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Titre de la communication:

Caractérisation par télédétection de l’humidité et de la réserve utile en eau des sols dans
la plaine de Ghriss dans l’ouest algérien
Auteurs:
Benslimane Mohamed, Hamimed Abderrahmane, Habib Azzaz
med_benslimane@yahoo.fr, hamimed@univ-mascara.dz, azzazh@yahoo.fr,

Résumé :
Le sol joue un rôle fondamental dans le cycle de l'eau sur les continents. Sa position à l'interface entre
l'atmosphère, la géosphère et la biosphère en fait un réservoir tampon dans lequel les végétaux vont
puiser l'eau et les éléments nutritifs indispensables à leur croissance. La réserve en eau du sol est le
paramètre principal qui détermine la taille de ce réservoir et ses dynamiques de vidange et de
remplissage. Elle agit sur les processus d'infiltration, d'évapotranspiration et de ruissellement. De nos
jours, la connaissance de la réserve en eau des sols, notamment avec la prise en compte de sa
variabilité spatiale, est une préoccupation agro-environnementale grandissante, suite à la prise de
conscience de l'impact potentiel des changements climatiques sur le régime hydrique des sols. Cette
étude a pour objectif l’utilisation de la télédétection visible et infrarouge thermique pour la
spatialisation de la réserve en eau des sols agricoles. Le site pilote retenu correspond à une région
choisie dans la plaine de Ghriss dans l'ouest algérien. Il s'étend sur une superficie d’environ 240 km2.
Le jeu de données utilisé est constitué de douze images du capteur ETM+, acquises durant les années
2002 et 2003, et des mesures agrométéorologiques et pédologiques de terrain. La méthodologie
présentée consiste à utiliser la valeur maximale de l'état hydrique, enregistrée par un pixel durant toute
la période retenu, pour la relier linéairement aux mesures in-situ de la réserve en eau dans la couche
superficielle de 30 cm du sol. Cet état hydrique est exprimé quantitativement en fonction de la fraction
d'évaporation (EF). Celle-ci correspond au rapport entre le flux de chaleur latente (l'équivalent
énergétique de l'évapotranspiration réelle) et l'énergie radiative disponible à la surface (égale au
rayonnement net moins le flux de chaleur dans le sol), et est déduite de l'équation du bilan d'énergie
par utilisation du modèle S-SEBI (Simplified Surface Energy Balance Index). Les résultats obtenus
montrent un ajustement linéaire entre les valeurs de la réserve en eau des sols estimées par satellite et
celles mesurées in-situ, avec un coefficient de corrélation de 0,74 et un RMSE de 4,3 mm. Compte
tenu de l'incertitude de l'ajustement, l'approche proposée a fourni des estimations réalistes de la
variabilité spatiale de la réserve en eau des sols. Cela confirme les possibilités offertes par les données
satellitaires intrarouge thermique telles que Landsat ETM+, OLI/TIRS ou Aster pour la spatialisation
de certaines propriétés hydrodynamiques des sols, en particulier l'humidité des sols et leurs capacités
de rétention en eau. Ces propriétés ont l'avantage d'être spatialisées et sont très utiles dans différentes
applications agro-environementales, telles que la détermination du bilan hydrique, le pilotage de
l'irrigation, le zonage agro-écologique, la simulation des changements globaux dans l'occupation du
sol et la prévision des rendements agricoles.

Mots clés : Sol, Réserve en eau, Télédétection thermique, Bilan d'énergie, S-SEBI, Algérie.

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