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Tarot et Cabbale d'Hermès.

Les Tables de la Loi du Sépher de Moise, chapitre VI.

La Genèse Biblique, chapitre 6.

- 6.3 Alors l'Éternel dit: Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme, car l'homme n'est
que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.

Le Sépher de Moïse, chapitre VI, version lissée.

- 3. Cependant IHÔAH avait dit : mon souffle vivifiant ne se prodiguera plus désormais
durant l’immensité des temps, chez l’Universel Adam, dont la dégénérescence est aussi rapide
que générale ; puisqu’il est devenu corporel, ses périodes lumineuses ne seront plus qu’au
nombre d’une centaine et de deux décuples de mutation temporelle.

Le Sépher de Moïse, chapitre VI, version décryptée.

- 3°) Et-il-dit, IHÔAH, non-pas-d’épandra (se prodiguera) le-souffle-mien (mon esprit


vivifiant) chez-Adam (l’homme universel) pour-l’immensité-temporelle, dans-l’acte-de-
décliner-entièrement : puisqu’il-est formes-corporelles, ils-seront , les jours (les
manifestations lumineuses) à-lui, un centuple et-deux-décuples de-mutation-temporelle.

La précision de ce verset 3, sous influence du Destin, est parfaitement cohérente avec ce qui
précède dans les autres chapitres. La sphère organique et temporelle n’est pas compatible avec
le souffle de la divinité, l’une est mortelle et hétérogène, l’autre est immortel et homogène.

Lorsque les conditions sont naturellement réunies, alors le phénomène de prolifération


s’enclenche autant-que-possible ; et comme ces proliférations sont hétérogènes, nous assistons
aux déclins de l’âme-de-vie. Par cette multiplication hétérogène dans l’immensité corporelle
elle subit une dégénérescence et se voit attribuer un début de manifestation dans la sphère
organique, et donc une fin. Là encore, il est certain qu’il ne s’agit pas d’interpréter les
nombres des manifestations lumineuses de ce verset, en durée de vie terrestre comme le fait la
Genèse Biblique, cela me paraît infiniment réducteur eu égard à l’horizon grandiose cosmique
et cosmogonique de cet Enseignement. Si nous nous reportons à la signification des nombres
qu’en donne Fabre d’Olivet nous avons :

100 = Désir d’extension, action extérieure, désir, s’étendre, se dilater.


2 = Mutation, transition, passage d’un état à un autre, principe de division.
10 (décuple) = Agrégation, puissance réformatrice, force motrice élémentaire.

Et si nous nous reportons aux lames du livre de Thoth, nous avons le Nombre 12, le Pendu, et
le Nombre 0, le Fou, que nous pourrions traduire par :

la réalisation du Grand Œuvre par l’âme-de-vie, en partant de la substance plastique


primordiale universelle issue des abîmes, de la nuit et du vide, soumises aux forces du Destin,
des instincts et des impulsions irraisonnées.

Pour résumer, la manifestation des désirs de l’âme-de-vie qui en succombant à la séduction


des formes corporelles, va priver cette dernière du souffle d’IHÔAH - cet esprit vivifiant qui
assure la pérennité de cette âme-de-vie -, aura pour conséquence de rendre l’association âme-
de-vie/forme temporaire donc mortelle : ce qui ne signifie nullement que l’âme-de-vie ou la
forme perdent leur immortalité, chacune dans leur ipséité propre, mais uniquement ce
qu’engendre leur union. Je pourrais comparer ce principe au jeu de Lego des enfants. Chaque
brique représente une des immuables pensées du Divin Créateur que nous assemblons pour
leur donner une forme, plus ou moins originale, en fonction des nos capacités respectives. Les
formes ainsi créées sont infiniment modifiables, perfextibles et recyclables, mais pas les
briques de base ni les règles qui définissent les limites des champs du possible qu’offre ce
petit jeu de construction.

Enfin, indication précieuse, si nous tenons compte des enseignements antérieurs, Lui-les-
Dieux, l’Éternel Moment Présent, centre du cercle des émanations duquel tout provient,
l’Immuable Vérité Absolue est le point fixe, et le mouvement sera le souffle (le Verbe)
d’IHÔAH. Quel que soit le plan où se manifeste ce cercle d’émanation, le centre en est
toujours présent et fixe (le Tout est dans le tout, comme le noyau de chaque cellule contient
tout le patrimoine génétique et les potentialités de la forme globale dont elle est le germe
structurant).
Le verbe (souffle) ne disparaît jamais de cette émanation, il devient simplement inaudible
pour le bénéficiaire sur certains plans et dans certains états. Quel que soit le temps que durera
cet état de surdité, l’indéfinissable Eternel Moment Présent, à l’identique du Verbe d’IHÔAH,
ne se sépare jamais d’une âme-de-vie qui restent constamment liée ensemble, même si le
bénéficiaire à cause de cette surdité manque de clairaudience, et peut provisoirement ne pas
percevoir le verbe subtil de ce parleur silencieux. Il est aisé de comprendre que si une âme-de-
vie pouvait se trouver séparée de l’Éternel Moment Présent (le fixe) et du Verbe d’IHÔAH (le
mouvement ou volatil), son indissociable Démiurge, elle se trouverait en dehors du Tout, qui
ne le serait donc plus le Tout.

Remarquons au passage que ce verset 3, l’Impératrice dans les lames du livre de Thoth, est
aussi le Nombre de la cristallisation de l’esprit dans la matière et du Destin.

Retenons de ce verset que le souffle d’IHÔAH (son verbe) n’étant pas perceptible dans la
sphère organique, il est donc parfaitement logique que cette sphère soit celle de la temporalité
des choses et des êtres, puisque ces choses et ces êtres ne reçoivent plus le souffle-mien
(esprit vivifiant) ils deviennent périssables (recyclables), avec pour chacun les limites d’une
incarnation.

La Genèse Biblique, chapitre 6.

- 6.4 Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus
vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui
furent fameux dans l'antiquité.

Le Sépher de Moïse, chapitre VI, version lissée.

- 4. Dans ce temps-là, les Néphiléens, les élus parmi les hommes, les Nobles, existaient sur la
Terre ; ils étaient issus de la réunion des effluences spirituelles aux formes sensibles, après
que les êtres émanés de LUI-les-Dieux eurent fécondé les productions corporelles de
l’Universel Adam : c’étaient ces illustres Ghiboréens, ces héros, ces hyperboréens fameux,
dont les noms ont été célèbres dans la profondeur des temps.
Le Sépher de Moïse, chapitre VI, version décryptée.

- 4°) Or, les-Néphiléens (les hommes distingués, les nobles) étaient en-la-terre par-les-jours
ceux-là : et-aussi, après-qu’ainsi (cela fut arrivé) qu’ils-furent-venus les-fils (émanations
spirituelles) de-Lui-les-Dieux auprès-des-filles (formes corporelles) d’Adam (l’homme
universel) et-qu’ils-eurent-généré selon-eux ceux-là-mêmes ! Les Ghiboréens (les hommes
supérieurs, les héros, les Hyperboréens !) lesquels-furent dans-l’immensité-temporelle, les
hommes-corporels de-renom.

Fabre d’Olivet, dans son ouvrage La langue hébraîque restituée, signale fort justement que
c’est à tort que les hellénistes, comme Saint-Jérôme, ont traduit Néphiléens par géants. La
traduction qu’il en donne, selon l’interprétation qu’il convient de faire en partant de cette
langue hébraïque des origines, est celle d’hommes distingués, les nobles, les grands, non par
la taille, mais illustres par leurs connaissances, leur savoir et leurs pouvoirs. Ce qui est
davantage en conformité avec le déroulement des Lois du Sépher de Moïse, qui fait d’abord
descendre (involution chute adamique), avant de remonter (évolution, rédemption après
épuration). Il découle de ce principe que ce qui se manifeste, ou s’incarne en début de cycle
est forcément ce qu’il y a de plus élevé (autant-que-possible), et que l’involution se
poursuivra par dégénérescence successive, jusqu’à son Nadir, comme nous l’avons constaté
dans le déroulement du Zodiaque sacré. Les Néphiléens sont donc la catégorie des âmes-de-
vie la plus prestigieuse qui soit, puisque c’est celle qui est la plus proche de Lui-les-Dieux.

Cette proximité spirituelle avait pour avantage de conserver certaines facultés supérieures qui
se sont atrophiées au fur et à mesure de l’involution des âmes-de-vie. Ainsi nous devons
concevoir que nos ancêtres les plus éloignés, devaient avoir des perceptions spirituelles, qui
étant le propre de leur nature, ce qui devaient leur paraître très ordinaires, mais qui pour nous
seraient presque de l’ordre du surnaturel. Les Aborigènes, bien qu’en état de dégénérescence
presque totale de leurs facultés intuitives, sont néanmoins un exemple du reliquat de ces
facultés mystiques qui étaient alors actives, et qu’ils nomment si subtilement et si justement :
le temps du rêve.

Ces facultés qui faisaient appel à une part considérable de subconscient, ou d’inconscient
collectif, devaient donnés des facultés de clairvoyance et d’intuition lumineuse génératrices
de dons et talents si extraordinaires qu’ils ont marqué l’histoire de l’humanité d’une empreinte
qui, pour nous qui en sommes dépourvus, nous paraît être de l’ordre du merveilleux et de
l’insolite, quand ce n’est pas, pour cause d’ignorance, celui de l’invraisemblable. Toute la
quête du Mage, quelles que soient les époques, consiste à reconquérir la maîtrise de ces
facultés en passant de l’inconscient, au conscient et du conscient à la supraconscience, ce qui
permet à nouveau de se relier au Souffle vivifiant d’IHÔAH.

Suite de cet extrait de la Véritable Histoire d'Adam et Eve enfin dévoilée, deuxième partie du
tome II, dans le livre en téléchargement GRATUIT.

© C. Le Moal