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USM

UNIVERSITATEA DE STAT DIN


MOLDOVA
FACULTATEA DE DREPT

THEME
INSTITUTIONS JUDICIAIRES
Studentii anului 1,grupa 1909

STOG MARIUS

PRANGACHI MARIA

ȚURCAN DANIEL

ROGHINSCHI EVELINA

ROȘCA CHIRIL

Chișinău 2019
Sommaire
Institutions judiciaires :la
separation des pouvoirs.
Institutions juridiciaires :la
dualite des ordres de
juridictions
Institutions
juridiciaires :les juridictions
de l ‘ordre judiciaire
Institutions judiciaires :les
juridictions de l ‘ordre
administrative
Les institutions judiciaires sont l'ensemble des juridictions nationales
(tribunaux, cours, conseils) chargées de juger les litiges des personne privées et
des personnes publiques, et de sanctionner les auteurs d'infractions à la loi
pénale.

Institutions judiciaires : la séparation des pouvoirs

Le système étatique français est constitué de 3 pouvoirs : le pouvoir


législatif, qui édicte les règles ; le pouvoir exécutif, qui les fait exécuter ;
le pouvoir judiciaire, qui applique la loi dans les cas particuliers.

Le principe de la séparation des pouvoirs implique que ces 3 pouvoirs


doivent être séparés et attribués à des organes distincts, à savoir
respectivement le Parlement, le président et/ou le Premier ministre et
les juridictions.

Le principe de séparation des pouvoirs est un principe du Droit et du


fondement démocratique d’une société.

Ce principe repose sur l’idée que les fonctions de l’Etat ne doivent pas
être concentrées auprès d’un seul organe. On trouve les fondements
théoriques de ce principe en 1960 dans les écrits de John Locke. C’est
dans « l’esprit des lois » de Montesquieu que le philosophe met en
garde dur les dangers de la concentration des pouvoirs et Montesquieu
préconise que la puissance de juger soit séparé de la puissance
exécutive et de la puissance législative. Chacune de ces fonctions sont
réparties à des autorités spécialisées. Le gouvernement est exécutif, le
parlement est législatif et le pouvoir judiciaire est judiciaire. Elles sont
indépendantes les unes les autres, mais empêchent pas de dialoguer
entre ces 3 pouvoirs. Le pouvoir exécutif prend des règlements. Le
pouvoir législatif vote, amende et propose les lois au nom du peuple. Le
pouvoir judiciaire met en œuvre ces règles en appliquant les lois pour
trancher des litiges. Il faut reconnaitre qu’au départ le principe de
séparation a été conçu pour cantonner les pouvoir judiciaire, pour
l’isoler, plutôt que pour lui donner son indépendance. A l’époque il y a
une méfiance à l’égard du pouvoir judiciaire et à l’égard que les juges
peuvent s’arroger eux-mêmes. Cette méfiance est estompée,
aujourd’hui on a un regard plus positif.
Rapports entre pouvoir judiciaire et pouvoir législatif

Cette autonomie se traduit de 2 points de vue différents :

Le juge se doit de s’abstenir d’empiéter sur le pouvoir législatif. Son


indépendance est consacrée.

L’interdiction pour le juge d’empiéter sur le pouvoir législatif

Elle se décline en 3 manières différentes :

La prohibition des arrêts de règlement, c’est un arrêt qui fixe


définitivement et pour l’avenir l’interprétation d’une règle de droit. C’est
un juge qui rend une loi, cela relève du pouvoir de législation. Cette
interdiction se figure à l’article 5 du code civil. Elle date de la loi des 16
et 24 août 1790, cette interdiction illustre bien de la peur des juges. Le
propre des décisions rendues par les tribunaux est qu’elles ne valent
que par les litiges et causent donc un revirement de jurisprudence est
toujours possible. La cours de cassation a rappelé « nul ne peut se
prévaloir d’un droit acquis à une jurisprudence figé » cela signifie que la
source des droits qu’on peut revendiquer proviennent des textes mais
pas des décisions des tribunaux.

L’impossibilité pour le juge de saisir le parlement de projets législatifs. Il


n’appartient pas au juge d’inciter le parlement de légiférer. La cours de
cassation ou le conseil d’Etat dénonce l’imperfection de certains textes,
ce qui de manière indirecte demande au parlement de changer les
textes.

L’obligation primordiale qui est faite au juge d’appliquer la loi. Si la loi


est applicable à un litige, le juge n’a pas d’autre choix que d’appliquer
en ce sens il ne peut pas priver des faits les lois qui ont été adoptés par
le parlement. On refuse d’appliquer car ça serait s’immiscer dans le
pouvoir législatif. Cette obligation s’explique historiquement car dans
l’ancien régime les juges s’arrogeaient de ne pas appliquer certaines
lois. Il y a une exception, le juge doit écarter une loi, si la loi en question
est contraire à un traité international. On appelle ça le contrôle de
conventionalité.
L’indépendance du juge à l’égard du pouvoir législatif

Le pouvoir législatif ne doit pas empiéter sur le pouvoir judiciaire,


l’indépendance de chaque pouvoir est réciproque. Le parlement ne doit
pas voter une loi qui aurait pour conséquence d’influencer la solution
d’une instance en cours, une instance en cours est un procès avec
plusieurs procès successifs, si jamais un appel a été formé à la décision
par l’une des parties et l’arrêt d’appel n’a pas encore été rendu. Le
danger est qu’entre la 1ère instance et l’appel une loi soit votée qui
aurait pour conséquence de modifier l’instance en cours. Le juge ne doit
pas appliquer cette loi, ce n’est que particulièrement qu’on peut le faire,
seulement si la loi poursuit d’un périlleux motif d’intérêt générale. Cette
règle a été posée par la cours européenne de droit de l’Homme en
1999.

Rapport entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif

L’interdiction pour le juge d’empiéter sur le pouvoir exécutif

Cette interdiction s’exprime à travers le principe selon lequel certains


actes de l’Administration que l’on qualifie d’actes ne sont pas
susceptibles de recours devant une juridiction, que la juridiction soit
judiciaire ou administrative. L’article 16 de la constitution qui permet au
président d’avoir recours aux pleins pouvoirs. Dans le cas où
l’indépendance de la nation est menacée d’une manière grave et
immédiate. Il est interdit pour le juge de faire acte d’administration, cela
signifie que le juge ne peut pas ordonner à une autorité administrative
d’accomplir un acte juridique ou de prendre une mesure matérielle, on
appelle aussi l’interdiction des injonctions en droit administratifs. Par
exemple, un juge ne peut pas ordonner de détruire un ouvrage public
mais édifié illégalement. Cela donne un pouvoir à l’administration, c’est
pourquoi le législateur à plusieurs reprises a atténué, ce principe
d’interdiction d’injonctions et pour renforcer les intérêts, des justiciables
qui bénéficient d’un jugement contre l’administration.
L’indépendance du juge à l’égard du pouvoir exécutif

Tout justiciable a droit à un juge impartiale donc il est nécessaire que


les juges soient préservés de toutes pressions politiques. Le problème
c’est que le juge est un fonctionnaire donc c’est un agent qui dépend du
gouvernement, il est donc nécessaire d’aménager des règles afin de
garantir son indépendance et sa fonction de jugement, il y a 2 manières
:

a) Le principe d’inamovibilité

Principe d’inamovibilité des juges, ce principe permet que les juges ne


craignent d’être renvoyés lorsqu’ils donnent des décisions défavorables
pour des litiges politiques. Ce principe n’est pas pareil que les juges
judiciaires ou Administratifs.

Dans l’ordre judiciaire on a 2 sortes de magistrats, les magistrats du


sièges et les magistrats du parquet, les magistrats du siège sont ceux
qui exercent la fonction de juger, ils siègent dans la salle d’audience on
appelle aussi la magistrature assise. Ceux du parquet n’ont pas la
fonction de juger, ils requièrent la justice, on parle aussi du parquet de
la magistrature debout et ce sont ces magistrats qui requièrent une
penne d’emprisonnement à l’accusé, ils représentent les français.
Pendant qu’ils requièrent ils se tiennent debout. Cette distraction n’est
pas anodine, les magistrats du siège ont cette amovibilité. « Le juge ne
peut recevoir sans son consentement une affectation nouvelle même en
avancement. » C’est un principe à valeur constitutionnelle. Le magistrat
du parquet ne bénéficie pas de cette garantie car ils n’ont pas la même
indépendance, ce sont des agents du pouvoir exécutif auprès des
tribunaux. Et leur statut leur place sous la direction et le contrôle de leur
chef hiérarchique et sous l’autorité du garde des sceaux. Cette
subordination souvent critiquée. Pour l’ordre administratif ce principe
existe et il est apparu récemment, la loi du 6 janvier 1986, néanmoins ce
principe concerne tous les juges administratifs sauf les juges du conseil
d’Etat. Le Conseil Constitutionnel a affirmé le principe d’indépendance
de l’ensemble des juridictions judiciaires comme administratives et ce
pas distingue les juges du conseil d’Etat et les autres.
b) Les garanties de l’indépendance

Les garanties de l’indépendance il faut distinguer l’ordre administratif et


l’ordre judiciaire. Dans l’ordre judiciaire l’indépendance des magistrats
est consacrée par le conseil supérieur de la magistrature. Il existe 2
formations du CSN, une pour les magistrats du siège et l’autre pour les
magistrats du parquet. Le CSN n’est plus présidée par le président de la
République et est composé par les magistrats et l’autorité civile. Le CSN
intervient dans la nomination des magistrats et ils interviennent comme
conseil de discipline. Ni le président, ni le garde des sceaux ne siègent
même lorsqu’elles concernent les magistrats du parquet.

La justice, un service publique.

La justice est un service public, il y 2 principes qui l’illustre, tout d’abord


celui d’égalité devant la justice, le second est la gratuité de la justice.

L’égalité devant la justice

a) Le principe d’égalité devant la justice

Il provient de plusieurs textes différents, il a d’abord été affirmé dans la


loi des 16 et 24 aout 1790. Un article précise que tous les citoyens sont
égaux devant la justice, dans la loi il est dit que tous les citoyens sans
distinctions plaideront dans la même forme et devant les mêmes juges,
dans les mêmes cas. Ce principe est un prolongement du principe
d’égalité qui figure à l’article premier de la DDHC de 1789. Cet article
dispos que « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en
droit. » La DDHC a valeur constitutionnelle car elle fait partie du bloc de
constitutionnalité, c’est le préambule de la constitution. Le conseil
constitutionnel a affirmé que le principe d’égalité devant la justice est un
principe à valeur constitutionnelle, c’est-à-dire qu’une loi ne peut pas
mettre en cause ce principe au nom de la hiérarchie des normes, le
conseil d’Etat a aussi reconnu ce principe. Il est aussi affirmé dans
plusieurs textes internationaux (pacte international de N-Y du 19
décembre 1966, pacte relatif au droit civil et politique) le principe
d’égalité des Hommes devant la justice est affirmé dans ce pacte à
l’article 14 paragraphe 1.

La convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) date de


1949, elle lie les Etats de l’espace économique européen (environ 47
pays en font partis). L’article 6 de la CEDH est un article au droit relatif à
un procès équitable et la cour européenne a plusieurs fois considéré
que le principe d’égalité devant a justice découlait de cet article 6. Une
valeur à la fois nationale et constitutionnelle et consacré aussi à
l’international.
Ce principe signifie que tous les justiciables qui se retrouvent dans la
même situation doivent être jugés par les mêmes tribunaux et selon les
mêmes règles de fond et de procédure. Aujourd’hui, ce principe peut
paraitre évident mais c’est un héritage de la révolution car sous l’ancien
régime les justiciables relevaient des juridictions différentes selon leurs
appartenance à la noblesse, au clergé ou au tiers-état.

La condition d’une personne ne doit pas être prise en compte pour la


juridiction.

C’est aussi selon ce principe que des ressortissants étrangers, non


français peuvent néanmoins soulever un litige devant un juge français.

Les juridictions sont spécialisées, si un litige nous concerne en tant que


commerçant, on ne va pas dans la même juridiction qu’un litige qui
concerne la vie privée, la juridiction prend en compte la situation des
individus. Pour tous les litiges relatifs à leur commerce, tous les
commerçants relèvent du tribunal de commerce, en revanche, un
divorce entre 2 commerçants se réglera devant la cour de grande
instance.

b) Les limites de l’égalité devant la justice

Pour des personnes particulières il y a rupture d’égalité, néanmoins ces


limites restent très circonscrites et le principe d’égalité reste la norme et
reste très fort. On peut relever 4 cas au principe d’égalité devant la
justice : -Les mineurs, qui en raison de leur âge relèvent dans des
tribunaux particuliers avec le principe du huis-clos, cette exception est
justifiée pour protéger les mineurs.

Si une personne de 17ans est coupable d’un délit mais qu’est jugée à
19ans la personne sera quand même jugée dans un tribunal pour
mineur. Tous les mineurs bénéficient de cette exception, est ce
véritablement une limite au principe d’égalité ? Ce n’est pas sûr.

– Le président de la république relèvent de la haute cour de justice si il


est reconnu coupable de haute trahison pendant son mandat, les
ministres aussi coupables de délits ou de crimes pendant l’exercice de
leur fonction relèvent de la cour de justice de la république. Cette
exception se justifie par la fonction exercée par ces personnes.

– Certains militaires haut gradé, pas tous les militaires, par exemple les
maréchaux et amiraux de France, ces militaires relèvent du haut tribunal
des force armées et il est à noter que jusqu’en 1982, c’était l’ensemble
de militaires qui relevaient de tribunaux spéciaux, on parlait de tribunaux
permanents des forces armées, désormais ça n’existe plus que pour les
hauts gradés.
– La différence de traitement entre les particuliers et l’Administration,
avant il était impossible pour un juge de poser une injonction à
l’administration, c’est le principe d’injonction. Cela constitue une
différence de traitement entre les particuliers et l’Administration. Il y a
encore quelques textes qui continuent à privilégier l’Administration, par
exemple le délai pour former un appel contre une décision d’un juge
administratif, ce délais est parfois plus long lorsque c’est l’Etat qui veut
faire appel que lorsque c’est un particulier qui veut faire appel.

c) La gratuité de la justice

Il n’est pas exprimé de façon solennelle que ce principe d’égalité mais


dans les faits il est tout aussi important. Ce n’est pas parce que la
justice est gratuite qu’elle n’a pas un coût, elle en a en termes de
personnel, tous les fonctionnaires, et un coût matériel. C’est un coût qui
est prélevé par les impôts.

Eléments qui tempèrent ce principe de gratuité de la justice :

d) La question de l’accès au tribunal

Car il est possible de se représenter sois même devant un juge.


L’accès au tribunal est gratuit, gratuit de saisir un juge et cela s’oppose
au système de l’ancien régime, système dans lequel les juges étaient
payés par les plaideurs, par le gagnant. Il s’agissait souvent de présent
en nature, notamment d’épice ce qui désignait les confitures, parfois des
présents en espèce, le risque d’un tel mécanisme c’est que le juge
favorise le plus riche des plaideurs. Système absolument impossible
aujourd’hui. Le fait pour un juge de recevoir une rémunération qu’elle
qu’en soit la forme par l’une des parties c’est un délit qui peut être
pénalement sanctionné, c’est ce qu’on appelle le délit de concussion.
En matière pénal il existe des frais de poursuite qui peuvent être à la
charge de celui qui prend l’initiative du procès même si ils peuvent être
par la suite mis à la charge du perdant. Depuis le 1er octobre 2011 il
existe une contribution à l’aide juridictionnel de 35euros, c’est-à-dire que
toutes personnes doit acquitter cette contribution lorsqu’elle engage une
action dans les domaines du droit civil, du droit commercial, du droit
prudhommal ou rural et même devant une juridiction administrative, le
paiement se fait sur timbre fiscaux. Cette contribution est obligatoire
sauf pour certaines procédure, comme pour le juge des enfants et
lorsque le litige porte sur le surendettement des particuliers. Par ailleurs
sont évidemment dispensé les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle.
Pour toutes les autres personnes le paiement de la contribution est une
condition pour que leur demande en justice soit jugée recevable. La
personne qui a payé si elle obtient gain de cause peut demander au
juge de condamner la partie adverse à lui rembourser ce paiement.

e) Examiner les frais du procès

Il faut distinguer 2 choses, la première sont les honoraires de l’avocat,


elles sont fixées librement entre l’avocat et son client, on appelle cela
une convention d’honoraires, il n’y a pas de tarification car il s’agit d’une
profession libérale. Cela demande plusieurs paramètres, le temps passé
sur l’affaire, la technicité de l’affaire, sa notoriété. En France il n’est pas
possible de fixer comme honoraires un pourcentage de ce que le client
obtiendra au titre des dommages et intérêts. Ces honoraires quelques
soit l’issu du procès vont rester à la charge de la partie. Il y a aussi les
dépens, cela correspond à l’ensemble des frais de justice généré par
des actes de procédure au cours d’un procès et ces dépens se
décompense d’une part en émoluments, ce sont les sommes dues pour
la rédaction des actes de procédure. Deuxième composante des
dépens sont les frais divers, par exemples les frais engagé pour faire
appel à un expert, de la même manière que si on a recours à un témoin,
on va engager des frais pour le faire déplacer. On compte aussi les frais
de déplacement des avocats. Contrairement aux honoraire, l’intérêt des
dépens c’est qu’ils vont être remboursés par le perdant. Le juge peut
condamner le perdant à rembourser les dépens à la partie gagnante, on
dit que les dépens sont répétibles contrairement aux honoraires qui sont
des frais irrépétibles.

f) Les aides bénéficiant aux justiciables

Le premier type d’aide est l’aide juridictionnel, il repose sur une loi du
19 janvier 1991 appliqué par de nombreux décrets d’applications. Les
conditions pour pouvoir bénéficier de cet aide sont les personnes
généralement physique qui doivent avoir leur résidence habituelle en
France mais les personnes morale à but non lucratif, c’est-à-dire les
associations, mais elles doivent avoir leur siège en France. Peu importe
pour bénéficier de l’aide que l’on soit à l’origine de l’action ou que l’on
soit en défense, les personnes qui bénéficient de cet aide les personnes
avec certaines conditions de ressources. Pour les personnes au revenu
mensuel ne dépasse pas 929euros ces personnes peuvent bénéficier
d’une aide totale, entre 929 et 1393euros il est possible de bénéficier
d’une aide juridictionnelle partielle. Ces montants sont majorés en
fonction du nombre de personnes à charge c’est-à-dire que s’il y a une
personne avec enfant à charge qui gagne plus de 929euros peut
bénéficier de l’aide juridictionnelle. Par ailleurs certaines personne n’ont
pas à justifier de leur ressources pour bénéficier de l’aide
juridictionnelle, c’est le cas de mineurs et c’est le cas également des
personnes dont « la situation apparait particulièrement digne d’intérêt au
regard de l’objet du litige ou des charges prévisibles du procès. » Cela
signifie que cela comprend des personnes qui ont subits des délits ou
de crime très grave. Pour faire une demande il faut s’adresser au
bureau d’aide juridictionnel, et ces bureaux existent à chaque tribunal de
grande instance. Une fois que la demande est acceptée on reste libre
de choisir de notre avocat et notre avocat, si il accepte (car il sera payé
par l’Etat) or l’indemnité accordée par l’Etat est très faible par rapport au
montant des honoraires. La plupart des avocats qui accèdent à ce genre
d’aide sont souvent très jeunes. Les effets de cet aide est que l’Etat
prend en charge les honoraires de l’avocat ainsi que toutes les
dépenses lié au procès en cas d’aide totale. Si le bénéficiaire de l’aide
juridictionnel perd son procès, il peut être condamné par le juge à
rembourser les dépens à l’autre parti, sauf si parfois les juges
choisissent de laisser au moins une partie des dépens à la charge de
l’Etat. Si le bénéficiaire de l’aide gagne son procès et notamment des
dommages et intérêt qui est tel que s’il en avait disposé au moment de
sa demande il n’aurait pas obtenu l’aide juridictionnel alors l’Etat peut se
faire rembourser les sommes qu’il a exposées pour le procès. L’autre
aide est la commission d’office, qui concerne que la matière pénale.
C’est un avocat qui s’est inscrit sur une liste de volontaires pour être
désigné dans le cadre de garde à vue, de comparution immédiate, de
mise en examens… pour les personnes qui n’ont pas d’avocats attitré.
Pour la rémunération de cet avocat il est possible de bénéficier de l’aide
juridictionnel, mais si les ressources dépassent les plafonds fixés,
l’avocat pourra fixer ses honoraires. Les deux mécanismes repose sur
le fait de réduit l’inégalité économique et social entre justiciables. Même
en France, un plaideur qui a les moyens peut s’entourer de plusieurs
avocats, et n’aura pas toujours la même défense que par un avocat
commis d’office. Par ailleurs il existe d’autres mécanismes qu’on
pourrait qualifier de hors contentieux mais qui aurait pour point commun
de renforcer ce principe de gratuité, voir même d’égalité à l’accès à la
justice. Ce sont des permanences gratuites pour conseiller les
justiciables (mairie, tribunaux d’instances, les barreaux). Dans certaines
communes on a des maisons de justice et du Droit, et eu niveau
départemental on a des centres départementaux d’accès au droit. Une
autre tendance s’est développée, celle de l’assurance de protection
juridique. Il s’agit ici pour ceux dont les ressources sont trop élevé pour
l’aide juridictionnel, il s’agit d’anticiper les frais d’un procès à venir, pour
cela on paie régulièrement une prime à un assureur, qui s’engage en
cas de besoin à couvrir l’ensemble de nos frais de procès
Institutions judiciaires : la dualité des ordres de juridictions

Juridictions rattachées aux deux ordres de juridiction

Deux ordres de juridictions existent en France :

Les juridictions de l'ordre judiciaire, qui connaissent des affaires de


droit privé (droit civil, droit commercial, droit du travail, droit pénal, etc.).
Elles sont compétentes pour régler les litiges entre particuliers et pour
juger les auteurs d'infractions.

Les juridictions de l'ordre administratif, compétentes pour juger des


litiges de droit public (droit administratif, droit fiscal, etc.). Elles jugent
les litiges entre les personnes morales de droit public (telles que l’État,
les collectivités territoriales et les établissements publics) et les
particuliers, ou entre deux personnes morales de droit public.

Juridictions situées en dehors des deux ordres

En dehors de ces deux ordres de juridiction, se situe le Tribunal des


conflits qui, en cas de conflit de compétence, détermine si c'est l'ordre
judiciaire ou l'ordre administratif qui est compétent.

On trouve également le Conseil constitutionnel, qui est un organe de


contrôle et de consultation. Il a notamment pour mission d'assurer le
contrôle de la constitutionnalité des lois et de veiller à la régularité des
référendums et des élections législatives ou présidentielles.

Bon à savoir : il existe également des juridictions politiques, à savoir la


Haute Cour de justice et la Cour de justice de la République, qui
dérogent au droit commun en raison du statut des personnes qu'elles
jugent (le président de la République et les ministres).

Institutions judiciaires : les juridictions de l'ordre judiciaire

Juridictions civiles du premier degré

Parmi les juridictions civiles du premier degré, on trouve les juridictions


de droit commun.

Le tribunal de grande instance (TGI), qui est compétent pour régler les
litiges de nature civile supérieurs à 10 000 €. Le TGI dispose d’une
compétence exclusive (quel que soit le montant du litige) en matière
d’état des personnes et en matière immobilière.
Le tribunal d'instance (TI), qui est chargé des litiges de nature civile dont
la valeur n’excède pas 10 000 €. Pour les affaires dont le montant est
inférieur à 4 000 €, il statue en premier et en dernier ressort, c'est-à-dire
que seul un pourvoi en cassation est possible (pas d'appel).

Bon à savoir : la juridiction de proximité, qui était compétente pour les


litiges de la vie courante dont la valeur n’excédait pas 4 000 € n'existe
plus depuis le 1er juillet 2017. Les litiges de moins de 4 000 € relèvent
désormais tous du tribunal d'instance.

Il existe également des juridictions civiles spécialisées :

 Le tribunal de commerce, qui est compétent pour régler les affaires


commerciales.
 Le conseil des prud'hommes, qui est chargé de régler les conflits nés à
l’occasion du contrat de travail.
 Le tribunal de grande instance spécialement désigné pour connaître des
affaires sociales de l'article L. 211-16 du Code de l'organisation
judiciaire chargé des litiges entre les organismes de la Sécurité sociale
et les personnes assujetties (depuis la disparition le 1er janvier 2019 du
tribunal des affaires de sécurité sociale et du tribunal du contentieux de
l'incapacité, programmée par la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016
de modernisation de la justice du XXIe siècle).
 Le tribunal paritaire des baux ruraux, qui intervient pour les litiges entre
propriétaires et exploitants de terres ou de bâtiments.

Bon à savoir : ces juridictions statuent en premier et en dernier ressort


lorsque le litige est inférieur à 4 000 €.

Juridictions pénales du premier degré

Le tribunal de police est une formation à juge unique compétente en


matière de contraventions. Avant le 1er juillet 2017, il jugeait
uniquement les contraventions de cinquième classe, par exemple les
violences volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail
inférieure ou égale à 8 jours. Depuis le 1er juillet 2017, suite à la
suppression de la juridiction de proximité, il est également compétent
pour les contraventions des quatre premières classes (infractions
pénales les moins graves : tapage nocturne, abandon d’ordures, tags,
graffitis, violences légères, etc.).

Le tribunal correctionnel est une formation collégiale qui juge les délits
(infractions de moyenne gravité), par exemple le vol, l'escroquerie, les
violences volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail
supérieure à 8 jours.
La cour d’assises, composée de 3 magistrats professionnels et d’un jury
populaire de 6 membres (9 lorsqu'elle juge en appel), est chargée de
juger les crimes (infractions les plus graves), par exemple les homicides
volontaires, les empoisonnements, les viols.

À noter : les juridictions chargées de juger les mineurs auteurs


d'infractions pénales sont des juridictions spécialisées.

Juridictions civiles du second degré : les cours d’appel

La partie perdante en première instance dispose d’une voie de recours,


l’appel, qui lui permet de faire examiner le litige par d'autres juges.

L'appel n'est pas ouvert contre les décisions rendues en premier et


dernier ressort (seuil de 4 000 €), contre lesquelles le plaideur devra
agir directement devant la Cour de cassation.

Juridiction suprême de l’ordre judiciaire : la Cour de cassation

Le rôle de la Cour de cassation n'est pas de rejuger l'affaire au fond,


mais de vérifier la bonne application du droit par les juridictions civiles
ou pénales.

Institutions judiciaires : les juridictions de l'ordre administratif

Les juridictions administratives connaissent des litiges impliquant une


personne publique.

L'organisation judiciaire de l'ordre administratif est moins complexe que


celle de l'ordre judiciaire.

Comme précédemment, il existe 2 degrés de juridictions :

 les tribunaux administratifs, qui connaissent des affaires en premier ;


 les cours administratives d'appel, qui sont saisies des recours exercés
contre les décisions des tribunaux administratifs et examinent une
seconde fois l'affaire.

Enfin, le Conseil d’État, juridiction supérieure de l'ordre administratif, est


juge de cassation. Dans certaines matières, il peut même être juge de
premier et de dernier ressort, ou juge d'appel.

Bon à savoir : le Conseil d’État émet également des avis sur les projets
de loi.