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La flore planctonique d'une lagune tropicale (Brésil)

Article · January 1994


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2 authors:

Mariângela Menezes Patricia Domingos


Federal University of Rio de Janeiro Rio de Janeiro State University
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La flore planctonique
d’une lagune tropicale (Brésil)

Mariàngela MENEZES (1) et Patricia DOMINGO~ (1)

RÉSUMÉ

Quatre-vingt-un taxons de phytoplancton, récolfés dans la lagune de la Barra (système lagunaire Marica-
Guarapina, Élat de Rio de Janeiro, Brésil), ont été inventoriés. Parmi ceux-ci, cinq genres et vingt-deux espèces sont
cités pour la première fois dans les eaux saumâtres et continentales brésiliennes. Les Chlorophyceae (26 %) et les
Bacillariophyceae (25 %) ont éié les groupes les plus importants, suivies des Cyanophyceae (Il %), Prasinophyceae
(9 X) ef Cryptophyceae (9 %). Vingt et un faxons ont été classés comme espèces typiquement d’eaux saumâtres
(2-20 %o), cinquante comme limnobiontes (0,5-8 %o), neuf comme marines euryhalines et un comme forme holoeury-
haline. Cette distribution peuf être expliquée, en partie, par les salinités des eaux comprises entre 3 et 8 %o. Une liste
de douze espèces uniquement citées en Europe et la présence de seulement un taxon tropical montrent bien le caractère
cosmopolite de cette porule algale particulière. Nos connaissances sur la répartition géographique des algues dans la
zone tropicale, et en particulier sur celle des taxons néotropicaux, sont encore limitées et incifent a multiplier les
études dans ce domaine.

MOTS-CLÉS : Flore planctonique - Taxinomie - Eau saumâtre - Lagune tropicale - Brésil.

RESUIVIO

FLORA PLANCT~NICA DE UMA LAGUNA TROPICAL (BRASIL)


Oibenta e um taxons de fitoplâncton coletados na laguna da Barra (complexe lagunar de Mari&-Guarapina,
situado no Estado de Rio de Janeiro, Brasil), foram inventariados. Destes, cinco gêneros e vinte e duas espécies
consiiluiram novas citaçoes de ocorrência em aguas salobras e continentais brasileiras. Chlorophyceae (26 %) e
Bacillariophyceae (25 %) foram os grupos qualitalivamente mais importantes, seguido das Cyanophyceae (11 %),
Prasinophyceae (9 %) e Cryptophyceae (9 %). Vinte e um taxons foram classifkados como tipicamente salobros
(2-20 %o), cinquenfa como limnobionfes (0,5-8 %o), noue como marinhos eurihalinos e um como holoeurihalino. Essa
relaçao pode ser explicada, em parte, pela baisa salinidade da laguna (,3-8 %o). A ocorrência de doze espécies apenas
citadas para Europa e a de um rinico taxon tropical registrados na laguna da Barra evidenciaram o cosmopolilismo
da sua ficoflora. Sao necessarios maiores esfudos sobre a distribuiçao geografka das algas em zonas tropicais, em
particular, de taxons neotropicais.

PALAVRAS-~HAVES : Flora planct,ônica - Taxonomia - Agua salobra - Laguna tropical - Brasil.

(1) Laborathio de Ficologia, Museu National, Universidade Federal do Rio de Janeiro, Quinta de Boa visla, Sdo Crisfovüo,
20940-040 Rio de Janeiro, RJ, Brésil.

R~U. Hydrobiol. frop.27 (3) : 273-297 (1994).


274 111.MENEZES, P. DOMINGOS

ABSTRACT

PLANKTONIC FLORA OF A TROPICAL LAGO~N (BRAZIL)


Eighty one faxa of planktonic algae were identified from Barra lagoon, a tropical brackish-water ecosystem, in
fhe Stute of Rio de Janeiro, souiheasfern Brazil. Five genera and twent@wo species were new records for Brazilian
brackish and continental waters. Chlorophyceae (26 YA) and Bacillarlophyceae (25 76) were the more imporfant
groups, followed by Cyanophyceae (11 %), Prasinophyceae (9 %) and Cryptophyceae (9 76). Among ihe recorded taxa,
twenty-one species were classified as typical brackish-water organisms (2-20 %D), fifty as euryhaline limnobionis
(0.5-8 S&I), nine as euryhaline marine, while one was a holoeuryhaline form. This composition may be explained, in
pari, by the low salinity of the lagoon (3-8 !XL). The finding of twelve species described only in Europe and ihe presence
of only one tropical taxon in the lagoon of fhe Barra establishes the cosmopolitan composition of this algal Fora.
Furiher invesfigaiions on fhe geographic disfribution of tropical algal flora are necessary and in particular that of the
neotropical taxa.

KEYWORDS: Planktonic flora - Taxonomy - Brac.kish-water - Tropical lagoon - Brazil.

INTRODUCTION C’est donc pour améliorer nos connaissances sur la


flore planctonique des eaux saumâtres du Brésil que
nous avons effectué un inventaire taxinomique de
Les difficultés pour identifier les algues plancto- peuplements phytoplanctoniques d’un matériel
niques sont nombreuses et bien connues. Il s’agit en recolté au cours d’une étude intégrée, réalisée sur
effet, d’organismes généralement unicellulaires, de une lagune tropicale du Brésil (lagune de la Barra,
t,aille réduite, parfois trés mobiles. L’observat.ion de située dans l’État du Rio de Janeiro). Cet,te étude,
leurs caractéres taxinomiques s’en trouve malaisée. qui s’est déroulée d’octobre 1990 à aodt 1993, avait
Ceci est particulièrement, vrai pour le phytoplancton pour but d’analyser les causes et conséquences de
d’eau saumâtre composé, en grande partie, de flagel- crises dystrophiques et de mortalités de poissons fré-
lés et algues coccoïdes de très petite taille. quentes en été dans cette lagune (BARROSO-VANACÔR
La littérature brésilienne ne comprend, à l’heure et al., 1994, pour les modifications éc.ologiques
actuelle, qu’une vingtaine de travaux sur la struc- récentes de l’écosystème; CARMOUZE et al., 1994a,
ture qualitative et quantitative des communautés pour son mét,abolisme ; CARMOUZE et al., 1994 b, pour
planct,oniques des eaux saumàtres. Parmi ceux-ci, la distribut.ion de ses éléments biogéniques; DOMIN-
nous rappellerons ceux de ROSA (1982) sur les diato- GOS ef al., 1995, pour sa communauté phytoplancto-
mées marines et estuariennes, COUTINHO et al. (1983) nique ; AR~WA et al., 1994, pour sa communauté zoo-
sur les Cyanophyceae benthiques estuariennes, KRE- planctonique; AZEVEDO et CARMOUZE, 1994, pour la
MER et- ROSA (1983) sur les Dinophyceae microplanc.- toxicité des Cyanophyceae).
toniques marines, SANT'ANNA et al. (1985), NEVES
(1991) sur les Cyanophyceae benthiques marines, et
GARCIA-BAPTISTA (1993) sur les algues psamiques
marines. MATÉRIEL ET MÉTHODE
Dans la plupart des ces études, les taxons sont
cités au niveau des genres et des classes. Les seuls La lagune de la Barra (220 57’ S et 42O 47’ 0), qui
travaux de taxinomie, proprement, dite, dans les- fait partie du système lagunaire de MaricA-Guara-
quels c.haque taxon est entièrement identifié, décrit, pina (fig. l), est un écosystème de 6,2 km2, oligohalin
commenté et. illustré, ont été réalisés sur les Bacilla- (3-8 %) et de faible profondeur (0,5-2,0 m). Ses eaux
riophyceae de la lagune Olho D’Agua, I%at du Per- sont eutrophes et présentent des biomasses phyto-
nambuco, par MOREIRA-FILHO eb al. (1968), sur les planctoniques élevées, généralement dominées par
syst,èmes lagunaires de l’État. du Rio Grande do Su1 des Cyanophyceae (DOMINGO~ et al., 1994).
par ALVES-DA-SILV.4 (I988), sur les Euglenophyceae Les prélèvements ont été effectués chaque
~~~PATRICK( 1944), CALLEGARO ~~SALOMON~ (1988), semaine, d’octobre 1990 à août 1993, dans une baie
ROSA et CALLEGARO (1988), ROSA et. WERNER (1993), de cette lagune (fig. 1). L’utilisation d’un tube de
sur les Bacillariophyceae par ROSA et MIRANDA- 8 cm de diamètre et, de 1 m de long (longueur corres-
T~IESSLICH (1988), sur le genre Pediastrum par WER- pondant à la profondeur moyenne du milieu) a per-
NER (1988) et sur les Cyanophyceae par WERNER et mis d’obtenir des échantillons intégrés sur la profon-
ROSA (19%). deur). Chaque prélèvement a été divisé en deux

R~U. Hydrobiol. trop. 27 (3) : 273-297 (199tf).


LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D'UNE LAGUNE TROPICALE 275

42O 50 ~$2~45

2Z055

22057’

42049 42O47
I t 1

FIG. 1. - Le système lagunaire de Mark&Guarapina. Localisation du lieu d’étude (.).


The lagoonar system of Marieci-Guarapina. Localisation of the study site (a).

sous-échantillons. Dans l’un d’eux, le phytoplancton sées (ERDTMANN, 1960), avant d’être déposées sur le
a été fixé sur place dans une solution de lugol, dans porte-objet et métallisées à l’or et au palladium.
l’autre, il a été conservé vivant à 4OC jusqu’à son Pour la classification des algues, nous avons
analyse (une semaine plus tard au maximum). adopté les mises au point de HIBBERD (1976) pour les
Les organismes, vivank et fixés, ont été étudiés à Prymnesiophyceae, de SIMONSEN (1979) pour les
l’aide d’un microscope optique Carl Zeiss. Les algues Bacillariophyceae, de KORIAREK et FOTT (1983) pour
flagellées ont été analysées conformément au proto- les Chlorococcales, de CARTY et Cox (1986) pour le
c.ole préconisé par MENEZES (1994), et les diatomées genre Dnrinskia (Dinophyc.eae). La classification de
ont été observées à partir de lames permanentes, BOURRELLY (1968 b, 1970, 1972, 1981, 1988) a été
confectionnées selon la technique de MÜLLER-MEL- suivie pour les autres algues. La détermination des
CHERS et FERRANDO (1956). espèces a éte faite d’après les ouvrages de flores géné-
Les diatomées centriques, les plus abondamment rales (HUBER-PESTALOZZI, 1941, 1950, 1961; Hus-
rencontrées, ont ét,é examinées au microscope élec- TEDT, 1930; KRAM~~ER et LANGE-BERTALOT, 1986,
tronique à balayage JEOL 540, au Centre de 1988) et complétée avec la littérature plus spécialisée
recherche et de développement de la compagnie sur les eaux saumâtres brésiliennes, déjà citée dans
Petrobras (Rio de Janeiro). Les cellules ont été iso- l’introduction. Des flores locales disponibles ont éga-
lées à l’aide de micropipettes (préalablement lavées lement été consultées : BIECHELER (1936), CARTER
dans une solution de sulfat,e de sodium et rincées par (1937), CONRAD et KUFFERATH (1954), BUTCHER
centrifugation avec de l’eau distillée), puis aktoly- (1959, 1961, 1967), THRONDSEN (1969), COIVIPÈRE

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276 M. MENEZES, p. DOMINGOS

(1974, 1975a, 1975 b), CALJON (1983, 1987) et PAN- l Merismopediaglauca (Ehrenberg) Nageli (fig. 2.9)
KOW (19%)). Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
Pour chaque taxon identifié sont précisées la dis- rare.,
t,ribution géographique, la caractérisation écologique l Merismopedia punctata Meyen (fig. 2.10)
en fonct.ion de la salinité et l’abondance lors des Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
diverses récoltes effectuées. Seuls les taxons cités trouvé rarement.
pour la première fois au Brésil ou qui posent des ‘Merismopedia terzuissima Lemmermann (fig. 2.11)
problèmes taxinomiques ont été décrit.s et/ou Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, peu abon-
commentes; les taxons, dont les noms apparaissent dant.
précédés d’un astérisque, ont déjà été observés au
Brésil. NOSTOCALES
La caractérisation écologique des taxons en fonc- OSCILLATORIACEAE
tion de la salinité a été établie d’après les critères ‘Anabaenopsis elenkini Miller f. hungarica (Halasz)
proposés par CALJON (1983) : Jeeji-Bai, Hegewald et Soeder (fig. 2.12)
a) holoeuryhaline : espèce présente en eaux Limnobionte faiblement euryhalin et, à notre
douces, saumâtres et marines ; connaissance, décrit en Hongrie, Pérou et Brésil;
b) limnobionte faiblement euryhaline : espèce peu abondant.
d’eau douce tolérant une salinité de 0,5-3 G;
c) limnobionte euryhaline : espèce d’eau douce Euglenophyceae
tolerant une salinité de 3-8 %O;
d) euryhaline des eaux saumatres à basse salinité : EUGLENALES
espéce présente dans les eaux salées de 2-10 %o; EUTREPTIACEAE
e) euryhaline des eaux saumâtres à haute sali- ‘Eutreptia viridis Perty (fig. 2.13 à 2.15)
nité : espèce présente dans les eaux salées de 8-20 %O; Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumatres à
f) marine euryhaline : espèce genéralement pré- basse salinit.é, peu abondant.
sent.e dans les biotopes marins.
Les données d’abondance sont issues des résulta& EUGLENACEAE
de DOMINGO~ et al. (1994) et DOMINGO~ (données non l Euglena prosima Dangeard (fig. 2.16)
pzzhl.) et la dist,ribution géographique de la littéra- Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, rare.
ture. *Phacus longicauda (Ehrenberg) Lemmermann
(fig. 3.1)
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
trouvé très rarement.
RÉSULTATS *Strombomonas verrucosa (Daday) Deflandre (fig. 3.2
et 3.3)
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
Cyanophyceae
très rare.
+Trachelomonas volvocina Ehrenberg var. volvocina
(fig. 3.4 et 3.5)
Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, trouvé rare-
l Chroococcus limneticus Lemmermann (fig. 2.1) ment.
Gosmopo1it.e ; limnobionte euryhalin,
peu abondant.
‘Chroococcus minufus (Kützing) Nageli (fig. 2.2)
Cryptophyceae
Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, rare. CRYPTOMONADALES
*Chroococcus kzrgidus (Kützing) Nageli (fig. 2.3) PLANONEPHRACEAE
Cosmopolite ; limnobionte euryhalin,
peu abondant. Hemiselmis simplex Butcher (fig. 3.6 à 3.10)
‘Synechococcus elongatus Nageli (fig. 2.4 et 2.5) Cellules à intense métabolie, asymétriques, apla-
Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, trouvé en ties latéralement, elliptiques à réniformes en vue
abondance dans toutes les récoltes. latérale, pôles arrondis, le pôle antérieur plus étroit
‘Synechocysdis aquatilis Sauvageau f. salina (Wis- que le postérieur, bord ventral convexe à dépression
louch) Komarek (fig. 2.6 à 2.8). médiane ; cytopharynx oblique, ét.roit, ventral et
Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumâtres à médian, partageant la cellule en deux parties plus ou
basse salinité, abondant, au cours de toute la période moins symétriques, tapissées par 2 rangées d’ejectis-
des récoltes. somes ; 1 chloroplaste vert, pariétal, oblique par rap-

Heu. liydrobiol. trop. 27 (3) : 273-297 (1994).


LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D'UNE LAGUNE TROPICALE 277

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FIG. 2. - 1 : Chroococcus Iimneticus. 2 : Chroococcus minutus. 3 : Chroococcus turgidus. 4-5 : Synechoeoccus elongatus.
6 à 8 : Synerhocystis aquatilis f. salina. 9 : Merismopedia glauca. 10 : Merismopedia punctata. 11 : Merismopedia tenuissima.
12 : Anabaenopsis elenkini f. hungarica. 13 à 15 : Eufreptia oiridis. 16 : Euglena proxima.
La longueur des échelles représente 10 ym (scale) .
278 M. MENEZES, P. DOMINGOS

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7
6 -

19 20

FIG. 3. - 1 : Phacus longicauda. 2-3 : Sfrombomonas uerrucosa. 4-5 : Trachelomonas l,oluocina var. uoluocina.
6 à 10 : Hemiselmis simplex. 6a : seckon optique longitudinale (cross section). 10 : vue dorsale (dorsal view). 11-12 : Chroomonas ocufa.
12 : vue dorsale (dorsal oiew). 13 à 15 : Chroomonas salina. 15 : vue dorsale (dorsal uiew). 16 à 18 : Cryptomonas acufa.
18 : vue ventrale (venfral view). 19-20 : Cryptomonas erosa. 20 : vue dorsale (dorsal uiew). 21 à 23 : Cryptomonas phaseolus.
22 : vue ventrale (ventral uiew). La longueur des échelles représente 10 çLm (scale).
LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D'UNE LAGUNE TROPICALE 279

port à l’axe longitudinal de la cellule, 1 pyrénoïde st,igma petit; flagelles subapicaux, de longueur voi-
antérieur, rarement 2 plastes à 1 pyrénoïde chacun ; sine de celle de la cellule.
parfois 1 grain d’amidon sphérique, postérieur, fla- Cellules de 18-21 prn de longueur, 9-10 prn de lar-
gelles latéraux vers le pôle antérieur quand la cellule geur, 8-9 pm d’épaisseur.
est au repos, longueur égale â 0,5-1,5 fois celle de la Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumâtres à
cellule. haute salinité, rare.
Cellules de 4-9 prn de longueur, 3-4 prn de largeur,
3-4 prn d’épaisseur. Raphidophyceae
Espèce euryhaline des eaux saumâtres â basse salinité
et, à notre connaissance, seulement signalée en Europe ; RAPHIDOMONADALES
trouvée en abondance lors de tout,es les collectes. VACUOLARIACEAE
Chatonella subsalsa Biecheler (fig. 4.4 à 4.6)
Cellules très fragiles, aplaties latéralement, obo-
CRYPTOMONADACEAE
voïdes à obpyriformes, bords convexes, parfois
l Chroomonas acuta Uthermohl (fig. 3.11 et. 3.12) arrondis, pôle antérieur arrondi, pôle postérieur le
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhaline, plus souvent étiré en une point.e hyaline, dépression
peu abondante dans la lagune de la Barra. vestibulaire ventrale, subapicale, prolongée par un
l Chroomonas salina (Wislouch) Butcher (fig. 3.13 â sillon oblique ; chloroplastes verts, nombreux, lenti-
3.18) culaires, disposition radiale, chaque plaste pourvu
Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumâtres à d’un pyrénoïde ; petits globules lipidiques réfringents
haute salinité, trouvé très rarement. périphériques ; noyau central ; mucocystes allongés,
Cryptomonas acuta But,cher (fig. 3.16 à 3.18) nombreux, en navettes, périphériques ; flagelles hété-
Cellules aplaties latéralement, subovoïdes en vue rodynamiques, égaux, 1,5 fois la longueur de la cel-
latérale et ventrale, elliptique en vue dorsale, bord lule, l’antérieur ondulant et l’autre récurrent et
ventral convexe jusqu’aux deux tiers de cellule, bord engagé dans le sillon ventral.
dorsal convexe, pôle antérieur tronqué-oblique à Cellules de 28-38 prn de longueùr, 14-18 prn de
rostre arrondi, pôle postérieur atténué, curve en largeur,
direction du bord ventral, étiré en queue hyaline Comme chez d’autres Raphidophyceae, les cellules
conique-arrondie ; 1 chloroplaste brun, dorsal, de C. subsalsa se déforment et changent de volume,
pourvu d’un pyrénoïde dorsal à 3-4 couches d’ami- même lorsqu’il s’agit de matériel vivant (fig. 4.5).
don, parfois 2 plastes, chacun pourvu d’un pyré- Sous l’act.ion du lugol, les cellules gonflent et éclatent
noïde ; cytopharynx oblique, plus long que la moitié très facilement. Leur éclatement est accompagné
de la cellule, tapissé par 4 â 5 rangées d’ejectissomes ; d’une éjection brusque des mucocystes (fig. 4.6).
flagelles subapicaux, environ de la longueur de la cel- Euryhalin des eaux saumâtres à haute salinité et,
lule. à notre connaissance, signalé en France, en Espagne
Cellules de 16-18 prn de longueur, 8-10 Prn de lar- et au sud de l’Inde; peu abondant.
geur, 6-9 ym d’épaisseur.
Euryhalin des eaux saumâtres â basse salinité et,
jusqu’à présent, seulement signalé en Angleterre,
Dinophyceae
peu abondant. PROROCENTRALES
l Crypfomonas erosa Ehrenberg (fig. 3.19 et 3.20) PROROCENTRACEAE
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
trouvé en abondance. Prorocentrum minimum (Pavillard) Schiller (fig. 4.7 ri
‘Cryptomonas phaseolus Skuja (fig. 3.21 â 3.23) 4.9)
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, Cellules cordiformées â ovoïdes, pôle antérieur
très rarement rencont.ré. tronqué â petite épine très peu développée, pôle pos-
Cryptomonas stigmatica Wilousch (fig. 4.1 à 4.3) térieur arrondi; thèque ornée de petites épines.
Cellules aplaties latéralement, obovoïdes en vues Cellules de 15-17,5 pm de longueur, 11-15 pm de
latérale, ventrale et dorsale, bords ventral et dorsal largeur.
convexes, pôle antérieur tronqué-oblique â rostre Cosmopolite ; marine euryhalin, peu abondant
arrondi, pôle postérieur attenué, arrondi ; périplaste dans la lagune de la Barra.
â faibles stries hélicoïdales; 2 chloroplastes vert-
olive, latéraux, â 1 pyrénoïde chacun, médian, cou- PERIDINIALES
vert de 3-4 couches d’amidon; 1 grain de leucosine GYMNODINIACEAE
basal, arrondi; cytopharynx droit jusqu’à la moitié Gymnodinium splendens Lebour f. dextrogyrum
de la cellule, tapissé par 5 à 6 rangees d’ejectissomes ; Conrad et Kufferath (fig. 4.10 à 4.12).

R~U. Hydrobiol. trop. 27 (3) : 273-297 (1994).


280 M. MENEZES, P. DOMINGOS

15 16

FIG. 4. - 1-3 : Cryptomonas sfigmafica. 2 : vue ventrale (venfral view). 3 : vue dorsale (dorsal view). 4 à 6 : Chatonella subsalsa.
6 : cellule après fixation au lugol (ce11 affer fixation with lugol). 7 à 9 : Prorocenfrum minimum.
10 à 12 : Gymnodinium splendens f. dextrogyrum. 10 : vue ventrale (ventral view). 11 : vue dorsale (dorsal view).
12 : vue latéro-dorsale (lafero-dorsal view). 13-14 : Durinskia balfica. 13 : vue ventrale (venfral vieur). 14 : vue dorsale (dorsal vietu).
15 : vue apicale de I’épithèque (apical view of epitheca). 16 : vue antapicale de I’hipothèque (anfapical view of hypofheca).
La longueur des échelles représente 10 prn (scale).
LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D'UNE LAGUNE TROPICALE 281

Cellules aplaties latéralement, ovoïdes, épicone en (1992), mais les dimensions trouvées ici sont plus
cône arrondi, hypocone t,rapézoïdal à large dépres- petites que celles décrites pour ces deux t,axons.
sion postérieure, cingulum large, helicoïdal descen- Malgré cette différence de taille, nous rapportons
dant, déplacement égal environ à 0,2 fois la longueur nos exemplaires à D. baltica, en raison de la tabula-
de la cellule, sulcus court, interrompu au niveau de tion cingulaire et, sulcale, caractères -considérés plus
l’épicone; plastes vert jaunâtre, nombreux, en conservatifs et très importants pour la distinction
navettes, disposés en rayons ; noyau volumineux, des genres des Dinophyceae à thèque.
arrondi, situé dans l’épicone. Holoeuryhalin et signalé en Europe Centrale,
Cellules de 33-36 prn de longueur, 25-33 prn de lar- Amerique du Nord et Sud; trouvé en abondance.
geur. *Peridinium umbonatum Stein (fig. 5.1 à 5.4)
Forme euryhaline des eaux saumâtres à basse sali- Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, peu abon-
nité et, à not,re connaissance, signalée uniquement en dant. .
Europe ; trouvée en abondance.
Chr ysophyceae
PERIDINIACEAE
CHROMULINALES
l Durinskiu baliica (Levander) Carty et Cox (fig. 4.13 CHROMULINACEAE
à 4.16).
STARMACH (1974)et POPOVSKY et PFIESTER (1990) Chromulina pygmea Nygaard (fig. 5.5 à 5.8)
présentent. ce taxon sous le nom Peridiniopsis balti- Cellules à métabolie, elliptiques, ovoïdes, parfois
cum (Levander) Bourrelly avec tabulation de l’épi- arrondies ; 1 chloroplaste jaunâtre, pariétal ; sans
thèque 3’ la 7”. CARTY et Cox (1986), se basant sur vacuole pulsatile, stigma elliptique, flagelle d’envi-
l’ultrastructure au MEB, mettent P. balticum sous le ron la longueur de la cellule.
nouveau genre Durinskia baltica (Levanderj Carty et Cellules de 4-4,5 prn de longueur, 3-3,5 prn de lar-
Cox. D’après ces auteurs, D. baltica diffère de Peri- geur.
dinium et de Peridiniopsis par les caractéristiques Limnobionte faiblement euryhalin et, à notre
suivantes : tabulation de 4’ 2a 6” pour l’épithèque, connaissance, observé uniquement au Danemark ;
5 plaques cingulaires (4 plus une de transition) rare.
disposées irrégulièrement avec les plaques post.- Kephirion ouale (Lackey) Huber-Pestalozzi (fig. 5.9
cingulaires, une unique suture cingulaire dorsale et. et 5.10)
4 plaques sulcales (plaque sulcale antérieure absente). Logettes hyalines, ovoïdes à elliptiques, pôle anté-
Peridinium a 5-6 plaques cingulaires et sulcales, rieur tronqué, pôle postérieur arrondi ; paroi ornée de
plaque de transition absente, plaque sulcale anté- 5 à 6 épaississements transversaux peu développés;
rieure présente et deux sutures cingulaires dorsales. protoplaste elliptique occupant presque toute la
Peridiniopsis a montré O-l plaque intercalaire, et sa logette ; 1 chloroplaste jaune, pariétal; parfois 1
tabulation cingulaire et sulcale est mal connue. grain de leucosine postérieur ; stigma et vacuole pul-
Durinskia baltica est proche de Peridiniopsis ocula- satile non perçus ; flagelle d’environ la longueur de la
tum (Stein), mais cette dernière espèce a une tabula- logette.
tion 4’ O-la 7” pour I’épithèque. Cependant, FRAN- Logettes de 5-7 prn de longueur, 4-5 prn de lar-
CESCHINI (1992) a observé des différences dans le geur.
nombre et la forme des plaques de I’épithèque de Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
P. oculatum (4’ Oa ou 2a 7” ou 6”?) et les photos observé rarement.
prises au MEB par cet auteur montrent le même
type de tabulation que D. baltica. BOURRELLY OCHROMONADACEAE
(1968 a) a signalé que des spécimens de Peridiniopsis Ochromonas mutabilis Clebs (fig. 5.11 à 5.13)
peuvent. présenter deux plaques int.ercalaires, résul- Cellules à métabolie, ovoïdes, 2 chloroplastes jau-
t,ant d’un dédoublement de la plaque la ; cette obser- nâtres, pariétaux, latéraux ; 2 vacuoles pulsatiles,
vation a également été faite sur D. balfica par CARTY stigma elliptique ; flagelles inégaux, le plus grand est
et Cox (1986) et sur Peridinium gatunenese Nygaard égal à 2 fois la longueur de la cellule, le plus petit de
par MENEZES (1994). 0,3 à 0,5 fois la longueur de la cellule.
Les individus étudiés correspondent bien aux des- Cellules de 10-13 prn de longueur, 5-7 pm de lar-
criptions et illustrations tirées de la microscopie pho- geur.
tonique et électronique de CARTY et Cox (1986) et Limnobionte euryhalin et signalé seulement en
MENEZES (1994) pour D. bcdtica et aux illustrations Allemagne, Danemark et Belgique; trouvé en abon-
en MEB de P. oculatum fournies par FRANCESCHINI dance.

R~U. Hydrobiol. trop. 27 (3) : 273-297 (1994).


282 M. MENEZEB, P. DOMINGOS

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23
24 25

FIG. 5. - 1 à 4 : Peridinium umbonatum. 1 : vue ventrale (ventral view). 2 : vue dorsale (dorsal view).
3 : vue apicale de l’épithèque (apical view of epitheca). 4 : vue antapicale de l’hipothèque (antapical view of hypofheca).
5 à 8 : Chromulina pygmea. 9-10 : Kephyrion ovale. 11 & 13 : Ochromonas mutabilis. 14 à 20 : Pavlova lufheri.
16, 18 à 20 : cellule à périplaste dechiré, t,rait en pointillé (ce11 with periplast separated, spotted line). 21-22 : Chrysochromulina parva.
23 : Goniochloris mutica. 24-25 : Monallanfus pyreniger. La longueur des khelles représente 10 pm (scale).
LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D'UNE LAGUNE TROPICALE 283

Prymnesiophyceae Cosmopolite ; euryhalin de eaux saumâtres à hauie


salinité, trouvé très rarement.
PRY~~INESIALES l Melosira varians C. Agardh (fig. 6.4)
PAVLOVALES Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
PAVLOVACEAE très rarement rencontré.
Pauloua lufheri (Droop) Green (fig. 5.14 à 5.20)
Cellules à intense métabolie, aplaties latéralement., HEMIDISCACEAE
elliptiques, triangulaires en vue frontale, parfois ‘Actinocyclus normanii (Gregory) Hustedt f. subsal-
quadrangulaires ; 2 chloroplastes de couleur jaunâtre sus (Juhl-Dannf) Hustedt (fig. 6.5 et 6.6; fig. 13.3 a
à vert olive, pariétaux ; stigma petit, proche du point 13.6)
d’insertion des flagelles ; flagelles latéraux, inégaux, Cosmopolit,e ; euryhalin des eaux saumâtres a
le plus grand représente 1,5 fois la longueur de la basse salinité, trouvé en abondance dans la lagune de
cellule, le plus petit. 0,l à 0,2 fois, haptonema très la Barra.
court, rarement aper$u.
Euryhalin des eaux saumâtres à basse salinité et, à
BIDDULPHIACEAE
notre connaissance, signalé en Europe; trouvé en
abondance dans toutes les récoltes. l Terpsinoeamericana (Bailey) Ralfs (fig. 6.7)
Cosmopolite ; marine euryhalin, trouvé très rare-
PRYMNESIALES ment.
PRYMNESIACEAE
Chrysochromulina parua Lackey. (fig. 5.21 et 5.22) CHAETOCERACEAE
Cellules discoïdes, pale antérieur aplati à dépres- l Chaetoceros muellerii Lemmermann (fig. 6.8 à 6.10)
sion faible ; 2 chloroplastes bruns, pariétaux; Ba- Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumâtres à
gelles égaux, 2-2,5 fois la longueur de la cellule, hap- basse salinité, abondant.
tonema 1,5 fois la longueur de la cellule. Chaetoceros rvhigamii Brightwell (fig. 7.1 à 7.3)
Cellules de 4-7 prn de diamètre. Cellules cylindriques formant des chaînes courtes
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, par l’attachement de soies longues, espace intercellu-
rarement rencontré dans la lagune de la Barra. laire elliptique, valves elliptiques à surface c.onvexe ;
cellules rectangulaires en vue connective, ceinture
Xanthophyceae faible, 1 chlorop1ast.e vert pariétal ; endocystes cylin-
driques, pôles arrondis, paroi ornée de petites épines.
MISCHOCOCCALES Cellules de 10-12 prn de diamètre; endocystes de
PLEUROCHLORIDACEAE 15-22 pm de longueur et 7-12 prn de largeur.
*Goniochloris mutica (A. Braun) Fott (fig. 5.23) Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumâtres à
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, haute salinité, peu abondant
rarement rencontré.
Monallantus pyreniger Pascher (fig. 5.24 et 5.25) PENALES
Cellules oblonguées, 2 chloroplastes vert parié- NAVICULACEAE
taux, latéraux, 1 pyrénoïde chacun. *Amphora ovalis (Kützing) Kiitzing var. ovalis
Cellules de 11-13 prn de longueur, 6-7,5 prn de lar- (fig. 7.4 et 7.5)
geur. Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
Limnobionte faiblement euryhalin et signalé uni- trouvé très rarement.
quement en Slovaquie, trouvé très rarement. *Amphora ovalis (Kiitzing) Kützing var. affinis Van
Heurck (fig. 7.6)
Bacillariophyceae Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, très rare.
‘Amphora coffaeiformis (C. Agardh) Kützing var.
CENTRALES acufiuscula (Kützing) Hustedt (fig. 7.7 et 7.8)
THALASSIOSIOSIRACEAE Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumâtres à
*CycloteIla meneghiniana Kiitzing (fig. 6.1 et 6.2; haute salinité, peu abondant.
fig. 13.1 et 13.2) l Entomoneis alata Ehrenberg (fig. 8.1 et 8.2)
Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, peu abon- Cosmopolite ; marine euryhalin, rencontré très
dant. rarement.
l Gyrosigma attenuatum (Kiitzing) Rabenhorst
MELOSIRACEAE (fig. 8.3 et 8.4)
‘Melosira juergensii C. Agardh (fig. 6.3) Cosmopo1it.e ; 1imnobiont.e euryhalin, très rare.

Rev. Hydrobiol. trop. 27 (3) : 273-297 (1992).


284 M. MENEZES, P. DOMINGOS

FIG. 6. - l-2 : Cyelotella meneghiniana. 2 : vue connective (connectiue uiero). 3 : Melosira juergensii. 4 : kfelosira uarians.
5-6 : Actinocyclus normannii f. subsalsus. 7 : Terpsinoe americana. 8 à 10 : Chaetoceros muellerii. 9 : cellules à endokystes
(~Ils mith endoq&). 10 : endokyste isolé (isolated endocyst). La longueur des échelles représente 10 prn (scale).
LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D’UNE LAGUNE TROPICALE 285

4 5
7 8
6

FIG. 7. - 1 à 3 : Chaetoceros whigamii. 2 : endokyste isolé (isolated endocyst). 3 : cellules à endokystes (cells mith endoqysis).
4-5 : Amphora ovalis var. ovalis. 5 : vue connective (connective view). 6 : Amphora ovalis var. affinis.
7-8 : Amphora coffaeiformis var. acutiuscula. 8 : vue connective (connective uiem). La longueur des échelles représente 10 prn (scale)
286 M. MENEZES, P. DOMINGOS

‘Naoicula capitata Ehrenberg var. hungarica (Gru- Pedinomonas mikron Throndsen (fig. 9.5 et 9.6)
now) Ross (fig. 8.5 et 8.6) Cellules discoïdes, aplaties; 1 chloroplaste vert en
Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumâtres à forme d’urne dépourvu de pyrénoïde; stigma et
basse salinité, peu abondant. vacuole pulsatile non pergus ; flagelle droit ou courbe
‘Tropidoneis Zepdoptera (Gregory) Clève (fig. 8.7 et sur la cellule, 10 fois le diamètre de la cellule.
8.8) Cellules de 1,5-2 prn de diamètre.
Cosmopolite ; marine euryhalin, trouvé rarement Marine euryhalin et signale exclusivement en Fin-
entre les mois d’août et septembre de 1992, lande ; rarement rencontré durant la période d’etude.
accompagnant toujours les populations de Clado- l Pedinomonas minufissima Skuja (fig. 9.7 et 9.8)
phora oaqabunda et Enteromorpha sp. qui se sont Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,
développies sur le fond de la lagune. rarement rencontré.
Pseudoscourfieldia marina (Throndsen) Parke (fig. 9.9
NITZSCHIACEAE à 9.11)
‘Nitzchiu amphibia Grunow (fig. 8.9 et 8.10) Cellules très aplaties latéralement, coniques à
Cosmopo1it.e ; limnobionte faiblement euryhalin, ovoïdes en vue frontale, pôle antérieur tronqué à
rencontré très rarement. dépression apicale, pôle postérieur arrondi ; 1 chloro-
*Nitzchia gracilis Hant,zch (fig. 5.11 et 8.12)
plaste vert jaunâtre en coupe à un pyrénoïde basa1
C1osmopolit.e ; limnobionte’ faiblement euryhalin, arrondi ; stigma et vacuole pulsat.ile absents; fla-
peu ab0ndant.e dans la lagune de la Barra. gelles inégaux, le plus grand est égal à 3-4 fois la
*Mitzchia palea (Kützing) W. Smith (fig. 8.13 et. 8.14) longueur de cellule, le plus petit à 2-2,5 fois la lon-
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, gueur de cette dernière.
trou+ en abondance. Cellules de 2,5-5 prn de longueur, 1,7-4,s pm de
*Nifxchia closlerium (Ehrenberg) W. Smith (fig. 8.15)
largeur, 1,5 prn d’épaisseur.
Cosmop0lit.e ; euryhalin des eaux saumâtres à Marine euryhalin et signalé seulement en Europe;
basse salinité, abondant. trouvé en abondance dans la lagune de la Barra.
‘Nitzchia reversa W. Smith (fig. 8.16)
Cosmopolite ; marine euryhalin, rare.

SURILLELLACEAE PYRAMINONADALES
l Campylodiscus clypeus Ehrenberg (fig. 9.1) PYRAMIMONADACEAE
Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumàtres à haute
Pyramimonas grossii Parke (fig. 9.12 à 9.15)
salinite, trouvé rarement entre le mois d’août et sep-
Cellules obovoïdes, plus rarement pyramidales,
tembre 1992, accompagnant toujours les populations
quadrangulaires à angles arrondis en vue apicale,
de Cladophora vagabunda et. Enferomorpha SP., qui se
pôle antérieur tronqué: à 4 lobes égaux, peu dévelop-
développent sur le fond de la lagune.
pés, pôle postérieur arrondi, parfois prenant la forme
d’un cône arrondi; 1 chloroplaste vert en urne à 4
Prasinophyceae fissures verticales, avec 1 pyrénoïde basa1 arrondi à 1
couche d’amidon ; stigma petit ; 1 vacuole pulsatile,
PEUINOMONADALE~ parfois 2; flagelles de longueur égale à 0,6 fois celle I
PEDINOMONADACEAE de la c.ellule.
Cellules de 4,5-10 prn de longueur, 3-6 prn de lar-
Nephroselmis minuta (Carter) Butcher (fig. 9.2 à 9.4) geur, 3-5 prn d’épaisseur.
C:ellules aplaties latéralement, arrondies à ellip- Marine euryhalin et signalé jusqu’à présent uni-
t.iques en vue frontale, elliptiques en vues latérale et quement en Europe et en Nouvelle-Zélande; ren-
dorsale, pôle antérieur arrondi à faible épaississe- contré en abondance durant. tout,e la période d’étude.
ment- median au sommet; 1 chloroplast,e vert en Pyramimonas orienta& (Wislouch) Butcher (fig. 9.16
forme de coupe, atteignant la moitié du protoplaste, et 9.17)
à 1 pyrénoïde basa1 arrondi; stigma petit; vacuole Cellules obovoïdes, pôle antérieur tronqué à 4
pulsatile non perçue ; flagelles inégaux, le plus grand lobes égaux, peu développés, quadrangulaires à
ktant. égal à 1 à 2 fois la longueur de la cellule, le plus angles arrondis en vue apicale, pôle postérieur
petit. à 1,5 fois la longueur de cette dernière. arrondi ; 1 chloroplast,e vert, en urne, à 2 fissures ver-
Cellules de 3,5-5 prn de longueur, 3-4 prn de largeur. ticales, avec 1 pyrénoïde basa1 arrondi à 2 couches
Euryhalin des eaux saumât,res à haute salinité et., d’amidon ; vacuole pulsatile non perçue; sans
A notre connaissance, signalé seulement en Angle- stigma ; flagelles de longueur égale à celle de la cellule.
terre; trouvé en faible abondance. Cellules de 6-7 prn de longueur, 4,5-6 p,rn de largeur.

Reo. H9drobiol. trop. 27 (3) : 273-297 (1991).


LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D’UNE LAGUNE TROPICALE 287

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FIG. 8. - 1-2 : Enfomoneis alafa. 3-4 : Gyrosigma affenuafum. 5-6 : Navicula capifafa var. hungarica.
7-8 : Tropidoneis lepdopfera. 9-10 : Nifzchia amphibia. 10 : vue connective (connecfive view). 11-12 : Nifzehia gracilis.
13-14 : Nifzchia palea. 15 : Nifzchia closferium. 16 : Nifzchia reversa. La longueur des échelles représente 10 pm (scale).
288 M. MENEZES, P. DOMINGOS

FIG. Y. - 1 : Campylodiscus clypeus. 2 à 3 : Nephroselmis minuta. 5-6 : Pedinomonas mikron. 6a : vue, latérale (laferal view).
7-8 : Prdinomvnas minufissima. 9 à 11 : Psedoscourffeldia marina. 9a : vue latérale (laferal viecu). 9b : section opt.ique t.ransversale
(crclss swfion). 12 & 15 : Pyramimonas grossii. 12a, 13a : vue apicale (apical view). 16-17 : Pyramimonas orienfalis. 16a : vue apicale
(apical view). 18 à 20 : Pyramimonas forfa. 2Oa : section optique transversale (eross section).
La longueur des échelles reprkente 10 pm (scale)
LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D'UNE LAGUNE TROPICALE 289

Euryhalin des eaux saumâtres à basse salinité et cun; 2-4 autospores oblongues, 1 chloroplaste en
connu seulement en Angleterre et Finlande ; abondant. plaque à un pyrénoïde, avec libérat.ion par rupt.ure
Pyramimonas torta Conrad et Kufferath (fig. 9.18 à de la membrane de la cellule mère.
9.20) Cellules de 12-24 pm de longueur, 7-15 prn de lar-
Cellules cordiformes, pôle antérieur tronqué à 4 geur; autospores de 6-10 pm‘de longueur, 4-7 pm de
lobes égaux, peu développés, quadrangulaires à largeur.
angles arrondis en vue apicale médiane, pôle posté- Oocystis submarina, 0. marina L. Moewes et 0.
rieur étiré en une pointe hyaline, bords légèrement novae-semliae Wille sont des espèces avec des mor-
droits ; 1 chloroplaste vert, en urne, à 4 fissures verti- phologies végétatives très proches. On dispose d’in-
cales avec 1 pyrénoïde basa1 arrondi, disposant. formations incomplètes sur leur morphologie repro-
d’une couche d’amidon; stigma arrondi ; vacuole ductive qui représente un caractère important pour
pulsatile non perçue; flagelles de longueur égale à la distinction des espèces à, l’intérieur du gerire.
celle de la cellule. Considérant la libération des autospores par rupture
Cellules de 5,5-9 prn de longueur, 4-7 prn de lar- de la membrane de la cellule mère, notre matériel a
geur, 4,5-5,5 prn d’épaisseur. été identifié comme 0. submarina.
Bien que les dimensions soient plus faibles que Cosmopolite ; euryhalin des eaux saumâtres &
celles ment.ionnées par CONRAD et KUFFERATH (1954) basse salinité, abondant.
pour P. torfa, les autres caractères morphologiques
sont en accord avec la descript.ion de l’espèce.
Pyramimonas torta peut être comparée A P. grossii CHLORELLACEAE
décrite par BUTCHER (1959 : pl. 14, fig. 5a, b) et Chlorella minutissima Fott et Novakova (fig. 11 .l à
CALJON (1987 : pl. 35, fig. 45) sous la forme de cel- 11.4)
lules pyramidales attenuées en sommet hyalin. Pyra- Cellules isolées, arrondies; paroi lisse; 1 chloro-
mimonas grossii est également décrite dans le présent plaste vert en coupe, couvrant plus de la moitié de la
article (fig. 9.15). Cependant, chez P. grossii, l’extré- cellule, à l-2 fissures, dépourvu de pyrénoïde; 4-8
mité du pôle postérieur est un cône arrondi tandis autospores sphériques à 1 plaste sans pyrénoïde.
que, chez P. forta, l’extrémité du pôle postérieur est Cellules de 2,5-3 prn de diamétre, autospores de
pointue. 1,5-2 prn de diamètre.
Euryhalin des eaux saumâtres à basse salinité et Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, trouvé en
connu uniquement en Belgique; très rarement ren- abondance.
contré. *Chlorella vulgaris Bejerink var. autotrophica (Shi-
hira et Krauss) Fott et, Novakova (fig. 11.5 à 11.9)
Cosmopolite ; marine euryhalin, trouvé en abon-
dance dans la lagune de la Barra.
Chlorophyceae l Closteriopsis acicularis (G. M. Smith) Belcher et
CHLAMYDOMONADALES
Swale var. acicularis (fig. 11.10)
CHLAMYDOMONADACEAE
Probablement cosmopolite ; limnobionte faible-
ment euryhalin, très rare.
*SeZenochloris stigmatophora (Korsikov) Ettl (fig. 10.1 Closteriopsis acicularis (G. M. Smith) Belcher et
et 10.2) Swale var. africana Hindak (fig. 11.11 à 11.13).
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin ; Diffère de la variété typique par son chloroplaste
trouvé rarement. en boulon.
Cellules de 29-50 prn de longueur, 2,5-3,5 prn de
CHL~ROCOCCALE~ largeur.
OOCYSTACEAE Limnobionte faiblement euryhalin d’Afrique du
l Franceia echdina (Bohlin) Bourrelly (fig. 10.3 à 10.5) Nord (Égypte), peu abondante.
Cosmopolite ; limnobiont,e euryhalin, peu abon- l Monoraphidium circinale (Nygaard) Nygaard
dant. (fig. 11.14 a 11.19)
‘Oocystis lacustris Chodat (fig. 10.6 à 10.11) Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, trouvé en
Cosmopolite ; limnobionte euryhalin, trouvé en abondance.
faible ab0ndanc.e. *Monoraphidium contorfum (Thuret.) Komarkova-
Oocystis submarina Lagerheim (fig. 10.12 à 10.20) Legnerova (fig. 11.20 et 11.21)
Colonies elliptiques, rhombiques ou irrégulières, Cosmopolite ; limnobiont,e faiblement euryhalin,
fréquemment ‘épaissies au sommet ; 2-4(-S) cellules peu abondant.
elliptiques, parfois pôles aigus, rarement isolés; l-3 l Monoraphidium griffithii (Berkeley) Komarkova-
chloroplastes verts en plaques à un pyrénoïde cha- Legenorova (fig. 11.22 à Il .24)

R~U. Hydrobiol. trop. 27 (3) : 273-297 (1994).


290 M. MENEZES, P. DOMINGOS

6
7 10 11

14 15
16

FIG. 11). - I-2 : Sefenochforis sfigmafophora. 3 à 5 : Franeeia echdina. 6 à 11 : Oocysfis lacusfris. 12 à 20 : Oocysfis submarina.
20 : colonie 4 cellules adultes et aut,ospores. La longueur des éc.helles représente 10 pm (scafe).

Reo. Hydrobiol. frup. 27 (3) : 273-297 (1991).


LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D’UNE LAGUNE TROPICALE 291

25 26

27 28
23
21

FIG. 11. - 1 à 4 : Chlorella minufissima. 3 : autosporulation (aufosporulafion). 4 : autospores (aufospores).


5 à 9 : Chlorella oulgaris var. aufofrophica. 8 : autosporulation (aufosporulafion). 9 : autospores (autospores).
10 : Closferiopsis acicularis var. acicularis. 11 à 13 : Closferiopsis acicularis var. africana. 13 : autospores (aufospores).
14 à 19 : Monoraphidium cirrinale. 20-21 : Monoraphidium conforfum. 22 à 24 : Monoraphidium griffifhii. 25 à 28 : Siderocelis ornafa.
La longueur des échelles reprbente 10 pm (scale).
292 M. MENEZES, P. DOMINGOS

C:osmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin,


trouvf! t,rès rarement. rare.
Siderocelis ornafa (Fott) Fot.t (fig. 11.25 à 11.28)
Cellules fusiformées à elliptiques ; l-3 . chloro-
plastes pariétaux à un pyrénoïde chacun; paroi CONCLUSION
brune verruqueuse.
Cellules de (4,5-)5-7,5 prn de longueur, 4-6(-8) pm Quatre-vingt-un taxons ont été identifiés dans 120
de largeur. échantillons collectés d’octobre 1990 à août 1993
Cosmopolite, limnobionte faiblement euryhalin, dans la lagune de la Barra. Les Chlorophyceae et les
peu abondant. Bacillariohyceae, bien que peu abondantes (DOMIN-
‘Tefraedron minimum (A. Braun) Hansgirg var: scro- Gos et al. 1994), ont représenté les groupes les plus
biculafum Lagerheimii (fig. 12.1 à 12.9) riches en nombre de taxons. Les Chlorophyceae ont
Cosmopolit,e ; limnobionte faiblement, euryhalin, été composées de 21 catégories spécifiques et infra-
rarement. trouvé. spécifiques, des Chlorococcales en majorité, et elles
ont const.itué 26 % de la composition de la flore
planct.onique de la lagune. Les Bacillariophyceae ont
* Coelasfrum polycordum (Korsikov) Hindak (fig. 12.5)
été représentées par 20 taxons, principalement ratta-
Afrique, Amérique du Nord, Centrale et du Sud, chées à l’ordre Naviculales, constituant. 25 % de la
Europe ; limnobionte faiblement. euryhalin ; très composition floristique. La contribution des autres
rare. classes, par ordre décroissant de richesse taxono-
‘Coelasfrum sphaericum Nageli (pl. XI, fig. 12.6)
mique, a été la suivante : Cyanophyceae (11 %), Pra-
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, sinophyceae (9 %) ; Cryptophyceae (9 %) ; Eugleno-
rarement renc,ont.ré. phyceae (6 %); Dinophyceae (5 %); Chrysophyceae
(4 %) ; Prymnesiophyceae (2 %) ; Xanthophyceae
(2 %); Raphidophyceae (1 %).
De l’ensemble des taxons rbpertoriés, 5 genres et
‘Scenedesmus ellipficus Corda (fig. 12.7 et 12.8) 22 espèces sont signalés pour la première fois dans les
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, eaux saumâtres et continentales brésiliennes.
rarement rencontr6. D’après les critères écologiques adoptés dans cette
‘Scenedesmus infermedius (Hansgirg) Chodat. étude, 21 taxons de la lagune de la Barra peuvent
(fig. 12.9 a 12.11) être c.onsidPrés comme typiquement d’eaux sau-
NAGY-TOTH (1987) a observé des variations mor- mâtres. Parmi ces derniers, 13 se rattachent à des
phologiques et physiologiques très importantes chez biotopes faiblement salés (2-10 %,) et. 8 à des biotopes
la même espèce se développant dans des milieux de fortement salés (8-20 !&). Les organismes limno-
cuit-ure différents. biontes euryhalins atteignent un tot,al de 50 taxons
C:ertains des exemplaires, provenant. de prélève- qui peuvent être subdivisés en 35 taxons faiblement
ments effectués en février 1991, à une époque au euryhalins (0,5-3 ‘?&) et 15 fortement euryhalins
(‘ours de laquelle les eaux ont été tré.s fortement enri- (3-8 %o).Le groupe des taxons décrits comme marins
chies en ion ammonium à la suite d’une mortalité de euryhalins a été représenté par 9 taxons, et seule-
poissons, ont présenté des formes anormales (fig. 12.6 ment un taxon holoeuryhalin a été observé dans la
et. 12.7) (DOMINGOS et al. 1994). lagune : Durinskia balfica.
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, Le nombre de taxons limnobiontes et des eaux
peu observé dans la lagune de la Barra. saumâtres à basse salinité est donc bien supérieur à
*Scenedesmus opoliensis P. Richter var. mononensis celui des taxons des eaux saumâtres à haute salinité
R. Chodat (fig. 12.12) et marins euryhalins. Ce résultat peut s’expliquer en
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, partie par les basses salinités de la lagune de la Barra
rarement rencontré. qui ont varié entre 3 et 8 K au cours de la période
‘Scenedesmus quadricauda (Turpin) Brébisson d’étude. Du point de vue quantitatif, il en est de
(fig. 12.13 et 12.14) même. DOMINGOS et al. (,1994) et DOMINGOS (données
Cosmopolite ; limnobionte faiblement euryhalin, non publ.) montrent que les espèces les plus abon-
rarement observé. dantes sont représentées par Synechocysfis aquafilis
‘Tefrasfum friangulare (Chodat) Komarek (fig. 12.15) f. salina, Pavlova lufheri, Gymnodinium splendens
Cosmopo1it.e ; limnobionte faiblement euryhalin, f. deafrogyrzzm, espèces d’eaux saumàtres à basse
t;rouvé très rarement. salinité, et par Synechococcus elongafus, Chlorella
‘M‘ilésfella bofryoides (W. West) De-Wildemann minufissima, Monoraphidium circinale, limno-
(fig. 12.16 à 12.18) biontes.

Recr. Hydrnbicrl. trop. 2i’ (3) : 2%%2y7 (1994).


LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D’UNE LAGUNE TROPICALE 293

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FIG. 12. - 1 à 4 : Tetraedron minimum var. scrobiculafum. 2a : vue lattk-ale (lateral oiew). 3-4 : autospores (aufospores).
5 : Coelasirum polycordum. 6 : Coelastrum sphaericum. 7-8 : Scenedesmus ellipiicus. 9 à 11 : Scenedesmus intermedius.
2 : Scenedesmus opoliensis var. mononensis. 13-14 : Scenedesmus quadricauda. 15 : Tetrastum friangulare. 16 à 18 : Westella botryoides.
17-18 : autospores (autospores). La longueur des échelles représente 10 ~III (scale).
M. MENEZES, P. DOMINGOS

FIG. 13. - l-2 : Cyclofella meneghiniana. 1 : vue d’ensemble d’une valve (general view of one valve).
2 : détail de l’ornementation d’une valve (defail of valve decorafion). 3 à 6 : Actinocyclus normannii f. subsalsus.
34 : vue d’ensemble de deux valves (general view of fwo valves). 5 : vue connective (connecfive view).
6 : détail des aréoles (defail of the areolae). La longueur des échelles est indiquée en pm (scale).
LA FLORE PHYTOPLANCTONIQUE D'UNE LAGUNE TROPICALE 295

Si l’on considère la distribution géographique, la une zonation de la flore phycologique en milieu tro-
présence d’un unique taxon typiquement tropical pical, étant donné le nombre réduit de spécialistes et
(Closferiopsis acicularis var. africana) dans la lagune les difficultés d’identification de certains groupes
de la Barra, t.out comme la présence de 14 espèces taxinomiques. Selon ROCHA (1992), â peine 20 % de
seulement citées en Europe, met en évidence le la flore tropicale serait inventoriée. La flore plancto-
caractère cosmopolite des algues de cette lagune. nique saumâtre du Brésil est, elle-même, encore mal
CALJON (1983), en étudiant la flore des algues d’un connue par manque d’études réalisées au niveau des
lac saumâtre situé en bordure du lac Tanganyika, a taxons.. Les études écologiques développées ces der-
montré que 89 % des taxons étaient cosmopolites et nières années sont encore loin de fournir des données
subcosmopolites et h peine 11 % ,tropicaux et sub- suffisantes en matière de taxinomie, de sorte qu’il
tropicaux. Ce fait semble également être commun n’est pas possible de faire de façon sûre des compa-
dans les milieux d’eaux douces. BOURRELLY et raisons de compositions floristiques et d’évaluer la
COUTÉ(1%2),p uis THÉRÉZIEN (1989) ont signalé peu participation d’éléments spécifiquement tropicaux
de variations dans les pourcentages de taxons pan- dans les milieux lagunaires du pays.
tropic.aux américains dans des récoltes réalisées en
Guyane francaise et en Amazonie bolivienne. Hus-
ZAR (1994), ei étudiant un lac amazonien du Brésil, a REMERCIEMENTS
vérifié que 59 % des genres présents avaient déjà été
enregistrés dans des lacs tempérés. Nous remercions Lezilda Carvalho Torgan, de la Fondation
Toutefois, comme le fait remarquer KRISTIANSEN zoobotanique de Rio Grande do Sul pour sa contribution à
(1981), il est pour l’instant hasardeux de proposer l’identification des Bacillariophyceae.

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