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Clinique du lien social

Mme R.STITOU

18/09/15

On va étudier la clinique du lien sociale dans son rapport aux nouveaux


symptômes. Enseignement orienté par la psychanalyse et l'anthropologie.
Freud n'a cessé de questionné le social.
On va travailler sur des textes psychanalytiques freudien.
C'est important de s'intéresser à la civilisation que l'on traverse car les patients puisent
aussi dans cette civilisation, dans ces idéaux.

Plan

Introduction générale: Le rapport du symptôme et conflits dans le rapport au lien


social
I) Fondement du lien social freudien, (Freud, totem et tabou, psychologie collective
et analyse du moi, l'avenir d'une illusion, malaise dans la Culture).
II) Transformation contemporaine, transformation du lien social et familiale, en
fonction des époques mais aussi des cultures
III) L'impacte de ces transformations sur le psychisme , sur les modes expressives
de la souffrance ( l'hystérie de convulsion)

Bibliographie :
Freud : «Totem et Tabou »
: « Psychologie collective et analyse du moi »
: « L'avenir d'une illusion »
: « Malaise dans la Culture »
Strauss : « Anthropologie structurale »
Lacan : « Les complexes familiaux »

Examen : elle nous interroge pas sur les livres


écrit sur table, 2h , pas plus d'une page, question qui porte sur le cours. Restituer
l'essentiel .

Introduction générale

Le lien social est au cœur de la clinique, car il n'y a pas de sujet sans le rapport
à l'autre. La manière de s'inscrire au lien social est aussi révélatrice du mode de
fonctionnement psychique. Le symptôme lui-même s'inscrit dans un nouage au social,
mais il comporte aussi une dimension anti-social.
Dans toutes les formes psychopathologiques, la première chose qui est troublé,
perturbée c'est le rapport à l'autre.Souvent lorsqu'on présente le symptôme, c'est sur le
versant d'un déficit. La psychanalyse ne perçoit pas le symptôme sur un plan déficitaire.
Mais en clinique le symptôme est perçue comme « un défaut d'adaptation social ».
Le sujet se plains de son rapport à l'autre, à aimer, à s'inscrire dans le rapport à
l'autre. Le symptôme a un aspect biface : sur le versant, il témoigne de la souffrance du
sujet et sur un autre versant, il comporte une référence collective . Le symptôme est lié
au social.
Les formes symptomatique varient comme varient les modalité du lien social.
Ce qui est à la base du symptôme et du lien social c'est le conflit, d'après Freud.
Le conflit n'est pas à entendre comme quelque chose de déficitaire, c'est le moteur du
psychisme, qui peut être très constructif ou transformé en gouffre , tout dépend de la
manière dont on gère le rapport à l'autre.
Le conflit , Freud la théorisé grâce à son « appareil à psychisme ». Il est inscrit
dans le cœur à l'humain, qui échappe. L'humain ne manque pas du monde extérieur mais
de lui- même. Ce manque, l'humain ne cesse de le boucher . Dès les premiers jours de
la vie (crie de saisissement). Boucher par des objets, par des manœuvres mais en réalité
aucun objet peut combler ce manque. On l’expérimente tous au quotidien. Dès qu'on veut
un objet on fait tout pour l'avoir et ensuite on veut autre chose. Malgré tous les objets que
la société fabrique on sera toujours en manque, insatisfait. Le manque est inscrit au cœur
de l'humain.
Nietzche a dit : « Plus il y a d'objet, plus il y a pénurie ».
Ce manque là , ce n'est pas un manque à avoir, c'est un manque pas de l'avoir mais de
l'être .On a l'impression de combler ce manque dans le fantasme, l'illusion.

Exercice pour : Apprendre à déconstruire l'évidence :

– Est ce qu'on possède notre vie ?


Ce qui m'a fait naître, ce qui me fait vivre et ce qui me fera mourir c'est à moi ? On ne peut
pas se faire naître mais il y a quelque chose qui nous dépasse . Sauf dans l'illusion.

– Est ce que mon corps m'appartient ?


Si vraiment j'avais un pouvoir, si je le maîtrisais il serait parfait, il obéirait à toutes mes
envies de perfections. Quelque chose qui m'échappe et pourtant il m'appartient. Il y a du
réel dans ce corps qui m'échappe. Il y a du réel et du symbolique dans le corps. On ne
peut pas le maîtriser , il y a une part qui m'échappe à tout jamais.

– Est ce que je peux maîtriser mon nom ?


Je ne peux pas me nommer moi-même, il vient de l'autre et ça m'échappe. L'inconnu est à
l'origine de toute nomination. Tout sujet a une ligné. Ce que désigne le nom c'est le
manque. Il remonte toujours à une antériorité . Il y a toujours des incidences subjectives
lors du changement du nom. Cela a toujours des raisonnances psychiques et subjectives.
Le changements de noms a des échos psychiques. Le nom comporte toujours quelque
chose d'intraduisible.

– Est ce je possède mon prénom ?


Il y a plein de gens qui possèdent m'ont prénoms alors que je pense être unique. Je ne le
choisis pas car il m'a été attribué mais le prénom est porteur des idéaux parentaux. Il
inscrit la différence des sexes à travers l'écriture.

– Est ce que je possède le langage ?


Parfois l'inconscient agit, je suis parlée par mon inconscient autant que je parle. (lapsus)
Il n'y a pas de plénitude dans les mots, il y a sans cesse le manque , les mots nous
manquent. Il n'y a pas de derniers mots, il y a un trou dans la langue. Aucuns mots nous
renvois à la plénitude . Il y un manque qui est inscrit dans la langue. Lorsque deux
personnes parlent, il peut y avoir un mal entendu, car manque de plénitude, une partie
m'échappe, insaisissable , c'est aussi une chance car elle permets de créer, réinventer la
langue .Mais ce manque pas reconnu, peut conduire et exposer à des ravages .
– Est ce que je maîtrise mon rapport à l'objet ?
Il est aussi marqué par le manque , aucun objet ne peut prétendre à nous combler.
L'objet de la toute première satisfaction .

– Est ce que je maîtrise mon rapport à l'autre ? (mon marie, ami, enfant,
employeur) Est ce que l'autre peut me posséder ?
Aucun être humain ne peut posséder un autre être humain, si ce n'est dans le fantasme
ou dans la violence . Il y a quelque chose qui reste insaisissable, immuable, imperceptible.
Il ne peut pas y avoir un manque si il n'y a pas de lien. Dans le lien social, chacun parle
avec sa voix singulière mais je n'y suis pas complètement, il y a une part qui m'échappe.
Le manque qui est au cœur de l'humain c'est ce qui sous tend le lien social.

Définition du Lien social :

• D'un point de vu sociologique : ce n'est pas un fait mais une catégorie par
laquelle le sociologue essaye de comprendre ; soit le fait que des individus séparés
puissent s'unir pour former société , soit le fait qu'étant unit, les hommes continuent
de vivre en société.
• D'un point de vu métapsychologique : ce qui caractérise l'être humain c'est le fait
qu'il soit un être pulsionnel (désirant) et un être social.

Autrement dit, les pulsons qui animent l'être humain sont obligés ,pour trouver
satisfaction, d'en passer par l'existence d'autrui. Aucun être humain ne peut vivre sans le
concours de l'autre. Il est nécessaire de passer par l'autre . (Ex :un nourrisson qui n'a pas
un regard ne peut pas exister ou subsister . Ces enfants ne peuvent pas être sujet. Pour
accéder à la parole etc il est important qu'il rencontre l'autre pour accéder au symbolique).
Il est nécessaire de s'inscrire dans le lien social. Le lien social= lien langagier , cela
passe toujours par le langage.
Freud dans « Totem et Tabou » va construire sa théorie du fondement du lien
social. Avec ce livre, il va s'intéresser à la réalité social dans lequel chaque individu
s'inscrit. Il va y avoir un décentrement du regard de Freud , de l'individu vers le social (la
culture).
Autrement dit, de la clinique du sujet névrosé , Freud va passer à un
questionnement sur la genèse de la Kulture qui lie à la fois la civilisation et la culture
du lien social. Ce questionnement s'accompagne d'un questionnement sur le père.
Question à laquelle il a d'abord tenté de répondre en se référent à un mythe : Œdipe.
Pour accéder à la loi Œdipienne, il faut tuer symboliquement son père. Freud va poser le
meurtre du père comme un fait de préhistoire, il s'agit selon lui, d'un acte fondateur de
tout lien sociale, de toute culture .