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Université Paris-Sud Orsay – Master PAM spécialité PIE 2ème année –énergies renouvelables – efficacité

énergétique
V. Bourdin, Ivan Delbende 2012 Examen du 21/03/12 – 14h-17h – bât. 337, salle 3

Epreuve d’é nergies renouvelables


et efficacité é nergé tique
Durée 3h, dont conseillé : 1h pour la partie « éolienne », et 2h pour « solaire– efficacité ».
Répartissez votre temps entre les deux parties. Les exercices sont indépendants.
Tous documents, cours, TD, notes et ouvrages personnels autorisés. Calculatrice autorisée.
S’il vous semble qu’une donnée est manquante, faites une hypothèse et indiquez la sur votre
copie. Il ne sera pas répondu aux questions pour maintenir l’égalité entre tous.
Attention : Les parties « éolien » et « solaire thermique – efficacité énergétique » seront
traitées sur des feuilles indépendantes.
Bon courage.
Rappel : capacité thermique isobare moyenne de l’eau liquide ; cp = 4185 J/kg.K

1. Pompe à chaleur, choix d’un système de chauffage

1. Sur le diagramme, fourni en annexe, on a représenté le cycle d’une pompe à chaleur


(PAC) : dans un tableau indiquez pour chaque organe (évaporateur, compresseur,
condenseur et détendeur) les propriétés (T, p, enthalpie h) et l’état du fluide à sa
sortie.
2. Que peut-on dire des étapes de condensation et d’évaporation ? De la détente ?
3. A quoi voit-on que le fluide est légèrement zéotrope ?
4. Que vaut le COP du cycle
5. Sur une période d’une heure et demie, on mesure une consommation de la PAC égale
à 2,7 kWh électrique, et on peut évaluer la puissance thermique cédée au logement à
7,4 kW. Que vaut le COP global du système de chauffage ?
6. Quels faits peuvent expliquer la différence avec le COP du cycle ?
7. D’après les données du tableau ci-dessous comparez le bilan carbone lié à cette
période d’une heure et demi de fonctionnement de la PAC avec celui d’une chaudière
à gaz moyenne. Commentez votre résultat.

(Information extraite de http://fr.wikipedia.org/wiki/Contenu_CO2#cite_note-12) Les


consommations sont des ordres de grandeur pour un logement demandant 10 MWh thermique
utile pour le chauffage, les rendements sont issus de la méthode réglementaire française du
diagnostic de performance énergétique. Le contenu marginal de l'électricité proposé par
l'ADEME et RTE est utilisé dans ce cas.

Exemple de comparaison des émissions de gaz à effet de serre des chauffages en maison
Solution Besoin Consommation Contenu CO2 Émissions de
énergétique énergétique (kWh PCI/an) (gCO2eq/kWh) CO2 annuelles
(kWh/an) (tCO2eq/an)
Chauffage 10 000 10 000 500-600 5-6
électrique à effet
joule
Chaudière fioul 10 000 11 000 300 3,3
Chaudière gaz 10 000 10 500 234 2,4
Pompe à chaleur 10 000 4 000 500-600 2-2,4
électrique
Chaudière bois 10 000 14 000 13 0,2
Université Paris-Sud Orsay – Master PAM spécialité PIE 2ème année –énergies renouvelables – efficacité
énergétique
V. Bourdin, Ivan Delbende 2012 Examen du 21/03/12 – 14h-17h – bât. 337, salle 3
2. Insolation et production thermique d’un capteur plan
Le système est situé à 44° de latitude nord, et nous étudions la situation au solstice d’été (vers le 21
juin) à midi « temps solaire vrai ». Un capteur plan sans vitrage est situé sur un plan dégagé (sans
obstacle) supposé uniforme, parfaitement diffusant et de coefficient de réflexion pour le
rayonnement solaire égal à ρ = 0,2. Le capteur mesure 2m dans la direction horizontale et 1m dans la
direction perpendiculaire. Il est incliné de s = 45° et orienté avec un azimut nul (γ = 0).

1. Que vaut la densité de flux extra-terrestre E0 (mesurée dans une section droite du faisceau
issu du Soleil) ?
2. On suppose que la transmission de l’atmosphère pour le rayonnement direct vaut τs = 0,61,
et que 15% du rayonnement incident sur l’atmosphère est transmis sous forme diffuse
jusqu’au sol (on pourra noter τd = 0,15). Le capteur n’échange par rayonnement qu’avec le
sol et la voûte céleste. On considérera un facteur de forme entre le capteur et la voûte
céleste égal à Fcc = 0,68. Calculer l’éclairement direct, l’éclairement diffus venant du ciel,
l’éclairement diffus venant sol et l’éclairement global à la surface du panneau solaire.
3. Dans quel sens évoluerait cet éclairement si on augmentait l’inclinaison s ? Justifiez votre
réponse par un raisonnement.
4. Le panneau ne comporte pas de vitrage, mais une surface sélective ayant un coefficient
d’absorption pour le rayonnement solaire égal à αS = 0,91 et une émissivité dans l’infrarouge
moyen εir = 0,5. On rappelle que l’absorptivité est égale à l’émissivité dans chaque bande de
longueur d’onde. La température ambiante est égale à Ta = 35°C et on considérera que
l’ensemble du milieu extérieur rayonne comme un corps noir à Te = 300K. La face arrière est
suffisamment isolée pour qu’on puisse négliger les déperditions arrière. Le coefficient
d’échange par convection en face avant sera pris égal à h = 15 W/m².K. Une certaine
puissance utile Pu [W] est prélevée par un circuit caloporteur cheminant sous la face du
panneau. Ecrire l’équation de bilan thermique.
5. Démontrer que : 𝑇𝑎4 − 𝑇𝑏4 ≅ 4 ∙ 𝑇𝑚3 ∙ (𝑇𝑎 − 𝑇𝑏 ) avec Tm = (Ta+Tb)/2 la moyenne arithmétique
des températures, à condition que ((Ta-Tb)/Tm)2 soit petit devant 1.
6. Même si vous ne l’avez pas démontrée, utiliser la formule ci-dessus (question 5) pour
linéariser le bilan du capteur en ∆T = (Tc-Te). En partant d’une valeur initiale de Tc raisonnable
pour calculer Tm, déduisez-en par itérations une valeur approchée de Tc pour une puissance
Pu nulle. N’allez pas au-delà de 2 itérations, même si le calcul n’a pas convergé, à moins qu’il
vous reste beaucoup de temps.
7. Refaites le calcul de Tc pour une puissance utile égale à 1000 W. Que vaut alors le rendement
global du capteur ?
8. Le capteur chauffe de l’eau qui entre à 50°C avec un débit égal à 2 L/mn et une masse
volumique de 988 kg/m3. A quelle température ressort cette eau ?
Université Paris-Sud Orsay – Master PAM spécialité PIE 2ème année –énergies renouvelables – efficacité
énergétique
V. Bourdin, Ivan Delbende 2012 Examen du 21/03/12 – 14h-17h – bât. 337, salle 3

PARTIE AEROGENERATION – EXERCICES

Attention : Pensez-à travailler sur une copie séparée, pensez-bien à numéroter toutes vos copies.

NB : les trois exercices suivants sont indépendants.

1. Rappeler ce que l’on appelle le coefficient de puissance du rotor CPR pour une éolienne.
Quelle est sa limite supérieure pour une éolienne standard ? Quelle est la raison physique de
cette limite ? Que faut-il modifier sur l’éolienne si on souhaite la dépasser ?

2. Le vent est supposé uniforme à la vitesse C1. On considère le tube de courant intercepté par
le rotor d’aire A d’une éolienne à flux axial, et on se place dans le cadre de la théorie
monodimensionnelle avec vitesse axiale seulement (suivant la direction x de l’axe du rotor).
Si l’on souhaite, pour une application particulière, maximiser la poussée Fx de l’air sur le
rotor plutôt que la puissance, on peut considérer le coefficient de poussée défini par :
𝐹𝑥
𝐶𝐹 =
1 2
𝜌𝐶 𝐴
2 1

a. Exprimer le coefficient CF à l’aide du coefficient de puissance du rotor CPR.


b. En déduire l’expression de CF seulement à l’aide du facteur d’induction axiale a.
c. Pour quelle valeur de a le coefficient CF(a) est-il maximal ? Que vaut alors CPR(a) ?

3. Dans une région où le vent vient principalement de l’ouest, 4 éoliennes de diamètre de rotor
50m et de puissance nominale 1MW (par éolienne) ont été placées suivant un axe nord-sud,
espacées de 150m. On souhaite estimer la puissance instantanée que produit ce parc quand
le vent souffle du nord suivant l’axe d’implantation des éoliennes. On suppose que le vent
souffle à sa vitesse nominale (c’est-à-dire la vitesse minimale permettant de faire fonctionner
l’éolienne à sa puissance nominale), et que chacune des éoliennes fonctionne dans le régime
de Betz. Proposer une modélisation simple et estimez la puissance instantanée dans ces
conditions de vent. Faites une critique de votre modélisation.

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