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Synthese les facteurs de production

Pages: 2 (359 mots) Publié le: 26 mai 2011


Les facteurs de production

Les facteurs de production sont les ressources, matérielles ou non, utilisées dans le
processus de production de biens et de services. Il existe quatre grands facteursqui
sont travail, capital, savoir et information mais aussi les ressources naturelles.

Tout d’abord le facteur travail, il est constitué de l’ensemble des activités humaine,
manuelle, ouintellectuelle visant à produire des biens et services. Organisé et
coordonné par des hommes à des fins productives il doit être rémunéré pour être
considéré comme économiquement productif.
La contribution dufacteur travail à la production dépend de la quantité de travail
utilisée mais aussi de sa qualité (niveau de formation) et de sa productivité.

Ensuite, le facteur capital, il est constitué del’ensemble des moyens de production


qui servent à la fabrication de biens ou de services. Nous pouvons distinguer le
capital technique fixe qui sont des biens durable (machines, bâtiments…) et le
capitaltechnique circulant qui sont des bien non durable incorporé dans le bien ou
service conçu. Pour pouvoir augmenter son capital, les entreprises font des
investissements de renouvellement (Remplacer unmatériel devenu obsolète), des
investissements de capacité (Augmenter la production de l’entreprise) et des
investissements de modernisation (produire mieux, de manières plus efficaces
notammentgrâce aux progrès technologique).

Puis le capital savoir et information qui est la gestion des savoirs individuels et
collectif de l’entreprise. Son rôle est de conserver les savoirs faire, acquérirdes
connaissances et les diffuser, mieux les utiliser pour mieux produire. Cela peut se
faire grâce aux outils de l’industrie du savoir tel que la technologie (ex : ordinateur
avec internet) mais aussigrâce au capital humain (documentaliste, gestionnaire des
connaissances…). Cette ressource est très importante car elle est nécessaire à
l’innovation dans l’entreprise.

Enfin les ressources...

1. Le capital, facteur de production


a. Un moyen de production

L'activité productive des entreprises repose sur deux éléments :

• les consommations intermédiaires qui correspondent aux biens détruits ou


transformés au cours du processus de production (matières premières, énergie...) ;

• le capital fixe qui rassemble les moyens de production ; il s'agit de biens


d'équipement qui seront utilisés de façon durable, donc pendant au moins un an,
dans le processus de production (machines, bâtiments, véhicules...).
b. Un détour de production

Le capital technique permet de réaliser un détour de production. L'exemple le


plus connu est celui du puits : un individu ayant l'habitude d'aller chercher de l'eau au
puits peut choisir de construire une canalisation et une pompe. Il ne fera ce choix
que si la quantité de travail consacrée à cette installation ne dépasse pas celle qu'il
consacrait jusque là à se rendre au puits.

C'est un économiste de la fin du XIXe siècle, Eugen Von Böhm-Bawerk (1851-1914)


qui a construit cette notion de « détour de production » dans laquelle le caractère
plus ou moins capitalistique d'une technique est repéré par la longueur de son
détour de production.
2. Le travail, facteur de production
Il est très difficile de résumer le travail comme un simple « facteur » unique et
abstrait. D'abord parce que les tâches réalisées par les individus sont très diverses,
tout comme les compétences de chacun et ensuite, parce que l'organisation du
travail est un élément déterminant.
a. Le capital humain

Elaborée par l'économiste américain Gary Becker (Prix Nobel d'Économie en 1992),
la notion de capital humain naît aux États-Unis dans les années 1960. Cette notion
désigne d'abord les capacités intellectuelles et professionnelles d'un individu, et a été
élargie depuis pour désigner le stock des capacités humaines économiquement
productives. Les entreprises peuvent améliorer le capital humain en augmentant les
dépenses de formation, les efforts en matière d'hygiène, de santé ; la théorie de la
croissance endogène considère d'ailleurs que ces efforts peuvent également se
réaliser à l'échelle de la nation qui, en améliorant ses infrastructures d'éducation, de
santé va améliorer sensiblement la « qualité » de sa main d'œuvre.

La notion de capital humain offre donc une vision qualitative de la main d'œuvre,
elle repose sur des éléments comme le niveau de diplôme, la formation
professionnelle, l'âge, le sexe...
b. L'organisation du travail
La répartition de l'activité productive entre les salariés de l'entreprise est un élément
majeur puisqu'elle influe directement sur le niveau de la productivité. Les premières
tentatives d'organisation rationnelle du travail remontent à Adam Smith, économiste
anglais (1723-1790) qui démontre, à travers l'exemple de la fabrication des
épingles, l'importance de la division du travail et de sa spécialisation qui en
découle.

Il faudra tout de même attendre la toute fin du XIXe siècle pour voir énoncés
par Frederic W. Taylor (1856-1915) les principes d'une méthode d'organisation
scientifique du travail (OST). Ces principes se résument en deux grands principes :

• la division horizontale du travail qui consiste à parcelliser les tâches de façon à


ce que chaque ouvrier se voit confier quelques tâches élémentaires et bien
délimitées ;

• la division verticale du travail entre des individus chargés de la conception (le


bureau des méthodes) et les travailleurs chargés simplement du travail d'exécution.

Cette organisation sera complétée au cours du XXe siècle par le fordisme qui y
ajoutera le travail à la chaîne et la notion de production et de consommation de
masse.
Elle sera aussi remise en cause notamment par les sociologues de l'école des
relations humaines dirigée par l'Américain Elton Mayo qui dénonceront
la parcellisation des tâches et la non prise en compte d'un collectif du travail.

Les remises en cause théoriques sont doublées, au cours des années 60,
de protestations des salariés eux-mêmes (absentéisme, turn-over, grève) ; on voit
ainsi émerger, depuis les années 90 de nouvelles formes d'organisation du travail
(les NFOT) qui tentent d'enrichir le processus de travail.
L'essentiel

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