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Le Napian

Oï napo

Introduction :
La Napian est composé de nombreux mots uniques à trois lettres pour la plupart. Les mots servant à
fluidifier et donner des indices quant à la mise en forme des phrases sont plutôt composés de deux
lettres.

La prononciation est quasiment identique à la prononciation du français, sauf :


u (ou) ; û (u) ; än (an) ; ën (en) ; ün (un) ; ön (on) ; e (é) ; ë (eu) ; w (w anglais) ; s (z comme dans
« dise ») ; z (ss comme dans « masser ») ; th (t); aï (ail) ; oï (oie)
On prononcera tout autre son comme en latin.

Ex : lom (prononcer l'homme) ; ân (prononcer anne) ; éz (esse comme pour dire S).

En Napian, il n'y a qu'un genre d'article défini unique oï (le/la), il n'est pas obligatoire. L'article
indéfini än (un/une) est également neutre.

Le Napian se dit Napo et signifie en même temps « salut ».

L'importance des accents


Sur beaucoup de mot sont posés des accents, cela peut faire varier la prononciation dans certains cas
voulus (o et ô peuvent être prononcer plus ou moins grave/aiguë).
Toutes les voyelles et voyelles accentuées sont : aâä éèêë iîï oôö uùûü yÿ

Précision des mots (première classe d'adjectifs)


Un mot peut être collé à un autre pour créer un troisième plus précis. La précision se place avant le
mot principal à préciser.

Ex : Sachant dire terre (enth) et nord (al), on peut former deux mots différents.
Soit alenth (la terre du nord)
Soit enthal (le nord de la terre)

Attention aux doubles consonnes ou voyelles qui ne deviennent qu'une lors de la création de mot.

Ex : alta (cheval), alna (émotion)


altalna (alta + alna) : l'émotion du cheval

Les pluriels
Les pluriels se forment à l'aide des accents pour la grande majorité des mots. C'est le changement
d'accent de la dernière voyelle qui fait le pluriel. Il ne peut être marqué que par l'accent circonflexe.
Si la dernière voyelle d'un mot au singulier est accentuée par un chapeau alors le pluriel se fera en
enlevant l'accent. Dans tous les autres cas les accents sont transformés en chapeau.
Ex : bacÿ → bacy
néd → nêd
ÿzna → ÿznâ
nônän → nônân

Créer des verbes à l'infinitif


Une particularité du Napian est qu'il n'existe dans le dictionnaire aucun verbe. Une autre est qu'il n'y
a aucune limite quant à la création des verbes. L'exemple le plus flagrant est que « ça va ? » se
traduit par « tu santais ? » (provenant de la conjugaison du mot « santé »).
Un mot peut se terminer soit par une voyelle, soit par une consonne. Le cas le plus facile est celui
de la consonne finale, il suffira alors de rajouter le suffixe -ôr au mot pour le faire devenir un verbe
à l'infinitif.
Lorsque le mot se termine par une voyelle, il faut supprimer cette dernière pour retomber sur la
dernière consonne. On ajoute ensuite le suffixe -ôr.
Cependant, il peut exister un cas spécial, celui des nasales (il s'agit des mots se terminant par des
sons comme « än, ën, ön, ün »). Dans ce cas il faudra doubler la dernière lettre et y ajouter le
suffixe -ôr.

1st cas : nôrg (cadeau) devient nôrgôr (offrir)


2nd cas : bacÿ (apprentissage) devient bacôr (apprendre)
3rd cas : nônän (traître) devient nônännôr (être traître)

La dialecte apporte le suffixe -at dans la formation de verbes à l'infinitif.

La conjugaison
Elle se forme sur le même principe que les infinitifs. Pour faire simple, il faut imaginer avoir déjà
fait la transformation du mot en -ôr. On enlève ensuite ce suffixe -ôr. Puis on ajoute la voyelle
indiquant le temps.

Présent : -i ou -ie (prononcer comme un « i » long)


Futur : -é
Passé (prétérit/imparfait/passé simple) : -û
Participe passé : -o
Participe présent : -a
Subjonctif : -ÿ
Conditionnel : -u

Maintenant que le temps est désigné, il faut ajouter l'indice de la personne. En Napian, il n'existe
pas de pronoms personnels sujets. Ils sont indiqués par l'unique conjugaison que peut prendre le
verbe. Il y a également plus de personne qu'en français.

Singulier Pluriel
1st personne* : -r (je) 1st personne : -c (nous)
2nd personne : -n (tu) 2nd personne**** : -d (vous)
3rd personne** : -t (vous) 3rd personne***** : -f (vous)
4th personne*** : -g (il) 4th personne : -p (ils)
5th personne : -v (elle) 5th personne : -x (elles)
6th personne : -l (il ou elle) 6th personne******: -w (ils + elles)
7th personne : -ø (objet) 7th personne : -s (objets)

La 1st personne du singulier peut également être exprimée par la lettre -m (*)
La 3rd personne du singulier indique la politesse (**)
La 4st personne du singulier peut également être exprimée par la lettre -j (***)
La 2nd personne du pluriel indique le « tu » pluriel, soit le « vous » français sans politesse (****)
La 3rd personne du pluriel indique la politesse à un ensemble de personnes (*****)
Le -w ne se prononce pas forcément dans la conjugaison (*******)
Les cas pluriels peuvent, en référence à l'ancien napian, encore se créer à l'aide de la voyelle -i
ajouté à la fin du suffixe singulier correspondant.
Excepté la dernière personne du pluriel qui fait œuvre d'exception : ri ; ni ; ti ; gi ; vi ; li ; s.

Ex : nôrgôr (offrir) devient nôrgir à la première personne du singulier.


bacôr (apprendre) devient bacin à la seconde personne du singulier.
nônännôr (être traite) devient nônännig à la troisième personne du singulier.

L'impératif
Il s'agit d'un temps plus spécial qui ne suit pas la règle habituelle. Il existe deux façons de le créer.
Le mot dûn indique l'action impérative. Il peut être utilisé en préfixe au mot après avoir transformé
celui-ci en infinitif et supprimé son suffixe -ôr.

Ex : bacÿ (apprentissage) devient bacôr (apprendre) et son impératif est dûnbac (apprends !)

Le verbe n'est jamais conjugué dans ce cas. Cela peut le rendre flou dans certain cas car son action
fait englober toutes personnes présentent lorsque le mot est dit. C'est pour cela qu'il existe une
seconde construction de ce temps. Il faut alors conjuguer le verbe au présent et à la personne
souhaitée et positionner l'indication de l'impératif en dernière position dans la phrase, après tout
autre mot, juste avant le point final.

Ex : dûnbac napo ! (~apprendre le Napian, il faut le faire !)


bacid napo dûn ! (apprenez le Napian !)
bacir napo dûn ! (je dois apprendre le Napian !)

Les verbes « être »


Il existe deux verbes désignant le fait d'être quelqu'un/quelque chose.
Le premier est celui des êtres (êtres vivants), milôr (être), venant du nom être (mil). Il n'est utiliser
que pour des personnes, animaux ou plantes vivantes.

Ex : milir (je suis)

L'autre verbe être provient du mot désignant la chose (tâz), il s'agit suite à une exception de
transformation du verbe tasôr. Il est utilisé dans tous les autres cas ne correspondant pas aux êtres
vivants.

Ex : thar (important)
thar tasi... : l'important est...

Le participe présent et l'action en déroulement


Le participe présent identifié par l'indice de temps -a permet de relater une action qui est en train de
se dérouler. Il est généralement associé à un verbe être. Attention à bien également conjuguer le
participe présent à la bonne personne.

Ex : pila (parole), pilôr (parler), mil (être), milôr (verbe être)


Milir pilar : je suis parlant (je suis en train de parler)
Milig pilag : il est parlant (il est train de parler)

La négation
Elle se forme avec le mot ne placé avant le verbe à nier.

Ex : ne milir : je ne suis pas


La désignation « c'est » et « ce sont »
« C'est » ne provient pas en Napian de la conjugaison du verbe être à la sixième personne. Il s'agit
de celle du mot tha (cela).

« c'est » se traduit donc « thi » et « ce sont » se traduit « this ».

Les temps permettent ensuite de dire « c'était, ce fût, ce sera... ».

« il était une fois » se dit « thû tem », tem (le temps).

La description avec « il y a » et « ~ il y ont »


« Il y ont » ne représente rien en français car « il y a » est également employé pour des pluriels
comme « il y a des gens ». Mais en Napian, on remarque une différence en conjuguant le mot lôb.

Ex : lôbi tâz (il y a une chose)


lôbis taz (il y a des choses)

Supériorité, égalité, infériorité et superlatifs


La supériorité se forme avec le mot nec positionné avant le mot. Il en est de même pour l'infériorité
qui se fait avec le mot ter pareillement positionné. Cependant, l'égalité se forme avec le mot lac
placé après le mot (entre les deux mots à égaliser).

Ex : important (thar)
thi nec thar (c'est plus important)
thi ter thar (c'est moins important)
thi thar lac... (c'est aussi important que...)

Pour exprimer la comparaison à une suite indiquée, on utilise le mot lÿé sauf pour l'égalité.
Ex : gol (grand), ra (moi)
Milig nec gol lÿé ra : il est plus grand que moi
Milig ter gol lÿé ra : il est moins grand que moi
Milig gol lac ra : il est aussi grand que moi

Le superlatif se forme avec le mot lec pour le superlatif de supériorité et avec le mot tec pour le
superlatif d'infériorité.

Ex : thi lec thar (c'est le plus important)


thi tec thar (c'est le moins important)

Noter que les adjectifs ne sont pas accordés dans ces cas.

Le nominatif
Il s'agit d'un cas simple utilisé juste après le verbe être et ses dérivés (devenir, c'est, il y a), et pour
tout sujet. L'article indéfini et défini (un et le) sont identifiés par än et oï au nominatif. Le pluriel de
oï (le) est sî (les) et celui de än (un) est dîz (des).

Ex : thi än bacÿ (c'est un apprentissage)


dîz bacy (des apprentissages)
thi oï bacÿ (c'est l'apprentissage)
sî bacy (les apprentissages)
Il y a également des pronoms personnels au nominatif qui sont formés à partir de la voyelle de base
a et précédés des consonnes correspondantes au genre.

Singulier Pluriel
st st
1 personne : ra 1 personne : ka
2nd personne : na 2nd personne : da
3rd personne : ta 3rd personne : fa
4th personne : ga 4th personne : pa
5th personne : va 5th personne : xa
6th personne : la 6th personne : za
7th personne : ba 7th personne : sa

Ex : Thi ra (c'est moi)


Milir ra (je suis moi)

Les mots peuvent-être relié entre eux (uniquement les pronoms personnels au nominatif)

Ex : Thira (c'est moi)


Milira* (je suis moi)
Théca (ce sera nous)

Une double consonne est unifiée, milir + ra donne milira (*)

Rappel :
Les cas pluriels peuvent, en référence à l'ancien napian, encore se créer à l'aide de la voyelle -i
précédée par un -h coupant la prononciation des deux voyelles qui se suivent.

Liste du pluriel : rahi, nahi, tahi, gahi, vahi, lahi, bahi

L'accusatif
Ce cas est souvent complément d'objet indirect. Il est formé à partir de la base re au bout de laquelle
est rajoutée la marque du genre.

Singulier Pluriel
st st
1 personne : rer 1 personne : rek
2nd personne : ren 2nd personne : red
3rd personne : ret 3rd personne : ref
4th personne : reg 4th personne : rep
5th personne : rev 5th personne : rex
6th personne : rel 6th personne : reh
7th personne : re 7th personne : res

Rappel :
Les cas pluriels peuvent, en référence à l'ancien napian, encore se créer à l'aide de la voyelle -i.
Liste du pluriel : reri, reni, reti, regi, revi, reli, res

Il est très utilisé dans la langue, car il permet de dire deux choses importantes. Attention à ne pas
confondre avec le nominatif. L'accusatif ne peut en aucun cas être utilisé après les verbes « être »
(tasôr, milôr), ni après « c'est », « ce sont » (thi, this) et « il y a » (lôbi, lôbis).

Ex : sîv (vue), sîvôr (voir)


sîvir ren : je te vois (littéralement cela signifie « je vois toi »)

Il permet également de créer un sens de retour. C'est à dire que l'action se retourne sur le sujet.

Ex : mir (trouvaille), mirôr (trouver)


miric rec : nous nous trouvons

Ces verbes se forment avec le préfixe é- à l'infinitif.

Ex : émirôr : se trouver

On remarque également une modification de l'article indéfini än en ên, et de l'article défini oï en


wup. Le pluriel de ên est dôz et celui de wup est sé.

Ex : pûgôn (livre), mirôr (trouver), acimen (chienne), pakem (os)


mirir wup pûgôn : je trouve le livre
mirir sé pûgon : je trouve les livres
mirir ên pakem : je trouve un os
mirir dôz pakêm : je trouve des os
än acimen miriv ên pakem : une chienne (nominatif) trouve un os (accusatif)

Le datif
Il est en majorité question du complément d'objet indirect. Il provient de la base lû à laquelle est
préfixé le genre.

Singulier Pluriel
st st
1 personne : lûr 1 personne : lûk
2nd personne : lûn 2nd personne : lûd
3rd personne : lût 3rd personne : lûf
4th personne : lûg 4th personne : lûp
5th personne : lûv 5th personne : lûx
6th personne : lûl 6th personne : lûh
7th personne : lû 7th personne : lûs

Rappel :
Les cas pluriels peuvent, en référence à l'ancien napian, encore se créer à l'aide de la voyelle -i.

Liste du pluriel : lûri, lûni, lûti, lûgi, lûvi, lûli, lûs

Ce cas est souvent utilisé pour désigné sur qui s'adresse l'action.

Ex : pila (parole), pilôr (parler)


pilir lûn : je te parle (~je parle à toi)

tran (don), tranôr (donner)


tranir lûx : je leur donne (~je donne à elles)

Au datif, l'article indéfini än se transforme en l'article ün. L'article défini oï est également modifié
en wop. Le pluriel de ün est dûz et celui de wop est sâ.

Ex : tranir ün acimen : je donne à une chienne (datif)


tranir dûz acimên : je donne à des chiennes (datif)
tranir wop acimen : je donne à la chienne (datif)
tranir sâ acimên : je donne aux chiens (datif)

Pour exprimer le fait de donner « à quelqu'un » on enlève la dernière consonne que l'on remplace
par -ôk. Si la dernière lettre du mot est une voyelle, on laisse tel quel.

Ex : vîlm (qui) vîlôk (à qui)


tranir vîlôk êt pod... : je donne à qui de droit

Approfondissement sur les cas


→ Le nominatif : sujet, attribut du sujet (qui suit les verbes tasôr et milôr, ainsi que lôbi(s) et
thi(s)).
Ex : Thi än tâz: ce (sujet) est une chose (attribut du sujet)
This dîz taz : ce (sujet) sont des choses (attribut du sujet)
Lôbi än tâz : il y a une chose (attribut du sujet car on devrait traduire par « il y est »)
Thi oï tâz : ce (sujet) est la chose (attribut du sujet)
Lôbi oï tâz : il y a la chose (attribut du sujet car on devrait traduire par « il y est »)
Lôbis sî taz : il y a les choses (attribut du sujet)
Milig reg : il est lui (attribut du sujet)
Oï tâz tasi reg : la chose (sujet) est lui (attribut du sujet)
An* tâz tasi än tâz : une chose (sujet, nominatif) est une chose (attribut du sujet)

Pas d'accent sur les majuscules mais même prononciation qu'avec (*)

→ L'accusatif : complément d'objet indirect


Ex : Mirir ên tâz : je trouve une chose (accusatif)
Oï ocimen sivûg wup pakem : le chien (sujet, nominatif) vit l'os (accusatif)
Sî ocimên sivûp sé pakêm : les chiens (sujet, nominatif) virent les os (accusatif)
An ocimen sivûg ên pakem : un chien (sujet, nominatif) vit un os (accusatif)
Dîz ocimên sivûp dôz pakêm : des chien (sujet, nominatif) virent des os (accusatif)
Oï ocimen mirig reg... : le chien (sujet, nominatif) trouve lui... (accusatif), qu'on traduirait
de préférence par « le chien se trouve... »

→ Le datif : complément d'objet indirect


Ex : Tranir lûn : je donne à toi (datif)
Pilir lût : je parle à vous (datif)
Pilir lût wup ocimen : je parle à vous (datif) du chien (accusatif)
Oï ocimen tranig wop mil ên pakem : le chien (sujet) donne à l'être (datif) un os (accusatif)

Cas Le Les Un Des


Nominatif Oï Sî Än Dîz / rÿz
Accusatif Wup Sé Ên Dôz / réz
Datif Wop Sâ Ün Dûz / rüz

Venant de dialectes, les articles peuvent rester les mêmes aux différents cas s'ils sont :
« ë (le) ; ëz (les) ; ür ou ên (un) ; sî ou rÿ (des) »

Les possessifs
Ils ont la particularité de se placer après l'objet, la chose possédée.

Singulier Pluriel
1st personne : tar 1st personne : tak
2nd personne : tan 2nd personne : tad
3rd personne : tat 3rd personne : taf
4th personne : tag 4th personne : tap
5th personne : tav 5th personne : tax
6th personne : tal 6th personne : tah
7th personne : tab 7th personne : tas

Ex : ame (nom)
ame tar : mon nom
ame tak : notre nom

Cependant comme en français il nous reste d'anciens mots, en napian il en reste également.
Les possessifs anciens précédant le mot du possédé sont :

1ère P.S. : vir (mon) / vér (mes) / var (mien) / vûr (miens)
2ème P.S. : vin (ton) / vén (tes) / van (tien) / vûn (tiens)
3ème P.S. : vit (votre) / vét (vos) / vat (vôtre) / vût (vôtres)
4ème P.S. : vig (son) / vég (ses) / vag (sien) / vûg (siens)
5ème P.S. : viv (sienne) / vév (ses) / vav (sien) / vûv (siens)
6ème P.S. : vil (sa/son) / vél (ses) / val (sien/sienne) / vûl (siens/siennes)
7ème P.S. : vi (sa/son) / vé (ses) / va (sien/sienne) / vû (siens/siennes)

1ère P.P. : viri (notre) / véri (nos) / vari (nôtre) / vûri (nôtres)
2ème P.P. : vini (votre) / véni (vos) / vani (vôtre) / vûni (vôtres)
3ème P.P. : viti (votre) / véti (vos) / vati (vôtre) / vûti (vôtres)
4ème P.P. : vigi (leur) / végi (leurs) / vagi (leur) / vûgi (leurs)
5ème P.P. : vivi (leur) / vévi (leurs) / vavi (leur) / vûvi (leurs)
6ème P.P. : vili (leur) / véli (leurs) / vali (leur) / vûli (leurs)
7ème P.P. : vis (leur) / vés (leurs) / vas (leur) / vûs (leurs)

Rappel : les consonnes, exeptés les « v » représentent les personnes. Sachant qu'au début de la leçon
il fût expliqué que plusieurs lettres expriment la même personne, on peut les remplacer également
dans ce cas là :

Ex : vir, viri etc : mon, mes etc


vim, vimi etc : mon, mes etc
vig, vigi etc : son, ses etc
vij, viji etc : son, ses etc

L'adjectif et son accord


L'adjectif ne s'accorde qu'en genre et nombre avec les êtres vivants, mais n'est pas obligatoire.
Si aucun sexe n'est défini mais qu'on parle d'une personne, le mot reste inchangé. En Napian tous
les mots sont neutres, sans genres. C'est le préfixe -a ou -o qui détermine le sexe.

Ex : cimen (chien sans sexe défini)


acimen (chienne)
ocimen (chien que l'on sait mâle)

Le suffixe -o est rajouté au mot qui doit être rendu adjectif s'il s'agit d'une personne masculine. Ce
sera le suffixe -e pour la personne féminine.
Au pluriel, ce sera -û au masculin et -a au féminin, si aucun sexe n'est défini il n'y a aucune
terminaison.

Ex : cith (petit)
milir citho/cithe : je suis petit/petite selon que je suis un homme ou une femme
milig citho : il est petit
milip cithû : ils sont petits (hommes)
milil cith : ils sont petits (eux : hommes et femmes)
miliv cithe : elle est petite
milix citha : elle sont petites

Autrement l'adjectif épithète (qui se trouve après un verbe être, « il y a » ou « c'est ») se forme à
l'aide du suffixe -êr pour tous les autres mots sans genre défini et qui ne sont pas des êtres vivants.

Ex : thi cithêr : c'est petit(e)


this ciher : ce sont petit(e)s

Les autres adjectifs sont dis qualificatifs, ils se forment avec le suffixe -îre ou -âl.

Ex : än cithîre tâz : une petite chose


än cithâl tâz : une petite chose
ân cithîré taz : des petites choses
ân cithal taz : des petites choses

Les adjectifs déterminants


Ce sont des adjectifs qui, en français, sont placés avant le mot à qualifier.
Ex : Un beau jour (l'adjectif est placé entre « un » et « jour »)
En Napian, ce type d'adjectif est également présent et s'exprime par l'accord en -ë. Au pluriel
l'adjectif s'accorde en -ëx, le x n'est cependant pas prononcé, excepté dans un mot composé : sî
lônëxnêd (les hommes mortels). Il s'agit d'une accentuation de l'adjectif.
Ex : mid (jour) ; nith (beau) ; mil (être) ; saq (autre)
An nithë mid : un beau jour
Sî nithëx mîd : les beaux jours
An lônë mil : un être mortel*
An saqë mid : un autre jour

La traduction exacte serait « un mortel être», c'est ce qui se dit en Napian. Attention à ne pas
confondre avec « än lônal/lônîre mil (un être mort) ». Ici le -ë est rapproché à la catégorie des
adjectifs en -el français (*)

Les adjectifs qualificatifs sont les adjectifs placés, en français, après le mot. En Napian ils sont
placés juste avant mais ils gardent leur expression qualificative.
Les adjectifs déterminants sont les adjectifs placés, en français, avant le mot. En Napian ils sont
également placés avant le mot, mais ils s'expriment d'une manière différente aux adjectifs
qualificatifs.

Les participes passés peuvent également être utilisés, tout comme pour le français, en tant que
adjectifs.
Ex : milir lônor* : je suis tué (tué est adjectif)

Il existe une différence entre « milir lônor » et « némir lônor (je suis tué (sens passif)) ». Le premier
est utilisé avec le verbe milôr suivit d'un adjectif en participe passé (voire on a aucune action). Le
second exemple exprime une action, c'est le fait d'être tué, tué est en participe passé.

Les adverbes
Ils se forment en ajoutant le suffixe -ima ou -ém au mot en fonction de la prononciation des mots.

Ex : tâm (vrai)
tâmém : vraiment

ÿna (amour)
ÿnima : amoureusement

Les adverbes Napians autrement utilisés ne sont pas modifiés.


Ex : gor (fort), tâsh (utile)
thi gor tâsh : c'est fort utile

Le passif
Il s'agit d'une action allant contre le sujet. Il se fait à l'aide du verbe némôr conjugué au temps
souhaité.

Ex : némir miror* : je suis trouvé


némin miron : tu es trouvé
némir lônor : je suis tué

Le participe passé doit toujours être correctement conjugué, comme l'est le verbe précédent (*)
Il est cependant possible de supprimer l'expression de la personne sur le participe passé lorsque la
personne est exprimée dans le verbe précédent. On peut également, dans ce cas, changer le -o du
participe passé en Cependant, le pur Napian est basé sur la double expression.

Le passé composé
Il y a un verbe pour dire « j'ai » dans « j'ai mangé ». Il s'agit du même que pour dire « je suis » dans
« je suis tombé » (attention à ne pas confondre avec le passif. La grande majorité des verbes au
passé composé utilisent le verbe « avoir », cependant il n'est pas français de dire « j'ai tombé »).
Le verbe à utiliser est nutôr.

Ex : nutir miror : j'ai trouvé


nutin miron : tu as trouvé
nutir lônor : j'ai tué
La proposition subordonnée
Elle se forme à partir du mot pég.

Ex : tâm (vrai), risön (pluie), risönnôr (pleuvoir)


Thi tâm pég risönni : c'est vrai qu'il pleut.

Les particularités du but « pour »


« Pour » se traduit en Napian par thîl. Excepté lorsqu'il est utilisé pour un verbe. Dans ce cas
l'infinitif -ôr est transformé en -ënr.

Ex : sic (fabrication), sicôr (faire), golna (quelque chose), tha (cela)


sicënr golna : pour faire quelque chose
pilënr : pour parler
thi thîl tha : c'est pour ça
thi thîl ga : c'est pour lui (nominatif car utilisation de « thi »)
thîl pilÿr : pour que je dise (subjonctif)

L'expression « à » pour verbes et choses


En Napian on utilise de manière très différente au français le « à » d'envoi au mot suivant. Pour tous
mots autres que les verbes on l'utilise comme en français avec le mot nuth.

Ex : mél (vie)
Thi nuth mél pég jalén reb : c'est à vie que tu auras ça

Les verbes, eux, doivent être soit précédés du mot ûth soit le -ôr de l'infinitif est modifié en -aï.

Ex : jal (possession), golna (quelque chose), sicôr (faire)


Jalir golna ûth sicôr : j'ai quelque chose à faire
Jalir golna sicaï : j'ai quelque chose à faire

La double pluralité
La lettre finale -s sert à doubler les choses. Ainsi pakems signifie « les deux os ».

Ex : pakems tac : nos deux os


pakems tacs : les deux os à nous deux
pakem tacs : l'os à nous deux

Ceci fonctionne pour tout mot et permet plus de précision. A l'oral les -s ne sont pas forcément
prononcés. Ils peuvent être particulièrement prononcés lors d'une répétition de phrase pour plus de
compréhension.

L'insistance « -même »
Pour insister sur les choses, on rajoute le suffixe -ÿth.

Ex : raÿth : moi-même
naÿth : toi-même
oï temÿth : le moment-même
oï tâzÿth : la chose-même

La construction des phrases


Toutes les phrases se construisent pareillement, sauf celles interrogatives.
L'ordre normal des mots est le suivant :
Sujet + verbe + complément + autre + ponctuation.
Tâz tasi tinêr cop : (littéralement) la chose est belle encore.
Thi tinêr cop ! : c'est encore beau ! (littéralement: c'est beau encore !).
Seul « qui, lequel, où, et (dans le sens « plus ») » sont placés avant le sujet.
Les autres mots tels que « encore, maintenant, mais, alors, et (dans le sens de « et puis »), car etc »
sont placés tout à la fin de la phrase. Attention à ne pas oublier cependant que le mot dûn de
l'impératif, lorsqu'on l'utilise, doit être impérativement placé après tout mot, donc après « encore,
mais... »

Cependant ces mots placés à la fin des phrases peuvent être placés dans un ordre équivalent au
français. Ceci permet la poésie et les phrases directement comprises dans la discussion.

Les questions doivent être posées comme suit :


Complément + sujet + autre + verbe + ponctuation
Tinêr tâz cop tasi ? : (littéralement) jolie chose encore est ?
Tinêr cop thi ? : est-ce encore beau ? (littéralement: beau encore c'est ?)

Les mots collants


Certains mots se collent à d'autres dans certains cas. Il s'agit des mots « encore, comme, avec, pour,
sans etc ». Ces mots ne se collent qu'aux pronoms personnels.

Ex : cop (encore), mêth (avec), thîl (pour)


milir namêth : je suis encore avec toi
thi nacop : c'est encore toi
thi fathîl : c'est pour vous
cathîl : pour nous

La différence entre « que » et « quoi »


« Que » correspondant exactement au « what » anglais. On l'utilise pour faire les questions et
comme nominatif.

Ex : vûd (que)
Vûd thi ? : qu'est-ce que c'est ?
Thi vûd sicir : c'est ce que je fais

« Quoi » est utilisé dans les autres cas. Il s'agit de nûd.

Ex : Sicir nûd ne torin : je fais ce que tu ne sais pas.

Les nombres

0 → ro 5 → ra 10 → iro 60 → iroras
1 → ri 6 → ras 20 → iroris 70 → irorat
2 → ris 7 → rat 30 → irorit 80 → iroral
3 → rit 8 → ral 40 → iroril 90 → irorar
4 → ril 9 → rar 50 → irora 100 → sù

Le nombre cent est une exception des accents. Il possède un accent grave sur le u.
La composition des mots est logique.
20 provient de iro (10) et de la terminaison -ris (deux).
Pour obtenir les dizaines, on ajoute les trois lettres du chiffre qu'on colle ensuite à iro.

Il s'agit de la même manipulation pour les centaines.


100 : sù.
200 : sùris(sù + ris)
1'000 : myo
2'000 : myoris
100'000 : myosù
200'000 : myosùris

L'écriture des chiffres est inverse au français.

Ex : 21 : ri-iroris (un-vingt)
156 : ras-irora-sù (six-cinquante-cent)
1'223 : rit-iroris-sùris-myo

La numérotation
Tous les « i, y» des nombres sont changés en « e », ainsi que le « ù » de sù est changé en « è ».
Les « a » sont transformés en « û »

Ex : ri (un) → re (premier)
ris (deux) → res (deuxième)
sù (cent) → sè (centième)
myosùris (200'000) → meosères (200'000ème)
ras-irora-sù (156) → rûs-erorû-sè (156ème)
Les idées
Ce sont des préfixes et suffixes permettant d'exprimer plusieurs autres choses.

Idée de référence : -ûm


Idée d'excès : va-
Idée de avant : ék-
Idée multiple (pluri-) : aéko-
Idée d'infériorité : vé-
Idée de pièce ou salle : -arym
Idée de mise en mouvement : -ûs
Idée de retour : lu-
Idée d'aller vers l'avant : -în
Idée d'aller vers l'arrière : -aps
Idée de créer : -éor
Idée de féminin : a-
Idée de masculin : o-
Idée de croissance : -îr
Idée de colorisation : -irâ
Idée de contraire (dont anti-): nô- ou -theo ou vor-
Idée de possession : -âb
Idée de but : -ûth
Idée de fermer : rû-
Idée d'ouvrir : dû-
Idée de désignation : -âp/êth
Idée de fracas/explosion : dÿ-
Idée de fuite/glisse : lû-
Idée de mal : tâth-
Idée de défaire : désapprendre : tÿ-
Idée de tout/tous : -ÿl
Idée d'intérieur : -ûr
Idée d'extérieur : -âc
Idée de modification, changement : saint → saintifier (sanctifier) : ôr-
Idée de fête : -îd
Idée de personne : -ôn / -éd
Idée de fin : -ûm
Idée de variation : û-
Idée de début : -âm
Idée de sans / de vide : né-
Idée d'organe : -ÿn
Idée de quelque chose d'indéfini : er-
Idée de futur : -ën
Idée de bruit (pour être vivant) : shë- et on enlève les dernières consonnes de fin de mot.
Idée de petit (ville → village ; maison → maisonnette) : ë-mot-a
Idée d'enfant d'animaux : qo- (on enlève les dernières consonnes de fin de mot)