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Nouvelle lune

phase lunaire

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la Lune.

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Pour l’article homonyme, voir La
Nouvelle Lune.
La nouvelle lune est la phase lunaire
pendant laquelle la Lune, durant sa
révolution synodique qui dure environ
29,53 jours, se trouve entre la Terre et le
Soleil. Pendant cette phase, elle ne se
trouve donc pas dans le ciel nocturne.
Pendant la journée, le fait que sa face
visible ne soit pas illuminée par le Soleil
et qu'elle soit proche du disque solaire, la
rend difficilement observable à l'œil nu.

Défilement des phases lunaires.


La nouvelle lune est parfois considérée
comme l'instant d'apparition du premier
croissant de lune visible, après la
conjonction astronomique. Ceci
s'observe juste au-dessus de l'horizon
vers l'ouest, pendant la brève période
entre le coucher de Soleil et le coucher
de lune. L'instant précis, et même la date
de cette apparition dépend donc de la
position géographique de l'observateur.

La nouvelle lune astronomique, (parfois


appelé en anglais dark moon, c'est-à-dire
« lune sombre » ou « lune noire », pour
éviter la confusion), se produit par
définition au moment précis de sa
conjonction astronomique en longitude
écliptique avec le Soleil, tel qu'il est vu de
la Terre. Ce moment est unique, et ne
dépend pas de la localisation
géographique de l'observateur. Si la Lune
est en plus suffisamment proche du plan
de l'écliptique, on a une éclipse solaire.

Observations astronomiques
Cette phase est intéressante pour les
astronomes, parce qu'elle garantit que la
Lune ne sera pas visible pendant la nuit,
sa luminosité lors des autres phases
nuisant à l'observation du ciel.

Sismicité
Des marées de Terre sont induites par le
changement cyclique de gravité résultant
des positions respectives de la Lune et
du Soleil. Elles augmentent la pression
subie par les failles géologiques
instables[1].

Les sismologues admettent


généralement que deux fois par jour les
marées hautes (plus perceptibles sur les
grands océans) peuvent localement
déclencher ou exacerber de très petits
tremblements de terre dont certains sont
localisés sur la faille de San Andreas en
Californie et dans la région des
Cascades, sur la côte ouest nord-
américaine [1].
Certaines fortes dépressions
atmosphériques ont un effet un peu
similaire.
Ainsi en 2011 l'ouragan Irene semble
avoir le long de la côte Est-américaine
suscité plusieurs répliques après un
séisme de magnitude 5,8 qui avait
secoué la Virginie 4 jours plus tôt[2].
Une étude faite aux États-Unis et à
Taïwan a montré que 11 des
20 séismes lents qui ont eu lieu entre
2002 et 2007 à Taïwan ont coïncidé avec
le passage d'un typhon source d'une
dépression suffisante pour débrider
certaines failles sous pression, ce qui
limiterait le risque de tremblements de
terre plus violents, de magnitude 8 ou
plus)[3].

Un article de septembre 2016 publié


dans Nature Geoscience a confirmé que
les tremblements de terre de grande
magnitude (ex: au Chili en 2010 et au
Japon en 2011, Tohoku-Oki) sont plus
susceptibles de se produire en période
de pleine lune et de nouvelle lune, et deux
fois par mois lorsque des contraintes de
marée sont les plus élevés parce que le
Soleil, la Lune et la Terre s'alignent[1].
Pour arriver à cette conclusion, les
chercheurs ont étudié plus de
10 000 tremblements de terre
commençant avec une magnitude 5,5, au
regard de leur date par rapport à
l'annuaire des marées. La conclusion est
qu'un tremblement de terre commençant
durant une période stressante de marée
haute était plus susceptible de se
développer jusqu'à une magnitude 8 ou
plus. Le facteur marée, n'est pas
nécessairement dominant en termes
d'explication sismique, mais il peut être
le stress supplémentaire qui détermine le
moment d'une rupture ou d'un
glissement de faille[1].
Ces informations devraient permettre de
légèrement améliorer la prévision
sismique, mais la mesure de la
probabilité d'un tremblement de terre
reste très difficile. L'un des auteurs de
l'étude va étudier une liste
supplémentaire de tremblements de terre
centrés sur les zones où des plaques de
croûte océanique plongent sous la croûte
continentale, pour voir si le modèle
s'applique là aussi[1].

Dans l'hindouisme
Des rituels existent dans l'hindouisme en
liaison directe avec la nouvelle lune[4]; la
plupart des fêtes aussi sont liées à cet
astre. Ekadashi est un jeûne et une
veillée de méditation qui suit le calendrier
lunaire par exemple. Le pèlerinage
dénommé Khumba Mela tient compte
également de la nouvelle lune.
Notes et références
1. Alexandra Witze (2016) Moon’s pull
can trigger big earthquakes Geologic
strain of tides during full and new
moons could increase magnitude of
tremors  ; Nature News (12
septembre 2016) |
doi:10.1038/nature.2016.20551
2. Richard A. Lovett (2013) Hurricane
may have triggered earthquake
aftershocks Ground disturbances
from large storms may be strong
enough to prompt tremors. ; Nature
News publié le 19 avril 2013
3. Amanda Leigh Mascarelli (2016)
Typhoons trigger gentler tremors
Small quakes may act as a release
valve that prevents catastrophic
convulsions . Nature News, publié le
10 juin 2009
doi:10.1038/news.2009.561
4. Encyclopedia of Hinduism par C.A.
Jones et J.D. Ryan publié par
Checkmark Books, pages 311 et 312,
(ISBN 0-816-07336-8)

Voir aussi
Néoménie, premier jour du mois dans
les calendriers lunaires
Roch Hodech dans le calendrier
hébraïque
Pleine lune
Portail de la Lune
Portail des religions et croyances
Portail du monde indien
Portail de l’hindouisme

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Dernière modification il y a 6 mois par Ariel Provost

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