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Généré par i-Reef - Edition S150 - Décembre 2007

Document : Règles NV65 (DTU P06-002) (avril 2000) : Règles de calcul définissant les effets de la neige et du vent sur les constructions et annexes
(CSTB 2000 ISBN 2-86891-284-2)

1,15 Pression dynamique et coefficient de pression


L'action élémentaire unitaire exercée par le vent sur une des faces d'un élément de paroi est donnée par un produit cq, dans lequel
:
• q désigne la pression dynamique (R-III-1,21) fonction de la vitesse du vent ;
• c un coefficient de pression (R-III-1,32 et C-III-1,421) fonction des dispositions de la construction définies en R-III-1,14 b, c, d et
e.

Une des faces d'un élément appartenant à une construction est dite soumise à une pression (ou à une surpression) lorsque la force
normale à cette face est dirigée vers elle. Dans ce cas, par convention, c est positif.
Elle est dite soumise à une succion (ou à une dépression) lorsque la force est dirigée en sens contraire. Dans ce cas, par
convention, c est négatif.

Des majorations ou des réductions peuvent affecter :


• la pression dynamique q (R-III-1,24) ;
• le coefficient de pression c (R-III-1,322) ;
• les actions d'ensemble du vent (R-III-1,5)

Figure C-III-3

1,2 Pression dynamique

1,21 Définition
La pression dynamique q en décanewtons par mètre carré (daN/m) est donnée en fonction de la vitesse V du vent en mètres par
seconde par la formule :
q = V/16,3

Les présentes Règles prennent comme base des calculs non pas la vitesse du vent de laquelle on déduirait son action, mais la
pression qu'il exerce sur une surface plane, normale à sa direction au point frappé par le filet d'air dont la vitesse s'annule. Cette
pression, dite pression dynamique, est donc indépendante de la nature, de la position et des dispositions de la construction Elle est
donnée par la formule : q = V/20 établie par application du théorème de Bernouilli où :
• = masse volumique en kg par m de l'air sec débarrassée de gaz carbonique, à 15° C et sous une pression atmosphérique
normale = 1,225 kg/m ;
• V = vitesse du vent en mètres par seconde (m/s) ;
• q = pression dynamique du vent en décanewtons par mètre carré (daN/m), ce qui donne pour q la valeur
• q = V/16,3

1. La pression atmosphérique normale est la pression exercée par une colonne de 76 cm de mercure à 0°C pour la valeur
normalisée de l'accélération due à la pesanteur (9,80665 m/s). La pression atmosphérique normale est égale à 101 325 pascals =
1,013 bar

1,22 Pression dynamique normale et pression dynamique extrême


Conformément à la règle I-3,1, on doit envisager dans les calculs une pression dynamique normale et une pression dynamique
extrême ; le rapport de la seconde à la première est pris égal à 1,75.

1,23 Pressions dynamiques de base

1,231 Définition
Par convention, les pressions dynamiques de base normale et extrême sont celles qui s'exercent à une hauteur de 10 m au-dessus
du sol, pour un site normal (C-III-1,242), sans effet de masque (C-III-1,243) sur un élément dont la plus grande dimension est égale
à 0,50 m.
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à ce diagramme soit au moins égale à celle du diagramme défini par les Règles.
• Figure C-III-7 Exemples de diagrammes simplifiés valables dans tous les cas




• La simplification qui consiste à prendre en compte une pression dynamique constante égale à celle régnant au sommet de la
construction, peut être notamment adoptée pour les constructions de faible hauteur. Elle a été transformée en règle pour les
constructions courantes (R-III-2,92).

1,242 Effet de site


A l'intérieur d'une région à laquelle correspondent des valeurs déterminées par des pressions dynamiques de base (R-III-1,23), il
convient de tenir compte de la nature du site d'implantation de la construction.
Les valeurs des pressions dynamiques de base normale et extrême définies en 1,23 doivent être multipliées par un coefficient de
site k s égal à :

Tableau 8

• Les Règles considèrent trois types de sites :


• Site protégé. Exemple. Fond de cuvette bordé de collines sur tout son pourtour et protégé ainsi pour toutes les directions du
vent
• Site normal. Exemple. Plaine ou plateau de grande étendue pouvant présenter des dénivellations peu importantes, de pente
inférieure à 10 % (vallonnements, ondulations).
• Site exposé. Exemples. Au voisinage de la mer : le littoral en général (sur une profondeur d'environ 6 km) ; le sommet des
falaises ; les îles ou presqu'îles étroites. A l'intérieur du pays : les vallées étroites où le vent s'engouffre ; les montagnes isolées
ou élevées (par exemple Mont Saint-Vincent) et certains cols. C'est ainsi que les stations comme Angoulême, Langres, Millau,
Mont Saint-Vincent, sont considérées en site exposé.

• Les sites correspondent à des surfaces localisées de faible étendue par rapport aux zones.

La nature du site doit être définie par le cahier des charges d'après les données locales, et des coefficients intermédiaires entre les
valeurs extrêmes peuvent être adoptés pour tenir compte des atténuations de protection ou d'exposition existant en réalité par
rapport aux cas limites.

La possibilité donnée par les Règles de choisir des coefficients k s ayant des valeurs comprises entre les valeurs extrêmes,
s'explique par l'existence de toute une gamme de sites intermédiaires entre ceux définis ci-dessus

L'application du coefficient de site protégé aux constructions de grande hauteur doit être expressément justifiée.

Par construction de grande hauteur, au-delà de 30 m environ, on entend aussi bien les bâtiments tours à usage d'habitation que les
cheminées, tours, réservoirs sur pylônes, grands hangars, etc.

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