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Histoire de la prostitution

La prostitution (du latin prostituere mettre devant, exposer au public) est une activité
consistant à accepter ou obtenir des relations sexuelles, en échange d'une rémunération.

On peut trouver les racines de cette activité en Mésopotamie ou à Babylon, où la prostitution


sacrée était pratiquée pour honorer la déesse de la fertilité. Jean Bottero, l’un des rares
historiens avoir travaillé sur les causes de la prostitution considère que les premières femmes
avoir pratiqué la prostitution étaient les femmes stériles qui ne pouvaient pas assurer la
procréation au sein d'une famille avec un seul homme et ont été données une place dans la
société en servant la déesse.

A travers les siècles, ce comportement est devenu monnayé: les fidèles désirant accomplir le
rite payaient des sommes au sanctuaires. Dans le Moyen-Orient, on ne laisse pas échapper
cette source de revenus et on crée des maisons de prostitution. Les prostituées commencent à
tourner dans les rues et tavernes.

En comparant la prostitution à ses débuts et la prostitution aujourd’hui, on voit que les


différences ne concernent pas les raisons et les causes, mais la forme dans laquelle elle se
présente. Au Moyen Âge la prostitution est toujours considérée comme naturelle, comme un
moindre mal.

« Les prostituées pouvaient être des jeunes femmes ayant perdu parents ou tuteurs et restés
sans ressources. Tel est le cas pour les étrangères à la ville, les migrantes venant de la
campagne, les filles exclues du système matrimonial parce qu’elles ont été violées, parce
qu’elles sont des servantes enceintes et chassées, parce qu’elles sont veuves ou abandonnées,
donc souvent, les personnes rentrent dans le milieu de la prostitution afin de survivre et non
par projet de vie. » [Réf Jean Bottero]

De nos jours, généralement, le contact avec le milieu de la prostitution se fait d’habitude par
le moyen de quelqu'un qui connaît le milieu, comme par exemple une mère ou une amie. La
rencontre d'un proxénète qui peut se dissimuler derrière une relation amoureuse est aussi une
possibilité, aussi que les offres d'emplois déguisées (clubs et salons de massage, Internet, ...)

« Les facteurs sociaux et psychologiques comme la violence familiale, les sentiments de rejet,
d'abandon, d'injustice vécus dans l'enfance ont une importante contribution. Les abus sexuels,
les viols ou les incestes donnent naissance à une dévalorisation de soi, une culpabilité, ce qui
peut engendrer la marchandisation de son corps. »

La prostitution peut être occasionnelle comme, par exemple, celles qui se prostituent pour
avoir de l'argent pour des besoins ponctuels ou temporairement. Ceci est plutôt le cas de
Cuba. Il existe une importante différence entre la prostitution de « douzaine » et la
prostitution cubaine. Le fait de se prostituer est un moyen " facile " de se procurer de l'argent,
partout dans le monde, mais vu la valeur du dollar à Cuba, les jineteras peuvent gagner en
quelques jours leur salaire sur plusieurs mois, donc elles se permettent d’être prostituées
occasionnelles. Elles le font pour la simple raison qu’elles ne peuvent pas gagner leur vie avec
un salaire normal. L’anomalie de la prostitution cubaine est qu’elle se passe tout
naturellement comme une relation avec un étranger dont on tombe amoureux. Les jineteras
cherchent à préserver leur relations et souvent se marient avec des étrangers pour échapper le
système cubain. A l’occident, l’affaire est plutôt commercial, les affinités entre la prostituée et
le client ne sont pas prises en compte et le temps est bien délimité. Souvent les raisons sont
d’une autre nature dans l’occident. Certaines consomment de la drogue pour surmonter les
conditions de travail. Par contre, d'autres femmes se prostituent pour se procurer de la drogue.

http://www.helmo.be/esas/mapage/euxaussi/marginal/evolprost.html

Biblio :

 Jacques Rossiaud,La Prostitution médiévale, Flammarion, 1988.


 Michel Foucault, Histoire de la Folie, Gallimard, 1961.
 Érica-Marie Benabou, La Prostitution et la police des mœurs au XVIIIe siècle, Perrin,
1987.
 Alain Corbin, Les Filles de noce. Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, Aubier,
Paris, 1978.

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