Vous êtes sur la page 1sur 8

LA REPARATION DE L’ADN :

1 - Pathologies de l’ADN :

a) différents types :

- Macrolésions : délétions, insertions, duplication, amplification, inversion, translocation,


répétition
- Microlésions : un nucléotide (SNP = single nucléotide polymorphisme) ou quelques-uns
(- de 5), délétions, insertion, mutation ponctuelle.
-
b) Agents mutateurs :

- Agents mutateurs exogènes :


RI ou UV à formation de pontage ADN-protéine
à formation de pontage ADN – ADN (dimères de thymine)
à cassure d’ADN

Cancérigène chimique à formation de pontage ADN-protéine


à addition de produits dans la double hélice

Médicaments anti-cancéreux

Analogues nucléotidiques à changements tautomériques (cétone = énol)


à cassure

- Agents mutateurs endogènes :

Fluctuations thermiques à cassure


à dépurination (rupture liaison sucre-base)
à désamination de la cytosine
à déméthylation de la thymine

Agent toxique endogène (radicaux libres : molécule ou entité ayant un électron


célibataire)

Processus physiologique
2 -Mécanismes de réparation :

L’ADN est la seule macromolécule cellulaire susceptible de réparation pour éviter les
mutations

Les grands systèmes de réparation :


1 - Correction directe de la mutation :
- Auto correction : proof reading
- Photoréactivation : Elimination des dimères de thymidine , pontage entre deux
nucléotides, une enzyme absorbant la lumière coupe le pontage—les 2 thymines se
séparent à l’ADN est réparé

- Méthylation des guanines : action d’une enzyme spécifique


2 - Excision – réparation : un seul brin touché on prend le deuxième brin pour
modèle.

- Mismatch repair : correction des mésappariements, réparation après la fin de la


réplication.
Normalement si une mutation apparaît elle est éliminée mais si elle a échappé,
il faut supprimer les nucléotides donc action d’une endonucléase pour rentrer dans le
chromosome (coupe une liaison ester entre deux nucléotides), puis action de l’ADN
polymérase dans le sens 5’->3’, supprime les nucléotides puis synthèse des nouveaux
nucléotides, enfin action de la ligase.

Chez les eucaryotes :

Si mutation sur un des gènes impliqués dans la réparation -> prédisposition possible à
certains cancers.
Ex : Syndrome de Lynch
- BER : excision d’une base,
mutation qui a eu lieu suite à l’action d’un agent exogène, action d’une glycosylase (détache
la base du sucre), elle hydrolyse la liaison N-osidique.
Puis une endonucléase reconnait le site sans base, elle vient s’y fixer. Puis action d’une
exonucléase, puis polymérase et ligase.

NER : excision d’un ou plusieurs nucléotides, altération de l’ADN due à des causes
endogènes, idem mismatch repair.

Recombinaison :

- Homologue :
avec le brin opposé ou avec la chromatide sœur, cassure des deux brins, se fait pendant la
méiose. Action d’une exonucléase, le brin de l’allèle correspondant sert de matrice,
synthèse, ligase.

- Non homologue :
Il y a une analyse quasi continuelle de l’ADN pour détecter d’éventuelles mutations, analyse
faite par glycosylase, PARP, ATM qui se lient à l’ADN endommagé.

a) reversion directe de la mutation :

* photoréactivation : Elimination des dimères de thymidine (ex liaison intrabrin ou


interbrins) Une enzyme se fixe à la double hélice au niveau du dimère de thymine.

L’association ADN-enzyme absorbe la lumière et les deux thymines se séparent =>l’ADN


est réparé.

* méthylation des guanines : action d’une enzyme spécifique


b ) excision – réparation :

- correction sur épreuve bis (Mismatch repair) processus simplifié :

Normalement si une mutation apparaît => activité 3’-5’ des ADN polymerases pour l’éliminer
(procaryotes)

Mais si la mutation a échappé (elle a été détectée après la fin de la réplication) :

Action d’une endonucléase, d’une exonuclease, d’une polymerase et de la ligase Le brin


portant la lésion est coupé 12 nucléotides de part et d’autre de la lesion Intervention des
topoisomérases

Chez les eucaryotes :


Protéines impliquées : homologues des protéines bactériennes => hMSH2, hMLH1, hPMS1
etc ... h = humain, M = mut)

à Réparation par excision d’un nucléotide
!Si mutation sur un des gènes impliqués dans
réparation => prédisposition possible à certains cancers

à Ex. syndrome de lynch ou HNPCC (hereditary non polyposic colic carcinoma) 1200
cas/an/France sur les 36000 nouveaux cas

- BER : excision d’une base :

Mutation qui a été détectée suite à l’action d’un élément exogène (physique ou chimique) ex
désamination d’une base : ex cytosine déméthylée = thymine

Réparation que de la base :

Action d’une glycosylase (ex uracile glycosylase ou thymine glycosylase (TDG) qui séparera
l’uracile de l’ADN) ,

Reconnaissent T ou U (cytosine=> uracile) anormaux dans appariement T/G ou U/G


Elles hydrolysent le lien N-glycosidique entre le squelette de désoxyribose et la base
endommagée.

Une endonucléase reconnaît ce site sans base, vient se fixer à son tour.

La TDG s’enlève, l’endonucléase puis l’exonuclease clive ce qui reste du nucléotide. Puis
action polymérase γ et ligase.

- NER : excision d’un nucléotide :

Mécanisme mis en jeu quand altération de l’ADN importante due à des agents exogènes

- Reconnaissance de la zone atteinte : distorsion de l’hélice



- Action endonucléase puis exonucléase (de part et d’autre région lésée)
Chez E Coli

Chez l’homme :

- NER : pathologies liées :

Xéroderma pigmentosum
Cockayne :
Trichodystrophie

-
- C) réparation des doubles brins :

- recombinaison homologue : avec le brin opposé ou avec la chromatide


sœur

- recombinaison non homologue