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LP 1

FICHE D’OBSERVATION

Document médical qui comprend:

I. INFORMATIONS GÉNÉRALES
II. ANAMNÈSE
III. ÉTAT ACTUELLE
IV. INVESTIGATION, ÉVOLUTION, TRAITEMENT
V. L’ÉPICRISE

I. DONNÉES GÉNÉRALES:

 le nom et le prénom de l’enfant, l’âge (en années, mois et jours), date de naissance, sexe,
 les noms et les prénoms des parents, leurs professions, le lieu de travail, la résidence de
l’enfant et des parents;
 la date de l’admission à l’hôpital, l’unité de santé qui envoie l’enfant, les raisons de
l’envoie, le diagnostic de référence.

II. L’ANAMNÈSE sera faite à partir de la mère, d’autres parents ou des personnes qui soignent
l’enfant. Les questions seront courtes, simple, formulées dans un langage adapté au niveau
culturel de la personne questionnée.

L’anamnèse comprend:

 LES RAISONS DE L’HOPITALISATION: les principaux signes et symptômes qui


ont conduit à solliciter l’assistance médicale.
 LES ANTÉCÉDENTS MÉICAUX – toutes les données sur:
o le moment et la nature de l’apparition de la maladie;
o la succession de l’apparition des symptômes ainsi que le caractère, l’intensité et
l’évolution de chacun;
o l’alimentation et les traitements médicaux que l’enfant reçoit (doses, fréquence,
voie d’administration, durée, tolérance aux médicaments et leur influence sur
l’évolution de la maladie);
o les admissions à l’hôpital pour d’autres maladies antérieures et pour la maladie en
question;
o la date du contact infectant pour les maladies contagieuses.
 ANTÉCÉDENTS HÉRÉDO-COLLATÉRAUX (A. H. C.)
 Mère:
o L’âge de la mère (âge maternel – facteur de risque pour le syndrome de
Down);
o Le nombre des grossesses et des naissances, les avortements spontanés ou
provoqués, à quel âge de la grossesse ils ont eu lieu, les naissances
prématurées, les grossesses gémellaires, les mortinaissances (signes
présomptifs de la syphilis);
o Maladies aiguës pendant la grossesse (hépatite virale, grippe, rougeole,
oreillons), avec une grande potentiel de malformation (TORCH);
o Maladies chroniques (syphilis, T.B.C., diabète, paludisme);
o Intoxications
 Exogènes (alcoolisme, tabagisme);
 Endogènes (l’urémie de l’insuffisance rénale);
o Les dysgravidies de la mère;
o L’existence des antécédents de transfusion;
o La nutrition pendant la grossesse;
o Les traumatismes physiques ou psychiques pendant la grossesse.
 Père:
o L’âge (âge paternel – facteur de risque pour l’achondroplasie);
o Maladies chroniques (T.B.C., syphilis);
o Intoxication (tabagisme, alcoolisme).
 D’autres enfants:
o L’âge et l’état de santé;
o Pour les enfants décédés – causes du décès et l’âge auquel le décès s’est
produit.

L’anamnèse doit se faire pour toutes les personnes qui ont été en contact avec l’enfant, en cas de
suspicion de tuberculose.

On examine tous les membres de la famille et les ancêtres au cas des maladies héréditaires ou
des malformations congénitales.

 ANTÉCÉDENTS PERSONNELS:
 antécédents personnels physiologiques:
o données liées à la naissance:
 durée de la grossesse,
 lieu de naissance (maternités, maisons de naissance ou naissances à
domicile),
 assistance à la naissance,
 type de naissance (naturelle, césarienne),
 durée du travail et de l’expulsion,
 présentation
 manœuvres obstétricales d’extraction.
o L’état de l’enfant à la naissance:
 s’il a crié et respiré immédiatement après la naissance,
 score d’Apgar,
 manœuvres de réanimation et leur durée,
 état d’étouffement bleu ou blanc,
 circulaire de cordon,
 malformations observées à la naissance,
 Pn, Tn , PCn, PTn.
o Période néonatale:
 quand a-t-il reçu le premier repas en lait? (idéalement pendant les 4-6
heures de vie)
 les phénomènes physiologiques de la période néonatale: la diminution
physiologique du poids, l’ictère physiologique.
o Alimentation:
 alimentation naturelle (lait humain): durée, nombre d’allaitements/24h
 alimentation mixte et alimentation artificielle: le préparât utilisé, la
quantité pour un repas en 24 heures, la technique d’administration, la
manière de stérilisation et de stockage
 alimentation diversifiée: l’âge à partir duquel les aliments principaux ont
été introduits, l’âge et la façon dont le sevrage a été effectué.
o Le développement somatique: le poids et la taille aux âges différents; l’apparition
de la dentition.
o Le développement psychomoteur avec les principales étapes:
 quand il a commencé à regarder et à suivre les objets environnants (1
mois),
 l’âge de la tenue de la tête de l’enfant (2 ½ - 3 mois),
 quand le complexe de rafraîchissement dans la présence d’une personne
connue est apparu (2 ½ - 3 mois)
 à quel âge l’enfant a réussi à se tenir debout soutenu (4 mois), et puis sans
soutien (6 mois)
 quand il a atteint le jouet et l’a saisi avec des mouvements coordonnés (5
mois),
 à quel âge il s’est dressé au chevet du lit (7-8 mois),
 s’est déplacé autour du lit (9-10 mois)
 s’est déplacé indépendamment avec soutien (12 mois)
 a prononcé les premiers mots (12 mois).
o La prévention du rachitisme: vitamine D – la voie d’administration, la dose, le rythme, la
façon dont les moyens naturels de stimulation (soleil, air, lumière) ont utilisés.

Prophylaxie anténatale:

- est administrée aux femmes enceintes dans le dernier trimestre de la grossesse, 400 - 800 UI
de vitamine D / jour par voie orale et 1 – 2 g calcium / jour per os, 10 jours / mois.

On ne donne pas de la vitamine D par voie injectable – risque de sténose aortique chez le
fœtus!!

Prophylaxie post-natale:

- commencé du 7e au 10e jour de vie et administré quotidiennement jusqu’à l’âge de 24


mois, 500 - 1000 UI de vitamine D par voie orale (Vigantol 1 – 2 gouttes / jour per os)

- pas besoin de prendre du calcium si l’enfant reçoit au moins 500 ml de lait / jour

- pour les jumeaux, les prématurés et les dystrophiques, la dose devraient être augmentée de
50-100 % et associée avec de calcium (500mg / jour / âge de vie par voie orale, 10 jours /
mois)

- après l’âge de 2 ans, la vitamine D peut être administrée avec l’accord du médecin, lors de
la période avec peu de soleil (les mois de l’année contenant la lettre R) – 500 UI / jour per os.

o Les vaccinations effectuées: on doit prendre note de tous les vaccinations, revaccinations
et rappels (date et dosage administré)

Schéma nationale de vaccinations obligatoires:

Compulsory national vaccination schedule:

24 hours: AHB (dose I)

2-7 days: BCG (all newborn babies with G> 2500g, healthy, no skin disease)

2 months: DTPaPi + VPI+AHB (dose II)+Hib+VCP

4 months: DTPaPi+ VPI+AHB (dose III)+Hib+VCP

11 months DTPaPi + VPI+AHB (dose IV)+Hib+VCP

12 months: MMR

5 years: MMR
6 years: DTPa+VPI

14 years: adult-type DTPa

AHB - anti-hepatitis B

BCG - bacillus Calmette Guerin

VCP=antipneumococic

DTPaPi - diphtheria-tetanus- acellular pertussis, injectable polio

DTPa - Diphtheria, tetanus, acellular pertussis

MMR - measles-mumps- rubella

Vaccinations optionnelles contre anti-Rotavirus, anti-varicelle, anti-hépatite A

 Antécédents pathologiques personnels:

- les maladies de l’enfant – on les notera dans l’ordre de leur apparition, en précisant la durée, le
traitement, les complications ou des séquelles qui ont eu lieu,
- les maladies transmissibles,
- le contact infectieux possible au cours des trois dernières semaines

 LES CONDITIONS DE VIE ET DE L’ENVIRONEMENT de l’enfant:


o L’environnement social: le niveau matériel (le revenu), culturel et éducatif de la famille;
o L’environnement physique:
- le microclimat: l’hygiène de la chambre, du lit, des vêtements;
- le macroclimat (les causes naturelles du durcissement du corps): l’air, l’eau, la lumière
et le soleil.

LP 2

ÉTAT ACTUEL
Comprend: l’examen général, les données anthropométriques, l’examen des segments,
l’examen des appareils et des systèmes et l’examen des cavités.

Conditions d’examen:
 température ambiante de 22 à 24° C,
 table spéciale pour l’examen des nourrissons et des jeunes enfants,
 les mains de l’examinateur – aseptisées et chauffées,
 l’enfant, complètement déshabillé, est assis sur la table en décubitus dorsal, la tête vers la
gauche de l’examinateur;
 l’enfant sera recouvert partiellement d’une couche sur une moitié du corps tout au long de
l’examen.
L’examen physique est précédé par la thermometrisation, le pesage et la prise de la mesure de la
taille.

A. L’EXAMEN GÉNÉRAL

 État général:

- est évalué par rapport au faciès et en surveillant le comportement de l’enfant:


- état général bon – enfant alerte, attentif à ce qui se passe autour de lui; il attrape les objets et
joue avec eux.
- changement de l’état général – évaluation des signes vitaux (pouls, rythme respiratoire, tension
artérielle) pour établir un plan de traitement d’urgence.

 L’examen des téguments et des muqueuses visibles:

L’aspect

o couleur (blanc - rose, pâle, gris, terreux, la cyanotique, jaunisse);


o lisses ou rugueuses;
o humidité ou sécheur;
o pigmentation anormale;
o desquamations et dépôts;
o lésions dermatologiques ou troubles trophiques (éruptions cutanées, érythèmes, escarres,
éléments pyodermiques ou allergiques, nævus, hémangiomes, etc.), en décrivant leur
caractère morphologique et l’emplacement;
o manifestations hémorragiques: ecchymoses, pétéchies, hématomes etc., et leur
emplacement et distribution;
o circulation veineuse collatérale superficielle;
o présence des œdèmes généralisés ou localisés principalement dans certaines régions, en
décrivant leur caractère et où ils se trouvent;
o cicatrisations postopératoires ou accidentelles et à leur caractère normal, chéloïde,
rétractable etc., et leur étendue et localisation;
o élasticité des téguments, qui est vérifiée par leur pincement au niveau de l’abdomen, en
observant après si le pli formé revient à la forme initiale immédiatement ce qui est
normal, ou lentement dans les états de déshydratation.
L’examen des muqueuses:
- inspection de la conjonctive par l’abaissement de la paupière inférieure:

 changements de couleur: pâle, rouge congestive, ictérique


 sécrétions pathologiques: séreuses, purulentes.

 L’examen clinique de l’état nutritionnel (l’état du tissu sous-cutané)

Inspection:
 l’évaluation de l’épaisseur des membres,
 fossettes et plis au niveau des articulations,
 la présence des plis des adducteurs sur la superficie interne des cuisses.

Palpation:

 épaisseur du pli au niveau du thorax (parasternal, au-dessus de la glande mammaire – 1


cm)
 épaisseur du pli au niveau de l’abdomen (paraombilical: 1,5 - 2 cm)
 le turgor (sensation de consistance ferme qu’on perçoit lors de la formation d’un pli à
l’extérieur de la cuisse).

 L’examen du système lympho-ganglionnaire:


 localisation, dimension, consistance, mobilité des ganglions par rapport aux plans
adjacents; sensibilité et changement des téguments sus-jacentes.
 normalement, les ganglions ont la dimension d’un grain de riz
 souvent, chez les nourrissons eutrophes, on ne peut pas les palper en raison du
développement du tissu cellulaire sous-cutané.

 L’examen du tissu musculaire:


Trophicité musculaire – inspection: symétrie dans le développement des masses
musculaires, de l’épaisseur des membres.

Le tonus musculaire – résistance aux mouvements passifs de divers segments des


membres.
 hypertonie physiologique chez le nouveau-né
 la normotonie musculaire – à 2 mois

 L’examen du système ostéo-articulaire:


- inspection des mouvements actifs de l’enfant,
- palpation des os longs
- mouvements passifs.
On notera l’aspect, la sensibilité, la mobilité, les mouvements actifs et passifs des articulations
ainsi que l’aspect des téguments sus-jacentes.

NB: l’examen des articulations coxo-fémorales chez les nouveau-nés pour le diagnostic des
dysplasies.
B. DONNÉES ANTHROPOMÉTRIQUES

1. POIDS (P)

Poids à la naissance: Pn = 2500 – 4000g avec une moyenne de 3000g


Est déterminée dans le même moment de la journée, 2 heures après le dernier repas.

Le gain de poids chez le nourrisson et l’enfant:


0-4 mois: 750g/mois
5-8 mois: 500g/mois
9-12 mois: 250g/mois
À 4 mois, il double la Pn.
À 1 an, il triple la Pn.

P à 1 an = 9 kg

1-2 ans: 250g/mois

Après l’âge de 2 ans, jusqu’à 12 ans:


P = 2 x A + 9 kg
A- âge en ans

2. TAILLE (T)

Est la distance entre le vertex et la plante du pied.


Est mesurée à l’aide du pédiometre chez les nourrissons et à l’aide de l’anthropométre après 1
an.

Taille à la naissance: Tn = 48 – 55cm, avec une moyenne de 50cm.

L’augmentation de la taille du nourrisson et de l’enfant :


0-3 mois: 3cm/mois
4-6 mois: 2cm/mois
7-12 mois: 1cm/mois

Ou:

I mois: 4cm
IIe mois: 3cm
IIIe moi: 3cm
IVe mois: 2cm
Ve – XIIe mois: 1cm/mois

T à 1 an = 70 – 72cm
1-2 ans: 1cm/mois
T à 2 ans = 80 – 82cm

Après l’âge de 2 ans, jusqu’à 12 ans:


T = 5 × A+ 80 cm
A – âge en ans

3. LE PÉRIMÈTRE CRÂNIEN (PC)

Est mesuré à l’aide de la bande métrique, rejoignant la protubérance occipitale externe avec la
glabelle.
À la naissance, PCn = 34,5 – 35cm
À 1 an: PC = 45cm

PC = T/2 + 10 (± 2cm)

4. LE PÉRIMÈTRE THORACIQUE (PT) : haut, moyen, bas

Dans la pratique, le PT moyen est mesuré à l’aide de la bande métrique, au niveau des
mamelons.
À la naissance, (PTn) est de ~ 1cm plus petit que le PC. Il a la même dimension avec le PC vers
l’âge de 1 an, puis il le dépasse d’un cm pour chaque an de l’enfant.

5. LE PÉRIMÈTRE ABDOMINAL

Est mesuré à l’aide de la bande métrique au niveau du nombril chez l’enfant positionné en
décubitus dorsal.
Sa valeur varie en fonction de l’état nutritionnel.

6. L’INDICE PONDÉRAL (PI):

Il est calculé pendant la période de 0 – 2 ans pour évaluer l’état nutritionnel de l’enfant.
Après 2 ans, on peut calculer l’indice de masse corporelle (Indice de Masse Corporelle – IMC =
Body Mass Index – BMI).

IP = P actuelle / P idéal d’un nourrisson du même âge

Valeurs:
0,90 à 1,10 eutrophique
> 1,10 Paratrophique
< 0,90 Dystrophique
De 0,89 à 0,76 malnutrition protéinocalorique degré I (MPC Degré I )
De 0,75 à 0,61 malnutrition protéinocalorique degré II (MPC Degré II )
< 0,60 malnutrition protéinocalorique degré III (MPC Degré III )
Exemple: enfant de 8 mois avec P = 6000g
P idéal d’un nourrisson de 8 mois = Pn (3000g) + 4 x 750 + 4 x 500 = 8000g
IP = 6000/8000 = 0,75 MPC degré II
C. L’EXAMEN DES SEGMENTS

1. La tête
 Le neurocrâne – on examine: la forme, les fontanelles, les sutures, la consistance des os,
l’aspect et le mode d’implantation des cheveux et des oreilles.
 La fontanelle antérieure ou bregmatique:
- délimitée par les os frontaux et pariétaux (forme en losange);
- à la naissance – 3/4cm.
- se ferme à un an et six mois.
 La fontanelle postérieure ou lambdoïde:
- délimitée par le pariétal et l’occipital (triangulaire),
- en général fermée à la naissance;
- parfois ouverte (0,7-0,8 cm) et se ferme jusqu’à deux mois.
 Les déformations du crâne se produisent à la suite de l’aplatissement ou la prolifération
du tissu ostéoïde en cas de rachitisme (bosses). Les aplatissements du crâne
(plagiocéphalie) peuvent être symétriques dans la région occipitale ou asymétriques dans
la région pariéto-occipitale, avec la proéminence de la bosse frontale sur le côté respectif
– crâne oblique ovale.

Le crâniotabès – la consistance parcheminée des os du crâne – surgit dans le rachitisme à


cause de la minéralisation insuffisante; est met en évidence par la palpation de l’occipital
et du pariétal.
 Le viscérocrâne – on examine la forme et l’apparence des yeux, du nez, de la bouche et
des oreilles.
2. Le cou est court, cylindrique et mobile chez le nourrisson
3. Le thorax
- forme cylindrique à la naissance: côtes horizontales, diamètre antérieur – postérieur = diamètre
transversal
- forme trapézoïdale après six mois: les côtes deviennent obliques, le diamètre transversal
augmente.

Déformations thoraciques dans le rachitisme: poitrine de pigeon (sternum proéminent), poitrine


évasée à la base, sterne bloqué (en entonnoir), rosaire rachitique (épaississement sous la forme de
perles au niveau des articulations chondro-costales), la présence du fossé de Harrisson (fossé
oblique de haut en bas et en dehors, sous mamelonaire) causé par la traction exercée lors de la
respiration par les insertions du diaphragme sur la paroi costal insuffisamment minéralisée.

4. La colonne vertébrale
o à la naissance – droite;
o à trois mois – lordose cervicale (le nourrisson soutien la tête);
o à six mois – cyphose dorsale (le nourrisson reste debout),
o à un an – lordose lombaire (il marche).
5. L’abdomen
- le nourrisson en décubitus dorsal – l’abdomen doit être aligné avec le thorax, à la fois
antérieurement et latéralement.
- lors de l’inspection de la région ombilicale on pourra observer: la position du nombril, l’aspect
de la plaie ombilicale, éventuellement la présence des sécrétions ombilicales ou du granulome
ombilical ou de la hernie ombilicale.

6. Les membres
- sont examinés en extension
- on observe les éventuelles malformations des membres: amyélie, phocomélie, syndactylie,
polydactylie, pied varus équin, etc.
- courbures discrètes normales tibiales (aspect de parenthèse) – développement plus lent des
condyles interne par rapport aux condyles externes.

Dans le rachitisme:
- courbures prononcées du tibia ± du fémur comme genu varum (sous forme de ()) ou genu
valgum (forme de X).
- bracelets rachitiques

LP3

L’EXAMEN DES APPAREILS ET DES SYSTÈMES


L’examen de l’appareil respiratoire est fait par inspection, palpation, auscultation et
percussion.

Lors de l’inspection, on examine:

a) La cyanose péri-oro-nasale, les mouvements des ailes du nez, les mouvements de piston de la
tête avec lors des temps respiratoires, le tirage, la dyspnée sont des signes qui se produisent dans
une broncho-pneumonie ainsi que dans d’autres maladies pulmonaires chez les nourrissons.
L’inspection des fosses nasales montre d’une manière meilleure le cornage causé par
l’obstruction des voies respiratoires supérieures par l’élévation du menton de l’enfant, en le
forçant à respirer par le nez.

b) La fréquence du rythme respiratoire – par la surveillance des mouvements abdominaux du


nourrisson pendant le sommeil ou quand il est calme. Le nouveau-né a 60 respirations/minute, le
nombre diminue progressivement au cours du premier mois jusqu’à 45 respirations/minute – une
valeur qui se maintient pendant le première an de la vie. À un an, les respirations sont 35 – 40 /
minute.
La dyspnée expiratoire avec l’expiration prolongée apparait dans les obstructions bronchiques
fonctionnelles ou inflammatoires: asthme, virose.

La toux humide est déterminée par les maladies bronchiques exsudatives mais aussi par la
présence des sécrétions mucopurulentes dans le pharynx. L’enfant avale l’expectoration et ne
crache pas jusqu’à l’âge de 7 ans.

Pour un l’examen plus approfondi de l’appareil respiratoire, le nourrisson se tiendra dans les bras
ou assis debout, et la personne qui aide gardera les membres supérieurs un peu élevés pour que
les omoplates libèrent autant que possible des champs pulmonaires supérieurs. Les éléments
topographiques de référence pour l’examen de l’appareil respiratoire du nourrisson sont: les
lignes médio-claviculaire, axillaire antérieure, moyenne et postérieure, et inter-scapulo
vertébrale.

La palpation des vibrations vocales ne peut pas se faire jusqu’à l’âge de 6-7 ans. La
bronchophonie – une meilleure transmission de la voix et du pleur – est l’équivalent des
vibrations vocales renforcées, pour détecter les zones de condensation pulmonaire.

L’auscultation est recommandée de se faire avant la percussion. À cause de la paroi thoracique


mince dans la petite enfance, le murmure vésiculaire a, normalement, une tonalité plus grave.
L’auscultation et la percussion doivent être complètes et systématiques. On donnera une
attention particulière aux zones para-vertébrales, axillaires et basales.

La percussion digitale simple doit être plus superficielle que chez les adultes. Parce-que la paroi
thoracique est mince, une trop forte percussion fait vibrer toute la masse pulmonaire et on ne
peut plus percevoir les changements localisés sur une petite surface.
L’examen de l’appareil cardiovasculaire – exige la tranquillité de la part de l’enfant.

On enregistrera la fréquence et le caractère du pouls, par rapport aux plusieurs repères (cubital,
radial, péronier, poplité, jugulaire), la fréquence cardiaque (fréquence, rythme, intensité) et les
valeurs de la pression artérielle par comparaison entre les membres supérieurs et les membres
inférieurs et sur le même côté.

Au moment de la naissance, le pulse est de 160/minute, il diminue à 120/minute pendant le


premier mois de vie, une valeur qui est maintenue pendant la première année. À l’âge d’un an, il
est situé entre 100-110/minute.

La pression artérielle: dans le premier an de vie, la valeur maximale est de 80 mm Hg, et la


valeur minimale est de 50 mm Hg.

L’inspection visera: l’aspect de la région précordiale avec des changements possibles de la cage
thoracique dans cette région; la visibilité du choc de pointe; les changements possibles
superposées (frémissements, choc en dôme). Aussi, on remarquera la cyanose généralisée ou
localisée aux extrémités.
Lors de la palpation, le choc de pointe est perçu dans l’espace IV intercostal gauche, 1-2 cm en
dehors de la ligne médio-claviculaire jusqu’à l’âge de 3 ans. De 4 à 7 ans, le choc de pointe se
déplace pour atteindre à l’âge de 7 ans, ou parfois de 10 ans, la même position que chez l’adulte.
Tout frottement ou bruissement péricardique peut être palpé facilement, car la paroi thoracique
est mince.

L’auscultation du cœur en même temps avec la palpation du pouls périphérique permettra une
meilleure appréciation des troubles du rythme. Les bruits cardiaques sont entendus plus
fortement dans la petite enfance. Jusqu’à un an et surtout dans les premiers mois de vie, les bruits
du cœur montrent une égalisation de l’intensité et de timbre, ce qui, combiné avec l’égalisation
des pauses dues au raccourcissement de diastole par la tachycardie physiologique, donne le
rythme embryocardique ou pendulaire. L’arythmie respiratoire est fréquente.

Le bruit II est plus fort lors du foyer de l’artère pulmonaire que celui de l’aorte due à
l’hypertension pulmonaire relative qui persiste jusqu’à l’âge scolaire.

Pour certains murmures, on appréciera aussi leur transmission dans l’espace inter-scapulo
vertébral, pour la communication inter-ventriculaire ou vers la base du cou dans la sténose
aortique.

Les souffles extracardiaques, la plupart situés dans le côté gauche du cœur, sont courts,
mesosystoliques, influencés par la respiration et la posture. Ils disparaissent en général au
moment de l’inspiration et en position assise.

Par la percussion, on délimite la zone de la matité cardiaque. Le bord supérieur du cœur est
percuté le long de la ligne medio-sternale, au niveau de la IIe côte, le bord droit correspond au
bord droit du sternum, et le bord gauche est percuté radialement à partir de l’aisselle vers
l’épaule gauche qui est représentée par une ligne courbe qui relie le choc de pointe et l’extrémité
antérieure de la IIe côte.

L’examen de l’appareil digestif et des annexes

L’examen débutera par une brève anamnèse concernant le régime alimentaire de l’enfant,
l’appétit, la fréquence et l’aspect des selles, la présence des nausées et des vomissements
(fréquence, contenu, intensité et moment d’apparition), les douleurs abdominales avec leur
particularités concernant l’intensité, la durée, la localisation, l’irradiation, etc.

Pour la palpation abdominale, on aura les mains chaudes et on ferra des mouvements doux. La
palpation superficielle de la paroi abdominale, suivie par la palpation profonde des organes
abdominaux, commence au niveau des fosses iliaques et se déplace vers l’hypochondre respectif.
Elle permet de détecter les points douloureux, la participation de la défense musculaire par la
contracture, les limites et la consistance des organes.

La rate est normalement palpée au niveau du rebord costal gauche ou bien elle n’est pas
palpable. Pour délimiter le foie, le bord inférieur est palpé en commençant du flanc droit, et le
bord supérieur est percuté. Dans la petite enfance, le bord antéro-inférieur du foie est de 2 cm en
dessous du rebord costal, sur la ligne médio-claviculaire droite, et puis passe il monte à 1 cm en
dessous du rebord. Le bord supérieur du foie se trouve dans l’espace V ou la Ve côte sur la ligne
médio-claviculaire droite, à la VIIe côte sur la ligne axillaire antérieure et la IXe - Xe côte sur la
ligne scapulaire. La délimitation du bord supérieur aide dans le diagnostic différentiel de
l’hépatomégalie, avec le foie baisse du rachitisme, les maladies pulmonaires aiguës avec
emphysème et épanchement pleural.

L’hépatosplénomégalie se produit dans les maladies hématologiques malignes, métaboliques,


génétiques, dans la stase circulatoire de l’insuffisance cardiaque, dans la maladie hémolytique,
dans la cirrhose, le rachitisme, les infections chroniques.

La percussion est radiale à partir du nombril vers la droite, ou de l’appendice xiphoïde,


premièrement sur la ligne médiane jusqu’à la symphyse pubienne, et puis oblique radialement.

Lors de l’examen des organes et pour mettre en évidence la présence d’une formation ou d’un
épanchement intra-abdominal, on combine la percussion et la palpation.

L’examen de l’appareil urogénital

L’examen de l’appareil urogénital commence par l’acquisition d’informations sur le nombre et la


nature des mictions (spontanées, indolores, contrôlées, en jet continu ou interrompu etc.),
l’aspect macroscopique de l’urine, si elle tâche la couche par la présence des pigments biliaires
ou des cristaux d’acide urique. La fréquence des mictions est normalement 10-20 fois par jour
dans les premiers six mois de la vie, 10-12 fois par jour entre 1- 2 ans, 6-7 fois par jour entre 4-6
ans. La quantité d’urine par jour est de 150-300 ml pendant le premier mois, 700 ml à 6 mois,
1000 ml à 4 ans, 1500 ml à 10 ans. La diurèse chez les nourrissons est de 75 ml / kg / jour, tandis
que chez l’adulte, elle est de 25 ml / kg / jour.

La palpation des reins se fait à l’aide des deux mains, en décubitus dorsal ou latéral sur le côté
opposé, et plaçant une main dans la région lombaire et en déprimant avec l’autre la paroi
abdominale vers la colonne vertébrale. Normalement, les reins peuvent être palpés, en particulier
chez les enfants dystrophiques jusqu’à l’âge de 1 an.

Les organes génitaux externes sont examinés par l’inspection et la palpation. Chez les garçons,
on palpe les testicules et on fait le décollement du gland. Il peut y avoir des ectopies testiculaires,
hydrocèle, hermaphrodisme, hernie inguinale, hypospadias, épispadias, prépuce adhérent,
phimosis.

Chez les filles, on examine la région vulvaire, en écartant les grandes lèvres pour inspecter les
petites lèvres et la muqueuse vulvaire. Chez les filles nées à terme, les grandes lèvres couvrent
les petites lèvres; chez les filles prématurées, les petites lèvres sortent à l’extérieur des grandes
lèvres.

LP4
L’examen du système nerveux
A. La motilité

On examinera:

o la motilité active (par inspection) et passive (en imprimant des mouvements passifs au
niveau des segments des membres);
o les mouvements involontaires (tics, convulsions, mouvements choréiques) – manquent
chez l’enfant normal

B. La sensibilité

L’examen de la sensibilité superficielle et profonde est difficile, étant conditionné par l’âge de
l’enfant et par sa capacité de repérer et d’évaluer l’intensité des stimuli. Chez le nourrisson, on
peut examiner seulement la sensibilité tactile et douloureuse.

Pour l’examen de la sensibilité tactile, on touche doucement la paume de la main de l’enfant


avec un objet et il va présenter le réflexe de préhension ou bien on touche la commissure des
lèvres avec un morceau de coton et le nourrisson va tourner la tête dans la direction de la touche,
en esquissant le réflexe de succion. La sensibilité douloureuse est examinée en pinçant
doucement un membre; le nourrisson le retire et pleure.

C. L’excitabilité mécanique neuromusculaire

On fait l’examen de l’excitabilité mécanique neuromusculaire par l’exploration des signes de


Chwosteck, Weiss, Lust et Trousseau.

Le Signe de Chwosteck suppose la percussion du nerf facial à mi-chemin entre la commissure des
lèvres et le lobe de l’oreille. Le signe est positif degré I quand on obtient la contraction de
l’orbiculaire des lèvres, la bouche en museau de poisson; degré II – quand l’orbiculaire des
paupières, des ailles du nez et de la commissure des lèvres se contracte; degré III – quand l’hémi-
faciès du côté opposé se contracte aussi.

Le Signe de Weiss est obtenu par la percussion de la branche supérieure du facial au niveau de
l’angle externe de l’œil; le signe est positif lors de la production de la contraction orbiculaire des
paupières.

Le Signe de Lust (signe du péroné) – on percute le nerf sciatique poplité externe au niveau du col
du péroné, les genoux détendus en flexion. Le signe est positif lors de la production de la flexion
dorsale du pied sur la jambe.

Le signe de Trousseau (signe du garrot) – la compression circulaire du bras au niveau de la


gouttière bicipitale interne (trajet du nerf médian) provoque la main d’accoucheur (flexion des
quatre doigts avec l’opposition du pouce).
D. Les signes méningés

La recherche de signes méningés:

o La raideur de la nuque: la main gauche au niveau de l’occipital, on imprime une flexion


passive de la tête jusqu’à ce que le menton l’enfant touche la poitrine. Cette flexion n’est
pas possible en cas de raideur de la nuque et l’enfant s’élève sur le plan du lit comme une
planche.
o Le Signe I de Brudzinski (de la nuque): la main droite sur la poitrine de l’enfant, on
maintien le thorax sur le plan du lit et, à l’aide de la main gauche, on imprime une flexion
brusque de la tête. Si le signe est positif, les deux genoux fléchissent.
o Le Signe II de Brudzinski (controlatéral): on imprime une flexion brusque de la jambe
et de la cuisse en tenant la jambe avec la main droite et la cuisse avec la main gauche. Si
le signe est positif, l’autre membre inférieur se fléchit de la même manière.
o Le Signe de Kernig: tapotant légèrement avec la main droite les genoux de l’enfant, on
maintient les membres inférieurs en extension; la main gauche sous les épaules de
l’enfant, on le soulève en position assise. Si le signe est présent, il y a la flexion des
genoux et la tendance indolore de les étendre au moment de l’élévation du tronc à un
angle de 90°.
o Le signe II de Kernig (Lasègue bilatéral): quand l’enfant est en décubitus dorsal, on
élève les deux cuisses à angle droit par rapport au tronc, les jambes fléchies. Si le signe
est présent, on ne peut pas obtenir l’extension des jambes par rapport aux cuisses.

E. L’examen des nerfs crâniens

Le nerf optique est examiné après l’âge d’un mois, montrant à l’enfant un objet vivement coloré
ou brillant qu’on déplace légèrement devant ses yeux. L’enfant va fixer et regarder l’objet.

Le nerf acoustique-vestibulaire est examiné provoquant un bruit sonore derrière l’enfant.


Normalement, l’enfant aura une réaction de sursaut accompagné ou non par pleurs et il tournera
la tête vers le bruit.

Pour l’examen du nerf gustatif on utilise deux bouteilles de thé: un avec sucre et l’autre avec une
substance amère (phénobarbital) et on donne alternativement les deux bouteilles. L’enfant reçoit
volontiers le thé sucré et rejette l’autre.

L’examen du nerf hypoglosse devrait être fait dès la naissance: on met quelques gouttes de sérum
glucosé à l’aide de la pipette plus proche que possible de la base de la langue et on observe s’il y
a le réflexe de déglutition. Dans les paralysies de l’hypoglosse, les liquides refluent par le nez.
F. L’examen des réflexes

Le nourrisson a deux types de réflexes: les réflexes archaïques primaires et les réflexes communs
chez l’adulte.

Les réflexes archaïques primaires sont caractéristiques chez le nouveau-né et persistent jusqu’à
l’âge de 3-4 mois. Ils prouvent l’intégrité des fonctions corticales, en manquant le contrôle de
l’écorce. La persistance des réflexes archaïques après l’âge de 4 mois montre un retard
neuromoteur, tandis que leur asymétrie indique la présence des lésions unilatérales du système
nerveux central ou périphérique.

o Le réflexe des points cardinaux

Au moment où l’index touche les téguments péribuccaux, l’enfant dévie la tête vers le côté
excité, en esquissant le réflexe de succion.

o Le réflexe de Moro (d’embrasement)

Le nourrisson est en décubitus dorsal; on applique une excitation brusque (on tire brusquement la
couche qui se trouve sous l’enfant); il aura un mouvement rapide d’extension et d’abduction des
membres supérieures avec la lente reprise de la flexion et de l’adduction. Le reflex disparaît
après l’âge de 2 mois.

o Le réflexe optique – tonique de la nuque (Peiper)

On approche une source de lumière des yeux de l’enfant; il va tourner la tête en arrière, avec la
contracture des muscles de la nuque jusqu’à la position d’opistotonos et avec la pupille en
myosis.

o Le réflexe de la position statique

Le nourrisson est tenu en position verticale au bord d’une table; on fait l’arrière du pied toucher
légèrement le bord de la table; le nourrisson va lever le pied et il va l’asseoir, le côté plantaire
contre la table.

o Le réflexe de marche automatique (d’André Thomas)

Le nourrisson est assis les plantes sur la table; on lui imprime un mouvement de chute en avant et
le nourrisson va faire un pas, en essayant de maintenir sa posture.

o Le réflexe de l’ascenseur (réaction de chute)

Le nourrisson est soutenu au niveau des axiles au-dessus de la tête de l’examinateur; on imprime
un mouvement brusque de chute; le nourrisson va écarter les bras du tronc, les doigts en éventail
comme les ailes d’un oiseau qui a la tendance de planer, de diminuer la vitesse de chute.
o Le réflexe de la position de l’escrimeur (de Magnus et Klein)

Le nourrisson est en décubitus dorsal; on tourne légèrement sa tête vers la droite ou vers la
gauche; le membre supérieur du côté facial est élevé avec l’avant-bras en extension sur le bras et
la main en pronation; le membre supérieur du côté occipital est plus élevé que celui du côté
facial, avec l’avant-bras en flexion sur le bras et la main en flexion sur l’avant-bras; le membre
inférieur du côté facial est en flexion, tandis que celui du côté occipitale est en extension.

o Le réflexe d’extension croisée des membres inférieurs

Au moment du pincement de la peau de la jambe, l’enfant va fléchir, puis étendre le membre


inférieur opposé avec abduction ce qui va apporter le talon en contact avec la zone excitée.

o Le réflexe de grasping (préhension)

Le réflexe est la flexion de la main ou des orteils avec la préhension, au moment de l’excitation
de la paume ou de la plante avec notre index.

Les réflexes communs avec l’adulte

o Les réflexes ostéo-tendineuses sont présentes dès la naissance et sont obtenus par la
percussion des tendons à l’aide du marteau à réflexes.

Le réflexe rotulien consiste dans la percussion du tendon rotulien entre la rotule et la tubérosité
antérieure du tibia, chez l’enfant qui a la jambe en semi-flexion par rapport à la cuisse, et la
région poplitée appuyée sur la main de l’examinateur. Cela produit l’extension brusque de la
jambe.

Le réflexe Achilléen. La percussion du tendon d’Achille provoque l’extension de la jambe. Ce


réflexe est moins prononcé que celui rotulien. Le tendon achilléen est percuté chez l’enfant qui a
la jambe en semi-flexion sur la cuisse et le pied en rotation externe dans la main de
l’examinateur.

Les réflexes ostéo-tendineuses des membres supérieurs se produisent au cours de la première


année de vie et ne font pas l’objet d’un examen courent.

o Le réflexe cutané plantaire est provoqué par l’excitation du bord externe de la plante du
talon vers les orteils. Jusqu’à l’âge de deux ans, on obtient l’extension de l’orteil et les
doigts en drapeau. Après cet âge, on observe la flexion des orteils.

o Les réflexes cutanés abdominaux surviennent après l’âge de deux mois et sont obtenus
par l’excitation de la peau de l’abdomen avec un objet pas aigu mais mince en faisant des
mouvements rapides et superficiels. Ces excitations provoquent une contraction localisée
ou une dépression rapide de l’abdomen.

Le réflexe abdominal supérieur est obtenu par l’excitation de la ligne médiane, en oblique
vers le bas et l’extérieur, sous le rebord costal.

Le réflexe abdominal médian est déclenché par l’excitation du nombril vers le haut et
l’extérieur.

Le réflexe abdominal inférieur est déclenché par l’excitation de la ligne médiane vers le
haut et en dehors, au-dessus de l’arcade crurale.

o Le réflexe crémastérian est déterminée par l’excitation fine des téguments de la surface
interne de la cuisse, ce qui détermine l’ascension du testicule du même côté dans le
scrotum.
o Les réflexes pupillaires à la lumière et d’adaptation à la distance.
L’enfant est assis devant une source de lumière, on lui couvre les yeux avec les mains et
ensuite on découvre successivement chaque œil en analysant la réaction de la pupille
(myosis).
O écarte de l’enfant un objet qu’il regarde fixement et l’on observe la même réaction de
diminution de la pupille. Le réflexe photomoteur est présent à la naissance, mais il est
faible, et l’adaptation à la distance peut être observée après l’âge de 3-4 mois, quand
l’enfant suit bien des yeux.

E. L’EXAMEN DES CAVITÉS

L’investigation aide à examiner les cavités nasales, le conduit auditif externe et l’anus.

Au moment de l’examen du conduit auditif externe, on examine aussi la sensibilité auriculaire à


l’aide du signe de Vauchez bons (on appui sur le tragus en bloquant le conduit; la colonne d’air
du conduit exerce une pression sur membrane tympanique qui, si enflammée, est douloureuse et
l’enfant crie haut et fort – Vauchez positif).

La dernière investigation s’adresse à la cavité buccale, car il est plus désagréable pour l’enfant
qui peut réagir par des pleurs et / ou des vomissements, ce qui compromet le reste de l’examen
clinique.

L’enfant se tient dans les bras, la face vers la lumière, et le dos sur l’épaule droite de la personne
qui aide qui immobilise ses membres supérieurs à l’aide de la main droite, et les membres
inférieurs à l’aide de la main gauche. La tête due l’enfant doit dépasser l’épaule de la personne
qui aide. L’examinateur imprime une flexion dorsale à la tête avec la main gauche sur la tête de
l’enfant et manœuvre la spatule avec la main droite.

On examine le vestibule buccal antérieur, puis la muqueuse jugale et gingivale. L’examen de la


muqueuse buccale peut révéler: pâleur, cyanose, suffusions sanguines, le signe de Koplick
(petites vésicules blanchâtres sur la muqueuse jugale au niveau des futurs molaires), hypérémie,
plaies etc.

On découvre les arcades dentaires en appuyant sur la mandibule; on observe la dentition, la


langue, la muqueuse gingivale et le palais. On indique le nombre, la position, l’aspect des dents
et les possibles caries dentaires.

À la fin, on appui sur la base de la langue pour examiner l’isthme du pharynx, les piliers, les
amygdales, la luette et la paroi postérieure du pharynx. Pour les amygdales, on examine: la
dimension, l’aspect de la muqueuse (congestionnée, cryptes), la présence de l’exsudat, les
fausses membranes (angines aiguës), les microvésicules sur un fond congestif au niveau des
piliers antérieurs, de la luette et du palais mou. La paroi postérieure du pharynx présente des
sécrétions mucopurulentes qui s’écoulent du cavum pendant les adénoïdites et rhinopharyngites
aiguës. Les pharyngites répétées conduisent à une hypertrophie des follicules lymphatiques et à
l’aspect granuleux.

LP5

LES PRINCIPES DE L’ALIMENTATION CORRECTE AU COURS DE LA


PÉRIODE 0-1ANS

1. Le besoin de liquides: 150 ml / kg corps/ jour, sans dépasser 1000ml/jour.


Augmente à 200ml/kg corps / jour:

 pour les nouveau-nés


 pendant la fièvre
 en été
 en cas de déshydratation (diarrhée, vomissements)

2. Besoins caloriques:

 trimestre I: 110 – 120 kcal / kg corps / jour


 trimestre II: 100 – 110 kcal / kg corps / jour
 trimestres II et IV: 90 – 100 kcal / kg corps / jour

On ajoute 10 % pour les nourrissons nourris artificiellement, parce que l’action


dynamique spécifique (ADS) des protéines du lait de vache est plus élevée que
l’ADS des protéines du lait humain.

On ajoute encore 10% chez les nourrissons élevés dans les communautés.

3. Le besoin de principes alimentaires maximaux:

Alimenté naturellement Alimenté


artificiellement
Protéines 2 – 2,5 g/kg corps/jour 3 – 3,5 g/kg corps/jour
Lipides 4 – 6 g/kg corps/jour 4 – 6 g/kg corps/jour
Glucides 10 – 12 g/kg corps/jour 10 – 12 g/kg corps/jour

4. Équilibre alimentaire:

Assurer le rapport optimal protéine : lipides : glucides – 1: 2: 4

5. Au moins 50% de l’apport en protéines doit être représenté par les protéines
d’origine animale pour fournir les acides aminés essentiels pour la croissance.

6. Le lait humain est administré en une quantité de 150 à 200 ml / kg corps / jour.

7. Le lait de vache n’est pas recommandé pour l’alimentation des nourrissons, mais
s’il est administré, la quantité sera de 100 ml / kg corps / jour, jusqu’ à 700 ml /
jour.

8. Le nourrisson recevra l’alimentation appropriée pour son âge:

 pendant les 4 premiers mois, il recevra une alimentation naturelle /


artificielle / mixte
 après 4 – 6 mois, il recevra une alimentation diversifiée.

ALIMENTATION NATURELLE

Définition:

L’alimentation du nourrisson pendant les 4 – 6 premiers mois de vie exclusivement


avec du lait maternel.

Composition du lait humain et du lait de vache:

Lait humain Lait de vache


Résidu sec 12,5 – 14 g% 12,5 – 14 g%
Protéines 1 g% 3,5 g%
Lipides 3,5 g% 3,5 g%
Glucides 6,8 – 7 g% 4,8 – 5 g%
Sels mineraux 0,2 g% 0,8 g%
Valeur calorique 65 – 68 kcal/100 ml 65 - 70 kcal/100 ml

Critère d’âge dans l’alimentation:

Mois I: Jour : 1: 50 ml sérum glucosé 5%


Jour 2: 8 x 20 ml de lait humain
Jour 3: 8 x 30 ml de lait humain
Jour 4 : 8 x 40 ml de lait humain
Jour 5 : 8x 50 ml de lait humain
Jour 6 : 8x 60 ml de lait humain
Jour 7: 8 x 70 ml de lait humain
Jour 8 : 8 x 80 – 90 ml de lait humain
Jusqu’à la fin du mois I, tout comme pour jour 8.

Mois II: 7 x 90 – 100 ml de lait humain

Mois III: 6 x 130 – 140 ml de lait humain

Mois IV: 6 x 140 – 150 ml de lait humain


La vérification de la succion:

On pèse l’enfant habillé avant et après chaque repas. On fait la différence de ces
valeurs et on rassemble les résultats au cours de 24 heures. On obtient la quantité
de lait (en ml) que le nourrisson a reçue.

Si la quantité de lait est insuffisante = hypogalactie materne

ALIMENTATION ARTIFICIELLE

Définition:

L’alimentation du nourrisson au cours des 4 premiers mois de la vie avec le


lait d’autres espèces:

 préparâtes de lait pour les nourrissons – par exemple, Humana, Nan,


Aptamil, Milumil, Vitalact
 formules de lait commun – Raraul.

NB: Le lait de vache et le lait de chèvre ne sont pas recommandés dans


l’alimentation du nourrisson.

Les formules de lait se préparent instantanément, avant chaque repas, par la


dissolution de la poudre est dissoute dans de l’eau bouillante et refroidie (1 mesure
rase pour chaque 30 ml d’eau).

Si le lait en poudre commun – on prépare la quantité par 24 heures et on la


conserve au réfrigérateur.

Critère d’âge dans l’alimentation – tableau:


Âge Formules de lait en poudre:
Nan1, Humana 1, Milumil 1
Mois I 50 ml sérum glucosé 5%
Jour 1
Jour 2 7 x 20 ml Nan1/ Humana 1/
Milumil 1
Jour 3 7 x 30 ml Nan1/ Humana 1/
Milumil 1
Jour 4 7 x 40 ml Nan1/ Humana 1/
Milumil 1
Jour 5 7 x 50 ml Nan1/ Humana 1/
Milumil 1
Jour 6 7 x 60 ml Nan1/ Humana 1/
Milumil 1
Jour 7 7 x 70 ml Nan1/ Humana 1/
Milumil 1
Jour 8 7 x 80 - 90 ml Nan1/ Humana
1/ Milumil 1
Semaine 2 idem jour 8
Semaine 7 x 90 - 100 ml Nan1/ Humana
3 et 4 1/ Milumil 1
Mois II 6 x 120 – 130 ml Nan1/
Humana 1/ Milumil 1
Mois III 6 x 130 – 140 ml Nan1/
Humana 1/ Milumil 1
Mois IV 5 x 170 – 180 ml Nan1/
Humana 1/ Milumil 1

1 cuillerée à café de lait en poudre = 2,5 g


1 cuillerée à café de riz = 5 g
1 cuillerée à café de sucre = 5 g

LP6

ALIMENTATION MIXTE

Définition:

L’alimentation pendant les 4 premiers mois de vie avec du lait humain associé à un
préparât de lait.

La méthode complémentaire:

Utilisée en cas d’hypogalactie maternelle.


Pour chaque repas, le nourrisson reçoit du lait maternel et un supplément sous la
forme d’un préparât de lait.

Le nourrisson sera mis à la poitrine tout d’abord, et puis il recevra le supplément –


le préparât de lait (de préférence une formule de lait hypoallergénique – HA).

Il est recommandé d’administrer le préparât de lait à l’aide d’une tasse / cuillère. Si


l’on utilise le biberon, après une période de temps le nourrisson renoncera au sein.

Exemple pour un nourrisson de 3 mois:

6 x 130 – 140 ml / jour


6 x 50 ml de lait humain + 80 (90) ml Nan HA1 / Humana HA1 / Aptamil HA1

Méthode alternative:

Utilisée par les mères qui retournent au travail.

Le nourrisson reçoit des repas complets en lait humain et des repas complets avec
un préparât de lait (de préférence une formule de lait hypoallergénique – HA).

Il est recommandé d’administrer le préparât de lait à l’aide d’une tasse / cuillère.


Si l’on utilise le biberon, après une période de temps le nourrisson renoncera au
sein.

Exemple pour un nourrisson de 3 mois:

6 x 130 – 140 ml / jour


4 x 130 – 140 ml de lait humain
2 x 130 – 140 ml Nan HA1 / Humana HA1 / Aptamil HA1

ALIMENTATION DIVERSIFIÉE

Principes:
1. l’introduction d’un nouvel aliment ne se fera que lorsque le nourrisson est en
bonne santé;
2. le choix du premier aliment de la diversification est individualisé en fonction des
particularités du développement de l’enfant: la soupe de légumes ou de purée de
fruits pour les eutrophiques, et les céréales sans gluten introduites tout d’abord
chez les dystrophiques, suivies par l’alimentation enrichie plus rapidement en
protéines;
3. l’introduction de nouveaux aliments sera progressive – 20-30g/jour pour un
repas en lait, en réduisant de la même quantité le lait administré, jusqu’au
remplacement total du lait avec le nouvel aliment;
4. l’introduction d’un nouvel aliment par semaine est recommandée – pendant le
même repas;

5. au moment de l’apparition de troubles digestifs (vomissements et / ou diarrhée),


la diversification est interrompue et de reprise quelques jours après la
normalisation des selles;
6. l’administration des aliments nouvellement introduits nourriture devrait se faire
à l’aide d’une cuillère (le prolongement de l’administration de l’alimentation avec
le biberon n’est pas recommandée);
7. la valeur calorique des aliments nouvellement introduits (du déjeuner) doit être
supérieure à celui qui est retiré de l’alimentation;
8. le nombre de repas administrés par jour dans l’alimentation diversifiée sera
déterminée par l’âge, la sensation de faim – satiété et le poids de l’enfant;
9. les nouveaux aliments seront administrés sous la forme de purée jusqu’à
l’apparition des premiers dents, et puis, ils seront écrasés;
10. le meilleur critère de réussite de l’alimentation variée chez le nourrisson est la
surveillance des courbes de croissance et de développement.

Les aliments de la diversification – étapes:

Après l’âge de 5 -6 mois)

 céréales sans gluten,


 purée de fruits,
 soupe aux légumes / purée de légumes.
Après l’âge de 5 – 6 mois (dès le 6e mois):

 viande hachée,
 fromage calcique / fromage de vache,
 jaune d’œuf.

Après l’âge de 6 mois:

 céréales contenant du gluten

Après l’âge de 6 – 7 mois:

 foie (en alternance avec le jaune d’œuf)


 yaourt nature

Après l’âge de 8 mois:

 pain blanc
 crème
 polenta

Après l’âge de 10 ans (12) mois:

 poisson
 boulettes de viande.

Exemple pour l’âge de 10 mois et une semaine:

5/ 6 (150ml-200ml )

 1x 200 ml de lait avec des céréales


 1 x fruit au fromage / céréales
 1x purée de légumes avec de la viande hachée / jaune d’œuf
(X 2-3 / semaine) / foie
 1 yaourt / fromage aux céréales
 1x 200 ml de lait avec des céréales

ALIMENTATION DE L’ENFANT DE FAIBLE POIDS À LA NAISSANCE


Principes:

1. Le besoin de liquides:

 Semaine 1: 60 ml / kg corps / jour


 Semaine 2: 130 ml / kg corps / jour
 Dès la 3e semaine jusqu’au P de 3000 - 3500g : 200 ml / kg corps / jour

2. Besoins caloriques:

 Semaine 1: 50 kcal / kg corps / jour


 Semaine 2: 90-100 kcal / kg corps / jour
 Dès la 3e semaine: 130 kcal / kg corps / jour

3. Le besoin de principes alimentaires maximaux:

 Protéines: 2 - 4,5 g / kg corps / jour


 Lipides: 4 – 6 g / kg corps / jour
 Glucides: 11 – 14 g / kg corps / jour

4. Les 10 – 15 premiers jours représentent la période de tâtonnement de la


tolérance digestive (la quantité de lait administrée augmente progressivement). Le
nourrisson sera ensuite alimenté naturellement, artificiellement (formules de lait
maternisé spéciales pour les enfants à faible Pn) ou mixtement, par une méthode
complémentaire.

5. Le nombre des repas augmente inversement proportionnel au poids de l’enfant.

 si le P est plus proche de 2500g, il recevra 8 repas


 si le P est plus proche de 2000g, il recevra 10 repas
 si le P est inférieur à 2000g, il sera alimenté par gavage (10 gavages /
jour) (ne présente pas la coordination de la succion avec la déglutition et
la respiration)

6. L’eau bouillie est le liquide de dilution.

Les formules de lait spéciales pour les enfants à faible Pn:

 sont utilisées jusqu’à ce que le poids soit de 2500 g, puis on recommande la


transition aux formules de transition ou aux formules standards.
 exemples: PreNan, Nan Premium, Humana 0, Aptamil Prematil, BioPre

Pour ceux avec le P < 1500g, on ajoute des fortifiants (FM85, FMS) au lait
maternel, qui sont conçus pour augmenter la valeur calorique, l’apport en protéines
et en minéraux.

LP7

Exemples d’alimentation pour les enfants à faible Pn

1. Enfant de 20 jours avec P = 2400g:

L’âge de 20 jours → 3e semaine → le besoin de liquides = 200 ml / kg corps / jour


P = 2400g → 8 repas / jour

2,4 kg x 200 ml = 480 ml / jour


480 ml: 8 repas = 60 ml / repas

Alimenté naturellement: 8 x 60 ml de lait humain


Alimenté artificiellement: 8 x 60 ml PreNan / Humana 0 / Aptamil Prematil
Alimentation mixte par la méthode complémentaire

2. Enfant de 21 jours avec P = 2100g:

L’âge de 21 jours → 3e semaine → le besoin de liquides = 200 ml / kg corps / jour


P = 2100g → 10 repas / jour

2,1 kg x 200 ml = 420 ml / jour


420: 10 repas = 42 ml / repas

Alimenté naturellement: 10 x 42 ml de lait humain


Alimenté artificiellement: 10 x 42 ml PreNan / Humana 0 / Aptamil Prematil
Alimentation mixte par la méthode complémentaire

3. Enfant de 18 jours avec G = 1800g:

Âge de 18 jours → 3e semaine → le besoin de liquides = 200 ml / kg corps / jour


P = 1800g → 10 gavages / jour

1,8 kg x 200 ml = 360 ml / jour


360: 10 gavages = 36 ml / gavage

Alimenté naturellement (gavage): 10 x 36 ml lait humain


Alimenté artificiellement (gavage): 10 x 36 ml PreNan / Nan Premium / Humana 0 / Aptamil
Prematil
Alimentation mixte par la méthode complémentaire ( gavage)

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