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EBOOK ARTEMIS

SUR LES PRINCIPALES


DISPOSITIONS FISCALES,
DOUANIERES ET FINANCIERES
DE LA LOI DE FINANCES
N° 70-19 POUR L’ANNEE
BUDGETAIRE 2020
03-14 Préambule

16 Mesures d’amnistie fiscale et en matière de règlementation de change :

16-19 - Régularisation volontaire de la situation fiscale

20-24 - Régularisation au titre des avoirs et liquidités détenus à l’étranger

25 - Identification pour la première fois auprès de l’administration fiscale

26-27 - Régularisation des déclarations fiscales

28 - Régularisation des revenus fonciers

29 - Régularisation des cotisations sociales

30 - Régularisation des incidents de paiement sur chèques

31-39 Mesures relatives à l’IS

40-46 Mesures relatives à l’IR

47-51 Mesures communes à l’IS et l’IR

52-59 Mesures relatives à la TVA

60-61 Mesures relatives aux droits d’enregistrement

62 Mesures relatives aux droits de timbre

63-64 Mesures relatives à la taxe sur les contrats d’assurances

65-67 Mesures relatives au droit de communication

68-69 Mesures relatives aux procédures fiscales

70-76 Mesures relatives aux droits de douane et impôts indirects


PRÉAMBULE

La Loi de Finances (LF) pour l’année budgétaire


2020, publiée au BO du 14 décembre 2019,
s’inscrit dans le cadre de :

L’inauguration du processus de mise en œuvre des


recommandations des 3ème Assises Nationales sur
la Fiscalité, tenues le 3 et 4 mai 2019, visant :

- Le rétablissement de la confiance.
- L’amélioration de la compétitivité des entreprises.
- La rationalisation des dépenses fiscales.
- La simplification des procédures.
- Le renforcement des droits des contribuables.
- L’encadrement du système de contrôle.
- Et la mise en conformité de la fiscalité nationale avec les standards
internationaux en matière de lutte contre la fraude et les pratiques
fiscales d’érosion des bases d’imposition.

L’application du programme du Gouvernement pour


l’actuelle législature, conformément à la lettre de cadrage
du Chef du Gouvernement du 9 août 2019, visant :

03 03
- L’incitation à l’investissement.
- L’amélioration du climat des affaires.
- La priorisation des politiques sociales.
- Et le maintien de l’équilibre des indicateurs macro-économiques.

La présente étude a pour objet de présenter les principales dispositions fiscales


et douanières prévues par la LF, par nature d’imposition et de mesure.
Seront également présentées les mesures d’amnistie ainsi que les autres me-
sures fiscales et financières, ayant introduit des modifications notamment au
niveau du Code général des impôts, du Code des douanes et impôts indirects,
des tarifs des droits d’importation, des taxes intérieures de consommation et
de la taxe sur les contrats d’assurance.

04
Synthèses des
dispositions par domaine
d’impôts et taxes

05
IMPOT SUR
LES SOCIETES (IS)

- Suppression de l’exonération des entreprises installées dans les Zones


Franches d’exportation (ZFE) et à la zone spéciale Tanger-Méditerranée,
- Exonération des sociétés sportives.
- Bénéfice des avantages accordés aux entreprises installées dans les
Zones d’accélération Industrielle (ZAI).
- Exonération des sociétés d’externalisation de services des plateformes
industrielles intégrées.
- Exonération des dividendes versés par les sociétés ayant le statut
Casablanca Finance City (CFC).
- Suppression des modalités de calcul de la base imposable au profit des
sièges régionaux ou internationaux et des bureaux de représentation ayant
le statut CFC.
- Amélioration de l’incitation fiscale pour la prise de participation dans le
capital des jeunes entreprises innovantes (Augmentation de la réduction
d’impôt).
- Réaménagement des taux d’imposition.
- Adoption de la notion d’immobilisations corporelles, incorporelles et
financières pour le bénéfice des avantages fiscaux au profit des groupes
d’entreprises.
- Déclaration pays par pays.

06
IMPOT SUR
LES REVENUS (IR)

- Uniformisation de la limitation du seuil de déduction sur le revenu global


imposable des primes et cotisations d’assurance retraite.
- Aménagement des dispositions régissant l’évaluation des dépenses faisant
l’objet d’examen de l’ensemble de la situation fiscale du contribuable.
- Institution d’un abattement de 25% de la base imposable, correspondant
au CA réalisé par paiement mobile.
- Relèvement du seuil d’exclusion du régime forfaitaire.
- Extension du bénéfice de l’exonération aux pensions d’invalidité servies
aux personnes concernées et à leurs ayants cause.
- Extension des avantages fiscaux bénéficiant aux contrats d’assurances
aux contrats Takaful.
- Elargissement du bénéfice de l’exonération de l’indemnité de stage aux
titulaires du baccalauréat.
- Augmentation de l’abattement forfaitaire en matière de pensions et rentes
viagères.
- Relèvement du taux d’abattement à 50% (au lieu de 40%) pour les revenus
salariaux servis aux sportifs professionnels.
- Changement de fait générateur d’imposition des revenus locatifs.
- Exonération de la cession de l’habitation principale pour acquérir une
nouvelle.
- Exonération des cessions des biens revenant aux associations reconnues
d’utilité publique et inscrits au nom des personnes physiques.
- Augmentation du montant du plafond d’exonération des plans d’épargne
actions et entreprise.

07
MESURES COMMUNES
à l’IS et l’IR

- Suppression de l’exonération accordée aux entreprises exportatrices.


- Exonération des entreprises qui exercent leurs activités dans les ZAI.
- Révision à la baisse du taux de la cotisation minimale.
- Non application des obligations comptables aux contribuables personnes
physiques dont le revenu professionnel est déterminé selon le régime du
bénéfice forfaitaire ou celui de l’auto-entrepreneur.
- Amélioration du régime incitatif applicable aux opérations d’apport du
patrimoine et aux opérations d’apport des titres de capital à une société holding.

TAXE SUR LA VALEUR


AJOUTEE (TVA)

- Retrait des opérations de vente et de livraison réalisées par les petits


fabricants et prestataires de service de la liste des opérations
obligatoirement imposables.
- Ajout des opérations de vente et de livraison réalisées par les petits
fabricants et prestataires de service parmi les opérations imposables par option.
- Extension de l’exonération des activités et opérations réalisées par les
fédérations sportives reconnues d’utilité publique aux sociétés sportives.
- Exonération sans avec droit à déduction des ventes portant sur les implants
cochléaires.
- Exonération avec droit à déduction des matériels et matériaux destinés
à l’irrigation.

08
- Exonération avec droit à déduction des certains vaccins et produits
pharmaceutiques.
- Suppression de l’exonération avec droit à déduction applicable au matériel
agricole susceptible d’un usage mixte et application du taux de TVA de 20%.
- Instauration par décret des modalités de bénéfice de l’exonération à
l’importation des équipements et produits destinés à usage exclusivement
agricole.
- Suppression de l’exonération à l’importation des viandes et des poissons
destinés aux établissements de restauration et application du taux de 20%.
- Harmonisation du traitement de TVA entre les produits participatifs et les
produits conventionnels.
- Application du taux de 10% avec droit à déduction au lieu du taux normal de
20% à certaines prestations et opérations.
- Application du taux de 20% avec droit à déduction à l’huile de palme.
- Application du taux de 20% avec droit à déduction au lieu du taux de 10%
aux tarières.
- Suppression de la TVA spécifique applicable aux vins, aux boissons
alcoolisées, à l’or, au platine et à l’argent.
- Suppression de la modalité de retenue à la source par l’établissement
initiateur pour les produits résultant des opérations de titrisation.

DROITS
D’ENREGISTREMENT

- Exonération des actes portant acquisition d’immeubles par les bénéficiaires


du recasement ou du relogement dans le cadre du programme «Villes sans
bidonvilles»; ou «Bâtiments menaçant ruine».

09
- Extension de l’exonération des actes portant acquisition de terrains nus à
ceux comportant des constructions destinées à être démolies et réservés
à la réalisation d’opérations de construction des établissements hôteliers.
- Exonération des actes et écrits par lesquels les associations sportives
procèdent à l’apport, d’une partie ou de la totalité de leurs actifs et passifs
aux sociétés sportives.
- Exonération des actes portant acquisition d’immeubles par les partis
politiques nécessaires à l’exercice de leur activité pour une durée de
2 années à compter du 1er janvier 2020.
- Exonération des droits d’enregistrement accordés aux promoteurs
immobiliers aux terrains acquis dans le cadre d’un contrat « Mourabaha »
conclu à compter du 1er janvier 2020.
- Application de nouvelles sanctions.

DROITS
DE TIMBRE

- Exonération des quittances des ventes de gaz comprimé, liquéfié ou dissous,


réalisées par les marchands revendeurs.
- Exonération des débitants de tabac vendant en détail du droit de quittances
de 0,25%.
- Application du droit fixe de 50 DH à la carte nationale d’identité électronique
des enfants âgés de moins de 12 ans révolus, au lieu de 75 DH.

10
TAXE SUR LES CONTRATS
D’ASSURANCES

- Précision de la définition des contrats et des opérations d’assurances.


- Exonération des opérations d’épargne.
- Soumission au taux de 14%des opérations d’assurances contre les risques
du financement des banques participatives.

DROIT DE
COMMUNICATION

Procédures fiscales
- Elargissement du champ d’application de la demande de consultation
fiscale préalable aux opérations susceptibles de constituer un abus de
droit.

11
DROITS DE DOUANE
ET IMPOTS INDIRECTS

1- Code des douanes et impôts indirects


- Confirmation de l’exonération du droit d’importation dont bénéficie les
objets et matériels éducatifs, scientifiques ou culturels destinés à
l’enseignement et importés dans le cadre des accords de l’UNESCO.
- Suppression de certains régimes tarifaires dérogatoires portant sur le
droit d’importation minimum de 2,5%.
- Recouvrement par l’Administration des Douanes de la taxe intérieure de
consommation (TIC) applicable aux liquides pour charger ou recharger les
appareils électroniques dits cigarettes électroniques.
- Consécration de la dématérialisation des procédures douanières de
délivrance des documents par procédés électronique ou informatique.
- Clarification de la contravention de première classe relative à la constatation
d’un excédent non déclaré dépassant 20% en poids, en quantité ou en valeur
des marchandises objet de la déclaration en détail qui concerne uniquement
les opérations d’importation.
- Rationalisation du régime répressif par le calcul du montant de la
contravention de deuxième classe sur la base des droits et taxes compromis
ou éludés pour éviter les situations ou ladite contravention soit punie plus
lourdement que celle de première classe.
- Remplacement des expressions « zones franches d’exportation » et « zones
franches » par « zones d‘accélération industrielle ».

12
2- Tarifs des droits d’importation

- Relèvement du droit d’importation à 30% sur tous les produits soumis au


taux de 25% dans tout le tarif national pour améliorer les recettes
douanières, encourager la production locale et réduire le déficit de la
balance commerciale.
- Relèvement du droit d’importation de 2,5% à 30% applicable aux
réfrigérateurs d’une capacité comprise entre 50 et 100 litres.
- Relèvement du droit d’importation de 2,5% à 17,5% applicable aux tubes
et tuyaux soudés en acier inoxydable.
- Réduction de la quotité du droit d’importation applicable aux longes de
thons congelés précuits de 40% à 17,5%.
- Réduction de la quotité du droit d’importation de 25% à 2,5% sur les
mélanges stériles de Clavulanate de potassium et d’amoxicilline sodique
stérile.
- Réduction de la quotité du droit d’importation de 25% à 10% sur certains
demi-produits utilisés pour la fabrication des accessoires de voitures
(bambou et rattan).
- Réduction de la quotité du droit d’importation de 17,5% à 2,5% applicable
aux valves en pièces détachées utilisées comme intrant dans la production
de chambres à air pour deux roues.

13
3- Taxes intérieures de consommation

- Taxation progressif des boissons non alcoolisées en prenant en compte leur


teneur en sucre et suivant leur teneur en jus.
- Clarification de la définition des boissons énergisantes en adoptant celle
prévue par le décret n° 2-19-13 du 13 ramadan 1440 (23 mai 2019) relatif à
la qualité et la sécurité sanitaire de certaines boissons commercialisées.
- Intégration des quotités de la TVA spécifiques dans celles de la taxe
intérieure de consommation, en augmentant les quotités de la TIC.
- Institution d’une TIC sur les liquides pour charger ou recharger les appareils
électroniques dits « cigarettes électroniques » et appareils similaires.
- Institution d’une infraction relative à la non-conformité de la marque fiscale.

*****

14
Détail des dispositions
par domaine d’impôts
et taxes

15
MESURES
D’AMNISTIE FISCALE
ET EN MATIÈRE DE
RÈGLEMENTATION
DE CHANGE

1 Régularisation volontaire de la situation fiscale

Champ d’application et contribuables concernés

La LF 2010 a institué une contribution libératoire pour les contribuables en situa-


tion irrégulière vis-à-vis des obligations fiscales prévues par le CGI au titre :

- Des avoirs liquides déposés dans des comptes bancaires ou détenus, en


monnaie fiduciaire sous forme de billets de banque.
- Des biens meubles ou immeubles non destinés à usage professionnel acquis
par ces avoirs.
- Des avances en comptes courants d’associés et en compte de l’exploitan.
- Des prêts accordés aux tiers.

Les dépenses pouvant faire l’objet d’évaluation lors de l’examen de l’ensemble


de la situation fiscale(art. 29 et 216 du CGI) engagées à concurrence du mon-
tant des avoirs ou de la valeur des biens précités ne seront pas pris en considé-
ration par la DGI au titre des exercices ouverts à partir du 1er janvier 2020.

16
A cet effet, les contribuables concernés doivent régulariser spontanément leur
situation fiscale en s’acquittant d’une contribution dont le paiement libère du
paiement de l’IR ainsi que des amendes, pénalités et majorations y afférentes
issues de l’évaluation des dépenses, dans le cadre de l’examen de la situation
fiscale.
La contribution concerne les contribuables, personnes physiques, ayant leur
domicile fiscal au Maroc au titre des profits ou des revenus se rapportant à
l’exercice d’une activité professionnelle ou agricole n’ayant pas été déclarés,
avant le1er janvier 2020, en matière d’IR :

- Détenteurs des avoirs liquides déposés dans des comptes bancaires ou déte-
nus, en monnaie fiduciaire sous forme de billets de banque.
- Acquéreurs de biens meubles ou immeubles non destinés à usage profession-
nel par ces avoirs au titre des années non prescrites .
- Souscripteurs d’opérations d’avances en comptes courants d’associés ou
en compte de l’exploitant et des prêts accordés aux tiers au titre des
années non prescrites.

Taux de la contribution et durée d’application

Le taux de la contribution est fixé à 5% du montant des avoirs et biens précités.


Les contribuables concernés disposent d’une période allant du 1 er janvier au
30 juin 2020, pour souscrire la déclaration et payer la contribution. Ce délai
peut être prorogé pour une durée de 2 mois, renouvelable une seule fois.

Obligations fiscales

En vue de bénéficier de l’amnistie, les contribuables concernés doivent déposer


les avoirs liquides auprès d’une Banque. Ce dépôt doit faire l’objet d’une décla-
ration rédigée sur l’imprimé-modèle établi par la DGI contre récépissé délivré
par la banque concernée, comportant :

17
- Les éléments d’identification de la partie versante.

,
- Le montant des avoirs liquides déposés dans des comptes bancaires ou
détenus, en monnaie fiduciaire sous forme de billets de banque.

Les contribuables détenteurs


de biens et autres avoirs doivent : ,
Déposer une déclaration rédigée sur l’imprimé-modèle établi par la DGI, contre
récépissé, auprès du receveur de l’administration fiscale (RAF) du lieu de leur
domicile fiscal ou du principal établissement, comportant les renseignements
suivants :

- Nom, prénom et adresse du domicile fiscal ou le lieu de situation du principal


établissement.
- Le numéro d’identification fiscale.
- La valeur d’acquisition des biens meubles ou immeubles ou le montant des
avances en comptes.
- Courants d’associés ou en compte de l’exploitant et des prêts accordés aux
tiers.

Verser spontanément au moment du dépôt de la déclaration, une contribution


sur la base de la valeur d’acquisition des biens meubles ou immeubles ou du mon-
tant des avances en comptes courants d’associés ou en compte de l’exploitant et
des prêts accordés aux tiers.

Le montant de la contribution est versé auprès du RAF sur la base d’un borde-
reau-avis de versement, établi en 3 exemplaires, daté et signé par la partie ver-
sante et indiquant :

18
- Nom, prénom et adresse du domicile fiscal ou du lieu de situation du
principal établissement.

,
- Numéro d’identification fiscale.

,
- La base de calcul de la contribution.
- Le montant de la contribution versé.

Quand à la Banque, elle est tenue de :


Prélever et verser la contribution au titre des avoirs liquides déposés dans des
comptes ou détenus, en monnaie fiduciaire sous forme de billets de banque
ayant été déposés, au RAF, dans le mois qui suit celui au cours duquel le dépôt
de la déclaration a eu lieu. Chaque versement est effectué par un borde-
reau-avis, daté et signé parla partie versante, comportant :

- Le numéro de la déclaration.
- Le montant des avoirs liquides déposés ou détenus, en monnaie fiduciaire
sous forme de billets de banque ayant été déposés par le contribuable.
- Le montant de la contribution versé.

Envoyer une copie des bordereaux-avis à la DGI, dans le mois qui suit celui du
versement de la contribution.

Sanctions

Les Banques qui ne versent pas dans le délai susvisé le montant de la contribu-
tion encourent, en plus du paiement du principal de la contribution, l’application
des sanctions en matière de recouvrement prévues par le CGI.
Les contribuables concernés qui ne respectent pas les conditions et obligations
précitées, ne peuvent pas bénéficier de la régularisation de la situation fiscale et
demeurent soumis aux dispositions du droit commun prévues par le CGI.
Référence légale : article 7 de la LF

19
2 Régularisation au titre des avoirs et liquidités
détenus à l’étranger

Champ d’application et contribuables concernés

Reprenant à l’identique les dispositions de la LF 2014, la LF 2020 a rétabli la


contribution libératoire relative à la régularisation spontanée au titre des avoirs
et liquidités détenus à l’étranger avant le 30 septembre 2019 par les personnes
en infraction à la réglementation des changes et à la législation fiscale.

La contribution concerne les personnes physiques et morales ayant une rési-


dence, un siège social ou un domicile fiscal au Maroc et qui ont commis des
infractions en matière de réglementation des changes relative aux avoirs à
l’étranger ou en monnaies étrangères, ainsi qu’en matière fiscale.

Infractions concernées

Les infractions de change concernées par la contribution sont celles prévues


par le dahir du 5 kaâda1368 (30 août 1949) relatif à la répression des infrac-
tions à la réglementation des changes et afférents à la constitution d’avoirs à
l’étranger sous forme :

- De biens immeubles détenus sous quelque forme à l’étranger.


- D’actifs financiers et de valeurs mobilières et autres titres de capital et de
créances détenus à l’étranger.

- D’avoirs liquides déposés dans des comptes ouverts auprès d’organismes


financiers, d’organismes de crédit ou de banques situés à l’étranger.

20
,
Taux et modalité de paiement de la contribution

Le taux de la contribution
libératoire est fixé à : ,
- 10% de la valeur d’acquisition des biens immeubles et de la valeur de
souscription ou d’acquisition des actifs financiers et des valeurs mobilières
et autres titres de capital ou de créances.
- 5% du montant des avoirs liquides en devises rapatriés au Maroc et déposés
dans des comptes en devises ou en dirhams convertibles.
- 2% des liquidités en devises rapatriées au Maroc et cédées sur le marché des
changes contre le dirham.

,
Effets résultant du paiement de la contribution libératoire

Le paiement de la contribution libère


la personne concernée du paiement : ,
- Des pénalités relatives aux infractions à la réglementation des changes.
- De l’IR ou de l’IS ainsi que les amendes, pénalités et majorations y afférentes
au titre des sanctions pour infraction aux obligations fiscales prévues par le
CGI.

21
Durée d’application et effets de la régularisation

Les personnes concernées disposent d’une période allant du 1er janvier au 31


octobre 2020 pour souscrire la déclaration et payer la contribution.
Ces personnes bénéficient de la garantie de l’anonymat couvrant l’ensemble
des opérations effectuées durant la période de cette régularisation. A cet
effet, elles bénéficient des dispositions relatives au secret bancaire (art. 180
de la loi n° 103-12), y compris à l’égard de l’Administration.

Il ne peut y avoir, après paiement de la contribution, aucune poursuite admi-


nistrative ou judiciaire au titre des avoirs et liquidités qui ont fait l’objet de
régularisation spontanée que ce soit en matière de la législation relative à la
réglementation des changes ou en matière de la législation fiscale.

Les avoirs et liquidités régularisés dans le cadre de cet article demeurent


régis, pour la période postérieure à la date de déclaration, par les dispositions
du dahir n° 1-59-358 relatif aux avoirs à l’étranger ou en monnaies étrangères
et parles dispositions du CGI.

,
Obligations déclaratives

Les personnes concernées bénéficient de


la non application des sanctions relatives
aux infractions de change ainsi qu’aux
infractions fiscales, à condition de : ,
22
- Déposer auprès d’une Banque une déclaration rédigée sur l’imprimé-modèle
établi par la DGI faisant ressortir la nature des avoirs détenus à l’étranger.
- Rapatrier les liquidités en devises ainsi que les revenus et produits générés
et céder au moins 25% sur le marché des changes au Maroc contre des
dirhams avec possibilité de déposer le reliquat dans des comptes en devises

,
ou en dirham convertible auprès d’une Banque située au Maroc .
- Procéder au paiement de la contribution.

La déclaration doit comporter


les renseignements suivants : ,
- L’ensemble des informations habituellement requises par les Banques pour
l’ouverture d’un compte.
- La nature et la description des avoirs et la valeur correspondante.

La déclaration doit être déposée auprès d’une Banque selon le modèle établi par
la DGI à cet effet. Elle doit être accompagnée des documents justifiant la valeur

,
d’acquisition des avoirs et des derniers relevés bancaires faisant ressortir le
montant des avoirs liquides.

Les Banques sont tenues


aux obligations ,
- D’ouvrir un compte en dirhams convertibles ou en devises au nom des per
sonnes concernées pour déposer les disponibilités en monnaies étrangères.
- Prélever à la source la contribution libératoire et la verser au RAF du lieu de
son siège dans le mois qui suit celui au cours du quelle rapatriement des avoirs
ou des devises a eu lieu. Chaque versement est effectué par un bordereau-avis
établi en 3 exemplaires sur l’imprimé-modèle établi par la DGI, daté et signé
par la partie versante et indiquant uniquement :

23
- Le numéro de la déclaration.
- Les montants rapatriés ainsi que la valeur d’acquisition des biens immeubles et
la valeur de souscription ou d’acquisition des actifs financiers et des valeurs
mobilières et autres titres de capital ou de créances détenus à l’étranger.
- Le montant de la contribution versé.

Envoyer des exemplaires des bordereaux-avis de versement au siège de l’Office


des Changes et à la DGI au plus tard dans le mois qui suit celui du paiement de la
contribution au titre de la régularisation.

Sanctions

Les personnes physiques ou morales concernées qui ne respectent pas les


conditions et obligations précitées ne bénéficient pas de la régularisation libéra-
toire et demeurent soumises à la réglementation des changes et à la législation
fiscale en vigueur.
Les Banques qui ne versent pas dans le délai le montant de la contribution
encourent, en plus du paiement du principal, l’application des sanctions prévues
par le Code de recouvrement des créances publiques.

Référence légale : article 8 de la LF

24
3 Identification pour la première fois auprès
de l’administration fiscale

La mesure concernant les contribuables exerçant une activité passible de l’IR,


et qui s’identifient pour la première fois auprès des services de la DGI en s’ins-
crivant au rôle de la taxe professionnelle, a été reconduite à partir du 1er jan-
vier 2020.

Ces contribuables ne seront imposables que sur la base des revenus acquis et
des opérations réalisées à partir de cette date.

A rappeler que pour les contribuables dont les revenus professionnels sont
déterminés selon le régime du résultat net réel ou sur option selon celui du
résultat net simplifié, les stocks éventuellement en leur possession, sont éva-
lués, de manière à dégager, lors de leur cession ou retrait, des marges brutes
supérieures ou égales à 20%.

En cas d’assujettissement à la TVA, la marge brute réalisée sur la vente des


stocks ayant fait l’objet d’évaluation dans les conditions précitées, est soumise
à ladite taxe sans droit à déduction, jusqu’à épuisement dudit stock.

Ainsi, les contribuables concernés sont tenues de déposer au service local des
impôts dont ils relèvent, l’inventaire des marchandises détenues dans le stock à

,
la date de leur identification en faisant ressortir la nature, la quantité et la valeur
des éléments constitutifs dudit stock.

La mesure d’amnistie est applicable du


1er janvier 2020 au 31 décembre 2020
Référence légale : article 247-XVIII du CGI
,
25
4 Régularisation des déclarations fiscales
Les contribuables dont les déclarations fiscales comportent des erreurs, des
insuffisances ou des omissions concernant des opérations non comptabilisées,
ayant pour conséquence une insuffisance de chiffre d’affaires ou de la base
imposable, peuvent procéder à la régularisation de leur situation.

Cette régularisation peut être effectuée en souscrivant une déclaration rectifi-


cative auprès de l’Administration fiscale, au titre des exercices clôturés au
cours de 2016, 2017 et 2018, en matière :

- D’IS.
- D’IR/revenus professionnels déterminés selon le régime du résultat net réel
ou net simplifié.
- De TVA.
- D’impôt retenu à la source (art. 116, 117, 156 et 158 du CGI).
- Des droits de timbre acquittés sur déclaration.
- De taxe sur les contrats d’assurances.

Les contribuables doivent, selon les cas, souscrire cette déclaration avant le
1er octobre 2020 et procéder au paiement spontané des droits complémen-
taires en 2 versements égaux respectivement avant l’expiration des mois de
septembre et de novembre 2020.

Les contribuables qui souscrivent la déclaration et s’acquittent spontanément


du complément d’impôt bénéficient de l’annulation d’office des majorations,
amendes et pénalités.

Les contribuables bénéficient, outre l’annulation des sanctions, de la dispense


du contrôle fiscal, pour chacun des impôts et taxes et chacun des exercices
précités ayant fait l’objet de ladite déclaration rectificative, dans les conditions
suivantes :

26
- La souscription d'une déclaration rectificative en tenant compte des
renseignements et des données dont dispose l'Administration fiscale.
A cet effet, le contribuables désirant régulariser leur situation fiscale,
doivent demander à l’administration fiscale de leur communiquer l’état des
irrégularités qu’elle a constaté suite à l'examen des données contenues dans
leurs déclarations fiscales. Cet état est communiqué à la personne concernée.

- La présentation d'une note explicative établie avec l'assistance d'un conseil


choisi parmi les experts comptables ou les comptables agréés. Cette note doit
comporter, pour tous les postes ou les opérations concernés, les rectifications
effectuées par le contribuable ainsi que les motifs détaillés justifiant le défaut
de régularisation totale ou partielle, des irrégularités communiquées par
l’Administration fiscale.

La liquidation du complément d’impôt à payer se fait sur la base des rectifica-


tions apportées dans la déclaration rectificative et l'Administration ne peut
procéder au contrôle des postes ou des opérations que si elle découvre des
opérations de fraude, de falsification ou d’utilisation de factures fictives.

Les contribuables qui régularisent leur situation fiscale sur la base d'une
convention conclue entre l'Administration fiscale et l'Organisation profession-
nelle à laquelle ils appartiennent et qui fixe, à partir de la base de données dont
dispose l'Administration fiscale, les normes sur la base desquelles cette régula-

,
risation doit être effectuée, bénéficient, outre l'annulation des sanctions, de la
dispense du contrôle fiscale pour chacun des impôts et taxes et chacun des

,
exercices susvisés ayant fait l'objet de ladite déclaration rectificative.

Sont exclus de cette mesure d’amnistie :


- Les contribuables qui sont en cessation d’activité.
- Les contribuables en activité, pour le ou les exercices ayant fait l’objet de l’une
des procédures de contrôle.
Référence légale : article 247-XXVIII du CGI

27
5 Régularisation des revenus fonciers

Les titulaires de revenus fonciers n’ayant pas souscrit leur déclaration


annuelle du revenu global afférente auxdits revenus, au titre des années
antérieures non prescrites, peuvent bénéficier, de la dispense du paiement
de l’IR au titre des revenus fonciers et de l’annulation d’office des majora-
tions, amendes et pénalités, sous réserve de déposer avant le 1er juillet
2020, une déclaration sur l’imprimé modèle établi par la DGI.

Ces contribuables sont tenus de verser spontanément, en même temps que


la déclaration, une contribution égale à 10% du montant brut des revenus
fonciers se rapportant à l’année 2018. Le montant de ladite contribution est
versé auprès du RAF du lieu de leur domicile fiscal ou de leur principal éta-
blissement sur la base d’un bordereau-avis de versement.

Les personnes physiques concernées qui ne déposent pas la déclaration et


ne versent pas la contribution dans le délai précité demeurent soumises aux
règles de droit commun.

Référence légale : article 247-xxix du CGI

28
,
6 Régularisation des cotisations sociales

En dehors des mesures de la LF,


le Conseil d’administration de la CNSS
du 24 décembre 2019 a décidé : ,
- D’exonérer les affiliés des majorations, des pénalités et des frais de pour-
suite résultant du retard de paiement des cotisations, à condition de régulariser
leur situation et de procéder aux cotisations dues.

- De rééchelonner les dettes et d’exonérer partiellement les entreprises en


ce qui concerne les pénalités de retard, amendes et autres, selon un
échéancier fixé comme suit :

Ces mesures courent à partir du 1er janvier jusqu’au 31 décembre 2020 et


portent sur l’exercice 2016 et les années antérieures.

DÉLAI DE PAIEMENT TAUX D’EXEMPTION

Premiers 12 mois 90%


De 13 à 18 mois 80%
De 19 à 24 mois 60%
De 25 à 30 mois 50%
De 31 à 36 mois 40%
De 37 à 42 mois 30%

Référence légale : article 247-XXIX du CGI

29
7 Régularisation des incidents de paiement sur chèques

Champ d’application et personnes concernées

La LF a institué une contribution libératoire au titre des amendes relatives aux


incidents de paiement quels que soient leurs rangs, non encore régularisés.

Taux et modalités de paiement de la contribution libératoire

Le taux de la contribution est fixé à 1,5%du montant du ou des chèques


impayés objets d’incidents de paiement non encore régularisés, présentés au
paiement au plus tard à la date du 31 décembre 2019, à condition que le
règlement de cette contribution intervienne au cours de l’année2020.
Le montant de la contribution, devant être payé en un seul versement, est
plafonné à 10.000 DH pour les personnes physiques et à 50.000 DH pour les
personnes morales quel que soit le nombre des incidents de paiement non
régularisés.

Effet de la régularisation

Le paiement de la contribution libère les personnes concernées du paiement


des amendes relatives aux incidents de paiement non encore régularisés.

Référence légale : article 7 bis de la LF

30
MESURES
RELATIVES
À L’IS

Suppression de l’exonération des entreprises installées


dans les ZFE et à la zone spéciale Tanger-Méditerranée

L’exonération suivie de l’imposition temporaire aux taux réduits ne bénéficie plus :

- Aux entreprises qui exercent leurs activités dans les ZFE et aux opérations
réalisées entre les entreprises installées dans la même zone et entre les
entreprises installées dans différentes zones.

- À l'Agence spéciale Tanger-Méditerranée et aux sociétés intervenant dans


la réalisation, l'aménagement, l'exploitation et l'entretien du projet de la zone
spéciale de développement Tanger-Méditerranée et qui s'installent dans les ZFE.
Référence légale : article 6-II-A du CGI

Exonération des sociétés sportives

Les sociétés sportives constituées conformément aux dispositions de la loi n°


30-09 relative à l’éducation physique et aux sports, bénéficient désormais de :

31
- L'exonération totale pendant 5 exercices consécutifs, à compter du premier
exercice d’exploitation.
- L'imposition aux taux progressifs du barème au-delà de cette période.

Par ailleurs, l’opération d’apport par une association sportive d’une partie ou de
la totalité de ses actifs et passifs à une société sportive, peut être réalisée sans
incidence sur son résultat fiscal, lorsque les éléments apportés sont inscrits
dans le bilan de la société sportive concernée à leur valeur figurant au dernier
bilan clos de l’association avant cette opération.
Référence légale : articles6-I-B-5° et 161-V du CGI

Bénéfice des avantages accordés aux entreprises installées dans les ZAI

L’Agence spéciale Tanger-Méditerranée et les sociétés intervenant dans la réali-


sation, l’aménagement, l’exploitation et l’entretien du projet de la zone spéciale
de développement Tanger-Méditerranée et qui s’installent dans les ZAI bénéfi-
cient des avantages accordés aux entreprises installées dans lesdites zones.
Référence légale : article 6-I-B-7° du CGI

Exonération des sociétés d’externalisation de services


des plateformes industrielles intégrées

Bénéficient de l’exonération totale pendant les 5 premiers exercices consécu-


tifs à compter de la date du début d’exploitation, les sociétés exerçant les acti-
vités d’externalisation de services à l’intérieur ou en dehors des plateformes
industrielles intégrées dédiées à ces activités.

Ces mesures sont applicables au titre des exercices ouverts à compter du


1er janvier 2020.
Référence légale : article 6-II-B-4° du CGI

32
Exonération des dividendes versés par les sociétés ayant le statut CFC

La LF prévoit l’exonération permanente en matière d'impôt retenu à la source des


dividendes et autres produits de participations similaires versés, mis à la disposi-
tion ou inscrits en compte par les sociétés ayant le statut « Casablanca Finance
City ».
Référence légale : article 6-I-C-1° du CGI

Suppression des modalités de calcul la base imposable au profit des


sièges régionaux ou internationaux et des bureaux de représentation
ayant le statut CFC

La LF a supprimé les modalités de calcul la base imposable instituée au profit des

,
sièges régionaux ou internationaux ayant le statut CFC et des bureaux de repré-
sentation des sociétés non résidentes ayant ce statut.

,
Suivant les dispositions en vigueur
avant le 1er janvier 2020, cette base
imposable est égale :

- En cas de bénéfice, au montant le plus élevé résultant de la comparaison du


résultat fiscal avec le montant de 5% des charges de fonctionnement desdits
sièges.
- En cas de déficit, au montant de 5% des charges de fonctionnement desdits
sièges.

33
Néanmoins, le régime fiscal en vigueur avant le 1er janvier 2020 demeure appli-
cable aux sociétés de services ayant obtenu le statut CFC avant cette date.

Les sociétés ayant obtenu ce statut avant le 1er janvier 2020 peuvent, sur option
irrévocable et sur la base d’une demande adressée à l’Administration fiscale avant
l’expiration du délai fixé pour le dépôt de la déclaration, bénéficier de l’exonération
permanente de l’impôt retenu à la source et du taux spécifique.

Référence légale : article 8-VI du CGI

Amélioration de l'avantage fiscal pour la prise de participation dans


le capital des jeunes entreprises innovantes (Augmentation de la
réduction d’impôt)

Le montant de la réduction d’impôt au profit des entreprises qui prennent des


participations dans le capital des jeunes entreprises innovantes en nouvelles tech-
nologies a été porté à 500.000 DH, par jeune entreprise, au lieu de 200.000 DH.
Référence légale : article 7-XII du CGI

Réaménagement des taux d’imposition

Le nouveau barème progressif vise principalement à s’aligner sur les engage-


ments internationaux du Royaume en matière de lutte contre les pratiques
fiscales dommageables.

Le barème progressif se présente comme suit :

34
MONTANT DU BÉNÉFICE NET (EN DH) TAUX

Inférieur ou égal à 300.000 10%


De 300.001 à 1.000.000 20% (au lieu de 17,5%)
Supérieur à 1.000.000 31% (*)

Le taux de 20% (au lieu de 17,5%) est également applicable à la tranche dont le
montant du bénéfice net est supérieur à 1.000.000 DH pour :

- Les entreprises exportatrices ;


- Les entreprises hôtelières et les établissements d’animation touristique ;
- Les entreprises minières ;
- Les entreprises artisanales ;
- Les établissements privés d’enseignement ou de formation professionnelle ;
- Les sociétés sportives ;
- Les promoteurs immobiliers ;
- Les exploitations agricoles ;
- Les sociétés exerçant les activités d’externalisation de services à l’intérieur ou en
dehors des plateformes industrielles intégrées dédiées à ces activités.

(*)Le taux marginal du barème de 31% est ramené à 28% pour les sociétés exerçant
une activité industrielle dont le bénéfice net est inférieur à 100.000.000 DH.

Au sens du CGI, l’activité industrielle s’entend de toute activité qui consiste à fabri-
quer ou à transformer directement des biens meubles corporels moyennant des
installations techniques, matériels et outillages, dont le rôle est prépondérant.

Par ailleurs, le taux spécifiques de 15 % (au lieu de 8,75%) est désormais applicable
aux :

35
-Les entreprises qui exercent leurs activités dans les ZAI après la période de 5
exercices d’exonération.
-Les sociétés de service ayant le statut CFC après la période de 5 exercices
d’exonération. Ce taux est applicable aux sociétés ayant obtenu le statut CFC
à compter du 1er janvier 2020.

Le taux spécifique de 37% est applicable aussi aux entreprises d’assurances et


de réassurance Takaful ainsi qu’aux fonds d’assurances et de réassurance
Takaful.

Ces mesures sont applicables au titre des exercices ouverts à compter du 1er
janvier 2020.

Référence légale : article 19-I et II du CGI

Adoption de la notion d’immobilisations corporelles,


incorporelles et financières pour le bénéfice des avantages
fiscaux au profit des groupes d’entreprises

Le transfert s’entend désormais des immobilisations corporelles, incorporelles


et financières entre les sociétés membres du groupe.
Référence légale : articles20 bis et 161 bis du CGI

36
Déclaration pays par pays

Les entreprises soumises à l’IS au Maroc sont tenue de déposer auprès des
services de la DGI, dans les 12 mois suivant la clôture de l’exercice comptable,
par procédé électronique, une déclaration dite "déclaration pays par pays",
comportant la répartition pays par pays des données fiscales et comptables et

,
des informations sur l’identité, le lieu de l’exercice et la nature des activités
relatives au groupe d’entreprises multinationales auquel elle appartient.

Cette obligation s’applique


lorsque ces entreprises : ,
- Détiennent directement ou indirectement, une participation dans une ou
plusieurs entreprises ou établissements situés hors du Maroc, qui les rendent
tenues d’établir des états financiers consolidés, conformément aux normes
comptables applicables ou qui serait tenue de le faire si ses participations
étaient admises à la côte de la bourse des valeurs au Maroc.

- Réalisent un CA annuel HT consolidé égal ou supérieur à 8.122.500.000 DH


au titre de l’exercice qui précède celui concerné par la déclaration.

- Et ne sont détenues directement ou indirectement par aucune autre entreprise


située au Maroc ou hors du Maroc.

37
, Sont également tenues de déposer ladite

,
déclaration, dans le même délai, les
entreprises soumises à l’IS au Maroc qui
remplit l’une des conditions ci-après :

- Sont détenues directement ou indirectement par une entreprise située dans un


Etat qui n’exige pas le dépôt de la déclaration pays par pays et qui serait tenue
au dépôt de cette déclaration si elle était située au Maroc.

- Sont détenues directement ou indirectement par une entreprise située dans un


Etat avec lequel le Maroc n’a pas conclu un accord comportant des dispositions
relatives à l’échange de renseignements à des fins fiscales.

- Ou ont été désignées à cette fin par le groupe d’entreprises multinationales


auquel elles appartiennent et en ont informé la DGI.

Sont également tenues de déposer la même déclaration, dans le même délai, les
entreprises soumises à l’IS au Maroc, détenues directement ou indirectement par
une entreprise située dans un Etat ayant conclu avec le Maroc un accord permet-
tant l’échange de renseignements à des fins fiscales, et dans lequel est tenue de
déposer une déclaration pays par pays en vertu de la législation en vigueur audit
Etat ou qui serait tenue de déposer cette déclaration si elle était située au Maroc,
lorsqu’elle est informée par la DGI de la défaillance dudit Etat en matière
d’échange due à la suspension de l’échange automatique ou à la négligence de
façon persistante de la transmission automatique au Maroc des déclarations pays
par pays en sa possession.

38
Lorsque deux ou plusieurs entreprises soumises à l’IS au Maroc, appartenant au
même groupe d’entreprises multinationales, sont soumises à l’obligation de décla-
ration pays par pays, l’une d’entre elles est désignée par le groupe pour déposer la
déclaration dans le même délai, sous réserve d’informer la DGI préalablement
par l’entreprise désignée.

Lorsque le contribuable ne produit pas la déclaration pays par pays prévue


ou produit une déclaration incomplète, il est invité par lettre à déposer ladite
déclaration ou à la compléter dans un délai de 15 jours suivant la date de récep-
tion de ladite lettre.

A défaut de déclaration ou en cas de déclaration incomplète, la DGI informe le


contribuable par lettre de l'application d'une amende de 500.000 DH. Cette
amende est émise par voie de rôle.

Cette nouvelle obligation déclarative intervient en application des engagements


internationaux du Royaume vis-à-vis de ses partenaires notamment de l’OCDE
en matière d’échange automatique de renseignements à des fins fiscales.

En effet, les éléments de la déclaration font l’objet, sous réserve de réciprocité,


d’un échange automatique avec les Administrations fiscales des pays ayant conclu
avec le Maroc un accord d’échange.

Ces mesures sont applicables au titre des exercices comptables ouverts à comp-
ter du 1er janvier 2021.

Référence légale : articles154 ter et 199 bis du CGI

39
MESURES
RELATIVES
À L’IR

Uniformisation de la limitation du seuil de déduction sur le revenu


global imposable des primes et cotisations d'assurance retraite

La limitation du seuil de déduction des primes et cotisations correspondant aux


contrats d'assurance retraite pour le contribuable disposant uniquement de reve-
nus salariaux à 50% du salaire net imposable perçu régulièrement au cours de son
activité et ce, quelle que soit la date de souscription.

A rappeler que la LF 2015 avait limité le taux de déduction des primes ou cotisa-
tions avec comme date d’effet pour son application fixée au 1er janvier 2015.
Ces mesures sont applicables aux primes ou cotisations versées à compter du 1er
janvier 2020.
Référence légale : article 28-III-A du CGI

40
Aménagement des dispositions régissant l’évaluation des dépenses
faisant l’objet d'examen de l'ensemble de la situation fiscale

Le seuil des dépenses déclenchant l'examen de l'ensemble de la situation fiscale


du contribuable a été relevé de 120.000 à 240.000 DH/an. L’examen du revenu
global annuel doit se limiter aux revenus professionnels, agricoles et fonciers.

De même, les services de la DGI ne peuvent procéder à l’évaluation pour les


contribuables qui n’ont pas déposé leurs déclarations fiscales qu’après l’engage-
ment de la procédure de taxation d'office.

Elle doit également tenir compte des dépenses qui peuvent être effectuées par
des ressources issues de plusieurs années. Dans ce cas, l’évaluation doit porter
sur la seule fraction du montant de la dépense correspondant à la période non
prescrite.
Avant d’engager la procédure de rectification des impositions, la DGI doit invi-
ter le contribuable à un échange oral et contradictoire concernant les éléments
de comparaison sur la base desquels son revenu global annuel sera évalué.

Les observations formulées par le contribuable sont prises en considération si


la DGI les estime fondées. L’inspecteur des impôts établit alors un procès-ver-

,
bal mentionnant la date à laquelle a eu lieu l’échange et les parties signataires.
Une copie de ce PV est remise au contribuable.

,
Le contribuable peut justifier ses
ressources par tout moyen de preuve
et faire état également :
- De revenus afférents aux distributions occultes du point de vue fiscal ;
- De revenus exonérés sous réserve du dépôt des déclarations y afférentes et
nonobstant toutes les dispositions contraires.

41
La LF précise que la procédure d’examen de l’ensemble de la situation fiscale du
contribuable ne peut être engagée que lorsque le montant des dépenses nou-
vellement fixé à 240.000 DH/an dépasse de plus d'un quart le montant du
revenu déclaré.

Ces mesures sont applicables aux procédures de contrôle engagées à compter


du 1er janvier 2020.
Référence légale : articles 29 et 216 du CGI

Institution d’un abattement de 25% de la base imposable


correspondant au CA réalisé par paiement mobile

Les contribuables dont les revenus professionnels sont déterminés d'après le


régime du résultat net simplifié ou le bénéfice forfaitaire bénéficient désormais
d’un abattement de 25% de la base imposable correspondant au chiffre d’af-
faires réalisé par paiement mobile.
Référence légale : articles 38-IV et 40-III du CGI

Relèvement du seuil d’exclusion du régime forfaitaire

Les contribuables continuent de bénéficier du régime forfaitaire lorsque le


chiffre d'affaires, TVA comprise, annuel ou porté à l'année ne dépasse pas :

- 2.000.000 DH (au lieu de 1.000.000 DH), s'il s'agit des professions


commerciales, des activités industrielles ou artisanales et des armateurs
de pêche.

- 500.000 DH (au lieu de 250.000 DH), s'il s'agit des prestataires de service,
des professions libérales ou sources de revenus ayant un caractère répétitif
et ne se rattachant pas à l'une des catégories de revenus.

42
Ces mesures sont applicables au chiffre d’affaires réalisé à compter du 1er
janvier 2020.
Référence légale : article 41 du CGI

Extension du bénéfice de l’exonération aux pensions d'invalidité


servies aux personnes concernées et à leurs ayants cause

Auparavant cette exonération bénéficiait exclusivement aux pensions d'invali-


dité servies aux militaires et à leurs ayants cause.

Cette mesure est applicable aux pensions d’invalidité servies aux personnes
concernées et à leurs ayants cause, acquises à compter du 1er janvier 2020.
Référence légale : article 57-4° du CGI

Extension des avantages fiscaux bénéficiant aux


contrats d’assurances aux contrats Takaful

Référence légale : article 57-10° du CGI

Elargissement du bénéfice de l’exonération de


l'indemnité de stage aux titulaires du baccalauréat

L’exonération de l'indemnité de stage mensuelle brute plafonnée à 6.000 DH


versée aux stagiaires, lauréat de l'enseignement supérieur ou de la formation
professionnelle bénéficie également aux titulaires d’un baccalauréat recrutés
par les entreprises du secteur privé pour une période de 24 mois.
Cette mesure est applicable à l’indemnité de stage mensuelle brute versée au
titulaire d’un baccalauréat à compter du1er janvier 2020.

Référence légale : article 57-16° du CGI

43
Augmentation de l’abattement forfaitaire en matière
de pensions et rentes viagères

L’abattement forfaitaire appliqué sur le montant brut imposable des pensions


et rentes viagères a été augmenté de 55% à 60% pour le montant brut qui ne
dépasse pas annuellement 168.000 DH. Le taux de 40% demeure applicable
pour le surplus.

Ces mesures sont applicables aux pensions et rentes viagères acquises à comp-
ter du 1er janvier 2020.
Référence légale : article 60-I du CGI

Relèvement du taux d’abattement à 50% (au lieu de 40%)


pour les revenus salariaux servis aux sportifs professionnels
Référence légale : article 60-III du CGI

Changement de fait générateur d’imposition des revenus locatifs

Désormais, l’exigibilité de l’impôt n’intervient que lors de l’encaissement des


revenus provenant de la location.
Référence légale : article 61-I-A du CGI

Exonération de la cession de l'habitation principale


pour acquérir une nouvelle

Cette exonération s’applique à l’opération de cession d'un immeuble ou partie


d'immeuble occupé à titre d'habitation principale par son propriétaire ou par
les membres des sociétés à objet immobilier réputées transparentes, avant
l'expiration du délai de 6 ans, sous réserve du respect des conditions suivantes :

44
- L’engagement de réinvestir le prix de cession dans l’acquisition d'un immeuble
destiné à l’habitation principale dans un délai ne dépassant pas 6 mois à
compter de la date de cession.

- Le contribuable ne peut bénéficier qu’une seule fois de cette exonération.

- Le prix de cession de l’immeuble ne doit pas excéder 4.000.000 DH.

- Le montant de l’IR afférent au profit résultant de la cession qui aurait dû être


payé, doit être conservé auprès du notaire jusqu’à la date de l’acquisition
d’une autre habitation principale.

Néanmoins, le contribuable peut procéder au paiement du montant de l’impôt


directement auprès du RAF. Ce qui ouvre la possibilité d’intervention pour la
rédaction de l’acte de cession aux professionnels de droit habilités autres que
les notaires.

En cas de paiement de l’IR, le contribuable bénéficie d’une restitution du mon-


tant payé au titre de cette opération, sous réserve du respect des conditions
susvisées.

Cette restitution est accordée au vu d’une demande adressée, par le contri-


buable concerné à la DGI dans un délai de 30 jours suivant la date d’acquisition
de l’immeuble.
Toutefois, en cas de non-respect de l’une des conditions précitées, la DGI peut
procéder à la rectification en matière de profit foncier (art. 224 du CGI).

Ces mesures sont applicables aux opérations de cession d’immeuble ou partie


d'immeuble occupé à titre d'habitation principale, réalisées à compter du 1er
janvier 2020.

45
Toutefois, en cas de non-respect de l’une des conditions précitées, la DGI peut
procéder à la rectification en matière de profit foncier (art. 224 du CGI).

Ces mesures sont applicables aux opérations de cession d’immeuble ou partie


d'immeuble occupé à titre d'habitation principale, réalisées à compter du 1er
janvier 2020.
Référence légale : article 63-II-B et 241 bis-II-B du CGI

Exonération des cessions des biens revenant aux associations reconnues


d’utilité publique et inscrits au nom des personnes physiques

L’exonération porte sur les cessions à titre gratuit des biens immeubles revenant
aux associations reconnues d’utilité publique et inscrits au nom des personnes
physiques.

Cette mesure est applicable aux revenus salariaux acquis à compter du 1er janvier
2020.
Référence légale : article 63-III du CGI

Augmentation du montant du plafond d’exonération


des plans d’épargne actions et entreprise

Le plafond des versements effectués admis en exonération des revenus et profits


de capitaux mobiliers réalisés dans le cadre d’un plan d’épargne en actions ou d’un
plan d’épargne entreprise a été porté à 2.000.000 DH au lieu de 600.000 DH.

Ces mesures sont applicables aux plans d’épargne en actions et aux plans
d’épargne entreprise, conclus à compter du 1er janvier 2020.
Référence légale : article 68-VII et VIII du CGI

46
MESURES
RELATIVES
À L’IS ET L’IR

Suppression de l’exonération des entreprises exportatrices

La LF supprime l’exonération suivie de l’imposition permanente au taux réduit


accordée aux entreprises exportatrices de produits ou de services qui réalisent
dans l’année un chiffre d'affaires à l'exportation ainsi qu’aux entreprises qui réa-
lisent un chiffre d’affaires au titre de leurs ventes de produits aux entreprises ins-
tallées dans les zones franches d’exportation (ZFE).

Néanmoins, les entreprises exportatrices de produits ou de services ayant réalisé


leur première opération d’exportation avant le 1er janvier 2020 continuent à béné-
ficier de l'exonération totale jusqu’à l’expiration de la période de 5 ans consécutifs

,
qui court à compter de l'exercice au cours duquel leur première opération d'expor-
tation a été réalisée.

,
Au-delà de cette période, lesdites
entreprises bénéficient de l’imposition
aux taux réduit
Référence légale : articles 6-I-B-1° et 31-I-B-1° du CGI

47
Exonération des entreprises qui exercent leurs activités dans les ZAI

Les entreprises qui exercent leurs activités dans les ZAI bénéficient de :

- L'exonération totale durant les 5 exercices consécutifs, à compter de la date du


début d’exploitation.

- L'imposition au taux de 15% en matière d’IS et 20% en matière d’IR au-delà de


cette période.

Toutefois, les sociétés qui exercent leurs activités dans lesdites zones dans le cadre
d’un chantier de travaux de construction ou de montage, sont soumises à l’IS dans
les conditions de droit commun.

Ces mesures sont applicables aux entreprises installées dans lesdites zones à
compter du 1er janvier 2021.

Néanmoins, le régime fiscal en vigueur avant le 1er janvier 2020 demeure appli-
cable aux entreprises installées dans les ZAI avant cette date.

Ces entreprises bénéficient du taux spécifique après l’expiration de la période des


20 exercices consécutifs suivant la période d’exonération totale de l’impôt.
Au sens du présent CGI, les zones d’accélération industrielle s’entendent des
zones régies par la loi n° 19-94 relative aux zones franches d’exportation promul-
guée par le dahir n° 1-95-1 du 24 chaabane 1415 (26 janvier 1995).

L’expression « zones franches d'exportation » est remplacée par « zones d’accéléra-


tion industrielle » dans le présent code et dans les textes pris pour son application.

Référence légale : articles 6-I-B-6°, 31-B-3° et 73-II-F-7° du CGI

48
Révision à la baisse du taux de la cotisation minimale

Le taux de la cotisation minimale est fixé désormais à 0,50% (au lieu de 0,75%).
Néanmoins, ce taux est porté à 0,60%, lorsqu'au-delà de la période d’exonéra-
tion de 36 mois, le résultat courant hors amortissement est déclaré négatif par
l’entreprise, au titre de deux exercices consécutifs.

Cette mesure est applicable aux déclarations souscrites à compter du 1er


janvier 2020.
Référence légale : article 144-I-D du CGI

Non application des obligations comptables aux contribuables personnes


physiques dont le revenu professionnel est déterminé selon le régime du
bénéfice forfaitaire ou celui de l’auto-entrepreneur

Référence légale : article 145-XI du CGI

Amélioration du régime incitatif applicable aux


opérations d’apport du patrimoine et aux opérations
d’apport des titres de capital à une société holding

Les personnes physiques qui procèdent à l’apport de l’ensemble des titres de


capital qu’ils détiennent dans une ou plusieurs sociétés à une société holding
résidente soumise à l’IS, ne sont pas imposables au titre de la plus-value nette
réalisée suite audit apport, sous réserve du respect des conditions suivantes :

49
- Les titres de capital apportés doivent être évalués par un commissaire aux
apports.

- Le contribuable ayant procédé à l’apport de l’ensemble de ses titres de


capital s’engage dans l’acte d’apport à payer l’IR au titre de la plus-value nette
résultant de l’opération d’apport, lors de la cession partielle ou totale
ultérieure, de rachat, de remboursement ou d’annulation des titres reçus en
contrepartie de l’opération d’apport.

- Pour la société bénéficiaire de l’apport, la plus-value nette résultant de la


cession des titres de capital, est déterminée par la différence entre le prix de
cession et la valeur des titres au moment de l’apport.

Dans ce cas, l’imposition afférente à la plus-value nette réalisée au titre de


l’opération d’apport effectuée par les personnes physiques est également
établie.

Les contribuables ayant effectué l’apport de l’ensemble de leurs titres de capi-


tal, doivent remettre aux services locaux de la DGI, une déclaration souscrite
dans les 60 jours qui suivent la date de l’acte de l’apport.

Cette déclaration doit être accompagnée de l’acte de l’apport comportant le


nombre et la nature des titres de capital apportés, leur prix d’acquisition, leur
valeur d’apport, la plus-value nette résultant de l’apport et le montant de l’im-
pôt correspondant, la raison sociale, le numéro d’IF des sociétés dans les-
quelles le contribuable détenait les titres apportés ainsi que la raison sociale,
le numéro d’IF de la société holding devenue propriétaire des titres de capital
apportés.

50
En cas de non-respect de ces conditions, la plus-value réalisée suite à l’opéra-
tion d’apport est imposable dans les conditions de droit commun, sans préju-
dice de l’application des pénalités et majorations (art. 208 du CGI).

Le montant de l’IR ainsi que la pénalité et les majorations y afférentes dont


sont redevables les contribuables contrevenants, sont immédiatement établis
et exigibles, même si le délai de prescription a expiré.

Ces mesures sont applicables aux opérations d’apport des titres de capital à
une société holding réalisées à compter du 1er janvier 2020.

Référence légale : articles 161 ter-III et 232-VIII-19° du CGI

51
MESURES
RELATIVES
À LA TVA

Retrait des opérations de vente et de livraison réalisées


par les petits fabricants et prestataires de services de la liste
des opérations obligatoirement imposables

Il s’agit des fabricants et prestataires de services dont le chiffre d’affaires taxable


réalisé au cours de l’année précédente est égal ou supérieur à 500.000 DH.
Référence légale : article 89-I-2°-c) du CGI

Ajout des opérations de vente et de livraison réalisées


par les petits fabricants et prestataires de services parmi
les opérations imposables par option

Cette nouvelle mesure concerne les ventes et prestations de services, effec-


tuées par les fabricants et les prestataires, personnes physiques, dont le chiffre
d’affaires annuel est inférieur ou égal à 500.000 DH (l’exclusion des personnes
visées à l’article 89-I-12° du CGI demeure applicable).

52
Toutefois, lorsque ces contribuables deviennent assujettis, ils ne peuvent
remettre en cause leur assujettissement que s’ils réalisent un CA inférieur ou
égal audit montant pendant 3 années consécutives.
Référence légale : articles 90-2° et 91-II-3° du CGI

Extension de l’exonération des activités et opérations réalisées par les


fédérations sportives reconnues d'utilité publique aux sociétés sportives

L’exonération sans droit à déduction s’applique aux activités et opérations réalisées


par les sociétés sportives constituées conformément aux dispositions de la loi n°
30-09 relative à l’éducation physique et aux sports.

Ces sociétés bénéficient de l’exonération sans droit à déduction pendant une


durée de 5 années à compter du 1er janvier 2020 jusqu’au 31 décembre 2024.

Référence légale : articles 91-IV-3° et 125-VIII du CGI

Exonération sans droit à déduction des ventes


portant sur les implants cochléaires

Référence légale : article 91-VI-2° du CGI

Exonération avec droit à déduction des matériels


et matériaux destinés à l’irrigation

Il s’agit des matériels et matériaux ci-après :

53
STATION DE TÊTE ET DE FILTRATION :

- Filtres à gravillon, à sable et à boues (acier inox).


- Filtres à tamis (acier inox).
- Injecteurs d’engrais ou mélangeurs (acier inox).
- Vannes diverses (bronze, fonte ou laiton, polyéthylène).
- Manomètres (métallique).
- Robinets pour manomètres.
- Purges d’air (laiton).
- Clapets de non-retour (laiton ou fonte).
- Valves de contrôle ou régulateur ou contrôleur de pression (bronze).
- Jonctions acier (brides, coudes, réduction tubes).
- Programmateurs ou coffrets de commande (armoire ou tableau).

RÉSEAU D’AMENÉE D’EAU À LA PARCELLE :

- Tubes en chlorure polyvinyle (PVC).


- Tuyaux en PEHD (polyéthylène haute densité).
- Tuyaux en PEBD (polyéthylène basse densité).
- Granulé de polyéthylène et rilsan ou polyéthylène destiné à l’extrusion de
tuyaux d’irrigation et à l’injection d’articles d’irrigation.

RÉSEAU DE DISTRIBUTION :

- Rampes comprenant goutteurs montés en série sur tuyaux PEBD.


- Goutteurs en polypropylène injecté.
- Micro jets en polypropylène injecté.
- Diffuseurs en laiton ou polypropylène.
- Tuyaux capillaires en polyéthylène.

54
ACCESSOIRES DE RACCORDEMENT EN MÉTAL,
POLYPROPYLÈNE OU RILSAN OU PVC :

- Raccords pas de gaz, mamelons, manchons, réductions, tés, coudes, accords


union.
- Raccords plasson de différents diamètres.
- Colliers, lanières de collier, rondelles, tés, croix, brides, boulons, embouts,
collets et fermetures de bout de ligne.

Le l’amendement apporté au décret n° 2-06-574 du 31 décembre 2006 pris


pour l’application de la TVA, subordonne le bénéfice de l’exonération à
l’accomplissement de la procédure suivante :

- L’importateur doit, avant toute importation, faire viser par les Ministres
chargés de l’Industrie et l’Agriculture, la liste quantitative du matériel et
matériaux devant bénéficier de l’exonération.

- L’importateur doit présenter la liste quantitative précité à l’appui de la


déclaration en détail des produits et matériel importés.

- L’importateur doit produire, dans un délai de 6 mois à compter de la date


de leur livraison à l’utilisateur, un constat d’installation établi par les services
du Ministère chargé de l’Agriculture, de tout ou partie des matériels et
matériaux susvisés.

Les pompes à eau qui fonctionnent à l'énergie solaire ou à toute autre éner-
gie renouvelable, utilisées dans le secteur agricole (exonération de la TVA à
l’importation à l’instar de ce qui est en vigueur en matière de TVA à l’inté-
rieur). Le bénéfice de cette exonération est subordonné à la présentation par
l’importateur d’un engagement de n’utiliser ou de ne céder ces pompes que
dans le cadre du secteur agricole.
Référence légale : articles 92-I-5° et 123-57°du CGI

55
Exonération avec droit à déduction des produits
pharmaceutiques ci-après :

- Les vaccins.
- Les médicaments dont la liste est fixée par arrêté conjoint des ministres
chargés de la santé et des finances et qui sont destinés au traitement de
la fertilité et au traitement de la sclérose en plaques.
Référence légale : article 92-I-19° du CGI

Suppression de l’exonération avec droit à déduction


applicable au matériel agricole susceptible d’un usage
mixte et application du taux de TVA de 20%

Il s’agit :

- Des abri-serres et les éléments entrant dans leur fabrication.


- Des moteurs à combustion interne stationnaire, les pompes à axe vertical
et les motopompes dites pompes immergées ou pompes submersibles.
- Du scarificateur.
Référence légale : article 92-I-5° du CGI

Instauration par décret des modalités de bénéfice


de l’exonération à l’importation des équipements et
produits destinés à usage exclusivement agricole

Référence légale : articles 123-15° et 124-I du CGI

56
Suppression de l’exonération à l’importation des
viandes et des poissons destinés aux établissements
de restauration et application du taux de 20%

Ces produits sont définis dans la nomenclature douanière comme suit :

- Viande hachée présentée sous forme de galettes de 45 à 150 grammes


en sachets en polyéthylène, d'une teneur en matière grasse de 17,5% à 21%.

- Préparation de viande de poulet présentée sous forme de galettes ou


portions, panées, précuites, congelées, d'un poids n'excédant pas 100
grammes et emballées dans un sachet en matière plastique.

,
- Préparation à base de filet de poisson sous forme d'un pavé rectangulaire
de 70 grammes.

Il s’agit d’une mesure d’harmonisation


avec les règles d’imposition à l’intérieur
Référence légale : article 123-40° du CGI
,
Harmonisation du traitement de TVA entre les produits
participatifs et les produits conventionnels

Ainsi, il a été décidé :

57
- L’exonération de TVA applicable aux biens d’investissement acquis par voie
de «Mourabaha».

- La détermination du chiffre d'affaires pour les opérations réalisées par les


banques participatives sur la base du montant de la marge bénéficiaire
réalisée dans le cadre de l’opération « Salam » ou « Istisna’a ».

- L‘application du taux de 10% aux opérations de «Salam » et « istisna’a» ainsi


qu’aux marges dégagées par ces établissements à l’issus des contrats de
«Mourabaha».

- Le transfert du droit à déduction de la TVA grevant les acquisitions réglées


par les banques participatives dans le cadre des contrats «SALAM» et
«ISTISNA’A», à l’acquéreur effectif, personne physique ou morale, assujetti.
Référence légale : articles 92-I-6°, 96-8°, 99-2°,105-3° et 106-III du CGI

Application du taux de 10% avec droit à


déduction au lieu du taux normal de 20% :

- Aux prestations fournies par les exploitants de cafés.

- Aux opérations de vente des billets d’entrée aux musées, cinéma et théâtre.

- À l’importation des moteurs destinés aux bateaux de pêche.

Référence légale : articles 99-2° et 121-2° du CGI

58
Application du taux de 20% avec droit à déduction à l’huile de palme

La LF harmonise le taux appliqué aux graisses végétales en soumettant l’huile


de palmes au taux de 20% au lieu de 10%.
Référence légale : article 99-2° du CGI

Application du taux de 20% avec droit à


déduction au lieu du taux de 10% aux tarières

Référence légale : article 99-2° du CGI

Suppression de la TVA spécifique applicable aux :

- Livraisons et les ventes autrement qu'à consommer sur place portant sur
les vins et les boissons alcoolisées (100 DH/hectolitre auparavant).

- Livraisons et les ventes de tous ouvrages ou articles, autres que les outils,
composés en tout ou en partie d'or, de platine ou d'argent (5 DH/gramme
pour l'or et le platine et à 0,10 DH/gramme pour l'argent auparavant).
Référence légale : articles100,106-I-8° et 121 du CGI

Suppression de la modalité de retenue à la source par l’établissement


initiateur pour les produits résultant des opérations de titrisation

Référence légale : article 117-II du CGI

59
MESURES
RELATIVES
AUX DROITS
D’ENREGISTREMENT

Exonération des actes portant acquisition d’immeubles par les


bénéficiaires du recasement ou du relogement dans le cadre du
programme "Villes sans bidonvilles" ou "Bâtiments menaçant ruine"

Référence légale : article 99-2° du CGI

Extension de l’exonération des actes portant acquisition de terrains nus à


ceux comportant des constructions destinées à être démolies et réservés
à la réalisation d’opérations de construction des établissements hôteliers

Référence légale :article 129-IV-24° du CGI

Exonération des actes et écrits par lesquels les associations sportives


procèdent à l’apport, d’une partie ou de la totalité de leurs actifs et passifs
aux sociétés sportives

Référence légale :article 129-IV-29° du CGI

60
Exonération des droits d’enregistrement accordés aux promoteurs
immobiliers aux terrains acquis dans le cadre d’un contrat « Mourabaha »
conclu à compter du 1er janvier 2020

Référence légale : article 247-XXX du CGI

Application de nouvelles sanctions

Une majoration de 0,5% est appliquée en cas de défaut de dépôt ou de dépôt en


dehors des délais, des actes et conventions exonérés des droits d’enregistrement.

Cette majoration est ramenée à 0,25% dans le cas de dépôt des actes et conven-
tions dans un délai ne dépassant pas 30 jours de retard.

La majoration est calculée sur la base imposable desdits actes. Le montant de la


majoration ne peut être inférieur à 500 DH et ne doit pas dépasser 100.000 DH.

Référence légale : article 184 du CGI

61
MESURES
RELATIVES
AUX DROITS
DE TIMBRE

Exonération des quittances des ventes de gaz comprimé,


liquéfié ou dissous, réalisées par les marchands revendeurs

Référence légale : article 250-VI-19° du CGI

Exonération des débitants de tabac vendant en détail


du droit de quittances de 0,25%

Référence légale : article 252-I-B du CGI

Application du droit fixe de 50 DH de la carte nationale d’identité électro-


nique des enfants âgés de moins de 12 ans révolus au lieu de 75 DH

Référence légale : article 252-II-G-5° du CGI

62
MESURES
RELATIVES
À LA TAXE SUR
LES CONTRATS
D’ASSURANCES

Précision de la définition des contrats et des opérations d’assurances

Au sens du CGI, il faut entendre par :

- Contrats d’assurances, les contrats d’assurances établis par les entreprises


d’assurances et de réassurance ainsi que les contrats d’assurances Takaful, établis
par les entreprises d’assurances et de réassurance Takaful pour le compte du
fonds d’assurances Takaful.

- Contrats de réassurance, les contrats de réassurance établis par les entreprises


d’assurances et de réassurance ainsi que les contrats de réassurance Takaful,
établis par les entreprises d’assurances et de réassurance Takaful pour le compte
du fonds de réassurance Takaful.

- Opérations d’assurances, les opérations d’assurances réalisées par les entreprises


d’assurances et de réassurance ainsi que les opérations d’assurances Takaful
réalisées par les entreprises d’assurances et de réassurance Takaful pour le
compte du fonds d’assurances Takaful.

63
- Opérations de réassurance, les opérations de réassurance réalisées par les
entreprises d’assurances et de réassurance ainsi que les opérations de réassu
rance Takaful, réalisées par les entreprises d’assurances et de réassurance
Takaful pour le compte du fonds de réassurance Takaful.
Référence légale : article 280 du CGI

Exonération des opérations d’épargne

Sont exonérées les opérations d’épargne effectuées par les entreprises d’assu-
rances et de réassurance Takaful en vue :

- De l’investissement Takaful et en vertu desquelles le participant obtient, contre le


versement d'une contribution unique ou de contributions périodiques, une
somme de capital constitué desdites contributions et du produit de leur
placement dans une ou plusieurs opérations d’investissement Takaful.

- De collecter les sommes versées par les assurés pour l’investissement en


commun, en les faisant participer aux bénéfices des sociétés gérées ou
administrées directement ou indirectement par l’entreprise d’assurance et
de réassurance Takaful et en supportant les pertes éventuelles.
Référence légale : article 282-12° et 13° du CGI

Soumission au taux de 14%des opérations d'assurances


contre les risques du financement des banques participatives

Référence légale : article 284-3°-a) du CGI

64
MESURES
RELATIVES
AU DROIT DE
COMMUNICATION

Les institutions financières, y compris les établissements de crédit et orga-


nismes assimilés, les entreprises d’assurances et de réassurance, doivent iden-
tifier les informations relatives aux résidences fiscales de tous les titulaires de
comptes financiers et, le cas échéant, de leurs bénéficiaires effectifs.

Elles communiquent à la DGI au moyen d’une déclaration selon le modèle


établi à cet effet, conformément à la législation relative à la protection des
personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère person-
nel, toutes les informations requises pour l'application des conventions ou
accords conclus par le Maroc permettant un échange automatique d'informa-
tions à des fins fiscales, et s’il y a lieu, l’absence d’informations.

Le bénéficiaire effectif est la ou les personnes physiques qui, en dernier lieu,


détiennent ou contrôlent le client, et/ou la personne physique pour le compte
de laquelle une opération est effectuée. Sont également comprises, les per-
sonnes qui exercent en dernier lieu un contrôle effectif sur une personne
morale ou une construction juridique.

65
Cette déclaration contient notamment les informations relatives à l’identifica-
tion des titulaires de comptes financiers et, le cas échéant, celles de leurs
bénéficiaires effectifs, ainsi que les informations financières afférentes à ces
comptes, y compris les revenus de capitaux mobiliers, les soldes des comptes,
la valeur de rachat des contrats d’assurance vie et de capitalisation, ou place-
ments de même nature, et le produit des cessions ou rachats d’actifs finan-
ciers.

Les institutions financières sont, en outre, tenues de conserver les registres


des actions engagées pour satisfaire à leurs obligations ainsi que les pièces
justificatives, auto-certifications et autres éléments probants utilisés à cette
fin jusqu’à la fin de la dixième année qui suit celle de la communication de la
déclaration précitée.

Les personnes qui ouvrent des comptes financiers auprès des institutions
financières sont tenues de remettre une auto-certification permettant d’éta-
blir leurs résidences fiscales et, le cas échéant, une auto-certification permet-
tant d’établir les résidences fiscales de leurs bénéficiaires effectifs.

Toute personne qui conclut un arrangement ou engage une pratique dont le


but est d’éviter l’une de ses obligations est passible d’une amende, sans préju-
dice de régularisation de la situation, le cas échéant.

Les modalités d’application, notamment relatives aux institutions financières,


comptes financiers, identification des résidences fiscales, bénéficiaires effec-
tifs, à la déclaration et aux modes de communication des informations sont
fixées par un décret devant se référer à la norme commune de déclaration
(NCD) de l’OCDE.

66
Les manquements à l’obligation d’identification des informations par les insti-
tutions financières sont sanctionnés d’une amende de 2.000 DH par compte
(au lieu de 20.000 auparavant). La même sanction s’applique aux manque-
ments à l’obligation de communication, y compris en cas de communication
d’informations incomplètes, insuffisantes ou erronées.

Les titulaires de comptes qui ne communiquent pas aux institutions finan-


cières l’auto-certification permettant d’établir leurs résidences fiscales et, le
cas échéant, celles de leurs bénéficiaires effectifs sont passibles d’une amende
de 1.500 DH par titulaire de compte.

La même sanction s’applique lorsque les titulaires de comptes communiquent


aux institutions financières des informations délibérément erronées.

Le défaut de conservation des informations et documents est passible d’une


amende de 5.000 DH par année et par compte à communiquer.

Ces mesures sont applicables au titre des exercices ouverts à compter du 1er
janvier 2020.

Référence légale : articles185-II et III, 185 bis-II et 214-V et VII du CGI

67
MESURES
RELATIVES
AUX PROCÉDURES
FISCALE

Renforcement des droits du contribuable


en matière de vérification de comptabilité

Avant la notification des redressements, les services de la DGI doivent inviter le


contribuable, dans les 30 jours suivant la date de clôture de la vérification, à un
échange oral et contradictoire concernant les rectifications que l’inspecteur envi-
sage d’apporter à la déclaration fiscale.

Les observations formulées, lors de l’échange, sont prises en considération si les


services de la DGI les estiment fondées.

Un procès-verbal est établi par l’inspecteur des impôts indiquant la date de


l’échange et les parties signataires. Une copie dudit PV est remise au contribuable.
Toutefois, la lettre de notification demeure le seul document ayant pour effet de
fixer les montants des redressements notifiés et de constater l’engagement de la
procédure de rectification des impositions.

L'inspecteur est tenu d'informer le contribuable de la date de clôture de la vérifica-


tion et de la date fixée pour l’échange oral et contradictoire.

68
Ces mesures sont applicables aux opérations de contrôle fiscal dont l’avis de vérifi-
cation est notifié à compter du 1er janvier 2020.
Référence légale : article 212-I du CGI

Elargissement du champ d’application de la demande de consultation


fiscale préalable aux opérations susceptibles de constituer un abus de droit

Référence légale : article 234 quater- et 213-V du CGI

69
MESURES
RELATIVES
AUX DROITS
DE DOUANE ET
IMPÔTS INDIRECTS

1 Code des douanes et impôts indirects :

Confirmation de l’exonération du droit d’importation dont bénéficie


les objets et matériels éducatifs, scientifiques ou culturels destinés à
l’enseignement et importés dans le cadre des accords de l’UNESCO

Référence légale : article 164-1°-x) du Code des douanes et impôts indirects

Suppression de certains régimes tarifaires dérogatoires portant


sur le droit d’importation minimum de 2,5% applicable :

- À certains matériels et produits destinés à usage exclusivement agricole.


- Aux matériels et matériaux destinés à l’installation de serres.
- Aux matériels de forage et de sondage destinés à la recherche et à l’exploitation
des eaux souterraines.
Référence légale : article 164 bis-1°-e), f) et g) du Code des douanes et impôts indirects

70
Recouvrement par l’Administration des Douanes de la taxe intérieure
de consommation applicable aux liquides pour charger ou recharger les
appareils électroniques dits cigarettes électroniques

Référence légale : article 182-1° du Code des douanes et impôts indirects

Consécration de la dématérialisation des procédures douanières


en prévoyant que la délivrance des documents peut s’effectuer par
procédés électronique ou informatique

Référence légale : article 203 bis du Code des douanes et impôts indirects

Clarification de la contravention de première classe relative à la


constatation d’un excédent non déclaré dépassant 20% en poids, en
quantité ou en valeur des marchandises objet de la déclaration en détail
qui concerne uniquement les opérations d’importation

Référence légale : article 285-13° du Code des douanes et impôts indirects

Rationalisation du régime répressif par le calcul du montant de la


contravention de deuxième classe sur la base des droits et taxes
compromis ou éludés pour éviter les situations ou ladite contravention
soit punie plus lourdement que celle de première classe

Référence légale : article 293 du Code des douanes et impôts indirects

71
Remplacement des expressions « zones franches d'exportation »
et « zones franches » par « zones d'accélération industrielle »

Ces ZAI s'entendent des zones régies par la loi n°19-94 relative aux zones
franches d'exportation, promulguée par le dahir n°1-95-1 du 24 chaabane
1415 (26 janvier 1995).
Référence légale : article 3-II de la LF

2 Tarifs des droits d’importation

Relèvement du droit d’importation à 30% sur tous les produits soumis


au taux de 25% dans tout le tarif national pour améliorer les recettes
douanières, encourager la production locale et réduire le déficit de la
balance commerciale

Référence légale : article 4-I de la LF

Relèvement du droit d’importation de 2,5% à 30% applicable aux


réfrigérateurs d’une capacité comprise entre 50 et 100 litres

Référence légale : article 4-II de la LF

Relèvement du droit d’importation de 2,5% à 17,5% applicable


aux tubes et tuyaux soudés en acier inoxydable

Référence légale : article 4-II de la LF

72
Réduction de la quotité du droit d’importation applicable aux
longes de thons congelés précuits de 40% à 17,5%

Référence légale : article 4-II de la LF

Réduction de la quotité du droit d’importation de 25% à 2,5% sur


les mélanges stériles de Clavulanate de potassium et d’amoxicilline
sodique stérile
Référence légale : article 4-II de la LF

Réduction de la quotité du droit d’importation de 25% à 10% sur


certains demi-produits utilisés pour la fabrication des accessoires
de voitures (bambou et rattan)
Référence légale : article 4-II de la LF

Réduction de la quotité du droit d’importation de 17,5% à 2,5%


applicable aux valves en pièces détachées utilisées comme intrant
dans la production de chambres à air pour deux roues
Référence légale : article 4-II de la LF

3 Taxes intérieures de consommation

Taxation progressif des boissons non alcoolisées en prenant en


compte leur teneur en sucre et suivant leur teneur en jus

Pour les eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux de table ou
autres, aromatisées par addition de moins de dix pour cent (10%) de jus de
fruits comestibles ou de son équivalent en jus concentré :

73
PRODUITS QUOTITÉS (DH)

5 g/100ml ou moins de sucre 30


Plus de 5 g/100ml et moins de 10g/100 ml de sucre 40
de10g/100 ml ou plus de sucre 45

Pour les gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux de table ou autres,
aromatisées par addition de dix pour cent (10%) ou plus de jus de fruits
comestibles ou de son équivalent en jus concentré :

PRODUITS QUOTITÉS (DH)

5 g/100ml ou moins de sucre 10


Plus de 5 g/100ml et moins de 10g/100 ml de sucre 12,50
de10g/100 ml ou plus de sucre 15

Pour les limonades préparées avec moins de 6% de jus de citron ou de son


équivalent en jus concentré :

PRODUITS QUOTITÉS (DH)

5 g/100ml ou moins de sucre 30


Plus de 5 g/100ml et moins de 10g/100 ml de sucre 40
de10g/100 ml ou plus de sucre 45

Pour les limonades préparées avec 6% ou plus de jus de citron ou de son


équivalent en jus concentré :

74
PRODUITS QUOTITÉS (DH)

5 g/100ml ou moins de sucre 10


Plus de 5 g/100ml et moins de 10g/100 ml de sucre 12,50
de10g/100 ml ou plus de sucre 15

Référence légale : articles9-A du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397


(9 octobre 1977) et 5 de la LF

Clarification de la définition des boissons énergisantes en adoptant celle


prévue par le décret n° 2-19-13 du 13 ramadan 1440 (23 mai 2019) relatif
à la qualité et la sécurité sanitaire de certaines boissons commercialisées

Il s’agit de boissons avec une teneur en caféine supérieure à 14,5 mg/100 ml et


moins de 32 mg/100ml, additionnée le cas échéant d’autres substances stimu-
lantes telles que la taurine, le glucoronolactone, la guarana, le ginseng, ou tous
autres extraits de végétaux.
Référence légale : articles9-A du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397
(9 octobre 1977) et 5 de la LF

Intégration des quotités de la TVA spécifiques dans celles de la taxe


intérieure de consommation, en augmentant les quotités de la TIC

Quotités applicables aux vins et bières :

- De 900 à 1000 DH l’hectolitre pour les bières contenant de l’alcool.


- De 700 à 800 DH l’hectolitre pour les vins.

Droit d’essai sur les ouvrages en métaux précieux :

75
- De100 à 600 DH l’hectogramme pour les ouvrages en platines.
- De100 à 600 DH l’hectogramme pour les ouvrages en or.
- De 15 à 25 DH l’hectogramme pour les ouvrages en argent.

Référence légale : articles9-A et F du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397


(9 octobre 1977) et 5 de la LF

Institution d’une TIC sur les liquides pour charger ou recharger les appareils
électroniques dits « cigarettes électroniques » et appareils similaires

LIQUIDES POUR UNITÉ DE


APPAREILS ÉLECTRONIQUES PERCEPTION QUOTITÉS (DH)

Ne contenant pas de nicotine 03


10 millilitre
Contenant de nicotine 05

Référence légale : articles9-H du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397


(9 octobre 1977) et 5 de la LF

Institution d’une infraction relative à la non-conformité de la marque fiscale

Ainsi, la non-conformité de la marque fiscale apposée sur les contenants ou


les emballages avec les propriétés du produit mis à la consommation, constitue
une contravention douanière de 2ème classe punie d’une amende égale au double
des droits et taxes compromis ou éludés.
Référence légale : articles56-2° du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397
(9 octobre 1977) et 5 de la LF

76
LEARNING

SÉMINAIRE
DE FORMATION
LES NOUVELLES
DISPOSITIONS FISCALES
DE LA LOI DE
FINANCES 2020
16 JANVIER 2020
Hôtel Grand Mogador
Casablanca

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