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IMAGES NUMERIQUES

PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE
V2.5 2010

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IMAGES NUMERIQUES
PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE

Ce document est composé de trois parties :

• La première partie fournie quelques notions de base sur les images numériques.

! Poids des images.


! Principe de fonctionnement des imprimantes laser et jet d’encre.
! Résolution, linéature dpi , lpi ....
! Physiologie de l’œil et résolution.
! Facteur d’échelle.
! Scanners à plat et scanners de diapos. (réflexion et transmission)
! Format de compression.
! Problème de moiré.
! Impression .

• La deuxième partie fait le point sur les caractéristiques et les limitations des appareils
photographiques numériques (APN) : Cette partie est très technique.

! Capteur CCD - résolution - sensibilité - sensibilité spectrale.


! Influence des différents types de bruit.
! CCD et Trichromie.
! Gain et sensibilité.
! Profondeur de champ.
! Diffraction
! Dynamique
! Focale équivalente
! Stockage.
! Autonomie électrique.
! Ergonomie.

• La troisième partie rassemble :

! Une liste d’utilitaires indispensables en infographie.


! Le calcul théorique de la profondeur de champ.
! Une galerie de photos.(pour la version couleur de ce document)

Tous les tests et photos sont disponibles sur http://pierre.guidicelli.free.fr

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• Poids d’une image

La caractéristique principale d’une image est son poids : c’est à dire, la taille informatique du fichier image

" Poids = Largeur × Hauteur × Profondeur

La profondeur dépend du nombre de couleurs de l’image.


La couleur peut être codée sur :

! 1 bit = image en noir et blanc appelée aussi image au trait.


! 8 bits = 1 octet : 28 = 256 possibilités de nuances de gris ou
256 couleurs (GIF)
! 24bits = 3 octets : 224=16 Millions de couleurs .
En 24 bits, chaque composante de la couleur: R(ouge), V(ert) et B(leu) est codée sur 8 bits. Les images
JPEG sont codées sur 24 bits. Tous les photoscopes délivrent des photos en 24 bits.
! 30 bits : 230= 1 milliard de couleurs
! 36 bits : 236= 68 milliards de couleurs (pour les meilleurs scanners)
640×400 ×1 = 250 ko
Une image 640×400 en 256 couleurs ou en 256 niveaux de gris pèse
1024
1280 × 1024 ×3
Une image 1280×1024 en millions de couleurs pèse = 3,8 Mo
1024 × 1024
2048 × 1536 ×3 ≈ 9 Μο
Une image provenant d’un appareil photo Tri-Megapixels pèse
1024 × 1024
Les tailles courantes d’images provenant d’un appareil photo numérique sont :

Longueur × Hauteur Poids Nb de pixels Dénomination


effectifs
1600 × 1200 5,49 Mo 1,92 MPixels Bi-megapixel (UXGA)
2048 × 1536 9 Mo 3,14 MPixels Tri-megapixel (SUXGA)
2272 × 1704 11 Mo 3,9 MPixels 4,1-Megapixel
2560 × 1920 14 Mo 4,9 MPixels 5,2-Megapixels
3000 × 2000 18 Mo 6 MPixels 6 MPixels
3872 × 2592 30 Mo 10 MPixels 10 MPixels
4288 × 2848 36 Mo 12 MPixels 12 MPixels

A titre de comparaison, une bonne émulsion photo capture l’équivalent de 25 millions de pixels
(6000×4000 pixels) ce qui correspondrait à un fichier d’environ 75 Mo !

" Le nombre de pixels effectifs peut être inférieur au


nombre de pixels total du capteur.

• Imprimantes laser

Le fonctionnement de ces imprimantes, proche de la


technologie des photocopieurs, consiste au balayage
par laser d'un rouleau photosensible. Le tambour
préalablement entièrement chargé se décharge
ponctuellement au passage du rayon laser dévié par
plusieurs lentilles et un miroir octogonal tournant,
provoquant le balayage de la feuille. Les fines particules
de toner n’adhèrent qu’aux emplacements du tambour où
principe laser : http://www.epson.be/ le laser a provoqué les décharges.

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Cette encre sera ensuite incrustée dans le
papier par action de la chaleur produite par des
rouleaux prenant en charge la feuille. La
qualité de l’impression est très supérieure à
celle des imprimantes à jet d’encre car l’encre
ne diffuse pas : on peut imprimer même sur
du papier buvard avec d’excellents résultats.
De plus l’encre « cuite » résiste bien plus
longtemps au
rayonnement
lumineux.

" Qualité, rapidité, économie.

Ci-contre CANON LBP-810: 8 vraies pages à la minute. Ce qui est exceptionnel pour une
imprimante sans processeur (pas compatible LINUX)
Double connectique permettant de la brancher en même temps sur deux ordinateurs différents:
ordinateur de bureau sur port parallèle, ordinateur portable sur port USB (à condition de ne
pas imprimer simultanément)

Canon LBP-810 : très rapide : testée , approuvée …et achetée

" Les lasers impriment vite et bien. Le coût de revient à la page est environ 5 fois inférieur à celui d’une
jet d’encre .

• Imprimantes jet d’encre

Le principe d'impression est basé sur la projection de micro-gouttes d'encre issues des cartouches par
l'intermédiaires de buses sous la pression d’un quartz piézo-électrique. Les imprimantes possèdent deux
cartouches généralement : une cartouche noire et une cartouche couleur (tricolore : cyan, magenta et jaune).
Le rendu des couleurs est réalisé par « synthèse soustractive ».
les trois couleurs mélangées produisant du noir (en fait,
l'impureté des encres entraîne une couleur brun foncé, raison
pour laquelle la cartouche noire à été rajoutée : procédé
trichromique étendu à un procédé quadrichromique).
L’impression en qualité photo est souvent très lente (10 min
pour 4 photos assemblées sur une feuille A4)
Le coût à la page d’un jet d’encre est souvent prohibitif car les
constructeurs ont institutionnalisé un véritable racket sur les
consommables. (papier et cartouches).
(les cartouches HP incluent la tête d’impression contrairement
aux cartouches Epson : si buses bouchées retour SAV Epson ...)
HP jet d’encre
" Les jets d’encre impriment lentement. Les tirages obtenus sont chers et éphémères.

Conclusion :

Les imprimantes jet d’encre et laser ne peuvent pas reproduire les photos en tons continus.

Elles simulent des niveaux de gris (laser) ou des niveaux de couleurs (jet d’encre) en créant une trame.

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• Résolution physique - Résolution pratique - linéature

La représentation d'un pixel écran sur le papier exige l’impression de nombreux points colorés dont
l'assemblage visuel va approcher la nuance attendue : La trame.

Chaque pixel écran est représenté par un point de trame. Chaque point de trame est en réalité constitué
d’une mosaïque de points « élémentaires » dits « points papiers ». Ils correspondent aux plus petites
gouttes que l’imprimante est capable de projeter. La taille de ces gouttes élémentaires et leur densité
constitue une des caractéristiques importantes des imprimantes.

" Un point de trame est constitué d’une mosaïque de points papiers.

" La densité de points papiers s’appelle la résolution physique de l’imprimante .

Elle est souvent exprimée en « points par pouce » ou « dots per inch » (dpi). C’est cette résolution qui est
mise en avant par les fabricants: 720 dpi, 1440 dpi

" La densité de points de trame s’appelle la linéature ou résolution pratique de l’imprimante.

Elle est exprimée certaines fois en « lignes par pouce » ou « line per inch » (LPI )
Cette résolution n’est jamais fournie par les constructeurs : il s’agit pourtant de LA grandeur essentielle.

Explication :
Lorsqu'un constructeur annonce que son imprimante a une résolution de 1200 dpi, cela ne signifie pas que
l'imprimante est capable d'imprimer 1200 pixels par pouce, mais qu'elle est seulement capable de projeter
1200 gouttes d'encre par pouce. Dans la mesure ou il faut plusieurs gouttes pour imprimer un pixel, la
résolution maximum d'une imprimante jet d'encre est bien moindre (souvent de l’ordre de 250 lpi)

" 1 Inch = 1 pouce = 2,54 centimètres.

L’assemblage de cette mosaïque de points papiers pour constituer le point de trame est effectuée par le
pilote d’impression. La forme du point (rond ou elliptique), l’angle (généralement 45 degré) des points
de trame modifient aussi fortement le rendu final de l’impression.

Dans le cas d’une image noir et blanc :


avec 2 × 2 pixels, il est possible de créer 5 nuances de gris :
avec 3 × 3 pixels, on obtient 10 niveaux de gris;
avec n × n pixels , on obtient (n × n)+1 niveaux

Puisque le nombre de niveaux de gris est proportionnel à la


taille des points de trame, on pourrait être tenté d'utiliser
des points de trame de grande dimension mais cela
diminuerait sensiblement la finesse d'impression.

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Explication :

Imprimer une image sur une imprimante de 300 dpi avec des cellules de 5 × 5 pixels permet d'obtenir 26
nuances de gris, mais une résolution pratique réduite à 60 lpi (300 / 5).

" l’augmentation du nombre de points papier dans le point de trame augmente les nombre de nuances
de gris possibles mais augmente aussi la taille des points de trame (c’est pour cela que la linéature
des imprimantes laser est fixée à une valeur relativement basse (~ 60 LPI)

" La qualité d'une image en niveau de gris, dépend de la finesse du point, mais aussi du rendu des
niveaux de gris. Les constructeurs doivent jouer sur un compromis nuance de gris / taille du point
de trame.

Ci-contre : impression sur une


laser NB à 300dpi. Chaque point
de trame est constitué de 9×9
points papiers, ce qui permet 82
nuances de gris mais une linéature
de seulement 300/9=33 Lpi

Tout ceci se complique lors d’une impression couleur qui


s’effectue en plusieurs passes ...

De plus, pour couronner le tout, certains constructeurs


indiquent une résolution physique « visuelle », qui est
supérieure à la résolution physique réelle. Il s'agit en fait de
mettre en avant un algorithme de lissage des courbes
(interpolation), qui permet d'augmenter la qualité
d'impression . Il en résulte un léger flou à l’impression.

Impression quadrichromique avec trame décalée.

Retenir les linéatures suivantes :

Journal = 50 à 80 lpi revue = 100 à 120lpi revue d’art = 150 à 200 lpi
imprimante laser = 50 à 60 lpi
jet d’encre = 200 à 250 lpi
écran :72 ~100 lpi suivant le pitch de l’écran

Pour un pitch de 0.25 mm (17 pouces récent) la résolution est de 25.4mm/0.25=100lpi

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linéature 30 lpi 53 lpi 100 lpi

Ci dessus : La linéature augmente (les points de trame sont plus petits) mais en contre partie le nombre de
nuances de gris diminue

Attention : Ces photos sont susceptible de subir l’effet de moiré à cause de la photocopieuse numérique utilisée pour la
reproduction de ce document ! !

L’image ci-contre est obtenue avec un autre algorithme de conversion


(Appelé tantôt nuages, diffusion, stochastique ou dither), il permet
d'atténuer l'effet de trame en ajoutant un peu d’aléatoire ! Cela donne un
meilleur rendu pour les photos. (moins sensible au moiré d’ailleurs !)

Le choix de la méthode de tramage s’effectue dans les propriétés de la


configuration d’impression.

En lui indiquant
la qualité
souhaitée , le type
de papier, le type
de trame , l’utilisateur lui fournit des informations
cruciales qui vont permettre un rééchantillonnage ,
une interpolation (=lissage) de l’image en vue de
l’impression. Il s’agit de la phase de
« rastérisation » qui consiste à transformer le
document en une succession de points dont la
forme, la taille et la dispersion sont calculées en
fonction des caractéristiques de la machine, du
papier et des têtes d’impression.

panneau de configuration de la CANON LBP-810

Rassurez-vous, tout ce travail s’effectue le plus souvent de façon transparente et généralement


satisfaisante par le pilote d’impression (procédé RET chez HP).

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• Physiologie de l’œil et résolution

En première approximation, l’œil peut être assimilé à un système optique comprenant : une lentille
convergente de focale 15 mm, le cristallin, une surface sensible , la rétine, constituée d’une mosaïque de
capteurs : les cônes (130 millions) et les bâtonnets (6-7 millions).
Le diamètre des cônes est beaucoup plus petit que celui des bâtonnets.
Plus on s'éloigne de la partie centrale, plus les cônes se font rares et leur diamètre augmente
La macula (2~3 mm) essentiellement constituée de cônes permet la vision des détails en éclairage diurne .
(lecture , vision des détails)
La fovéa (1300 à 1500 microns) est une région de la rétine située dans la macula, près de l'axe optique de
l’œil. L'acuité visuelle y est maximale.

Le diamètre moyen d’un de ces « pixels physiologiques » est d’environ 5 microns.


La définition rétinienne de la macula est donc d’environ 1/0,005mm=200 points par millimètre soit environ
5000 points par pouces.

" La rétine à une résolution moyenne de 5000dpi.

Le pouvoir séparateur de l’œil est l’angle sous lequel doivent être vus deux points pour être séparés : il
est de 5µm / 15 mm ≈ 3.10-4 rad (1 minute d’angle)
Nous pouvons ainsi déterminer la résolution minimum nécessaire d’un document imprimé pour que la
trame soit invisible lorsqu’il est visionné à une distance d.

macula

Centre optique
cône 30 cm
de l’oeil 3m
5um 3km
3.10- 4 rad

100 um 1mm 1m
15mm

Aà 254dpi
25,4 dpi

! Vous avez placé naturellement ce document à environ 30 cm de vos yeux , il nécessite donc, au moins,
1 point tous les dixièmes de millimètre soit 254 dpi

! Pour ne pas distinguer le pitch d’un moniteur d’ordinateur à 100dpi il faut donc se placer à plus de 60
cm de l’écran

! Une affiche publicitaire visionnée à 3m nécessite seulement 1 point tous les millimètres (25.4dpi) soit
3000 × 2000 pixels.

! Les deux phares d’une voiture (espacés de 1 m) seront séparés à condition que celle-ci soit située à
moins de 3km ...

Détail du calcul pour trouver 254dpi à 30 cm


A une distance d=30 cm les points doivent être séparés de e sachant que dans les triangles semblables on a
5um/15mm = e/d
5 × 10 −6 −6 25,4 × 10 −3
on trouve e = × 0,30 = 100 × 10 = 100 µ m . Il y aura = 254 points par pouce = 254 dpi
15 × 10 −3 100 ×10 −6

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• Format de reproduction et facteur d’échelle

Nous avons vu ci dessus que la distance de vision dépend de la taille du document regardé :
On admet généralement qu’une image imprimée est regardée à une distance égale à environ 2 ou 3 fois sa
diagonale.

Photo 15 × 10cm (diagonale 18 cm) regardée à environ 30~40cm


Photo 40 × 30 cm dans une exposition à environ 1,5m
Affiche 4 × 3 m d’un panneau publicitaire à environ 10~15m

Dans ces conditions, on comprend que des photos de grande taille soient imprimées avec une résolution
plus faible : Un A5 de (21 ×15 cm) imprimé à 250 dpi et vu à 50 cm semblera tout aussi bon qu’un A3 (42
× 30 cm) à 125 dpi vu à 1m

Exemple :

Pour imprimer en A4 en 300 dpi, à partir d'une diapo 24 × 36 mm, le facteur d'échelle doit être de 297mm /
36 mm = 8,25. D'où une résolution de : 300 × 8,25 = 2500 dpi (environ).
Cette règle peut se modifier en fonction de certains impératifs d'impression professionnels qui font appel au
tramage. (la fréquence spatiale d’échantillonnage ne doit pas être un multiple entier proche de la
linéature sinon l’effet de moiré apparaît. Voir plus bas)

Dans le même ordre d’idée, il serait tentant d’obtenir des épreuves A4 à partir de simples tirages standards
en format 15×10cm. Il faut savoir que dans le meilleur des cas, la résolution d’une photo réalisée dans un
laboratoire industriel à partir d’un négatif 24×36 correspond à seulement 400lpi . Numériser en 600dpi ou
1200 dpi ne change rien à sa qualité. L’agrandissement mettra en évidence les défauts (le flou, le grain du
papier) le résultat imprimé présentera une absence de netteté et un moutonnement de l’image.

Utiliser un scanner de diapos (2000~3000dpi) (=scanner à transmission et non pas réflexion comme les
scanners à plat) donnera un résultat d’une qualité incomparable, même avec des taux d’agrandissement
élevés :

Une diapo ou un négatif provenant d’une pellicule 50 ISO contiennent l’équivalent de 25 millions
de pixels (6000×4000 pixels) ce qui correspondrait à un fichier d’environ 75 Mo !

La photo papier (400lpi) obtenue à partir de ce négatif contient seulement 2362×1575 = 4 millions
de pixels ce qui correspond seulement à un fichier de 12 Mo.

" Une diapo contient beaucoup plus d’information qu’un tirage papier.

Il faut garder précautionneusement ses diapos et négatifs. Les laboratoires devraient toujours placer les
négatifs dans des pochettes plastique individuelles afin d’éviter les rayures. Dans la plupart des
développements bon marché les négatifs n’ont aucune protection.

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• Résolution et scanners

Nous venons de déterminer que le pouvoir de résolution (pouvoir séparateur) de l’œil humain est
d’environ 3.10-4 rad , l’œil est capable de séparer des détails de l’ordre du dixième de millimètre à une
distance de 30 cm. Il faut donc qu’il y ait environ 250 points de trame par pouce pour que celle ci devienne
invisible.
C’est ce seuil qui est atteint par les meilleures imprimantes « jet d’encre » qui peuvent donc se prévaloir de
la sacro-sainte « qualité photo »

Attention , tout ceci est théorique et d’autres phénomènes physiques comme la diffusion de l’encre sur le
papier ou la précision de l’électronique du système de balayage du moniteur permettent d’abaisser
grandement ce seuil.

La linéature pratique des meilleures imprimantes du marché actuel étant d’environ 200 Lpi
il est donc inutile de scanner un document à plus de 200~300dpi. Si l’impression s’effectue sur une jet
d’encre peu récente ou sur une laser NB on pourra descendre à 100~150dpi

L’utilisation de ces valeurs vous assure que la seule limitation proviendra de votre imprimante et non pas
des réglages du scanner même si celle-ci est au maximum des ses possibilités (meilleur papier photo, mode
qualité photo, … Un dépassement n'apportera plus rien si ce n'est une augmentation inutile de la taille du
fichier.
Les résolutions 600 ou 1200 Lpi ne sont utiles que lorsque le rapport de reproduction est élevé
(agrandissement d’un détail, d’une diapo avec un dos pour transparent ...)

A titre d’indication :
Un scanner de diapo moyen de gamme (Minolta dual SCAN II) scanne une
diapo 24×36 mm à 2820 dpi.
36
La taille de la diapo en pouces est : 24 = 0,94 pouce × = 1,41 pouce,
25,4 25 ,4
sa taille en pixels sera de 0,94×2820=2664 pixels par 1,41×2820=3996 pixels
ce qui donne un fichier de 2664×3996=10,62 Megapixels qui aura comme
poids 2664×3996×3= 30,4 Mo Minolta dual Scan II (USB donc lent)
1024×1024
Ce fichier compressé en jpg aura un poids d’environ 5 Mo (faible taux de compression : niveau 5 dans
Paint Shop Pro) ce qui est très raisonnable pour ce type de fichier .
La taille d’impression maximale sera de 27cm × 40 cm (voir plus bas)
A noter :
Un scanner de diapo permet aussi de scanner les négatifs. Cette technique est moins sujette au bruit car les
zones opaques du négatif représentent les hautes lumières. Par contre le scanner doit inverser les couleurs et
éliminer le masque orange. Mais sa densité n'est pas normalisée et ce masque
est différent d'une gamme ou d'une marque de pellicule à une autre...

A noter : Certains scanners de diapo (Nikon LS-30 SCSI) disposent d’un


procédé permettant d’éliminer les poussières au moment du scan .
(procédé ICE de http://www.appliedsciencefiction.com/)
La diapo est pré-scannée en Infrarouge : La diapo ou le néga sont transparents
aux IR mais pas les poussières: le logiciel va éliminer les défauts sans toucher
au reste de la photo ...C’est vraiment étonnant d’efficacité et peut éviter des
journées entières de retouche sous photoshop. (voir test en ligne)
Nikon LS-30 ICE SCSI (testé, approuvé et acheté : Une merveille de technologie...)

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• Le choc des mots, le poids des photos - les formats - la compression

! Photo format standard 10×


×15 cm (=3,9×5,9 pouces) scannée en millions de couleurs ( 3 octets)
résolution l ×L total pixels poids du fichier
72 dpi 283×420 120.275pixels 353ko
On peut remarquer
150 dpi 590×885 522.150 pixels 1.5Mo
que le doublement de
300 dpi 1180×1770 2,1Mpixels 6 Mo la résolution entraîne
600 dpi 2360×3540 8,4Mpixels 24 Mo un quadruplement
de la taille du fichier.

! Page A4 21×
×29.7cm (=8,3×11,7 pouces) scannée en millions de couleurs Attente ...
résolution l ×L total pixels poids du fichier Attente ...
72 dpi 595×841 500 395 pixels 1,4Mo Plantage !!
150 dpi 1240×1753 2,2Mpixels 6.2Mo
300 dpi 2480×3507 8.7Mpixels 25 Mo
600 dpi 4960×7015 34.8Mpixels 100Mo

Retenir :

" Un A4 300dpi en millions de couleurs pèse environ 25 Mo.

" Un doublement de la résolution quadruple le poids du fichier obtenu.

Pour obtenir une résolution de 300dpi en format 10×15cm, il faudra disposer d’un fichier natif de
1180×1770 pixels ce qui correspond approximativement aux performances d’un bi-megapixels
(1600×1200).
Nous venons de voir que les poids des images, notamment les photos, sont relativement élevés. Leur
stockage est donc problématique, heureusement il est possible de réduire fortement la taille des fichiers en
les compressant :

! Format bmp : sans compression, en 256 ou en millions de couleurs. A utiliser lorsqu’on ne veut pas
perdre d’informations dans l’image et que l’on n’est pas limité par le stockage.

! Format gif : compression non destructive (réversible) seulement pour les images de moins de 256
couleurs. Ce format convient pour les schémas, les captures d’écran et surtout pour les animations par
gif animés. Le facteur de compression n’est pas réglable et dépend de la structure du schéma (lignes
horizontales ou verticales : facteur de compression différent)

" Une photo bmp codée en millions de couleurs perd irrémédiablement des nuances lorsqu’elle est
convertie en gif. : passage de 224 couleurs à 28 : Une conversion inverse (gif en bmp) ne redonnera
évidemment pas l’original. (un vieux vinyle sera toujours aussi nasillard après numérisation en
qualité CD ! !)

" Un schéma bmp codé en 256 couleurs ne perd pas de nuances lors de la compression gif. (la
conversion inverse redonne l’original)

! Format jpg : compression destructive (irréversible) en millions de couleurs . Convient pour les photos .
Le facteur de compression est réglable d’environ 6 à 24. Pour des taux de compressions élevés apparaissent
des artefacts de compression : Dans tous les cas la compression jpg fait perdre de l’information.

On utilise couramment le niveau 75 ~85 dans PaintShopPro qui divise par 12~10 la taille de l’image.
(niveau 5~6 dans Photoshop)

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! Format tiff :compression non destructive . Millions de couleurs. Taux de compression relativement
faible 2 ou 3 . (souvent moins)
! Format png : Compression non destructive (très efficace)

Chaque logiciel gère son propre format , les cinq ci-dessus sont les plus courants.
Une bonne alternative peut être le bmp zippé (non destructeur).(très performant sur des captures d’écran)

" Attention aux compressions jpg successives : chaque fois que l’on sauvegarde la même image en jpg
l’algorithme détruit petit à petit l’image : On aura donc intérêt à travailler toujours en BMP (ou TIFF)
pendant la retouche et ne compresser en jpg qu’à la dernière sauvegarde…

• Moyen mnémotechnique pour jauger la taille d’impression d’une photo en impression « qualité
photo »

Nous avons vu plus haut qu’il était inutile de scanner avec une résolution trop élevée : la lourdeur des
fichiers obtenus augmentant de façon quadratique avec la résolution.
La linéature pratique des meilleures imprimantes qualité photo est d’environ 200 Lpi , nous pouvons
surévaluer cette résolution en prenant une résolution de 254 Lpi = 254 points pour 2.54 cm (ce qui
correspond seulement à 10 points au millimètre !)
Il suffit de diviser par 100 la largeur et la hauteur de l’image pour obtenir la taille en centimètres du tirage
« qualité photo »
Une photo de 1280× ×1024 pixels donnera une photo de 12,8cm ×10.2 cm

Dénomination Longueur × Hauteur Impression optimale


Bi-megapixel 1600 × 1200 16cm × 12cm
Tri-megapixel 2048 × 1536 20cm × 15cm
4,1-Megapixel 2272 × 1704 23cm × 17cm
5,2-Megapixels 2560 × 1920 26cm × 19cm
6-Megapixels 3000 × 2000 30cm × 20cm (~ A4)
10-Megapixels 3872 × 2592 38cm × 25cm
12-Megapixels 4288 × 2848 42cm × 28cm

Comme tout moyen mnémotechnique, cette méthode est approximative et repose sur l’idée que les photos
seront tirées sur une imprimante très performante et examinées à une distance d’observation « normale »
d’environ 25 cm.
Des fichiers de taille modeste (2000×1500) peuvent pourtant donner d’excellents résultats jusqu’au format
d’une affiche ... puisque la distance d’observation d’un tel document est habituellement en rapport avec ses
dimensions et que la limite de notre pouvoir de résolution rend supportable à distance élevée, une
résolution qui ne serait pas supportable de près.

On peut noter que les fichiers de 6 mégapixels (Nikon D40) permettent d’obtenir des clichés au format
A4 : c’est largement suffisant à moins de devoir recadrer ses photos.

" Lorsque le format d’impression grandit le nombre de pixels nécessaires s’envole.

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• Les problèmes de moirage des scanners

Lorsqu'on numérise une image imprimée en quadrichromie (c'est-à-dire


pratiquement tous les journaux, revues et livres), on évite d'avoir une
résolution de numérisation voisine de la fréquence de trame (afin d'éviter
des phénomènes de battement ou « moirages » qui engendre des motifs
réguliers qui peuvent dénaturer complètement l’image.

Il s’agit d’un phénomène classique de l’échantillonnage : battements


de deux phénomènes périodiques de fréquence proche. (fréquence
d’échantillonnage spatiale et fréquence du point de trame) .

Ce phénomène se retrouve dans tous les procédés d’échantillonnage temporels ou spatiaux : stroboscopie,
carte d’acquisition pour conversion analogique /digitale, capteur CCD et costume en pied de poule ...

Marylin moirée : Visualisation sous différents facteurs de zoom dans Paint Sho Pro.
La solution :

Dans le logiciel du scanner, il faut activer des options de détramage : selon la densité de points du
document, le scanner va numériser très finement en décalant aléatoirement les points capturés pour
éviter cet effet.
L'image perd par contre un tout petit peu de piqué, la numérisation prend en général nettement plus de
temps (la numérisation se fait à vitesse très lente pour acquérir plus de points de mesure).

Ce phénomène qui apparaît principalement lorsqu’on numérise des documents tramés peut aussi se déclarer
lors de l’affichage en vignette d’une image tramée: le logiciel de visualisation rééchantillonne pour
prélever un pixel tous les x pixels. Cette opération peut dénaturer complètement l’image. (cf ci-dessus)

http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 13


• Impression papier

L’affichage sur un écran cathodique est réalisé par synthèse additive Le


rouge, Le vert et le bleu de mélangent pour former du blanc,
l’impression couleur est obtenue , elle, par synthèse soustractive : le
mélange de cyan , magenta et jaune produit du noir (trichromie)

Le noir obtenu ainsi déçoit par son aspect marron clair, c’est
pourquoi tous les constructeurs ont rajouté une cartouche d’encre noire
par imprimer en quadrichromie

Les Imprimantes jet d’encre couleur


ont tout de même un intérêt !
Les constructeurs travaillent sur plusieurs points pour améliorer l’impression :

! Diminution de la taille des gouttes d’encre (jusqu’à 3pL ) chez EPSON


! Superposition des gouttes : procédés RET2, RET3 chez HELWET PACKARD
! Augmentation du nombre de nuances des couleurs par ajout de deux couleurs supplémentaires : le cyan
clair et le magenta clair : La couleur de la peau est ainsi mieux rendue :EPSON
! Amélioration des algorithmes de rastérisation (trame)

Une bonne impression utilisera un papier couché (recouvert de kaolin) ou mieux encore du papier glacé
(recouvert d’un vernis brillant). Le papier photo est un papier glacé cartonné :

Dans tous les cas l’impression papier est lente et chère ; elle produit des documents fragiles (aucune
résistance à l’eau , à la lumière solaire) qui ont une durée de vie très limitée (1 à 2 ans dans les meilleurs
cas).

Pour information :

Les cartouches couleur des imprimantes jet d’encre coûtent cher. Elles s’épuisent rapidement et à la
meilleure résolution, au bout d’une vingtaine de tirages A4 (soit 80 photos), la cartouche est pratiquement
vide…
Un papier photo de fort grammage (TDK 264g/mm2) revient à environ 20 euros les 20 feuilles !
Le coût de la photo est élevé, sans compter ni les ratés, ni le temps bloqué devant l’ordi !

" Imprimer ses photos soi-même : c’est perdre son temps et son argent !

On a tout intérêt à faire développer ses tirages numériques par un laboratoire spécialisé.
Les prix sont aujourd’hui comparables à ceux pratiqués pour l’argentique.

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Caractéristiques générales des appareils photo numériques

La photo numérique est en train d'acquérir sa maturité. Elle peut désormais concurrencer la photo
argentique. Voici ce qu'il faut savoir avant de faire son choix. Je vais dans cette partie détailler les
caractéristiques des appareils photo numériques.

• LE CAPTEUR CCD

Le capteur CCD (Charged Couple Device), en français DTC (Dispositif par


Transfert de Charges) est au cœur de l’appareil photo numérique, il est l’équivalent
de la pellicule présente dans son homologue argentique. Il est constitué d’une
mosaïque de minuscules photodiodes appelées aussi photosites ou plus simplement
pixels.
Capteur CCD
Chacun des ces pixels est constitué d’un condensateur dont une électrode est
un semi-conducteur. Par effet photo-électrique, les photons de lumière sont
transformés en électrons puis stockés dans le condensateur. (passage de la
bande de valence à la bande de conduction en sautant le GAP !)
Chaque pixel de la matrice transforme donc les photons en une charge
électrique proportionnelle à la quantité de lumière reçue. Ce signal est
ensuite numérisé, traité, puis stocké.

Capteur CCD du Nikon D1


Les électrons présents dans chacun des pixels de la matrice sont comptés et convertis en une nuance de
gris qui s'étend du noir au blanc (noir = aucun électron, blanc = saturation du pixel)
Il existe deux types de capteurs : les CCD (Charged Coupled Device) et les CMOS (Complementary
Metal Oxide Semiconductor). Ce dernier se distingue avant tout par son procédé de fabrication, similaire
à celui des circuits imprimés et microprocesseurs qui lui procure un faible coût de fabrication et une
consommation électrique réduite.

Les CCD sont chers à la fabrication car nécessitent des chaînes de montages particulières, les boîtiers en
étant équipés sont donc plus onéreux. L'introduction récente dans ce domaine du
CMOS beaucoup - moins cher - est donc une solution alternative. Par contre ce
dispositif se montre beaucoup plus sensible au
bruit survenant lors de prises de vue dans des
conditions de faible luminosité (bruit
thermique) (le CMOS possède une sensibilité
environ égale aux deux tiers de celle du CCD).

Philips Vesta Pro pour la mécanique ... perd moins d’images que la Toucam ci-dessous.
Ce même type de capteur CMOS est utilisé dans la fabrication des récents
scanners bon marché de faible épaisseur. La qualité des documents obtenus
par ce type de scanner est bien inférieure à celle obtenue par un scanner à
barette CCD.
On trouve aussi ce type de capteur CMOS dans la plupart des WEBCAM zr
autre gadget bon marché.
à noter
la Webcam Philips TOUCAM PRO 740K (bague jaune) dispose, elle, d’un
capteur CCD (1/4" - 640 x 480 ) procurant des images de qualité (voir
document « utilisation d’une WEBCAM en mécanique nov 2001» 24 pages)
Philips Toucam pro 740K
+ adaptateur = Astro-photo :-)

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• TAILLE DU CAPTEUR (Le paramètre essentiel !)

Les capteurs CCD ont une taille beaucoup plus petite que la surface
sensible d’une pellicule argentique, qui elle, mesure 24*36mm soit une
diagonale de 43mm.
Nous verrons, plus loin, que cet écart est fondamentalement responsable des
nombreuses différences entre la photo argentique et le numérique.
La taille du capteur influe directement sur la taille des pixels qui sont donc
microscopiques, (4~5 micromètres de coté)

Dénomination Taille réelle Rapport de surface / 24×36


1/2,5" 4,29×5,76 mm Compacts 35
1/2,3" 4,62×6,16 mm Compacts 30
1/2" 4,8×6,4 mm Compacts 28
1/1,7" 5,7×7,6 mm Compacts 20
4/3" 13×17,3 mm Compacts 3,8
APS CANON 14,8×22,2mm Réflex amateurs canon 2,6
APS NIKON 15,8×23,6mm Réflex amateurs nikon 2,3
24x36 24×36 mm Réflex professionnels 1

La diminution de la taille des capteurs n’a pour unique but que de diminuer le coût de la puce (plus de
puces sur une même galette de silicium)

" L'augmentation croissante du nombre de pixels dans les appareils numériques grand public s'est faite
sans augmenter la taille du capteur :

" La surface des pixels diminue avec l’augmentation du nombre de pixels ce qui diminue la
sensibilité de l’appareil.

" Le capteur d’un compact est environ 15 fois plus petit que celui d’un réflex amateur APS : Il ne
faut donc pas s’attendre à la même sensibilité !

• LA RESOLUTION DU CAPTEUR

La résolution des photos correspond au nombre de pixels que peut percevoir le capteur CCD. Les premiers
appareils avaient des capteurs de 300 à 400 000 pixels offrant une résolution VGA (640×480). Les suivants
étaient munis de capteurs Mégapixels (1 million de pixels) permettant d'avoir des images en 1152×864 ou
1280×960 pixels. Aujourd'hui, les modèles 10, 12 et 15 Mégapixels peuvent prendre des images d'une
résolution jusqu’à 4280 × 2600.

Le choix de la résolution se fait en fonction de la destination finale de l'image. Ainsi le mode VGA
(640×480) ne trouve son utilité que pour une diffusion sur le web. Une résolution de 1600 × 1200 ou 3000
× 2000 est bien suffisante pour apprécier ses photos sur l'écran de son ordinateur. Une impression de bonne
qualité (en 10 × 15cm) nécessite un appareil de seulement 3 megapixels .

Nous verrons plus loin une méthode permettant d’estimer la taille de l’impression en fonction du nombre de
pixels.

" Résolution importante ne rime pas avec qualité : bien au contraire

" Résolution importante rime plutôt avec faible sensibilité et images bruitées !!! (voir plus bas)

http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 16


Résolution Taille de Nombre Rapport Dénomination
standard l'image de pixels largeur/hauteur
de l'image non
compressée
640 × 480 900 Ko 0,30 MPixels 4/3 VGA
800 × 600 1,37 Mo 0,48 MPixels 4/3 SVGA
1024 × 768 2,25 Mo 0,79 MPixels 4/3 XGA
1280 × 1024 3,75 Mo 1,31 MPixels 5/4 Megapixel (SXGA)
1600 × 1200 5,49 Mo 1,92 MPixels 4/3 Bi-megapixel (UXGA)
2048 × 1536 9 Mo 3,14 MPixels 4/3 Tri-megapixel (SUXGA)
2272 × 1704 11 Mo 3,9 MPixels 4/3 4,1-Megapixel
2560 × 1920 14 Mo 4,9 MPixels 4/3 5,2-Megapixels
3000 × 2000 18 Mo 6 MPixels 3/2 6 Megapixels
3872 × 2592 30 Mo 10 MPixels 3/2 10 Megapixels
4288 × 2848 36 Mo 12 MPixels 3/2 12 Megapixels

" Attention : le nombre de pixels actifs peut être inférieur au nombre total de pixels.
Attention : Le format du capteur CCD n’est pas
toujours , comme pour une pellicule 24×36, dans le
rapport 3/2 mais peut être dans un format plus carré
pour certains compacts format 4/3

Les photos ne peuvent donc pas être imprimées en


15×10cm mais plutôt en 13×10cm.(bandes blanches
sur les cotés). Cela entraîne soit une perte de papier
lors de l’impression de quatre photos sur une page A4
(conservation du format d’image) , soit une perte de
résolution car il faudra retailler et agrandir la photo
pour obtenir un format 15×10cm :
Arcsoft photo printer 2.0 (gratuit)

Cet effet qui est un inconvénient lors de l’impression ne pose pas de problème sur un moniteur qui est lui
le plus souvent au format 4/3 (800×600 pour un 15 pouces , 1024×768 pour un 17 pouces.)

La plupart des moniteurs LCD actuels sont au format « WIDE = large»

• SENSIBILITE DU CAPTEUR CCD

La sensibilité du capteur CCD est primordiale : un capteur peu sensible


obligera le photographe à travailler avec des grandes ouvertures ou des temps
de pose élevés (flou de bougé : nécessité d’un pied)
La sensibilité totale du capteur CCD dépend avant tout de sa taille réelle et
donc de la taille des photosites ou pixels, elle dépend aussi de son
rendement quantique. (Mesure du nombre de charges créées pour un photon d'une certaine énergie.) Le
rendement quantique d’un CCD est de part sa construction bien meilleur que celui d’un CMOS qui lui est
moins cher à fabriquer.

Explication :
Si, pour un photosite particulier, 6 électrons sont créés pour 10 photons
incidents : le rendement quantique est de 60%

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Exemple concret : Le CANON 500D (année 2009) dispose de 15 Millions de pixels pour une surface de
×22,2mm =328mm2 Chaque pixel mesure 4,6µm soit une surface 21,6µ
14,8× µm2

Le NIKON D40 (Année 2006) dispose, lui, de seulement 6 Mpixels pour une
×23,6mm=373mm2 chaque pixel (7,8 µm) dispose d’une surface
surface de 15,8×
de 62 µm2)

La différence de sensibilité entre ces deux pixels est proportionnelle à leur


surface : Le D40 est, en théorie, environ 3 fois plus sensible que le 500D.

De plus l’avantage va au capteur CCD du D40 plutôt qu’au CMOS du 500D.


Par contre, il est évident que les progrès des algorithmes de suppression de bruit
ont bien évolué … et pour cause …
On peut comparer cela au vieux NIKON D1 dont chacun des 3 millions de pixels faisait 11.8×11.8=
140µm2
Cette notion se retrouve en photo argentique : la taille des grains d’halogénure augmente avec la
sensibilité du film : 100 ISO ; 200 ISO ; 400 ISO : Un film sensible procure du grain à la photo. (Utilisation
en photographie artistique pour les portraits)

" Cette notion permet de comprendre pourquoi l’augmentation du nombre de pixels des appareils
photo numériques sans augmentation de la taille du capteur CCD leur fait perdre de la
sensibilité (nécessité d’ouvrir plus, de monter en ISO ou de travailler avec des basses vitesses)

" D’une part les pixels sont plus petits mais d’autre part le capteur sera plus sensible au bruit :

" Il peut être judicieux d’acheter un « vieil appareil » disposant de peu de pixels ( 6 Megapixels)

Explication :
Pour une même quantité de photons (même photo, même optique,
réglages identiques) et un capteur de même taille , un 12 Mpixels sera
moins sensible qu’un 10 ou un 6 Mpixels car ce même nombre de
photons doit se répartir sur un plus grand nombre de pixels. Chaque pixel
stocke donc moins de photons, la présence de photons parasites (le plus
souvent d’origine thermique) augmente l’erreur relative sur le
dénombrement de chaque photosite .
Pour limiter l’influence de ce bruit thermique, il est nécessaire que les
photosites stockent plus de photons (temps de pose rallongé - risque de
flou de bougé)
Cela fait perdre un 1 voire 2 diaphragmes sur le NIKON D60 (10
megapixels) par rapport au NIKON D40 (6 megapixels) (même optique –
taille du capteur identique.) Nikon D40 testé approuvé et acheté !
L’un des meilleurs réflex « amateur »

" L'augmentation croissante du nombre de pixels dans les appareils numériques grand public s'est faite
au détriment de la sensibilité des capteurs.

" Les appareils photo les plus sensibles ont soit un grand capteur (capteur Full frame = plein
format= 24 × 36 mm type NIKON D700 ) soit un capteur format APS (=15,6x23,6 mm) mais pas
trop de pixels type NIKON D40

" Le compacts (petit capteur) sont logiquement peu sensibles : les photos par faible luminosité sont
à proscrire. L’appareil tentera de compenser par une montée en ISO et une baisse de vitesse : ce
qui entraîne du flou et du bruit… (voir plus bas …)

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• SENSIBILITE SPECTRALE (= en fonction de la Couleur)

Les principaux défauts colorimétriques constatés sur les appareils numériques sont liés à la sensibilité
spectrale c’est à dire à la variation du rendement quantique de chaque pixel en fonction de la couleur du
photon (certaines couleurs donnent plus d’électrons). Dans ce cas, le capteur CCD modifie fortement
l’aspect des couleurs en fonction de la température de l’éclairage : lampe à filament, néon, ou lumière du
jour..
Le flash utilisé sur une personne dans une pièce éclairée
par des lampes à incandescence, par exemple, fournira
un résultat surprenant et difficile à analyser.

La balance des blancs doit pouvoir être réglée


manuellement.

De plus cette sensibilité du capteur CCD n’est plus tout à


fait linéaire avec l’éclairement notamment dans les forts
et faibles éclairages. Cela se traduit par un manque de
sensibilité dans les hautes et basses lumières. Les scènes
à fort contraste sont à proscrire. Le capteur CCD a tendance à écraser les hautes et basses lumières (pas de
détail dans les ombres, visages saturés bouchés) (phénomène de blooming caractéristique de la
photonumérique )
Dans le cas de scènes trop sombres il faut utiliser le flash, sans oublier qu'au delà de 3 ou 4 mètres, celui-ci
n'éclairera plus grand chose, de nuit comme de jour. Celui-ci est aussi nécessaire pour les sujets en contre
jour afin de déboucher les ombres.

Un capteur CCD est plus sensible qu’un œil humain dans les hautes longueurs d’ondes (IR).
De plus il capte aussi les proches UV (nécessité d’un filtre anti-UV)
(Possibilité de photographie IR avec filtre approprié)
(Essayer de photographier une télécommande TV par exemple ...)

" Les photos utilisant plusieurs sources de lumières de différentes températures sont à proscrire.

• DYNAMIQUE (=nombre de nuances)

La plage dynamique est l'étendue des tonalités (du plus sombre au plus clair) perceptibles par un
capteur : du noir pur (0, 0, 0 en RVB) jusqu’au blanc pur, "cramé" (255, 255, 255 en RVB).
Un des gros défauts de la photographie numérique est le manque de dynamique du capteur.
Chaque couleur ne dispose que de 256 possibilités de nuance, c’est peu, même si cela fournit
256*256*256=16 millions de couleurs !
Une photographie mêlant des zones sombres et des zones fortement éclairées (contre jour par exemple) a
toutes les chances, soit d’être soit brûlée (souvent le ciel) soit trop sombre.
Je vous défie de faire une photo, correctement exposée, contenant le soleil et un avant plan…et ce quel que
soit le prix de l’appareil photo …

" Tous les capteurs des APN manquent de dynamique.


" Il est impossible de photographier des scènes très contrastées.

Une solution est la photographie HDR (High dynamic Range) qui permet à partir de plusieurs photos avec
des expositions différentes de ne conserver que les parties bien exposées. Cela peut être effectuer
directement par l’appareil (en vitesse rapide) en « bracketant » et en utilisant un logiciel adapté.(type
photomatix)

Rechercher « 35 Fantastic photo HDR » pour des photos irréalistes et irréalisables autrement qu’en HDR.

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• LE OU LES BRUITS =(pixels ayant des fausses couleurs) (attention cela devient ardu !)

Les dispositifs à transfert de charges sont sensibles à différents types de bruit que nous allons détailler :

! Le bruit quantique (ou bruit de fond) :

Il provient de la nature quantique (corpusculaire) de la lumière :


Pour une même exposition (source lumineuse constante et régulière), le nombre de photons détectés par
un photosite n’est jamais le même, il varie aléatoirement autour d’une valeur moyenne.
Ce bruit quantique est proportionnel à la racine carrée du nombre de photons détectés, (Loi de
POISSON) (le rapport signal/bruit est donc égal à la racine carrée du nombre de photons détectés) :
Si N est le nombre de photons détectés par un photosite, le bruit quantique sera proportionnel à N et le
rapport signal/bruit proportionnel à Ν / Ν = Ν

Explication :
Supposons qu’un pixel enregistre 100 photons, l’incertitude sera de ± 100= ±10 photons : l’erreur
relative est de 10/100=10% .
Maintenant si ce même pixel enregistre 500 photons soit une incertitude ± 500 = ±22 photons :
l’erreur relative passe à 22/500=4%.
Le bruit devient moins visible dans le signal. (le rapport signal/bruit augmente)

" La proportion de bruit quantique diminue avec le temps d’exposition

En outre, quand un photon frappe un pixel de la matrice CCD, il n'est pas certain qu'il sera effectivement
converti en électron. Ce rendement quantique est une caractéristique du type de capteur CCD (CMOS
ou CCD) et dépend fortement de la longueur d'onde de la lumière (couleur). Nous verrons plus bas le
problème engendré par des éclairages mixtes.(de températures différentes).

! Le bruit de lecture ou de traitement

Ce bruit est lié à la méthode même de lecture des


charges par registre à décalage : capteurs à
transfert de trame.
Le capteur CCD est vidé en décalant vers le bas
chaque ligne du CCD vers une ligne dénommée
ligne de transfert. Un « reliquat de charge » peut
subsister dans les condensateurs lors de ce
décalage (phénomène de smearing) : phénomène surtout visible en astro-photographie sur des objets très
lumineux.

A noter :
La plupart des webcams et camescopes utilisent des capteurs à transfert d’interligne qui eux, ne
nécessitent pas d’obturateur électromécanique mais sont moins sensibles car la moitié de leur surface est
masquée par les colonnes de transfert. Ce transfert d’une colonne à une autre est pratiquement instantané :
c’est pourquoi la vitesse d’obturation peut être très élevée. (1/10 000s sur une webcam d’entrée de
gamme !)

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Principe d’un Capteur à transfert de trame d’interligne.

! Le bruit de quantification

Il correspond à l'erreur moyenne commise en échantillonnant le signal analogique (courant électrique


associé à chaque pixel) sur un nombre fini d’incréments (erreur constante)

" Chaque nuance de luminosité pour chaque couleur est codée sur seulement 8 bits (soit 16 millions de
couleurs au total) cela correspond à la dynamique.

! Le bruit thermique (Dark Noise) ou courant d’obscurité

Même en l'absence de lumière , des électrons s'accumulent petit à petit dans le capteur CCD. Ce
phénomène est, lui aussi, tout à fait aléatoire (même statistique que le bruit quantique), il ne dépend pas
du nombre de photons détectés mais uniquement de la durée de capture.
Ce bruit est différent pour chaque pixel.
Son effet sera d’autant plus visible que le nombre d’électrons dans chaque pixel est faible.

" Le bruit thermique est proportionnel au temps de pose.

" Le bruit thermique est différent suivant chaque pixel. Il engendre des pixels anormalement colorés.

Explication :
Supposons pour simplifier :
- que le rendement quantique soit de 100% (chaque photon crée un électron)
- que la capacité maximale de chaque pixel soit de 255 électrons.
Dans ce cas simplifié, le nombre de photons fournit directement la valeur numérique du pixel considéré.

Intéressons nous a un pixel particulier du CCD: pour celui-ci, le bruit thermique entraîne par exemple
l’ajout de 100 électrons supplémentaires par seconde de temps pose.

Pour une photo d’un sujet très lumineux, la mesure d’exposition va régler la vitesse et le diaphragme afin
qu’aucun pixel ne soit saturé et que les valeurs de chaque pixel se répartissent de 0 jusqu’à 255.
Pour que la photo soit correctement exposée, ce pixel devrait avoir comme valeur 100 sur un maximum de
255 valeurs possibles.
La vitesse (1 /100 s) sera suffisamment rapide pour que le bruit thermique passe inaperçu car celui-ci
entraîne sur ce pixel une erreur de ±1 (erreur relative de 1%)
La valeur de ce pixel sera comprise entre 99 et 101.(faible erreur dans la couleur)

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Maintenant la même photo du même sujet beaucoup moins éclairé (10 fois moins de lumière) va nécessiter
pour obtenir la même exposition un temps de pose 10 fois plus grand (1/10s au lieu de 1/100s - diaphragme
identique). Pour que la photo soit toujours bien exposée, ce même pixel devrait toujours avoir comme
valeur 100 mais maintenant le bruit thermique entraîne une imprécision de 10 d’où une erreur relative de
10%
Sa valeur sera comprise entre 90 et 110. Le bruit thermique devient visible.

" Les sujets peu lumineux sont sujets au bruit

Les temps de pose sont limités par les risques de flou de bougé à basse vitesse , nous verrons plus bas
l’utilisation du gain pour contrer ce problème.

" Le bruit thermique est surtout visible dans les photos à longue exposition.

Le bruit thermique augmente aussi avec la température du capteur. (c’est pour cela que les capteurs
CCD utilisés en astro-photographie sont refroidis par des modules PELTIER.)

Rmq :
Il est tout à fait possible de mettre en évidence ce bruit en effectuant une photo avec le bouchon d'objectif
en place (et/ou un tissu noir sur l’objectif): l’augmentation du contraste de la photo (avec Paint Shop Pro
par exemple) fait apparaître des pixels colorés. Cette expérience simple peut être faite avec n'importe quel
appareil numérique dont la vitesse d'obturation est réglable manuellement.

On utilise cette méthode pour « soustraire » d’une photo l’influence du bruit thermique sur le capteur
(puisque ce bruit est reproductible indépendamment pour chaque pixel)

En conclusion :

" Le bruit engendre des pixels aléatoires colorés.

" Quel que soit la nature du bruit il est toujours présent sur toute la photographie, il se révèle sur les
photos peu exposées. (photos nocturnes ou sombres) (rapport signal/bruit faible)

" L’astro-photographie (ciel profond) est très sujette au bruit thermique.

Nous allons voir que ce bruit est accentué avec le gain du capteur CCD.

• GAIN ou réglage d’ISO

Le réglage nommé « Gain » ou « sensibilité » ou « ISO » par analogie avec la photo argentique (confusion
totale dans les termes !) permet d’augmenter artificiellement la luminosité de l’image en amplifiant
numériquement les valeurs de chaque pixel.
Ce procédé permet de pallier souvent le manque de lumière, par contre il engendre du bruit sur l’image
en amplifiant les différences de nuances et en accentuant les effets du bruit

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Explication : Imaginons une photo sous-exposée dans laquelle deux pixels contigus ont pour
valeurs 4 et 5 sur une échelle de couleur allant de 0 jusqu’à 255 : Le dégradé bien que sombre est
fluide.
Si le gain est de 10, ces deux pixels auront pour valeur respective 40 et 50.
Dans ce cas la photo est très contrastée mais le dégradé brutal.
Cet étirement correspond à une augmentation du contraste (possibilité de saturation : valeur 255)

" Augmenter le gain (sensibilité) revient à augmenter la luminosité, le contraste, mais aussi le bruit.

" Un compromis est nécessaire entre la sensibilité et le temps de pose (vitesse d’obturation) pour limiter
l’influence du bruit.

Le bruit thermique est prédominant lors de photos peu exposées c’est à dire des photos où la valeur de
chaque pixel est faible. Analysons sur un exemple simple l’influence du gain sur le bruit :

Reprenons l’exemple précédent du pixel à 100

Cette fois ci la photo du sujet peu éclairé est effectuée à vitesse rapide (1/100s) pour éviter le flou de bougé
mais avec un gain de 10. ( × 10)

Sans le gain, la photo serait sous-exposée : les valeurs de chaque pixel s’échelonneraient entre 0 et 26
Ce pixel aurait comme valeur 10 avec une erreur de ± 1 soit une erreur relative de 10%
Le gain permet aux valeurs de se répartir à nouveau entre 0 et 255. Mais par contre l’échantillonnage n’est
plus sur 8 bits mais plutôt 5 bits (25=32 nuances au lieu des 28=256)
Ce même pixel aura une valeur de 100 mais le bruit est lui aussi multiplié par le gain !

L’erreur relative sera toujours de 10 %.

" Le gain accentue l’effet du bruit car chaque électron parasite voit son influence multipliée par le
gain !

" Le gain diminue le nombre de nuances de luminosité et de couleur

• MESURE DE LA COULEUR

A ce niveau là, les photosites n’ont mesuré que la luminance du point et non
pas sa couleur :
L’image est en niveau de gris ... du noir (0) au blanc (255)
Afin de reconstituer les valeurs de chrominance (Dosage relatif de trois
couleurs de base : rouge vert et bleu (RVB)), chaque pixel est recouvert
d’un filtre coloré. La surface totale du capteur est ainsi recouverte d’une
mosaïque de microscopiques pavés colorés (filtre ou motif de BAYER), (2
éléments verts pour seulement 1 rouge et 1 bleu, pour tenir compte de la
sensibilité de l’œil humain.)
Un traitement mathématique va ensuite extrapoler les couleurs
manquantes à partir des pixels adjacents. Ce traitement a une importance
cruciale dans l’élaboration de la photo, pourtant les constructeurs ne donnent que très rarement des
indications sur l’algorithme utilisé .
C’est lui qui peut faire perdre du piqué aux photos.

Ce motif de Bayer peut poser des problèmes lorsque les détails sont de l’ordre de grandeur des photosites.

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Explication :

Imaginez que l’image contienne un détail blanc de la taille d’un photosite (reflet , ...)
Ce point blanc, s’il éclaire un seul photosite, peut être interprété comme un point coloré
mais jamais comme un point blanc car il ne peut couvrir les quatre photosites du motif de
BAYER.
Il va résulter un artefact coloré, c’est un dire un point coloré à la place d’un point blanc.
Ce type d’artefact apparaîtra de façon encore plus marquée si il s’agit d’une fine ligne
blanche inclinée : dans ce cas là apparaîtra une fine frange colorée ou un effet de moirage.
Pour limiter ce défaut, les constructeurs interposent devant le capteur un filtre anti-aliasing qui se charge
de diffuser les points trop fins de l’image sur le quatruplet de BAYER. (En analyse spectrale numérique,
on lui donnerait le nom de filtre passe-bas anti-repliement) Ce filtre coupe les hautes fréquences
spatiales, c'est-à-dire les détails les plus fins de l’image !)

C’est ce filtre qui est responsable de l’effet de douceur (léger flou) rencontré sur des photos obtenues avec
des capteurs pourtant haute résolution : L’image perd encore du piqué.

• DIFFRACTION :
Le piqué d’une photo numérique est limité aussi
par le phénomène de diffraction lorsque le
diaphragme est trop petit (grand nombre de
diaphragme F22, F32 …)
Il faut, en théorie, éviter de travailler avec les
plus petits diaphragmes de l’objectif même
lorsqu’on photographie des scènes très
lumineuses (Il est préférable, si cela est possible,
de compenser en augmentant la vitesse)

" Il faut éviter de travailler avec un diaphragme trop fermé.

• TRAITEMENT

Après ces étapes de décodage , interviennent les algorithmes destinés à améliorer les détails, le rendu des
couleurs, « D-lighting » , la correction GAMMA, l’amélioration des bords et du contraste général, la
mise aux proportions et la balance des blancs.
Ensuite intervient la compression JPG (destructrice) , puis la construction du fichier image contenant la
date et tous les paramètres de la photo (focale, ouverture, diaphragme, flash , compensation d’exposition ,
Géolocalisation ...)

• OUVERTURE ET VITESSE

Ouvertures normalisées d’objectif


1 - 1,4 - 2 - 2,8 - 4 - 5.6 - 8 - 11 - 16 - 22 - 32 - 45...
Surface du diaphragme divisée par deux #

Les vitesses d’obturation sont elles aussi standardisées :


2 - 1 - 1/2 - 1/4 - 1/8 - 1/15 - 1/30 - 1/60 - 1/125 - 1/250 - 1/500 - 1/1000...
Temps de pose divisé par deux #
Réglage manuel ? Réglage tout automatique ?

http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 24


Les couples (ouverture/vitesse) suivants fournissent la
même exposition : ( f2 -1/125) (f2.8-1/60)
(f4-1/30) (f5.6-1/15) car la même quantité de photons
pénètre sur le capteur.
La profondeur de champ est modifiée : elle augmente
avec la fermeture du diaphragme.

Les objets en mouvement risquent d’être flous .

Risque aussi de flou de bougé si la vitesse est


inférieure au 1/30s

Ci-contre :IL : indice de luminosité

" Règle empirique : Ne jamais travailler à une


vitesse plus faible que la focale. (exemples :
1/500s pour une focale de 300mm, 1/125s pour
une focale de 100mm, 1/60s à 50mm

• OPTIQUE

Un appareil photo numérique est avant tout un système optique : La


qualité de l'objectif est primordiale sur les appareils à haute résolution.
Il doit comporter plusieurs lentilles réparties en différents groupes et
avoir reçu un traitement multicouche.

Seul les réflex disposent d’objectifs interchangeables et d’une vraie


visée réflex (visée à réflexion par miroir d’où leur nom !)

Visée reflex

La parallaxe de visée des compacts à travers l’œilleton est souvent importante


lorsque les sujets sont proches, dans ce cas l’utilisation de l’écran est conseillée.
(Indispensable en macrophotographie)

La faible focale permet aux appareils d’effectuer des macrophotos très


rapprochées (quelques centimètres) c’est un atout important pour les personnes
souhaitant archiver leur collection de pierres , de timbres ...

" La photonumérique se prête particulièrement bien à la macrophotographie.


parallaxe de visée
Certains appareils disposent d’une visée au travers d’un viseur électronique (comme les camescopes) : Ce
type de dispositif, non content d’augmenter la consommation électrique, ne permet pas d’estimer
correctement la profondeur de champ. Ce système montre une image plus lumineuse que la réalité,
l’image est saccadée, la résolution dérisoire (à fuir...)

La distorsion en barillet est souvent présente dans les appareils bas de


gamme surtout en position grand angle

Les caractéristiques optiques, pourtant essentielles, sont souvent


occultées au profit des caractéristiques électroniques (ouverture
maximale ? vitesse maximale ?) et des gadgets logiciels. (mode paysage
portrait , sport, reconnaissance des visages , voire même des sourires ...)

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• PROFONDEUR DE CHAMP

Un film argentique classique (35mm) délivre des images


mesurant 36 × 24mm (ayant une diagonale de 43 mm). C'est
le format d'image le plus répandu aujourd'hui dans tous les
reflex et compacts.

Pour un appareil numérique , du fait de la taille réduite du


capteur, l'objectif doit être situé tout près du plan focal (plan
du capteur) par conséquent les longueurs focales sont bien
plus petites que sur un appareil photo argentique.
Profondeur de champ

La focale d’un APN est donnée en équivalence 35mm car le facteur de conversion dépend de la taille du
capteur : Un compact bon marché, avec un tout petit capteur aura une focale réelle de seulement 6mm pour
une focale annoncée à 28 mm (division par 4 ou 5 suivant la taille du capteur). Il en résulte une profondeur
de champ énorme quelque soit l’ouverture.

Il est pratiquement impossible de faire du portrait avec ce type d’appareil à moins de s’éloigner du sujet
pour travailler en position téléobjectif, puis privilégier les grandes ouvertures de diaphragme.
C’est un des plus gros défaut du numérique par rapport à l’argentique. Un photographe habitué à
l’argentique sera très surpris !! . C’est pour cela qu’il faut préférer un réflex.

" Les réflex contrairement aux compacts permettent de réduire la profondeur de champ afin d’avoir de
beaux « boken » (=flou de l’arrière plan).

Profondeur de champ en fonction de l’ouverture et de la focale : cf Annexe

Ces « problèmes » de mise au point précise et de profondeur de champ très faible se posent surtout avec les
optiques lumineuses. C'est-à-dire soit des zooms hors de prix soit des focales fixes comme ce NIKON
35mm f1,8
Les zooms bon marché, livrés en standard, ouvrent généralement à seulement 3,5 -5,6 .
Dans ce cas, la profondeur de champ augmente et il est difficile de faire du portrait (personnage qui se
détache d’un fond flou) (type photo de mode) (à moins d’éloigner le sujet et zoomer !)

Exemple concret :
Le 18-200 VR ouvre au maximum à f3,5 (à la focale de 28mm): les photos
prises en intérieur sans flash sont, malgré la stabilisation, souvent floues car la
vitesse nécessaire est le 1 / 15s avec un ISO 1600 (le max)
En utilisant, à la place, le 35mm f1,8 ci-contre, on gagne à 2 ou 3 « STOP »
(= Cran d’ouverture=IL =Indice Lumineux),. C'est-à-dire qu’il sera possible de
travailler avec une vitesse 4 ou 8 fois supérieure et/ou un ISO plus faible.
Gagner 3 IL permet par exemple de travailler au 1/60s (moins de photos de
floues) avec un ISO de 800 (moins de bruit) et toujours sans flash pour des
photos plus naturelles. ATTENTION : la stabilisation ne réduit que le flou
de bougé du photographe !
Nikon 35 mm f1,8 non stabilisé. … testé approuvé et acheté

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• FOCALE EQUIVALENTE et ANGLE DE CHAMP

La focale équivalente est la focale du réflex


24×36 qui donnerait le même angle de champ
que la focale du photoscope.

L’angle de champ est donné par la formule :


 d 
α = 2 × atan   avec
 2×f 
d : la diagonale du capteur en mm
f : la focale de l’objectif en mm

Nous trouvons pour un film 24×36 (43mm de


diagonale)

focale Angle de champ


28 mm 75°
35 mm 63°
50mm 47°
105mm 23°
300mm 8°

Dans le cas d’un capteur CCD la diagonale est plus courte : la focale qui fournit le même angle de champ
doit être proportionnellement plus petite.

" Le rapport de la diagonale d’un 24×36 par la diagonale du CCD donne le facteur de focale équivalente.

Exemple concret n°1


La diagonale d’un compact typique (petit capteur de 4,8×6,4 mm) est de 8 mm .
La diagonale est donc 43/8=5,53 fois plus petite que celle d’un film 24×36.
Pour retrouver un angle de champ comparable à un objectif 50mm sur un capteur 24×36 il faudra une
focale réelle de 50/5,53=9,3 mm sur ce petit capteur !

Exemple concret n°2 :


Le NIKON D40 a un capteur CCD de 15,8 × 23,6 mm soit 28
mm de diagonale (Pythagore) .
La diagonale est 43/28=1,53 fois plus petite que celle d’un
film 24×36.

" La taille du capteur est une donnée essentielle aussi bien


pour la sensibilité que pour la focale !

" Les reflex au capteur APS 15,8 × 23,6 mm on un « crop


factor » voisin de 1,5 (1,6 pour CANON car capteur
légèrement plus petit voir page 16)
Nikon18-200 stabilisé …testé approuvé et acheté (cher !)
Un 35 mm se transforme donc en 50mm, Un 75 -300 se transforme en 105-450 !
Les focales de ce beau 18-200 seront donc équivalentes à un 28-300 sur un appareil 35mmc

Rmq amusante : La surface du capteur CCD d’un réflex full frame .(24×36) est environ trente fois supérieure à la surface de
celui d’un compact : Il ne faut pas s’attendre aux mêmes résultats …

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• ZOOM OPTIQUE ZOOM NUMERIQUE

Faites aussi attention à la distinction entre zoom optique et numérique. Ce dernier est soit une fonction
logicielle qui grossit une partie de l'image en créant artificiellement par interpolation des points
intermédiaires, soit un recadrage de la photo sur le centre du CCD en diminuant la taille de la photo
Ces deux fonctions ne sont d’aucune utilité.
Les mêmes résultats peuvent être obtenus par recadrage et/ou rééchantillonage dans n’importe quel logiciel
de retouche.

Le zoom optique est la plupart du temps,sur les compacts, électrique, il en résulte un cadrage
approximatif du fait de l’inertie du moteur , la composition s’en trouve incertaine. Un réglage manuel
serait tellement plus précis et moins consommateur d’énergie !

" Le zoom numérique n’est d’aucune utilité. C’est un artifice commercial.

• MODE VIDEO.

Souvent limité à 25 images par seconde en HD 1280 × 720p (c'est-à-dire même pas 1 mégapixel !!!)
Ce mode est encore souvent un gadget peu utile sur un réflex comme le NIKON D90 ou le CANON 500D.

D’une part les fichiers produits sont énormes, les cartes se remplissent très rapidement mais le principal
défaut provient de l’impossibilité du fonctionnement de l’autofocus par détection de phase .
L’appareil se rabat sur un autofocus par contraste (comme sur les compacts) qui est très lent et pompe
souvent… (pomper = chercher la mise point)
Cela nous ramène une dizaine d’années en arrière … sniff .. sniff …

Par contre la faible profondeur de champ procurée par une optique très lumineuse (1,4 ou 1,8) permettra
des effets vidéo de netteté impossibles à obtenir avec un caméscope standard.

Sur un compact, par contre, ce n’est pas, comme on serait tenté de le penser, un gadget inutile surtout si
l’appareil dispose d’un (ou deux) micros. Cela permet d’obtenir de courtes séquences animées ne
nécessitant aucun montage vidéo (ceux qui ont déjà monté un film DV comprendront !) et se transférant
rapidement sur l’ordinateur.

" Le mode vidéo des réflex est encore difficilement


utilisable car l’Autofocus est inutilisable.

" Sur les compacts c’est un réel plus (Panasonic TZ7)

http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 28


• AUTOFOCUS

L'autofocus est un point important car de nombreux constructeurs de compacts très bas de gamme profitent
de la grande profondeur de champ due à la faible focale pour faire une mise au point fixe à une distance
intermédiaire. (softfocus). Cette mise au point assure une netteté moyenne de l’image, mais empêche de
faire des portraits nets.

De même, le mode macro peut être indispensable si vous voulez faire des prises de vue rapprochées.

Sur les compacts , la grande majorité des moteurs de l’autofocus ne sont pas à ultrasons : il en résulte un
fonctionnement bruyant , et avec une inertie importante dans le réglage de netteté.
La rapidité de l’autofocus est cruciale pour pouvoir faire de la photographie sportive (c’est à dire, en
numérique, photographier son gamin de 6 mois à quatre pattes...)

Le bruit des moteurs du zoom et de l’autofocus empêche leur utilisation pendant le mode vidéo lorsque
l’appareil dispose d’un micro.

Ce problème de bruit du moteur est réglé sur les camescopes par l’utilisation d’un moteur à ultrasons
aussi bien sur le zoom que sur l’autofocus.

" Les autofocus des compacts numériques sont lents et bruyants.

• FLASH

Enfin, tous les modèles sont désormais équipés d'un flash intégré. Il doit
pouvoir être déconnecté à la demande et disposer d'un mode « anti yeux
rouges ».( supprimant du même coup la spontanéité de la photo)

Souvent , sur les compacts, ce flash est de piètre


puissance et grand consommateur d’énergie . Les
résultats de nuit sont souvent sombres.

Rmq : Il est possible d’asservir un flash externe plus


puissant soit à l’aide d’une prise synchro, soit par
un déclencheur optique
déclencheur optique
Cet interrupteur sera commandé optiquement par le flash de l’appareil : Attention certains appareils
envoient un pré-flash pour faire la balance des blancs : Cet accessoire devient alors inutilisable.
(déclenchement prématuré)

• MESURE d’EXPOSITION

Le système de mesure d'exposition, ou posemètre de l'appareil, est aussi très


important, il règle les paramètres (vitesse, ouverture) lors de la prise de vue. Le
meilleur système de mesure de lumière est bien entendu la mesure matricielle,
qui consiste à calculer précisément la quantité de lumière présente dans chaque
partie de l'image. Certains appareils de moyenne gamme en sont pourvus.
La majorité des boîtiers offre une mesure de lumière pondérée centrale.
Les zones sérieusement surexposées de l'image ne seront pas rattrapables même avec un bon logiciel de
traitement d'image .

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• LE STOCKAGE

La capacité mémoire détermine le nombre de photos que vous pouvez stocker. Ce nombre dépend de la
résolution de l'appareil.
Typiquement un Mégapixel fournit des fichiers de 600 ko en compression jpg minimale , un Bimégapixel
des fichiers d’environ 900 ko. un Trimégapixel des fichiers d’environ 1,5 Mo
La plupart des appareils fournissent 3 niveaux de compression jpg qui divisent le poids de l’image non
compressée par 6 , 12 ou 24.

Poids typique suivant la résolution : Non compressé et compression jpg fine

3-Mégapixels : 9.4Mo 1.5Mo


6-Mégapixels 18 Mo 2Mo
10-Mégapixels 30 Mo 2,5 Mo
12-Mégapixels 36 Mo 4 Mo

Ces valeurs sont approximatives car le taux de compression jpg dépend du niveau de complexité de
l’image: Une image contenant de nombreux feuillages et un ciel tourmenté sera plus lourde qu’une photo
contenant un bâtiment uniforme et un ciel clair.

Le photoscope doit pouvoir stocker les photos sans compression (.CRW ou .CR2 chez Canon, .ORF chez
Olympus ou encore .NEF chez Nikon.). Ce mode gourmand en place mémoire , car disposant de plus de
dynamique, permet de vraiment tester les capacités techniques de l’appareil sans être gêné par l'algorithme
de compression JPG qui détériore de façon irréversible la photo et réduit la dynamique à 8bits au lieu de
12 .
Le format utilisé est propriétaire et dispose d’une compression sans perte, le taux de compression varie
entre 1.5 et 2 ce qui est très faible par rapport au JPG qui peut diviser la taille d’une image par 24 sans
perte apparente.

L’intérêt provient que ce fichier est « brut de CCD » sans qu’aucun algorithme irréversible (Balances de
blanc, accentuation, contraste, compression jpg n’ait été effectué.
Cela permet d’effectuer tous ces réglages à posteriori devant l’ordi (c’est par contre énormément
chronophage …)

Les constructeurs, des compacts, utilisent souvent des taux de compression jpg trop élevés pour stocker
toujours plus de photos dans une carte. Il en résulte des artéfacts de compression (marbrures ou échelles).
Le résultat est une perte de détails ou de piqué dans l'image. Ceci peut être difficile à percevoir sur un
moniteur, néanmoins une légère altération dans les textures et les couleurs est souvent perceptible.
Les échelles sont surtout visibles dans les nuances d’un ciel bleu, les marbrures apparaîtront sur les
mailles d’un lainage par exemple. La visualisation en taille 1 pour 1
révèle souvent des détails invisibles lorsque l’image est en plein écran.

L'inconvénient du format JPEG réside aussi dans son mauvais


traitement des bordures franches et du texte qu'il tend à rendre flou en
mélangeant les bords avec le fond. Il est donc à proscrire pour la
photographie de schémas aux contours francs (préférer le GIF)

Memory stick et son adaptateur PCMCIA :


Mémoire flash trop propriétaire.(Sony)

http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 30


En pratique, la mémoire doit être d’au moins de 1 Go. L’augmentation des capacités et la baisse des prix
des mémoires permettent de stocker des milliers de photos sur une carte de 4 Go.

Attention, en photo numérique on mitraille et brackete beaucoup plus qu’en argentique !.

Le mode bracketing de certains réflex, permet de prendre 3 ou 5 photos avec des expositions différentes ou
même avec une exposition identique mais en faisant varier le couple ouverture / vitesse : ainsi on peut
choisir après coup la photo la mieux exposée ou celle ayant la meilleure profondeur de champ.

" La photo numérique est propice au bracketing.


" Le bracketing permet de faire des photos HDR
" Le format le plus courant est le format SD et SDHC (haute capacité jusqu’à
32 Go )

ATTENTION : Attention tout de même, de


ne pas mettre tous ses œufs dans le même
panier …

A long terme, les APN réseau enverront directement vos photos par le
réseau GSM sur le disque dur de votre provider ou sur le cadre photo
wifi de la gand mère ! (déjà dispo en dec 2009)
Voir : SD Eye-Fi : Une carte SD de 2 Go disposant d’une puce Wifi
intégrée !

• AUTONOMIE

L'autonomie électrique est un élément essentiel dans le choix


d'un appareil. En effet, ce dernier consomme beaucoup d'énergie
notamment quand l'écran LCD est allumé, quand on se sert du
flash, ou lorsque l'on transfère ses photos vers l'ordinateur : Un
jeu de 4 piles LR6 peut être épuisé en typiquement 45 min
d’utilisation ! La plupart des appareils seront donc alimentés par
des accumulateurs rechargeables ou des batteries
propriétaires..

Si la batterie est propriétaire, il faudra envisager l’achat d’une


deuxième en complément (souvent assez cher) Il faudra donc
toujours rester à proximité du 220V.
Par contre l’emploi d’accu NiMH au format LR6 (pile bâton standard)
permet d’éviter la panne sèche : possibilité d’acheter n’importe où des piles
alcalines standards.

A noter : On peut trouver des accus rechargeables type LR6 1,2V de


3000mAh de marque GOLDEN POWER

Nickel-metal hydride (NiMH, rechargeable) Nickel-cadmium (NiCd ,


rechargeable) Lithium (non-rechargeable) Alkaline (non-rechargeable)

Voir http://erfred.free.fr/ pour une explication de l’effet mémoire.

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• ERGONOMIE et FONCTIONS QUI FONT LA DIFFERENCE …

Un appareil photo numérique doit pouvoir être utilisé facilement et de manière intuitive.
Les constructeurs ont mis l'accent sur la qualité de l'interface et de la navigation.
Les réflex CANON sont souvent plus intuitifs que les réflex NIKON
Mais certaines fonctions peuvent faire la différence :

Exemple 1: Le NIKON D40 (et tous les réflex NIKON d’ailleurs) disposent d’un mode AUTO-ISO avec
réglage de l’iso max et de la vitesse min .

L’appareil en mode automatique, pour un sujet peu lumineux, diminuera la vitesse AVANT de monter en
ISO, ceci sans descendre en dessous d’une vitesse minimale préalablement choisie.
Cela permettra de travailler toujours avec un ISO le plus faible et donc de limiter au maximum le bruit.

Exemple 2 : Tous les réflex milieu de gamme disposent de la fonction «D-lighting » qui permet de sous-
exposer légèrement la photo pour ensuite augmenter le gain localement dans les zones sombres.
(Indispensable car cela augmente artificiellement la dynamique) (Possibilité, toute fois, d’effectuer ce
traitement à posteriori dans photoshop)

Exemple 3 :
Certains réflex « haut de gamme » disposent de fonctions évoluées permettant de corriger logiciellement :
les aberrations géométriques (barillet / coussinet), les aberrations chromatiques (franges de couleur) et
même le vignetage (bords sombres) de n’importe qu’elle optique montée sur le boîtier…

Sur les compacts, la lenteur reste une caractéristique essentielle: mise en marche (~2s) durée entre
l’affichage de deux photos (1s). Cette durée peut être exaspérante.
.
Sur les compacts, l’écran LCD sert de viseur, mais il permet aussi d'effectuer un certain nombre de
réglages lors de la prise de vue: choix de la résolution, du taux de compression, mise au point, etc. L'écran
LCD doit être assez grand (3 pouces) et suffisamment lumineux et contrasté pour être utilisé en plein jour
et surtout disposer de beaucoup de pixels !
On doit pouvoir le désactiver afin d'économiser les batteries. Il doit aussi avoir un taux de
rafraîchissement élevé pour ne pas obtenir une image saccadée lorsqu’on vise un sujet

Le viseur optique est le seul utilisable sur les réflex numériques (sauf les réflex avec la fonction Live view
qui font aussi vidéo) (NIKON D90 et CANON 500D)
L’APN doit, idéalement, disposer d’un écran à cristaux liquides rappelant tous les paramètres de
l’appareil (Vitesse, Diaphragme, ISO , compression , résolution , flash , piles …)
Ce petit écran est préférable à l’affichage sur l’écran LCD car il consomme peu d’énergie.
Sur les compacts la protection automatique de la lentille frontale est indispensable.

Une caractéristique essentielle d’un APN est le temps de latence entre le moment ou l’on appuie sur le
déclencheur et le moment où la photo est prise. Celui peut être très élevé (typiquement 0.5 à 1s, voire plus
si l’autofocus est lent)

" Avec un compact, les photos sportives et/ou animalières sont à exclure. (à moins de photographier un
escargot sous TRANXEN !)

" les réflex numériques même d’entrée de gamme sont bien plus réactifs

Il peut être intéressant de savoir si l’APN peut être piloté par l’interface USB. Dans ce cas Il sera possible
de faire de la chronophotographie lente (Une photo tous les quarts d’heure pendant une semaine) La

http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 32


capacité de la mémoire importe peu car chaque photo est transférée sur le disque dur. Cela peut être utile
pour des manipulations très lentes .
(Cinétique, éclosion d’une fleur ...) les résultats seront de meilleure qualité qu’avec
une webCam du fait de la résolution meilleure ;

Dans le même ordre d’idée, il est possible de transformer le photoscope en


WEBCam haute résolution .

La photo prise toutes les minutes sera transférée sur


le disque local puis sur un serveur WEB en FTP.

Sortie TV : Tous appareils disposent d'une sortie


TV, ce qui permet de visualiser les prises de vue sur
un écran de télévision ou d’enregistrer en
analogique les photos sur un magnétoscope de
salon. (via un adaptateur)
Il sera possible d’utiliser un apn compact sur un trépied pour visualiser sur
la TV une expérience en temps réel.
Celui-ci remplacera avantageusement toute les « flexcam » coûteuses qui n’ont pas la fonction mémoire !!
(Une WebCam couplée à un vidéo projecteur sera aussi bien et moins chère)

A noter : Il est possible de rééchantillonner une image


quelconque au format de l’appareil photo (un schéma
provenant d’un scanner, d’une capture d’écran ou d’Internet)
pour la renvoyer dans l’appareil photo afin de la montrer à un
public sur une télé. Le photoscope devient ainsi un « bloc-
photo ».

Les appareils disposent d’un firmware upgradable. Il s’agit


comme pour le BIOS d’un PC, d’une mémoire non volatile
qu’il est possible de modifier en téléchargeant, sur le site du
constructeur, une version améliorée avec des fonctions
nouvelles

Nikon D300

L’offre logiciel est aussi à prendre en compte si vous ne disposez d’aucun logiciel graphique.
La plupart de ceux fournis sont des versions allégées ou bridées de logiciels du commerce.
Il est souvent frustrant d’utiliser ce type de logiciel.
La plupart des petits compacts bon marché s’utilisent en viser/déclencher sans qu’aucun réglage de
vitesse, d’ouverture ou de netteté soit nécessaire. Il s’agit donc plus de périphérique d’acquisition d’image
que de véritables appareils photos.
La compacité d’un appareil peut être un facteur primordial pour certains, mais il vaut mieux retenir que
pour l’instant, en photo numérique, compacité et qualité des photos sont souvent antinomiques !

Il faut noter que tous les APN disposent d’une horloge interne permettant un horodatage de toutes les
photos à la seconde près. Il est préférable que cette horloge soit alimentée par une pile bouton auxiliaire.

http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 33


Un utilitaire du type « PICTURE INFORMATION EXTRACTOR » permettra de renommer toutes les
photos en fonction de la date contenue dans l’entête de la photo (Exif-jpg)
Exemple 2009-12-21 14h 23min 34sDSC00043.jpg (classement plus facile !)
Cela permettra un classement chronologique des 50 GigaOctets de photos disponibles sur votre disque
dur..

Cela peut aussi permettre de Géo-localiser à posteriori les photos en


les synchronisant sur l’heure de la prise de vue à l’aide d’un
« tracker GPS » : l’association diabolique d’une clé USB et d’une
puce GPS !
Toutes les 10 secondes la puce GPS fait le point satellite et stocke
date et position dans la mémoire. La mémoire sera ensuite vidée
comme une simple clé USB et un logiciel permettra de synchroniser,
par la date, les EXIF de la photo avec les coordonnées GPS.
Il sera donc possible de visualiser dans google map où ont été prises
toutes vos photos.
(Et accessoirement de pister votre époux (épouse, enfant, chien …: barrer les
mentions inutiles…) en laissant négligemment cette clé dans la boite à gant
(cartable, collier ; ,… )

Voir tous problèmes liés à la géolocalisation… (par GPS, par GSM, par WIfi et
Bluetooth …

I-Got-U…
En 2001, j’écrivais cette conclusion :
L'âge adulte de la photo numérique s’amorcera lorsque les boîtiers reflex numériques réseau permettront,
d’une part, de s‘affranchir des moyens de stockage habituels, et d’autre part de conserver l’élément
essentiel de la photographie : la qualité des optiques. Pour l’instant la plupart des photoscopes ne sont que
des petits compacts pour amateur passionné.

En 2009, j’écris cette conclusion :


La photo numérique a bien mûri avec la démocratisation des réflex numériques. Il reste encore de
nombreux progrès à faire dans le domaine de la dynamique, de la sensibilité et de la taille des capteurs.
De ce fait, la course aux pixels est une hérésie technique !
Le stockage réseau sans fil devrait se généraliser bientôt…
L’élément technique essentiel de la photographie reste, pour moi, la qualité des optiques même si des
artifices logiciels permettent de corriger de nombreux défauts optiques.

«Assemblage» de 16 photos avec Photovista : panoramique 360° (St Appolinard dans le parc régional du Pilât)

Je tiens à remercier Mario DAL ZOTTO, François THOMAS , Christophe REGNAULT (FNAC St-Etienne ) pour les prêts de
matériel et les conseils techniques. (photoscopes (~35), camescopes, Mini DV, scanners A4, scanners de diapo, Minidisc,
compression audionumérique MP3, ATRAC, cartes DV ... )

PG.

http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 34


Voici une liste d’utilitaires : (en gras les indispensables) (tous testés...)
" Si une adresse n’est plus disponible faire une recherche sur le nom du logiciel avec google
" Leechget pour reprendre les téléchargements interrompus
" 7-Zip Pour décompacter :!)

Certaines versions plus anciennes de ces logiciels sont gratuites...

VIEWIER
ACDSee Classic v2.43 (1.5Mo) www.acdsystems.com/ Archétype de l'utilitaire indispensable. La vieille
Ou ACDSee 4.0 (11.5Mo) version classic(2.4) est suffisante et surpasse
tous les autres logiciels en vitesse d’affichage
Irfanview irfanview.tuwien.ac.at/english.htm Idem Gratuit
Faststone viewer Idem Gratuit
RETOUCHE
Adobe Photoshop www.adobe.com Retouche niveau professionnel

CAPTURE D'ECRAN
Camstudio Capture d'écarn animé (gratuit)
Camtasia Capture d'écran animé + Montage (payant)
Faststone screen Capture Capture d’écran simple et efficace (gratuit)

MANIPULATION JPG
Thumbnailer www.smalleranimals.com/ Gratuit Vignetteur très efficace
Fastone image resizer Idem Gratuit
Picture Information Extractor v3.2 www.picmeta.com/ Extraction Infos dans jpg , Multi rename suivant
la date

IMPRESSION
Arcsoft photoprinter www.arcsoft.com Simple gratuit et efficace

PANORAMIQUE Voir http://www.panoguide.com/


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http://pierre.guidicelli.free.fr - Lyon - Images numériques Photographie numérique - Décembre 2009 - page 35


Calcul théorique de la profondeur de champ (PDC)

La profondeur de champ est le fait du pouvoir de résolution limité de l’œil ou de la pellicule photo.
Dans une image floue, chaque point de l’objet donne un petit disque lumineux sur le film (dans le cas de l’appareil photo
numérique, sur le capteur CCD). On va considérer que l’image est nette lorsque le diamètre de ce disque est inférieur à une
certaine tolérance e appelée «cercle de confusion ».
La valeur de e dépend du facteur d’agrandissement appliqué à l’image, de la distance d’observation de l’image finale ainsi que
du fait qu’on soit plus ou moins exigeant sur ce point. En 24 x 36, on prend couramment e = 30µm.
plan du capteur CCD, de la pellicule
ou de l’oeil
I

d P
A1 A A2 A1’ A’ e A2’

O
Q

Profondeur de champ J
Notations
Diamètre du diaphragme : d = IJ
Diamètre du cercle de confusion : e = PQ
Position de l’objet A: OA = p Position de l’image A’ de A : OA’= p’
A1 : OA1 = p1 A1’ de A1 : OA1’ = p1’
A2 : OA2 = p2 A2’ de A2 : OA2’ = p2’
Remarque : p1 est la distance maximale de netteté et p2 la distance minimale.
Position des foyers : foyer objet OF = f foyer image OF’ = f’
L’ouverture N du diaphragme , définie par : N = f / d
e
• Dans les triangles semblables IJA’1 et A1’PQ, on peut écrire :
d OA'1 soit
= (A' O 1 )
+ OA1 ' =
d
× OA'1
e A'1 A'
d 1 1 e 1 1 e
OA'1 =
e
(
A'1 O + OA' ) = +
OA'1 OA' d .OA'
− =
p '1 p ' d . p '

1 1 1 1 1 1
Descartes appliqué aux couples (A1, A1’) et (A, A’), = + et = +
p '1 p1 f ' p' p f'
e  1 1  1 1  1 1 p
On a donc : =  +  −  +  = − p1 =
d . p'  p1 f '   p f '  p1 p 1 + e dγ

d OA' 2 1 1 e
• De même dans les triangles IJA2’ et A2’PQ, on peut écrire = − =
e A' A' 2 p' p' 2 d . p'

e  1 1  1 1 1 1
On a donc : = +  −  +  = − p2 =
p
d . p '  p f '   p 2 f '  p p 2 1 − e dγ

Alors, sachant que le grandissement


p' et
1 1 1 alors
f'
γ = − = γ =
p p' p f ' p+ f'

• L’ouverture N du diaphragme est définie par le rapport de la focale par le diamètre d’ouverture N = f / d
En reprenant les formules trouvées ci-dessus, on obtient :
e e Ne.( f '+ p )
e e et avec f =-f’, = =
= dγ f' f' f '2
dγ f' f' ×
× p+ f' N
p+ f' N
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p p p p
p1 = = p2 = = Ne( f '+ p )
Ne( f '+ p ) 1 + A et Ne( f '+ p ) 1 − A avec A= 〈〈1
1+ 1− f '2
f2 f '2

La profondeur de champ sera donc

p p p (1 + A) − p (1 − A) 2 pA
p 2 − p1 = − = 2
= 2
≈ 2 pA × (1 + A 2 )
1− A 1+ A 1− A 1− A
Elle augmente ainsi avec N (c’est-à-dire plus le diaphragme est fermé), avec la
2 pA
p 2 − p1 = 2
≈ 2 pA × (1 + A 2 ) distance de mise au point (p, qui correspond à l’éloignement du sujet photographié),
1− A avec e ,par contre, elle diminue avec la focal (f )

50
45 Une simulation ci-contre avec un objectif de 50 mm
40 est une ouverture de 8
35 On s'aperçoit qu’avec une distance de mise au point de
30 15 m l’image sera nette de 8m jusqu’à l’infini
25
20
15
10
5 DISTANCE
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40

Idem mais cette fois ci en faisant varier la focale 10


de 28 mm (grand angle) jusqu’à 350 mm
(téléobjectif) pour une mise au point faite à 5m et 9
toujours une ouverture de 8
8
Les focales supérieures a 100mm sont adaptées au
portrait 7
On pourrait montrer la PDC reste constante avec 6
le rapport focale/distance de mise au point =
rapport de reproduction. Par contre les 5
perspectives sont modifiées
4
FOCALE
3
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3 0,35 0,4

50
45
40
35
Idem mais cette fois ci en faisant varier l’ouverture
pour une mise au point faite à 5m et toujours un
30 objectif de 50 mm
25
20
On voit l’influence prépondérante de l’ouverture
15 La profondeur de champ est toujours supérieure à
10 l’arrière du sujet
5 règle simple 1/3 devant 2/3 derrière
DIAPH
0
2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34

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