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République Algérienne Démocratique et populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université Badji Mokhtar Annaba

Faculté des sciences de la terre

Département des mines

Option : licence exploitation des mines

Présenté par :

- Bouzbid Djamila
- Zerari Nada
- Bounif Asma

Année universitaire : 2016/2017


Introduction :

Les projets dans les industries extractives et minières sont souvent complexes et
exigeants. Mais ils peuvent aussi être des instruments de première importance pour
valoriser les ressources naturelles locales, accroître les recettes d'exportation et générer
des revenus fiscaux pour les pays concernés sous la forme de redevances minières et
d'impôts sur les sociétés.
Définition du finance d’un projet minier :

Financer un projet minier est un métier en soi qui requiert, pour les banques
participantes, d’apporter des ressources longues sous forme de dette et/ou de
capitaux (introduction en Bourse, appel aux fonds d’investissement, prêts à long
terme, émission d’emprunt obligataire). Au-delà des ressources à mobiliser, il est
aussi recommandé d’avoir des cabinets d’avocats d’affaires, rompus aux subtilités
du droit minier et aussi des experts « produits ».
Ce faisant, les banques peuvent espérer une rentabilité des projets financés, car les
risques encourus auront été identifiés et maîtrisés.

Types de financement

 Émission d’actions

 Émission d’actions accréditives

 Dette publique

 Programmes de couverture (hedging)

 Ventes à terme (streaming)

 Redevances

 Partenariats

 Dette corporative/projet

 Financement d’équipement

Pourquoi une mine en production a-t-elle besoin definancement?

 Manque de fonds pour la période de rodage

 Baisse de prix de la matière exploitée

 Problèmes techniques

 Changement du régime fiscal, politique ou minier

Le financement de projets miniers

 Besoin en chapeaux importants sans retour sur investissement pour plusieurs

années

 Incertitude
 Technique - modélisation du gisement, métallurgie

 Financière augmentation des coûts prévus, baisse du prix

 Dela matière première

 Législative – obtention des permis, changement du régimefiscal ou minier

Étude de faisabilité
 Les gisements minéraux dont l'exploration avancée justifie la poursuite de
l'évaluation font l'objet d'une procédure rigoureuse visant à déterminer la
faisabilité de la mise en valeur à cet endroit. Cette procédure comporte
l'évaluation de la faisabilité du projet envisagé sur les plans technique,
juridique et économique, y compris l'estimation des réserves minérales et du
rendement du capital investi. Les réserves minérales sont estimées à partir
des résultats de l'exploration avancée. Les méthodes d'extraction sont
déterminées en fonction de la sécurité, de critères économiques, des aspects
pratiques et de considérations environnementales.
 Les cibles d'exploration minérale dont la viabilité a été prouvée et pour
lesquelles on obtient le financement et les permis nécessaires seront
finalement exploitées. Lorsqu'on décide d'entreprendre la production à un
endroit, il faut terminer les plans du site et les études techniques préparatoires
à la construction de la mine.
Les étapes de faisabilité du projet d’une société minière :

Afin que vous puissiez mieux comprendre de quelle manière se développe le projet
d’une société minière dans laquelle vous pourriez investir, en voici les étapes, de la
découverte d’un indice minéralisé jusqu’à l’exploitation d’un gisement. Elles illustrent
tout le travail qu’une société minière doit effectuer pour évaluer la faisabilité de son
projet.

 Est-ce que la quantité et la qualité de la minéralisation sont au rendez-vous?


 L’évaluation économique préliminaire et les études de faisabilité
 Est-ce que le projet est rentable?
 L‘exploitation
 Avant d’investir, renseignez-vous.
Est-ce que la quantité et la qualité de la minéralisation sont au rendez-vous?
Le premier objectif à atteindre à la suite de la découverte d’un indice minéralisé est de
réaliser des travaux d’échantillonnage de plus grande envergure par forage. Le but est
d’estimer la quantité et la qualité de la minéralisation, c’est-à-dire la ressource
minérale.

Une fois que le forage a révélé la présence d’une ressource minérale, l’objectif suivant
est de déterminer si le dépôt peut être exploitable.

L’évaluation économique préliminaire et les études de faisabilité


La société minière réalisera une évaluation économique préliminaire, une étude de
préfaisabilité ou une étude de faisabilité. Ces trois études analysent et évaluent des
facteurs économiques, techniques et géologiques qui détermineront si le projet minier
est réalisable ou non.

Les résultats de l’évaluation économique préliminaire indiqueront aux investisseurs si


un projet minier a le potentiel d’être viable. À ce stade, la minéralisation, quelles qu’en
soient la quantité et la qualité, est toujours considérée comme une ressource minérale.

Les études de préfaisabilité et de faisabilité sont des études plus exhaustives. Leurs
résultats démontreront avec plus de certitude si le projet minier est viable. À ce stade,
la ressource minérale, ou une portion de celle-ci, devient une réserve minérale.
Est-ce que le projet est rentable?
La société doit évaluer la rentabilité économique, entre autres si le prix du minerai sur
les marchés mondiaux justifie les investissements. L’incertitude à l’égard du prix futur
du minerai pourrait nuire au financement du projet. De plus, la société devra tenir
compte d’aspects environnementaux et sociaux. Comment le projet est-il accepté par
les communautés environnantes? À combien de kilomètres est la route la plus proche?

La société minière devra évaluer clairement la faisabilité technique du projet. Quelle


sera l’infrastructure nécessaire pour l’extraction et la concentration du minerai? Le
gisement est-il facilement accessible? Les technologies sont-elles éprouvées?

Tout au long du processus d’évaluation, les dirigeants de la société et les experts


devront déterminer si le projet justifie les sommes importantes qui sont nécessaires à la
phase de travaux subséquents. À chaque étape, les dirigeants peuvent mettre le projet
en veilleuse dans l’attente de conditions optimales (par exemple, une hausse de la
demande pour le minerai) ou même l’abandonner.

L‘exploitation
Après avoir déterminé que le projet serait rentable, la société devra obtenir le
financement requis pour le développement, l’infrastructure et l’exploitation du
gisement. Ces travaux peuvent s’échelonner sur une période très longue et coûter une
somme considérable. À titre d’exemple, il n’est pas rare de voir des travaux
s’échelonner sur 12 à 36 mois et nécessiter plus de 500 000 000 $ en capitaux.

Le succès d’un projet minier repose grandement sur la qualité, l’intégrité et la


compétence des dirigeants d’une société minière, en plus d’un certain facteur de
chance. Par exemple, une baisse inattendue du prix du minerai pourrait compromettre
l’exploitation malgré les sommes déjà investies.

La plupart des projets d’exploration ne généreront pas de revenus, et


ce, même après que des sommes importantes y aient été investies.

Cela fait partie des risques de cette industrie.

Avant d’investir, renseignez-vous.


Voici des questions pour vous aider à débuter vos recherches :

 Quelles sont les étapes pour mener le projet à terme?

 Quels sont les délais et les estimations de coûts pour compléter ces étapes?
Comment seront financés ces coûts?
 Est-ce que les promoteurs ont de l’expérience et de l’expertise dans le secteur
minier? Ont-ils déjà mené un projet de développement minier à terme?

 Est-ce que les estimations (qualité des réserves ou des ressources minérales,
volume de production, coûts, délais) sont présentées en détail dans un rapport
technique préparé par une personne qualifiée indépendante?

 Quels sont les termes à respecter pour que la société conserve ses droits dans le
projet? Est-ce que ces termes sont difficiles à respecter?

 Quels sont les risques qui pourraient nuire à la réalisation du projet?

 Y a-t-il d’autres sociétés minières qui ont tenté d’exploiter ce gisement et qui
ont abandonné? Pourquoi l’ont-ils abandonné? Que fera-t-elle de différent?

 Combien d’argent a été recueilli et dépensé sur ce projet?

 Le projet est-il situé dans un pays stable d’un point de vue politique?

L’investissement en Algérie, ce qu’il faut savoir

Tout jeune porteur de projet, investisseur national ou étranger, désireux


d’investir en Algérie, le Ministère des Finances vous invite à découvrir les
diverses mesures avantageuses en matière d’investissement. Ces mesures ont trait
à la fiscalité, au financement des projets, au foncier et aux règles douanières.

En Algérie l’investissement est encouragé à travers deux grands dispositifs

 Un dispositif de soutien aux investisseurs qui leur accorde des avantages et des
facilités à travers une agence publique spécialisée(l’Agence Nationale de
Développement de l’Investissement) et le Conseil National des investissements.
 Le soutien public à la création d’activités d’auto-emploi cible les jeunes à la
recherche d’un emploi, les travailleurs ayant perdu leurs emplois et les
personnes sans ou à faibles revenus. Des facilités et un soutien exceptionnel
leurs sont accordés.

INVESTISSEURS

Pour les investisseurs, le dispositif d’encouragement offre de nombreux avantages en


matière de financement, de fiscalité et de droits de douane, de réalisation
d’infrastructures, de concession de terrains etc.

Types d’investisseurs
 Particuliers
 Fonds de placement privés
 Fonds d’investissement spécialisés
 Fonds d’investissement
 Companies de streaming/relevance
 Acheteurs de la matière première
 Fabricants d’équipements lourds
 Communautés/États
 Compagnies minières
 Financement d’équipement
 Institutions financières pour le développement

 AVANTAGES FINANCIERS

Des bonifications sur les taux d’intérêt sont accordées pour les crédits octroyés par
les banques aux PME dans la phase de création ou d’extension d’activité et les
programmes de soutien public à la mise à niveau des entreprises ; la réalisation de
certains investissements (dessalement d’eau de mer, production d’électricité et de
gaz) ; la réalisation des programmes de restructuration et le développement des
entreprises publiques ; les investissements d’intérêt public réalisés dans les wilayas
du Sud, (grand Sud et seconde couronne).

Un financement participatif du Fonds National d’Investissement peut être octroyé


aux Sociétés par Actions (SpA) dont le capital est supérieur à 100 millions de DA.
La participation peut aller jusqu’à 34% des fonds propres.

Le financement des équipements par leasing est très avantageux grâce aux
nombreuses mesures fiscales accordées aux établissements financiers de leasing.

 AVANTAGES FISCAUX

Lors de l’investissement l’investisseur bénéficie de nombreuses exonérations sur


les droits de douane et la TVA frappant les importations ainsi que sur les droits de
mutation concernant les acquisitions immobilières.

depuis le 29 décembre 2011 la réalisation de projets d’investissement est exonérée


des droits d’enregistrement, des frais de publicité foncière ainsi que de la
rémunération domaniale pour les actes de concession d’actifs immobiliers.

Durant l’exploitation, l’investisseur bénéficie pendant trois années de l’exonération


de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) et de la taxe sur les activités
professionnelles (TAP).

Comme toute entreprise résidente, les investisseurs bénéficient en outre des


avantages douaniers accordés à certaines activités industrielles et des avantages
conférés par les régimes douaniers préférentiels conclus avec l’Union Européenne
et la Jordanie.
Si l’investissement est réalisé dans une zone à promouvoir ou s’ils présentent
intérêt particulier pour l’économie nationale, il peut bénéficier désavantages
additionnels du régime dérogatoire notamment de la prise encharge par l’Etat des
travaux d’infrastructure nécessaires à la réalisation del’investissement et de
l’allongement de la période d’exonération de l’IBS et de laTAP au-delà de 3
années jusqu’à 10 ans. D’autres avantages peuvent être accordés par le
ConseilNational des Investissements (CNI) pour les investissements jugés
commepouvant présenter un intérêt particulier à l’économie nationale.

AVANTAGES FONCIERS

En la matière, des concessions foncières sur le domaine de l’Etat peuvent


être octroyées avec abattements conséquents sur le prix de la concession en
fonction de l’implantation du projet pouvant aller jusqu’au dinar symbolique
le mètre carré dans les wilayas du Grand Sud.

La fiscalité minière peut être définie comme le traitement fiscal des activités du
secteur minier.
La fiscalité minière se subdivise en deux branches :
 la fiscalité minière d'amont,
 la fiscalité minière d'aval.

La fiscalité minière d'amont

La fiscalité minière d'amont est relative à toutes les opérations précédant l'exploitation
des produits miniers.

Quelles sont les personnes imposables ?

Les personnes imposables sont les titulaires de titres miniers, notamment les détenteurs
d'autorisation de prospection, de permis de recherche.

Quelles sont les opérations imposables ?

Les opérations imposables sont la prospection et la recherche des substances minérales


et des produits des carrières.
Quels sont les prélèvements fiscaux effectués ?

 les droits fixes sont dus à l'institution, au renouvellement et à la mutation des titres
miniers ;
 les redevances superficialités ;
 les droits proportionnels.

Quelle est la base d'imposition ?

La base d'imposition de la redevance superficiaire est la superficie définie dans l'acte


constitutif et les quantités extraites ou produites.

La fiscalité minière d'aval

La fiscalité minière d'aval est relative à l'exploitation et à la production des produits


miniers (substances minérales, produits des carrières et eaux).

Quelles sont les personnes imposables ?

Les principaux opérateurs miniers aval sont :


 les exploitants des carrières,
 les prestataires des travaux publics miniers,
 les verreries,
 et les exploitants des eaux à des fins industrielles et commerciales à l'exception de
la SNEC.

Quels sont les prélèvements de ce secteur ?

 la taxe à l'extraction pour les produits des mines,


 la taxe à la production pour les produits des carrières,
 une redevance à la production des eaux de source. Cette redevance est assise sur
les eaux de source, les eaux minérales et thermo minérales ;
 la taxe d'assainissement prélevée sur les eaux de pollution ;
 la taxe ad valorem prélevée sur les quantités exploitées.
Quelle est la base d'imposition ?

La base d'imposition des activités minières est constituée de la valeur des produits
extraits et quantités exploitées.

Quels sont les taux appliqués ?

Le taux de la taxe sur la production encore appelée redevance des eaux est fonction
des quantités produites. La taxe ad valorem quant à elle est prélevée au taux de 5% de
la valeur des produits des mines extraits.

Quelles sont les obligations déclaratives des opérateurs du secteur minier ?

Les taxes et redevances minières sont déclarées et acquittées mensuellement au plus


tard le 15 du mois suivant celui au cours duquel les produits ont été extraits, à
l'exception de la taxe d'assainissement qui est déclarée et payée trimestriellement.

Quel est le régime des sanctions ?

Sous réserve des dispositions le code minier sus cité, les sanctions prévues par la
législation fiscale et douanière s'appliquent, mutatis mutandis, en matière d'assiette, de
recouvrement et de contrôle des redevances et taxes minières.

Auprès de quelle structure les contribuables du secteur minier s'acquittent-ils de leurs


obligations fiscales ?

Les contribuables du secteur minier s'acquittent de leurs obligations fiscales auprès du


Programme de Sécurisation des Recettes des Mines, de l'Eau et de l'Energie créé par
Décret N° 2002/1722/PM du 08 octobre 2002. Ce Programme est chargé du suivi
fiscal des contribuables relevant de ce secteur.
Toutefois, les entreprises faisant partie du portefeuille de la DGE et des CIME ont la
possibilité de déclarer et de payer auprès de ces structures gestionnaires.
Les risques dans le financement du secteur minier :

A l’incertitude, s’ajoute la spéculation boursière qui accompagne souvent les


investissements prévus dans ce secteur. Lorsque la crise financière de 2008 a
commencé à s’installer et ébranler le monde occidental, on a remarqué que des
investisseurs « avisés » avaient choisi d’attendre 3 ans avant d’investir dans des
actions de sociétés minières spécialisées dans l’or. Leurs décisions prudentes et
sages ont été récompensées car le cours de l’or s’est envolé sur les places
financières quand la bulle spéculative sur l’immobilier a éclaté en 2008. Une
abondante littérature raconte ces succès, pas évidents au départ, parce que
nombreux étaient ceux qui critiquaient ces investisseurs qui ne voulaient pas du
tout surfer sur la vague immobilière.

Pour une banque, financer une mine équivaut souvent à accepter de prendre des
risques significatifs sans être tout à fait sûr de pouvoir les mesurer et surtout, les
maîtriser. Les seuls atouts dont elle dispose sont les études de sol faites par des
experts et son appréciation sur la qualité des gestionnaires du projet minier.

Aussi est-il important de bien appréhender les préalables suivants. Comme


l’évaluation du projet et le type de financement à mettre en place ; comprendre
l’industrie minière que l’on souhaite financer et développer une expertise sans
failles. Il n’est pas rare de voir, dans certaines banques mâtures, un spécialiste
« Or » ou « Cuivre ». En général, c’est un ingénieur de formation et de métier qui
a émigré dans la banque, surtout si la banque a l’intention d’accompagner un
projet minier dans un de ces métaux et qui peut parler d’égal à égal avec les
porteurs de projets miniers à financer.

Il faut dire qu’on ne finance pas un projet minier comme on le ferait pour un
fonds de roulement ou une importation de denrées alimentaires. C’est beaucoup
plus complexe parce qu’un projet minier obéit à un cycle de vie très spécifique.

D’une manière générale, on distingue trois stades bien distincts dans un projet
minier à financer ; à savoir la phase d’exploration ; la phase de développement et
la phase de production.

Cela explique la participation d’un consortium de banques, vu le volume très


important des financements à mobiliser et la maîtrise des risques à avoir, selon
les diverses phases du projet. Il est très rare de voir une banque « seule bailleur
de fonds », compte tenu de la spécificité de chaque étape.

Au stade de l’exploration, la banque doit pouvoir évaluer le potentiel géologique,


le type de gisement, analyser la pertinence des informations disponibles. C’est là
que réside l’incertitude du financement, le confort de la banque venant souvent
de son appréciation positive de l’expertise des équipes chargées de gérer le
projet. Les financements mis en place sont souvent très importants alors que les
risques encourus sont énormes.

Au stade du développement, les analyses sont plus affinées, le potentiel


géologique se précise. La grande incertitude, pour les banques, est de bien
« peaufiner » la structure des financements à mettre en œuvre, aussi bien à long,
moyen et court terme. Il n’est pas rare de voir les banques s’appuyer sur des
expériences similaires dans d’autres environnements pour avancer avec plus ou
moins de certitudes.

Au stade de la production, les banques sont, en général, plus à l’aise car, très
souvent, le risque majeur à maîtriser est de déterminer, à tout moment, la qualité
de l’équipe gestionnaire du projet minier.

Conclusion

 Plusieurs moyens de financement sont disponibles

 L’industrie minière a des défis structuraux particulier: beaucoup de


capital necessaries bien avant les revenus et incertitude politique

 Le taux de succès pour l’investisseur est faible, mais lorsque success

ily a, la récompense est grande

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