes réalisations en langues naturelles. Il faut attendre « Les
voix du français » en 78 b pour trouver les schemes qui correspondent
aux différentes opérations d'énonciation. Ils étaient en germe en
74 a (p. 137) avec des indications de choix de la base de l'énoncé
(orientation), ou de la visée, de la sélection, et une ébauche des voix.
En 78 b, nous trouvons donc : scheme analytique (SA), scheme
d'entendement (SE), la prédication avec les schemes prediques (SP), la
thématisation, la focalisation, l'impersonnaUsation, la réduction
d'actance, certaines de ces opérations étant d'ailleurs combinables.
ÉVOLUTION DE LA THÉORIE LINGUISTIQUE DE B. POTTIER 637

Nous les retrouvons également en 80 o (pp. 6 et 7) : SA, SE, SP,


et le scheme résultatif (SR) apparaît.
La réflexion et la pratique font de plus en plus ressortir le rôle
essentiel que joue le niveau conceptuel lorsqu'on veut analyser les
phénomènes linguistiques des LN. Cette conviction, qui s'est
progressivement développée chez B.P., l'a amené à travailler encore
plus en profondeur ce niveau où apparaissent des « particules de
sens» qu'il appelle noèmes (80 e, p. 22) [n'étaient-ils pas déjà en
germe en 58 i lorsque B.P. parlait de « structures de pensée » ?]
et à vocation universelle (p. 27). Ils sont Hés au monde référentiel
et ils correspondent, en langue, aux sèmes («trait de contenu
Hnguistique, lié à une langue naturelle particuUère » p. 21) qui n'existent
« pas plus à l'état isolé que le phème » si ce n'est comme composantes
du sémème ou «ensemble de sèmes coexistants» (p. 21). La
distinction sème /v/ noème est reprise et développée en 80 i et il est fait
état de noémique «étude de l'ensemble des éléments conceptuels
et de leurs relations » permettant de décrire le fonctionnement de base
de la sémantique des langues natureUes (p. 170). « L'étude noémique
portera sur les êtres (entités), les événements (comportements entre
les êtres) et les formulations des énonciateurs » (p. 173).
En 84 e, les quatre niveaux d'analyse indispensables sont posés
dès le début de l'article (p. 61) : niveau référentiel, conceptuel, de la
langue natureUe, du texte produit, et à la page suivante (p. 62) un
grand tableau les représente en faisant apparaître également les
différents systèmes qui interfèrent dans la production d'un message
Hnguistique (cf. ci-dessus A.2).

2. Le niveau conceptuel.

Quant à la distinction entre entité, comportement et événement,


elle mérite qu'on s'y attarde quelque peu.
Ces composantes du modèle conceptuel sont en germe, pour
deux d'entre elles, dès 49/ lorsque B.P. parle des domaines spatial et
temporel exprimés par « deux termes obhgatoires à la pensée » :
sujet (spatial) et verbe (temporel), idée liée à la pensée de G. Guillaume,
et reprise en 49 / en terme de distinction entre nominaux statiques (ex :
couleur, pain...) et nominaux dynamiques (ex : comparaison, rapt...)
préfigurant donc entité et comportement réalisés sous forme
nominale. Plus explicitement d'ailleurs il sera fait mention en 86 b de
SN d'entité (ex : maison...) et SN d'événement (ex : mon départ...).
En 68 c, un modèle conceptuel

// agent événement patient //

qui met en relation deux actants différenciés ils deviendront plus


tard deux entités va donner naissance en LN à des modèles lin-
638 HUGUETTE POTTIER NAVARRO

guistiques optionnels selon le choix de la syntaxie retenue, Hée ici au


français.
Il est dit en 70 d (p. 121) « une désignation identifiée forme une
entité» (ex : chatte ), définition qui entre dans la distinction
faite par B.P. de « quatre classes fondamentales qui semblent couvrir
les champs conceptuaHsés par les langues». Les formules étabHes
p. 122 (70 d) étaient E1 < R > E2 pour « le mimmum de
communication » et // F (E1 < R > E2) // pour la forme normale de
communication Hnguistique. Ce qui est dommage, c'est que l'exemple qui
illustre cette dernière ne soit pas adéquat. Nous trouvons en effet :

// ne pas (poulet < actif > mange) //

Or, mange ne correspond pas à E*, mais devrait être l'expression


de actif (type d'activité) et E2 serait ici 0 (c'est-à-dire E2 non
exprimée), soit alors :

// ne pas (poulet < actif : mange > 0 //

Il est intéressant de faire remarquer que la distinction entre


entité et comportement qui est faite en 74 a (p. 42) est assez différente
de celle qui prévaut actuellement. En 74 a, B.P. présente le propos
en termes binaires comme suit :
1 2
Propos = support / apport

précisant que « on appeUera une entité, dotée d'une vision


d'indépendance » le support, et que l'apport est vu « comme un
comportement », Hé à une vision de dépendance, ces deux éléments étant liés
par une relation

entité < relation > comportement

(à rapprocher donc de la formule précédente de 70 d : E1 < R > E2,


bien que E2 ne puisse s'identifier au comportement).
On trouve ensuite pour le message fondamental en 74 a :

m = Form, [support x apport]


propos

(à rapprocher également de 70 d :

//F(EX< R>E2)//

avec la même remarque que précédemment).


Il est certain que entité et comportement « deux formes logiques
[qui] peuvent être remplies linguistiquement par des charges plus ou
ÉVOLUTION DE LA THÉORIE LINGUISTIQUE DE B. POTTIER 639

moins complexes » ne recouvrent pas en 74 a les mêmes valeurs que


B.P. leur donne actuellement. Une confusion se dessine lorsque p. 43
(74 a) il est dit que dans l'exemple : « Lyon se trouve entre Paris et
Marseille », «Lyon est en position d'entité et se trouve entre Paris et
Marseille exprime un comportement en relation avec l'entité ». Il ne
s'agit pas là de niveau conceptuel où prennent normalement place
entité et comportement mais du niveau en langue naturelle où
justement il faudrait alors parler de base et prédicat. La vision est
Hnguistique tandis qu'au niveau conceptuel il y aurait trois entités : Lyon,
Paris, Marseille, et une relation de localisation entre les trois. En
langue interviendrait ensuite le choix de la base, soit ici Lyon, qui
entraînerait la prédication des autres éléments.
En 78 b (p. 5), le scheme analytique présente aussi des entités E1
E2 et une relation entre elles deux, ou comportement C. L'événement
consiste à faire apparaître un changement de propriété affectant E2,
soit :

E2
"
E1 < CAU> .) I '.
E2 i \

sous
que
A partir
(de
qui 1974)
«Plus
intervenaient,
forme
les de
figures
tard,
qui
ce représentaient
de SA
schemes
ende79
conceptuel,
R.
appelées
g,Thom
avec
B.P. leurs
s'est
une
se
lesréfèrent
«catastrophes».
réalisations
«inspiré
actants
conceptuaHsation
surtout
des
et les
en
modèles
langue
relations
B.P.
aux statuts
événementielle
fait
de
seront
René
dynamiques
remarquer
évolutif
variées.
Thom et
»

causatif, quelles que soient les voix », alors que dès 74 a et surtout
en 78 S, B.P. dans sa théorie des voix distingue à côté des six relations
predicatives, trois statuts (statif, évolutif, causatif), c'est-à-dire qu'il
reconnaît un rôle aussi important au statif qu'aux deux autres. R. Thom
s'intéressant essentiellement au dynamisme n'a pas à en tenir compte.
Rappelons que précisément des dix-huit figures retenues par R. Thom,
Parchétype 00 qui correspond à ETRE (donc au statif) n'est pas
développé. En 80 d (p. 4), B.P. insiste sur cette idée de « types
d'événement» (ou statuts) qui «se fondent au moins sur le changement
(évolutif), l'arrêt sur l'image (statif) et l'expHcation de la cause du
changement (causatif) ».
En 80 i (p. 172), B.P. précise à nouveau : « toute communication
verbale comporte au moins un propos, comprenant des entités (E)
et des comportements (C) ». Il considère plus loin que les événements
sont des « comportements entre les êtres », c'est-à-dire entre les entités.
La conceptualisation de l'être (entité) fait intervenir : les êtres, leur
potentialité, leurs quahtés, leur quantité. La conceptualisation de
l'événement (comportement) fait intervenir le temps et l'aspect.
Pour compléter l'étude noémique, B.P. introduit également les for-
640 HUGUETTE POTTIER NAVARRO

mulations de l'énonciateur. Nous retrouvons encore en 84 e (p. 63),


la formule de l'événement-type ainsi posée :

EVE = E x C

formule qui peut se compHquer pour rendre compte de plusieurs


comportements entre plus de deux entités. Dans cet article est souligné
qu'il existe une hiérarchie entre E et C, puisqu'un comportement
suppose au moins une entité, alors qu'une entité « a une permanence
dans le temps ». Cette notion d'événement se voit tout à fait confirmée
en 86 b où il est dit que « l'unité de fonctionnement conceptuel (niveau
noémique) est l'événement » et où il est indiqué que l'événement se
compose de «entités et comportements» correspondant aux
formules :

E < a et E1 p E2
(propriété) (relation)

En #87, B.P. distingue entre SA (figure du type ' catastrophe ' de


R. Thom) et SC (ou scheme conceptuel) qui établit une formule
logico-sémantique de relation.
Il est utile d'insister sur le point de vue que développe B.P. quant à
la réalisation en discours, à travers la langue, de ces entités et
comportements du niveau conceptuel. En 85 i (p. 301), nous trouvons
clairement exprimé : « que la distinction fondamentale, au niveau
conceptuel, entre Entité et Comportement, n'avait pas de
correspondance régulière dans les classes syntaxiques telles que nom et verbe.
Quant à l'adjectif il ne paraît pas se situer au même niveau de base ».

3. Liberté et contrainte.

Sémantique et syntaxe sont étroitement Hées. Dans l'acte


onomasiologique, (66 i, p. 399) « à une intention sémantique [du
locuteur] correspondent plusieurs solutions syntaxiques (homosémie) »
ce qui implique également un choix des unités significatives (lexies,
morphèmes) et un choix des types de relation, ou, en d'autres termes,
un choix du lexeme et un choix de la base. A l'inverse, « à un type
syntaxique correspondent plusieurs classes sémantiques (homosyn-
taxie) » et cela entraîne la reconnaissance pour l'auditeur des unités
significatives (polymorphisme, homonymie, polysémie) et des types de
relations qui sont manifestés dans le discours (ambiguïté). A une
unicité d'intention, il peut y avoir pluralité de perception.
Cette position de B.P. présentée en 66 i, se trouve renforcée en
67 e, où l'auteur rejette vigoureusement la théorie de Sapir et Whorf
pour qui « l'homme est prisonnier de la langue ». B.P. prône la grande
liberté de choix et de combinaisons pour le locuteur. « Rien n'existe
dans le discours qui ne soit en puissance en langue », d'où sa fameuse
ÉVOLUTION DE LA THÉORIE LINGUISTIQUE DE B. POTTIER 641

parodie de N. Chomsky placée en tête de l'article : « la langue


invisible a créé le discours visible ».
Il est néanmoins certain qu'à côté de cette liberté de choix,
l'émetteur se doit de passer par les formes syntaxiques contraignantes,
existant en nombre fini pour chaque LN. Mais c'est la démarche
sémantique qui impHque la démarche syntaxique. «La syntaxe est
au service de la sémantique » (70 b et schéma p. 245). Ce point de vue
de B.P. se renforce encore au cours des années.
C'est bien évidemment surtout pour l'émetteur que se pose
la question de liberté et de contrainte et c'est pourquoi elle va se
manifester à chaque niveau d'analyse de la génération d'énoncés. Ainsi
donc en HS7, nous trouvons une mise au point bien organisée. Au
niveau conceptuel, le locuteur établit des schemes analytiques (SA)
qui correspondent à la « mise en scène » des différentes entités et
des événements qui s'ensuivent : ceci en toute liberté. Puis, lorsqu'il
entre en langue naturelle (niveau de la compétence Hnguistique),
le locuteur choisit, librement ici aussi, les lexemes qui vont lui
permettre d'étabhr les schemes d'entendement (SE), c'est-à-dire les
relations de compatibilité sémantique entre les types d'actants et les
types de propriétés. C'est ce que B.P. appelle la « mise en sèmes »
(ou mise en signes ou lexémisation de 84 e, p. 64). Une contrainte se
manifeste alors, chaque lexeme impliquant un ou des modules actan-
ciels, mais liberté à nouveau lorsque à partir de ces modules le locuteur
va choisir la base de son propos selon la visée qu'il veut privilégier,
et B.P. parle alors de « mise en schemes », des schemes prediques (SP)
aux schemes résultatifs (SR), ce qui entraîne que le nombre des
équivalents paraphrastiques est indéterminé. Le rôle de la vision est déjà
développé en 74 a (p. 136 et suivantes). Enfin au niveau discursif,
c'est la « mise en chaîne » qui nous donne les énoncés réahsés ou texte.

C. Le signe linguistique.

1. Les composantes du signe minimal (ou morphème).

Les composantes du signe linguistique minimal ont toujours


été pour B.P. au nombre de TROIS et bien que les étiquettes aient
varié au cours du temps, le principe de fond est maintenu. En 53 h,
nous trouvons forme, fonction et substance, de même qu'en 56 e, forma,
función, sustancia semántica, termes qui seront remplacés en 57 i par
signifiant et deux signifiés, l'un de fonction et l'autre de signification,
ce qui amène B.P. à des précisions en 58 a (p. 7) : « tout élément
grammatical a un signifiant (son corps phonique) et un signifié. Le
signifié est de deux natures : fonctionnel (un élément fait partie d'une
catégorie grammaticale qui joue un rôle déterminé dans la
constitution de l'énoncé), et sémantique (il signifie quelque chose). C'est
pourquoi nous avons distingué régulièrement la forme, la. fonction et la
signification». Nous trouvons en 67 a (p. 11) la schématisation qui
reprend ces trois composantes sous la forme toujours d'actualité :
642 HUGUETTE POTHER NAVARRO

Sé sy
signe =
Sa

où Sé symbolise le contenu sémantique, Sy la forme syntaxique et


Sa le signifiant, et où, de surcroît, est indiqué le double parcours,
Tun lié à rémetteur, l'autre au récepteur. La même distinction est
reprise en 74 a (p. 26) par un arbre et aussi par le schéma suivant :

substance forme
du signifié du signifié
signe =
signifiant

schéma développé (p. 38) dans un grand tableau en forme de


conclusion dans lequel sont explicitées les composantes : sémème, catégo-
rème (grammème /v/ lexeme) et glossème (phonémique, prosodique,
graphique, mimique, tactique).

2. Développement de la composante sémantique.

Nous laissons de côté la forme du signifié et le signifiant pour


privilégier la composante sémantique développée d'une façon originale
par B.P. Au début, il emploie sémantème dans le sens emprunté
aux linguistes traditionnels, par exemple en 52 d, en 57 i. Puis en 65/,
le sémantème devient pour B.P.,la somme du sémème et du classème,
alors qu'en 67 a (p. 27) et en 69 e (p. 31), nous trouvons le sens
confirmé en 74 a (p. 30) et en #87 à savoir que le sémantème (S) désigne
l'ensemble des sèmes spécifiques auquel s'ajoute le classème (C) ou
ensemble des sèmes génériques, ainsi que le virtuème (V) ou ensemble
des sèmes virtuels (connotatifs), le tout correspondant au sémème ou
«contenu sémique d'un lexeme» (p. 26), représenté schématique-
ment ainsi (p. 27) :

sémème =

En 63 a déjà, B.P. indique que « toute lexie peut être caractérisée


par deux indices d'appartenance : sémème et classème » auxquels
s'ajoute «un nombre non-fini de virtualités», d'où l'établissement
de trois zones fondamentales de signification dont deux sont stables
(définition et appartenance) et une instable (virtualités). En 64 c,
on trouve deux définitions du virtuème, création de B.P., soit : « chaque
ÉVOLUTION DE LA THÉORIE LINGUISTIQUE DE B. POTTIER 643

lexie a un certain nombre de virtualités combinatoires, qu'on peut


appeler ses virtuèmes» (pp. 130-131) et p. 133 il est fait référence
« aux affinités combinatoires issues de l'expérience passée ». En 65 /
(note 3, bas de page 33) est à nouveau mentionné viriuème comme
«ensemble des sèmes non-distinctifs liés à la connaissance
particulière d'un individu, d'un groupe, d'une série d'expériences». Ce
« néologisme récent » a fait l'objet d'une courte notice en 84 d. Nous
pouvons ajouter au sujet du virtuème qu'une amorce apparaît dès
52 d puisque traitant du contenu total du sémantème (de l'époque),
B.P. constate, qu'à une base primaire de sens S commune à un groupe
d'individus, peuvent « s'ajouter, suivant le locuteur, les caractéristiques
secondaires s1, s2, s3... ».
Une autre notion nouvelle introduite par B.P. est celle &' isosémie,
terme qu'il a créé sur le modèle de isotopie de A. J. Greimas, afin de faire
ressortir la cohérence sémantique au niveau des sèmes. En 74 a, Visosé-
mie est définie comme « redondance d'un sème à travers divers
éléments d'une séquence » donc à travers une combinatoire de sémies
(la sémie étant « le contenu sémantique de la lexie ou unité lexicale
mémorisée » (67 a, p. 69 et 74 a, p. 331). En 80 /sont présentés des
exemples illustrant les sémantismes profonds : p. 47, affinités entre
à, aller, lefutur/v./en, venir, le passé, et p. 45 il est question des « affinités
sémantiques remarquables (isosémie) ». Remarquons que cette idée
de combinatoire sémantique apparaît très tôt sous l'étiquette affinité
sémantique, en 57 k (entre cas et prépositions), en 60 a (relateurs et
mode verbal), en 61 e (parallélisme des systèmes un, le/à, de). En 64 c,
il s'agit de « combinaison de tensèmes » (p. 130) et encore « d'affinités
combinatoires entre les éléments de même classe cinétique ou tensè-
me » (p. 117), et en 67 a, « d'accord sémique » (p. 53). En 69 a (p. 113),
le terme n'apparaît pas en soi, mais le concept y est clairement
exprimé sous forme de combinatoire sémantique, où sont précisés les
éléments combinables, à savoir : entre morphèmes lexicaux, entre
morphèmes lexicaux et classes grammaticales, et entre classes
grammaticales. Ce qui se trouve repris et développé en 74 a, mais cette fois
avec le mot isosémie sous la forme isosémie lexicale (p. 86), isosémie
de grammème et lexeme (p. 85), isosémie grammémique (p. 84).
Il est, par ailleurs, indispensable de mentionner Yépisémème
de B.P. : il correspond aux réalisations en discours du sémème de
langue (80 e). Ce terme est introduit assez tard, bien qu'il faille déjà
en voir l'esprit dès 52 d lorsqu'en conclusion de l'article il est dit :
«D'une manière générale, la. régularité des emplois de discours
(association a + b) crée à la longue de nouvelles unités (fusion a + b =
N) qui s'intègrent dans l'inventaire sémantique de la langue». De
plus en 74 a, le terme même Yépisémème n'apparaît pas encore mais
le concept de mouvance des sèmes (vu en 52 d) s'affirme puisqu'on
lit : (p. 30) « au cours de l'histoire des langues, des sèmes ont pu
changer de groupe : telle virtualité a pu devenir une marque spécifique.
La virtualité, actualisée naturellement en performance, fait partie de la
compétence ». C'est en 80 e (p. 22) que B.P. par un schéma indique les
644 HUGUETTE POTTIER NAVARRO

quatre cas de figure possibles de Vépisémème : soit il reflète l'entier (1)


du sémème, soit il correspond à une réduction (2) du sémème, ou
une addition (3), ou encore à la fois une réduction avec addition (4) :

Langue

Discours

Ce sont bien là les «nouvelles unités» précitées (52 d). Un sème


contextuel en discours peut devenir en compétence un sème spécifique
ou un sème virtuel.

3. Relations au niveau de la lexie.

Rappelons que la lexie, terme créé par B.P. en 1962 (62 b), est
«l'unité fonctionnelle mémorisée en compétence, constituée
naturellement à partir du mot, et aussi par des transferts variés » (74 a,
p. 326), pouvant couvrir de 1 à n morphèmes, alors que le morphème
est «le signe minimal, indécomposable, à un moment donné de
l'évolution d'une langue » (74 a, p. 327).
Les relations à l'intérieur du signe linguistique représenté ici
par la lexie font intervenir — la classe syntaxique étant volontairement
laissée de côté — trois notions distinctes (85 é) : la phonie (ou
signifiant oral), la graphie (ou signifiant écrit) et la sémie, créée en 67 a
et que nous avons évoquée ci-dessus. Six relations sont retenues en
85 e, p. 405 : polysémie, polyphonie, polygraphie, homosémie,
homophonie, homographie.

Notons qu'en 74 a, il était aussi question des relations entre


signifié et signifiant, Sé/Sy/Sa (p. 87), d'où les relations d'homonymie,
polysémie et métaphorisation d'une part (pour 1 Sa/plusieurs Se),
et d'autre part relations de polymorphisme et métonymisation (pour
1 Sé/plusieurs Sa), avec paronymie, parasynonymie et motivation
du Sa.
L'ensemble de ces phénomènes est repris et développé dans le
chapitre 5 de HS7 intitulé « Le signe linguistique ». Il est ainsi
question de : orthonyme, métonyme, péronyme, mixonyme (ou mot-
valise), etc..
ÉVOLUTION DE LA THEORIE LINGUISTIQUE DE B. POTTIER 645

Nous n'avons retenu, faute de place, que certains thèmes


originaux de la théorie linguistique de Bernard Pottier, mais d'autres
auraient mérité aussi développement tels que :

le système casuel
modules, diathèse, voix
le système des éléments de relation (prépositions)
le temps, l'espace et le notionnel
les modalités
et toute l'histoire de la terminologie spécifique à l'auteur.

Huguette POTTIER NAVARRO,


Université de Paris-VII.

Publications citées

49 d A propos d'un type de phrase : ' le facteur qui passe '. Le


français moderne, 17 (1949), 91-92.
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des langues humaines ? Actes du VI* Congrès international des
linguistes, Paris, 1949, 198-201.
49 i Sur la classification des catégories grammaticales. Actes du VI*
Congrès international des linguistes, Paris, 1949, 435-441.
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Sur l'évolution
Preliminary
sémantique.
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Vil International
1952, pp. Congress
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53 h Les infixes modificateurs en portugais. Boletim de filología, lis-
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56 e La lingüística moderna y los problemas hispánicos. Revista de
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57 i Neutralisation en morphosyntaxe. Travaux de l'Institut de
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VlIIth International Congress of Linguists, Oslo, 1958, 590-591.
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101- J 12.structurée et sémiologie. Bulletin hispanique. 60 (1958),
60 a L'objet direct prépositionnel ; faits et théories. Omagiu lui
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646 HUGUETTE POTTIER NAVARRO

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ÉVOLUTION DE LA THÉORIE LINGUISTIQUE DE B. POTTffiR 647

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H87 Théorie et analyse en linguistique, Paris, Hachette, 224 p.