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Histoire de la Philosophie Ancienne L2

09/09/2019

Aristote :

Né à Athènes en 385 av. JC. Elève de Platon dans l’Académie pendant 20 ans. Dans la période de la
Grèce Classique. En 335 av. JC il fonde le Lycée. Qui est une école de rupture avec l’Académie,
souvent en compétitions sur les idées et les enseignements. A partir des textes qu’on a,
probablement on sait que cet «école devait apporter un savoir encyclopédique dans tous les
domaines de la science de la nature. Dû à des problèmes véliques entre la Macédoine et la Grèce et à
cause de ses origines macédoniens, Aristote s’exile d’Athènes en 322 av. JC dans l’île d’Eubée où il
meurt.

Dans le cas d’Aristote, pour l’ensemble de son corpus et de ses œuvres, on a des textes mutilés et
recomposés. Aussi des listes d’ouvrages complètes. Notamment nous avons deux listes sur deux
tables de matière qui sont assez complètes. Une qui date du premier siècle après JésuChrist qui est
reconstitué par un aristotélicien Andronicos de Rhodes. Il fait un bilan de tous les textes d’Aristote
qui sont disponibles. Et au 3eme siècle après JésuChrist il y a aussi une compilation, faite par Diogène
Laerce dans son 5ème livre de l’ouvrage « vies et doctrines », il n’est pas philosophe.

Grace à ces textes nous savons qu’Aristote produisait des ouvrages à diffuser pour tous les publiques,
proches et lointains, dits des textes exotériques. Et ces textes étaient écrits sous la forme des
dialogues, ces sont les textes les moins parvenus à notre temps. A coté de ça nous avons les textes
ésotériques qui étaient destinés à soutenir l’enseignement dans l’école. Des notes des cours et des
prises de notes des étudiants.

Cicéron est un autre auteur du 1er siècle avant JC par qui nous avons accès à beaucoup des
philosophes dont on a perdu ses traces . Dans un de ses dialogues il parle de l’école d’Aristote et de
deux types textes difféntiés, selon le publique visé.

- Introduction aux œuvres d’Aristote :

Aristote a connu une évolution dans son corpus. Pendant longtemps Platon était l’auteur non
dogmatique, c’est à dire qui pose beaucoup des questions mais ne donne pas trop des réponses, ce
sont ses œuvres « aporétiques ». Pour cela on pense que Aristote a écrit en dialogues, qui est une
forme de répondre simplement aux problématiques étudiées. Les œuvres d’Aristote que nous avons
sont le fruit d’une reconstruction. On revient sur Andronicos de Rodes au 1er siècle après JC. Quand
un auteur écrit un traité et qu’il veut diffuser ce traité il le fait recopier plusieurs fois. Et à travers des
copies et des copies par plusieurs personnes on arrive à diffuser dans une grande région le traité
recopié. Mais cela entraine des altérations sur le traité original et ceux qui sont recopiés au fur de
plusieurs siècles. Alors Andronicos de Rodes reprend tous les textes d’Aristote qui étaient en
circulation dans le monde, et fait un ouvrage assez complet et très cadré, on n’arrive pas à voir dans
le détail l‘évolution de la pensée d’Aristote, et on a l’impression que la pensée d’Aristote a été
toujours la même et qu’elle s’est formée tout à coup. Mais nous avons Werner Taeger qui a fait une
théorie sur l’évolution intellectuelle de d’Aristote, en faisant ce qu’il a appelle une lecture génétique
de ses ouvrages, où il détermine qu’au début Aristote était un platonicien et après s’est éloigné des
idées de son maître.

16/09/2019

On classe en deux groupes ce qu’Aristote appelle les « étants » qui veut dire tout ce qui existe. Son
point de départ en observant la nature, consiste à remarquer que dans la réalité il y a deux types
d’étants, ceux qui sont naturels et ce qui sont par d’autres causes que la nature. Tout le début du
livre 2 explicite cette distinction. Aristote nous propose des exemples, démarche typique en lui. Il
s’appuie sur les exemples pour passer du concret au général. Aristote considère que dans la manière
de parler on trouve des indications que si on les travaille et on les analyse on peut trouver des
définitions et des propositions vraies. Premier dépôt de la vérité dans le langage.

Aristote emploi le mot « endoxon » qui signifie partager une opinion.

On a des être complexes comme les animaux et les plantes. On a aussi les parties de ces être, une
branche ou des ailes. Et puis on a des éléments des corps simples comme les 4 éléments eau, feu,
terre et air. On fait la distinction entre « étants par nature » et des « étants artificiels ou fabriqués »
qui sont des êtres produits par un art qui est le mot employé en grecque « technè ». Le « technè »
c’est l’art de la fabrication qui repose sur un savoir technique et des règles appliquées. Le critère
qu’Aristote retient pour distinguer ces deux types d’être est fondé sur le devenir. D’un coté on a des
être qui subissent le changement naturel et le devenir pour les types, mais c’est à partir de la cuase
qui implique ce changement, il se demande quel est le principe. A partir de cette question il trouve la
réponse suivant qu’Aristote utilise pour distinguer le naturel et l’artificiel. Un être naturel c’est un
être qui a en lui un principe de mouvement et d’arrêt, une sorte de motricité propre à lui-même et
sa capacité à grandir, bouger, diminuer, etc… par des actions innées. Et un être artificiel est un être
qui a son principe de mouvement et de repos hors de lui, qui n’a pas une motricité propre à lui-
même mais qu’il est changé par une cause extérieure ou un autre sujet, il n’a pas des actions
innées. Un être naturel possède toutes les causes du changement en lui-même et un être artificiel
dépend des causes extérieures pour changer.

Dans le livre de physique au volume 1 dans la page 277 Aristote nous parle de 3 possibilités de
changement (ou « métabolè ») de tous les être :

- Changement d’un sujet à un sujet. Toute modification qui affecte un être sans le detruire. Il
parle de « kinésis ». Il y a des modifications selon le lieu, selon la taille et selon la qualité.
- Changement d’un sujet à un non-sujet. kthora
- Changement d’un non-sujet à un sujet. genesis

Il définit aussi les termes « genesis » et « kthora ». Le premier est le principe de l’apparition de toute
vie, génération d’une vie et le deuxième est le principe de corruption (dans le sens de finitude d’une
vie) d’une vie.

La « kinesis » qui est le changement d’un sujet à un autre sujet concerne :

- Mouvement selon le lieu : « phora » ( déplacement )


- Mouvement selon la quantité : « auxesis » et « phthisis » ( augmentation et diminution )
- Mouvement selon la qualité : « alloiosis » ( altération )

L’être artificiel est mû, même s’il peut subir des mouvements par d’autres sujets, alors que l’être
naturel qui peut être mû aussi, il a la capacité d’avoir un mouvement par lui-même, de se déplacer et
de bouger. C’est dans la spontanéité des actions des étants que Aristote trouve une définition pour
les classer.

*Etudier le tableau de classification des êtres naturels selon Aristote : éléments simples, plantes,
animaux et homme.

En fonction de leur type, les êtres naturels ont certaines qualités de mouvements et des altérations.

L’idée de principe intérieur de mouvement ne veut pas dire que tous les êtres sont automoteurs en
tant qu’ils ne sont pas source unique de leurs mouvements. Tout phénomène naturel est lié à une
coopération des causes, intérieures ou extérieurs et celles-ci sont nécessaires pour que le principe
interne puisse agir. Ce n’est pas une auto-motricité stricte.

Pour Aristote il faut aussi qu’il y ait des facteurs externes pour solliciter les actions humaines.

Nous allons différentier entre activité et mouvement :

Une activité est un mouvement donc la fin est immanente. De cette phrase on peut déduire que
l’activité ( « energeia » ) est un mouvement ou un processus qui à sa fin en lui-même et que donc
une « kinesis » est un mouvement ou un processus qui vise une fin extérieure qui est en dehors de
lui. Des exemples de « energeia » on a : voir, vivre, penser, être heureux, etc… ce sont des activités
qui se réalisent en elle-même. Des exemples de « kinesis » on a : maigrir, marcher, apprendre,
étudier, construire, etc… ce sont des activités qui visent une fin autre et en dehors d’elles-mêmes et
qui ont un but et un terme.

On dit que les actions humaines sont finalisées ou intentionnelles. Mais tout mouvement est finalisé
par un « télos » qui veut dire une fin distincte de lui. Le mouvement cesse toujours quand il attend sa
fin, et il est incomplet, à l’exemple d’étudier ! ou apprendre. Mais une activité est parfaite et achevée
en elle-même, à l’exemple de vivre ou voir.

23/09/2019 *début écrit sur une feuille

Le rapport entre la fin et le mouvement. La fin est ce que vise le mouvement, il est pensé pour une
fin. Le mouvement n’est pas défini pour soit même. Il y a un principe d’inertie qui implique qu’un
corps qui a un mouvement rectiligne il peut avancer à l’infinie selon notre conception de l’univers
actuelle, mais pour Aristote l’univers est clos, c’est à dire fermé, avec des limites, et le mouvement
doit finir tôt ou tard. Le mouvement est fondé sur une stabilité et il est là pour produire des êtres.
Dès qu’on pose le mouvement on pose aussi la stabilité. Chez des auteurs antérieurs à Aristote,
notamment les présocratiques, il y a une sorte de conception du mouvement qui montre un vertige
du mouvement, il devient la seule réalité. Il y a que du mouvement. Par exemple à l’image
d’Héraclite qui défend l’idée où tout est mouvement, on est dans le devenir et le changement
perpétuel.
Héraclite, VIème siècle av. JC. : La réalité est une sorte de flux en transformation perpétuelle. Il
n’existe rien qui soit stable, tout est création, destruction, réparation, etc…

Platon s’en inquiétait parce qu’il considérait que cette vision de la réalité est problématique parce
qu’on peut en déduire que la connaissance de la réalité serait impossible du fait du continuo
mouvement et transformation de la réalité. Notre intelligence ne parviendrait pas à saisir la réalité.

A l’opposé de la figure d’Héraclite nous trouvons Parménide. Parménide est le fondateur de l’école
d’Elée. Ville au sud de Naples. Parménide est un présocratique critique. Il est connu pour avoir
produit beaucoup des paradoxes. Comme le paradoxe où le mouvement ne serait pas possible. Par
exemple, si l’espace est divisible, jamais on ne pourra avancer un mètre parce que cette espace peut
se diviser à l’infini. En divisant cet espace à l’infini on n’arrivera à avancer. C’est le paradoxe du
disciple de Parménide, Zénon d’Elée. Objection de Parménide : on ne peut pas passer du non-être à
l’être. L’être ne peut pas venir du néant. Soit on vient de l’être, soit on doit dire que rien n’existe. Et
admettre l’existence de quelque chose serait nier le mouvement. Le mouvement tend vers le
changement et le non-être. Le changement est une illusion sans fondement selon Parménide. Au
fond les seuls énoncés admissibles consistent à dire que le non-être n’existe pas et que l’être est.

30/09/19

Chez Aristote, pour donner les principes du mouvement, on distingue la cause efficiente, la cause
matérielle, la cause finale et la cause formelle.

- Efficiente :
- Matérielle :
- Finale :
- Formelle : Si je fabrique un objet il aura une forme particulière. La forme fait partie de
l’existence d’un objet.

Pour Aristote connaitre quelque chose c’est être en mesure de connaitre la cause des réalités.

Les penseurs présocratiques vont toujours chercher des explications systématiques des phénomènes
physiques, c’est à dire, lorsqu’on voit une foudre tomber du ciel, par exemple, ils vont réfléchir à une
cause antérieure de ce phénomène, et ainsi de suite jusqu’à une cause première de mouvement qui
est souvent attribuée aux divinités. Deux questions telles que la cosmologie et la cosmogonie
deviennent importantes. On va penser à l’origine des choses, où il y a un état non organisé de la
matière. La matière est nommée « l’archè ». Et suite à cette réflexion sur l’origine du monde, les
présocratiques proposent une théorie de l’origine de l’univers sous un aspect historique et
temporelle.

Tel que la réflexion contemporaine sur l’Univers est une réflexion historique du début de l’univers.
Mais on peut dire que pour Aristote parler de l’univers en racontant son histoire est une dimension
qu’il va refuser. La cosmogénèse est une idée que Aristote ne partage pas. Le monde est une totalité
close sans début ni fin. Seulement les entités dans ls monde ont un début et une fin.

D’une certaine façon tout changement est un passage d’un contraire à un autre. Par exemple, un
corps ne peut devenir chaud qu’à partir d’un état relativement plus froid, ou il ne peut croitre qu’à
partir d’un état plus petit. Le changement implique toujours un rapport entre être et non être.
Aristote considère qu’on pourrait appliquer la même idée dans les atomes. De la matière constitué
du néant.

On aboutit à l’idée que tout changement est le passage d’un état déterminé à son état opposé. Les
opposés sont principe de changement. Pour Aristote, l’idée que tout changement va d’un opposé à
l’autre vaut aussi pour rendre compte de la génération et de la corruption des êtres.

*Lire chapitres 1,5,6 et 7

07/10/19

La génération de la substance :

Substance en grecque traduit « ousia » qui veut dire aussi essence ou substance. En même temps
quand Aristote parle de « ousia » il entend quelque chose de simple. Une substance est une entité
concrète et pas une abstraction, qui a une forme d’autonomie ontologique. Exemple : Une qualité, la
couleur blanche, n’est pas une substance parce qu’une qualité n’existe pas pour elle-même. Pour
être réelle une qualité devrait exister pour elle-même. Tout ce qui existe en fonction d’une autre
chose n’est pas une substance. Une substance est une entité concrète qui existe par elle-même et en
fonction que d’elle-même. Doté d’une autonomie d’objet et pas d’une qualité seulement.

Les catégories :

C’est un traité d’Aristote où il se questionne quels sont les plurivocité du mot être. Il classe le mot
être en 4 significations. Dans ce qui est dit selon Aristote, il y a tout d’abord :

- 1) Ce qui se dit d’un objet donné mais qui n’est dans aucun sujet donné : on peut l’attribuer
per le discours à quelque chose mais n’existe pas dans le sujet. Exemple : L’homme, le
cheval. Non pas comme tel individu concret d’une espèce mais la notion générale d’homme
ou de cheval qui va se dire dans plusieurs récits et de plusieurs façons pour dire ce qu’ils
sont. C’est l’essence universelle. Désigne non pas des individus concrets mais des essences
générales sous lesquelles on peut ranger des individus complets.
- 2) Ce qui est dans un sujet mais ne se dit d’aucun sujet : Accidents particuliers.
- 3) Ce qui est dans un sujet et se dit d’un sujet : Accidents universels. Exemple la
connaissance.
- 4) Ce qui n’est pas dans un sujet ni ne se dit d’un sujet : Il existe en soit en non en autre
chose. Un individu existe en soi.

Seuls les substances en viennent absolument, c’est à dire que lorsqu’une substance advient, au sens
numéro 4, elle n’est pas une simple modification, c’est une entité et c’est en fonction de cette unicité
ontologique qu’on peut voir son absoluité d’être. Elle existe de manière absolue. Pourquoi Aristote
reconnait ce privilège ontologique et comment combine cela avec l’idée que la génération obéit au
même modèle que tous les autres changements de la substance à savoir que la génération doit se
traduire à une substance nouvelle qui apparait en même temps qu’elle provient d’une substance
déjà établie. Le fruit suer une réflexion sur ce qu’est la réalité des êtres. Pour les atomistes la
génération ce sont des atomes qui s’agrègent et a destruction sont des atomes qui partent. Tous les
changements chez Démocrite obéissent à une idée atomiste. La réalité est formée d’atomes, la plus
petite particule non divisible.
14/10/19

Leer paginas 128 à 132 del libro, « physique » ou « les parties des animaux » ? de Aristoteles.

Aristote donne quelques indications. Notamment le fait que le prédicat qui sont dits par soit, un des
critères pour les repérer sont des prédicats qui sont donnés à partir d’une existence. Une définition
pour une entité, nécessite de l’existence de cette entité.

21/10/2019

D’après Aristote l’être essentiel de toute chose c’est la matière et pas la forme, d’après l’argument
suivant : les êtres naissent et meurent, se décomposent et la seule chose qui demeure est la matière.
Ce qui est le plus essentiel est ce qui ne change pas et demeure immuable. La forme est un résultat
de la rencontre des atomes et leur assemblage. Dans le livre p. 118. Ce qui est le principe essentiel,
ce qui ne nait pas et ne perit pas, qui est éternel. C’est la matière. Pour un animal qui se décompose,
sa forme, dont l’assemblage des atomes, disparait. Mais sa matière subsiste sous une autre forme
d’après Aristote. La forme elle est la configuration qui caractérise une chose ou une autre. Sans la
forme la matière ne pourrait pas avoir une fonction. Pour cela la nature selon la forme a plus
d’importance que la nature selon la matière.

04/11/2019

Page 129 du livre Physique.

Lorsque il yu a un tellos qui est visé il y a aussi ce qu’il appele le moteur donc une cause motrice.
Lexpemple pris,ici est la santé qui est le but qui cherche la cause motrice de la santé. On avait u que
c’est le medinc qui veut atteindre ce but. On ades instruments comme les remedes. Et dans ce cas là
eux aussi aurons pour « télos », pour fin, la finalité de santé. Le télos (la fin) est ce qui suscite la mise
en mouvement des principes premiers et des autres causes efficientes. Cet exemple nous dit deux
choses, d’abord l’importance de la cause final. S’il n’y avait pas la cause final il n’y aurait aucune
cause efficiente (le medecin) ne se mettrais pas en mouvement. Cet exemple nous sugere la
proximité entre la cause finale et la cause formelle. Et la deuxième chose est…

La fin nous dit que la réalisation de la forme est ce que guide et ce que finalise et donc qui provoque
tel ou tel develloppemet. Il sera adequat à sa nature et à son espece, à ce que lui defini son essence.
Le but de la construction c’est d’habiter des gens, le télos est une intention du bâtisseur qui va
rassembler des matériaux pour faire des maisons. C’est l’intention finale qui suppose une
représentation anticipée de ce à quoi on veut arriver et un désire d’y parvenir à cette représentation.

Il en va de même dans la finalité naturelle qui es dépourvue d’intentionnalité. La fin c’est la fin dès
qu’il y a finalité.
Le télos est aussi défini comme le bien ou le meilleur et aussi comme le beau.

Le développement est un mouvement mu par le principe de la nature et il est finalisé par un état de
repos qui soit optimal. Par exemple l’arbre croit jusqu’au moment où il arrête de grandir et trouve sa
phase de repos dans cette phase optimale. Il faut voir ce qui se passe sur le trajet on a être est en
puissance. Les êtres sont en développement jusqu’à arriver à un télos. La nature a un but (télos) qui
est visé. Et ensuite la nature commence une période de décadence jusqu’à la mort.

La matière est ce qui se prête à l’organisation selon la forme. Mais il y a un autre aspect de la matière
qui peut opposer une résistance à cette organisation. Parce qu’ils ont une matière ils sont des êtres
imparfaits qui font obstacle une organisation nécessaire. La matière se dégrade. Il y a de l’irrégularité
et cette irrégularité elle peut aller jusqu’à l’anomalie ou la non viabilité, c’est la vieillesse par
exemple ou la maladie et peut arriver jusqu’à la mort. Ces options nous amènent jusqu’à l’hasard.
Les irrégularités ne sont pas prédictibles. Je peux prévoir ce qu’un être doit devenir en temps
normale mais s’il y a des anomalies je ne peux pas les prévoir. On va étudier 2 concepts liés à cette
notion de hasard.

- Il y a le hasard tel qu’on l’expérimente dans notre vie. La « tuchè ». Le hasard dans la vie
humaine. Le « eutuchia » « eu- » « bon » « bonne chance ». Le « atuchia » « a- » « négation »
« pas de chance.
- Il y a le hasard de la nature qu’il appelle le spontanée. Le « autonmaton ». Le hasard dans la
nature.

Des enchaînements des phénomènes imprévisibles qui font que les développements ne se
produisent pas tels qu’ils le devraient.

Lire le chapitre 4 du livre « physique » ? qui fait des théories sur le hasard

Lire le chapitre 5

Lire le chapitre 6

Lire le chapitre 8 aussi

11/11/2019

Ferié

18/11/19

Correction du devoir fait à la maison. 7/20


25/11/19

Si je considère qu’il y a du hasard en permanence d’une certaine manière je me trouve dans une
situation similaire a celle du déterminisme. Je ne peux pas avoir prise sur le réel parce qu’il est
déterminé indépendamment de mon action sur lui. Et donc un monde d’hasard. Nulle prise sur la
réalité car tout est déterminé. Il y a une sorte d’impuissance face à la connaissance. Et la position
Aristotélicienne est une position qui considère que la nature globalement suit des répétitions.
L’ordre du plus souvent ou du plus constant. Mais cette régularité n’a pas des absolus puisqu’elle
inclut des exception et des cas qui sont imprévisibles. Tout n’est pas imprévisible selon Aristote. Voila
pourquoi la question du hasard est liée à la philo naturelle. Son importance amène à réfléchir sur les
modalités du devenir naturel. Ça a aussi une conséquence sur la philo pratique puisque ça ouvre une
pensée dont tout n ‘est pas déterminé puisque je peux participer avec mon action, puisque tout n’est
pas joué d’avance et tout n’est pas imprévisible. Il y a une sorte d’inachèvement dans le monde.
Cette ouverture indéterminé est ce qui laisse la place pour une vrai philosophie de l’action humaine.
Ceci est la position d’Aristote.

Il y a des gens qui pensent que le hasard n’existe pas. Le hasard ne fait que traduire des lacunes de
connaissance. Dans la réalité commune il n’y a pas de hasard.

Les événement qui se produisent rarement en lien avec une fin, peuvent se réaliser en lien avec une
intention. Ces sont des choses qui se produisent selon un choix réfléchir : actions intentionnelles.
D’autres se produisent sans choix réfléchir : événements naturels finalisés. Parmi ce que se produit
rarement il y a ou pas des liens entre la cause et la finalité de l’intentionnalité.

Accidentellement, dans les exemples humains, signifie au fond la modalité selon laquelle je fais partie
d’une cause. En tant que je suis un agent rationnel qui peut faire des choix et qui a des intentions,
c’est moi en mettant en ouvre mon pouvoir causal qui aura produit cette rencontre. Ce qui cause
l’événement fortuit c’est le but mais il le cause par accident. Au fond le hasard ne signifie rien
d’autre que la causalité accidentelle de mon action.

Au fond pour Aristote les événement fortuits ce ne sont qu’une cause finale qui peut se produire
par soit mais qu’elle se produit par accident.

Pour comprendre et conceptualiser sa place dans le monde il analyse le hasard.

Hasard et spontanéité diffèrent parce que tout hasard se produit de façon spontanée mais toute
spontanéité ne se produit pas par hasard. On parle de hasard quand un intérêt humain est en jeux
dans le domaine pratique. Le hasard est lié à une finalité souhaitée dont il est cause accidentelle.

Rien qui soit dépourvu de raison ne peut produire des causes intentionnelles par hasard, parce qu’il
n’aurait pas la faculté du choix. La finalité effective n’est pas la même selon la nature de la cause et
qui produit cette cause. Exemple : Un cheval s’enfuit et pendant qu’il s’est enfuit la grange a brulé. Le
cheval a sauvé sa vie par hasard mais pas un hasard qui était voulu.

Mais au fond la théorie du hasard physique selon Aristote n’est pas satisfaisante d’un point de vu
humain, seulement d’un point de vu sans intervention rationnelle dans l’action et les phénomènes
qui se produisent.
02/12/19

Aristote analyse des processus naturelles, comme par exemple une pierre qui tombe sur la tete d’un
passant, ces phénomènes arisottoes l’interprete comme exemple de hasard naturel parce que dans
la sequence cause-effet, on peut imaginer que l’action de l’homme n’est pas nécessaire et tout
réduire à un pur evennement naturelle hasardé et aléatoire. Pretend définir l’hasard dans la nature
mais en réalité il ne donne pas de lien entre la nature et la vie humaine dans l’analyse du fortuit.

Auto en grec « soit-même » et maten signifie « sans but ». Un evennement fortui est un evennement
produit sans qu’un agent ait voulu le faire arriver et que se produit pour rien. La piere ne tombe pas
pour blesser.

La modalité, le régime modal du réel, pour Aristote a 3 possibilités. 1) De l’ordre du nécessaire (les
choses se passent ainsi et ne peuvent pas se passer autrement, causes-effets nécessaires) qui fonde
une conception de la réalité qu’on appelle déterminisme. 2) On a la position contraire qui dit que
tout se passe par hasard, où tout est intégralement imprévisible et indéterminé. 3) Et entre ces deux
visions du monde Aristote défend que la modalité propre au naturel n’est I l’un ni l’autre mais de
l’ordre du plus souvent. C’est à dire dans l’ordre du fréquent ou du régulier, ou encore des
constantes qui admettent toujours des exceptions. Ce qui distingue ces deux classes c’est qu’il y a
toujours une relation de cause-effet mais où le hasard tient une place, même si le hasard est rare.

Il y a un enjeux fort pour Aristote pour défendre correctement le hasard dans la nature et justement
il semble que dans ses travaux il n’arrive pas très bien à l’analyser et le défendre correctement l’idée
du hasard et que dans la nature il y a une part de contingence, c’est à dire, qui n’est pas nécessaire.

« Les defaux que presente l’etude de la fortune par Aristote sont evidents en somme la conception
de la fortune telle qu’elle se trouve dans la physique n’implique pas la question de la contingence.
Les exemples de malchance sont juste ne démontrent pas l’existence d’une contingence subjective.
Dans l’exemple de la ^pierre qui tombe n’implique pas une contengenace imprevisible, la pierre
tombe par son poids physique jusqu’à qu’un autre corps arrete sa chute. Il n’y a pas de hasard ni de
contengence. » David ROSS, Aristotele (1923) Publication Gramma 1971.

La conception stoïcienne du hasard : le hasard comme nom pour l’ignorance des causes. Le hasard
est ce qu’on dit lorsque nous ne connaissons pas les causes des phénomènes qui arrivent. Les
stoïciens sont deterministes c’est arrivé par hasard ça veut dire c’est arrivé par des causes
necessaires que je n’ignore mais qui n’ont rien de hasardeux ou aléatoire. Les stoïciens sont
deterministes. Tout est determiné. Si la pierre tombe c’est parce que son poids est attiré par la
gravité, et que ce qui la retient, à cause de l’erosion ne la retient plus, et que le passant marche avec
une vitesse telle qui devient propice pour que la pierre le tombe dessus, et etc… Aristote clairement
n’est pas deterministe, il croit à une certaine contingeance et presence du hasard dans la nature.

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