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Petit cours n°3 - Luc Lasne 2017

Des formules intégrales aux équations de


Maxwell
«Maxwell, pas la peine d’en rajouter…»

Publicité pour un café 1984

En électromagnétisme, il existe généralement deux manières d’appréhender les


phénomènes physiques. La première manière consiste en une vision « intégrale » des
phénomènes comme dans les théorèmes de Gauss et d’Ampère où des calculs de flux ou de
circulation permettent de relier la répartition spatiale des champs avec les grandeurs qui les
ont créés. La seconde manière est dite « locale », elle s’exprime à partir d’opérateurs qui ne
mettent en œuvre que des dérivées spatiales et temporelles des grandeurs. Autrement dit,
la vision dite « locale » consiste à relier entre elles les variations des grandeurs et à
remarquer que ces dernières sont régies par des lois « simples » (bon courage quand
même). Les deux « visions » de l’électromagnétisme ont chacune leur domaine de
prédilection, permettent de simplifier ou pas tel ou tel problème… Ce qui est rassurant, c’est
que finalement ces deux visions sont équivalentes et qu’il suffit de deux formules
mathématiques bien connues pour le prouver.

La notion de « flux » et de « circulation »


Mathématiquement parlant, calculer un flux ou une circulation consiste juste à calculer une
intégrale double ou une intégrale curviligne. Bien sûr, ca n’aide pas trop la compréhension
de dire ca comme ca. Pourtant il existe véritablement une signification profonde et physique
à ces deux opérations qu’on retrouve dans plusieurs domaines de la physique.
• Flux d’un champ de vecteur à travers une surface
Calculer le flux à travers une surface donnée d’un champ de vecteur consiste à déterminer
avec quelle « intensité » ce champ de vecteur « traverse » la surface en question de façon
normale. On parle alors bien volontiers de « flux intercepté » par la surface, ce qui veut
rappelle le cas d’une voile qui « intercepte » le vent, une épuisette qui filtre l’eau, etc. Dans
ces exemples, ce qui nous intéresse est alors bien la composante normale, perpendiculaire, à
la surface.
Dans ce cadre, calculer un flux doit revenir à « sommer » toutes les composantes normales à
la surface sur l’intégralité de la surface.
La figure 3.1 représente ainsi un champ de vecteur ainsi que la surface S où apparaît au
point M le vecteur dont le module représente une surface infinitésimale et dont la
direction est normale (ca alors !) à S au point M.

V
M dS

Surface S

Figure 3.1 : Flux du champ de vecteur à travers S

Le flux de à travers S se calcule alors en écrivant :

NB : le produit scalaire entre et permet bien, en chaque point de calculer la projection de sur l’axe
d’orientation de et donc sur la normale à la surface… Le tour est joué.

• Flux d’un champ de vecteur à travers une surface fermée


Si la surface S est « fermée », calculer le flux d’un champ de vecteur à travers S revêt une
signification particulière. En effet, si la surface est « traversée » de part en part par un
champ de vecteur unidirectionnel comme le représente la figure 3.2 a), les composantes
entrantes et sortantes par rapport à la surface S s’annulent, et le flux résultant est alors
également nul ! En revanche, si les vecteurs du champ ont uniquement une tendance à
« sortir » ou à « entrer » dans le volume délimité par S (voir figure 3.2 b) ), le flux résultant
ne sera pas nul. On retrouve là l’essence même du théorème de Gauss : le flux permettra de
« quantifier » le fait que le champ de vecteur est provoqué par un phénomène uniquement
sortant ou entrant à travers la surface S.

a) b)

Surface S Surface S

. 0 . 0

Figure 3.2 : Flux « traversant » ou flux « radiant »


• Circulation d’un champ de vecteur le long d’un parcours
Calculer la circulation d’un champ de vecteur le long d’un parcours donné consiste à
déterminer, sur le périmètre de ce parcours, la somme de toutes les composantes
tangentielles des vecteurs en chaque point. Le résultat numérique obtenu permet alors de

ainsi qu’un parcours noté Γ.


quantifier à quel point le champ de vecteur « circule » le long de ce parcours, ou pas…La
figure 3.3 représente un champ de vecteurs

dl
M V
Parcours Γ

Figure 3.3 : Circulation d’un champ de vecteurs le long d’un parcours

La circulation de le long de Γ se calcule alors en écrivant :

NB : Dans cette expression, est un vecteur « déplacement élémentaire » dont le module représente une
valeur infinitésimale et dont la direction est tangente à la courbe au point considéré. Dans ce cadre, le produit
scalaire entre et permet bien, en chaque point, de calculer la projection de sur l’axe tangent. L’intégrale
de circulation revient donc juste à la somme continue de ces composantes.

• Circulation d’un champ de vecteur le long d’un contour fermé


Là encore, lorsque le contour est « fermé », c'est-à-dire représente une boucle complète, la
circulation revêt une signification particulière.

a) b)

dl
Contour Γ dl
dl
dl

Contour Γ

. 0 . 0

Figure 3.4 : Circulations le long de parcours fermés


Sur le cas a) de la figure 3.4, le champ de vecteur traverse de part en part le contour fermé,
et on comprend alors que la somme des composantes tangentielles du côté gauche de la
courbe sera compensée par celle du côté droit où le vecteur déplacement sera dans le sens
opposé. Ainsi, la somme correspondant à la circulation sera nulle.
Sur le cas b) en revanche, le contour choisi a l’air de « suivre » le déplacement du champ de
vecteur, et les vecteurs rencontrés le long du parcours sont orientés dans le même sens que
les vecteurs déplacement. Leur produit scalaire est donc toujours strictement positif et la

long du contour Γ ».
somme des tous les produits sera non nulle. Dans ce cas, on dira que le champ « circule le

Gradient, Divergence et Rotationnel


En analyse vectorielle, il existe trois opérateurs élémentaires qui permettent d’appréhender
les variations dans l’espace associés aux champs de vecteurs ou aux champs scalaires : le
gradient, la divergence et le rotationnel. Comme les termes des équations de Maxwell sont
basés sur ces opérateurs, il est important de les connaître et d’identifier leurs propriétés,
leurs correspondances avec les écritures intégrales.
• Le gradient d’un champ scalaire
Un champ scalaire est une répartition dans l’espace d’une grandeur scalaire, c'est-à-dire
d’une simple valeur et pas d’un vecteur. Par exemple, la répartition dans une pièce à vivre
des températures constitue un champ scalaire. En pratique le volume de la pièce présente
une infinité de points, mais le calcul physique s’appuie en général sur un nombre fini de
points « échantillonnés » offrant une « résolution » suffisamment fine. La connaissance de
la température en tout point de la pièce constitue la connaissance d’un champ scalaire.

, , un champ scalaire défini en tout point de


Dans ce cadre, le gradient est simplement l’extension de la notion de dérivée aux trois
coordonnées du champ. En appelant
l’espace, son gradient s’écrira :

Le sens du gradient indique, par le sens du vecteur qu’il représente en tout point de
l’espace, les évolutions croissantes c'est-à-dire des valeurs les plus faibles vers les valeurs les
plus fortes.
La figure 3.5 a) représente, à titre d’exemple, un champ scalaire en deux dimensions. Les
couleurs les plus claires indiquent les valeurs les plus fortes. La figure 3.5 b) représente ainsi
son gradient, calculé et représenté à l’aide du logiciel Octave.
a) Courbes de niveaux
b)

Figure 3.5 : Champ scalaire, gradient et courbes de niveaux

L’observation du gradient est formelle : les vecteurs de ce dernier indiquent les variations
dans l’espace de la fonction.
Tout comme les variations de l’altitude d’une montagne, cette fonction présente une sorte
de « sommet » de ses valeurs au centre de la figure, et tout comme sur une carte
topographique, il est possible d’utiliser le gradient pour tracer des « courbes de niveaux »,
comme représenté sur la figure 3.5 b).
Enfin, lorsqu’un champ de vecteur est le gradient d’un champ scalaire, comme par exemple
celui représenté sur la figure 3.5 b), on dit qu’il « dérive d’un potentiel ». Le champ scalaire
d’origine est ainsi interprété comme un « potentiel » dans le sens où ses variations de
valeurs peuvent induire des mouvements, des effets, etc. Dans ce cas, les phénomènes en
question sont souvent dirigés par le gradient, qui représente alors souvent une force…

dont dérive le champ électrique ! "


En électromagnétisme, le meilleur exemple est précisément celui du potentiel électrique ,

# $. ! . Le signe – traduit le fait que les charges positives se déplacent des potentiels les
qui lui-même porte la force électrique

plus forts vers les potentiels les plus faibles.

• La divergence d’un champ de vecteur

La divergence est un opérateur qui s’applique uniquement à un champ de vecteur . Une


telle grandeur représente le fait qu’en chaque point de l’espace un phénomène donné est

formalisé par le vecteur % dont les trois coordonnées sont des fonctions des

coordonnées , , . La divergence s’écrit alors en chaque point :

&' ( (
Notez bien que la divergence représente une valeur, un scalaire en chaque point. Elle
constitue donc elle-même un champ scalaire calculé à partir d’un champ de vecteur.
On montre, mais ce n’est pas abordé ici, que les valeurs de la divergence peuvent être
interprétées comme la variation volumique de flux du champ de vecteur. En un point donné,
le signe de la divergence exprime le fait que le flux est sortant (>0) ou entrant (<0) et donc
que le point se comporte comme un « point source » à partir duquel « rayonne » le vecteur,
…, ou pas si la divergence est nulle.
La figure 3.6 représente en a) un champ de vecteurs et en b) sa divergence imagée par un
code couleur. Les couleurs les plus claires représentent les valeurs les plus élevées.

a) b)

Figure 3.6 : Champ de vecteurs et divergence

Les zones claires du tracé de la divergence permettent ainsi immédiatement d’identifier les
zones à partir desquelles les vecteurs semblent rayonner, ou varier dans leurs directions. Au
contraire, les zones sombres, celles où la divergence est faible voire nulle, permettent
d’identifier des zones de passage traversées de façon très linéaire par le champ de vecteur,
avec peu de variations d’intensité et de direction.

• Le rotationnel d’un champ de vecteur

Le rotationnel est également un opérateur qui s’applique à un champ de vecteur % ,

mais contrairement à la divergence, il permet d’obtenir un résultat également vectoriel. Le


rotationnel d’un champ de vecteur est défini comme suit :

"

)* "

"
Même si les formules précédentes ne sont pas très « intuitives », elles formalisent le calcul
d’une grandeur qui doit être bien comprise.
A titre d’exemple, la figure 3.7 a) représente un champ de vecteur en deux dimensions qui

"
fait apparaître une rotation d’ensemble. Ce type de champ est très facile à générer, il suffit

, , +
0
par exemple d’utiliser pour obtenir le tracé de la figure 3.7.

a) b)

x )* (0,0)

y
x

Figure 3.7 : Champ de vecteurs et rotationnel

"
,-. ,-/
,/ ,.
0
Le calcul du rotationnel donne : )* , , " %0
,-0 ,-.
,. ,0
2
"
,-/ ,-0
,0 ,/

Autrement dit, le rotationnel représente en chaque point du plan un vecteur dirigé selon
l’axe normal au plan du champ scalaire, et il indique clairement l’axe de rotation de ce
dernier.
En ce qui concerne le couplage entre le champ magnétique et les courants, le rotationnel est
donc l’opérateur permettant de formaliser le fait que les grandeurs « s’enroulent » les uns
autour des autres…

Ecritures à l’aide de l’opérateur Nabla


« Nabla » est un opérateur tout simple qui permet de retenir et de manipuler de façon très
synthétique et très compacte les opérateurs précédents. On le définit comme suit :
2

Les opérateurs de l’analyse vectorielle s’écrivent ainsi à partir de « nabla » comme suit ( on

prendra , , un champ scalaire défini en tout point de l’espace, et % un champ

de vecteurs également défini en tout point de l’espace).


,3
,0

2
,3
,/
,3
,.

&' ( ,/ ( ,. 2.
,- ,- ,-
,0
(où « . » désigne le produit scalaire)

"
,-. ,-/
,/ ,.

)* " 24 (où « 4 » désigne le produit vectoriel)


,-0 ,-.
,. ,0
"
,-/ ,-0
,0 ,/

Identités de Poincaré
Deux identités remarquables sont à connaître dans le domaine de l’analyse vectorielle :

)*5 6 0 ou encore : 2 4 2 0

&' )* 0 ou encore : 2. 52 4 6 0
On démontre facilement ces identités à partir des formules définissant les opérateurs, mais il
est surtout nécessaire de les retenir pour savoir a priori s’en servir pour simplifier les
développements de l’analyse et identifier les propriétés des champs.
Par exemple, si le rotationnel d’un champ de vecteurs est nul, il est possible de considérer
que cela équivaut au fait qu’il s’écrive comme le gradient d’un champ.
On dit alors qu’il « dérive d’un potentiel » et il y a équivalence avec la nullité du rotationnel.
Le champ électrique en particulier est dans ce cas !

De même, si la divergence d’un champ scalaire est nulle, il est possible de considérer que
cela équivaut au fait qu’il peut s’écrire comme le rotationnel d’un champ. On dit alors qu’il
« dérive d’un potentiel vecteur », et là encore il y a équivalence avec la nullité de la
divergence. Le champ magnétique est dans ce cas là et cette simple constatation constituera
même une des équations de Maxwell !
Théorème de Stokes et de Green-Ostrogradski
Deux théorèmes majeurs « ouvrent la voie » à l’écriture des équations de Maxwell. Ils ne
sont pas très intuitifs mais permettent littéralement de lier les notions de flux et de
circulation aux notions de rotationnel et de divergence.
• Théorème de Stokes

Soit % un champ de vecteurs, Γ un contour fermé et S une surface fermée s’appuyant

sur le contour Γ:

. )* .
8

NB : pour retenir cette formule, il est possible de retenir que « la circulation de est égale au flux de son
rotationnel » … c’est un très beau résultat !

• Théorème de Green-Ostrogradski

Soit % un champ de vecteurs, S une surface fermée délimitant un volume 9 :

. : div . 9
8 >

NB : pour retenir cette formule, il est possible de retenir que « le flux de est égal à l’intégrale de volume de sa
divergence ».

Une écriture de l’électromagnétisme : les équations de Maxwell


Si vous avez développé un petit peu de « feeling » par rapport aux phénomènes de base de
l’électromagnétisme (sinon voir le petit cours n°1 « ressentir l’électromagnétisme »), vous
vous rendrez compte qu’il ne faut pas grand-chose pour formuler les théorèmes intégraux et
en déduire les écritures des équations de Maxwell. L’intérêt majeur de cette démarche est
de retenir plus facilement ces notions phares de la physique et d’augmenter sa propre
capacité à comprendre et ressentir la physique.
Commençons par le champ électrique :

impose une certaine répartition du potentiel électrique dont le gradient (le champ ! )
Le champ électrique est dû à la distribution des charges électriques dans l’espace. Celle-ci

« dirige » les forces et les déplacements des charges. Pour appréhender le champ électrique,

certaine charge ?, le calcul du flux sur la surface fermée donnera :


il faut se souvenir du théorème de Gauss : imaginons une surface fermée qui contient une
?
!.
@A

En utilisant la formule de Green-Ostrogradski, il est alors possible d’écrire :

B8 ! . C> div ! . 9 . C> ρ. 9 où ρ représente la densité volumique de


D G
EF EF
charge (C/m3) distribuée à l’intérieur du volume τ.

&' !
J
Par identification des deux intégrales triples, on obtient la première équation dite de

EF
« Maxwell – Gauss » :

Ensuite, il faut admettre que les circuits électriques conducteurs, lorsqu’ils sont traversés par
des champs magnétiques variables, sont le siège d’une force électromotrice dite « induite »
et régie par la loi de Lenz – Faraday :

K "
*
La grandeur K est une force électromotrice (autrement dit une tension électrique qui n’est
rien d’autre qu’une différence de potentiel), quand au terme il représente le flux de
l’induction à travers la surface délimitée par le contour le long duquel on somme les
tensions.
NB : Nous retrouverons cette loi bien souvent à l’occasion des cours portant sur le magnétisme…

Sans trop entrer dans les détails, il est possible d’écrire la force électromotrice résultante
comme la circulation du champ électrique le long du contour :

K !. " " L.
* *

En faisant « rentrer » la dérivation sous le signe somme (on montre parallèlement que c’est
M !. "B .
,N
,O
possible), on obtient :

En utilisant alors la formule de Stokes : M ! . B )* ! . "B .


,N
,O

Par identification, on obtient la seconde équation dite de « Maxwell – Faraday » :

L
)* ! "
*
Intéressons nous maintenant au champ magnétique :
Le champ magnétique présente la particularité de dériver d’un « potentiel vecteur ». En
général cette petite phrase n’est pas très explicite quand on découvre l’électromagnétisme,
mais on peut s’en convaincre facilement avec ce qui suit :
contour fermé Γ le champ magnétique est tel que :
Si vous avez bien admis et compris le théorème d’Ampère, vous savez que suivant un

P. Q &ORSTURVSWO

En utilisant le théorème de Stokes (vous commencez à voir qu’on ne sort pas trop de cette
astuce là …) :

P. )* P . Q &ORSTURVSWO X.
8 8

Où X représente la densité de courant (A/m²) qui traverse la surface S délimitée par Γ.


Par identification des intégrales doubles, on obtient :

)* P X
Cette formule constitue l’équation de « Maxwell – Ampère », mais n’est pas complète. En
réalité elle est valable en régime statique, ou à la rigueur en « basses fréquences » (<MHz).
Dans le domaine des hautes fréquences, l’expérience prouve que de nouveaux phénomènes
font leur apparition et mettent en défaut les prévisions faites par cette formule. Maxwell a
alors introduit un terme supplémentaire lié à la variation du champ électrique qui constitue
une densité de courants supplémentaire appelés « courants de déplacements » : XY
,Y
,O

Z est le vecteur « déplacement » ou encore « polarisation électrique » (Z @A . ! dans le
vide).
Ainsi, on réécrit l’équation pour obtenir la forme définitive :

Z
)* P X(
*
Enfin, l’examen des propriétés du champ magnétique montre qu’il suit toujours des trajets
fermés et que, quel que soit le contexte, il fait toujours apparaître au minimum un pôle d’où
« sort » le flux et un second pôle ou « rentre » le flux.

Surface S

N S

Figure 3.8 : Lignes de champ magnétique et nullité du flux


En d’autres termes, imaginez que vous « emprisonnez mentalement » un aimant dans une
surface fermée comme le représente la figure 3.8, et que vous vous intéressez au flux du
champ à travers cette surface : vous trouverez toujours un flux résultant nul. En effet, à
chaque vecteur sur un point de la surface correspond un vecteur de sens opposé sur un
autre point de la surface (sur la face opposée par exemple). La continuité des lignes de
champ « entrant » d’un côté et « ressortant » de l’autre impose le fait qu’il n’existe pas de
« charge magnétique » qui se comporte comme un point source positif ou négatif…

Ainsi, quelle que soit la surface S considérée, on peut écrire : B P. 0 , et donc en


utilisant une dernière fois la formule de Green – Ostrogradski :

&' P 0
Cette dernière formule dite de « Maxwell flux » ou « Maxwell – Thomson » permet de
finaliser un quadruplet d’équations qui formalisent toutes les propriétés des champs
électromagnétiques.
On retiendra alors avec délice ce qui constitue une des plus belles synthèses de tous les
temps dans le domaine de la physique :

&' ! ou encore : 2. !
J J
EF EF

&' P 0 ou encore : 2. P 0

)* ! " ,O ou encore : 2 4 ! " ,O


,N ,N

)* P X( ou encore : 2 4 P X(
,Y ,Y
,O ,O