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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
1. Structures compactes
 pas de saturation
 pas d’orientation privilégiée
 → stabilité maximale à compacité maximale

En 1926, Victor Goldschmidt a avancé l’idée


que les atomes s’empilaient dans les solides
comme des sphères indéformables (hard spheres).

Procédés et matériaux 1
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

 énergie minimale = compacité maximale


 première possibilité
pour mettre une deuxième couche

A
B

Procédés et matériaux 2
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

 énergie minimale = compacité maximale


 deuxième possibilité
pour mettre une deuxième couche

A
C

Procédés et matériaux 3
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

 énergie minimale = compacité maximale


 en tout,
trois positions de plan hexagonaux

A
C
B

Procédés et matériaux 4
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

repérons les plans A, B et C en isolant quelques atomes par


plan :
un hexagone ou des triangles

A
C
B

Procédés et matériaux 5
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

dans l’espace : deux possibilités


de combinaison régulière

A B

B A

A C

B B

A A
Procédés et matériaux 6
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques c’est quoi
une maille ?
on discerne facilement la forme
et la symétrie de la maille de la première

C’est la figure (unit cell) qui contient le motif


(ensemble d’atomes ou d’ions)
le plus simple qui se répète
par translation dans l’espace
pour former le réseau (network)

Procédés et matériaux 7
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Procédés et matériaux 8
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

on discerne facilement la forme


et la symétrie de la maille de la première

C’est la figure (unit cell) qui contient le motif


(ensemble d’atomes ou d’ions)
le plus simple qui se répète
par translation dans l’espace
pour former le réseau (network)
Nous décrivons ici l’état solide
dans un état parfait, idéal, le cristal.

Procédés et matériaux 9
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

on discerne facilement la forme


et la symétrie de la maille de la première

B
A
B A
C
A

HCP
?
hexagonal close packed

Procédés et matériaux 10
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

on peut compter
1/6
le nombre
x 12
1/2
d’atomes x2
présents
dans1la maille x3
A HCP
2 + 1 +3 =6
B

HCP
hexagonal close packed

Procédés et matériaux 11
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la forme et la symétrie de la maille


de la deuxième est plus cachée

? A
B
ou A
C
C B

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reprenons les empilements


de plans hexagonaux

? B
C
A

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et une symétrie cubique apparaît

C
A

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un atome par sommet


et un par centre de face

C
A

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le tracé précis de la maille passe


par les centres :

C
A

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 énergie minimale = compacité maximale


 dans l’espace : deux possibilités :

B
A
B A
C
A

HCP FCC
hexagonal close packed face centered cubic

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on peut compter
B 1/8 x8
le nombre d’atomes
présents
1/2
C 1/2 xx 6
6
dans la maille FCC
A 1+3 =4

FCC
face centered cubic

Procédés et matériaux 18
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à côté de ces deux réseaux compacts dodécacoordinés,


on trouve aussi un réseau compact octacoordiné :

Procédés et matériaux 19
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André Waterkeyn,
chargé de cours à
l’ICHEC († 2005)
et son projet
de monument
à la sidérurgie belge :
la maille du réseau
BCC,
celle du fer …

Procédés et matériaux 20
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Procédés et matériaux 21
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BCC
coordinence : 8
body centered cubic
figure de coordination : le cube
Procédés et matériaux 22
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on peut compter
le1/8
nombre d’atomes x8
présents
1 la maille BCCx 1
dans
1+1 =2

BCC
body centered cubic

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Chapitre 2 : Matériaux métalliques


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presque
tous les
métaux
adoptent
une de
ces trois
structures

FCC HCP BCC A,B,C,B,A,B,C

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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

presque tous les


métaux adoptent une
de ces trois structures
exceptions :
Sn, Mn, Ga, In, U …
ceci n’exclut pas de
légères déformations :
par exemple,
le mercure est
FCC déformé
en rhomboèdre
3-D Technik für Lehre und Forschung
© R. Schmidt, Darmstadt 1983

Procédés et matériaux 25
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
1. Structures compactes
2. Propriétés
 cristaux de haute symétrie, comme les mailles
 forte densité

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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

reconnaissance éternelle à Didier

Procédés et matériaux 27
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
1. Structures compactes
2. Propriétés
 cristaux de haute symétrie, comme les mailles
 forte densité
 coordinence élevée : point de fusion élevé

Procédés et matériaux 28
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

reconnaissance éternelle à Didier

Procédés et matériaux 29
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
1. Structures compactes
2. Propriétés
 cristaux de haute symétrie, comme les mailles
 forte densité
 coordinence élevée : point de fusion élevé
 ductilité par glissement des plans

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AMATIR, verbe trans.


Rendre mat.
MONNAIE. Amatir des pièces. En blanchir le flan, c'est-à-dire le
disque de métal ou d'alliage destiné à recevoir la frappe.
ORFÈVR. Amatir l'or, l'argent. Le rendre mat en lui ôtant son
poli.
Prononc. : [amati:R ].
Étymol. ET HIST. 1. a) 1170 « abattre, vaincre » (Li Quatre
livre des reis, VII, éd. Ernst Robert Curtius, p. 15, 1. 13 : La
force Deu amatid les Philistiens tuz les jurs Samuel).;

Procédés et matériaux 31
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

AMATIR, verbe trans.


Étymol. ET HIST. 1. b) 1170-1180 part. passé adj. « fatigué,
abattu (physiquement) » (LAMBERT li tors et ALEXANDRE
DE BERNAY, Li Romans d'Alixandre, éd. H. Michelant ds T.-
L. : Vus veiscies mervelles, ces barons amatis, De duel et de
pesance tains et empalëis); c) 1202 « affliger, humilier » (JEAN
BODEL, Congé, Ars. 3142, fo 228 ds GDF. : Pitiez qui en moi
se desploie Qui m'amatist et assouploie); d) 1332 trans. « faner,
flétrir » (JEHAN ACART DE HESDIN, La Prise amoureuse,
éd. E. Hœpffner, p. 31, vers 988 à
992 : C'est li tresors aus vrais amis Qu'Amours en sa garde y a
mis, Et sont, pour tenir en valeur, gardées par moiste caleur Qui
les maintient sans amatir);Procédés et matériaux 32
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

AMATIR, verbe trans.


Étymol. ET HIST. 2. a) 1676 orfèvr. « rendre mat » (A.
FÉLIBIEN, Des Principes de l'architecture ..., p. 467 : Amatir [...]
c'est oster le poli à l'or, ou à l'argent); b) 1751 (Encyclop. t. 1 :
Amatir, terme de Monnoie, est l'opération de blanchir les
flancs, en sorte que le métal soit mat et non poli).

Procédés et matériaux 33
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
1. Structures compactes
2. Propriétés
 cristaux de haute symétrie, comme les mailles
 forte densité
 coordinence élevée : point de fusion élevé
 ductilité par glissement des plans
 conductibilité électrique et thermique due aux orbitales
étendues

Procédés et matériaux 34
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


2. Propriétés
 conductibilité électrique et thermique due aux orbitales
étendues

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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
1. Structures compactes
2. Propriétés
 cristaux de haute symétrie, comme les mailles
 forte densité
 coordinence élevée : point de fusion élevé
 ductilité par glissement des plans
 conductibilité électrique et thermique due aux orbitales
étendues
 si le refroidissement est brusque, toutefois,
formation de phases amorphes et de verres

Procédés et matériaux 36
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


 si le refroidissement est brusque, toutefois,
formation de phases amorphes et de verres

Procédés et matériaux 37
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
1. Alliages primaires
ou solutions solides par substitution
 une solution, c’est le mélange homogène
- jusqu’à l’échelle moléculaire –
d’un solvant et de soluté(s)
 si le terme n’est guère utilisé pour les gaz,
et s’il l’est surtout pour les mélanges liquides …

Procédés et matériaux 38
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
1. Alliages primaires
ou solutions solides par substitution
 … il peut l’être aussi pour des mélanges solides …
 particulièrement pour des mélanges de deux solides
solubles l’un dans l’autre
 si ce sont des métaux qui se remplacent l’un l’autre
dans leur réseau, on parle alors d’alliages primaires
ou de solution solide par substitution

Procédés et matériaux 39
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Alliages primaires
ou solutions solides par substitution

Procédés et matériaux 40
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Quatre conditions pour les mélanges binaires


(règles de Hume-Rothery)

William Hume-Rothery (15.5.1899 – 27.9.1968)

The youthful Hume-Rothery read chemistry at Oxford with


distinction despite his disability and then worked for his
PhD at the Royal School of Mines in London.
Upon his return to Oxford, he began the long series of
investigations into alloy equilibria and the inspired
hypotheses which led to the famous Hume-Rothery Rules

Procédés et matériaux 41
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Quatre conditions
(règles de Hume-Rothery)
 une compatibilité dimensionnelle :
 ∆r < 15% pour qu’il y ait miscibilité
 ∆r < 8% pour qu’elle soit totale
 une compatibilité structurale :
 même système cristallographique
à l’état pur
 deux compatibilités chimiques :
 électronégativités voisines
 le métal soluté doit présenter une valence au
moins égale à celle du métal solvant

Procédés et matériaux 42
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Application des règles de Hume-Rothery à Cu-Ni


 compatibilité dimensionnelle :
 ∆r < 15% pour qu’il y ait miscibilité rCu = 128 pm
 ∆r < 8% pour qu’elle soit totale rNi = 125 pm
 une compatibilité structurale :
 même système cristallographique Cu : FCC
à l’état pur Ni : FCC

 deux compatibilités chimiques : χCu = 1,8


 électronégativités voisines χNi = 1,8
 le métal soluté doit présenter une valence au Cu++
moins égale à celle du métal solvant Ni++

 solubilité en toutes proportions


Procédés et matériaux 43
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Chapitre 2 : Matériaux χB
métalliques
3,0

Ni●Cu 2,0

1,0

0,0
0,0 1,0 2,0 3,0 χA
Procédés et matériaux 44
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Alliages primaires
ou solutions solides par substitution
 systèmes désordonnés
 transition ordre-désordre
 par recuit, ils peuvent s’ordonner et former une
surstructure ou superstructure par une
transformation ordre-désordre.
 cette transformation influence directement les
propriétés mécaniques de l’alliage
et leurs différences vis-à-vis des constituants purs
(élasticité, fracture…)

Procédés et matériaux 45
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Cu (128 pm)
et Au (144 pm)
sont tous deux FCC
et satisfont aussi
aux autres conditions
de Hume-Rothery

Procédés et matériaux 46
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

pour un mélange 25-75,


le recuit (annealing)
donne la surstructure
que voici :

Procédés et matériaux 47
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

pour un mélange 50-50,


le recuit (annealing)
donne la surstructure
que voici :

Procédés et matériaux 48
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
1. Alliages primaires
ou solutions solides par substitution
2. Alliages stoechiométriques
ou composés intermétalliques
 soit pour des raisons stériques, dans la ligne de la
transition ordre-désordre ci-dessus
 soit pour des raisons électroniques (liaisons)
en formant de vrais composés intermétalliques
Procédés et matériaux 49
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Alliages stoechiométriques
ou composés intermétalliques
 « electron compounds »
 le caractère de la liaison reste essentiellement
métallique
 T2 : éléments de transition
à couche d incomplète (colonnes 3-11)
 B1 : Zn Cd Hg ; Al Ga In Tl ; Sn Pb

Procédés et matériaux 50
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Quatre conditions
(règles de Hume-Rothery)
 une compatibilité dimensionnelle :
 ∆r < 15% pour qu’il y ait miscibilité
 ∆r < 8% pour qu’elle soit totale
 une compatibilité structurale :
 même système cristallographique
à l’état pur
 deux compatibilités chimiques :
 électronégativités voisines
 le métal soluté doit présenter une valence au
moins égale à celle du métal solvant

Procédés et matériaux 51
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques χB

3,0

Ni●Cu 2,0
Zn●Cu
le caractère de la liaison
reste essentiellement métallique
1,0

0,0
0,0 1,0 2,0 3,0 χA
Procédés et matériaux 52
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Alliages stoechiométriques
ou composés intermétalliques
 le caractère de la liaison reste essentiellement
métallique
 « electron compounds »
 T2 : éléments de transition
à couche d incomplète (colonnes 3-11)
 B1 : Zn Cd Hg ; Al Ga In Tl ; Sn Pb
 les systèmes cristallographiques sont généralement
différents
 ce sont les atomes B qui ont une valence supérieure
et qui sont plus solubles

Procédés et matériaux 53
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Quatre conditions
(règles de Hume-Rothery)
 une compatibilité dimensionnelle :
 ∆r < 15% pour qu’il y ait miscibilité
 ∆r < 8% pour qu’elle soit totale
 une compatibilité structurale :
 même système cristallographique
à l’état pur
 deux compatibilités chimiques :
 électronégativités voisines
 le métal soluté doit présenter une valence au
moins égale à celle du métal solvant

Pas de bonne miscibilité T dans B

Procédés et matériaux 54
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

solubilité solubilité
Alliage de B dans T de T dans B
% atomique % atomique

Cu-Al 20 2,5

Ag-Zn 40 6,5

Ag-Cd 42 3,0

Procédés et matériaux 55
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Alliages stoechiométriques
ou composés intermétalliques
http://www.weisensee.de/e_brass.htm

Brass has been well known to mankind for some time now. It can be
traced as far back to the Babylonian and Syrian cultures who
used it 3000 BC. Brass has been made by adding cadmia (zinc
carbonate) to copper during the melting process. The
technically unique branch consists of the copper - zinc - alloys
that have between 1 and 50% zinc. These alloys are divided up
into three main groups based on their structures.

Procédés et matériaux 56
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

http://www.weisensee.de/e_brass.htm

The first group of alloys contains up to approximate 37.5% zinc,


is defined by a unified structure (alpha - brass) and crystallizes
in a cubically centered surface lattice (FCC).

The second group of alloys contains between 37.5 and 46%


zinc, which is characterized by the beta-phase, where a
cubically spatial lattice develops (BCC). In addition the structural
constituents have a lower plasticity, because the percentage of
zinc as a portion of the complete structure increases (alpha +
beta - brass).

Procédés et matériaux 57
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques


http://hk2.uwaterloo.ca

presque
tous les
métaux
adoptent
une de
ces trois
structures

FCC HCP BCC A,B,C,B,A,B,C

Procédés et matériaux 58
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

http://www.weisensee.de/e_brass.htm

The first group of alloys contains up to approximate 37.5% zinc,


is defined by a unified structure (alpha - brass) and crystallizes
in a cubically centered surface lattice (FCC).

The second group of alloys contains between 37.5 and 46%


zinc, which is characterized by the beta-phase, where a
cubically spatial lattice develops (BCC). In addition the structural
constituents have a lower plasticity, because the percentage of
zinc as a portion of the complete structure increases (alpha +
beta - brass).

Procédés et matériaux 59
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

http://www.weisensee.de/e_brass.htm

The third group of alloys has an approximate 46 - 50% zinc


content, and is once again characterized by a unified structure
(beta - brass). With an even more of the structural constituents
made up of zinc, the gamma - phase comes into play. Here an
extreme brittleness of such alloys develops, which makes these
alloys technically useless.

To improve the tensile strength of the brass, lead (up to 5%) is


added. Lead impairs the fusion welding and cold working
potential, but improves the tensile strength of the structure and
helps prevent corrosion.

Procédés et matériaux 60
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

http://www.weisensee.de/e_weisensee.htm

copper-tin - (tin-bronze) - alloys


As a rule of thumb, the tin content is limited to a maximum of
9% for the forging process to create the copper-tin alloy.
Alloy elements include phosphorus and zinc. These additional
elements influence various physical qualities.

Procédés et matériaux 61
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

http://www.weisensee.de/e_weisensee.htm
copper-aluminium - (aluminium-bronze) - alloys
Technically unique copper-aluminium alloys, which can also be
described as aluminium - bronze, are used in the forging process
in order to improve the stability and sturdiness of the iron, nickel
and manganese.
Whereby at the same time, iron refines the structure, the nickel
improves the corrosion resistance, and the manganese raises the
stability of the alloy under higher temperatures. Alloys with
these additional elements are commonly described as complex
aluminium - bronze.
The physical strength and sturdiness of these important copper -
aluminium alloys, in particular their elastic limits and tensile
strength, can easily be ranked with the better carbon steels.

Procédés et matériaux 62
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Résumons :
 α : FCC de Cu
 β : BCC ordonné ou désordonné
 γ : cubique complexe dérivé de 27 BCC
 ε : HCP de Zn
Quand se forment ces phases β, γ, ε?

Procédés et matériaux 63
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Une lueur dans cette forêt …

William Hume-Rothery (15.5.1899 – 27.9.1968)

Calculons le nombre d’électrons


de valence par atome !

Procédés et matériaux 64
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

β γ ε
Cu Zn Cu5 Zn8 Cu Zn3
1+2 2 3/2 5+8*2 13 21/13 1+3*2 4 7/4

électrons atomes rapport électrons atomes rapport électrons atomes rapport

Procédés et matériaux 65
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

β γ ε
Cu Zn Cu5 Zn8 Cu Zn3
1+2 2 3/2 5+8*2 13 21/13 1+3*2 4 7/4

Cu5 Sn Cu31 Sn8 Cu3 Sn


5+4 6 9/6 31+8*4 39 63/39 3+4 4 7/4

Cu3 Al Cu9 Al4 –


3+3 4 6/4 9+4*3 13 21/13 0 0 0

électrons atomes rapport électrons atomes rapport électrons atomes rapport

Procédés et matériaux 66
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

β 3/2 γ 21/13 ε 7/4

Cu Zn Cu5 Zn8 Cu Zn3


1+2 2 3/2 5+8*2 13 21/13 1+3*2 4 7/4

Cu5 Sn Cu31 Sn8 Cu3 Sn


5+4 6 9/6 31+8*4 39 63/39 3+4 4 7/4

Cu3 Al Cu9 Al4 –


3+3 4 6/4 9+4*3 13 21/13 0 0 0

électrons atomes rapport électrons atomes rapport électrons atomes rapport

Procédés et matériaux 67
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

21/14 β 3/2 21/13 γ 21/13 21/12 ε 7/4

Cu Zn Cu5 Zn8 Cu Zn3


1+2 2 3/2 5+8*2 13 21/13 1+3*2 4 7/4

Cu5 Sn Cu31 Sn8 Cu3 Sn


5+4 6 9/6 31+8*4 39 63/39 3+4 4 7/4

Cu3 Al Cu9 Al4 –


3+3 4 6/4 9+4*3 13 21/13 0 0 0

électrons atomes rapport électrons atomes rapport électrons atomes rapport

Procédés et matériaux 68
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
1. Alliages primaires
ou solutions solides par substitution
2. Alliages stoechiométriques
ou composés intermétalliques
3. Alliages interstitiels
ou solutions solides interstitielles

Procédés et matériaux 69
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

3. Alliages interstitiels
ou solutions solides interstitielles
 rm / rM < 0,59
 M : solvant, métal de transition
m : soluté, H B C N

Procédés et matériaux 70
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

3. Alliages interstitiels
ou solutions solides dans les interstices
du réseau (sites octaédriques ou tétraédriques)

exemple
d’un interstitiel dans
un site octaédrique
FCC

Procédés et matériaux 71
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

3. Alliages interstitiels
ou solutions solides interstitielles
 rm / rM < 0,59
 M : solvant, métal de transition
m : soluté, H B C N
 exemple des carbures
(acier, fonte, carbure de tungstène, …)
où C contribue à renforcer le réseau,
ce qui augmente la dureté
et élève le point de fusion
 les propriétés métalliques du solvant
sont conservées : éclat, conductivité…

Procédés et matériaux 72
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
2. Phases
1. Polycristaux

Procédés et matériaux 73
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre II
Structure des matériaux

monocristallin polycristallin

Procédés et matériaux 74
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Polycristaux
 les métaux forment souvent des monocristaux (grains)
 reliés par des zones moins ordonnées (joints de grains)

Procédés et matériaux 75
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre II
Structure des matériaux

joints de grains

monocristallin polycristallin

grains
Procédés et matériaux 76
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Chapitre II
Structure des matériaux

Procédés et matériaux 77
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre II
Structure des matériaux

Procédés et matériaux 78
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre II
Structure des matériaux

Procédés et matériaux 79
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Chapitre II
Structure des matériaux

joint de grains

grains

Procédés et matériaux 80
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre II
Structure des matériaux
joints de grains

http://www-drfmc.cea.fr
monocristallin

grains

Procédés et matériaux 81
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Polycristaux
 les métaux forment souvent des monocristaux (grains)
 reliés par des zones moins ordonnées (joints de grains)
 quand celles-ci prennent de l’importance, on va vers les
verres et les amorphes
 application aux baguettes de soudure
et aux alliages pour transformateurs
 dans les alliages, les grains ont souvent
des compositions différentes :
synergie entre des phases solides
(alliages polyphasiques)

Procédés et matériaux 82
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


1. Polycristaux
 dans les alliages, les grains ont souvent des compositions
différentes (alliages polyphasiques)

mélange composé
aléatoire stoechiométrique

Procédés et matériaux 83
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Polycristaux
 les métaux forment souvent des monocristaux (grains)
 reliés par des zones moins ordonnées (joints de grains)
 quand celles-ci prennent de l’importance, on va vers les
verres et les amorphes
 application aux baguettes de soudure
et aux alliages pour transformateurs
 dans les alliages, les grains ont souvent
des compositions différentes :
synergie entre des phases solides
(alliages polyphasiques)
 exemple n° 1 : acier au carbone
 exemple n° 2 : outils de coupe pour métaux durs
Procédés et matériaux 84
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Polycristaux
 exemple n° 1 : acier au carbone
 99.2% de Fe et 0.8% de C en poids
 les grains sont formés de lamelles minces alternées
de Fe α ductile (100% de Fe et 0% de C en poids)
et de carbure de fer Fe3C dur (93.3% de Fe et 6.7% de C)
qui constituent les 2 phases du matériau
(alliage métallique à 2 phases)
 haute résistance mécanique

Procédés et matériaux 85
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

1. Polycristaux
 exemple n° 1 : acier au carbone
 haute résistance mécanique ;

Fe α ductile
(100% de Fe
0% de C en poids)

Fe3C dur
(93,3% de Fe 6,7% de C en poids)

Procédés et matériaux 86
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Lame acier à haute teneur en carbone (0,90%).


Manche en hêtre
Procédés et matériaux 87
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Procédés et matériaux 88
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Le progrès fait sur les aciers inox


permet de faire aujourd’hui
d’excellents couteaux de cuisine
inoxydables …

Les grandes coutelleries de Thiers


abandonnent donc
l’acier au carbone

Procédés et matériaux 89
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Polycristaux
 exemple n° 2 : outils de coupe pour métaux durs
 3 composants Co (ou Ni), W et C,
 formant 2 phases :
l’alliage interstitiel WC, constituant des grains
durs et fragiles
et le Co, formant aux joints de grains une matrice ductile

Procédés et matériaux 90
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Polycristaux
 exemple n° 2 : outils de coupe pour métaux durs

Applications Carbure Tungstène

Procédés et matériaux 91
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
2. Phases
1. Polycristaux
2. Diagramme de phases d’une substance pure

Procédés et matériaux 92
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


2. Diagramme de phases d’une substance pure

Procédés et matériaux 93
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure

Josiah Willard Gibbs (11.02.1839 – 28.04.1903)

Gibbs' starting point for analyzing a system was the state


of equilibrium, which - as he pointed out - is characterized
by a maximum in the system's entropy.
This principle, he noted, was already known to physicists, but
"its importance does not appear to have been appreciated. Little
has been done to develop the principle as a foundation for the
general theory of thermodynamic equilibrium."
He proceeded to correct this situation, demonstrating for the first
time the uses of the differential relationship in a system between
energy U, pressure P, volume V, temperature T, and the entropy
S, the last a quantity then scarcely understood:
dU = TdS - pdV

Procédés et matériaux 94
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 Toute substance peut en principe exister sous 3 états
physiques distincts (solide cristallin, liquide ou gaz)
en fonction de la température et de la pression.
 La règle des phases de Gibbs permet de déterminer le
nombre de phases p présentes dans un système en
équilibre ; elle s’écrit :
V=c–p+2
c représente le nombre de constituants du système.
Un certain nombre de variables peut être fixé
arbitrairement sans changer l’état physique du système;
c’est ce qu’on appelle le nombre de degrés de liberté
ou la variance V du système

Procédés et matériaux 95
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

2. Diagramme de phases d’une substance pure


Dans les systèmes où la pression est fixée, la variance
est automatiquement réduite d’une unité :
V = c – p + 1 (P = cste)

V = 1 – 1 + 1 = 1
V = 1 – 1 + 1 = 1
V=1–2+1=0
V=1–2+1=0

V = 1 – 1 + 1 = 1
V=1–2+1=0

Procédés et matériaux 96
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 L’enthalpie libre G *d’une phase est reliée
à son enthalpie H et à son entropie S par la relation
thermodynamique bien connue et due à J.W. Gibbs :
G = H – TS
 Comme l’entropie S des phases fluides (moins ordonnées)
est plus élevée, leur enthalpie libre G diminue
plus rapidement avec la température
que celle des phases plus ordonnées.
 L’enthalpie libre d’un cristal varie moins rapidement
avec la température que l’enthalpie libre d’un liquide
qui, à son tour, varie plus lentement
que l’enthalpie libre d’un gaz.
* ou énergie libre de Gibbs
Procédés et matériaux 97
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

2. Diagramme de phases d’une substance pure

Tf Tb

 Les points A et B où les courbes se recoupent


(coexistence de 2 phases) déterminent, à pression constante,
les températures de fusion Tf et d’ébullition Tb
Procédés et matériaux 98
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 A basse température, les liquides non cristallisables
de masse moléculaire élevée forment des verres
par exemple, les polymères organiques
qui ont une structure moléculaire très irrégulière,
mais aussi les polymères inorganiques
comme la silice fondue ou le verre à vitre fondu.
 Les verres conservent la structure désordonnée des liquides
(absence d’ordre à grande distance),
ils sont comme les liquides optiquement isotropes
et peuvent être transparents,
mais ils possèdent un certain nombre de propriétés
de l’état solide cristallin.

Procédés et matériaux 99
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 Le volume des liquides
est généralement supérieur
de quelques pour cent
à celui du cristal
 La fusion s’accompagne en effet
de l’apparition de volumes vides
dont la taille est de l’ordre
des dimensions d’un atome.

Procédés et matériaux 100


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 La mobilité des vides est extrêmement grande,
ce qui permet aux liquides de s’écouler
(mobilité des liquides mesurée par leur viscosité).
 Le volume vide des liquides augmente avec la température
et est constant pour une température donnée.
 Lorsqu’on abaisse la température d’un liquide non cristallisable,
on réduit progressivement le nombre de volumes vides,
mais il y a un moment où la viscosité devient telle
qu’on ne parvient plus à les éliminer.

Procédés et matériaux 101


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 La courbe de variation
du volume en fonction
de la température
T
comporte donc une cassure
quand le système n’arrive
plus à éliminer
ces volumes vides ;
 ce point singulier est
caractérisé par deux valeurs
de la tangente.

© Kurz, Mercier et Zambelli


Procédés et matériaux 102
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 Cette température,
qui marque la limite
entre le liquide visqueux
T
et le solide amorphe (verre)
est la température
de transition vitreuse Tg.
 Dans le domaine de
transition vitreuse,
la variation d’enthalpie libre
lorsqu’on abaisse
la température
s’écarte progressivement
de la courbe correspondant
à un état d’équilibre.
© Kurz, Mercier et Zambelli
Procédés et matériaux 103
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 Un verre est donc un état
thermodynamique
hors d’équilibre.
 La température de transition
vitreuse dépend de la vitesse
de
. refroidissement
T=|dT/dt|
et la transition entre le solide
vitreux et le liquide n’est
pas aussi bien marquée
que la transition Tf entre
le cristal et l’état liquide

© Kurz, Mercier et Zambelli


Procédés et matériaux 104
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 Il est plus exact de parler
de domaine
de transition vitreuse
(3 à 5 K pour les verres
organiques)

© Kurz, Mercier et Zambelli


Procédés et matériaux 105
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

2. Diagramme de phases d’une substance pure


 Le volume des liquides
est généralement supérieur
de quelques pour cent
à celui du cristal.
 A l’état vitreux, on a figé
la structure de l’état liquide
en bloquant les mouvements
de translation des atomes
ou des molécules.
 La phase vitreuse a donc au Tg
le même volume que le liquide : ou vitreux
on n’a pas éliminé les derniers
volumes vides dans le liquide
surfondu trop visqueux.

Procédés et matériaux 106


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


2. Diagramme de phases
d’une substance pure
 Au contraire lorsque
le refroidissement du liquide
conduit à la cristallisation,
on observe une variation
discontinue de volume
qui correspond à l’élimination
des derniers volumes vides.

Procédés et matériaux 107


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

2. Diagramme de phases
d’une substance pure
 D’une manière générale, même les liquides cristallisables
se vitrifient si on les refroidit suffisamment rapidement :
on l’a vu, certains alliages métalliques forment des verres
si on les refroidit à des vitesses élevées.

Procédés et matériaux 108


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
2. Phases
1. Polycristaux
2. Diagramme de phases d’une substance pure
3. Systèmes binaires miscibles

Procédés et matériaux 109


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Quatre conditions
(règles de Hume-Rothery)
 une compatibilité dimensionnelle :
 ∆r < 15% pour qu’il y ait miscibilité
 ∆r < 8% pour qu’elle soit totale
 une compatibilité structurale :
 même système cristallographique
à l’état pur
 deux compatibilités chimiques :
 électronégativités voisines
 le métal soluté doit présenter une valence au
moins égale à celle du métal solvant

Procédés et matériaux 110


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


3. Systèmes binaires miscibles
 ‘driving force’ de la miscibilité (solution liquide ou solide)

Température
supérieure à la Tf
la plus élevée :
solution liquide
uniquement enthalpie libre de mélange :
l’entropie augmente
Température G = H -TS
inférieure à la Tf
la plus basse :
solution solide
uniquement

Procédés et matériaux 111


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

3. Systèmes binaires miscibles


 ‘driving force’ de la miscibilité (solution liquide et solide)

Température comprise
entre les deux Tf :
solution liquide
et solution solide :
abaissement
supplémentaire de G !

même système cristallographique


à l’état pur

Procédés et matériaux 112


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


3. Systèmes binaires miscibles
 ‘driving force’ de la miscibilité (solution liquide et solide)

Température comprise
entre les deux Tf : X = l.Xel + s.Xeα
solution liquide l % de liquide
et solution solide : et s % de solide
abaissement
supplémentaire de G !

cristal α seul α + liq. liq. seul

Xe α X Xe l

Procédés et matériaux 113


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques


V=c–p+1 (P = cste)
3. Systèmes binaires miscibles
© Kurz, Mercier et Zambelli

 ‘driving force’ de la miscibilité (solution liquide ou solide)


 courbes de refroidissement

V=1–2+1
= 0

Procédés et matériaux 114


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques
V=c–p+1 (P = cste)
3. Systèmes binaires miscibles

© Kurz, Mercier et Zambelli


 ‘driving force’ de la miscibilité (solution liquide ou solide)
 courbes de refroidissement
V=1–2+1
= 0

V=1–2+1
= 0

Procédés et matériaux 115


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


V=c–p+1 (P = cste)
3. Systèmes binaires miscibles
© Kurz, Mercier et Zambelli

 ‘driving force’ de la miscibilité (solution liquide ou solide)


 courbes de refroidissement
V=1–2+1
= 0

V=2–2+1
V=1–2+1
= 1
= 0

Procédés et matériaux 116


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


3. Systèmes binaires miscibles
 ‘driving force’ de la miscibilité (solution liquide ou solide)
 courbes de refroidissement

Procédés et matériaux 117


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

3. Systèmes binaires miscibles


 ‘driving force’ de la miscibilité (solution liquide ou solide)
 courbes de refroidissement

Procédés et matériaux 118


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


3. Systèmes binaires miscibles

un liquide
de la composition
du système
en équilibre
avec du solide
un solide
de la composition
du système
en équilibre
avec du liquide

Procédés et matériaux 119


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

3. Systèmes binaires miscibles

un liquide
de la composition
liquidus
en équilibre
avec du solide
un solide
de la composition
solidus
en équilibre
avec du liquide

Procédés et matériaux 120


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
2. Phases
1. Polycristaux
2. Diagramme de phases d’une substance pure
3. Systèmes binaires miscibles
4. Systèmes partiellement miscibles en phase solide
et formant eutectique
La miscibilité en phase liquide reste la règle générale
Procédés et matériaux 121
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques

4. Systèmes partiellement miscibles


formant eutectique
 Quand l’ensemble des conditions de Hume-Rothery
ne sont pas réalisées, il se forme fréquemment,
dans des mélanges binaires (à l’état solide),
2 types de solutions α et β caractérisées
chacune par des structures cristallines différentes ;
dans chacune des phases, la solubilité mutuelle
de A dans B ou de B dans A est limitée.
 La structure α est stable pour A pur
et pour les faibles concentrations de B dans A.
 La structure β est stable pour B pur
et pour les faibles concentrations de A dans B.
Procédés et matériaux 122
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

4. Systèmes partiellement miscibles


formant eutectique
 Ces 2 domaines sont séparés
par une région biphasée α + β.

Procédés et matériaux 123


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

4. Systèmes partiellement miscibles


formant eutectique

comme le
sucre
du café !

Procédés et matériaux 124


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

4. Systèmes partiellement miscibles


formant eutectique
 Ces 2 domaines sont séparés
par une région biphasée α + β.
 Si le point de fusion des phases α et β est abaissé
par la présence de l’autre élément,
on obtient un diagramme eutectique.

 Faisons ici l’hypothèse que la faible miscibilité


en phase solide ait pour cause
une incompatibilité structurale.

Procédés et matériaux 125


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Quatre conditions
(règles de Hume-Rothery)
 une compatibilité dimensionnelle :
 ∆r < 15% pour qu’il y ait miscibilité
 ∆r < 8% pour qu’elle soit totale
 une compatibilité structurale :
 même système cristallographique
à l’état pur
 deux compatibilités chimiques :
 électronégativités voisines
 le métal soluté doit présenter une valence au
moins égale à celle du métal solvant

Procédés et matériaux 126


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

4. Systèmes partiellement miscibles


formant eutectique
 Faisons ici l’hypothèse que la faible miscibilité
en phase solide ait pour cause
une incompatibilité structurale.
deux systèmes miscibles fictifs :
 B’ a la même structure que A
(HCP, par exemple)
 A’ a la même structure que B
(FCC, par exemple)

Procédés et matériaux 127


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

4. Systèmes partiellement miscibles


formant eutectique
HCP réel FCC réel
La miscibilité en phase liquide
reste la règle générale

HCP fictif

FCC fictif

Procédés et matériaux 128


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


4. Systèmes partiellement miscibles
formant eutectique

trois
diagrammes
à combiner

Procédés et matériaux 129


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

4. Systèmes partiellement miscibles


formant eutectique

zone
métastable :
liquidus
inférieur

Procédés et matériaux 130


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


4. Systèmes
partiellement
miscibles
formant
eutectique

Procédés et matériaux 131


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

V=c–p+1
(P = cste)
V=2–1+1
= 2
V=2–2+1
= 1
4. V=2–2+1
= 1
Systèmes V=2–1+1
==2
V 2 – 2+ 1
partiellement = 1
miscibles
formant
eutectique

Procédés et matériaux 132


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


V=c–p+1
(P = cste)
V=2–1+1
= 2

4.
V=2–3+1
Systèmes = 0
partiellement V=2–2+1
= 1
miscibles
formant
eutectique

Procédés et matériaux 133


© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

V=c–p+1
(P = cste)
V=2–1+1
==22– 2 + 1
V
= 1
4.
V=2–3+1
Systèmes = 0
V=2–2+1
partiellement = 1
miscibles
formant
eutectique

Procédés et matériaux 134


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
2. Phases
1. Polycristaux
2. Diagramme de phases d’une substance pure
3. Systèmes binaires miscibles
4. Systèmes partiellement miscibles
formant eutectique
5. Composés intermédiaires (intermétalliques)

Procédés et matériaux 135


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques


Mg Cu2

Mg2 Cu

Procédés et matériaux 136


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

Mg Cu2
Mg en position diamant
(FCC + un huitième
de cube sur deux,
soit 4 + 4 = 8)
4 tétraèdres de 4 Cu (soit 16)
dans les autres huitièmes

Procédés et matériaux 137


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
1. Alliages primaires
ou solutions solides par substitution
2. Alliages stoechiométriques
ou composés intermétalliques
 soit pour des raisons stériques, dans la ligne de la
transition ordre-désordre ci-dessus
 soit pour des raisons électroniques (liaisons)
en formant de vrais composés intermétalliques
Procédés et matériaux 138
© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

© Kurz, Mercier et Zambelli


Procédés et matériaux 139
© Georges Jannes Bruxelles

Chapitre 2 : Matériaux métalliques


© Kurz, Mercier et Zambelli

Procédés et matériaux 140


© Georges Jannes Bruxelles
Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
1. Classification
1. Alliages primaires
ou solutions solides par substitution
2. Alliages stoechiométriques
ou composés intermétalliques
 soit pour des raisons stériques, dans la ligne de la
transition ordre-désordre ci-dessus
 soit pour des raisons électroniques (liaisons)
en formant de vrais composés intermétalliques
Procédés et matériaux 141
© Georges Jannes Bruxelles

Cu Zn :
les laitons
http://www2.umist.ac.uk

21/14 β 3/2 21/13 γ 21/13 21/12 ε 7/4

Cu Zn Cu5 Zn8 Cu Zn3


1+2 2 3/2 5+8*2 13 21/13 1+3*2 4 7/4

électrons atomes rapport électrons atomes rapport électrons atomes rapport

Procédés et matériaux 142


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

1. Métaux purs
2. Alliages
2. Phases
1. Polycristaux
2. Diagramme de phases d’une substance pure
3. Systèmes binaires miscibles
4. Systèmes partiellement miscibles
formant eutectique
5. Composés intermédiaires (intermétalliques)
6. Le système Fer-Carbone
Procédés et matériaux 143
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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

6. Le système Fer-Carbone
 Nous nous limiterons aux compositions
qui vont du fer pur à la cémentite,
carbure stoechiométrique Fe3C
(12 / (3 x 55,85 + 12) = 6,68 % de C en masse) .
 Les alliages fer-carbone,
c’est-à-dire les aciers et les fontes,
sont d’une grande importance pour le monde industrialisé.
Le domaine des aciers commerciaux correspond aux
alliages fer-carbone contenant moins de 1.5 % en masse
de carbone ;
les alliages comportant plus de 2 % en masse de carbone
constituent les fontes

Procédés et matériaux 144


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

6. Le système Fer-Carbone
 Nous nous limiterons aux compositions
qui vont du fer pur à la cémentite,
carbure stoechiométrique Fe3C
(12 / (3 x 55,85 + 12) = 6,68 % de C en masse) .
 Les alliages fer-carbone,
c’est-à-dire les aciers et les fontes,
sont d’une grande importance pour le monde industrialisé.
 Le diagramme d’équilibre Fer-Carbone est complexe mais il
peut être décomposé en une série de diagrammes simples

Procédés et matériaux 145


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© Kurz, Mercier et Zambelli

aciers fontes

Procédés et matériaux 146


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

aciers fontes

Procédés et matériaux 147


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Zone du Fer pur


 2 variétés allotropiques :
une forme BCC (fer α et δ)
et une structure FCC (fer γ).

 Le fer pur BCC α est stable jusqu’à 912° C,


puis se transforme en fer FCC γ
qui reste stable jusqu’ à 1394° C,
température à laquelle il se retransforme en fer BCC δ
qui fond à 1538° C.

 Le fer α et le fer δ constituent


2 phases BCC identiques
et correspondent à la même variété allotropique ;
on continue à faire la distinction uniquement
pour des raisons d’usage.

Procédés et matériaux 148


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques

6. le système Fer-Carbone
 Une caractéristique essentielle du système Fer-Carbone
réside dans la variation importante
de la solubilité du carbone
avec la structure cristalline de la solution solide.
 La phase FCC γ est appelée austénite
quand elle contient du carbone.
Elle peut dissoudre jusque 1.98 % en masse de carbone
à 1148° C.
 La phase BCC α basse température est appelée ferrite
quand elle contient du carbone.
Elle dissout au maximum que 0,02 % en masse
et la phase BCC δ haute température 0,09 %
Procédés et matériaux 149
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© Kurz, Mercier et Zambelli

Effets de l’ajout du Carbone


 La phase FCC γ (austénite)
voit sa stabilité augmenter
sous l’effet du carbone.
 Vers les hautes températures,
elle reste stable jusqu’à 1495° C
pour une concentration en carbone
de 0,17 % en masse.
 Vers les basses températures,
elle reste stable jusqu’à 727° C
pour une concentration en carbone
de 0.8 % en masse.

Procédés et matériaux 150


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© Kurz, Mercier et Zambelli
Procédés et matériaux 151
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© Kurz, Mercier et Zambelli

Effets de l’ajout du Carbone


 La phase FCC γ (austénite)
voit sa stabilité augmenter
sous l’effet du carbone.
 Vers les hautes températures,
elle reste stable jusqu’à 1495° C
 Vers les basses températures,
elle reste stable jusqu’à 727° C
 L’introduction de 0.09 % en masse de carbone
a pour effet d’abaisser
la température de fusion du fer BCC δ
de 1538° C à 1495° C.

Procédés et matériaux 152


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© Kurz, Mercier et Zambelli
Procédés et matériaux 153
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© Kurz, Mercier et Zambelli

Comportement aux températures élevées


et aux faibles concentrations en carbone
péritectisme : 3 phases sont en équilibre
à 1495 °C et pour une concentration globale
en carbone de 0.17 % en masse
 une solution solide de fer δ et de carbone
(0.09 % en masse),
 une solution solide de fer γ et de carbone
(0.17 % en masse),
 et une solution liquide de fer et de carbone
(0.53 % en masse)
Procédés et matériaux 154
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© Kurz, Mercier et Zambelli
Eutectoïde
A 727° C, se trouve une transformation eutectoïde ;
celle-ci a les mêmes caractéristiques
qu’une transformation eutectique,
mis à part le fait que la transformation s’opère
à partir d’une solution solide γ,
et non d’une solution liquide

Procédés et matériaux 155


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© Kurz, Mercier et Zambelli

Eutectoïde
A la température eutectoïde, il existe 3 phases en
équilibre :
 une solution solide γ (austénite à 0.8 % C)
 une solution solide α (ferrite à 0.02 % C)
 la cémentite Fe3C
(composé stoechiométrique à 6.68 % C)

Procédés et matériaux 156


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Refroidissement
d’un liquide
de composition
eutectoïde
A 727° C, l’austénite γ subit
la transformation eutectoïde
en ferrite α
et cémentite Fe3C

 la ferrite et la
cémentite forment
des couches alternées
 cette structure
lamellaire a reçu le nom
de perlite

Procédés et matériaux 157


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Chapitre 2 : Matériaux métalliques


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1. Polycristaux
 exemple n° 1 : acier au carbone
 haute résistance mécanique ;

Fe α ductile
(100% de Fe
0% de C en poids)

Fe3C dur
(93,3% de Fe 6,7% de C en poids)

Procédés et matériaux 158


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Refroidissement
d’un liquide
de composition
hypereutectoïde
(>0,8 % C)
 il se forme
de la cémentite (Fe3C)
 elle germe
sur les joints de grain
de l’austénite (γ)
 à 727° C, les grains
se transforment
en perlite (α + Fe3C)
 la cémentite étant
cassante,
cet acier est fragile.

Procédés et matériaux 159


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Refroidissement
d’un liquide
de composition
hypoeutectoïde
(<0,8 % C)

 il se forme un mélange
de grains de ferrite (α)
et de grains de perlite
(α + Fe3C) ;
 c’est la microstructure
caractéristiques des
aciers de construction,
ou fer doux.

Procédés et matériaux 160


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© Kurz, Mercier et Zambelli
Refroidissement
d’un liquide
de composition
hypoeutectoïde
(<0,8 % C)

 il se forme un mélange
de grains de ferrite (α)
et de grains de perlite
(α + Fe3C) ;
 c’est la microstructure
caractéristiques des
aciers de construction,
ou fer doux.

Procédés et matériaux 161


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Refroidissement Refroidissement
d’un liquide d’un liquide
de composition de composition
hypoeutectoïde hypereutectoïde
(<0,8 % C) (>0,8 % C)
 c’est la microstructure  la cémentite étant
caractéristiques des cassante,
aciers de construction, cet acier est fragile.
ou fer doux.
Procédés et matériaux 162
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Refroidissement

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d’un liquide
de composition
eutectique à 4,3 % C
 Pour des concentrations
en carbone
plus élevées (C > 1.98 %),
on note l’existence
d’une transformation
eutectique caractérisée par :
 une solution liquide
contenant 4.3 % C,
 une solution solide
de fer γ et 1.98 % C
(austénite),
 la cémentite Fe3C
(qui contient 6.68 % C)

Procédés et matériaux 163


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Refroidissement
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d’un liquide
de composition
eutectique à 4,3 % C
 L’addition de 4.3 %
de carbone au fer
abaisse la température
de fusion du fer
de près de 400° C ;
cela permet d’obtenir
des alliages eutectiques
(fontes)
d’un prix de revient
peu élevé,
dotés de propriétés
intéressantes
et convenant
pour le moulage
de pièces compliquées
Procédés et matériaux 164
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