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PROFESSEUR : Laurence Houareau

COURS: FRANÇAIS

DATE: 31 Janvier 2009

LEÇON 1

CONSTRUCTION D’UN RECIT A PARTIR D’UN PROVERBE

Objectif

L’objectif de cette séance est de comprendre ce qu’est un récit et comment aborder la rédaction

de cette écriture littéraire particulière. Après avoir compris cela, l’élève devra mettre en relation

la fonction symbolique du récit et le devoir proposé en classe dont le sujet est : construire un récit

à partir d’un proverbe ou d’une maxime.

Les sources proviennent de : F. Crépin, Français : méthodes et techniques, Paris : Nathan, 1992.

1. Définition

Le récit est une histoire, celle d’évènements réels ou imaginaires ; celui qui écrit le récit

n’intervient pas directement : aucune communication directe ne s’établit entre celui qui écrit et

celui qui lit. Les genres utilisant le récit sont les romans, les nouvelles, les fables, les histoires

drôles,…

Le récit se distingue du discours qui est un dialogue, un commentaire, une explication. Les genres

du discours sont le théâtre, les articles de journaux, les modes d’emploi,…

Mais, ces deux énoncés peuvent s’alterner : il peut y avoir du récit à l’intérieur d’un discours et

du discours à l’intérieur d’un récit.

- Récit à l’intérieur du discours : l’auteur illustre ce qu’il dit avec une anecdote.

- Discours à l’intérieur du récit : l’auteur intervient lui-même en s’adressant au lecteur, on

apporte des précisions extérieures au récit, pour mieux comprendre le récit.

RECIT : HISTOIRE (que l’on raconte)

DISCOURS : EXPLICATION, DIALOGUE,

COMMENTAIRE

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2. Caractéristiques du récit

Dans un récit, les temps verbaux dominants sont le passé simple ou le présent mais aussi

l’imparfait qui décrit le lieu ou les personnages du récit.

La troisième personne domine.

Il y a des indicateurs de lieux et de temps : auparavant, aussitôt, six pas plus loin, le lendemain

matin, etc.

Celui qui raconte l’histoire n’intervient pas dans son histoire et ne fait pas de commentaire sur ce

qu’il dit (pas de révélateur de degré de conviction).

3. Qu’est-ce que raconter ?

Raconter c’est entrer dans un type spécifique d’écriture permettant de rendre compte

d’évènements qui se sont produits dans le temps, que ce temps soit réel ou imaginaire. On écrit

un texte narratif.

La fonction première du texte narratif est de raconter des évènements réels (faits divers) ou

imaginaires.

Le texte narratif peut avoir une fonction symbolique : il a un deuxième sens qui se superpose à la

simple relation d’évènements. C’est le cas de la fable par exemple, dont le récit est une façon de

faire comprendre une règle de morale ou une réflexion sur le comportement humain.

Il a aussi une fonction argumentative : dans un texte narratif on soutient un point de vue, une

idée générale qu’on veut illustrer dans le récit.

4. Illustration

Des exemples permettant l’élaboration du devoir seront présentés en ayant l’avantage d’être

des récits connus de l’élève (Fables de La Fontaine) :

1. La cigale et la Fourmi illustre le proverbe : En avril ne te découvre pas d’un fil

2. Le Corbeau et le Renard illustre le proverbe : A quelque chose malheur est bon

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Professeur : Laurence Houareau

Cours : Espagnol

LEÇON

LA CONJUGAISON ESPAGNOLE

Objectif

L’objectif de cette séance est de faire des rappels importants concernant la conjugaison espagnole.

Ceci fait, cela me permettra d’attirer l’attention de l’élève sur les points de conjugaison qui lui

semblent le plus difficile : l’impératif, le subjonctif et ses règles de concordance avec como si.

Source : Gerboin Pierre et Leroy Christine, Grammaire d’usage de l’espagnol contemporain, Paris :

Hachette Supérieur, 1994.

1. Rappel

Si en français, des formes verbales différentes se prononcent de la même façon, en espagnol

l’emploi du pronom personnel sujet, qui différencie les formes verbales en français, n’est pas

obligatoire :

Français : je chante, tu chantes, il chante, ils chantent ; que je chante, que tu chantes ; chante

Espagnol : canto, cantas, canta, cantan ; que cante, que cantes ; canta (tú)

En espagnol, il y a 3 groupes de conjugaison, chacun est caractérisé par la terminaison de son

infinitif :

1er groupe : -AR : cantar (chanter)

2ème groupe : -ER : comer (manger)

3ème groupe : -IR : subir (monter)

Le radical du verbe s’obtient en retranchant la terminaison caractéristique de l’infinitif :

Cant/ar Com/er Sub/ir

Est/ar Tra/er O/ir

Le radical est important parce que : si un verbe est irrégulier, c’est dans la plupart des cas, son

radical qui est irrégulier.

La conjugaison espagnole est différente de la conjugaison française sur quelques points :

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 L’espagnol dispose de deux imparfaits du subjonctif : ande présent ; anduviera imparfait 1 ;

anduviese imparfait 2

 L’espagnol a 5 personnes à l’impératif au lieu de 3 : anda (tú), ande (Ud), andemos, andad

(vosotros), anden (Uds)

 Il n’y a pas de participe présent mais un gérondif qui dans certains cas peut prendre la

valeur du participe présent français

MODE : c’est la forme que prend le verbe selon que le locuteur considère l’action comme réelle

ou non.

Mode indicatif : je sais qu’il est là/sé que está aquí

Mode subjonctif : je veux qu’il soit là/quiero que esté aquí

Le mode peut avoir une forme non conjuguée :

Mode infinitif : venir : venir

Mode participe : venant/venu : viniendo/venido

Mode gérondif : en venant : viniendo, al venir

TEMPS : c’est la forme que prend le verbe pour indiquer à quel moment de la durée se situe le

fait dont il s’agit.

Présent : je viens : vengo

Imparfait : je venais : venía

Futur : je viendrai : vendré

VOIX : c’est la forme que prend le verbe pour exprimer le rôle du sujet dans l’action.

Voix active : indique que le sujet fait l’action, agit :

L’élève écoute le maître / El alumno escucha al maestro

Voix passive : indique que le sujet subit l’action :

Le maître est écouté par l’élève / El maestro está escuchado por el alumno

ASPECT: c’est la manière dont l’action ou l’état sont envisagés dans leur développement.

Durée : il est en train de parler / está hablando

Commencement : il se mit à parler / se puso a hablar, empezó a hablar

Continuité : il continue à parler / sigue hablando

Proximité dans le futur : il va parler / va a hablar, está a punto de hablar

Proximité dans le passé : il vient de parler / viene de habla

2. Les verbes réguliers

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2.1. Les temps présents

 PRESENT DE L’INDICATIF : voyelle du radical du verbe de l’infinitif + terminaison

CANT/AR COM/ER SUB/IR

Canto Como Subo

Cantas Comes Subes

Canta Come Sube

Cantamos Comemos Subimos

Cantáis Coméis Subís

Cantan Comen Suben

 PRESENT DU SUBJONCTIF : il se distingue du présent de l’indicatif que par la voyelle

de terminaison

Infinitif en -AR -ER -IR

Indicatif a e e

Subjonctif e a a

CANTAR COMER SUBIR

Indicatif Canto Como Subo

Cantas Comes Subes

Canta Come Sube

Cantamos Comemos Subimos

Cantáis Coméis Subís

Cantan Comen Suben

Subjonctif Cante Coma Suba

Cantes Comas Subas

Cante Coma Suba

Cantemos Comamos Subamos

Cantéis Comáis Subáis

Canten Coman suban

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 IMPERATIF : l’impératif n’existe qu’au présent, il est composé de cinq personnes, les

trois mêmes qu’en français chante, chantons, chantez auxquelles s’ajoutent les troisièmes

personnes du singulier et du pluriel qui correspondent aux formes de politesse du

singulier (¿Cómo está usted ? : Comment allez-vous ?) et du pluriel ( ¿Quieren ustedes

venir señoras ? : Voulez-vous venir, Mesdames ?).

IMPERATIF AFFIRMATIF

1. TUTOIEMENT SINGULIER (TOI) : 2ème personne du singulier ― S

2ème personne du singulier ―S

Cantas (tu chantes) Canta (chante)

Comes (tu manges) Come (mange)

Subes (tu montes) Sube (monte)

2. TUTOIEMENT PLURIEL (TOI + TOI) : infinitif ― R + D

Infinitif ―R +D

Cantar Canta Cantad (Chantez)

Comer Come Comed (Mangez)

Subir Subi Subid (Montez)

Les autres personnes de l’impératif sont constituées avec le subjonctif présent à la personne

requise par le sujet :

VOUVOIEMENT SINGULIER (USTED) Cante (Chantez Monsieur)

Coma (Mangez Monsieur)

Suba (Montez Monsieur)

NOUS (TOI + MOI) Cantemos (Chantons)

Comamos (Mangeons)

Subamos (Montons)

VOUVOIEMENT PLURIEL (USTEDES) Canten (Chantez Messieurs)

Coman (Mangez Messieurs)

Suban (Montez Messieurs)

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IMPERATIF NEGATIF

Toutes les formes sont empruntées au présent du subjonctif et précédées de NO :

NO + Présent du subjonctif

Attention donc aux tutoiements dont les formes se modifient en passant de l’affirmatif au négatif.

- No cantes : Ne chante pas / No cante : Ne chantez pas (Monsieur) / No cantemos : Ne

chantons pas / No cantéis : Ne chantez pas / No canten (Ne chantez pas Messieurs)

- No comas : Ne mange pas / No comáis : Ne mangez pas

- No subas : Ne monte pas / No subáis : Ne montez pas

2.2. Les temps passés

 IMPARFAIT DE L’INDICATIF :

Verbes en -AR : Radical + ABA

Verbes en -ER et -IR : Radical +ÍA

CANTAR COMER SUBIR

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Cantaba Comía Subía

Cantabas Comías Subías

Cantaba Comía Subía

Cantábamos Comíamos Subíamos

Cantabais Comíais Subíais

Cantaban Comían Subían

 PASSE SIMPLE : il est caractérisé par la voyelle qu’on ajoute au radical, celles de comer

et subir sont identiques.

CANTAR COMER SUBIR

Canté Comí Subí

Cantaste Comiste Subiste

Cantó Comió Subió

Cantamos Comimos Subimos

Cantasteis Comisteis Subisteis

Cantaron Comieron Subieron

 IMPARFAIT DU SUBJONCTIF: a deux formes : -ra/-se et se forme sur la 3ème personne

du pluriel du passé simple.

Cantara Tuviera

(Cantar) Cantaron (Tener) Tuvieron

Cantase Tuviese

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CANTAR COMER SUBIR

Cantara Comiera Subiese

Cantaras Comieras Subieses

Cantara Comiera Subiese

Cantáramos Comiéramos Subiésemos

Cantarais Comierais Subieseis

Cantaran Comieran Subiesen

2.3. Les temps futurs

Particularité : ils se forment sur l’infinitif tout entier et non plus sur le radical.

 FUTUR : Infinitif + terminaisons du verbe HABER au présent de l’indicatif

Haber : he, has, ha, hemos, habéis, han.

CANTAR COMER SUBIR

Cantaré Comeré Subiré

Cantarás Comerás Subirás

Cantará Comerá Subirá

Cantaremos Comeremos Subiremos

Cantaréis Comeréis Subiréis

Cantarán Comerán Subirán

 CONDITIONNEL: Infinitif + terminaisons de HABER à l’imparfait de l’indicatif

Haber : había, habías, había, habíamos, habíais, habían

CANTAR COMER SUBIR

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Cantaría Comería Subiría

Cantarías Comerías Subirías

Cantaría Comería Subiría

Cantaríamos Comeríamos Subiríamos

Cantaríais Comeríais Subiríais

Cantarían Comerían Subirían

Nota bene : le futur et le conditionnel sont toujours accentués sur la voyelle qui suit l’infinitif.

2.4. Les temps composés

Ils se forment toujours à la voix active avec l’auxiliaire HABER conjugué aux temps simples

suivi du participe passé du verbe à conjuguer. Le participe passé employé avec l’auxiliaire

HABER est invariable.

¿ Habéis entendido ? = Avez-vous compris ?

Ellas habrían aceptado = Elles auraient accepté.

No habíamos hablado = Nous n’avions pas parlé.

Habiendo terminado se fue = Ayant terminé, il s’en alla.

Remarques : en français, l’auxiliaire des temps composé est avoir ou être, en espagnol seul

l’auxiliaire haber est utilisé. Exemple : Ils sont arrivés et se sont couchés = Han llegado y se han acostado.

Auxiliaire haber conjugué + participe passé

Conjugaison

Indicatif :

- passé composé : haber au présent de l’indicatif + participe passé (he cantado)

- plus-que-parfait : haber à l’imparfait de l’indicatif + participe passé (había cantado)

- futur antérieur : haber au futur + participe passé (habré cantado)

- conditionnel passé : haber au conditionnel présent + participe passé (habría cantado)

Subjonctif :

- passé composé : haber au subjonctif présent + participe passé (haya cantado)

- plus-que-parfait : haber au subjonctif imparfait + participe passé (hubiera/hubiese

cantado)

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2.5. Modifications d’orthographe

 Verbes qui se terminent en -ACER, -ECER, - OCER, -UCIR

1ère personne du singulier du présent de l’indicatif, au subjonctif présent tout entier et à

l’impératif pour 3 personnes (Usted, Ustedes, nous) : ils prennent un Z devant le C

Conocer: Conozco, conoces, conoce, conocemos, conocéis, conocen

Conozca, conozcas, conozca, conozcamos, conozcáis, conozcan

Conoce (tú), conozca (Ud), conozcamos (nosotros), conoced (vosotros), conozcan

(Uds)

Autres verbes : parecer, crecer, conducir, etc.

Sauf : hacer, mecer, cocer.

 Verbes terminés en –DUCIR

Peu nombreux, ils ont un passé simple irrégulier caractérisé par :

- le C de -UCIR devient J à toutes les personnes

- une voyelle de terminaison spécifique aux 1 ère et 3ème personnes du singulier et à la 3ème

personne du pluriel du passé simple et donc de l’imparfait du subjonctif

Traducir : Traduje, tradujiste, tradujo, tradujimos, tradujisteis, tradujeron

Traduzca, traduzcas, etc.

Tradujera, tradujeras, tradujera, tradujéramos, tradujerais, tradujeran

Certains verbes présentent des modifications orthographiques parce que le son de la

consonne finale du radical ne se modifie jamais, et, pour le conserver, il faut parfois modifier

l’orthographe.

INFINITIF MODIFICATIONS

-CAR (sacar = sortir) C  Q devant E

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Présent du subjonctif : saque, saques, saque, etc.

Passé simple : saqué, sacaste, sacó, etc.

-QUIR (delinquir = commettre un délit) QU  C devant O et A

Présent de l’indicatif : delinco, delinques, etc.

Présent du subjonctif : delinca, delincas, delinca, etc.

-CER ou –CIR (vencer = vaincre) C  Z devant O et A

Présent de l’indicatif : venzo, vences, vence, etc.

Présent du subjonctif : venza, venzas, venza, etc.

-ZAR (cazar = chasser) Z  C devant E

Présent du subjonctif : cace, caces, cace, etc.

Passé simple : cacé, cazaste, cazó, etc.

-GAR (cargar = charger) G  GU devant E

Présent du subjonctif : cargue, cargues, cargue, etc.

Passé simple : cargué, cargaste, cargó, etc.

-GUIR (distinguir = distinguer) GU  G devant O et A

Présent de l’indicatif : distingo, distingues,distingue, etc.

Présent du subjonctif : distinga, distingas, distinga, etc.

-GUAR (aguar = couper l’eau) GU  GÜ devant E

Présent du subjonctif : agüe, agües, etc.

Passé simple : agüé, aguaste, etc.

-GER ou –GIR (coger = prendre) G  J devant O et A

Présent de l’indicatif : cojo, coges, coge, etc.

Présent du subjonctif : coja, cojas, coja, cojamos, etc.

3. Les verbes irréguliers

C’est toujours le radical qui est irrégulier, et non les terminaisons, à l’exception de quelques

verbes irréguliers dits indépendants et des verbes terminés en -ducir.

Les verbes irréguliers forment donc deux catégories :

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 Verbes irréguliers qui obéissent à des règles : les verbes à diphtongue, les verbes en -ir à

radical en –e, les verbes terminés en -acer, -ecer, -ocer et -ucir, et les verbes terminés en

-uir.

 Verbes irréguliers indépendants qui n’obéissent pas à des règles et qui requièrent donc

un effort de mémoire, la plupart d’entre eux étant d’un usage très fréquent.

3.1. Verbes irréguliers

3.1.1. La diphtongaison

 C’est un phénomène qui touche certains des verbes dont la dernière syllabe de radical

contient un E ou un O : E  IE et O  UE

 La diphtongaison se produit aux trois personnes du singulier et à la 3 ème personne du

pluriel des présents de l’indicatif et du subjonctif et aux personnes de l’impératif

empruntées aux deux présents. Ce sont les seules formes de toute la conjugaison d’un

verbe qui soient accentuées sur le radical.

 Tous les verbes à diphtongue peuvent se ramener à deux modèles : perder (perdre) et

contar (raconter, compter) ; cerrar diphtongue comme perder et mover diphtongue

comme contar.

 Il faut rattacher à cette catégorie de verbes à diphtongue trois verbes qui, apriori, n’ont

pas de raison d’en faire partie :

adquirir (acquérir), inquirir (s’informer) > perder : adquiero, adquieres, etc.

jugar (jouer) > contar : juego, juegas, juega, etc.

 Comment identifier les verbes à diphtongue :

- Si le nom comporte une diphtongue, le verbe diphtongue : el cuento (le conte) > contar ; el

consuelo (la consolation) > consolar

- Si l’adjectif comporte une diphtongue, le verbe diphtongue : caliente (chaud) > calentar ; ciego

(aveugle) > cegar

ATTENTION ! La réciproque n’est pas vérifiée : perder diphtongue mais pas le nom : la pérdida

(la perte)

3.1.2. Les verbes en IR à radical en E

 Les irrégularités concernent uniquement la voyelle du radical à certains temps et modes :

l’imparfait de l’indicatif, le futur, le conditionnel et le participe passé ne sont jamais

atteints par ces irrégularités.

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 Ils concernent tous les verbes du 3ème groupe (en IR) qui ont un -e en dernière syllabe de

radical. Par exemple : preferir (préférer), elegir (choisir), reír (rire), etc.

 ATTENTION ! Des verbes comme exigir (exiger) ou recibir (recevoir) ne rentrent pas

dans cette catégorie de verbes : le -e n’est pas la dernière syllabe de radical.

 Les deux verbes modèles retenus sont PEDIR (demander, exiger) et SENTIR (regretter,

éprouver, entendre).

 Comment savoir si un verbe se conjugue comme sentir et pedir :

- Comme sentir : les verbes en IR ayant un -e en dernière syllabe de radical suivi de -r ou de -nt :

convertir (convertir), herir (blesser), mentir (mentir), etc. Sauf, servir qui se conjugue comme

pedir.

- Comme pedir : les verbes en IR dont le -e n’est pas suivi de -r ou -nt : corregir (corriger), impedir

(empêcher), repetir (répéter), seguir (suivre), etc.

Nota bene : il faut exclure du principe de distinction e suivi de r ou nt les verbes irréguliers indépendants

decir et venir.

3.1.3. Les verbes en –uir

 Verbes peu nombreux. Il convient de distinguer les verbes terminés en -uir dans lesquels

le U se prononce (atribuir) et ceux terminés en -guir ou -quir (seguir, delinquir) où le U

ne se prononce pas, sauf s’il est surmonté d’un tréma (argüir).

 Les verbes terminés en –uir dont le U se prononce sont ceux qui nous concernent.

 Ils prennent un Y entre le U et la terminaison quand la terminaison commence par une

autre voyelle que I.

 Cela affecte les trois personnes du singulier, la 3 ème personne du pluriel, des présents de

l’indicatif et du subjonctif.

 ATRIBUIR : Atribuyo, atribuyes, atribuye, atribuimos, atribuís, atribuyen

Atribuya, atribuyas, atribuya, atribuyamos, atribuyáis, atribuyan

3.2. Verbes irréguliers indépendants

Il s’agit d’un groupe de verbes relativement peu nombreux (21) mais qui sont tous d’un emploi

très fréquent et qu’il faut donc particulièrement bien savoir.

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Une méthode d’apprentissage est la suivante : connaître par cœur l’infinitif, la 1 ère personne du

singulier du présent de l’indicatif, du passé simple et du futur. Ce sont les trois temps clefs qui

permettent de retrouver tous les autres temps conjugués.

Infinitif Indicatif Passé simple Futur Subjonctif

présent

Andar > marcher ando anduve andaré ande

Caber > contenir quepo cupe cabré quepa

Caer > tomber caigo caí caeré caiga

Dar > donner doy di daré dé

Decir > dire digo dije diré diga

Estar > être estoy estuve estaré esté

Haber > (aux.) he hube habré haya

Hacer > faire hago hice haré haga

Ir > aller voy fui iré vaya

Oír > entendre oigo oí oiré oiga

Poder > pouvoir puedo pude podré pueda

Poner > mettre pongo puse pondré ponga

Querer > aimer, vouloir quiero quise querré quiera

Saber > savoir sé supe sabré sepa

Salir > sortir salgo salí saldré salga

Ser > être soy fui seré sea

Tener > avoir, posséder tengo tuve tendré tenga

Traer > apporter traigo traje traeré traiga

Valer > valoir valgo valí valdré valga

Venir > venir vengo vine vendré venga

Ver > voir veo vi veré vea

LA PROPOSITION SUBORDONNEE DE COMPARAISON INTRODUITE PAR COMO SI

 En espagnol, como si est toujours suivi du subjonctif imparfait ou plus-que-parfait.

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 Cette particularité vient du fait que le verbe introduit par si dépend en réalité d’un verbe

sous-entendu introduit, lui, par como et qui serait au conditionnel présent ou passé. Le

français, pour les mêmes raisons, utilise l’imparfait ou le plus-que-parfait.

Il fait comme si je n’étais pas là  Il ferait comme ça si je n’étais pas là

Hace como si o no estuviera aquí  Haría así si yo no estuviera aquí

COMO SI + subjonctif imparfait

Sam observa qu’il donnait deux corps de dent dans le vide. Comme s’il chassait.

Sam observó que daba un par de dentelladas al aire. Como si cazase.

COMO SI + subjonctif plus-que-parfait

Il oubliera tout, ce sera comme s’il ne s’était rien passé.

Se olvidará de todo, será como si nada hubiese pasado.

LE MODE DANS LA PROPOSITION COMPLÉTIVE

 La complétive peut être à l’indicatif, au conditionnel, au subjonctif ou à l’infinitif.

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1. Complétive au mode indicatif ou au conditionnel

La complétive se met au mode indicatif ou au conditionnel lorsque le locuteur affirme l’existence

d’un fait : Sé que estás ahí.

Je sais que tu es là.

Es verdad que/Es seguro que en esta nueva vida llegaré a ser mucho más importante que en la

vieja (A. de Laiglesia) .

Il est certain que dans cette nouvelle vie j’arriverai à être beaucoup plus important que dans

l’ancienne.

Se dio cuenta de que había dos personajes protagonistas : la madre y el hijo […]

Il se rendit compte qu’il y avait deux personajes protagonistas : la mère et le fils […]

2. La complétive au mode subjonctif

La complétive se met au subjonctif quand celui qui parle ne constate pas la réalisation d’un fait,

quand il n’en affirme pas l’existence. Il faut faire attention, en espagnol, à la concordance des

temps entre la principale et la subordonnée.

 Principale : verbe de volonté (qui exprime l’ordre, la défense, le conseil, la prière, etc.)

Te prohibo que vuelvas a cometer tonterías.

Je t’interdis de faire à Nouveau des bêtises.

Te ruego que me lo digas.

Je te prie de me le dire.

Le pidió que esperara un poco.

Il lui demanda d’attendre un peu.

PROFESSEUR : Laurence Houareau

COURS: ESPAGNOL

DATE: 7 mars 2009

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LEÇON 3

L’ACCENTUATION

Objectif

Savoir accentuer les mots espagnols et savoir reconnaître grâce à des règles l’accent écrit, savoir

définit l’accent tonique, l’accent écrit et le diphtongue.

1. À l’oral, comment accentuer les mots ?

L’accent tonique est l’endroit du mot où se porte le poids de la voix.

Il faut observer la fin du mot :

 Si le mot se termine par une voyelle, un s ou un n, il faut porter le poids de la voix sur

l’avant-dernière syllabe : la ca/sa

 Si le mot se termine par une consonne, sauf s ou n, il faut porter le poids de la voix sur

la dernière syllabe : vi/vir

2. À quoi sert l’accent écrit ?

Lorsqu’un mot n’obéit pas à la règle précédente, il porte un accent écrit sur sa syllabe tonique.

L’accent écrit est donc une marque d’irrégularité : on fait porter le poids de la voix à l’endroit où

il se trouve : es/pec/tá/cu/lo.

Au pluriel, l’accent tonique est à la même place qu’au singulier. Il faut parfois rajouter un accent

écrit pour rétablir la place de l’accent, ou bien enlever l’accent : joven, jóvenes.

3. Qu’est-ce qu’une diphtongue ?

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Une diphtongue, c’est la réunion de deux voyelles ne formant qu’une seule syllabe. Il existe des

voyelles fortes (a/e/o) et des voyelles faibles (i/u).

 Les voyelles fortes ne peuvent en aucun cas former diphtongue entre elles : el po/e/ma.

En revanche, associées à une voyelle faible, elles forment diphtongue : el pue/blo.

 Les voyelles faibles forment également diphtongue entre elles : la ciu/dad.

Exercices

1. Séparer les syllabes et soulignez la syllabe tonique

a. el español d. repetir

b. aprender e. el acento

c. la memoria f. hablar

2. Soulignez la syllabe tonique

a. el libro d. mirar

b. el cuaderno e. ánimo

c. estudiar f. leer

3. Séparez les syllabes et soulignez la syllabe tonique

a. el tiempo

b. la niebla

c. el agua

d. el viento

e. la lluvia

f. bueno

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