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DISCOURS ET RÉCIT

LITTÉRAIRE
Plan:
◻ I. PRINCIPAUX CRITERES D'OPPOSITION

II. LE SYSTÈME DU RÉCIT:



1. Principaux temps verbaux

2. Autres caractéristiques

III. LE SYSTEME DU DISCOURS:



1. Principaux temps verbaux

2. Personne grammaticalement privilégiée

3. Modèle de référence

4. Utilisation du discours
I. PRINCIPAUX CRITERES D'OPPOSITION

◻ Toute production d'un énoncé écrit ou oral constitue un acte


d'énonciation et s'inscrit dans une situation de communication
appelée situation d'énonciation dans laquelle le locuteur
s'adresse a un destinataire.
L'opposition entre histoire et discours (ou bien encore récit et
discours) a été introduite, par Emile Benveniste, sur la base
d’une analyse des systèmes du temps des verbes en français.
« Le temps d’un verbe français ne s’emploie pas comme les
membres d’un système unique, ils se distribuent en deux systèmes
distincts et complémentaires. […] Ces deux systèmes manifestent
deux plan d’énonciation différents, que nous distinguons comme
ce lui du discours » (problèmes de linguistiques générale,
Gallimard).
Suite: « Récapitulatif »
◻ A l'aune des travaux d'Émile Benveniste notamment, on
peut donc distinguer deux modes d'énonciation, à
savoir
* le système du récit littéraire (ou l'énonciation de récit
ou le plan non embrayé)
* le système du discours (ou l'énonciation de discours
ou le plan embrayé)
II. LE SYSTÈME DU RÉCIT
Tout se passe comme si le récit se racontait tout seul, sans
référence à un énonciateur, coupé de l'énonciation
proprement dite, c'est pourquoi on parle de plan non
embrayé. La prise de position du locuteur n'apparaît
donc pas dans son énoncé.
1. Principaux temps verbaux

1. L’énonciation historique caractérise un récit d’événements passés. Du fait de cet


ancrage résolument dans le passé, les textes narratifs reposent donc principalement
sur l’alternance imparfait / passé simple, où le premier renvoie à un procès
d’arrière plan (par exemple les descriptions), et le second à un procès de premier
plan (par exemple: des événements saillants).

Le juge alluma une cigarette. La fièvre donnée au tabac un goût d miel. Il écrasa la
cigarette (VAILLAND).

- les temps composés tels que le plus-que-parfait, passé antérieur


- le conditionnel et des occurrences du présent
2. Autres caractéristiques:
- Dans la mesure où l'énonciation de récit consiste en un énoncé dans lequel les
événements décrits appartiennent au passé, sans aucune implication du
locuteur à l’origine de l'énonce, le personnage sera désigne a la troisième
personne.
- Il n’est pas question de modalisation de l’énoncé ni d’implication du locuteur.
- Le mode de référence privilégié relève du fonctionnement cataphorique,
c'est-à-dire que le point de repère est toujours ce qui est raconté, autrement
dit l’énoncé lui-même, et non l’énonciation. En effet, les
indications spatio-temporelles situent les événements en décrochage par
rapport à la situation de communication.
Exemple:
Il regarda le château. Là-bas était son but.
Ici, la référence derrière là est celle posée par le texte immédiatement
précèdent.
III. LE SYSTEME DU DISCOURS
1. Principaux temps verbaux :

◻ Le temps de base est le présent de l’indicatif (lié


au locuteur qui s’exprime) qui permet de situer :
- un passé (antérieur ou présent) réalisé sous forme
de passé composé ou d’imparfait.

- un futur (postérieur au présent) qui comprend le


futur simple et le futur périphérique (aller au
présent de l’indicatif + infinitif).
Suite:
Dans l’énonciation de discours, les temps sont mis au
service de la chronologie. Ils permettent de renvoyer
aux époques passée, présente et future, d’ordonner des
procès,…
Sont utilisés tous les temps ancrés dans la situation d’
énonciation, qui se situent par rapport au locuteur, à
savoir concrètement :
- pratiquement la plupart des temps de l’indicatif
- tous les temps du passé sauf le passé simple (c’est à
dire surtout passé composé et imparfait)
- et donc surtout le présent d’énonciation qui englobe le
moment de l’énonciation (ou qui y renvoie).
2. Personne grammaticalement privilégiée :

Le discours est toujours subjectif le pronom personnel


« je » est donc le plus utilisé. Cette subjectivité
directe permet aussi l’emploi des autres pronoms
personnels comme « tu », « il », « nous », « vous
»,…
L’utilisation des pronoms personnels est fréquente
car ils représentent quelque chose ou quelqu’un de
connu par l’interlocuteur.
3. Modèle de référence:
◻ (Se rattache à la situation d’énonciation du locuteur)

Le temps et l’espace sont décrits en fonction de


la place du locuteur : demain, hier, la semaine
prochaine,... à droite, devant moi,…. Tout se passe
autour du locuteur et seul son point de vue est
énoncé.
4. Utilisation du discours :

◻ Le discours s’utilise lorsque le locuteur


s’adresse à quelqu’un. Nous le trouvons
dans les correspondances, les mémoires,
le théâtre,…
Source:
◻ Le forum du groupe B de l'IUFM d'Orléans