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Chapitre 4- La nouvelle macroéconomie keynésienne

Licence 3 - Université d’Auvergne


Christopher Grigoriou
2007-2008
Introduction

 Émergence dans les années 80s


 Recherche de fondements
microéconomiques solides
=> origine microéconomiques des rigidités
de prix et de salaires
=> conséquences M.E de ces rigidités

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Qu’est ce que la nouvelle économie
keynésienne?
⇒ Deux questions:

 Dichotomie classique entre phénomènes


réels et phénomènes monétaires?
 Les imperfections des marchés: des
éléments centraux pour la compréhension
des fluctuations économiques?

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 La nouvelle macroéconomique keynésienne
est la seule à répondre par l’affirmative à
ces deux questions

 Les nouveaux keynésiens ne s’accordent


pas toujours sur l’efficacité des politiques
budgétaires et monétaires à la mode
keynésienne.

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I L’ajustement coûteux des prix
 La rigidité nominale observée au niveau agrégé peut avoir pour
origine des entraves (même petites) à la flexibilité parfaite des
prix nominaux au niveau individuel. Mankiw (1985), Akerlof et
Yellen (1985).

 De petits écarts à l’ajustement des prix au niveau des entreprises,


pèsent suffisamment sur la demande agrégée pour avoir des
effets réels importants

 De petites déviations au niveau individuel se traduisent par des


effets réels importants car qu’en concurrence imparfaite, il existe
des effets d’externalité liés à la demande agrégée qui assurent
(via la demande agrégée) la propagation et l’amplification de
telles déviations.

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II Les fixations imbriquées des prix et
des salaires
 Tous les prix et tous les salaires ne sont pas
modifiés au même moment Fischer (1977)
 Taylor (1980) complète ce résultat : ces effets
réels peuvent persister même après que tous les
contrats ont été renégociés si:
(i) Les contrats ne sont pas tous renégociés au même
moment et
(ii)Les prix et les salaires établis dans les contrats ne
prévoient pas un ajustement permanent des prix
et des salaires.

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III La concurrence imparfaite
 Déviations à la concurrence parfaite dans
l’explication des fluctuations ME ?
 la concurrence imparfaite: des implications
au-delà de la question de l’ajustement des
prix. Weitzman (1982) et le chômage.
 Les économistes n’en sont qu’au début de
l’exploration des implications ME des
modèles d’équilibre général en concurrence
imparfaite.

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IV Les défauts de coordination

 Possibilité d’existence d’équilibres multiples


 En présence de « défauts de coordination »,
l’Etat peut avoir un rôle à jouer pour
« coordonner » un mouvement général vers
l’équilibre supérieur.
 Les « tâches solaires »

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L’échec de coordination
 Les agents atteignent un résultat qui est inférieur pour
eux tous, parce qu'il n'existe pas d'incitations privées
permettant aux agents de choisir ensemble les
stratégies qui produiraient un résultat meilleur (et
préféré) (cf. MANKIW, 1994).
 Aucune entreprise n'est incitée à réduire isolément
son prix et à augmenter sa production, étant donné
l'inaction supposée de toutes les autres.
 La stratégie optimale d'une firme dépend des
stratégies optimales adoptées par les autres => il
existe une complémentarité stratégique,
⇒ Chasse ou cueillette?
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Les tâches solaires

 s’il existe des équilibres multiples, des variables qui


n’ont pas intrinsèquement d’importance économique
(« les taches solaires ») peuvent avoir des effets réels.
C'est parce que le phénomène est prévu qu'il se réalise.
 On considère qu'un certain nombre d'agents peuvent
penser que les éruptions solaires ont une influence sur
le niveau d'activité de l'économie ou sur le niveau des
prix. Peu importe que la relation soit vraie ou fausse :
il suffit qu'un nombre suffisant de personnes le
pensent pour que le phénomène se réalise.

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V Le marché du travail

1- Question du chômage involontaire. Est-il


possible que le marché du travail soit à
l’équilibre quand des individus qui seraient
prêts à travailler au salaire ambiant ne
trouvent pas de travail?

2- Comportement cyclique du chômage et des


salaires réels.

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Le salaire d’ efficience
 possibilité que la productivité soit affectée par
les salaires, créant ainsi pour les entreprises
une incitation à ne pas réduire le salaire même
en présence d’un excès d’offre sur le marché
du travail.
⇒ L’argument le plus courant est celui de
« hasard moral »
⇒ notion de « justice »

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Les contrats implicites
 Relations contractuelles entre les
salariés et les entreprises.
=> Caractère (implicite) d’assurance
pour le salarié
=> le salaire qui prévaut dans
l’économie n’est pas celui qui à chaque
instant équilibrerait le marché du
travail.

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Les négociations salariales
 Les salaires ne sont, la plupart du temps,
établis de façon concurrentielle mais
résultent plutôt de négociations entre d’une
part l’entreprise et les syndicats de salariés.
 McDonald et Solow(1985): le comportement
cyclique des salaires et de l’emploi peut être
vraiment différent selon qu’il est négocié ou
qu’il s’établit de façon concurrentielle sur un
marché.
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VI Le marché du crédit
 Asymétrie d’informations entre les prêteurs et les emprunteurs =>
rationnement du crédit.
=>Conséquences macroéconomiques du rationnement?

 Le rôle du marché du crédit dans la détermination de la demande


agrégée et dans la transmission des manipulations de l’offre de
monnaie? (modèle ISLM traditionnel)
 Nouveaux macroéconomistes keynésiens:
(i) Rôle spécifique joué par la monnaie
(ii) Comment se résout le déséquilibre initialement crée sur le marché
de la monnaie par une réduction de l’offre de monnaie: une hausse des
taux d’intérêt ou un rationnement du crédit?

=> Stiglitz et Weiss: c’est essentiellement par rationnement du crédit


que s’opèrent les ajustements nécessaires sur le marché du crédit.
=> Comment les imperfections sur le marché du crédit peuvent
éventuellement propager et amplifier les chocs réels?

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VII Le marché des biens

 Le point central de la recherche des nouveaux keynésiens sur le


marché des biens est, avec la concurrence imparfaite, le
comportement cyclique du taux de mark-up.

 Les incitations qu’ont les entreprises à augmenter leur prix à une


augmentation de la production agrégée sont au centre de la
question de savoir si de petites frictions nominales sont à même
d’engendrer d’importantes rigidités nominales.

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