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Une maison fissurée est un ouvrage dont la structure a été affectée par des tensions.

Aussi,
après avoir éradiqué l’origine des fissures, en ayant posé le bon diagnostic et réalisé les
travaux nécessaires,il est indispensable de redonner une cohésion à la maçonnerie. On dira
encore qu’on redonne à la structure son monolithisme. Cela passe par des travaux qui vont
ainsi viser à renforcer la structure. Comme en couture, les fissures seront cousues et collées.
L’agrafage et le matage sont deux techniques de renforcement, suivies par des travaux
d’embellissement extérieurs.

L’agrafage des fissures


L’agrafage fait partie des travaux de reprise courants de sinistres dus à des fondations
superficielles mal réalisées. L’agrafage consiste à creuser les fissures avec une tronçonneuse à
grand disque diamant, puis à les colmater avec du mortier. La tronçonneuse doit creuser sur
une profondeur de deux canons de la brique (10 cm) sur 5 cm de largeur. Au préalable, il est
important que le support soit parfaitement dépoussiéré et aussi saturé d’eau (surtout pour les
maçonneries en béton cellulaire). L’entreprise de travaux utilisera une méthode comparable
afin d’ouvrir l’emplacement des fers de coutures sur 30 à 50 cm de largeur de part et d’autre,
et de façon perpendiculaire aux désordres (fissures). La pose des agrafes se fera alors sur les
emplacements ainsi définis et creusés. Il est d’usage d’espacer les agrafes de 50 à 80 cm. A la
fin de l’opération, des armatures de 8 ou 10 mm sont scellées.

Le matage des fissures


Le matage est une intervention réalisée sur la fissure, préalablement ouverte et agrafée. Elle
consiste à remplir la fissure avec un mortier adjuvanté à retrait compensé. La température
ambiante lors de l’opération conditionne le choix du mortier de matage. Le plus souvent, afin
de rendre plus faciles les travaux de finition, réalisés par une entreprise de maçonnerie, le
produit est laissé 1 cm en retrait.

Le voile d’enduit après réparation des fissures


C’est seulement 6 mois après la reprise mécanique des fissures que peuvent débuter les
travaux d’embellissement de la façade. Le voile d’enduit est, avec l’imperméabilisation de
façade, l’une des deux techniques courantes. Cette technique prévoit de générer grossièrement
le grain au droit de la fissure rebouchée et des agrafes. Puis un voile d’enduit de 3 à 5 cm est
projeté sur la totalité de la façade autrefois fissurée. Le voile d’enduit présente l’avantage
d’offrir une uniformité d’aspect après réparation. Toutefois, cette technique de reprise de
façade est déconseillée lorsque la prise d’assise définitive de la construction dure plus d’un an
après la réparation des fissures.

L’imperméabilisation de façade après réparation des


fissures
L’imperméabilisation de façade renvoie à l’application d’un RSI, c’est à dire un Revêtement
Souple d’Imperméabilité. Ce type de revêtement est préconisé par la norme NF DTU 42.1. Le
produit est constitué de résine acrylique. L’épaisseur du film imperméable varie de 0.3 à 0.4
mm pour un I2 et un I3. On constate que le RSI appliqué sur un enduit projeté avec du grain
est d’aspect un peu plus brillant. Comme pour le voile d’enduit, l’imperméabilisation de
façade permet de supprimer les aspérités. Ainsi, les différences d’aspect entre les deux
techniques d’embellissement de façade sont faibles. L’imperméabilisation a cependant
plusieurs avantages. Le premier est que le revêtement projeté permet de stopper le
développement de mousse sur les enduits. Le second est que l’entretien de la façade est
également plus facile

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